#35 - Niko Tackian met le polar français à l’heure du mouvement #MeToo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir choisi ce titre 'Celle qui pleurait sous l'eau' pour votre roman ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Tomar est un personnage récurrent dans vos romans. Comment l'avez-vous créé ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Vous avez visité le Bastion, le nouveau siège de la police à Paris. Quelle est votre impression ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Comment décririez-vous le métier de policier dans vos romans ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Votre roman aborde les violences faites aux femmes. Pourquoi ce choix ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Comment gérez-vous l'adaptation de vos histoires en différents supports (BD, série, roman) ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 24:00Niko TackianFait
« la police c'est juste des gens qui essaient de bien faire leur métier »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] salut moi c'est Jérôme vermelin et vous écoutez les gens qui lisent sont plus heureux et si à l'heure où les réseaux sociaux vampirisent nos cerveaux prendre le temps d'ouvrir un livre était devenevenu un acte de résistance ce podcast c'est celui des passionnés de lecture sous toutes ses formes sans préjugés dans cet épisode mon invité est le romancier et scénariste français Nico tan quand je regarde objectivement la réalité du monde dans ses contradictions et et on le voit un peu dans tous les domaines je la trouve hyper dure cette réalité et et en fait j'ai l'impression que la fiction c'est quand même un refuge écrire des histoires c'est c'est réinventé c'est c'est réinterprét c'est une manière de se de se réfugier quelque part et de proposer en fait à des lecteurs de se réfugier avec soi en ce début d'année son visage s'affiche en grand format dans les couloirs du métro parisien barbe bonnet blouson de cuir et tatouage Nico taquan a de faux air de Rockstar lorsqu'il débarque dans les bureaux de son éditeur pour me parler de son nouveau roman celle qui pleurait sous l'eau depuis une dizaine d'années cet ancien auteur de BD est l'un des artisans les plus prolifiques du polar à la française à la télévision où il a créé avec Franck tilier à la série Alex Hugo qui cartonne sur France 2 depuis 2014 et donc aussi en librairie avec les enquêtes de Tom arkan unlic borderline qui officie à la brigade criminelle à Paris dans celle qui pleurait sous l'eau Thar et son équipe enquêtent sur la mort d'une jeune femme retrouvé les veines ouvertes dans le bassin de la piscine paayron dans le 19e arrondissement un suicide comme tant d'autres en apparence sauf pour Ronda la coéquipière et compagne de Thar qui soupçonne un drame plus complexe si Nico takan maîtrise à merveille les C du polar nerveux rythmé bien documenté l'une de ces grandes forces réside ici dans sa manière habile d'inscrire son intrigue dans une actualité brûlante celle des violences faites aux femmes bonjour Nico taquan bonjour ça va bien ben super on se retrouve par un jour plusveux à Paris c'est un autre jour plusveux à Paris autre jour plusveux pour parler de celle qui pleurait sous l'eau euh on est chez votre éditeur Kalman Levi euh sur le chemin en venant je vous ai vu partout dans le dans dans le métro is c'est impressionnant sympa hein elle est pas mal cette photo oui elle est elle est immense surtout on pourrait croire que j'ai la grosse tête mais c'est juste sur le papier en fait et pas du tout bah non heureusement je je pense qu'il faut quand même quand on est écrivain éviter d'arriver jusqu'à la grosse tête mais ce côté un petit peu ce côté un peu starification des écrivains avec leur leur gueule comme ça en gros sur les sur les affiches ça ça correspond à votre à votre caractère à votre personnalité pas vraiment parce que moi j'ai toujours été un homme de l'ombre ça fait quand même une vingtaine d'années que j'ai écris des histoires dans différents domaines j'ai jamais été en avant j'ai découvert ça finalement avec le roman ce qui est étrange parce que c'est l'endroit où on met le plus de soi et en même temps tout d'un coup hop on se retrouve projeté vraiment en avant donc je l'ai jamais vraiment cherché mais je peux pas dire que je suis pas content il y a toujours un truc un peu narcissique qui fait qu'on est content de se voir sur un mur en même temps on sait que ça dure 5 ou 6 jours donc voilà ce qui est marrant c'est que euh en en lisant le le roman en lisant vos romans je pense à quand je pense à Tomar je pense à vous je pense à votre tête euh bah oui on me le dit souvent parce que c'est vrai que j'ai j'ai j'ai une tête qui se rapproche un peu du cliché du flic parisien peut-être je sais pas ou ouais ouais je sais pas euh maintenant euh maintenant je moi en fait je le vois pas quand je l'écris je vois pas sa tête donc j'ai du mal à faire la comparaison mais par contre des fois j'ai des lecteurs qui me disent ah j'ai pensé à tel acteur si c'est adapté et je leur dis tout de suite ah non pas du tout c'est pas du tout ça donc il do vous savez qui ça n'est pas mais vous savez pas qui c'est encore voilà c'est ça et et Thomar il a quand même un peu de de de trait de votre personnalité vous vous y mettez de de même si c'est pas la première personne vous y mettez quand même beaucoup de vous-même chez ce personnage récurrent qui est là depuis plusieurs romans déjà et que je crois vous avez envie de de d'accompagner encore quelques années ouais bah toi en fait quand j'ai créer ce personnage j'étais conscient que il fallait quand même que je j'accepte l'idée de le suivre donc d'année en année d'avoir envie de le reprendre de le faire évoluer et