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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 18 novembre 2025 56 minAutoproduit

Convention Education : Comment bien grandit ensemble ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Jan à toi. Et bien on attend Salim Dabo mais on va tout de même donc on a entendu parler lors de la première table ronde de l'intrigation des inégalités mais également de la lutte contre les inégalités. On a parlé du séparatisme éit question du séparatisme avec Alexis Corbière a rappelé euh voilà la menace qui pesait sur l'école vivre ensemble avec ce système organisé mise de mise en concurrence.

Donc cette table ronde qui est donc comment bien grandir ensemble où chaque terme du bien et du ensemble compte comme si voilà c'était lié différents intervenants pour y répondre donc je vais pas perdre de temps puisque le temps nous est encore compté pour que il puisse nous parler. Donc on va commencer avec Marie Vergnon qui est donc DMA et qui va donc répondre à cette question. Le rôle de l'éducation populaire dans ce bien grandir ensemble puisque c'est à l'école comme en dehors de l'école.

La question des vacances a été rappelée du temps extrascolaire. Donc à vous Marie Vergnon. Bonjour.

Si ça euh donc les les CMA c'est les centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active. C'est une association d'éducation populaire et d'éducation nouvelle qui faite ses 80 ans sous peu et qui intervient aussi bien dans et hors l'école auprès du public adulte, dans le milieu du travail social et cetera. Donc aujourd'hui, je vais un petit peu centrer mon propos sur euh le périscolaire, l'extrascolaire et l'éducation populaire dans les rapports qu'elle peut aussi avoir de plus ou moins loin avec l'école euh avec l'idée que l'éducation populaire, bah c'est l'éducation du peuple par le peuple et pour le peuple dans sa forme historique avec l'idée qu'on a tous des choses à s'apprendre les uns les autres.

Donc, il y a bien une éducation qui peut être celle des adultes vers les enfants, mais c'est aussi l'éducation entre pères et l'éducation au sens de tout ce que les jeunes peuvent apprendre à ceux qui les précèdent. Et il y a aussi bien des choses de ce côté-là. Euh dans l'éducation populaire, il y a une possibilité de mettre en évidence et de valoriser des savoirs, des savoir-faire et des savoirs-être qui sont finalement très peu valorisés dans d'autres espaces éducatifs à commencer par l'école.

On peut prendre plein d'exemples de ce genre de choses. Un de ceux qui m'ont le plus marqué dans l'échange avec les bénéficiaires, avec les familles, avec les enfants, c'est la question de l'oralité. dans les formes les plus traditionnelles de l'école, la place de l'oral, elle est elle est assez peu importante et on se rend compte aussi beaucoup aujourd'hui qu'on a des enfants qui ont parfois du mal à prendre la parole en classe.

Je le vois aussi à l'université avec mes étudiants et les parents témoignaient du fait que après la mise en place par exemple de la réforme des rythmes scolaires et la fréquentation du périscolaire et ben leurs enfants faisaient de très grands progrès alors en français pour des familles haalophones mais aussi dans leur capacité à entrer en relation avec les autres au-delà du vocabulaire au-delà il y a aussi cette dimension d'aller à la rencontre de l'autre et le jeu l'échange avec les pères à l'occasion des jeux l'échange avec les animateurs qui se fait en permanence dans ces moments-là est porteur de nombreux apprentissages. Ça va être le cas aussi puisqu'elles étaient citées avant dans les colonies de vacances qui sont en train de de retravailler aussi leur leur modèle qui ne touchent plus les mêmes publics. Et je pense qu'il faut qu'il est important à cet égard là de souligner que les colo et ben il y en a vraiment deux types et que il y a toute une partie des colonie de vacances historique de l'éducation populaire de l'éducation nouvelle dans leur projet qui portent justement ce vivre ensemble dans le quotidien partagé à l'échelle de 15 jours, de 3 semaines entre enfants, entre animateur et enfant, ados et cetera.

La vie quotidienne dans ces dans ces historiques du mouvement, c'est quelque chose qui est complètement mis au travail comme un objet éducatif. Euh je vais me permettre de dire que ce n'est pas le cas dans toutes les colos et que la marchandisation du monde des colonies de vacances avec l'occupationnel qui prend le prisme sur la dimension éducative dans un certain nombre de cas est quelque chose qui doit être être réfléchi, me semble-t-il, de la même manière que les nouvelles les nouveaux espaces d'éducation populaire du périscolaire avec des temps courts des arrivées des départs échelonnés, des groupes qui sont pas les mêmes d'une journée à l'autre et cetera, doivent nous amener à repenser les formes de l'animation et ce qui peut être éducatif dans ces espaces de façon à ce que euh on soit pas sur de l'occupationnel simplement, mais tout en assumant aussi que l'éducatif ça peut être laisser les enfants s'ennuyer, laisser les enfants se reposer et que ça en soit euh ça n'a pas être un une difficulté. Euh donc l'éducation populaire, ça va être d'autres types de contenus, d'autres types de pratiques qui vont pouvoir être être valorisé et qui vont pouvoir permettre à des enfants aussi de trouver leur place et partant peut-être à l'école parce que d'autres types de contenu, d'autres types de connaissances, de compétences et bien c'est aussi d'autres opportunités de se voir réussir, d'autres opportunités de renforcer son estime de soi dans le sport, dans les activités manuelles, dans le théâtre, ce que vous voulez.

Et quand on a un peu le sentiment que finalement on peut qu'on est mis en situation de réussite, que peut-être on a des choses à faire valoir, ça peut se transférer aussi dans le monde scolaire. Donc il y a ces questionslé, l'estime de soi, les compétences psychos-ociales de manière plus générale. Enfin, la liste est très longue mais on est en on est ici sur des sur des contenus qui vont permettre l'étayage du scolaire et qui peuvent soutenir ces enfants dans leurs apprentissages dans le monde scolaire.

Je fais mes 5 minutes. Merci beaucoup Marie Vergnan. Donc 5 minutes et plein de choses en 5 minutes. [applaudissements] Alors Salim Dabo donc nous a rejoint.

Donc Salim Dabo, vous êtes président de Univers Project 93 et qui existe donc depuis le Covin et vous intervenez dans différents quartiers populaires. Donc cette questionlà Exactement. bien grandir ensemble.

Voilà. Comment y répondez-vous ? Bah comment bien grandir ensemble avant tout, oui, c'est un travail à sur la racine où aujourd'hui dans les quartiers populaires euh nous avons un taux déséquilibré entre les quartiers favorisés.

