Et si vous arrêtiez de chercher le métier de vos rêves ? Anne-Louise Cambier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 91 %Attaque 4 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:16OuverteRéponse directe
Peux-tu te présenter en disant ce que tu fais aujourd'hui comme si tu parlais à un enfant de 8 ans ?
- 2:44OuverteRéponse directe
Quels sont les problèmes que tu résous avec ton travail actuel ?
- 3:29OuverteRéponse partielle
Si on veut faire le même métier que toi, qu'est-ce qu'il faut ?
- 4:13OuverteRéponse directe
Pourquoi insistes-tu sur le mot 'mission' plutôt que 'métier' ?
- 8:24OuverteRéponse directe
Peux-tu me parler de ton MacBook et de son importance dans ton parcours ?
- 9:49OuverteRéponse directe
Comment as-tu découvert la communication et la publicité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Je ne saurais même pas te donner un nom clair un métier. pas grave. C'est que je voulais me lever chaque matin pour quelque chose qui avait un sens pour moi et pour le monde. »
- 2:44Anne-Louise CambierFait
« Moi j'ai une première enfin j'ai eu deux premières vies professionnelles, on va dire. »
- 4:13Anne-Louise CambierFait
« Moi j'ai une première enfin j'ai eu deux premières vies professionnelles, on va dire. Ouais. Et après il y a eu en 2018 il y a eu Alba qui est arrivée. »
- 4:53Anne-Louise CambierFait
« Je voulais me lever chaque matin pour quelque chose qui avait un sens pour pour moi et pour le monde. »
- 6:17Anne-Louise CambierFait
« C'est qui j'ai envie d'aider, qu'est-ce que je à quoi j'ai envie que mon quotidien il ressemble. »
- 7:01Anne-Louise CambierFait
« La première année de vie de ma fille, 6 ans que mon sujet c'était les femmes. »
- 8:24Anne-Louise CambierFait
« Moi je me suis orientée euh j'ai fait un bac STG. STMG. »
- 9:06Anne-Louise CambierFait
« C'était vraiment euh je je dois trouver euh ce qui me ce qui me permet d'avoir mon bac. »
- 9:49Anne-Louise CambierFait
« Moi c'était pas du tout question d'aller à l'université et cetera parce que j'étais déjà partie de chez mes parents en terminale. »
- 10:33Anne-Louise CambierFait
« En fait ça m'ouvre un champ des possibles que je n'imaginais pas. »
- 11:58Anne-Louise CambierFait
« Moi mon taf c'était un peu de récupérer euh la demande initiale d'un annonceur. »
- 13:23Anne-Louise CambierFait
« Tu as un enjeu de représentation quand tu fais de la publicité. »
- 16:12Anne-Louise CambierFait
« Moi j'ai toujours une quête de légitimité et c'est un gros syndrome de l'imposteur, besoin de me rassurer en permanence avec des trucs encore aujourd'hui. »
- 16:50Anne-Louise CambierFait
« Je savais que oui oui, c'était très conscient de savoir que j'allais leur dire je connais déjà vos collections par cœur. »
- 18:01Anne-Louise CambierFait
« Moi j'ai toujours une quête de légitimité et c'est un gros syndrome de l'imposteur, besoin de me rassurer en permanence avec des trucs encore aujourd'hui. »
- 18:34Anne-Louise CambierFait
« Moi j'avais pas le privilège de tous ces gens que j'avais croisés en école qui avaient eu la chance d'avoir pu voyager avec leurs parents et cetera. »
- 19:13Anne-Louise CambierFait
« Grâce à ça, je parle anglais. »
- 19:49Anne-Louise CambierFait
« Ils m'ont les filles donc j'ai rencontré les filles des deux marques, elles m'ont dit bah c'est toi qui choisis la marque que tu j'ai été prise pour les deux. »
- 20:28Anne-Louise CambierFait
« J'ai été prise pour les deux. J'ai eu cette chance. »
- 24:15Anne-Louise CambierFait