cetera donc en fait effectivement j'ai créé un personnage avec lequel je partage un certain nombre de de points communs voilà alors bon je pense un sens un peu de la justice qui se mélange parfois un peu un peu mal avec le droit par exemple qui alors moins moins que Thomar parce que Thomar est vraiment des casseroles il est un peu borderl mais moi des fois je j'ai l'impression que le droit et la justice font pas forcément bon ménage euh la boxe effectivement qui est une de ces un de ces éléments de caractérisation que je partage avec lui une histoire familiale un peu compliquée aussi que je partage avec lui alors pas ENF attention je suis pas du tout Tom arkanan parce que quand on a lu le premier roman on aurait envie de m'envoyer derrière les barreaux tout de suite mais en tout cas voilà j'avais besoin de d'ancrage en fait en ce personnage qui me parle pour pouvoir 2 ans après avoir écrit un roman le reprendre et tout de suite à l'intérieur quoi donc c'est c'est un vrai faux double de de nicootquin ouais d'une certaine fantasmer peut-être fantasmer sur certains points il y a aussi des choses chez lui qui m'énervent beaucoup euh donc je pense aussi critique sur d'autres donc oui oui c'est alors j'ai j'ai l'impression que c'est difficile de dire un vrai dou parce que je je me retrouve un peu dans plusieurs personnages de de cette série mais aussi en en général quand j'écris j'explose quand même mes mes angoisses mes envies mes désirs surtous les personnages donc Thomar cert mais les autres aussi hein je je m'y retrouve bien aussi he j'ai cru comprendre que vous aviez pas mal arpenté le bastion le nouveau siège de de de la police et que à Paris et que que parfois on vous prenez pour un flic c'est vrai alors euh ben disons que un peu comme comme mes lecteurs qui me confondent avec Thar j'ai pas de mal à me faire confondre non plus par les policiers pour un policier souvent dans les couloirs euh il m'est déjà arrivé d'avoir des gens qui me saluent salut militaire comme si j'étais une huile qui passait dans un couloir ou ouais oua ouais et donc voilà c'est sans doute le look la tranche d'âge et le fait d'être là quoi puisque c'est quand même des lieux où où personne ne rentre donc a priori on croise 100 % des flics euh il y a pas de raison que ça soit quelqu'un quelqu'un qui se balade comme ça dans les couloirs ça peut pas être un prévenu ou c'est forcément un policier donc ça m'arrivait et c'est vrai que pour celle qui pleurait sous l'eau en fait étant donné que ça se passe entier intégralement dans le nouveau 36 le bastion j'avais besoin bah d'y aller quoi pour le faire vivre dans le roman et et commencer à créer avec d'autres écrivains qui l'ont peut-être fait avant moi déjà mais le nouveau mythe du 36 rue du bastion après cette immense tranche de vie du 36 qui desorfèves qui a vécu dans la littérature au cinéma et ce ouavis envieincrire en tout cas ma pierre à l'édifice du début de de la création de ce nouveau myth quoi on sent que c'est très différent le 36 qui desferv et le bastion je vais pas dire que vous n'êtes pas forcément fan de cet endroit là mais vous en donner une vision un peu plus un peu plus asceptisé un peu plus hightech que l'Anci un peu moins artisanal que que que l'ancien siège de la police c'est un peu ça c'est une évolution naturelle c'est bien c'est c'est peut-être c'est mieux par par par certains aspects aussi ben je pense que concrètement c'est beaucoup mieux parce que tous les services sont regroupés en un seul lieu que il y a il y a euh je sais pas ne serait-ce que des salles de réunions quoi ce qu'il y avait pas forcément dans donc c'est beaucoup plus pratique par plein d'aspects après effectivement le on va dire le modernisme de l'architecture l'épur des lieux et aussi le fait que au 36 qui a des orfes ça les murs transpiraient toute une histoire donc je pense que tout le monde se sentait investi un peu de cette histoire et puis là c'est une nouvelle histoire à écrire donc tout ça donne un côté un peu un peu sec on va dire dans un premier temps mais après je pense que la la police a beau être la police 2.0 elle reste artisanale quoi donc du coup je crois qu'assez rapidement ces lieux vont être le reflet de ça c'est-à-dire que moi à l'époque où j'ai visité il y avait déjà des soucis d'ascenseur il y avait le le chauffage qui son'clenché en plein été il y avait des bugs dans les logiciels il y avait le son de la salle de tir qui dérangeait le patron qui était avit son bureau juste au-dessus donc on sent que très vite ce lieu va dérailler vers vers vers ce que va ce qui va devenir c'est-à-dire le nouveau 36 mais pour l'instant effectivement il y a ce cette transition qui est sans doute un peu difficile à vivre pour ceux qui ont toujours travaillé qui a des orphèvres mais au final je pense qu'il travaill de manière beaucoup plus efficace là-bas Thar il a plein de problèmes personnels il est il fait quand même son boulot euh ce roman on le sent très ancré dans l'actualité al on en parlera mais il y a certaines références à des des affaires dans dans l'actualité mais euh est-ce qu'au fond ce ce garçonl même si c'est un personnage de roman il est pas un peu à l'image de de tous les flics actuellement c'est-à-dire un peu toujours sur la brèche un peu tiraillé entre le le personnel et le professionnel est-ce qu'au fond c'est c'est presque un flic comme les autres oui en tout cas c'est vraiment ce que j'ai ce que je veux montrer dans mes romans sur les personnes ge policier c'est-à-dire qu'en fait dans leur immense globalité la police c'est juste des gens qui essaient de bien faire leur métier et leur métier en l'occurrence à la police criminelle c'est d'arrêter les criminels et du coup on se rend bien compte que comme