Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 9 décembre 2025 18 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesSantéInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Le budget de la Sécurité Sociale adopté : la fin des ennuis pour Sébastien Lecornu ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Le budget de la Sécurité Sociale adopté hier soir avec un scrutin très serré, 13 voix près. Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé ?

  • 1:05OuverteRéponse directe

    Quel avenir pour Sébastien Lecornu ? Dans quelles mesures sort-il renforcé ?

  • 1:27OuverteRéponse directe

    Nouveau coup de poker pour Sébastien Lecornu. Il n'a pas utilisé le 49-3. Peut-il se réveiller avec l'esprit léger ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que Lecornu peut prendre le même risque, ne pas utiliser le 49-3 pour le budget de l'État ?

  • 4:57OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron se sort plutôt affaibli. Comment le prend-il ?

  • 6:13OuverteRéponse directe

    Est-ce que les députés apprennent le difficile art du compromis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:55PrésentateurChiffre
    « le scrutin était très serré, 13 voix près »
  • 0:58InvitéFait
    « Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a compté et recompté le nombre de députés qui voteraient en faveur du texte »
  • 1:05PrésentateurFait
    « la suspension de la réforme des retraites »
  • 1:33PrésentateurFait
    « Il n'utilise pas le 49-3 »
  • 5:55InvitéChiffre
    « 93 abstentions qui ont permis, au seuil de la majorité, de baisser »
  • 6:03InvitéChiffre
    « 13 voix d'écart entre les pours et les contres »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Présentateur 222 %
  • Invité3 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. Il est 8h10 sur RCF et Radio Notre-Dame. Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez. Cela faisait longtemps que nous n'avions pas traité de politique avec l'invité de la matinale. C'était pour tout vous dire à dessein. Il y a un côté assez lassant à se faire l'écho chaque matin des derniers échecs, des incapacités à avancer. Mais hier soir, l'Assemblée a franchi un cap important, le vote du budget de la Sécurité Sociale. Et Clara, le scrutin était très serré, 13 voix près.

0:40
Invité

Oui, tout au long de la journée, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a compté et recompté le nombre de députés qui voteraient en faveur du texte. Signe de ce scrutin serré, même la présidente de l'Assemblée Nationale, Yann Broun-Pivé, qui habituellement ne vote pas les textes, est sortie de sa réserve hier soir.

0:55
Présentateur

Et sur le fond, ce projet comporte notamment la suspension de la réforme des retraites.

0:58
Invité

Oui, la mesure est suspendue jusqu'à la prochaine élection présidentielle et haute victoire pour le groupe socialiste, l'augmentation de la CSG.

1:05
Présentateur

Beaucoup de choses donc à analyser. Quel avenir pour Sébastien Lecornu ? Dans quelles mesures sort-il renforcés ? Et comment les oppositions s'organisent maintenant qu'il faut travailler sur le budget de l'État ? On en parle avec notre invité ce matin.

1:15
Invité

Et vous recevez Jean Petot, politologue, expert associé au Think Tank Spiral Institute.

1:20
Présentateur

Bonjour Jean Petot. Bonjour. Et merci beaucoup d'être en ligne avec nous ce matin. Nouveau coup de poker donc pour Sébastien Lecornu. Il avait eu l'audace de la démission. Il en était sorti renforcé. Cette fois, il n'utilise pas le 49-3. Il peut se réveiller avec l'esprit plutôt léger ce matin. Oui, alors ça peut être d'une courte durée parce que vous avez dit vous-même que le feuilleton est loin d'être terminé. On est sur une séquence longue.

À la fois, même pour le projet de loi de finances sur la sécurité sociale, il doit y avoir une troisième lecture à l'Assemblée nationale, dite définitive, la semaine prochaine, où il y a fort à penser ou parier que le vote soit à peu près comparable à celui qui est advenu hier. Mais étape, j'allais dire, de montagne, plus compliquée, c'est le budget général de la France qui doit être voté, si on ne veut pas passer par d'autres mécanismes, avant le 31 décembre. C'est la première fois depuis 2022 que le projet de loi de financement de la sécurité sociale est adopté sans l'article 49-3, le fameux « il a pris un risque ».

Est-ce que, selon vous, il peut prendre le même risque, ne pas utiliser le 49-3 pour le budget de l'État ? Oui. D'une certaine façon, il y est presque conduit, contraint, puisqu'il a pris cet engagement dès le début de ce nouveau gouvernement. Vous vous souvenez des péripéties qui ont vu naître ce gouvernement dit « le corps nudeux » de ne pas utiliser cet outil constitutionnel, malgré d'ailleurs un certain nombre de conseils, y compris qu'il vienne des rangs du Parti Socialiste.