« Quand tu es une fille déjà, je trouve que on très vite c'est très les insidieux, mais on va sous-entendre que tu es pas forcément intelligente. »
- 26:48Anne-Louise CambierFait
« Super potion pour super héroïne. »
- 28:54Anne-Louise CambierFait
« Mais j'étais super malheureuse Karine, j'étais super malheureuse. »
- 30:12Anne-Louise CambierFait
« Moi j'étais très mature très jeune mais j'étais pas une adulte, j'étais une enfant qui avait compris beaucoup trop de choses beaucoup trop tôt. »
- 32:32Anne-Louise CambierFait
« Moi ce que je crois c'est que je vais entreprendre dans la mode. »
- 33:13Anne-Louise CambierFait
« J'ai toujours été entrepreneur, c'est-à-dire que même en étant salarié moi j'ai commencé chez Pizza Hut quand j'étais vraiment en terminale. »
- 33:46Anne-Louise CambierFait
« Le travail c'était pas la vie hein quand même. »
- 34:22Anne-Louise CambierFait
« J'avais déconstruit ce rapport parce que je pense qu'il y avait aussi quelque chose que je voulais à prouver à mon père à travers le travail. »
- 35:35Anne-Louise CambierFait
« Tu as forcément un impact sur les autres. »
- 36:09Anne-Louise CambierFait
« Moi, j'aimais toujours la mode mais j'avais pas du tout envie de continuer à travailler dans la mode même si elle était responsable. »
- 36:40Anne-Louise CambierFait
« Quand j'étais petite, je voulais être maîtresse d'école. »
- 37:16Anne-Louise CambierFait
« Moi ce que je disais que je voulais faire c'était éducatrice spécialisée ou avocate. »
- 37:56Anne-Louise CambierFait
« Moi aujourd'hui, j'ai une toute petite structure hein. Voilà, elle a bientôt 7 ans mais si ça reste une très petite structure. »
- 38:35Anne-Louise CambierFait
« Alba c'est une association qui propose un programme qui est gratuit pour les bénéficiaires. »
- 39:12Anne-Louise CambierFait
« Moi ma mission de fond pour Alba, c'est de favoriser l'indépendance économique de toutes les femmes. »
- 39:47Anne-Louise CambierFait
« Depuis 2025, on fait aussi des ateliers d'éducation financière en plus de nos ateliers d'orientation. »
- 40:28Anne-Louise CambierFait
« On a des tout petits moyens. »
- 41:41Anne-Louise CambierFait
« C'est beaucoup de rêves mais avec beaucoup de pragmatisme. »
- 42:16Anne-Louise CambierFait
« Ce qui compte c'est que plus tu vas être en paix avec toi, plus tu vas pouvoir aller vers une vie qui te ressemble. »
- 42:53Anne-Louise CambierFait
« On organise des immersions en entreprise. »
- 43:24Anne-Louise CambierFait
« On est sur quatre territoires. Donc on est en Normandie à Caen et à Rouen. »
- 43:58Anne-Louise CambierFait
« C'est une rencontre, voilà. rencontre pour être sûre que le programme corresponde à quelque chose qui va vous aider. »
- 44:42Anne-Louise CambierChiffre
« Vous vous rendez ? 300 jeunes femmes qui sont passées euh par ce parcours incroyable. »
- 45:18Anne-Louise CambierFait
« On a créé ces ateliers d'éducation financière en se disant OK, comment l'argent chez moi, l'argent au travail. »
- 46:33Anne-Louise CambierFait
« Si vous vous saisissez de ça de la la En fait, vous allez gagner 15 ans, 20 ans. »
- 47:09Anne-Louise CambierFait
« Pour moi, il y avait un truc genre c'est super mal de gagner de l'argent. »
- 47:44non_speechFait
« Moi, l'argent, je me suis construite en me disant que c'était euh pas quelque chose de bien. »
- 48:00non_speechFait
« il a mis beaucoup de temps avant de passer ce cap là, qui qu'il avait l'impression que c'était très mal de s'acheter une belle voiture. »
- 48:56non_speechFait
