L'écologie est le combat du siècle.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00E. MacronFait
« Depuis 200 ans, le glacier a reperdu 200m et 3km de longueur, mais depuis 30 ans, 1km. »
- 0:10E. MacronFait
« L'été dernier, j'ai mesuré ici 9m de fonte. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
-Depuis 200 ans, le glacier a reperdu 200m et 3km de longueur, mais depuis 30 ans, 1km. L'été dernier, j'ai mesuré ici 9m de fonte. -E.
Macron : J'étais content. -Non, c'est beau, on partage. -E.
Macron : C'était où ? -Lui, c'était en Arctique. -E.
Macron : Ah, c'était le dernier, là. -Oui, la dernière. -E.
Macron : C'était la combientième ? -Là, c'était la 3e fois que j'étais au pôle Nord, mais, juste avant, j'ai traversé le pôle Sud. Il y a tellement de choses qui changent.
Trop rapidement. -E. Macron : Je vais d'abord demander aux locaux de l'étape de me dire un peu quelques mots sur l'endroit où on est, comment ils voient l'évolution, évidemment, de tout ce qu'il y a, mais moi, je veux qu'on ait une discussion de fond sur, évidemment, biodiversité, changement climatique avec comment vous voyez la situation.
Je dis ça parce que, là, on va essayer de faire de la pédagogie, mais on a tout un agenda à bâtir de changements plus profonds. En national, en européen, en international, on a plein de défis à soulever. Moi, je veux que vous m'éclairiez aussi sur comment les prendre et quelles sont les bonnes batailles à conduire. -Vous êtes ici, au Montenvers, dans un endroit qui est assez... qui est extraordinairement symbolique.
Vous avez vu, on est à 20mn de Chamonix, 1h20 de Genève. Très facile en termes d'accès. Et hop, on est projetés au milieu de la haute montagne.
Et dans ce grand paysage, on a des signes. Des signes extrêmement forts de l'impact du changement climatique. Ce n'est pas nos aînés, ce n'est pas nos aïeux qui nous ont dit : "C'était comme ça avant." C'est nous qui avons vu des différences. -L'été dernier, j'ai mesuré ici 9m de fonte. -L'été dernier, on a rajouté 80 marches d'accès. -Comme il n'apporte plus rien, puisqu'il ralentit en vitesse, vu qu'il a perdu de la masse, ça ne compense plus la perte par la fonte.
Quand il perd 9m de fonte, il perd 9m d'épaisseur. -On remarque qu'en l'espace de quelques années, même pas quelques générations, mais quelques années, cette nature, cette biodiversité change profondément. Et j'appartiens à une génération qui a profité, d'une certaine manière, de toutes ces ressources de la nature, et dialoguer pour dire comment on peut transmettre cette nature aux générations qui viennent, aux enfants, aux petits-enfants, c'est notre responsabilité.
Et le fait d'en parler avec le président, c'est quand même une très belle occasion. Moi, on m'a enseigné, par exemple, que les ressources de la mer étaient presque inépuisables. Et on a vu, effectivement, à quel point, aujourd'hui, on surexploite ces ressources.
On a vu aussi que des prairies d'altitude se transformaient en forêts. Donc, c'est maintenant quelque chose dont on peut témoigner. On cite toujours, et c'est vrai que je l'ai vécu avec ma 2CV autrefois, ces moustiques qui se collaient sur les pare-brise.
Aujourd'hui, on n'en voit plus. Et donc, ce sentiment, effectivement, que cette nature que l'on croyait robuste, capable d'encaisser des à-coups, eh bien, parfois, elle est fragile. Mais, l'autre message, c'est que, quand on y fait attention, parfois, on a de très bonnes surprises.
Autrement dit, il ne faut pas grand-chose pour la détruire, mais, parfois, il ne faut pas grand-chose pour qu'elle retrouve toute son abondance et sa beauté. Si chacun ne fait pas confiance en disant : "Il y a des gens qui vont s'en occuper", mais si chacun se dit : "Cette nature, c'est notre bien commun, "c'est notre patrimoine commun, et on doit faire quelque chose, "et on peut chacun faire quelque chose "à tous les niveaux de responsabilité, quel que soit son métier", eh bien, c'est notre message. C'est : "Oui, ensemble, nous pouvons." -Nous, on s'en sert pour sensibiliser les gens, et ça marche, franchement, ça marche.