On n' pas toujours les chances de réussir, d'avoir les chances d'obtenir aujourd'hui un métier de rêve quand est qu'on est jeune et qu'on a l'ambition de rêver grand et qu'on voudrait s'émanciper dans notre société. Alors nous on a décidé avec notre association Univers Project d'aider ces jeunes-là qui sont en difficulté de s'émanciper, leur donner confiance parce que quand on voit aujourd'hui le résultat de notre de notre héritage de notre nouvelle génération qui va nous précéder après, on a aussi on a aussi des défauts où les jeunes se ne arrivent pas à se retrouver, arrivent pas à aller vers l'adulte et nous on est là pour faire cette pour faire ce tremplin là, essayer de leur dire que malgré qu'on est issu des quartiers populaires, malgré qu'on a eu on a subi une orientation subie, c'est c'est pas d'oublier ses rêves et de foncer pour saisir ces opportunités là. Alors nous on va travailler à partir du basage où on va faire du soutien scolaire, de l'éducation, la prévention et tout ça en fait ça rentre dans un même globe où les jeunes se retrouvent, où les jeunes euh arrivent à nous confier euh leurs problématiques parce qu'on installe une relation de confiance entre le jeune et l'adulte.

Et comme aujourd'hui on est aussi des exemples dans nos quartiers, on arrive à faire changer les récits de nos quartiers. c'est que beaucoup aujourd'hui ont des stéréotypes sur l'évolution de notre société et l'héritage euh des jeunes et que si aujourd'hui on n' pas des jeunes où on leur donne l'éducation, où on arrive à les comprendre, où on arrive à s'asseoir et installer euh installer une discussion et que eux arrivent à s'émanciper et à réfléchir par soi-même parce que à travers mon expérience où euh où j'ai eu une échec scolaire brutale parce que j'étais pas écouté des de des professeurs où les professeurs était assez débordé parce que les classes sont remplies surtout dans les quartiers populaires où les enseignants n'ont pas les tous les outils et ne peuvent pas accompagner totalement le jeune dans son émancipation. Alors, nous on arrive à faire le tremplin.

Aujourd'hui, on a on travaille avec euh des écoles primaires où la directrice nous confie que l'enfant quand il vient dans notre association, il y a un gros changement, il y a une grosse évolution parce que quand euh vous voyez un enfant qui est délaissé et qui est laissé à lui-même, vous voyez les difficultés mais on narrive pas à exploiter ces difficultés là parce que on comprend pas ce jeûne. On narrive pas à s'asseoir et dire ce qui ne va pas et ce que le jeûne va dire. pour que pour lui-même il peut s pour lui-même il arrive à s'émanciper.

Alors moi euh Salim d'Abod à mon échelle de président et entre guillemets où j'ai essayé de transformer mon image en exemple, j'ai pu obtenir un résultat concret au sein de la ville de Sani qui est une ville assez précaire où la pauvreté elle est énorme au sein de notre ville où le déchet euh parce que c'est un déchet social parce que le constat il est là, c'est que si on narrive pas à dire vraiment les choses, c'est que dans les quartiers, on n'a pas les mêmes chos les mêmes chances que dans les quartiers populaires euh que les quartiers favorisés et que et que la société a voulu pour nous c'est comme ça qu'on le perçoit, c'est que la société a voulu a voulu mettre des jeunes euh chacun chacun sa place, mais c'est pas une place décidée, c'est une place qui a été obligée parce que majoritairement euh dans les quartiers populaires, les enfants sont issus de l'immigration, sont d'origine euh de l'immigration. leurs parents sont immigrés, leurs parents euh n'ont pas tous les codes de l'enseignement et en fait c'est là où la société et euh et tout ce qui est euh politique publique doit se concentrer, réfléchir à une modalité d'accompagnement parce que aujourd'hui la pédagogie ne fonctionne plus. Quand vous voyez Derrix, quand vous voyez que la jeunesse a part envie, que vous voyez dans les dans dans les médias que euh que ces jeunes se retrouvent pas, que ces jeunes aujourd'hui sont euh une image qui ne reflète pas la la République, mais il faut aussi travailler à la racine.

Et c'est ça et et ce travail là, il commence dans les politiques publiques de comment on peut euh rapprocher les associations de proximité, ceux qui sont issus des quartiers. parce que eux arrivent à maintenir une relation entre ces jeunes et construire un avenir positif et concret parce que depuis depuis depuis des années, on investit sur l'égalité des chances. Mais quelle égalité des chances concrètes on a imposé chez les jeunes des quartiers populaires ?

Est-ce queon n pas favorisé favorisé les enfants qui ont la possibilité de faire des longues études avoir des parents aisés parce que personne sont personne choisit ses parents. Il y a personne qui choisit ses parents. Mais nous dans les quartiers populaires par exemple, on a des familles qui sont ultra pauvres mais que leurs parents ont des objectifs d'avenir pour leurs enfants.

Et comment on peut concrétiser cela, c'est de d'abord travailler en bas de la racine chez les politiques publiques où les institutions doivent prendre du recul et réfléchir comment on pourrait travailler en amont avec les associations de quartiers, avec les les écoles publiques issus des quartiers populaires. Là, vous voyez réellement le changement du moment vous travaillez sur la racine et du moment que vous arrivez à à collaborer avec une association de proximité parce qu'on a on a donné tant d'argent à des gros assauts mais jusqu'ici rien n'a changé. Jusqu'ici rien n'a changé.

Exactement. Et c'est là où nous on doit faire ce travail là. Nous, moi je suis de la nouvelle génération où je réalise l'accompagnement de l'insertion professionnelle.

C'est devenu une consommation, c'est devenu un business. Mais nous, on n'est pas là pour le business. Et je pense que les institutions sont pas là pour le business, sont là pour avoir quelque chose de concret, rassurer le futur de la France.

Et c'est là nous on doit trouver l'égalité pour tous. C'est très important. C'est pas de se victimiser, dire que nous les banliaux on n pas c, on n pas cela.

Parce que vous le voyez aussi dans la rueuralité. La jeunesse qui vient de la ruralité n'a pas aussi les mêmes chances. Et en fait, on a tous le même combat qui nous ressemble.

Mais il faut juste s'asseoir et arrêter de de de d'avoir une confrontation d'ego parce que aujourd'hui c'est le futur qui parle, c'est la jeunesse qui parle et moi je pense pas queaujourd'hui en tant que Salim d'abo engagé ou j'ai pu faire preuve dans ma ville de montrer l'exemplarité et de voir que ces jeunes aujourd'hui s'en sortent et me demandent des conseils parce qu'on a créé une relation de confiance entre eux et eux et moi et c'est là où moi je me dis que franchement mon travail il est parfait ou des jeunes arrive à être bilingue et très peu dans les quartiers populaires en primaire sont bilingues. Et nous on arrive à faire ce travail-là parce que on a une autre méthode de pédagogie, c'est d'abord s'asseoir avec l'enfant et d'écouter l'enfant. Et juste un instant et sur la santé mentale, je voulais parler aussi de la santé mentale parce que nous acteurs associatifs et même enfants, nous sommes nous sommes aujourd'hui dans une dépression, dans énormément de suicides, énormément de énormément de gens qui perdent confiance parce que notre société elle ne va plus, la politique est instable et c'est pour ça que ça répercute aujourd'hui chez la nouvelle génération où la jeunesse, elle demande après le déconfinement parce qu'on avait un confinement et c'est incroyable de tout de je vais devoir vous interrompre je met une excuse.