« je travaille pour des par exemple un samedi je travaille pour une école de mode, donc là j'interviens, donc si tu veux c'est vraiment sur j'interviens euh pour transmettre à des étudiants en école de mode sur les métiers que j'ai fait en e-commerce, en CRM, donc je suis rémunérée pour ça. »
- 50:57non_speechFait
« les derniers mois au niveau professionnel pour moi ils ont été quand même vraiment très très durs parce que je me dis OK, en fait tu es maman, tu as une petite fille, tu dois gagner de l'argent. »
- 53:40non_speechFait
« l'électrocardiogramme quand la ligne elle est toute lisse, toute droite, c'est que tu es mort. »
- 54:52non_speechFait
« la visibilité que j'ai su donner à mon asso, c'est grâce aux réseaux hein. Tu enlèves les réseaux, j'ai pas cette visibilité là. »
- 56:10non_speechFait
« l'indépendance financière mais la liberté financière est quelque chose que tu précises souvent la liberté avant tout de pouvoir choisir ce que l'on fait. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je ne saurais même pas te donner un nom, clair un métier. pas grave. C'est que je voulais me lever chaque matin pour quelque chose qui avait un sens pour moi et pour le monde. Il y a toujours cette idée que tu dois trouver une réponse précise, un titre de poste ou un domaine professionnel. En fait, si tu veux, je pars du principe qu'un enfant n'est jamais responsable de tout ce qu'il peut vivre. En revanche, à un moment donné, on devient des adultes. Ce qui compte, c'est que plus tu vas être en paix avec toi, plus tu vas pouvoir aller vers une vie qui te ressemble.
[musique]
Hello les Workers, bienvenue dans Carrière Talk, le podcast de celles et ceux qui aiment leur travail. Aujourd'hui, je reçois une invitée qui n'a pas fait qu'un métier. Elle en a exploré plusieurs en alternant salariat et entrepreneuriat. De la mode au marketing, de la communication à l'impact social, son parcours raconte une chose essentielle, les carrières ne sont plus linéaires et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. Dans cet épisode, nous allons parler de choix, de transition et de ce que nous apprenons quand la trajectoire se construit autrement qu'avec un plan déterminé et précis. Mon hôte aujourd'hui vous invite à chercher la cohérence interne plutôt que la continuité apparente.
Retenez ce message, il est essentiel et elle aime aussi vous rappeler que l'objectif n'est pas de réussir, mais surtout de pouvoir choisir. Bonjour Anne-Louise Combier. Bonjour Karine. Ravie de te recevoir, toujours en last minute, hein, j'ai beaucoup de chance. Alors, tu as vu que je t'ai j'étais très mystérieuse dans mon introduction parce que j'aime beaucoup les feuilletages professionnels, j'aime beaucoup qu'on te découvre au fur et à mesure et j'aime bien poser comme première question, si cela te te convient, est-ce qu'il te serait possible de te présenter en disant ce que tu fais aujourd'hui, mais comme si tu lui à un enfant de 8 ans. OK.
Alors, euh aujourd'hui, euh j'accompagne ma mission de fond, c'est d'accompagner les femmes. Euh d'une part, euh il y a un vrai sujet de les mettre en lumière, les mettre en valeur, montrer euh à quel point elles réalisent des choses exceptionnelles et que il y a plein plein plein plein de manières de réaliser des choses exceptionnelles. Si je te demandais, si j'étais une petite fille, j'en suis loin, mais euh on va imaginer, quels sont les problèmes que tu ? Ce que je résous, c'est deux choses. Tu peux avoir tous les rêves que tu veux, euh être qui tu veux.
