Brigitte Macron dérape ? Ses propos au spectacle d’Ary Abittan choquent Internet !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les instituts de beauté body minutes vous présentent Magali Berda Sudradio. On vit pas dans la même France. Magalie Berda [musique] sur Sud Radio.
Il est 20h01. J'arrive jamais à le dire moi. Je suis très je suis très fatiguée ce soir.
Ça va ? Vous allez bien ? Ouais.
Est-ce que tout le monde est en forme ce soir sur radio ? s'il vous plaît. Alors par contre pourquoi dans l'écran les gens qui nous regardent en live, ils me voient sur le côté de l'écran comme ça jeté on va remettre ça en ordre Marie la réalisatrice.
Je suis jeté, je suis jeté. Elle m'a jeté à la poubelle. Elle s'est dit "Çe elle dit trop de bêtises celle-là, elle s'est dit même pas une ou un, on sait pas et cetera." On a dit "Faut remettre les prothèses au milieu." Voilà, [rires] ça fait ça fait pas rire tout le monde ici.
Ça fait pas rire [rires] tout le monde. Pardon ? Non mais moi ça me fait rire.
J'ai beaucoup de secondes de Moi ça me fait rire. Alors [rires] alors ce soir en parlant de premier degré second degré rire pas rire, est-ce que c'est drôle ? Est-ce que c'est pas drôle ?
Et bien justement on a un débat qui pose la question. Ça m'a fait une super transition Mathias. Bravo.
Incroyable. Incroyable. Ce soir on va débattre d'un sujet.
Alors là ça fait couler la presse enfin couler l'encre depuis hier. Brigitte Macron. Ma bri qu'est-ce qui se passe ?
Qu'est-ce qu'elle a dit ? Écoutez ça. De quoi ?
De tout. Les salcones. On va les fo de tu crois ? [rires] C'est ce que j'ai fait hier moi.
Ouais, il était là. Ben oui, possible. Alors, est-ce que vous êtes choqué ou pas choqué euh sur enfin par les propos tenus de par Brigitte Macron lors du spectacle d'Harry habitant ?
Et ce soir pour débat de ce sujet très très très houleux qui a fait beaucoup de débats sur les réseaux. On a les pour maintenant et les contrebri donc ça ça va pas là sur les réseaux c'est un carnage. On reçoit Fatima Benomar militante féministe, présidente du collectif coude à coude qui va débattre avec monsieur le député de l'Union des droites pour la République du dou.
J'ai dit doub tout à l'heure [rires] du dou du doux Franche Compté Franche compé on dit Mathieu Bloc ou Mathieu Bloch Bloc Mathieu Bloc voilà Merci beaucoup et moi je m'appelle Mégalie Verda donc du coup je suis accompagnée bien sûr de notre Mathias national comment ça va Magalie Ben et toi ahm bon alors là il est chaud ça y est non mais ça y est en plus la pauvre elle est elle est elle est dans une sauce la Miss France là Ah les miss en ce moment c'est compliqué là il y en a deux qui se sont fait virer aujourd'hu destitué Ouais destitué tu te rends compte mais finalement elles ont fait un peu la même chose que Brib hein. Elles ont insulté les autres meufs. Enfin c'est un peu ça he est fleur par les temps qui courent.
Voilà maintenant c'est les meufs qui s'insultent en train de bon pour les défendre elles étaient dans une story privée qui aurait jamais dû sortir. Oui mais bon en soit voilà écoute. Ouais mais je suis obligé de la défendre.
Comment ça va ? Ben ça va très très bien. Tout va bien regarde devant moi.
C'est quoi ça encore ? Un cadeau que des cadeaux sur Sud Radio. C'est vraiment qu'est-ce qui a gagné ce soir ?
Toute la liste qu'a fait Bruno Lomer au gouvernement, c'est une liste vide. C'est une ce qu'il a fait de choses bien. C'est une liste vide.
Non, je rigole. Tous les soirs, j' une petite vanne comme ça. Tu c'était pas mal.
Elle était bien. Ouais. Runé la France, c'est pas mal les gens.
Ah, [rires] il avait il a ruiné la France, c'est déjà pas mal. Et c'est pour ça que nous on gâte les auditeurs parce qu'ils sont réuisés à cause de Bruno Lemer. C'est un pack Lexon, une radio thico et une bubble lampe.
C'est magnifique. On envoie un sapin en 718. Tu sais, c'est les petites plampes un peu en boule qui s'illuminent avec une petite radio qui accompagne et pour ça pour écouter Sud Radio 999 en France et partout dans France.
Je ne sais plus quel est le nom de le numéro de la station mais je le dirais et c'est au sapin 728. Alors on revient sur ce sujet dans cette émission qui casse les codes hein. On vit pas dans la même France.
C'est une émission où on réunit deux mondes qui ne se parlent jamais. Alors, des personnalités publiques, des influenceurs, des militants en face de politiques. Voilà, ici vous venez débattre dans un dans dans une manière, on va dire, un peu plus fluide, un peu plus cool, un peu plus détendue, un peu plus accessible à tout le monde, sans langue de bois pour parler quelque part à ceux qui ne s'intéressent plus à la politique parce que ça devient barbant.
Voilà, très clairement. Donc oui, c'est un peu barbant. C'est passionnant ce moments.
Alors, c'est vraiment en ce moment c'est euh c'est c'est les anges de la téléréalité en ce moment ce qui se passe. Du coup du coup, c'est moyennement passionnant en vérité. Ça fait des mois que le débat public est occupé par effectivement des choses très dopantes sur le casting, sur qui va voter quoi, quel groupe parlementaire va voter quoi.
Mais je trouve que en vérité, on parle de moins en moins de politique. C'est pas faux. C'est vrai qu'on manque de politique dans l'assemblée.
Après vous savez, on a une assemblée nationale qui qui est très représentative du peuple français et de ses divisions aussi quelque part. C'est un peu le bordel hein. Si si l'Assemblée nationale le refait de la France, on n'est pas dans la la 5e République est faite pour une majorité.
Quand il y en a pas, c'est vrai que c'est un peu le bazar. Ça se dispute beaucoup quoi. Mais j'ai l'impression parce que moi pour être allé à l'Assemblée nationale, ça se dispute beaucoup mais dans les couloirs, ça se tapote un peu l'épaule quand même hein.
Oui mais ça ça a toujours été. C'est pas nouveau hein. Voilà l'Assemblée nationale, vous savez les my c'est un peu un théâtre.
C'est le théâtre de la politique. Mais c'est pas qu'en France, hein. Tous les hémicycles de tous les Parlements européens, aller en Angleterre, c'est encore pire.
Euh voilà, bon, il y a il y a des débats dans l'hémicycle sur des idées et puis euh bah dans les couloirs quelque fois, on arrive à se mettre d'accord et à s'entendre parce qu'on est tous des êtres humains et qu'on fait tous le même travail. De toute façon, c'est plutôt ça que leur ligne de clivage et la nature du débat se joue à l'hémicycle parce que là, c'est sur vraiment des des modèles de société, enfin sur des questions de fond et c'est pas du tout antinomique avec le fait qu'ils aient des rapports courtois par ailleurs dans les couloirs de l'assemblée. Mais c'est même je pense c'est une de bonne éducation.
Vous imaginez si on se tapait dessus en sortant de Myix quoi. Les gens diraient oui. Bon après euh question d'éducation, il y en a qui qui doivent revoir un petit peu les bases hein quand même hein dans les micycles.
Alors on reçoit ce soir donc je vous je vous représente pour nos auditeurs de Sud Radio Fatima Benomar. Vous êtes une militante féministe engagée. Vous êtes active depuis 2009 dans diverses collectifs dont oser le féminisme nous toutes et les effronter.
Vous œuvrez sans relâche pour l'égalité des genres, la justice sociale et la lutte contre les violences sexistes. Présidente du collectif coude à coude, vous militez pour la convergence des luttes antiracistes, féministes, anticapitaliste. C'est une vraie rebelle hein.
On adore. Vous vous êtes engagé, j'ai envie de changer de monde. Je vois ça.