OK, pas de souci pas de cœur mais [applaudissements] pas de souci mais voilà quoi. Mais de faire très attention à notre jeunesse, c'est très important. L'héritage c'est aujourd'hui et c'est pas après.

C'estàdire c'est dès maintenant qu'on doit construire et c'est dans des lieux comme ça qu'on doit construire le futur. Désolé. [applaudissements] Donc Stalim, ça a fait le lien avec la première table ronde cette reproduction les inégalités.

Rien à changer, dites-vous. Vous avez mis en avant comme Marie Vergnon la question et l'importance et l'urgence des moyens et l'importance de l'éducation populaire et de sa richesse. On appuie effectivement c'est la les enfants passent 2/3 de leur temps hors de l'école he et donc c'est vraiment des temps essentiels.

Il y a quatre enfants sur 10 qui ne partent pas en vacances hein. Donc effectivement il faut le souligner. À présent nous allons parler sur comment bien vivre ensemble.

Donc la bien dans le ensemble, il y a cette question aussi d'accueillir tous les enfants dans leur différence et leur singularité. La question de l'inclusion est un véritable défi dans l'école. Donc Virginie Cassan et AOSH, elle est également euh représentante du SNES sur l'inclusion et Virginie Casson va nous donc parler de l'inclusion et de l'école.

Euh aujourd'hui, les AASages sont le deuxè été de l'éducation nationale euh depuis la loi euh de de dont on fait les 20 ans. Donc je pense que Virginie Cassand nous en fera un triste constat peut-être à vous. Alors moi je vais vous parler de comment construire l'école inclusive.

Donc moi je suis pas très à l'aise donc j'ai un petit texte et je vais essayer de vous regarder de temps en temps mais voilà je [rires] suis là. Donc comment les comment construire l'école inclusive ? Enfin, l'école inclusive, ça nécessite un changement de paradigme.

C'est-à-dire que actuellement, lorsqu'on pense l'école, on pense à l'ensemble des élèves et ensuite on envisage seulement les élèves à besoins éducatifs particuliers. En fait, il faudrait que ça s'inverse. Ce qui aura été pensé pour les élèves à besoin indicatif particulier pourra se décliner pour tous les autres élèves.

En attendant et malgré la loi de 2005, l'école inclusive reste dysfonctionnelle et tout particulièrement depuis 2017 puisque la parole étatique qui se veut performative produit un s éternel satisfécite sur l'augmentation du nombre d'élèves accueillis et à l'acte que l'école inclusive fonctionne. Or, celle-ci relève du bricolage car basé sur une conception de l'inclusion axée sur des économies budgétaires, elle se fait au détriment des personnels et surtout des élèves à besoins éducatifs particuliers et et par répercussion sur l'ensemble des élèves. Qui sont ces élèves ?

Ce sont des élèves en situation d'handicap en ou en en difficulté scolaire et grave et durable ou en situation familial et social difficile ou intellectuellement précoce ou nouvellement arrivé en France ou des enfants du voyage ou enfin des enfants de du milieu carcéral. Ce sont que des profils multiples. À la diversité de ces profils, on doit répondre à une palette de dispositifs et de structures qui permettent au cas par cas la meilleure scolarisation pour les élèves.

Il est souhaitable de maintenir l'existant et d'ouvrir plus de structures et de dispositifs comme les SEPA, les ULIS, les UPA, les UPE21 pardon, CMP, IME et TEAP. Les structures spécialisées doivent continuer d'accueillir et de scolariser ces enfants élèves qui ont besoin de conditions d'apprentissage adaptées. La clarif la planification depuis l'arrivée de Macron sa politique de base, c'est de fermer régulièrement toutes les structures spécialisées et donc ça a un effet domino.

L'effet domino c'est que les élèves qui sont en attente de structure se retrouvent dans les Ulisses. Donc les ULISF le virus des l'éducation nationale je passe par cigle ULIS ça veut dire unité localisée d'inclusion unité locale d'inclusion scolaire et donc c'est c'est un petit groupe d'élèves de de 10 12 pas plus enfin dans les textes parce que maintenant ça déborde beaucoup et qui sont qui sont pris en charge par une enseignant spécialisé et donc ces élèves-là sont censés aller être pris en charge d'un petit moment dans la dans la dans dans la semaine aller en classe ordinaire faire des allurretour et en fait ce qui se passe c'est que du fait que les structures spécialisées se ferment, les élèves qui auraient besoin d'être en structure donc se retrouvent en Uliss. Les élèves qui auraient besoin d'être en Ulis se retrouve en classe ordinaire et du coup ce qui fait que les les ils se en class avec des effettiques super chargés et là les classes explosent parce qu'en fait un enseignant qui a qui en face de lui 30 élèves et s'il a trois élèves en handicap dans sa classe il va être compliqué à gérer.

Et donc l'école, les adultes dans l'école sont de plus en plus démunis face à l'augmentation des situations de violence générées par la souffrance de certains élèves qui subissent l'école et plus qu'ils ne s'y épanouissent parce qu'en fait évidemment tous les élèves sont aptes à être éduqués à recevoir de l'instruction mais ils ont mais ils ont pas ils ont ils sont pas tous en capacité de rester assis 8h par jour sur une chaise et il faut tenir compte de leur bah de leurs besoins de leur réel besoin pour être en en bonne condition apprentissage de plus depuis les piales. Donc l'épiale ça veut dire pôle euh même moi j'ai oublié [rires] pôle pôle d'un pôle inclusive d'accompagnement localisé. Et à présent il va nous arriver les passes.

Donc les passes ça s'appelle les pôles d'appui à la scolarité. Donc en fait depuis ce cette ce notre cher blancaire qui nous a mis ça en place enfin on se rappellera quand même qu'on cette chose vient de l'école de la confiance. déjà qu'on appelle une loi l'école de la confiance, c'est déjà avoir un certain malaise pour remettre pour intituler ça loi comme ça.

Euh donc les passes c'est les piales, c'était la promesse que tous les élèves à besoin éducatif particuliers on répondrait au plus près de leurs besoins. Donc on répond tellement plus près de leurs besoins que les les accompagnants d'élèves en situation des cas sont en fait sont toujours sont sont en charge de plus en plus de nombreux d'élèves. C'estàd qu'en fait depuis cette loi, on a on a ce qu'on a fait la ce qu'on appelle nous la mutualisation à outrance.