Euh il y a personne qui doit te dire ce que tu dois être et tu peux t'inspirer de plein plein plein plein plein de personnes différentes pour être celle que tu as envie d'être. Et l'autre chose, c'est que moi je peux t'aider à hum parce que parfois ça donne le vertige, tu as l'impression que tu vas tomber d'une falaise, de pas savoir ça va être quoi la suite. Et moi je vais t'aider à embrasser ce vertige. Je vais pas l'enlever ce vertige parce qu'il fait partie de de la vie, c'est comme ça. Et comment tu apprends à à pas à être au bord de cette falaise, à te dire que peut-être qu'il va falloir que tu plonges, mais que ça va bien se passer. Et moi je t'aide à ça.
OK, ça c'est très très très très clair. Donc ça concerne les femmes, OK. Et alors euh à lui, si on veut faire le même métier que toi, qu'est-ce qu'il faut [rires] ? Alors, je ne sais pas parce que je ne saurais même pas te donner un nom euh clair en métier. pas grave, c'est ça aussi, hein. Euh qu'est-ce qu'il faut ? Moi j'ai hum j'ai j'ai suivi mon cœur. Hum qu'après euh le ça s'est fait euh euh très naturellement et avec beaucoup de questionnements sur moi et ce que j'avais envie de d'apporter aux autres.
Et c'est un questionnement qui qui revient en permanence, même quand tu as trouvé le juste une ce qu'on pourrait appeler une juste place, mais je crois que tu es jamais vraiment à ta place parce que justement tu es en mouvement. Donc il y a des moments tu as l'impression que tu es à ta place et même si la mission elle te parle et cetera, tu vas évoluer et donc il va falloir la faire évoluer aussi avec toi. Donc euh c'est les différentes expériences qui m'ont conduit là. Ça c'est super important parce que euh souvent dans le stress des jeunes et puis des moins jeunes, il y a toujours cette idée que tu dois trouver une réponse précise, un titre de poste ou un domaine professionnel.
Et là tu montres bien qu'aujourd'hui ta place professionnelle, bah tu te l'es créée. Tu as pas cherché un titre de poste, tu as cherché euh bah c'est une mission, comment tu dirais ? Je crois que tu as raison sur le mot mission. Moi j'ai une première enfin j'ai eu deux premières vies professionnelles, on va dire. Ouais. Et après il y a eu en 2018 il y a eu Alba qui est arrivée et c'est vrai que quand Alba est arrivée, avant qu'Alba se dessine dans ma tête, il y a eu deux personnes sur mon chemin qui m'ont fortement inspiré, qui sont à peine plus âgées que moi, un homme et une femme. Et je me suis dit mais en fait ils sont un peu inventé leur métier.
Moi j'avais quitté le salariat, je venais de quitter le salariat, je savais que je voulais entreprendre et la seule chose que je savais, c'est là où pour moi le mot que tu utilises il est juste, mission, c'est que je voulais me lever chaque matin pour quelque chose qui avait un sens pour pour moi et pour le monde. C'est-à-dire que moi je pas moi le enfin c'est important parce que c'est c'est moi qui vis euh cette traversée, mais en fait euh je suis que de passage. Et on l'est tous que de passage, ce serait bien qu'on s'en rappelle un petit peu. Et du coup de se dire euh OK, qu'est-ce que je vais apporter aux ?
Alors évidemment que tu t'apportes à toi hein quand tu t'apportes aux autres, mais euh j'avais besoin de euh je suis quelqu'un qui donne beaucoup beaucoup dans le travail, beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup. Et j'avais besoin que ce que je donne euh ne me désaxe pas complètement de mon cœur en fait. Et j'étais en quête de paix et de sens. Hmm.
Et donc ça m'a ces deux personnes une personne plus dans l'écologie et le et le numérique et une autre personne vraiment dans dans l'impact social et notamment à travers l'entrepreneuriat, ces deux personnes-là, qu'elles le veuillent ou non, elles ont complètement bouleversé ma trajectoire parce que elles ont semé une graine euh où je me suis dit OK, en fait j'ai pas besoin de chercher un métier, j'ai pas besoin de chercher qu'est-ce que je vais créer et cetera. C'est qui j'ai envie d'aider, qu'est-ce que je à quoi j'ai envie que mon quotidien il ressemble. C'est un peu comme ça que c'est venu. Donc les rencontres, je pense que ça ça aide.