Vous vous êtes engagé aussi pour le droit de à l'avortement, une justice équitable et le respect du consentement. Merci d'être de retour avec nous. Vous étiez venu faire un débat avec Nathalie Andréani sur les plateformes MIM euh qui était très intéressant d'ailleurs.
Donc merci d'être avec nous ce soir euh pour un thème qui vous est cher à savoir la sororité et la défense de la dignité des femmes. Euh vous trouvez que la sororité se perd aujourd'hui entre les femmes en France ? Euh ce terme de sororité, il est parfois un petit peu piégeux et contreintuitif.
Il faut savoir que les femmes ont été justement éduquées, contrairement aux hommes, dans leur sociabilisation primaire, secondaire, comme c'est un groupe qui est minoré à plutôt être se méfier les unes des autres et entrer en concurrence. D'ailleurs, vous voyez n'importe quel compte de fait, vous le lisez, la morale est très claire hein, méfiez-vous de toutes les autres femmes, les maratâtres, les belles sœurs, les sorcières et tout. Et alors que les hommes dans leur sociabilisation, dans les premiers pas de leur sociabilisation vont beaucoup cultiver la culture de la solidarité masculine.
Ils en parlent beaucoup. Il y a des chansons. George Brassin qui dit les copains d'abord, il y a beaucoup d'expressions chez les hommes bros before hose, les potes d'abord, les meufs ensuite.
Et donc c'est pas du tout intuitif pour les femmes de de faire l'exercice de la solidarité. Alors euh Mathieu Bloc en face de vous qui est député de la 3e circonscription du Dou. Oui.
Euh après [rires] vous avez été maire de Colombier Fontaine. Oui. Et vous avez exercé comme clair de notaire.
C'est ça. Vous achetez les apparts. Enfin vousz les signatures des appartements tout ça.
J'ai rédigé les actes. Je m'occupais du juridique, je faisais plein de choses. Oui.
Des successions, des divorces, plein de choses. Heureuses et moins heureuses. Ah les divorces aussi.
Ah bah c'est bien. Ah bah c'est peutêre intéressé ça. M gag les divorce aussi. voir surtout d'ailleurs.
Ouais, ça fait 6 ans qu'on dit alors l'assemble à l'Assemblée nationale, vous si à la commission de la défense nationale et des forces armées. Oui. Vous avez vous avez été nommé rapporteur d'une commission d'enquête, c'est ça ?
Oui, j'ai je suis rapporteur d'une commission d'enquête sur les liens entre les partis politiques et les réseaux islamistes et ou terroristes. Waouh ! Ça c'est un vrai sujet.
C'est un vrai sujet. Il y en a sujet d'actualité. Bah des liens des liens conjoncturels.
Oui. Des liens structurels pour l'instant non. Et c'est fort heureusement.
Ouais. Euh alors vous êtes très impliqué dans les travaux parlementaires et vous êtes reconnu pour votre assiduité et votre engagement sur les questions de sécurité. C'est gentil ça.
Merci et nous sommes ravis de vous accueillir. Merci à vous. Voilà pour la première fois, on a monsieur le député Mathieu Bloc.
Alors avant de rentrer dans le débat, on va apprendre un peu à vous connaître. Voilà. Pourquoi avez-vous choisi de faire de la politique nationale plutôt que de rester à la ville comme maire ?
Écoutez, je pense moi j'ai des enfants et euh je regarde avec une certaine inquiétude l'évolution de la société française. Et je pense qu'il y a deux attitude face à ça. Soit vous trouvez un engagement et euh vous dites à vos enfants, "Ben, j'ai essayé de faire quelque chose comme vous madame, vous avez un engagement qui n'est pas le mien mais qui est un bel engagement auprès d'un d'un combat associatif.
C'est c'est tout à fait noble. J'ai pas d'enfants mais j'ai deux choix et je veux leur laisser un monde meilleur. C'est bien aussi mais vous aurez peut-être des enfants un jour et je vous le souhaite, c'est la plus belle des choses.
Ou des châons ou des châons, ça va avec aussi. Était châon mais je pense qu'il il y a un moment il faut savoir s'engager pour essayer de changer les choses dans notre pays. On vit dans un pays qui va mal.
Il y a beaucoup d'indicateurs hein au niveau budgétaire. On est le pays le le plus taxé du monde. On est les champions d'Europe des déficit budgétaires qu'on est les rois de la fiscalité.
On a des problèmes de sécurité. On a des problèmes migratoires, on a tout un tas de problèmes dans tout un tas de domaines. Donc je voulais un petit peu apporter ma pierre à l'édifice et c'est pour ça que je me suis engagé pour passer du côté national.
Non avec sans aucun regret, j'aime beaucoup ce que je fais. Maintenant, c'est vrai que le mandat de ma était aussi un très beau mandat, un mandat local, un mandat exécutif, un mandat concret au plus près des habitants. Et c'est vrai que ce petit côté-là me manque, même malheureusement, on peut plus cumuler.
Donc voilà. Et vous avez quel âge ? J'ai 42 ans.
Ah, vous êtes jeune ? relativement. Oui.
Ah ben c'est vrai. 42 ans aussi dans quelques jours. Et ben bravo.
Moi, j'en ai 44. Euh Ah mais on part en pause déjà. Ah mais je je me noyais je me noyais dans dans l'explication, dans la présentation de Mathieu Bloc, notre cher député présent avec nous ce soir.
Alors restez avec nous. On revient tout de suite sur Sud Radio pour débattre sur les propos de Brigitte Macron. Êtes-vous choqué par les propos qu'elle a tenu lors du spectacle d'Harry Habitan ?
On va les virer ces petites. On sait plus. Bim.
C'est ça con. Ah bah elle l'a dit. [rires] Fatima l'a dit.
À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio Sud Radio. Parlons vrai.
Parlons vrai. Sud Radio. Les instituts de beauté body minutes [musique] vous présentent.
Magalie Berda Sudo. On vit pas dans la même France. Magalie [musique] Berda sur Sud Radio.
Nous sommes en direct. Il est 20h12. On vit pas dans la même France.
Je suis ravie de vous retrouver ce mardi soir pour une émission qui casse les codes. Et alors là ce soir, attention, ça va chauffer parce que ce soir, on reçoit Fatima Benomar qui est militante féministe, présidente du collectif Cou à coude qui va débattre avec Mathieu Bloc, député de l'Union des droites pour la République du Dou et le sujet, c'est Brigitte Macron. Voilà.
Brigitte Macron. Alors, je vais recontextualiser un petit peu les choses. Ça se dit là tout ce que je viens de dire ?
Je vais recontextualiser un petit peu les choses. Où est maffiche ? Bah sur ce qui s'est passé euh non mais euh tu m'as volé ma fiche.
Je peux dire moi ce qui s'est passé si vous voulez. Je sais ce qui s'est passé. Elle est allée alors je vais vous le faire un peu à l'arrache.
Elle est allée Brigitte Macron voir le spectacle d'Hry habitant était dans les coulisses. Elle s'est fait filmer. J'ai pas l'impression qu'elle se fait filmer en secret parce qu'à un moment donné elle regarde la caméra, elle regarde le téléphone.
Donc j'avais pas l'impression qu'elle était en mode "Je me cache pour dire quelque chose. Je pense qu'elle était très naturelle, qu'elle savait qu'elle se faisait filmer. Et euh et elle a dit Harry habitant lui dit "J'ai peur, j'ai peur, j'ai peur parce qu'en ce moment il y a quelques manifestations lors de ces événements." Et là lui dit "T'inquiète pas, si on va les mettre dehors, c'est petitte conne.
C'est ça conne. Sale conne. C'est sale conne." Voilà.
Donc qu'est-ce qui s'est passé dans la tête de Brigitte Fatima ? Euh je sais pas, c'est pas tant ce qui m'intéresse ce qui se passe dans la tête de de Brigitte Macron. Moi si la première chose que je voudrais dire c'est que si en France il y avait pas ces sales ces féministes pour passer un énorme temps d'accompagnement des personnes qui sont victimes, des femmes notamment qui sont victimes de violence sexiste et sexuelle qui font bénévolement un travail qui normalement relève des missions de service public, c'est-à-dire qu'on pâie énormément au manquement des pouvoirs publics sur cette questionlà.