dans d'autres secteur bah c'est un métier de passion parce que c'est on compte pas ses heures ça se passe jamais comme prévu on a une idée au milieu de la nuit qui peut faire avancer l'enquête bah on se lève on appelle tout le monde on a avance il y a pas d'horaire et donc c'est très difficile de concilier la vie privée et la vie professionnelle dans un métier de passion quoi euh et c'est aussi un métier avec des drames humains immenses donc bah comment est-ce qu'on les ramène chez soi à la fin de la journée comment est-ce qu'on les gère comment est-ce qu'on se positionne par rapport à ça la police étant une espèce de fusible entre une grosse structure qui est l'État et la société dans son ensemble et bien il y a cet effet qu'on voit bien aujourd'hui de d'être pris entre le marteau et l'enclume quoi et et je pense que ça c'est chacun le vit différemment et en plus suivant les services c'est pas la même chose c'est pas les mêmes gens qu'on rencontre c'est pas les mêmes ambitions euh donc du coup oui c'est ce sont des personnages qui sont complexes souvent dans le questionnement dans le questionnement interne quoi ce sont des gens qui qui parlent facilement de leur souffrance ù il faut un petit peu gratter quand on discute avec eux pour euh pour leur pour qu'on le faire leur faire dire des choses non je pense que c'est pas des gens qui parlent farcilement de leur souffrance je pense que être policier c'est quand même avoir aussi une capacité à à se créer un certain nombre de distanciation et de carapace tout en gardant quand même euh et notamment à la police criminelle il faut imaginer les enquêteurs comme des gens qui travaille au service de quelqu'un qui est mort c'est-à-dire que c'est pour rendre justice à quelqu'un qui est mort donc il a il y a il y a quand même un je vais dire une foi presque dans ce métier qui est de l'ordre de l'empathie mais en même temps si tu es trop empathique tu peux pas travailler parce que tout est dur tout ce que toutes les situations humaines que tu vois sont dures il y a certes la victime mais il y a aussi tout ceux qui reste dont la souffrance s'exprime dans les enquêtes donc du coup tu es obligé de te blinder et je pense que c'est pas facile de faire parler un policier il faut juste qu'il sente de la bienveillance déjà ce qui est pas toujours gagné hein on voit aujourd'hui que le rapport de la police la population des gens enfin l'image de la police c'est pas évident en fait de comprendre la difficulté de leur métier et puis après il faut savoir écouter aussi voilà moi moi c'est mon métier d'une certaine manière j'écris mais avant d'écrire il faut que je me remplisse de quelque chose donc du coup ça se passe bien et puis en plus on a un peu une culture un peu commune je vais dire sur des points importants de en tout cas dans dans ces groupes là qui sont le fait de bien connaître la ville parce Queen fait c'est quand même des gens qui sont plongés dans la réalité urbaine c'est pas le Paris image d'pinal c'est le Paris des basfond donc voilà le fait de bien connaître la ville ça ça ça crée un langage commun qui fait que on parle plus plus simplement quoi vous êtes un Parisien pur souche je suis un Parisien pur souche oui j'ai essayé plusieurs fois de me guérir en me disant que j'allais partir à la campagne et tout mais j'avoue que j'ai j'ai pas réussi à à mener ce projet à terme encore mais voilà vous avez grandi où à Paris alors j'ai j'ai comme beaucoup de Parisiens je suis allé un peu partout euh alors j'ai fait en vrac de beaux quartiers comme le 4e mais j'ai fait aussi du 9e j'ai fait du 18e voilà je je je bouge quoi on est souvent nomade quand on est parisien en fonction des prix des loyers donc on est obligé de s'adapter en fonction du nombre qu'on est à devoir investir l'appartement voilà mais j'aime j'ai j'aime beaucoup cette ville et en même temps il y a aussi beaucoup de choses que j'aime pas dans cette ville ça c'est un peu paradoxal d'être parisien c'est amour haine quoi et en même temps quand j'en sors et que je suis à un endroit où il y a tout ce que je rêve d'avoir le silence la tranquillité un peu de verdure et cetera très vite je me dis bon bah qu'est-ce que je fais là je reprends la voiture je rentre je vais aller est-ce qu'il y a un bar dans le coin est-ce qu'il y a et donc voilà je pense que cette ville aspire beaucoup les gens aussi elle peut les répulser mais quand tu es né à Paris en fait je pense que c'est différent de quand tu tu viens de Provin ouais moi j'ai beaucoup d'amis provinciaux en général ils sont tous repartis ils viennent pour le travail ils travaillent et puis quand ils peuvent le faire ils repartent moi je vois que je je me sens un peu aspiré quoi par moi moi j'ai passé déjà plus de la moitié de ma vie à Paris depuis que je suis arrivé ici j'arrive pas à partir ou ça m'étonne pas à Paris il y a beaucoup de beaucoup de flic et aussi beaucoup d'écrivains est-ce que cette cette envie de d'abord vous avez tout ce qu'il faut dire rappeler pour ceux qui vous connaissent pas c'est que vous avez été vous ave été journaliste vous avez écrit de la BD de la série télé vous avez toujours voulu raconter des histoires est-ce que est-ce que le ouais est-ce qu'elle est née cette envie d' raconter des histoires est-ce qu'elle est née ici à Paris est-ce qu'elle a été motivée par des par des je sais pas des des séjours en bibliothèque en librairie alors pour avoir beaucoup réfléchi à cette question qu'on me pose de temps en temps quand même ouais euh mais aussi par intérêt personnel de la réflexion je pense que moi j'écris vraiment des histoires parce que c'est une forme de résilience pour moi déjà d'un certain nombre de choses mais aussi parce que je me sens mieux dans l'élaboration