C'est des rencontres, accepter que c'est un processus, ouais. Et accepter aussi que ça bouge parce que tu vois euh donc moi j'ai vraiment eu le sentiment, ça va faire 7 ans au mois d'avril là 2026, ça fera 7 ans. Et j'ai vraiment eu le sentiment au moment où j'ai lancé tout ça, ça y est, j'ai trouvé ma juste place. Tu as eu ce moment un peu magique ? Et et c'est c'était pas éphémère, ça a duré euh un certain temps où vraiment je me disais mais je suis euh pile au bon endroit quoi.
Et euh ces dernières années euh on va dire euh c'est trois dernières années euh j'ai quand même été un peu bousculée, mais là la dernière année, moi j'ai eu un petit bébé et je pense que ça ça transforme quand même la vie euh bah déjà d'un parent, mais nous les femmes, ça se joue quand même dans notre corps, c'est encore autre chose. Euh c'était profondément désiré. Mais si tu veux ça ça a renforcé ma mission, ça m'a donné un autre regard sur ma mission. C'est-à-dire que moi de ça faisait euh donc quand je suis tombée enceinte, ça faisait euh 5 ans déjà que que mon sujet c'était les femmes. Et [raclement de gorge] la première année de vie de ma fille, 6 ans que mon sujet c'était les femmes.
Mais quand ce petit enfant est est arrivé, parce qu'en plus du coup c'est une fille Ouais. euh entre ce qui s'est joué pour moi dans mon corps, dans ce rôle de mère qui est finalement le rôle le plus important de toute mon existence, ça j'en suis convaincue. Et aussi cette transmission parce que c'est une petite fille que j'ai en face de moi et je sais au combien le monde n'attend pas les femmes de la même manière que les hommes. Et j'ai envie qu'elle vive sa vie à elle, qui lui appartienne, j'ai envie qu'elle soit libre, j'ai envie qu'elle qu'elle décide pour elle, j'ai envie qu'elle ne s'empêche de rien. Ça te fait re-réfléchir à plein de choses.
c'est c'est le chapitre dans lequel tu es aujourd'hui, ça. Absolument. Et ça, si tu veux, il a entre 36 Alors, moi ce que je te propose, c'est que on va partir un peu en arrière. Ouais. On va utiliser les objets, je t'ai demandé "Est-ce que tu peux m'apporter des objets qui représentent les grands ?" On va remonter comme ça tranquillement pour pouvoir revenir sur ce qui se passe aujourd'hui. Alors, le premier, je ne connais pas, je vais découvrir. Alors, c'est un MacBook. Ouais. Euh pourquoi un ? Euh tout simplement parce que euh donc moi je me suis orientée euh j'ai fait un bac STG. STMG. Ouais. Euh enfin STG à l'époque parce que Oui, ça s'appelait STG.
Je me suis un peu rajeunie en disant STMG, [rires] mais moi c'était STG à mon époque. Et euh et si tu veux, j'avais pris option communication euh je vais être honnête avec toi parce que le coeff en maths était le plus bas. Il y avait aucun Mais c'est aussi ça en fait l'orientation, c'est surtout ça en fait. me permettre d'aller ? Donc il y avait pas de passion, il y avait pas de recherche de "Faut que je trouve le truc que j'aime et cetera." C'était vraiment euh je je dois trouver euh ce qui me ce qui me permet d'avoir mon bac.