Si on faisait grève ne serait-ce qu'un mois, je pense que la fente de l'enfer s'ouvrirait sous les pieds de la France. Euh on travaille vraiment en tant que dig par rapport à ça et euh pour moi, on pé aussi à la promesse non tenue de la grande cause nationale. Euh je pense que il y a une quasi unanimité, je pense même on peut parler d'unanimité dans les toutes les associations d'accompagnement des femmes victimes de violence euh quant au manque de moyens intersidéral qu'elles doivent affronter.
Il y a la fondation des femmes qui vient de présenter que dans son dernier rapport que la moitié des associations féministes vont baisser leur taux d'accompagnement des victimes, faute de moyens. Euh, on fait aussi beaucoup de coûtes, souvent dépend de notre santé mentale. Ça coûte beaucoup d'écouter tout le temps des récits violents.
Euh et ce sont des récits qui ne sont pas représentés dans l'espace public. C'est-à-dire que souvent il y aura beaucoup plus de facilité de donner la parole aux personnes qui sont mises en cause, notamment quand ils sont assez puissants, connus et cetera. Nous, ce sont des personnes dans nos permanences qu'on accompagne et tout qui sont à ramasser à la petite cuillère.
Donc la première chose que je voulais dire effectivement, c'était queureusement que ces salones des féministes sont là et elles tiennent un peu le minimum du travail. Je sais pas si je peux continuer ou si Bah on va on va on va échanger, on va écouter monsieur le député et après on on se Ah juste sur les réseaux ce qui se disait aujourd'hui par rapport à ça, j'ai regardé, j'ai un peu fouillé les réseaux, j'ai travaillé. Il disait comme quoi Brigitte Macron a dit "C'est sale conne parce que Harry Habitan a été bah il a pas été condamné sur tout ce qui était ce qui était reproché et cetera." Donc en gros, il y en a qui disent que pour défendre Brigitte Macron, c'était que elles ont rien à faire ici parce que il n'est pas jugé, il n'a rien fait et cetera.
Non, il a été il a été euh non objet d'un non lieu. Donc les gens sur les réseaux, ils disent les éléments cons constitutif de l'infraction pénale n'ont pas été relevés par le procureur de la République. Les gens ils disaient que pour des vendre Brigitte Macron, il disait c'est sal parce qu'elles ont rien à faire ici parce qu'il y a eu un non lieu, quoi.
Qu'est-ce que vous en pensez vous monsieur monsieur le député ? Bon moi déjà je voudrais rendre hommage à tous ces bénévoles qui s'engagent contre les violences contre les femmes hein qui qui s'engagent, qui les encadrent, qui les assistent, qui les écoutent. Ça ça me semble absolument essentiel.
Et donner son temps pour une cause qui est une cause noble, c'est tout à fait à souligner. Euh par contre, ça n'autorise pas à établir des actions qui sont contraires à l'état de droit, hein. Très clairement, quand on vient déranger un spectacle, on crée un trouble à l'ordre public et je pense qu'il y a d'autres façons de défendre des causes que de convenir et de contrevenir à l'état de droit.
Euh bon, Brigitte Macron s'est exprimé dans un visiblement, vous vous dites qu'elle a certainement été filmée. Euh, peut-être qu'elle le savait, peut-être qu'elle le savait pas, on sait pas. En tout cas, c'était pas une intervention officielle.
De toute façon, c'est pas la Première Dame puisquil y a pas de statut officiel de Première Dame en France comme vous le savez. Donc, c'est la femme d'Emmanuel Macron qui a tenu un propos privé auprès d'une personne qu'elle semblait connaître, qui est la première prof de France. Ouais.
Oui, la première prof de France, si vous voulez. Enfin bref. Euh bon euh finalement elle était dans ses droits de qualifier euh si en privé elle dit à un ami que Mathieu Bleu que le député du du est un sale con, bon ben ça la regarde euh elle a le droit de le dire.
Voilà. Euh tant qu'elle le dit pas dans un cadre public et là ça poserait davantage de difficulté à mon sens. Là elle a semble être avoir été filmée à son insue une vidéo qui devait pas figurer dans la sphère publique.
Voilà. Après, sur euh ce qui se passe avec ces spectacles qui sont à priori perturbés, euh bon ben, c'est une atteinte à l'état de droit. Moi, je suis contre toutes les atteintes à l'état de droit.
Manifester en dehors, c'est oui. Euh évidemment, encadrer ces personnes qui souffrent euh de maltraitance euh c'est une belle cause. Mais ça n'autorise pas tout et ça n'autorise pas non plus à se substituer à la justice.
Ça n'autorise pas non plus à se faire justice soi-même. Alors, d'une façon violente ou non violente, euh perturber un spectacle, c'est une part de violence quelque part. Euh voilà.
Donc moi je veux pas défendre Brigitte Macron. J'ai pas de c'est c'est son opinion. Encore une fois, il devait pas apparaître dans la sphère publique.
Euh je regrette qu' a ses manifestations. Euh l'acteur en question fait l'objet d'un non lieu. Donc il a pas été poursuivi par le procureur.
Il faut quand même s'en tenir à l'état de droit. On peut pas se faire justice soi-même en permanence. Euh Fatima euh entré par réfraction dans un spectacle pour hurler Harry habitant violeur euh alors qu'il n'a jamais été condamné, que justement il y a eu un un non lieu.
Euh est-ce que pour vous c'est honteux ? Oui ou non ? En fait déjà oui par rapport au mode de militantisme les associations féministes et les militantes féministes font ce qu'on appelle un peu toutes les actions conventionnelles.
On écrit des tribunes à gogo, on écrit des livres, j'en écris moi-même, on fait des manifestations, on fait de l'accompagnement qui reste invisible. Et il y a cet élément constitutif de toute l'histoire des du mouvement des droits des femmes, c'est effectivement les actions coup de point. quand on sent que euh le l'environnement est tellement hostile à ce qu'on a à dire qu'à un moment pour qu' ait ce débat aujourd'hui euh il faille faire des actions de coup de point.
Euh ces actions de coup de point, je pense que aujourd'hui ils ont ils travaillent enfin ils acquièrent un peu d'éducation populaire sur la question justement de la justice. La justice c'est quelque chose d'assez particulier quand même. C'est l'un des ministères je pense le seul qui a comme nom une vertu.
C'est la justice qui est rendue et on est dans un pays où on arrive à 1 % des violeurs qui sont condamnés. Ce qui fait à la fois de la justice une grande dame et quelque chose qui est extrêmement défaillant. Pour parler des nonux, aujourd'hui en France, 83 % des plaintes euh pour violence sexuelle font l'objet d'un non lieu.
Il y en aurait 10 % que je diraiis "Bon, c'est raisonnable, il y a une femme sur 10, on part du principe que c'est pas assez crédible pour aller jusqu'à lui donner cette opportunité au moins de se retrouver dans un jury face à un jury en assise et de plaider sa cause et sa vérité. on en aurait 20 % 40 % 50 % je commencerai à ticker mais quand même quand on a 83 % c'està dire qu'on part du principe que près de 8 femmes sur 10 plus font la démarche d'aller dans un commissariat en vérité sur la base de rien du tout là pour moi justement la question de toute la solennité de l'état de droit commence à vaciller et je ne peux plus prendre ça juste au mot et ça a permis aux gens de comprendre via cette affaire parce que du coup on en parle il y a il Il y a quelques jours, le la l'affaire habitant, son expression publique et ce qu'entend la plaignante dans les médias, c'est des journalistes qui disent "Et sinon, vous lui pardonnez à votre accusatrice." Là, les gens comprennent que en France on peut avoir une plaignante qui s'est euh qui s'est comportée de manière exemplaire.
Elle va tout de suite dans un commissariat assez vite pour qu'on puisse relever via des examens médicaux les hématomes sur les cuisses, les plées sanglantes encore à vif vaginal et analisme aucoxis et cetera et cetera. deux juges qui disent "Le stress post-traumatique est incontestable" et avec tous ces éléments, on ne lui donne pas l'opportunité de lui dire "On te donne ta chance de te retrouver dans un procès, on verra ce qu'il donne, mais tu mérites ce moment." Et ce ça c'est quelque chose qu'elle a désiré.