de fiction et de d'histoire que dans le concret du réel voilà donc par exemple je citais ça dernièrement mais quand j'étais petit euh quand j'avais vraiment un sujet qui me perturbait ou une angoisse j'écrivais sur un bout de papier mes grillefs tout ce que je pensais et je glissais le bout de papier sous sous la porte de ma mère en fait et et en fait ça m'est revenu il y a pas longtemps cette anecdote et ma mère a gardé plein de petits bouts de papier avec écrit des choses dessus et cetera et je pense qu'en fait le support écrit a toujours été pour moi euh une manière de m'exprimer et d'exprimer quelque chose de profond h c'est pour ça que je je j'explique plus de manière psychanalytique en fait mon envie d' d'histoire que même par des références littéraires ou une culture ou même par mon amour de je sais pas de l'audiovisuel de du cinéma je pense que ça ça m'a nourri ensuite ça a nourri ma manière d'écrire mais dans la la première envie dans le la chose qui fait que je suis quelqu'un qui raconte des histoires par le médium de l'écriture c'est parce que c'est beaucoup plus facile pour moi en fait de dire les choses que finalement de de les vivre de les vivre dans la dans la réalité quoi la réalité elle est parfois dure pour vous à supporter ah ouais je la trouve même assez en fait quand je je prends un peu de distance ouis oui quand je quand je prends un peu de distance et que je la regarde quand je parle de la réalité je parle pas de ma condition à moi de parce que moi je m'en sors bien et que j'ai beaucoup de chance en fait d'être dans un pays qui est pas en guerre d'avoir suffisamment de revenus pour PIR IR mes enfants d'habiter un appartement et de pas être à la rue moi je conscient de tout ça j'ai beaucoup de chance de tout ça mais quand je regarde objectivement la réalité du monde dans ses contradictions et et on le voit un peu dans tous les domaines je la trouve hyper dure cette réalité et et en fait j'ai l'impression que la fiction c'est quand même un refuge écrire des histoires c'est c'est réinventer c'est c'est réinterprété je parle pas de révisionnisme attention parce que comme je suis armédien c'est un mot sur lequel je suis assez précautionneux en tout cas mais en tout cas c'est c'est c'est un un ouais c'est une manière de se de se réfugier quelque part et de proposer en fait à des lecteurs de se réfugier avec soi quoi enfin je pense qu'en fait on lit beaucoup aussi parce qu'on a on a envie pendant un moment de sa vie une tranche de sa vie d'évasion et de quitter quelque chose qui qui est plus oppressant que ce qu'on va retrouver dans le livre quoi le titre du de mon podcast est toujours matière à réflexion pour les pour pour mes les gens qui lisent sont plus heureux est-ce que vous êtes d'accord avec ça ben je je pense que déjà je pense que si tu lis c'est pas par hasard je pense que si tu lis c'est parce que tu recherches quelque chose de plus que dans la vie donc je suis assez d'accord avec ça je pense que après le problème c'est que la la lecture il faut pas que ça devienne une forme de dépression c'estàdire que on peut aussi lire pour se réfugier et ne jamais sortir de son uge et du coup avoir du mal à vivre dans la vraie vie donc je pense qu'on peut être plus heureux en lisant mais voilà il faut pas il faut pas aller au-delà de la la dose indiquée quoi l'écrivain le raconteur d'histoire le scénariste que vous êtes il a toujours du temps pour la lecture pour lire les histoires des autres très peu très concrètement très peu en fait principalement mes lectures sont tournées autour de ma documentation autour de mes de mes centres d'intérêt mais qui vont nourrir en fait ce que j'écris j'ai plus de temps pour la fiction parce que je la j'arrive mieux à la fractionner je peux voir 20 minutes d'un épisode télé que je fractionne en 10 fois dans la journée enfin j'arrive à le faire alors qu' une lecture en fait une fois que je suis dedans j'ai pas envie d'arrêter et ça finalement ça me chronophage c'est plus chronophage pour moi mais de toute manière d'une certaine manière si c'est pas la lecture je suis obligé de me nourrir de toute manière parce que sinon au bout d'un moment on a dit ce qu'on avait à dire et on a beau être dans l'introspection quand on écrit euh on n pas non plus des milliers de choses à raconter sur soi quoi HM donc voilà moi ça fait longtemps que que je fais ce métier j'ai toujours réussi à me renouveler parce qu' effffectivement je je avant je faisais de la bande dessinée j'enais quand même publié 35 des albums de bande dessinée j'ai fait en fiction ouais en fiction j'en suis à 80 80 fictions qui ont été diffusé donc des histoires j'embrasse tous les tous les jours mais c'est aussi parce que j'observe beaucoup de monde je j'écoute des podcasts ce qui me nourrisse beaucoup aussi autant que la lecture B voilà vous voyez je suis d'accord TR bien c'est un bon format oui il y a al il y a un thème un thème très fort dans dans ce roman qui qui est en plein de l'actualité ce que je disais tout à l'heure c'est que ce ce livre on sent que il est imprégné de de plein de choses alors il y a vous faites référence à l'affaire benala vous vous parlez des brièvement des des gilets jaunes en tout cas des des blocages de de de Paris une farce Mme c'est même une farce ouis vous pouvez la raconter la farce bah oui parce que forcément j'écris le livre un peu en décalage avec la période de temps dans laquelle ça se déroule et j'ai une scène à un moment où j'ai Thomar et son mentor Bertier qui sont dans la voiture et en fait il y a un embouteillage le long du métro aérien puis se rendre compte que c'est deux mecs ouvriers de la ville de Paris qui ont des gilets jaunes et qui sont en train de bloquer et Bertier lui dit c'est