Euh le coeff était euh étant le plus bas en mathématiques, je me dis "Vas-y, je vais faire ça." Et ça m'a euh mis un pied dans la communication sans non plus être très très claire sur la communication puisque en STG, c'est l'Emmanuel de l'Éducation Nationale, et c'est surtout de la com interne et en fait, je ne connaissais rien à la communication en terminale. Néanmoins, ce que j'ai vu, c'est que j'étais super forte. Et euh j'ai cartonné, tu vois, l'oral c'était un oral qui était coeff je sais pas combien, j'ai eu 19. Tu étais tu étais à ta place. Sans m'en rendre compte, j'étais complètement dans mon élément.
Et donc du coup, euh, moi c'était pas du tout question d'aller à l'université et cetera parce que j'étais déjà partie de chez mes parents en terminale, donc j'avais des vrais enjeux bah de survie. Et j'ai vraiment tous mes premiers choix euh avant Alba, de toute façon, n'ont été que de la survie et des rencontres. Et du coup, euh, je me dis bah je vais aller faire un BTS et puis je travaille après mon BTS. Et j'ai choisi de faire un BTS communication. Et et c'est ? C'est juste pour euh il a pas encore tout à fait pris sa place là. Euh, là, je tombe sur un prof euh fana fana de la pub et je découvre que la com en fait, c'est la publicité.
Et en fait, ça m'ouvre un champ des possibles que je n'imaginais pas. Et ça m'oriente euh à poursuivre finalement mes études en communication, en publicité, à arriver à Paris. Et là, euh, je comprends qu'il faut avoir un Mac quand tu es dans la pub. Tu ? C'est ça renvoie un peu euh la créativité dans un job de bureau. Le Mac. Mais c'est ça. Mais c'est vrai, c'est l'outil des créatifs quand quand tu travailles dans une entreprise. Mais c'est marrant parce que tu as commencé à travailler chez les autres, mais tu avais quand même ton outil d'indépendante.
Ouais, après quand tu es en agence et cetera, ils te mettent sur leurs ordis sur leurs sur leurs Mac hein, mais euh mais à l'école, tu en as besoin de l'école, tu l'avais déjà à l'école. que ça s'est initié, c'est Quand j'ai intégré l'ISCOM. Ah, c'est quand tu as fait l'ISCOM. tu sais que tu vas en avoir besoin et que si tu arrives en agence et que tu sais pas que moi, c'est vraiment le premier lien avec ma vie professionnelle, c'est que si tu arrives en agence et que tu et que tu maîtrises pas, tu vas peut-être être un peu à côté du truc quoi. Hmm. Euh, donc ouais, ça a été un un objet qui a été important et puis surtout que c'est un objet qui coûte très cher.
Donc quand tu es étudiant, c'est pas du tout du tout enfin déjà tout le monde peut pas se l'offrir. J'ai eu la chance d'avoir le soutien de ma maman et euh et pour le coup c'était pas un truc pour moi qui était une absolue normalité de recevoir un objet comme ça, c'était un vrai privilège et une vraie chance euh de pouvoir l'obtenir. Donc cette première partie euh on va dire professionnelle, c'est tes études il s'agit de tes études. Et euh et mais pas en agence de publicité qu'ont été mes mes premiers pas donc en tant que chef de publicité, chef de projet en agence de pub. Donc moi mon taf c'était un peu de récupérer euh la demande initiale d'un annonceur.
Donc je vais prendre notamment le un client qui m'avait fortement marqué, c'était la Fédération Française de Football. Une année de Coupe du Monde donc c'est quand toi tu es une gamine, tu as 20 ans, tu trouves ça absolument extraordinaire.
Et donc en gros c'est quelle est la demande et il faut que tu organises tout que tu briefes les créatifs du coup de l'agence euh pour qu'ils te pondent un concept créa et que derrière on puisse produire des campagnes en l'occurrence là il y avait tout un travail à faire avec toutes les différentes marques sponsors pour la Coupe du Monde mais tu vois j'étais toute jeune, je venais de ma ville Caen en Normandie et on t'emmène à Clairefontaine avec les joueurs de l'équipe de France, c'est juste magique. Donc tu te dis pas que ça pourrait t'arriver quoi. Qu'est-ce que tu as préféré dans ce premier ?