Et là aujourd'hui euh elle est en train de dépérir parce que la seule évocation publique de ce qu'elle a subi euh c'était Harry Habitan qui s'explique devant les médias parce que lui il y a accès pour dire euh voilà euh moi oui je lui pardonne machin et tout qui peut s'ppcher qui d'ailleurs se retrouve avec un gratin de personnes puissantes qui va le soutenir et tout et le le rapport de force parce que elle elle n'a que sa parole. Donc moi je pense que quand il y a autant d'éléments comme ça déjà les gens l'entendent, ne croyez pas que quand il y a des non lieux c'est que vraiment le dossier est vide. avec tout ce que je viens de dire, elle n'a pas eu droit à son procès.
Donc avec cette affaire et avec notre action coup de point parce que malheureusement les médias, il nous invite aussi beaucoup quand il a ça. Fatima, je je me permets de rebondir quand même parce que il y a aujourd'hui un état judiciaire du dossier qu'on avait pas avant. Euh pour connaître un petit peu ces gens de ce milieu Haribitant pendant les périodes d'accusation était très seul.
Il n'était absolument pas soutenu. Personne ne prenait la parole pour un réhabitant parce que personne voulait se prononcer justement tant qu'il y avait l'enquête. Et apparemment le résultat de l'enquête c'est qu'elle a eu des rapports elle aurait eu des rapports sexuels avec Harry Habitant consentant bien sûr comme beaucoup de femmes qui ont été violées par ailleurs le viol conjugal c'est enfin voilà ce ça n'est un homme avec qui vous aviez des rapports des machins de longues dates et d'ailleurs c'est pour ça qu'on parle souvent de culture du viol c'est que on veut que les femmes enfin le seul viol acceptable c'est un inconnu dans un parking non bien sûr vous pouvez être violé par la personne que vous fréquentez en qui vous avez par des fois vous pouvez entendre aussi euh le la parole euh de moi je je le dis parce que je je l'ai entendu et je l'ai vécu.
Moi j'ai j'ai rencontré des femmes malheureusement qui ont été violées et cetera et j'ai rencontré aussi des femmes qui qui ont qui abusaient de de ce statut de victime si vous voulez. Vous pensez qu'elles sont 83 % ? Non non non pas du tout. la justice aujourd'ui a pas du tout, pas du tout.
Mais euh si vous voulez euh des fois euh une Est-ce que vous êtes quand même euh capable d'accepter aujourd'hui le résultat d'une enquête judiciaire qui dit qu'il y a un non lieu. Euh moi quand c'est vous sur 10, je dis que la justice est dysfonctionnelle, je suis pas la seule à le dire. Il y a un problème avec le traitement des violences sexistes et sexuelles par la justice de notre pays.
On a et ne il faut pas prendre ça comme dans le on a fait évoluer la justice de notre pays. Est-ce que est-ce que ça peut aussi vous traverser l'esprit par exemple qu'il peut être coupable ? Ça ça traverse votre esprit et je pense que ça traverse l'esprit de tout le monde.
Mais est-ce que vous pouvez aussi vous dire aujourd'hui vu les résultats d'enquête que il peut être aussi innocent ? Est-ce que ça vous arrivez à vous le dire ou pas du tout ou pour vous c'est obligatoirement il doit être condamné ? C'est c'est intéressant ce que vous soulevez parce que effectivement il y a la question de l'espace empathique et de qui on croit.
Souvent, on a l'impression que euh ce qui se passe que euh les personnes fassent justement par rapport à la justice, essayent de rester neutre. C'est pas ce qu'on a observé avec je dirais même le couple Macron. Comment gardez votre votre explication ?
On revient juste après ça comme ça on en vient justement au couple Macron. À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.
Sud Radio, parlons vrai. Les instituts de beauté body minutes vous présente Magalie Berda Sudo. On vit pas dans la même France.
Magalie Berda sur Sud Radio. Il est 20h27. Nous sommes en direct pour débattre d'un sujet qui fait parler la France depuis hier.
Les propos de Brigitte Macron au spectacle d'Harry Habitan. Euh voilà, des féministes ont décidé de venir perturber le spectacle, de manifester pendant le spectacle. Brigitte Macron euh enfin non, ils ont décidé la veille ou je sais plus ce qui s'était passé.
Bon bref, en parlant dans un cadre privé avec Harry Abitan, elle lui a dit "T'inquiète pas, on va les faire sortir ces petites connes." C'est ça le conne. C'est ça le conne.
OK. Euh donc du coup effectivement ça suscitait beaucoup de d'émotions, de débats et cetera. Euh et donc vous nous disiez, je vous demandais est-ce que pour vous euh vous arrivez quand même à avoir un soupçon euh peut-être parce que on peut en parler aussi sur cette antenne et on peut le dire, il y a beaucoup de femmes, vous avez raison euh Fatima, qui sont euh pas euh qui n'ont pas justice et ça c'est un vrai drame en France mais il existe aussi des hommes qui sont accusés à Teror.
Je parle pas du dossier derrière habitant même si judiciairement aujourd'hui il est innocent donc il on peut dire qu'il est il y a la l'affaire n'a pas été il n' été déclaré ni quand on peut pas dire ça en il y a une enquête il y a un non lieu. Alors à quel moment à quel moment arrive la présomption d'innocence ? C'est au moment où il y aura des enquêtes sérieuses.
Moi franchement je vraiment je vous le dis le nombre de fois où j'accompagne des victimes ou lors du dépôt de plainte on laisse par exemple les contacts des témoins et tout qui ne sont jamais rappelés aujourd'hui et par ailleurs. Ça soulève la question des moyens de la justice parce que aujourd'hui on appelle ça des stocks he dans la justice. Ils ont des consignes pour classer classer savoir que les moyens de la justice en France sont deux fois moins élevés par exemple que nos voisins allemands.
On a un vrai problème de moyens dans la justice française pour arriver à gérer plus rapidement les dossiers. La problématique que vous soulevez des violes des femmes est absolument dramatique. Il y a de très très nombreuses femmes qui malheureusement n'ont même pas la possibilité d'aller porter plainte parce que ça nécessite du courage, ça nécessite un début de preuve quelque part parce que comme vous dites sinon ben s'il y a aucune preuve ça il y a pas de poursuite.
Donc il y a une défaillance et il y a une réflexion du législateur à mener pour que la justice s'améliore à ce niveau-là. Euh néanmoins, il faut quand même aussi faire attention sur le quand on commande des des décisions de justice parce qu'elle non lieu est une décision de justice. Euh il y a énormément de dossiers qui qui ne sont pas traités ou pas assez vite.
Il y a énormément de cas qui ne sont même pas signalés à la police. C'est absolument dramatique. Et dans les cas où il y a un non lieu ou une décision de justice, même si l'état de droit est perfectible, il faut faire attention quand même, comme le disait Magalie tout à l'heure, à être quand même prudent parce que on peut pas non plus complètement balayer d'un revers de main le fait que la personne mise en cause et qui bénéficie d'un non lieu, il y a quand même une très très forte présomption d'innocente d'innocence.
Alors, je précise qu'en droit français, un nonieu signifie que la personne mise en cause est juridiquement innocente car il n'existe pas suffisamment d'éléments pour la renvoyer devant un tribunal. C'est l'article 177 du code de procédure pénale. C'est parce que j'ai fait des facces de droit.
J'ai fait la fa en l'occurrence incroyable. On est par rapport à une personne qui a 10 jours d'T où on trouve un une serviette ensanglotée chez l'accusé. Oui, mais là vous refaites l'enquête qui a déjà été faite par un magistrat euh et c'est ça que les auditeurs doivent entendre, c'est s'il pensait qu'un non lieu en France, vous pensez que le procureur de la République vous pensez que le procureur de la République, il avait toutes les preuves et que par plaisir, il a relaxé la personne.