quand même pas de cons avec des gilets jaunes qui vont bloquer tout le pays ouais ouais ouais ouais mais ça il ne le sait pas mais bientôt ça va venir mais en fait oui voilà c'était une forme de blague ça mais sinon en fait ce que je fais sur l'actualité c'est que dans la période de temps où se déroule mon histoire je regarde tous les anciens journaux télévisés de cette période-là ouais pour avoir l'état exact euh de l'information au moment où ça se déroule parce que souvent ce qui se passe notamment benala par exemple c'est que les affaires bon bah elles passent d'un pan à un autre pan de l'affaire et cetera mais euh moi je suis pas censé le savoir donc enfin mes personnages ne sont pas censés le savoir donc je prends à l'instant T exactement ce qu'ils savent pour pouvoir nourrir mes romans en fait benala c'est un personnage de roman non bah oui de BD je pense de BD plutôt le BD humoristique bah euh oui enfin en tout cas satirique c'est sûr je pense ils en parlent souvent les flics de l'affaire benala non non pas tant que ça mais très sincèrement moi j'ai pas c'est souvent moi qui met ça ouais euh mais la réalité c'est qu'en fait ils sont tellement pris dans leurs propres aff AFF faire que il parle des grandes affaires je ve dire quand il y a quand il y a l'histoire du un autre moment je parleris de ça l'histoire de la matraque l'agression à la matraque et cetera ils en parlent parce que c'est tellement énorme que mais c'est en même temps c'est pas les mêmes services c'est pas les mêmes flics en fait donc ils ont même pas forcément d'avis là-dessus parce que ils connaissent pas les gens en fait à la police criminelle les gens sont très pragmatiques euh que ça soit un policier ou que ça soit quelqu'un du civil à partir du moment où il y a un et cetera ils vont réfléchir de la même manière c'est pas parce qu'il est policier qu' aura une présempption d'innocence ils vont réfléchir exactement de la même manière et se dire bah attends le gars il est là comment ça a pu se passer il ont commencé à à mettre les jalons de leur enquête pour voir comment ça a pu personn com mais en fait en réalité moi j'ai j'ai j'ai très rarement entendu parler d'affaires internes avec les policiers avec lesquels j'ai discuté souvent ils me parlent des affaires sur lesquelles ils sont eux ouis ce qui les intéresse quand même beaucoup plus quoi alors donc un type d'affaire qu'on peut découvrir dans C dans cette histoire c'est donc ça parle de des violences faites aux femmes hein votre votre victime est retrouver dans une dans une piscine et les les les veines tranchées a priori c'est un suicide on va découvrir au fur et à mesure sans spoiler hein mais que c'est peut-être un suicide forcé c'est même une réalité aujourd'hui euh comment vous êtes venu un petit peu sur ce terrainlà alors je suis je suis venu à la base de manière assez violente c'est-à-dire dire que j'étais en train d'écrire mon précédent roman à valenche hôel et je vois d'un coup dans la rue sur sur les kiosques la couverture des arocuptibles avec bertr RA qui disait je ne sais plus quoi mais un truc qui voulait dire soyez gentils j'ai payé ou un truc comme ça c'était le sens de cette couverture et il s'en suit bien entendu un énorme débat sur les réseaux sociaux et cetera et moi ça fait naître en moi un un tel sentiment de révolte que je me dis bah voilà le prochain Tom AR can c'est ça je savais pas la forme que ça aurait je sais pas de quoi ça parle ça allait parler exactement mais je voulais qu'il y ait une réaction à ça et en fait dans l'été a commencé à émerger le mouvement des Mitou je me suis rendu compte que le thème était beaucoup plus large que Bertrand Kanta que c'est c'était juste le déclencheur et là aussi je me suis rendu compte que comme moi j'allais mettre un an à écrire le livre et qui sortirait l'année après et cetera ça allait être énormément traité qu'il il allait avoir espèce de vague euh et dans l'actualité et et puis ça ça s'est ça s ça s'est avéré juste et donc je marchais un peu sur des œufs en me disant mais attention parce que comment je traite ce sujet moi qui suis un homme en même temps j'ai pas toutes les données j'ai pas conscience même de l'ampleur du phénomène donc j'ai commencé à chercher qui pourrait euh me documenter en fait me donner et je me suis rendu compte en fait que dans mes contacts facebook j'avais yel méou qui était une avocate spécialisée dans les dans les violences faites aux femmes donc je l'ai contacté en lui demandant de la voir et il se trouve qu'elle avait lu mes mes deux précédents romans qu'elle connaissait thomcou ouais donc elle m'a tout de suite dit oui très gentiment elle m'a et elle elle m'a adressé un peu le périmètre de toutes les violences faites aux femmes et elle m'a aiguillé sur le thème précis du suicide forcé qui qui d'ailleurs corroborait cette fameuse couverture des inocuptibles c'està-dire que il y avait aussi une affaire en cours bertr Cantas sur son ex-femme qui s'est suicidé oui voilà et il mou monter une procédure sur cette affaire là spécifiquement voilà j'ai découvert ça en même temps que je découvrais que je elle était dans mes contacts donc il y a une espèce de hasard comme ça qui m'a fait rencontrer la bonne personne qui m'a expliqué en fait qui ce qui était compliqué pour moi c'est que moi comme mes personnages sont des policiers des magistrats des avocats j'avais besoin du point de vue de la police sur les violences faites aux femmes de la police et de de du milieu judiciaire pas le point de vue de la société euh et du coup grâce à elle j'ai eu très clairement en fait où on en était la jurisprudence les affaires précises et aussi cette forme de sororité mais qui englobe aussi des hommes dis sororité mais il y a aussi des