Quand vous prenez une voiture pour aller au domaine skiable, c'est l'équivalent de 6 heures de toutes les remontées mécaniques du domaine en CO2. Donc... -Quand on travaille avec les populations, eux aussi nous disent qu'ils perçoivent des changements.
Alors, pas forcément les mêmes types de changements, ils ne les expliquent pas de la même façon, ils ne sont pas forcément de la même ampleur, mais les populations, le plus souvent aussi, perçoivent des changements, parce que, quand ils utilisent, quand ils sont en contact avec l'environnement, il y a des choses qui changent. Moins de poissons, puisque je suis plutôt du côté des océans, moins de poissons, des tailles plus petites, il faut aller plus loin pour les pêcher. Engager les transformations culturelles, sociales, politiques pour permettre aux populations de s'approprier ces grands enjeux et de pouvoir agir, c'est, pour moi en tout cas, vraiment fondamental.
Même si je suis spécialiste des océans, on rencontre les mêmes problématiques quels que soient les milieux. Et c'est extrêmement intéressant de se retrouver là et de voir, justement, cette proximité des questionnements, et puis des points de vue des populations sur cette question. J'entendais le maire de Chamonix hier, qui racontait comment, lui, intimement, il avait vécu ces changements.
Ben, moi, je vois exactement la même chose sur d'autres territoires. -Ici, on a à peu près 50m d'épaisseur. 8 à 10m par an...
Ici, vous avez les températures de Chamonix, que l'été. Les 30 dernières années. -Même si le constat est dramatique, on peut aujourd'hui essayer d'inverser la tendance et d'imaginer, donc, des éléments de solution qui permettront, peut-être pas instantanément, mais d'ici quelques années, donc de reconquérir d'une certaine manière la biodiversité.
Donc pour nous, c'était extrêmement utile de parler des aires protégées, de parler beaucoup de la question de la transition agricole. De voir les panneaux avec les dates, qui montrent à quel niveau se situait le glacier à la fois en 2008, dans les années 90, dans les années 85, c'est extraordinaire. On a là une leçon de choses face aux conséquences du réchauffement climatique.
Donc on pense au bouquin de Le Roy Ladurie, "Histoire du climat depuis l'an mil", qui a été pour nous très inspirateur. Et là, on a l'image qui nous est donnée clairement, et on se rend compte, on touche presque du doigt la réalité de ce changement climatique. Et ça, c'est assez extraordinaire.
Personnellement, c'est la 1re fois que je venais, donc je n'ai pas connu le passé. Mais simplement de voir les panneaux qui indiquent, on se dit : "Mais ce n'est pas possible." Surtout le dernier panneau qui montre en deux ans comment ça a chuté, c'est fantastique. -L'eau, H2O, hydrogène, oxygène, pour casser cette liaison hydrogène dans la glace à l'état solide, il faut beaucoup d'énergie.
Il faut autant d'énergie que de faire passer de la glace de -15 à 0. On multiplie cette énergie par 10 pour faire passer de la glace à 0 à de l'eau à 0. Et pourtant, nos glaciers ont perdu 120m d'épaisseur.
C'est pour vous dire que la chaleur... -E.
Macron : L'énergie qu'il faut. -L'énergie pour modifier dans l'atmosphère. -Des fois, on le replace dans des terrains qui sont malgré tout très hostiles. -La biodiversité, en fait, la nature, dans toute sa diversité, représente une des grandes solutions au problème du changement climatique.
On sait que les forêts en particulier, de par le monde, ont la capacité de retirer de grandes quantités de carbone de l'atmosphère, et donc, de participer à l'atténuation du changement climatique. Actuellement, elles sont capables de retirer environ 1/3 de nos émissions annuelles de gaz carbonique. Et on estime que si on traitait mieux ces forêts, si on avait davantage d'aires protégées, si on faisait davantage de restauration, on pourrait arriver jusqu'à la moitié des émissions de carbone qui seraient donc absorbées par nos écosystèmes naturels.