Je peux vous dire que sur la masse des dossiers que j'ai eu à traiter, il y en avait dans le classement sens et le nonlieu était à mon sens et au sens de beaucoup d'accompagnatrices injustifié et que je pense que c'était une question de manque de moyens et de consignes qui sont données pour classer s'ensuite massivement. On est même d'ailleurs, on est tombé aussi parfois sur des directives de ministère de l'intérieur qui disaient euh classer classé euh alors c'est euh enfin c'est des c'est des directives ça que vous avez vu vous-même, vous avez entendu ? Ah oui, on les a même d'ailleurs ça a été couvert par la presse, on les a on les avait dénoncé et ça a été les journalistes ont fait leur travail, ça a été documenté, vous pouvez retrouver bien sûr.
Après, c'est des propos qui n'engagent que vous hein. Bien sûr. [rires] Euh OK.
Est-ce que vous quand vous entendez les propos de Brigitte Macron, ça vous fait quoi Fatima ? Moi en fait souvent on dit que ce genre de réaction sont dans le cadre du respect de la présomption d'innocence. Là où je ne suis pas d'accord, si je prends par exemple, c'est ce que je voulais dire tout à l'heure par rapport au couple Macron, quand Emmanuel Macron est questionné sur le cas de par Dieu, il ne dit pas je n'ai pas à me prononcer, je ne suis proche ni de par Dieu, ni de Charnotarnou, de les autres plainantes par hasard.
Il dit moi je l'ai eu au téléphone déjà de par Dieu a eu un privilège. Macron l'a appelé a entendu les mots qu'il a pesé sur sa version d'effets. Ça change beaucoup de choses quand on entend les mots quand on entend l'accent avec lequel on pose les mots.
Et il dit il renfier la France. C'est pas une distanciation avec les deux parties. C'est qu'il se met subjectivement et émotionnellement du côté de part Dieu et par ailleurs, il nous lâche qu'il lui a donné le privilège de l'entendre. quand sur l'affaire d'Armanin où il y a deux plaignantes, euh il dit "Je lui ai parlé à Darmanin d'homme à homme".
Est-ce qu'il a pris décroché le téléphone comme moi par ailleurs pour avoir la version des faits de Sophie Pat ou de l'autre plaignante ? Donc là à chaque fois s ce n'est pas de la présomption d'innocence, c'est qu'on se met clairement et subjectivement du côté du mise en cause. De toute façon, c'est une erreur du président de la République.
Le président de la République n'a pas à prendre position dans une affaire judiciaire en cours quelle qu'elle soit. à chaque fois euh on nous fait passer maintenant, il y a eu aussi un lieu hein. C'est vra on nous fait passer pour de la neutralité le fait et moi je pense mais ne pensez pas que parce que le président de la République prend une position par erreur, je ça je vous l'accorde pleinement par erreur une position publique, ça va influencer la justice.
Question d'influencer, c'est que mettez-vous à la place de la citoyenne Charlotte Arnud qui entend de la part de son président de la République, le mec qui est au-dessus de tout. Vous avez raison, c'est une erreur de sa part. d'entendre exprimer euh toute sa chaleur, toute son empathie.
Et moi, je suis persuadée, moi je ne condamne pas les êtres humains. Si ça se trouve si comme moi, Emmanuel Macron se mettait l'avait écouté elle, elle la manière dont elle parle, elle la manière dont elle retrace qui s'est passé, ben peut-être que déjà son positionnement serait différent. Donc moi ce que je reproche c'est que ce n'est pas de la neutralité, c'est à chaque fois de de l'expression de l'espace empathique qui est laissé aux accusés et les plaignantes n'ont pas assez.
C'est pour ça qu'on dit souvent je te crois. C'est aussi parce que face à des hommes puissants qui ont accès aux médias, qui ont accès machin et tout, elles en général elles n'ont que leurs paroles et donc on vient un peu renforcer euh leur p à contrario que les hommes puissants aussi sont beaucoup plus pointés du doigt et font malheureusement je pense aussi plus souvent l'office aussi de manipulation. Alors je dis pas que c'est général, attention hein.
Ah sur les plaignantes manipulatrices qui veulent coincer les mo j'ai connu des cas dans ma circonscription où c'était où c'était le cas où il y a eu des non lieux aussi parce que ben une femme un certain moment a besoin d'argent, elle a eu une aventure il y a 10 ans avec un monsieur un peu connu et hop on va faire on va balancer les choses et on va essayer de soutirer de l'argent comme ça. Ça existe aussi ce que je veux dire c'est ça tout existe. C'est-à-dire qu'effectivement, vous avez des gens qui abusent de leur position euh médiatique, politique ou je ne sais quoi pour abuser d'autres personnes.
C'est vrai, ça existe mais vous avez l'inverse existe aussi. Pour régler mais pour régler ça, il y a un système cause un homme puissant et populaire, elles n'ont que des coups à prendre. Ben quelquefois, il y a aussi de l'argent en question, mais il y a il y a un formidable organisme qui existe dans notre pays, une formidable institution s'appelle la justice.
Elle est pas formidable sur ces questionsl ben ça c'est elle est elle est perfectible certainement. Certainement, mais vous pouvez pas systématiquement remettre en cause l'état de droit. Là en l'espèce, dans ce cas-là, il y a un non lieu.
Un non lieu, ça veut dire qu'il y a eu quand même une enquête, qu' a eu des dispositions qui ont été prises. Ça veut dire qu'on a fait un débat contradictoire, qu'on a reçu les les témoignages des uns des autres, qu'on a analysé les éléments de preuv qu'il y avait. S'il y a un non lieu, c'est que les éléments constitutifs de l'infraction pénale ne sont pas réunis.
Alors ça veut pas dire pour la majorité des associations documentent le fait que ces enquêtes sont bacelées et que c'est typiquement là dans ce dans ce dossier là ça aurait mérité un procès. Vous pensez pas vous pensez que la police bacle ses enquêtes sur ces sujets ? Bah bah très franchement en plus j'ai leur j'ai leur j'ai leur témoignage.
Ils nous le disent énormément de gendarmes et de policiers. Franchement ça me fait mal au cœur d'entendre ça parce que ce sont des gens qui font leur travail le mieux possible et croyez-moi, ces sujets-là, ce sont des sujets qui les préoccupent énormément. Je peux vous raconter ?
Euh alors on veut votre anecdote mais racontez-nous [musique] juste après cette petite pause sur Sud Radio. On écoute l'anecdote de Fatima Benomar. Sud Radio.
Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai.
Sud Radio. Parlons les instituts de beauté body minutes [musique] vous présentent Magalie Berda Sudo. On vit pas dans la même France.
Magalie Berda sur Sud Radio. Il est 20h37. Nous revenons, on vit pas dans la même France dans cette émission qui casse les codes et ce soir on reçoit Fatima Benomar qui est militante féministe, présidente du collectif Coucou qui débat en face du député Mathieu Bloc, député de l'Union des droites pour la République du Dou.
Euh Fatimane, vous nous expliquiez alors le il y avait un débat qui était assez constructif he avant cette petite pause et vous aviez une une histoire à nous raconter, enfin une anecdote à nous raconter. Oui, parce que c'est assez abstrait quand on dit par ailleurs, c'est documenté et le gouvernement le reconnaît qu'il y a un manque de formation des commissariats sur les questions de violence sexiste et sexuelle. Je donne un exemple, je pourrais en citer plusieurs.
J'accompagne une jeune étudiante plaignante pour une affaire de viol au commissariat du 18e arrondissement de Paris. La première personne qui nous reçoit à l'accueil lui dit devant tout le monde euh c'est pourquoi ? Donc elle elle parle avec une petite voix, elle dit c'est pour un viol.
Ça s'est passé quand ? la semaine dernière. Ah ben madame madame franchement pourquoi vous avez attendu une semaine rentrez chez vous.
Elle elle s'effondre. Heureusement que je suis là en tant qu'associative pour dire non le le délai n'est pas de d'une semaine en France. On nous fait attendre dans une salle.
Il y a un policier un peu plus empathique qui vient qui écoute une première version. Il dit mais il dit écoutez n'abandonnez pas vos études puisque le le mise en cause était son camarade de classe. Il sera sans doute pas condamné.