hommes à l'intérieur à l'intérieur de la justice qui essae de faire avancer cette jurisprudence et ça amène effectivement à bah ce qu'on voit aujourd'hui c'est-à-dire une avancée dans les textes puisque j'ai remarqué que hier avait été voté le fait de de de rentrer dans le Code civil la notion de suicide forcé ce qui n'existait pas avant donc c'est quelque chose c'est c'est une réalité c'est quelque chose qu'on qu'on découvre et qui va peut-être sans doute même donner l'objet de enfin qui va faire l'objet de de procédure dans dans dans les semaines les mois qui viennent bah sans doute parce que en fait la la grosse difficulté que m'a expliqué donc yel c'est que dans la sphère publique il y a assez rapidement une réaction du législateur parce que on on pu avoir des des condamnations pour tellement moral qui entraîne la mort par exemple Orange il a des il y a eu des jurisprudences des condamnations dans la sphère privée non pourquoi parce que la sphère privée on imagine que le nombre d'affaires va être peut-être importante peut-être que c'est quand même les violences faites aux femmes c'est une espèce de d'iceberg dont finalement le les violences physiques sont le sommet euh et elles entraînent la mort et on peut le prouver et on peut condamner parce qu'il y a eu violence physique mais en dessous il y a toutes les violences psychologiques qui sont lesgion et certaines peuvant entraîner le suicide forcé donc la mort aussi mais à un niveau sous le sous le niveau de l'eau quoi qui fait que jusqu'à maintenant on narrive pas à le prouver on narrive pas à condamner euh donc le législateur on peut comprendre que d'une certaine manière ouvrir le champ des possibles à ça c'est ouvrir c'est multiplier les affaires les procédures et et mettre la justice dans une situation de pas pouvoir faire face ce qui est déjà souvent le cas je pense que c'est ça il y a aussi la notion de si quand ça va se passer en en France on on a un système de d'experts donc là c'est la porte ouverte à tous les experts parce que forcément il va falloir prouver que telle personne était sous telle emprise mais elle est morte donc il va y avoir expertise sur expertise je ne sais pas si j'ai pas je suis pas le le mieux placé pour en parler mais je suis pas persuadé au vu des affaires que j'ai pu connaître que le monde des experts justice soit un monde ultra efficace et reconnu il y a toujours des contre-exertises on remet toujours en question l'expertise de l'expert enfin c'est c'est quand même une nébuleuse en fait et et dans laquelle voilà je pense de nombreuses affaires vont s'ouvrir et tracer la voix quoi est-ce que finalement alors on parle de de des de suite forcé mais les violences conjugales on a vu que c'était difficile pour pour les femmes de porter plainte c'était difficile encore plus difficile de se retrouver devant devant devant devant le tribunal est-ce que au fond c'est pas juste le témoignage de de d'un déséquilibre entre les hommes et les femmes au sein de ces institutions la police la justice est-ce que est-ce que c'est pas finalement des des des univers d'hommes essentiellement est-ce que ça explique en partie le fait que les femmes soient pas entendu vous qui les connaissez un peu cet univers euh c'est difficile de répondre parce que je pense que tout est enfin j'ai l'impression d'être ultra féministe en disant ça mais c'est c'est la réalité tout tout est un univers d'homme enfin a priori ça s'ouvre mais à la base tout était univers d'homme mais je veux dire la police cétait un univers d'homme il y a eu des femmes commissaires qui sont arrivées ça s'ouvre de plus en plus mais si vous regardez l'école de magistrature par exemple ce que j'ai fait pour pouvoir écrire celle qui pleurit sous l'au parce que j'ai justement une un personnage qui VI là procureur c'est 85 % des femmes des jeunes femmes qui sont souvent très bûcheuses qui qui qui font leur école trs jeunes qui sortent diplômé et qui se retrouvent balancé effectivement dans la justice et cetera donc je pense que de toute manière il va y avoir une évolution parce que le T ces métiers se féminisent maintenant c'est sûr que je dirais le passé ne montre pas un regard très bienveillant à l'égard de ces affaires parce que principalement c'est des hommes qui s'occupaient de ces affaires là et que ça les intéressait pas trop de de se pencher dessus c'est un fait quoi ouais c'est un fait mais je pense que ça va forcément évoluer de par le fait qu'il y a depu en plus de femmes qui prennent qui prennent ses affaires entre leurs mains maintenant maintenant la la la difficulté aussi c'est que il faut arriver à trouver une juste mesure là-dedans c'est-à-dire que c'est ce que j'ai essayé de faire dans le roman aussi tout le monde n'est pas pervers narcissique euh la violence psychologique c'est quelque chose de très précis qui peut qui dont certains aspects peuvent être je veux dire le fait de gens normaux qui se rendent pas compte que il devrait pas dire ça euh mais après il y a pas que il y a aussi ceux qui sont vraiment des des des sociopathes quoi ou qui ont amente d'empathie donc ce que je veux dire c'est que il va y avoir ça va devoir s'équilibrer parce que forcément en enfin pervers narcissique par exemple c'est un terme que je j'emplois pas dans le roman et j'aime pas employer parce que c'est un terme qui est totalement galvodé parce que tout le monde est s tous les hommes un moment ouais l'impression que tous les hommes qui qui se séparent de leurs compagne sont peuvent potentiellement être des pervers narcissiques ce qui est pas du tout le cas et il va falloir à un moment on on se rend compte que c'est quand même un phénomène quasi pathologique et et et que on puisse l'isoler de de cette masse là mais bon