C'estàd qu'avant ces piales on avait on accompagnait un ou deux élèves et on pouvait le suivre pendant tout un cycle et donc on voyait les enfants et on voyait les évolutions et il y avait ça ça s'appelle de l'accompagnement. De l'accompagnement ça se fait sur du long terme et c'est là qu'on pouvait euh accompagner l'enlève vers son autonomie parce que avec monsieur Blanquer et toute sa clique, on nous a simplement dit il faut à l'amonomie. ben les amen d'autonomie en en en étant 1 heure avec l'un 1 heure avec l'autre sans avoir d'échanges concrets enfin sans savoir de vrais suivis.

Donc les élèves donc on peut pas répondre tant que les Ah oui les élèves vont pas répondre à à ces à cette injonction de l'État tant que les classes resteront surchargées et que le personnel sera peu nombreux parce qu'en fait l'État s'appuie sur la bonne volonté des personnels en poste qui ne sont pas suffisamment ou qui ne sont pas formés pour réaliser l'école inclusive ce qui est bien sûr préjudicable à la scolarisation de tous les élèves et concours à créer de la souffrance au travail. En outre, l'État promet promeut pardon l'accessibilité universelle, ce qui doit notamment passer par la rénovation du bâti. On est en 2025 dans les écoles, je ne connais pas dans moi j'habite de Paris. dans mon arrondissement, il y a pas une école où il y a un ascenseur, où il y a des des une rampe d'accès, les rampes d'accès ne sont là que au moment des élections et où il y a des des toilettes adaptées pour les élèves.

Euh et donc aussi par rapport à l'accessibilité, on parle aussi de l'accessibilité au niveau de la des apprentissages, on attend toujours que l'État produise des man adaptées à la destination des équipes éducatives parce qu'en fait c'est on comme j'ai dit au début, c'est que du bricolage. C'est chacun dans son espace doit créer quelque chose pour sa classe. Nous en fait, il faut quelque chose de de national qui soit exdicté en haut.

Pour que l'école inclusive soit efficiente, elle doit recruter suffisamment de personnel. Donc comme je disais, il manque des accompagnants, des enseignants. Je vais tout les citer parce qu'il y a beaucoup de métiers quand même qu'on qu'on oublie sûrement.

Il y a les assistants d'éducation, il y a les les conseillers, les les CPE, les ADSM, les les infirmières, les médecins scolaires. On a actuellement des assistantes sociales pour une assistante sociale, elle va dans quatre écoles. Une infirmière, elle va dans h écoles.

Donc nous, enfin quand on parle des élèves, on a une jeunesse fragilisée depuis le Covid mais on a des on a tous les élèves ont les élèves sont aussi vulnérables comme tous les élèves et il y a personne pour les prendre en charge quand il faut faire face à des à des situations délicates. Donc là, depuis que depuis le 2017, bien avant, mais 2017, ça a été quand même un accélérateur. C'estàd que dans les dans les primaires, on avait ce qu'on a ce qu'on appelle les les ras, les réseaux d'aide d'aide à améliorer et en fait ils sont déconstruits les les postes sont supprimés et on a de moins en moins d'intervenants pour aider déjà dès la plus dès le plus jeune âge certains élèves qui sont en difficulté d'apprentissage ou qui ont des troubles du comportement.

Pareil, on a on a on a aussi beaucoup d'élèves àophones. Les élèves àophones, il y a des des des espaces qui leur sont dédiés. Il y a une loi qui dit qui qui bien qui structure bien qui mais bon cette loi elle est quand même perverse parce qu'elle ne leur propose que une année quel que soit leur passé euh de là d'où ils viennent qu'ils aient été scolarisés ou non.

Ils ont le droit qu'à une seule année avant d'entrer en classe en classe de référence d'âge. Donc en fait tout ça c'est ça fait que c'est difficile il est difficile de l'école inclusive telle que les qu'on nous la propose dans ces conditions là est difficilement réalisable. Et là, ce que le coche le coach qui a été raté c'est le le baisse de la démographie.

Depuis des années, l'éducation les les enseignants, les syndicats ne cessent de demander des la réduction des effectifs de classe. Et là, en fait, c'est une opportunité à ne pas rater parce que c'est en ayant des petites classes avec deux ou trois élèves en situation handicap que tous les que tout le monde les enseignants pourront accomplir leur travail pour accomplir leur travail, que les accompagnons pourraient accompagner et euh et voilà, pour l'instant, on en est là. Euh par rapport à la formation, tous les personnels de l'école sont concernés par les élèves à besoins éducatifs particuliers et doivent donc par conséquence avoir des formations communes pendant leur formation initiale et respectives et en formation continue parce que là en fait on comme comme on dit dans le cadre du bricolage c'est chacun a une formation enfin nous on n pas de formation les accompagnants d'élèves on nous on n pas de formation mais tous les autres personnels ont une formation mais ne se rencontrent pas pour discuter autour de l'élève de de leur point de vue comment accompagner les élèves au mieux donc avoir une formation commune ça permettra d'avoir un espace professionnel commun en vue d'apporter des réponses adaptées à chaque élève.

Et pour finir, je sadis plus particulièrement de mon corps de métier qui n pas encore un [rires] personnel sous-payé et qui exerce une activité professionnelle. Et donc notre notre pratique professionnelle doit être reconnue. Et cette reconnaissance passe d'abord par l'inscription au registre des métiers parce qu'il faut savoir qu'aujourd'hui il y a une toute petite ligne dans la dans le poste des assistants d'éducation, il y a écrit accompagnant mais on n'est pas on n pas de de fiche de pardon on n pas de on n pas de on n pas d'existence.

Donc et la reconnaissance, elle passe surtout par la création d'un corps de catégorie B avec un temps plein à 24 heures. Une formation initiale et continue de qualité, un statut et la possibilité d'une carrière permettront la sortie de la précarité de ces personnels, la fin des accompagnements discontinus pour les élèves et par conséquent un cheminement vers une réelle école inclusive. Merci.

Merci Virginie. [applaudissements] Donc grandir ensemble, c'est pas uniquement mettre de mots côte à côte, école inclusive et puis baguette magique, ça fonctionne comme vous nous l'avez dit et démontré. Grandir ensemble, c'est également quelque chose que qui est à horizon puisqueaujourd'hui il y a un système à double vitesse avec l'école privée qui crée de la ségrégation sociale.

Donc pour parler de ce sujet, Martin Raffé pour la FCPE va nous parler peut-être du cas particulier de Paris puisque êtes président de la FCPE Paris. Paris ou un élève sur trois, un enfant sur 3 est scolarisé dans le privé qui Paris qui a une baisse démographique criante galopante. Et d'après les études de Julien Grenet, à cette vitesse Paris aura une majorité d'élèves scolarisés dans le privé puisque la baisse démographique n'est absorbée que par les écoles publiques.

Alors Martin Rafé, comment bien grandir ensemble ? Oui, merci Dian. Euh oui, je je suis de Paris mais je je représente aujourd'hui l'ensemble de nos de notre fédération.