En fait, j'aime toujours autant et puis ma vie m'a un peu ramené dedans euh ces ces dernières années euh la créativité euh que t'offre euh l'univers de la publicité, c'est vraiment un univers où tu es nourri de créativité en permanence. Et cette créativité, tu vas pas la chercher dans la créa, tu vas la chercher dans la vie et je trouve ça absolument formidable. Quand tu es entouré de gens créatifs euh de de professionnels créatifs, c'est des gens qui s'intéressent à tout. Ils sont curieux de tout.
Je trouve que c'est un des endroits où j'ai travaillé où j'ai eu le plus d'intelligence autour de moi et ça c'est très agréable au quotidien d'être entouré de gens où ça percute là-haut ou c'est ouvert d'esprit ou ça ça cherche à faire passer des messages. Je trouve que tu as une grande responsabilité quand tu es un communiquant puisqu'on est assailli de messages en permanence et qu'on pense le monde à travers ce que notre cerveau enregistre en permanence. Donc tu as un enjeu de représentation quand tu fais de la publicité. Est-ce que je représente qu'une seule catégorie d'êtres ? Est-ce que je représente toute la pluralité des êtres humains qui composent ce ?
C'est pas du tout En fait ça ça paraît comme ça de prime abord un sujet très superficiel mais je trouve qu'il y a beaucoup de profondeur. Et c'est un monde qui me fascine encore aujourd'hui. Quand on quand tu dis ça paraît superficiel parce que c'est des c'est des commentaires que tu as entendus ça ou Non mais parce que c'est c'est tu es là pour vendre, c'est de l'image. On pourrait se dire oui c'est juste pour pour vendre. Et ça c'est important de le dire aussi je pense. Et Louise tu le dis quelque part c'est que c'est pas parce qu'après tu passes à d'autres chapitres que tu n'as pas aimé et que tu détestes. Tu es pas obligé de On peut quitter un espace sans sans détester.
Bah sans détester et surtout tu peux peut-être pour X ou Y raison te mettre à détester quelque chose mais l'avoir beaucoup aimé. Voilà. C'est un peu comme les relations amoureuses. Oui, c'est la même chose. C'est un petit peu la même chose. Exactement. Super alors que ce ce premier chapitre Et ben il a pas duré très longtemps parce que euh la vie m'a appelé. Le deuxième objet c'est C'est trop cute. J'adore. Je me suis dit mais qu'est-ce que je vais ? Oh c'est adorable. C'est un maillot de bain. Oh il est trop beau. Alors dis-nous un petit peu ce qu'il représente cet objet.
Alors euh donc je disais que moi mon premier entre guillemets vrai travail était dans la pub puisque c'est ce qui correspondait à mes études. Mais euh comme j'ai dit moi je suis partie de la maison très tôt donc j'ai dû travailler très tôt. J'ai été vendeuse. Donc dans le secteur du prêt-à-porter euh j'ai fait l'enfant, la femme, l'homme. Et euh quand euh je suis au tout début de ma vie professionnelle dans la publicité, en fait il y a Alors là vraiment ça s'est fait de je je peux pas te l'expliquer mais il y a une expérience qui ne se passait pas bien en agence de pub. Enfin en tout cas qui ne convenait pas à mes attentes. Et je n'ai pas attendu que ça se passe pas bien.
Euh je me suis dit je vais chercher ailleurs. Mais ne me demande pas pourquoi. Il y a eu un mais alors là vraiment j'ai aucune explication rationnelle. Je me suis dit je vais pas chercher en agence. Euh ça fait des années que je suis vendeuse. Je vais chercher chez une marque de mode. Mais parfois il y a des endroits qui vont pour X ou Y raison être inconfortables. Et c'est parce que ça doit t'envoyer à un autre endroit où tu as besoin d'aller. Et je crois que c'est vraiment ça qui s'est passé. Et donc là j'ai cherché donc tu as un site de recherche d'emploi qui est idéal qui s'appelle Fashion Job. Je suis partie sur Fashion Job et là j'ai cherché euh toutes les offres d'emploi.