C'est vraiment la manière la plus intéressante de faire du win-win, c'est-à-dire à la fois de préserver la biodiversité, et d'atténuer le changement climatique. -Vous, votre travail, forcément, il n'est pas sur le temps court. Il est plutôt sur le temps long.
Quand on parle d'environnement, c'est le temps long. Malheureusement, vous ne les verrez pas pendant votre mandat, les décisions que vous allez prendre. Par contre, on n'oubliera pas vos décisions.
Ce sera la source. -E. Macron : C'est très juste.
On l'évoquait hier. Et on voit d'ailleurs à quel point les non-décisions d'il y a longtemps conduisent à cela. -L'histoire jugera. -E.
Macron : Exactement. -Pas seulement la nôtre. -Aujourd'hui, on a eu la chance de recevoir monsieur le président de la République, M.
Macron, qui a fait l'expérience de la décrue de la mer de Glace, de ce glacier qui a perdu 120m d'épaisseur depuis les années 90, presque 1km de longueur, voilà. Donc aujourd'hui, le but, c'était bien de lui montrer qu'il y a des éléments de la nature qui sont un peu système d'alarme, comme la glacier qui réagit avant la végétation, avant le reste, et qui, lui, diminue, décroît. Et le glacier qui diminue, c'est aussi plein de petits glaciers qui disparaissent.
Lui, il ne va pas disparaître la semaine prochaine, il reste encore 11km, mais quand même. La décrue est exponentielle, puisque comme il perd de la masse, il perd de la vitesse, il s'est quasiment arrêté de glisser. Donc il n'apporte plus de glace pour compenser la fonte.
L'été dernier, on a mesuré 10m d'épaisseur en moins. Donc le glacier a perdu 10m d'épaisseur, 10m de fond, 10m d'épaisseur en moins. Et donc, voilà, le glacier, c'est le cycle de l'eau.
L'eau, c'est la vie. Le plus urgent, d'ailleurs, c'est de quoi on vit, de quoi on meurt. C'est l'air, l'eau, ce qu'on mange, ce qu'on respire, ce qu'on boit, ce qu'on mange.
Et tout cet environnement-là fabrique l'air qu'on respire chaque seconde. On peut faire des choses positives, on peut encore préserver tout ça, parce que c'est la vie. C'est pour ça qu'on est là. -E.
Macron : Ce matin, à la mer de Glace, nous avons pu, je crois pouvoir le dire, mesurer, appréhender de manière extrêmement tangible et visible pour tous nos concitoyens l'impact très direct du réchauffement climatique. Nous voyons là la nécessité d'agir tous ensemble pour véritablement engager une sortie des énergies carbonées. Le réponse, évidemment, pour limiter cet impact n'est pas immédiate.
Et c'est donc l'ensemble de notre stratégie de lutte contre le réchauffement climatique qui est la réponse la plus adaptée à ce défi. Sur la protection du mont Blanc, j'ai répondu donc à l'appel des élus qui avaient constaté une montée des comportements aberrants sur les voies d'accès au mont. C'est un arrêté de protection d'habitat naturel qui est ainsi pris, en vertu justement du décret du plan Biodiversité de décembre 2018 et qui permet sur la base d'une cartographie qui a été discutée, je vous la montre là, c'est cette carte qui est le fruit de cette concertation et de ce travail commun, et qui permet de définir cette zone qui rendra totalement possible l'activité de haute montagne, qu'il s'agisse d'alpinisme ou de ski, mais qui permettra de lutter contre les usages, si je puis dire, inappropriés, les pratiques qui contreviennent justement au respect de la nature et des règles, et qui permettra de monter fortement les amendes.
On en a longuement parlé ce midi. Là où les amendes sont peu dissuasives aujourd'hui, 38E lorsque notre peloton interpelle, ce seront des amendes montées à 750, puis 1 500E, ce qui a un caractère, vous le reconnaîtrez avec moi, beaucoup plus dissuasif. L'arrêté sera pleinement effectif avant la fin de l'année.
Emmanuel Macron