Vous avez peut-être compris que François Hollande lui-même estime que se priver de l'outil constitutionnel du 49-3, qui n'a rien d'anticonstitutionnel, évidemment, mais surtout même rien d'antidémocratique, puisqu'il fait partie de la loi fondamentale depuis 1958, c'est d'une certaine façon restreindre la marge de manœuvre de l'exécutif. Alors, ce qui est intéressant aussi, c'est que ce projet de loi de finances sur la sécurité sociale, c'est un dispositif qui a été mis en place sous Alain Juppé, quand il était Premier ministre. Vous vous souvenez des grandes grèves de novembre-décembre 1995 ? Ça fait partie de la réforme qui est en vigueur et qui s'applique depuis 1996.

C'est donc la première fois qu'un PLFSS est voté ainsi. Après une aussi longue période de discussion, on n'a pas connu ces heures de débat pour un PLFSS. Jean Petot, on n'a pratiquement pas vu Sébastien Lecornu depuis un mois. Et pour autant, ça passe. Ça montre que le bataille médiatique qu'on a pu voir avec de précédents premiers ministres ne permet pas d'obtenir de résultats satisfaisants. Oui, c'était une très bonne remarque. En fait, on ne l'a pas vu le 11 et j'imagine voulait dire nous. Les médias. Les Français, les médias, etc. En réalité, d'après ce que l'on sait, les parlementaires et surtout les députés l'ont beaucoup vu.

C'est-à-dire qu'il a été, comme on dit, selon l'expression consacrée, il a été au banc, il a siégé au banc des ministres très souvent, en particulier quand, pardon la trivialité du terme, mais quand ça chauffait ou quand il fallait arbitrer. Car on voit bien que ce projet de loi de finances de la sécurité sociale concentre sur lui un certain nombre de critiques de plusieurs horizons, en plus. Et pour autant, il est l'objet d'un compromis. Et pour réaliser un compromis, il faut se donner les moyens de faire un compromis. Et ça, ce n'est pas forcément dans les studios de radio ou sur les plateaux télé que ça se passe. Jean Peutot, en revanche, Emmanuel Macron, lui, se sort plutôt affaibli.

On voit la suspension de la réforme des traites qui était quand même une de ses grandes mesures. Politiquement, comment le prend-il ? Écoutez, je ne saurais sonder le cœur et l'âme du président de la République. C'est sûr que la réforme des retraites pour le second quinquennat était, comme on dit, un totem. C'est-à-dire, ça et la politique de l'offre en termes économiques. Alors, le fait qu'effectivement Sébastien Lecornu ait osé, et sans doute il ait mis, la possibilité de revenir sur ce texte dans la balance pour accepter de repartir à Matignon, c'est un caillou dans la chaussure du président de la République. Mais le président de la République n'a pas de majorité parlementaire.

C'est quelque chose qui est quand même évident et qu'il faut rappeler. Et on le voit dans le décompte du vote. 93 abstentions qui ont permis, au seuil de la majorité, de baisser. 13 voix d'écart entre les pours et les contres. Ça montre bien qu'il n'y a plus de majorité du tout présidentielle à l'Assemblée nationale. Jean Peutot, est-ce que, petit à petit, les députés sont en train d'apprendre le difficile art du compromis ? D'ailleurs, ça nous étonne un peu. Oui, c'est vrai. C'est une nouveauté dans le paysage politique français. Pourquoi est-ce qu'il y a cette absence de culture de compromis ? C'est parce que vous êtes sur une matrice.

Certains sociologues parleraient d'un habitus, c'est-à-dire quelque chose qui relève presque de l'inconscient, qui, maintenant, à près de 70 ans, 67 ans, si on compte depuis 1958, ça veut donc dire que cette matrice, c'était quoi ? C'était la bipolarisation de la vie politique française, deux blocs qui permettaient de dégager une majorité, dans un sens ou dans un autre, dit de partis de gouvernement. Eh bien, dans cette configuration-là, il n'y avait pas de compromis. Si vous voulez, c'est un petit peu toute chose égale.

Par ailleurs, dans le système politique britannique, vous avez une bipolarisation quasi constante, de temps en temps l'émergence d'un troisième parti, mais entre les conservateurs et les travaillistes, il n'y a pas de compromis entre eux, puisque vous avez deux blocs qui sont figés. Eh bien là, depuis à la fois 2022 d'une part, mais surtout 2024, les blocs ont volé en éclats, et le nombre de morceaux de la porcelaine éclatés, c'est 11 groupes parlementaires à l'Assemblée nationale. Voilà. Nous sommes avec le politologue Jean Petot pour décrypter cette étape importante hier, le vote du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale.