Alors avec le le thème de la table ronde déjà, comment bien grandir ensemble ? La première réflexion qu'on a eu, c'est déjà faudrait grandir ensemble. Le constat qu'on fait, ça a été rappelé à la table ronde précédente, c'est qu'aujourd'hui s'instaure clairement euh euh en France hein et pas parti pas pas seulement qu'à Paris euh une ségrégation scolaire euh avec euh bah des gens qui fréquentent pas les mêmes écoles.

On parlait euh tu tu disais juste avant euh l'idée de l'école de la confiance sans être pessimiste et sans vouloir parler non plus au nom de l'ensemble des parents d'élèves, mais on est plutôt aujourd'hui dans l'école de la méfiance et et le constat qu'on fait sur le terrain qui est quand même assez alarmant c'est l'idée y compris de parents et on veut pas stigmatiser. C'est vrai que les politiques récentes en tout cas les c dernières années, voilà, on sent une idée derrière de libéralisation, de privatisation et cetera, d'explosion même des des différents parcours scolaires euh et qui qui voilà qui peut caractériser la la politique de de droite, on va dire, des dernières années. Il y a quand même un ressenti quand même des parents d'une perte de confiance, y compris de gens ou de de parents qui sont adhérents chez nous, qui sont on va dire plutôt de gauche d'une méfiance vis-à-vis de l'école publique comme n'étant plus l'école de la réussite. et l'idée aussi d'une certaine marchandisation de l'école, de commencer à faire son choix dans certains quartiers parisien, bah les parents commencent à regarder qu'est-ce que vous faites dans l'école publique, qu'est-ce qu'ils font dans l'école privée et cetera.

Nous, ce qu'on défend évidemment, c'est l'idée d'une école unique, l'école publique qui devrait être le seul et l'unique lieu d'accueil des élèves qui rejoint d'ailleurs même l'idée même euh d'une éducation nationale, hein, puisque l'idée c'est quand même d'éduquer les enfants ressemblent dans l'idée que si on fait société plus tard et si on en tout cas on on ils sont amenés à faire société plus tard, bah il faut commencer dès le début. Enfin, dès le début aujourd'hui, on commence à les à les séparer. Alors, évidemment, le cas de Paris est symptomatique.

On a 50, on va arriver à 50 % d'élèves scolarisé dans les écoles privées. C'est le ça arrive dans d'autres dans d'autres départements. Il y a certains mêmes départements où il n'y a plus d'écoles publiques.

On pourrait se poser la question qu'est-ce que font les les qu'est-ce que font les pouvoirs publics dans dans ces départements-là ? Euh, ça pose une vraie question effectivement euh autour des questions de mixité. puisque en plus ça a été très bien rappelé par Alexis Corbard mais les elle cumule enfin c'est les chiffres sont pires he de ce que vous avez dit c'est c'est près de 70 % des élèves de les plus favorisés à IPS à plus de 140 ce qui est déjà énorme qui sont scolarisés dans les écoles privées.

Donc il une vraie ségrégation scolaire qui s'installe avec quand même des sous le couvert de la de la liberté d'enseigner hein. C'est vrai que euh il y a la loi, il y a la question confessionnelle, il y a l'espèce de tabou de 1983, je crois c'est ça, où tout le monde avait mis dans la rue. Et donc on ne touche plus aux écoles privées.

Pourtant, il y a quand même un certain nombre de choses. Et la liberté, j'aime pas trop dire ça, mais la liberté, elle peut aussi à un moment être contrainte au au bien de au bien de tous. Et la liberté s'arrête par exemple au respect des impôts de tout le monde.

Ça a été dit euh c'est financé à 75 % euh avec une population système enfin de façon systémique euh où 80 % de la population qui finance en sont exclus puisqueévidemment il y a de la sélection, il y a de la ils prennent pas tous les élèves. Je fais un petit aparté. Nous, on est c'est important pour nous de faire mixité scolaire et sociale parce que notamment au moment de Papier où le l'éducation catholique était à au bord de vouloir proposer plus de mixité sociale mais dans l'idée aussi de prendre les meilleurs élèves.

Donc vraiment ne pas oublier de dissocier les deux. Euh ça pose des questions même y compris, on parle à l'Assemblée nationale dans ce moment de budget. Avec l'argent qu'on dépense euh dans dans l'éducation privée, il y a peut-être aussi des moyens à faire.

Nous, on défend l'idée bah évidemment de contraindre les les financements au respect d'un certain nombre de rêves qu'on impose au service au services public, des questions publiques qui accueille tous les tous les tous les élèves. collectivités locales aussi qui sont contraintes à financer des des écoles privées et à Paris, il surgonfle les effectifs, donc on les finance encore plus sans aucun respect de ce qu'on de ce qu'on demande à à l'école à l'école publique. Donc à moment, il va faire vraiment, je pense, peut-être dans des dans des projets et dans des dans des positions qui peuvent être portées dans une alternance de de se poser la question de de limiter quand même ce financement en tout cas avec des des des contraintes des contraintes fortes.

En anecdote, on finance à Paris Stanislas où on va demander 15000 à 10000 à 15000 € aux parents quoi. C'est c'est c'est et et dans et pendant ce temps-là, effectivement, on ne donne pas à ceux qui devraient avoir le plus de de besoins notamment dans les dans les quartiers populaires pour bon, il y aurait beaucoup de choses à dire. Il y a les conclusions de la la commission Betaram qui ont eu lieu.

Euh les violonces, elles ne sont pas et je suis bien placé pour le savoir en ce moment euh que dans le privé hein, ça se passe aussi dans l'école publique donc mais dans le privé, il y a quand même l'OTA qui a été qui a été qui a été soulevé par cette commission. Il y a euh une cinquantaine de mesures qui ont été proposées. Euh donc là, l'idée c'est aussi de s'en emparer pour euh les porter euh à l'école publique et à l'école privée.

Euh euh il je faut que je concluse alors très rapidement, c'est un c'est compliqué de conclure. Euh euh il y a la question aussi euh un point important, il y a beaucoup de mesures qu' ont été fait sur la mixité scolaire et sociale. les secteurs multicollège, enfin les des et à Paris par exemple des des actions fortes pour faire de la mixité dans les lycées, pour éviter les lycées de niveau et cetera.

Dans les collèges aussi, c'est nécessaire évidemment, c'est pas forcément suffisant. Euh on a beaucoup de cas où euh bah de mettre des des enfants ensemble euh venus euh et j'ai beaucoup d'exemples là-dessus de quartiers différents en disant bon voilà, ils vont apprendre à se connaître, sauf que ils apprenent à se connaître soit au collège, parfois au lycée, ils se connaissent pas avant, ils se connaissent pas ailleurs. Donc il y a quand même la question de de de faire en sorte que tous les acteurs qui tournent autour de l'enfant, on est vraiment dans le concept de la coéducation se parle.