ça c'est un travail de longue haline à mon avis alors chez les flics on a beaucoup parlé de Thomar mais il y a aussi Ronda dans le dans dans l'histoire sa qui est sa partenaire et sa compagne aussi même si c'est compliqué pour eux ce personnage de de de de fliquette entre guillemets c'est pas je sais pas l'expression n'est pas forcément ouais B est ou elle est lieutenant de de police elle est elle est elle est à l'image de de beaucoup de jeunes femmes qu'on rencontre dans dans dans la police bah oui oui il y en a plein il y en a plein qui sont vraiment impliqués à la même ampleur que les hommes dans toutes les affaires c'est un personnage que j'aime beaucoup parce que elle elle a une double difficulté c'est que euh bon déjà il faut qu'elle qu'elle arrive à faire sa sa voix dans un dans dans une police qui est quand même principalement masculine même s'il il a il y a beaucoup de femmes mais il y a quand même plus d'hommes que de femmes et puis aussi elle elle a eu la mauvaise idée de tomber amoureux de son chef de groupe ou tomber amoureuse de son chef de groupe donc elle doit aussi gérer ce cette relation euh qui est pas évidente euh donc voilà je c'est c'est un personnage que j'aime beaucoup et qui prend beaucoup d'importance dans ce roman parce que c'est elle qui est le moteur en fait de justement euh le réveil un peu collectif de tous ces garçons là qui sont dans son groupe qui sont tous de gentils garçons parce que on les a suivi dans les deux autres r on a vu qu'ils étaient pas particulièrement phocrat ou ouais ouais que c'était pas voilà mais ils ont pas l'impression que c'est très important en fait et elle va dire si c'est important et c'est un peu c'est un peu mon réveil à moi Ronda c'est un peu moi qui m'intéressant au sujet voyant émerger le mouvement Mitou me rend compte aussi de de l'ampleur de des dégâts en fait j'avais envie que ce personnage réveille un peu ses ses camarades quoi elle est elle est amoureuse de de Thar est-ce que est-ce que les couples c'est fréquent dans la police les histoires d'amour ou même même les liaisons est-ce que c'est bien vu de d'avoir une histoire avec son son collègue bah ça je je suis pas hyper bien placé pour répondre parce que j'ai pas de statistiqu là-dessus mais je pense que je pense que c'est fréquent parce que c'est je dirais que c'est fréquent dans le monde du travail c'est en renontre quand même des gens là où là où on passe le plus de temps la police étant un lieu où on passe beaucoup de temps voilà après je pense que c'est très compliqué je pense que c'est très compliqué de parce que tout tout ce qui forme le couple c'est quand même principalement le quotidien qui forme un couple euh bon ben le quotidien pour les flics euh c'est leur travail donc euh sortir du travail pour rentrre à la maison on ramène les problèmes quoion continue à parler des histoires ouis créer un quotidien à côté de ce métier c'est quelque chose qui est compliqué alors le créer à deux on imagine le niveau de complication après il y a moi je je j'ai je connais des policiers qui ont qui ont une famille des enfants et qui arrivent à s'en sortir c'est pas la généralité mais il faut euh sans doute des des pas comment dire ça des des partenaires des maris des femmes qui soient particulièrement adapté à à être avec un métier de passion B il y a autres métiers hein où c'est comme ça bien s chirurgien les journalistes aussi sans doute les journalistes sans doute aussi les auteurs aussi hein les auteurs c'est particulier aussi mais en police ce qu'il y a c'est que en plus il y a le danger je veux dire et en plus l'actualité donne enfin rassure pas quoi c'estd que si les policiers étaient ultra respectés je pense que ça pourrait atténuer cette notion là mais là en plus policier aujourd'hui c'est pas ça peut être risqué sa vie dans plein de cas donc voilà j'aimerais qu'on termine en parlant de de Ben des médias en général et de des différents supports sur lesquels vous vous vous exercez vous faites partie de ces auteurs français qui j'ai un peu à l'américaine ça se voit beaucoup vous faites de la série vous faites du roman on sent que s'il fallait faire raconter des histoires sur sur Twitter vous le feriez vous vous n'hésitez pas à vous emparer de des différents supports pour vous est-ce qu'ils sont est-ce qu'ils sont complémentaires est-ce qu'ils sont en concurrence comment est-ce que vous vous jonglez avec ces différents support alors pour moi ils sont très différents je trouve que chaque support a vraiment ses spécificités aussi bien dans la manière de de le traiter de raconter l'histoire que dans finalement ce que tu peux raconter c'està-dire que par exemple moi en tant que e pour la télévision j'ai souvent été contactter travaillé sur les adaptations de romans et la première chose que j'explique au romancier c'est qu'il faut qu'il oublie son roman en fait c'est que ça ne sera pas son roman ça sera un reflet de son roman par certains aspects et autre chose de complètement différent par d'autres c'est pour ça d'ailleurs que c'est très compliqué d'aimer l'adaptation d'un roman qu'on a aimé parce que il y a autant de lecteur qui a de de roman quoi on se fait une image de tous les personnages et on narrive jamais à le faire en visuel on est obligé de faire des choix en permanence après par exemple en BD j'appréciais énormément la relation avec le dessinateur c'est que il y avait un enrichissement en fait immédiat de l'histoire et du texte par un dessin donc il y avait une jouissance vraiment de voir la mise en image immédiate euh qui est moins présente dans l'audiovisuel en audiovisuel moi une fois que j'aié cré un scénario souvent euh je suis un tout petit peu associé au moment du casting parce qu'il y avit avoir des