Incendie dans la forêt de Fontainebleau: "On a évacué un foyer sur deux", raconte Michel Calmy, maire du Vaudoué (Seine-et-Marne)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Pas seulement aujourd'hui, mais ça fait maintenant trois jours qu'on est un peu dans la tourmente. Là, on est au troisième soir. On désespère un peu parce que le vent s'est levé. Moi, je salue évidemment aussi bien les pompiers au sol qu'en air, parce que grâce à eux, on limite les dégâts. Mais pour autant, on voit bien que les feux repartent un peu partout.
En ce qui concerne votre ville, la moitié de la population a été évacuée ?
Oui, à peu près. Mais nous, on a une population assez différente au sens où à la fois, on a des permanents, résidences permanentes, mais on a également 30% de résidences secondaires et beaucoup de gîtes et de maisons d'autres parce que nous sommes désormais un village très touristique. Les Trois-Pignons, qui sont en flamme actuellement, sont en fait à spot international aussi bien d'Eutrelle que de Varap. Et en fond, dans des week-ends comme le nôtre, là, on héberge des milliers de personnes.
Donc, j'imagine qu'il y a beaucoup de monde en ce moment, alors, monsieur le maire ?
J'ai perdu votre son, madame.
Oui, est-ce que vous m'entendez ? Je disais...
Moi, je vous entends très bien, oui.
Voilà, il y a du monde en ce moment dans votre ville. Il a fallu évacuer combien de personnes ?
On a évacué à peu près un foyer sur deux. Donc, c'est difficile d'évaluer le nombre de gens, mais sans doute un millier à peu près. Mais sans problème, on a ouvert une salle polyvalente. Les gens viennent s'y réfugier et au-delà, choisissent de trouver ou bien un système pour aller chez des amis ou en famille. Et ce qui reste, nous avons quelques lits. Et surtout, il y a une grande solidarité entre les villages aventours. Et il n'y a pas de problème pour héberge.
Et est-ce qu'il y a des maisons qui ont été touchées ?
Il n'y a pas de maisons touchées. Mais la nuit dernière, on a été obligés, mais les pompiers le diront mieux que moi, d'arrêter de lutter contre l'incentie pour simplement épargner 40 maisons de partir en fumée. C'est-à-dire qu'elles ont été arrosées à peu près toute la nuit de façon à les protéger. Malheureusement, il semblerait que ce soir, tout soit à recommencer. Parce que derrière ces maisons, à 3 mètres, il y a encore des arbres qui brûlent ou qui, en tous les cas, rougeoient. Et on a l'obligation à nouveau d'arroser ces maisons pour qu'elles ne partent pas en fumée pour une deuxième nuit, je dirais.
Et effectivement, on a entendu tout à l'heure le commandant des sapeurs-pompiers expliquer qu'il voulait essayer de le fixer aujourd'hui, ce feu, mais que malheureusement, ils n'ont toujours pas de calendrier. Ils ne veulent pas s'engager sur une date en particulier. Ils espèrent pouvoir le fixer demain. Ce qui veut dire quoi ? Ce qui veut dire que vous dites aux habitants de ne surtout pas essayer de regagner leur maison là, dans les prochaines heures, ni demain ?
Oui, la consigne est claire et cohérente, à la fois avec les pompiers, le préfet et les gens du village. Toutes ces maisons que, volontairement, on a demandé à être évacuées doivent continuer à l'être. Tant que le feu ne sera pas circoncrit et fixé, comme ils le disent, il y aurait vraiment un danger à ce que les gens s'y réinstallent. Donc, on préfère mettre à leur disposition tous les moyens possibles de façon à ce qu'ils soient dans le meilleur confort qu'on peut leur proposer ici ou dans les villages environnants. Mais il ne faut surtout pas qu'ils rentrent dans leur maison. Surtout pas.