Euh euh ça évite les problèmes de Rix, ça évite les problèmes de violence, ça permet aussi que l'ensemble de la communauté qui tourne autour de de l'enfant se connaisse et trouve des solutions. Merci. Merci Martin Raphael. [applaudissements] Donc effectivement, il y a cette menace d'une école publique qui serait qui devient un petit peu enfin l'école des pauvres dans certains territoires.

En tout cas, c'est c'est crayant. Euh la mixité scolaire pourtant et sociale euh montre et bénéfique en terme d'apprentissage et de bien-être des enfants. Ça a été étudié et prouvé.

Euh Yannique Trigan peut-être voilà maintenant c'est la parole était à vous sur ce sujet-là. Donc comment bien vivre ensemble les questions de mixité, de santé mentale et euh aussi également ce que répondre à ce que disait Salim Dabo qui était le cri de la jeunesse. À vous.

Merci Dian. Bonjour à toutes et tous. Finalement, ce sujet, grandir ensemble est un sujet qui est éminemment politique.

Il est éminemment politique et il renvoie à une question de fond qui est comment faire société sans se confronter à l'altérité et à la différence ? C'est la question de fond aujourd'hui et c'est un véritable choix de société. Tout à l'heure, Alexis évoquait à juste titre.

Nous sommes du même département, mais on le voit dans bien d'autres endroits. Euh le séparatisme, la ségrégation aujourd'hui, c'est ni un fantasme ni une impression. C'est une réalité ancrée dans un certain nombre d'établissements que vivent les enfants, que vivent les parents, que vivent les enseignants et au-delà que vivent les communautés éducatives.

Et ça renvoie évidemment à deux choix de société. Deux choix de société. Premier type de société, c'est la société de l'entreoi, la société de l'individualisme, la société de la compétition.

Certaines et certains défendent ce type, ce choix de société. Et puis il y a une autre société pour laquelle nous militons et je sais que ici c'est un militantisme partagé. C'est une société de la coopération, c'est une société de l'émancipation.

Et puis c'est une société aussi de la fraternité. Je pense que aujourd'hui sans un contrepouvoir politique, nous glissons plutôt vers le premier type de société. Je vais citer deux ou trois réalités.

Aujourd'hui, 10 % des 7000 collèges concentrent 60 % d'enfants, d'ouvriers et d'inactifs. Et dans le même temps, 10 % des collèges les plus favorisés n'en accueillent que moins de 15 %. Première réalité.

Deuxième réalité, je vais en reparler tout de suite après, c'est la question du taux d'évitement scolaire. Faut queon le mette sur la table à un moment donné, on va pas se voiler la face. Le taux d'évitement scolaire chez les cadres, il est de 40 à 60 %.

Chez les employés, il est de 18 à 21 % et chez les ouvriers, il est de 8 à 18 %. 3è constat, 75 %, on a parlé tout à l'heure des indices de position sociale. 75 % des 200 collèges dont les IPS sont parmi les plus élevés sont des enseignements des établissements privés sous contrat.

Et dans le même temps, dans le même temps, 98 % des collèges dont les IPS sont les plus bas sont publics. Donc la réalité aujourd'hui, elle est établie dans les faits, contrairement à ce que veut bien vouloir dire l'enseignement privé. Et dernier élément de constat, les familles très favorisées dans le privé, on est à plus de 40 %, les familles défavorisées à à peine 18 et dans le public, c'est le rapport inverse.

Et donc pourquoi pourquoi on on pense que la question de cette mixité et de se grandir ensemble, elle est fondamentale. Bien, on a quelques principes politiques desquels vont ensuite découler un certain nombre d'actions. Ces principes politiques finalement, ils sont assez simples.

Et là, je rejoins ce que disait Salim. Je rebondis sur ce que vous disiez à l'instant. En fait, plus la République exclut le ghetto et plus le ghetto exclut la République et que c'est compliqué de demander à certains jeunes de croire encore en cette République quand par exemple Alexis enseigné en lycée professionnel.

Pourquoi les lycéens d'enseignement professionnel n'ont pas dans les enseignements obligatoires la philosophie ? Est-ce qu'on considère qu'ils sont moins que leurs copains d'enseignement général ou d'enseignement technologique ? C'est une c'est une question.

Le deuxième principe également sur lequel qui nous interpelle, c'est et c'est difficile parfois dans l'opinion publique et notamment auprès des parents, c'est que le mélange des élèves aux performances et aux origines sociales différentes, ça n'est pas une menace pour la réussite individuelle. C'est-à-dire que toutes les études montrent que l'hétérogénéité, elle est bonne pour tout le monde. C'est-à-dire que les enfants, les élèves en difficulté vont être tirés vers le haut et que si ceux qui n'ont pas de difficultés ne vont pas obligatoirement scolairement progresser, en tout cas, ils vont acquérir un certain nombre de compétences qui sont fondamentales en République qui est le mentorat, le tutorat, la coopération, ce que j'évoquais tout à l'heure.

Et puis il y a aussi un autre élément sur les convictions politiques, c'est que l'école ne peut pas transmettre une appartenance commune à la République sur des processus d'exclusion ou de ségrégation. C'est quelque chose qui est absolument impossible. ou alors on a une partition avec d'un côté des enfants qui vont grandir entre eux dès le plus jeune âge et puis euh d'autres de l'autre côté et qui ne se rencontreront jamais et que donc mettre les enfants différents sur les mêmes bancs d'une même école au moins le temps de la scolarité obligatoire et bien c'est créer du commun et en créant du commun on crée du partage on crée du respect et on crée je le disais tout à l'heure de la fraternité.

Alors, grandir ensemble, oui, il faut le dire aujourd'hui. Il y a des difficultés qui ont été soulignées à juste titre, mais c'est possible. Et quand c'est possible, ça fonctionne dans un certain nombre de territoires.

Là-dessus, je voudrais peut-être souligner politiquement l'idée que il faut que l'on soit jacobin, si je dirais si je vous jacobin sur les objectifs. C'est-à-dire que partout sur le territoire de la République, on doit garder le même niveau d'exigence pour nos enfants, quel que soit l'endroit où ils vivent et quel que soit le milieu d'où ils viennent. jacobin sur les objectifs et puis Girondin sur la méthode.

C'est-à-dire que il y a pas deux territoires différents et que sur les questions de mixité sociale et scolaire, on voit bien que dans les territoires où des choses se mettent en place, moi j'ai circulé comme vous un peu partout en France sur ces questions là, il y a pas deux endroits où ça se construit de la même manière et donc il y a différentes possibilités. La première quand même la première urgence sur cette question là, l'enseignement privé que vous évoquez à l'instant, il se nourrit des carences de l'enseignement public et que donc la première urgence la réhabilitation, la relégitimation qualitative de l'enseignement de la République, de l'enseignement public. Et donc ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que c'est la question de la qualité des enseignements et donc c'est la qualité de la formation de nos enseignants. Formation initiale, formation continue. C'est la question des conditions de travail des enseignants.