Donc franchement, foutez pas votre vie étudiante en l'air et tout. La troisième personne c'est la salle de confrontation où là euh non seulement on a l'impression que le policier essaie de les rabibaucher et dire que tout ça est un malentendu, mais à un moment il sort de la salle de confrontation pour aller faire des photocopies et il laisse euh Valentine, enfin la plaignante et le mise en cause en tête à tête. Euh un moment, elle doit aller faire des examens médicaux et là elle m'envoie une avalanche de SMS.
Elle me dit "Qu'est-ce qui m'a pris d'aller porter plainte Fatima ? Qu'est-ce qui m'a pris d'aller porter plainte ? L'infirmière est méchante, elle est froide, elle me fait mal, je suis en train de prendre une double peine, une triple peine.
Au pire, le viol suffisait. On a attendu des on a donné tout un tas de de témoins, de personnes sur les comportements de cet homme machin et tout. Euh évidemment et comme souvent, non seulement l'affaire est classé sans suite, mais on ne nous tient pas au courant.
C'est-à-dire qu'il faut que ce soit elle qui aille vers le commissariat, enfin vers le la justice pour qu'on lui dise "Ah mais ça a été classé sans suite il y a quelques il y a quelques mois." Ça, je donne cet exemple mais je peux vous assurer vous pouvez aller auditionner n'importe quelle association féministe. Ça c'est industriel.
C'est pour ça qu'à un moment, je sais qu'on a tous envie et moi-même je j'ai je suis mu par des profonds principes républicains de se dire qu'il y a une solennité, un caractère sacré de ce ministère qu'on a appelé la justice, ce beau mot, ce grand mot et que il faut c'est même moi, c'est pénible pour moi, ça va contre ma nature, on va dire ou ma culture de de le mettre en cause. Et c'est pénible pour les féministes toutes ces actions coup de point et tout, c'est quelque chose qui nous coûte. Si on le met en cause, c'est qu'aujourd'hui, on ne peut pas euh arrêter le cours de l'histoire du fait que la justice doit s'améliorer sur ces questions-là parce que et d'ailleurs vos confrères du monde avaient fait des enquêtes très intéressantes sur les dysfonctionnements de la police et de la justice sur des affaires entre autres de violence conjugale et de féminicides et c'était aberrant.
Et à l'époque d'ailleurs la ministre Belloué qu'on avait reconnu, elle l'a reconnu au JDD je pense qu'elle avait fait une interview en disant les dysfonctionnements ils sont là. Yannique voudrait réagir. Alors ce que vous dites Fatima, honnêtement je suis euh choqué et je compatis que vous avez dit, c'est c'est abominable.
Mais il faut aussi donner des contrexemple et j'en ai un parce que je l'ai vu au commissariat de Draguignan, vu que vous vous avez cité le commissariat du 18e, là où euh quand la plaignante est arrivée et que devant tout le monde, elle a dû expliquer ce qui s'était passé. Moi, j'ai vu que dans un commissariat à Dragignan dans le Var sur le comptoir, il y avait marqué si vous avez été victime d'agression sexuelle ou autre, vous avez juste à poser votre main, rien ne vous sera demandé. n génité c'est très important ce que vous dites d'ailleurs pour en ce moment on est en train vu qu'en fait on peut aller porter plainte n'importe où on est carrément en train de faire des fichiers parce qu'il y a une énorme inégalité entre les commissariats et parfois les commissariats et c'est en fait c'est vraiment c'est là que il faut être constructif.
On voit les effets vertueux des euh formations qu'on qu'on exige si ça s'est passé comme ça. Franchement, c'est sous préconisation parce que nous on fait aussi beaucoup de lobbying he derrière les féministes sont toujours forces de proposition. On a proposé ses formations, on a proposé les queu machin et tout et là où c'est c'est exécuté, ça marche.
Donc il faut généraliser ça et c'est pas le cas aujourd'hui. H bon moi je pense que bon d'une façon générale, vous l'aurez compris, il faut pas mettre toutes nos forces de police et de gendarmerie dans le même panier. Il y a des prises en charge qui sont très qualitatives.
Moi, dans ma circonscription, j'ai des brigades de gendarmerie, des commissariats de police qui font des prises en charge très qualitative dès ces causes. Et vous avez des des officiers de police ou de gendarmerie qui sont vraiment très attachés et très sensibles à cette cause. Vous savez, les violences intrafamiliales aujourd'hui, c'est l'essentiel quasiment de leur travail quotidien.
Il y a eu énormément de travail qui a été fait depuis quelques années. Euh on on il y a franchement une belle croissance, des beaux progrès qui sont faits sur le traitement de ces sujets. Après, ça reste perfectible.
On a des problèmes de moyens, c'est vrai, dans la justice et aussi de personnel dans le ministère de l'intérieur parce qu'on est un état régalien qui malheureusement en France regresse parce qu'on met de l'argent peut-être beaucoup trop de gabis budgétaire par ailleurs, mais ça c'est un autre sujet. Ce qui est essentiel c'est de pas mettre tout le monde dans le même panier. C'est pareil, vous savez les associations féministes, c'est très bien la cause que vous défendez.
Quelquefois, j'ai l'impression que vous les défendez aussi d'une façon un peu à géométrie variable en fonction du cas aussi qui vous est soumis. Je prends un exemple. Moi, j'ai dans ma famille politique une femme qui s'appelle Claire Jéronymi qui a été violée en rentrant de ses courses dans sa cage d'escalier.
Elle a été seule au moment où il a fallu entreprendre la procédure. Vous savez pourquoi ? Parce que celui qui l'a violé était au QTF. et elle a elle a dénoncé le fait qu'elle a été violée par une personne qui faisait l'objet d'un triple cutève qui devait plus être celle sur le territoire national.
Aucune de vos association ne l'a assisté. Voyez, c'est c'est pour vous dire que les défaillances, il y en a de tous les côtés. Il peut y en avoir dans les commissariats de police parce que vous quelquefois il y a des erreurs de prise en charge, ça peut arriver parce qu'on est tous des humains et malheureusement il arrive.
Mais dans vos associations aussi, quelquefois il y a des carences. Cette femme, elle aurait dû être soutenue par les associations que vous portez. Euh si je puis répondre déjà, je sais pas si vous avez eu le temps de me googliser en sachant avec qui vous alliez débattre.
J'ai été chaque fois qu'on m'a donné la parole et qu'on m'a invité sur un plateau, j'ai été là pour défendre par exemple les victimes de Tarik Ramadan, de Taboavs, de et cetera. Par ailleurs, je déplore énormément le débat sur la question des OQTF parce que par moi-même ayant fait obligé d'une OQTF, c'est vrai que ce qui fixe assez le débat, c'est que il y a tellement cette propagande que les OQUTF sont d'affreuses personnes qui auraient commis quoi que ce soit alors que la grande majorité n'a strictement commis qu'un classement administratif OqF, c'est pas un classement pénal contrairement à ce que pense d'ailleurs dans 3 mois, je vais très certainement me retrouver sans papier. C'est extrêmement pénible à cause du dysfonctionnement euh des préfectures.
Peut-être que vous connaissez. C'est c'est terrible. Je vais très certainement rester encore 3 4 6 mois en attente d'un rendez-vous.
Voilà. Euh là où je ce que je déplore un petit peu dans cette discussion, c'est que j'ai l'impression que chacun un peu va tirer. En fait les réalités sont là.
La question n'est pas de dire tout le système judiciaire est défaillant mais vous allez défendre certains mais je vais rappeler et tout parce que sinon enfin la la séance de ping-pong elle tient jusqu'à la fin de de l'émission. Euh juste ne nous satisfaisons pas, c'est ça mon point. Ne nous satisfaisons pas de l'état actuel des choses.
Si les féministes continuent à animer le débat public euh franchement je suis militante féministe depuis 2009. Oui, c'est pour être invité sur un plateau télé. Faitesle toujours dans le cadre de la loi.
Faites-le toujours dans le cadre de la loi. Vous êtes pas obligé de de perturber des spectacles de faire des opérations. Mon droit de suffragettes qui ont brûlé des églises.