Jean Petot, il y a évidemment cette iconique suspension de la réforme des retraites. Si on peut revenir ainsi sur des lois déjà votées pour obtenir un accord politique, est-ce que ce n'est pas la porte ouverte à certaines dérives et à une instabilité chronique pour les décideurs ? Alors on peut le lire comme ça, oui, c'est une lecture possible. Il y a une autre qui consiste à poser comme principe qu'en démocratie, ce qu'une majorité, même relative à voter, une autre majorité peut le faire.

Ça, c'est le principe, sauf éventuellement à inscrire dans le marbre de la Constitution, par exemple, dans la lettre de la Constitution, c'est-à-dire un texte qui est au-dessus des lois, en termes de hiérarchie des normes, des principes comme l'interruption des ventaires de grossesse qui a été inscrite dans la Constitution lors de la dernière réforme constitutionnelle. Alors une loi normale, une loi organique, il en va aussi par exemple ainsi du mode de scrutin, qui n'est pas du tout une loi constitutionnelle, ni même une loi organique, eh bien elle peut être changée. Ça c'est, je veux dire, c'est la vie normale de la démocratie.

Alors vous avez raison d'employer le terme d'iconique, parce qu'on voit aussi que dans la politique, les symboles comptent beaucoup, car d'une part, effectivement, ce n'est pas la suppression, comme vous pouvez le demander certains groupes politiques radicaux, je pense en particulier à LFI, mais c'est la suspension, et c'est une suspension qui porte jusqu'à la prochaine présidentielle, donc dans les faits, jusqu'en janvier 2028, et quand on regarde dans le détail, ça permet à les éventuels retraités de partir à 62 ans et 9 mois, au lieu de 63. Jean Petot, est-ce que vous êtes avec nous ? Je crois que la liaison a coupé. Je pense que vous sur quelques trimestres, voilà.

La liaison a coupé une demi-seconde, mais vous êtes bien avec nous, Jean Petot, ce matin. Je vous propose d'analyser aussi les conséquences pour les différents partis politiques, parce que c'est intéressant, en creux à l'instant, vous parliez notamment, j'imagine, des Insoumis qui raillent Olivier Faure, qui s'est en quelque sorte allié avec Sébastien Lecornu. Déjà pour le groupe socialiste, celui d'Olivier Faure, il y a eu une forme de revirement désormais, ils sont presque les alliés de Sébastien Lecornu, en tout cas pour ce texte, les Insoumis parlent même de supplétifs de la Macronie, en parlant d'Olivier Faure.

Oui, alors c'est là que le vocabulaire politique doit être entendu avec une certaine distance ou une certaine capacité de relativisation des termes, car évidemment que si on se limite à la surface des choses, à l'écume des mots, les noms d'oiseaux, comme on dit de manière un peu fébisée, pleuvent d'un côté comme de l'autre. Enfin, ils sont surtout d'ailleurs tirés du côté, à partir de LFI, vis-à-vis du Parti Socialiste. Bon, ça, ce n'est pas nouveau en politique. Il m'est arrivé de faire quelques communications sur les injures et les insultes en politique. Là, on est presque dans du vocabulaire fleuri.

Alors, c'est vrai qu'il fallait voir l'intervention de la présidente du groupe parlementaire LFI hier dans la salle des quatre colonnes à la sortie du vote, vers 19h50, pour comprendre qu'elle était, avec ses amis parlementaires, comment dire, remontée. Bon, ça, ça fait partie, encore une fois, du jeu. Ce qu'il faut noter, c'est que le Parti Socialiste a été engagé depuis maintenant, y compris d'ailleurs à l'époque du gouvernement de Bérou, dans une voie de compromis, et en tous les cas, souhaitant mettre en haut de ce qu'il ne voulait pas avoir, une dissolution.

C'est-à-dire, en fait, la volonté, et ça, c'est la ligne Hollande qui l'a remportée, qui l'a remportée en particulier vis-à-vis du premier secrétaire du Parti, Olivier Faure, avec le renfort du président du groupe socialiste, Maurice Vallaud, l'idée, c'était de se gagner du temps pour aller, dans la configuration législative de la mandature de 2024, aller ainsi à la présidentielle. Donc, dans ces conditions-là, l'ultima ratio du comportement du groupe socialiste, c'est de ne pas provoquer une éventuelle dissolution, d'où ce soutien au PLFSS, qui va vraisemblablement se renouveler au prix, sans doute encore, de discussions, d'échanges, de compromis à passer avec le budget général.

C'est la considération vers laquelle on s'oriente d'ici la fin de l'année. Mais Jean Petot, vous savez mieux que personne que les prochaines élections, ce sont les municipales et que, dans certaines communes, il y a une alliance entre les socialistes et les insoumis. Est-ce que cette bisbille à l'échelle nationale entre insoumis et socialistes ne risque pas d'affaiblir certains candidats de gauche aux élections municipales ?