J'y reviens pas. Ce sont les moins bien payés d'Europe. Ils ont le plus d'élèves par classe, ils sont les moins formés.

Mais on a aussi la question et nos parlementaires sénataires comme députés et je m'arrête là, il y a eu des propositions de loi politiquement il y a pas longtemps à l'Assemblée nationale et au Sénat pour imposer aux établissements privés les financements et puis ça a été rejeté. Donc il faut revenir à la charge sur cette questionlà. Il y a la question de la carte scolaire, il y a la question également de la loi SRU.

En Île-de-France, les communes carencées qui ne construisent pas les logements sociaux, ce sont pas des communes de gauche, ce sont des communes de droite. Donc voilà. sur cette questionlà.

En tout cas, il ne faut rien lâcher à ceux qui voient dans le grandir ensemble un problème davantage qu'une solution. Je vous remercie. [applaudissements] Merci.

Merci Yannique Trigans. Donc je vous ai pas précié tout à l'heure, vous êtes secrétaire national d'éducation pour le Parti socialiste. Donc je le précise maintenant.

Il nous reste quelques instants pour que vous puissiez chacune et chacun réagir au propos des uns des autres. Il y a eu beaucoup de chiffres incontestables sur ce séparatisme, voilà, que que vous constatez et qui est constaté dans les écoles et pas que dans les écoles dans de nombreux territoires et quartiers de France. Donc, qu'est-ce que vous souhaitez les uns les autres dire ?

Je commence par vous Virginie Castan. Oui, ben je voudrais dire que en fait on pour bien vivre pour bien grandir ensemble, ce qui serait aussi intéressant, c'est devoir tout au long de la scolarité travailler sur les différences et l'acceptation des différences de chacun et travailler l'empathie parce qu'en fait moi je suis les au sein de l'école, on rencontre quand même des intolérances des uns et des autres et il faut il faut une culture de de l'empathie pour pouvoir bien vivre ensemble et se respecter. Merci.

Euh moi, je voulais peut-être un peu en contrepoint mais souligner que pour bien faire grandir ensemble, il fallait aussi qu'on puisse peut-être se donner les moyens tout en assumant des complémentarités, des positions différentes de bien éduquer ensemble. La question de la complémentarité, du partenariat, du travail pluriprofessionnel, elle est affirmée partout aujourd'hui. Mais il me semble qu'on se donne pas les moyens euh en terme de temps et en terme ben de de budget euh de permettre une vraie reconnaissance réciproque euh des apports éducatifs spécifiques des différents champs de l'éducation.

Euh et que euh c'est un des freins sur le terrain euh auquels les enfants ne peuvent être que sensibles aussi dans les discours qui sont tenus autour d'eux euh à à un vrai vivre ensemble. pour les petits comme pour les grands éducateurs. Euh euh oui, rapidement.

Alors, pour conclure euh juste sur les écoles privées, euh c'est hors de contrôle hein, faut qu'on qu'on s'en rende compte. Donc nous ce qu'on on milite pour vraiment mettre en place de façon effective ces contrôles et on milite pour un un organisme public au même titre qui peut être sur les ce qui a été fait sur les bailleurs sociaux par exemple de contrôle régulier indépendant voire en dehors des académies des établissements privés de façon régulière tous les 3 ans où ils ont à rendre des comptes sur l'ensemble de leur fonctionnement sur la question du vivre ensemble je le répète he c'est pas suffis suffisant de mettre les enfants ensemble quel que soit leur d'où ils viennent et si on ne donne pas les moyens aux établissements d'être formé accueillir des publics qui se croisent jamais ou qui sont jamais croisés à à travailler sur les questions de violence à l'école. Les chiffres sont sont dramatiques en ce moment.

Euh euh bah on va faire de de l'école le village gaulois euh de de entourer des des village romains où ils sont séparés dans les clubs sportifs, dans les dans les cités, dans dans les dans les associations, enfin les les conservatoires et cetera. Donc c'est vraiment l'important de donner les moyens de faire vivre cette mixité. Euh ça c'est ça c'est ça c'est ça c'est très important.

Voilà. Salut. Bah comment vivre bien ensemble ?

Moi pour moi déjà faut aussi voir comment l'éducation à l'étranger ça se passe, comment on pourrait améliorer ce qui se passe. Par exemple, moi je suis parti en Chine il y a pas très longtemps. Je sais que c'est communiste, mais non mais attendez attendez attendez.

Non mais attendez, je sais rien contre les communistes, mais je préfère être aussi franc aussi. Mais non, mais en fait j'ai vraiment admiré ce pays-là. J'ai vraiment admiré ce pays-là parce que l'éducation l'éducation populaire en Chine a été vraiment formidable quand j'ai vu que euh les jeunes étaient tous égaux et je pense j'ai rien contre les communistes hein, je vous dis clairement mais euh en fait j'étais choqué j'étais choqué de l'éducation populaire et je pense qu'on doit tous comme Yannick l'a dit et tous les intervenants, c'est de trouver l'égalité des chances pour tout le monde. c'est que moi, si j'ai envie d'être cru avec vous, pour moi, j'aurais supprimé les écoles privées.

Oui, sincèrement, j'aurais vraiment supprimé les écoles privées et [applaudissements] et c'est là où aujourd'hui tout le monde retrouver tous les jeunes retrouveront leurs valeurs, le mélange social, la mixité et les échanges, les échanges que de Paris au banlieu ça soit connecté et c'est comme ça que un héritage avance. Voilà. Merci Salime. [applaudissements] Yan Trigan un petit mot de Oui, cette question de l'altérité c'est donc un choix de société et c'est donc une question collective et ça nous concerne toutes et tous l'éducation nationale évidemment mais pas que parce qu'un enfant passe de tiers de son temps en dehors de l'école.

C'est aussi la question de ces la mobilisation de l'éducation populaire des parents, des élèves et puis évidemment des collectivités au premier rang. Et moi, je voudrais simplement terminer en disant que à gauche, notre honneur, il se mesure aussi à l'attention que l'on porte au plus fragile. Et je pense que ce combat là, c'est un combat de tous les jours.

Faut pas penser qu'il est acquis d'avance, mais c'est à cela dont on doit s'atteler pour faire que cette école de la République et au-delà que la République elle fasse une place à chacun de ses enfants. Merci. Merci.

Alors, [applaudissements] il nous reste 30 secondes chacun chacune et comme Salim a fait un vœu, donc la fin de l'école privée et qu'il nous reste un petit peu de temps et que la table précédente certains ont émis un vœu. Et ben si euh un vœu dans 5 ans après 5 ans de pouvoir de la gauche, quel souhait ? Pas de vœux, tout va bien.

Des vœux mais c'est trop le dire. Ouais Martin non plus. Allez Martin Ouais.