lectures et cetera mais je vois le film beaucoup plus tard j'ai oublié même que j'avais écrit ce scénario et on me dit ah bah le film est prêt tu peux le voir et j'ai pas cette attachement alors que dans la BD c'était immédiat j'aienvoyé des pages Alex Hugo sur France 2 vous vous vous le suivez de loin ou pour vous c'estah je peux pas le suivre de loin parce que j'ai franchement j'y travaille donc tous les ans depuis 6 ans j'aiécrit au minimum un épisode par an et ça ça vous échappe un peu quand même oui complètement après maintenant je connais très bien bah les acteurs les réalisateurs donc je je sais que tout est entre bonne main et que j'aurais pas de surprise particulière je me dirais pas ah ouais j'aurais pas pensé que ça serait non non Alex Hugo c'est c'est justement la magie de ce de ce programme c'est que non seulement il marche super bien sur France 2 mais en plus ça a créé une espèce de famille globale comédien technicien producteur scénariste qui fait que tout le monde est en confiance et et ça roule quoi mais c'est rare en fait en audiovisuel souvent c'est du coup par coup c'est on sait pas si ça va marcher on sait pas si ça va continuer on sait pas si le comédien va rester on sait pas là c'est même les lieux de tournage Alex Hugo j'avais publié une une image sur Instagram qui avait envoyé Samuel lebillon où il y avait la salade Alex Hugo euh dans dans le coin du village où ils sont donc c'est devenu une espèce d'institution mais ça c'est il y a que la télé qui peut offrir ça parce que c'est tellement puissant en fait en terme de de médias que voilà tout chaque épisode d' Hugo c'est plus de 5 millions de spectateurs et on sent que ça s'inscrit durablement quoi euh au bout de 6 ans que ça continue à être 5 millions de spectateurs ça c'est rentré dans la vie des gens et les comédiens vieillissent et ça se voit euh euh pas trop enfin en tout cas ils espèrent mais euh ça se voit dans les personnages les rapports tout tout tout se transforme ça c'est génial il y a je pense qu'il y a que en série qu'on peut vivre ça justement est-ce que Thomar pourrait venir faire de la concurrence à Alex Hugo vous imaginez les les les ces deux personnages en concurrence en prime time sur deux grandes chaînes ça serait drôle non bah moi j'adorerais j'adorerais que Thomar s'incarne à la télévision hein bien s euh voilà après le le personnage de Thomar est un personnage assez sombre euh trop sombre pour la télé il y en a eu des des flicsom je pense à braco je pense à oui oui mais je pense que je pense qu'aujourd'hui la notion de trop n'existe plus en télé je veux dire la concurrence est elle elle est mondiale et pas seulement américaine elle est européenne elleelle vient de tous les pays du monde que on peut pas s'interdire d'avoir des personnages un peu sombres euh donc voilà si c'est possible on va dire que au niveau testimonial on en téléfançaise on a on aime beaucoup le mot solaire le mot solaire on attend souvent il faut que ça soit solaire il faut qu'il soit solaire sauf que sauf que les personnages solaires dans une société qu' l' quand même de moins en moins paraissent de plus en plus comme une tâche au milieu du tableau quoi donc pour moi Alex Hugo par exemple et un personnage qui évolue au soleil mais qui n'est pas particulièrement solaire non euh il est empathique mais il est aussi assez intériorisé et on sent que il y a il y a quand même de la souffrance euh donc je pense que oui il peut y avoir de la place pour tomar vraiment moi ce que j'aime bien dans le personnage de Tomar aussi c'est que c'est un personnage qui est multi-ethnique c'est que il a un aspect culturel à travers sa mère ses origines qui enfin qui existe en fait et et qui est je trouve pas suffisamment montré en fait vous y travaillez c'est c'est vous avez des des approches déjà pour pour le faire oui j'en ai j'en ai j'en ai j'en ai après on est dans une période où justement la télévision est un peu en mutation il y a les chaînes institutionnelles mais il y a aussi toutes les plateformes qui arrive qui sont au début de l'invasion he parce qu'il y en a quand même un grand paquet qui arrive donc bah ça chamboule un peu hein c'est pas les mêmes producteurs des fois c'est pas les mêmes auteurs c'est pas les mêmes conditions non plus donc j'ai j'ai j'ai pas mal d'intérêt mais je dirais que déjà habituellement le le le flux de de création de séries c'est déjà un truc assez lent alors là c'est encore plus lent parce que comme t se chamboule on attend un peu de se voir mais mais j'ai bon espoir et puis Alex et puis tomarkan c'est c'est un personnage qui va revenir et qui qui prend de la force en fait moi le temps est avec moi pour ça donc plus oui plus plus il y a d'histoire plus plus il y a de matière plus vous le connaissez plus vous serez vous serez prêt le moment venu à absolument je sais absolument comment l'adapter je sais déjà mais donc si Netflix appelle ah oui oui il y a pas de problème j'ai l'équipe j'ai tout ce qu'il faut bon on lance un appel aux équipes de Netflix en France qui vient de s'installer et qui peut-être aur envie de de porter les histoires de de Nico taquan à l'écran merci Nico merci beaucoup à toicievir c'est la fin de cet épisode consacré à Nico taquan et son nouveau roman celle qui pleurait sous l'eau publié chez Kalman Levy je vous invite à le liker à le partager et tout simplement à en parler avec d'autres passionnés de lecture comme vous tous les épisodes précédents sont disponibles sur les plateformes de téléchargement et sur la page spéciale qui lui est consacré sur LCI.fr les gens qui lisent sont plus heureux c'est aussi un compte Instagram où vous pouvez retrouver les coulisses de chaque épisode je vous dis à bientôt et bonne lecture
Arnaud Bonnet