Non, vous pouvez pas dire ça. Vous pouvez pas dire ça. C'est c'est la porte ouverte à à toutes les défaillances et à toutes les c'est c'est de l'anarchie ça.
Alors vous voulez vous réclamez de la justice pour ces personnes qui sont victimes de crime odieux et d'un autre côté vous trouvez tout à fait normal de la C'est là le paradoxe. C'est-à-dire que pour faire avancer l'état de droit et l'état de droit a beaucoup avancé sous l'impulsion de mouvements féministes entre autres qui ont de façon totalement pacifique et sans violer droit. J'aurais pas été invité dans un franchement je vous parle en tant que militante féministe aguéri.
J'aurais fait une tribune sur l'affaire arrivé à 8 ans je ne serai pas aujourd'hui ici ce qui se dit vous avez des parlementaires qui sont là aussi pour ça pour monter vos préoccupations pas le faire. Moi, je suis à votre disposition. Quand quand vous avez des cas comme ça avec euh des problèmes dans un commissariat et cetera, n'essayez pas à faire appel à votre parlementaire qui écrira au ministre de l'intérieur et on fera ce qu'il faut.
Vous êtes pas obligé vous êtes pas obligé pour ça d'aller perturber un spectacle de quelqu'un qui a bénéficié d'annonue. C'est inutile. Merci pour vos conseils, je le fais.
Vous inquiétez par rapport à ça, il y a une question pour Fatima. Est-ce que vous perturbez les spectacles parce que c'est le seul moyen pour vous de vous faire entendre ? Euh en tout cas, ce qu'on avait observé et ce qui avait mis en total PLS euh la plaignante et ce qui rendait pour elle la situation insoutenable, c'est que depuis plusieurs jours, l'espace médiatique et les choix des journalistes des questions qui posent à Harry Habitant euh n'ont pas été de l'ordre du supportable pour elle.
Et donc on est allé euh on a mis notre pied dans la porte pour que quelque chose d'autre puisse circuler et euh bah au final vous étiez à l'origine de ce qui s'est passé au Oui, c'est c'est le mouvement enfin de toute façon les les associations féministes. Est-ce que vous n'avez pas l'impression Fatima aussi des fois qu'il y a certaines féministes sans vouloir me me enfin me faire d'ennemis ? He j'en ai déjà assez mais euh est-ce qu'on peut pas dire qu'il y a certaines féministes qui choisissent aussi un peu leurs victimes aujourd'hui en France ? vraiment les c'est un procès qu'il aurait fait alors que nous les associations familles par exemple moi je suis une est-ce que vous avez vu ça je vais vous raconter quelque chose.
Nous, on accompagne des femmes vraiment droite, gauche, machin et tout. Chaque fois qu'on a eu affaire à des victimes à part dans l'affaire comment il s'appelle ce ministre Abad et d'ailleurs il y avait eu un dans chez Media Part une femme qui avait qui avait dit je c'était une une élucentriste, je vais élever la loi alors que ce n'est pas dans la culture de mon parti politique à gauche comme nous on ne voit pas et ben on est tout le temps en train de mettre en cause des personnes qui sont à gauche l'affaire Catince l'affaire coquerelle et tout vous me verrez toujours alors que c'est ma famille politique je Vous vous me googleisez, j'ai toujours ôté à l'avant-garde pour aller mettre en accusation les personnes. Fatima Fatima, je parle pas de vous.
Il y a certaines Il y a certaines féministes aujourd'hui euh euh qui clairement choisissent l'envictime. Moi, je l'ai vécu, je l'ai vu. C'està-dire que moi j'ai j'ai un enf moi vous vous savez mon parcours, j'ai été victime d'un dossier de cyberharcèlement quand même colossal.
Il y a eu 34 condamnations à des peines de prison avec des fausses sex tape qui sont sorties partout avec un agresseur qui aujourd'hui est mis en examen et vous savez un jour j'ai un ami qui est journaliste sur sur Europe 1 qui a appelé les féministes pour leur dire mais parce que j'étais à deux doigts de me jeter par la fenêtre et la féministe en question et heureusement elles sont pas toutes comme ça. Attention, moi je mets pas tout le monde dans le même panier parce que j'ai certaines femmes qui m'ont soutenu que je remercierai toujours toute ma vie. Mais j'en ai une particulièrement, dont je citerai pas le nom, qui a répondu mot pour mot je ne soutiendrai pasda comme je ne soutiendrai pas Marine Le Pen.
Alors déjà, moi je sais pas ce que j'ai fait pour qu'on me soutienne pas. Euh pourant tu le ressembles pas à Marine Pen ? Non mais en fait elle a elle a dit cette phrase là et quand elle a dit cette phrase là ça m'a provoqué un truc en me disant OK donc en fait la me la meuf ne m'aime pas parce que concrètement moi je suis pas de politique donc je suis pas ni Marine Le Pen ni truc la meuf ne m'aime pas mais heureusement qu'on a pas une justice partisane dans ce pays quand même.
Et puis et puis et puis même Marine Le Pen qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas ça reste une femme. Le féminisme aujourd'hui. Vous savez je vais vous dire quand j'ai eu mon dossier de cyberharcèlement j'ai donc il y a eu ces personnes qui ont été condamnées.
Il y a un blogueur, une sorte de blogueur qui commence par S et qui ça finit par Z, qui a fait une émission entière sur ça en disant "Moi, ça me révote que ce soit Magalie Barda aujourd'hui qui porte le le drapeau entre guillemets du cyberharcèlement. Mais je l'ai pas voulu. que tu m'aimes pas, c'est une chose, mais en fait tu peux être victime comme je peux être victime.
Enfin, je veux dire, on est des humains. Donc quand on on se on se on se proclame aujourd'hui pour la défense de l'humain, on défend un humain. On s'en fout qu'il soit telle origine, tel parti politique, tel truc.
Je t'aime pas parce que j'aime pas ton métier, parce que j'aime pas les influenceurs, parce que c'est c'est contraire à mes valeurs et cetera. Non, mais là, il y a plus de métier. C'est ce que je veux dire, c'est que très franchement je bah comme vous me citez pas cette personne, je peux tout ce que je peux vous dire, non, c'est extrêmement marginal.
Franchement, s'il y a une chose qu'on peut reconnaître aux associations féministes, c'est qu'elles se sont tenues vraiment au côté de quasiment toutes les victimes, même quand les mises en cause étaient, on va dire, globalement de notre camp politique. Et vraiment, c'est quelque chose qu'on peut pas nous enlever. Rendez compte quand même de parler ne serait moi ça me choque beaucoup vos propos quand vous me parlez parce que c'est pas de même quand c'est d'un autre camp mais en fait dans ce combat il doit le procès qui nous est fait c'est de dire combat, il doit pas y avoir de camp politique en fait.
C'est exactement ce que je suis en train de dire. Je suis en train de dire le procès qui nous fait même dans l'autre camp parce que le procès qui nous est fait c'est que vous choisissez les victimes selon si ça vous arrange le profil de l'agresseur. Et ce que je dis c'est pas vrai parce que franchement si on fait les comptes euh moi si vous allez là sur mon compte Instagram, la dernière victime que je suis en train d'accompagner, elle a décidé de parler, elle était aux universités d'été de LR et ça c'est ça c'est vous.
On parle pas on met pas encore une fois Fatima, il y a des féministes et je le redis moi j'ai été soutenu voilà par des femmes comme Ellisabeth Moreno et je vais vous dire même mieux que ça euh Brigitte Macron on on qui a qui a souffert d'énormément de cyberharcèlement énormément de cyberharcèlement elles étaient où les féministes aussi pour défendre Brigitte Macron quand franchement en plus on est monté au créneau pour dire à quel point toutes les bah justement cette cette rumeur était si on parlait bien de la même chose profondément transab on l'a dit c'est ce sont des réseaux Franchement, ce sont les réseaux d'extrême droite, je peux vous le dire, et ça se s'étaille quand quand vous voulez. euh qui sont un peu dans dans d'ailleurs qui sont des ennemis défémimistes qui arrêtent pas de nous en vouloir sur les cours d'éducation parce que eux leur réseau de complotisme c'est que il y aurait des mouvements satanistes pédocriminels de de femmes trans et cetera qui régissent on va dire voilà ils nous en veulent énormément et c'est c'est pas nous ça. Donc vous vous déf vous euh là je parle à Fatima et je sais que vous êtes exceptionnel.