Bah le vœu fait chaque parent hein, on va dire c'est que ce que l'enfant chaque enfant trouve sa voix et aujourd'hui euh on le garantit pas forcément à tous les enfants de la même façon. Donc voilà que l'école apporte à chacun à chaque enfant la possibilité de de se construire. Moi, je vais être extrêmement là pour le coup terre à terre et et centré sur l'école de la République.

Je pense qu'un des grands manquements de ce gouvernement, c'est de ne pas travailler les conditions précisément de travail des enseignants dans nos écoles et que la question actuelle de l'abaissement, de la diminution de la baisse démographique n'est pas utilisée comme elle le devrait. Et donc je pense que un des premiers grands sujets pour l'école, c'est euh les conditions de travail de nos enseignants et donc de nos élèves pour la réussite de tous. et que donc c'est profiter de la baisse démographique qui va encore durer pendant un certain temps pour cesser de supprimer des postes d'enseignants et pour profiter finalement de cette baisse démographique pour améliorer le taux d'encadrement et faire que dans nos classes nos enseignants puissent travailler dans des conditions qui leur permettent de garantir la réussite de tous leurs élèves et donc de se rapprocher de la moyenne des pays de l'OCDE de 19.

C'est tout à fait possible. ça a été montré par des économistes et que donc moi c'est ce vœu là que je fais la les conditions de travail de nos enseignants au bénéfice de la réussite de leurs élèves. [applaudissements] Oui, finalement j'ai un vœu.

Oui. Que je traîne depuis longtemps. Donc le vœu c'est effectivement d'avoir bah de d'avoir un statut fonctionnaire et de de catégorie B avec un salaire décent et une une perspective de Oui.

Alors, je rappelle que nous sommes à donc le temps plein d'une accompagnante, c'est 39h10 et la majorité d'entre nous ont 62 % donc c'est-à-dire qu'elle gagne 8 800 900 € et que dans ces conditions là envisager une retraite, je vous laisse diviser, d'accord ? Euh qu' qu'au terme des on a une grille indicière, c'est pas la peine de raconter tout ça la grille indicière, mais de début à la fin, au terme de de notre super carrière, on gagne 200 € en plus au début à la fin. En sachant qu'un qu'un salarié euh SMCar quand il commence au SMIC, au bout de sa au bout de sa carrière, il a gagné 1000 €.

Donc entre 1000 € et 200 € on est loin du but. Donc oui, si au bout de 5 ans de de pouvoir de la gauche, ben ça serait bien que nos conditions de vie s'améliorent et et que ce statut soit vraiment créé parce qu'en fait on a besoin d'être formé sur touses les situations d'handicap donné avec les enseignants et je radote aussi qu'on est une forme, je répète ce que j'ai dit tout à l'heure, une formation commune et en de qualité et sur le lot. [applaudissements] Et bien merci à toutes et tous.

On va rester ici et je vais appeler euh Clémence Morel qui est [applaudissements] cécrétaire national des jeunes de l'après. Donc vous avez de carte blanche. Je vous en prie.

Merci beaucoup. Bonjour à toutes et à tous et merci pour cette table ronde extrêmement enrichissante. Je voulais commencer en parlant d'une sensation.

Une sensation, celle de plus réussir à respirer, d'avoir son cœur qui s'emballe et d'avoir l'impression qu'autour de soi, tout est en train de s'effondrer. Cette sensation, c'est les symptôme de l'anxiété et nous sommes plus de 35% des 18 et 24 ans à en être victime. 30 % de ces jeunes aussi déclarent être victimes de syndrome dépressif.

Ces chiffres explosent et ils nous disent quelque chose de profond. Notre société ne permet plus aux jeunes de grandir sereinement. Alors que tous les voyants sont au rouge autour de nous, il était donc légitime de se demander comment bien grandir ensemble. dans cette convention.

Tout d'abord, un constat. Non, la dégression de la santé mentale des jeunes n'est pas seulement dû aux réseaux sociaux comme on peut parfois l'entendre parce qu'au cœur du problème, il y a un modèle, un modèle politique, un modèle économique accompagné depuis plus de 20 ans par tous les gouvernements successifs, le capitalisme qui affaiblit volontairement les communes dont fait partie éducation. Le capitalisme a laissé exploser la ségrégation scolaire en maintenant un enseignement privé hors de car scolaire.

Il a abandonné l'inclusion en laissant les AESH dans la précarité. Le capitalisme a organisé des pénuries massives de médecins scolaires, d'infirmières, de psychologues et d'assistantes sociales. Il a négligé la formation pédagogique des enseignants.

De même, il a favorisé l'harcèlement scolaire qui n'est pas un phénomène isolé. Il prospère quand les institutions sont affaiblies, quand il manque d'adultes dans les établissements, quand les équipes sont épuisées, quand les espaces collectifs disparaissent et que la vie scolaire est réduite à gérer des urgences. Tant qu'on ne renforcera pas les moyens humains et les cas de collectifs, on aura pas on ne pourra pas combattre du reblement ces violences.

Le harcèlement augmente quand l'école est fragilisé. C'est un problème structurel par un problème individuel. Le capitalisme n'a jamais donné à l'éducation populaire la place qu'elle devrait avoir, celle d'un outil d'émancipation où les jeunes peuvent apprendre, créer, se rencontrer et construire des projets ensemble.

Ces espaces n'ont jamais été pensés parce que les savoirs pardon Ces espaces n'ont jamais été pensés parce que les savoirs qu'on apprend ne correspondent pas aux compétences valorisé par une société organisée autour de la production marchande. Et partout le résultat de ce politique est le même. Transféré au privés, transféré aux familles et au bénévolat des missions qui devraient relever du service public.

Le capitalisme empêche de bien grandir ensemble parce qu'il affaibliss systématiquement les communs nécessaires aux jeunes. L'école, l'université, la santé, l'alimentation, la culture, le social, le sport. Et pourtant, la société s'exprime à l'inverse.

La logique argent public pour le public s'impose comme une demande populaire forte. La société en avance sur le gouvernement. Elle veut du public, elle veut du collectif, elle veut des services publics qui fonctionnent.

C'est pour cela que seul un programme qui nous promet une rupture franche avec le capitalisme pour transformer en profondeur la société répondra aux besoins de notre jeunesse. Alors, portons une voix collective, une voix qui nous permet de tout changer car il est temps, il est temps d'en finir avec la logique libérale qui fragilise tout ce dont nous avons besoin pour grandir. Il est temps de remettre en question les financements privés et de reconstruire une école publique forte qui protège et émancipe.

Il est temps de rendre la mixité sociale réelle et bien menée pour garantir les mêmes chances à chaque enfant. Il est temps de faire de l'inclusion une règle enfin soutenue par des moyens. Il est temps de donner à l'éducation populaire la place qu'elle mérite partout où se construit le collectif.

Je vous le disais, la société est prête pour cela. Alors, soyons prêt à répondre unis ensemble à ses attentes. [applaudissements] Merci beaucoup Clémence.

M.