Alors, là aussi, ce que je remarque est tout à fait pertinent, on aura certainement peut-être, si vous le voulez bien, l'occasion d'en reparler dans la perspective des élections municipales, il faut à la fois comprendre que les élections municipales fonctionnent comme la partie d'un tout qui est la vie politique nationale, mais également avec des spécificités locales et des nuances qui correspondent à autant de configurations territoriales et municipales. Et c'est ça qui est très intéressant dans ce scrutin, dans ce scrutin qui est un mix, en quelque sorte, qui est hybride, selon une expression, selon un terme qu'on en voit de plus en plus.

C'est un mélange, en ce sens, appelle des facteurs locaux de la vie politique et des éléments de structure nationale. Et par exemple, dans la vie politique française, on a vu comme ça, y compris d'ailleurs, même encore en 1971 ou 1977, même en 1977, où l'Union de la Gauche fonctionnait, on a vu des situations locales qui étaient dérogatoires au programme commun d'Union de la Gauche où vous aviez des socialistes qui, d'une manière ou d'une autre, siégeaient encore dans des municipalités, y compris de villes moyennes, avec des gens du centre droit qui étaient par exemple proches de l'UDF.

Donc ça, s'il faut l'avoir en tête, on ne peut pas considérer que le patron au sens d'un modèle de couture nationale s'invole au plan local aux élections municipales. On a parlé de l'Union des Gauches, parlons de l'Union des Droites puisque Nicolas Sarkozy qui sort aujourd'hui son livre, justement, parle de la disparition du Front Républicain. Est-ce que le temps est venu, j'en peux tôt, pour l'Union des Droites ? Écoutez, c'est un des aspects pertinents et importants des deux ans qui vont venir par rapport à la future présidentielle.

La question, c'est, est-ce qu'on va assister à une recomposition des droites entre la droite dite républicaine et la droite dite nationale au profit de la droite nationale, au profit du Rassemblement national, bien sûr, comparable à ce qu'on a connu à gauche dans les années 70 jusqu'en 81 entre l'EPC, le Parti communiste français et le Parti socialiste, ça s'appelait l'Union de la gauche avec l'ajout du mouvement des radicaux de gauche à l'époque, l'actuel PRG, ou est-ce qu'il va y avoir le maintien dans des couloirs séparés de la droite héritière héritière du gogo-chiracisme d'un côté et du frontisme et du lepédisme de l'autre.

Voilà, ça c'est la question qui va être une des trois questions futures. Moi, j'aurais tendance à considérer que la droite dite républicaine, c'est-à-dire celle de M. Rotaillot évoquée, est quand même dans un état de faiblesse telle que ça va être compliqué de résister à la force magnétique que représente aujourd'hui le Rassemblement national. Allez, on a parlé de la gauche, de la droite. Dernière question, Jean Petot, sur la personnalité d'Edouard Philippe qui lui a choisi une option audacieuse appelée à Mimo à la démission du chef de l'État. Edouard Philippe est-il prêt à jouer le tout pour le tout quelque part pour obtenir la place de la ligne de départ de 2027 ?

Alors, à Mimo, permettez-moi de vous dire que c'est un peu féminisé, j'aurais plutôt tendance à dire à trois quarts de mots maintenant, s'y compris. Même si, à l'évidence, il n'a pas voulu jeter le bébé à l'eau du bain. Le comportement du groupe Horizon montre bien qu'en choisissant l'abstention hier pour le vote, il n'a pas participé à... Il n'a pas voulu qu'on le rende responsable d'un échec gouvernemental.

Oui, je crois que Edouard Philippe est assez marqué, lui et son entourage en particulier, son conseiller politique, un des plus proches, Gilles Boyer, parlementaire européen, sont assez marqués par l'échec d'Alain Juppé à la primaire de 2016, la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017, où on leur a reproché d'avoir été d'une certaine façon trop centriste, entre guillemets, trop gentil, avec beaucoup de guillemets. Et il veut éviter une primaire.

Et à la primaire, ce qui les ont fait battre par François Fillon, je crois que pour 2027, Edouard Philippe est fermement décidé à être sur une ligne plus dure pour justement, d'une certaine façon, éviter ce que j'ai appelé tout à l'heure le magnétisme et le phénomène de récupération des voix de droite par l'ORN. Merci beaucoup, en tout cas, Jean Putot, ce matin, d'avoir pris le temps de nous répondre. Experts associés au Think Tank Spiral Institute et politologues. Et c'est à suivre et à réécouter sur rcf.fr. Sous-titrage Société Radio-Canada