Je suis pas minoritaire là. Je Non non mais je suis pas exceptionnelle. Franchement je suis pas une exception.
C'est pas vrai. Mais je je il faut quand même entendre ce que il faut quand même entendre aujourd'hui le fait de dire que peut-être qu'un homme est innocent. On peut aussi comme on peut dire aussi qu'il y a plein de femmes qui sont victimes et qu'il faut les aider qu'il faut donner plus de moyens à la justice.
Ça c'est c'est même pas ça devrait même pas être un débat. Ça c'est un sujet c'est des faits. C'est concret.
Mais il faut aussi entendre des fois qu'il y a des des hommes qui peuvent être innocent. Je peux entendre que des hommes être innocents. Je ne peux pas entendre qu'en France la justice arrive au bilan que 99 % des hommes enanca sont innocents.
Quand on est dans un pays où il y a que 1 % des violeurs qui sont condamnés, ce n'est pas entendable. On peut pas s'en tenir à cette froideur de ce chiffre en se disant après tout. peut-être manifester pour pour pour changer les choses pour bouger les les les moyens aujourd'hui j'étais où le novembre dernier j'étais dans la rue parce que imaginez une seule seconde imaginez une seule seconde au fond de vous si Harry habitant est innocent et c'est pour l'instant c'est le cas oui et c'est cette expression empathique qui a eu l'espace médiatique pendant que elle la mise la plaignante était à ramasser la petite cuillère ce qui dominait dans le débat c'était C'est des interviews d'Ar habitant qui en plus parlent d'elle et qui disent "Est-ce que vous lui pardonnez ?" Ça ce n'est pas audible, ce n'est pas entendable.
Et grâce à nous, il y a eu pas que parce qu'en plus il a dit des bobars aussi, il a dit "Je sais plus dans quelle radio, j'ai eu des bénéficier d'un non lieu, ce qui est extrêmement rare. On se fout de la gueule de qui ?" Donc non, en plus il désinforme le public.
Là, au moins, depuis hier, euh il y a euh le débat public qui est saisi sur les conditions de ce dossier en particulier et qui n'est pas euh minoritaire euh sur ça euh dans lesquels on met un non lieu et on prive euh la la plaignante d'un procès. Quel le mérite ? Monsieur le Moi, jeis revenir quand même 2 minutes sur le cas de de Brigitte Macron.
Bon, je pense qu'on peut pas m'accuser d'être un macroniste de la première heure, bien loin de là. Néanmoins, bon là, elle s'est exprimée dans un cadre privé. C'était certainement maladroit, ça c'est certain.
Néanmoins, compte tenu de tout ce qu'elle a vécu elle en matière de harcèlement, je trouverais profondément injuste qu'elle soit là cloué aux pileri à cause de cette conversation. Moi je trouve que le débat là, l'espèce de de débat qu'il y a depuis hier sur cette question est complètement lunaire par rapport à à ce qu'elle a dit, à ce qu'elle a fait et à ce qu'elle a vécu. Et là pour le coup, je vais me faire quand même défenseur de Brigitte Macron.
Moi, je pense pas que Brigitte Macron ça soit quelqu'un qui cautionne les violences faites aux femmes. Bien au contraire. Bien au contraire.
Euh là, elle est dans un cas où elle connaît quelqu'un qui fait l'objet d'un nom lieu. Rien. Il a fait l'objet d'un nom lieu.
Il y a une enquête. quand même, c'est pas comme si la la situation pas été voilà euh c'est quelqu'un qui a vécu des choses horribles en matière de harcèlement. Euh bon, elle ne cautionne pas le fait que on puisse entreprendre des actions qui sont des actions illégales de perturbation d'un spectacle.
Vous allez me dire c'est pas très grave de perturber un spectacle. C'est vrai, c'est quand même une action illégale et puis on a l'impression que c'est quand même de temps en temps aussi pour faire le buzz. Ah bah on est invité grâce à ça.
Ben je sais pas ce que veut dire c'est qu'elle l'assume elle le font pour c'est le c'est le but de donner à son coup de point c'est une interpellation. Alors, est-ce que vous l'auriez fait sur un privé par exemple vous engagez tous ces combats et c'est bien mais si vous avez les mêmes doutes sur Tartion qui n'est pas connu, vous allez pas aller vous rendre dans son travail pour avec des mégaphones pour dire que Tartempion n'a pas accès à tous les médias où il dit que est-ce que il pardonne ou pas la plaignante. Tartempion c'est personne Magalien, c'est juste vous pensez vous pensez franchement que cet acteur là il est tout le temps dans les médias en train de dire ben là il l'était et on lui a pas demandé des informations sur son spectacle.
Il n'était pas interigéux sur son spectacle, j'hallucine pas. Il était euh il on lui demandait de s'exprimer sur cette affaire-là et euh mais s'il est innocent et qu'il a non on lu, il a aussi le droit de tourner la page et d'avancer. Non, en tout cas, il y a des personnes qui ou sinon ça va le poursuivre toute sa vie comme ça.
S'il est innocent, vous imaginez ? Et en fait, il est condamné perpétuellement. On revient toujours au même débat.
Aujourd'hui, on on part du principe que 99 % Oui, mais si alors vous faites ça à chaque fois quelqu'un a un non lieu ou n'est pas condamné par le système judiciaire et je parle pas que dans le cadre des violences faites aux femmes et dans tous les domaines. Mais alors la justice n'a plus aucun sens. C'est vous qui la faites la justice.
Alors c'est vous qui sur votre intime conviction à vous condamnez les personnes. Je je j'entendrai ce que vous dites quand on ne sera plus dans un bilan de seulement un homme sur 100 qui est condamné. Je ce sera audible pour moi tant qu'on sera là.
Si vous contiz si vous contiz si on suit votre raisonnement, vous avez 99 % des hommes qui sont coupables même quand ils sont pas condamnés. Et ben en tout cas pour aujourd'hui, ils sont ils sont innocentés. C'est c'est ça c'est c'est ça aujourd'hui de quoi on parle.
Vous pouvez parler de la dystopie où il y aurait 99 % des hommes mis en cause qui seraient condamnés. Je vous parle de ce qui se passe aujourd'hui dans le réel où 1 % des des personnes mises en cause sont condamnées. Et moi, je n'entends pas qu'on me dise juste et ben voilà, on va juste partir du principe que 99 % des femmes affabulent en allant porter plainte.
C'est pas possible pour moi. Alors, je vous remercie à tous les deux. Merci Fatima Benomar.
Merci Mathieu Bloc, député de l'Union des droites pour la République du Dou et Mathias va offrir le cadeau à notre auditeur préféré de ce soir. Et c'est Olivier de Saintegabelle qui remporte la magnifique radio et la bubble lampe. Et Madie, j'ai un petit truc à rajouter.
Il y a ma famille qui est en train de m'écouter parce qu'il fête l'anniversaire de mon grand-père qui a 91 ans. Bon anniversaire anniversaire Papi, je t'aime fort. Et c'est quoi son prénom ?
C'est Roland. Papi. Roland.
Roland et Nicole. Et ben on vous fort. Waouh !
La classe ! Je me souhaite la même avec Stéphane Teboule. Alors [rires] merci à tous les deux.
Merci pour cette émission et dites-nous ce que vous en avez pensé sur les réseaux sociaux. On se retrouve demain à 20h sur Sud Radio et tout de suite vous retrouvez les clés d'une vie avec Jacques P6 et son invité, la chanteuse Zaz. Il a toujours des bombes atomiques d'invités.
Jacques P6, je suis jalouse. Enfin non, je suis pas jalouse parce que moi aussi j'ai des bombes atomiques dans mes temps. Et tu as une bombe atomique aussi ?
Ouais, c'est ça. Merci. Magalie Berda Sud Radio 20h 21h [musique] on vit dans la même France avec beau 10 minutes.
Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai.
Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai.
Matthieu Bloch