En fait j'ai vu que donc à l'époque c'était Celio qui cherchait euh [raclement de gorge] une assistante e-commerce euh pour les shootings des bah des vêtements quoi. Et donc c'était de la com hein. Enfin moi ma formation en com me permettait complètement de mener à bien ce ce truc là. Et donc j'ai candidaté et il se trouve que moi j'étais vendeuse chez Celio à ce moment-là. Et pareil ne jamais sous-estimer les portes par lesquelles tu rentres parce que je pense que c'est beaucoup plus mon statut de vendeuse au sein d'un de En plus c'était un magasin qui était important puisque c'était le magasin historique de la marque qui n'existe plus aujourd'hui.
Euh mais c'était un magasin qui était très important pour la marque. Donc j'étais au sein de ce magasin, je connaissais les collections. C'est ça qui m'a ouvert la porte plus que mon mon diplôme. Ça t'a ouvert la porte. Et justement dans dans tu dis ça s'est fait naturellement sans forcer. Mais est-ce que juste ce que j'essaie de comprendre, est-ce que inconsciemment ou consciemment tu te disais bah comme je suis vendeuse je connais bien donc j'ai une légitimité Alors je me sais pas si je me parlais de légitimité. Par contre, je savais que oui oui, c'était très conscient de savoir que j'allais leur dire je connais déjà vos collections par cœur.
Ça c'était important pour toi parce que il y a un peu légitimité, tu vois, il y a l'outil, tu connais les outils dans le premier chapitre. comme je te le disais, oui, moi j'ai toujours une quête de légitimité et c'est un gros syndrome de l'imposteur, besoin de me rassurer en permanence avec des trucs encore aujourd'hui, hein. Mais euh par contre, je me posais beaucoup moins de questions plus jeune que aujourd'hui. Tout simplement parce que j'étais en mode survie. Et la mode survie alors elle a des gros désavantages que je suis très contente d'avoir pu apaiser et dépasser. Mais elle a aussi d'énormes avantages, c'est que tu ne te poses pas des questions qui te font perdre du temps.
Tu as pas de temps à perdre puisque de toute façon une fois que tu as une solution là très vite. Tout de suite. Euh donc c'est c'est pas des trucs que j'ai intellectualisé outre mesure. Euh par contre, j'étais capable de dire bah voilà, je suis la personne qu'il vous faut, je connais déjà les collections par cœur donc vous allez gagner du temps avec moi, quoi. Et c'est comme ça que ça s'est fait, j'ai adoré l'expérience et puis j'ai travaillé chez d'autres marques. Et pourquoi j'ai pris un maillot de ? Euh parce que la marque au sein de laquelle j'ai passé le plus de temps, c'est Princesse encore beaucoup.
Et vraiment Princesse Tam Tam, c'est marrant par rapport à ce qui m'est arrivé par la suite mais c'est une marque créée par des femmes pour les femmes. Je savais pas hein ce qui allait m'arriver par la suite dans mon orientation. Mais il y avait déjà [grognement] ce truc pour les femmes. Et sachant que moi quand j'ai candidaté, donc moi j'avais travaillé chez Uniqlo à Londres, je rentrais de Londres. Mais c'était quand que tu as été à Londres parce que je suis un peu ? Euh après euh en fait si tu veux, il y a eu l'expérience en publicité, après j'ai travaillé chez Celio, chez Sud Express en e-commerce et entre donc là j'étais vraiment dans la mode euh et digitale.
Et donc quand j'ai quitté j'ai quitté Sud Express, donc marque de prêt-à-porter féminin pour partir à Londres où là je suis c'était pour l'anglais hein que je suis partie. Ah oui mais c'est ça que j'allais te demander, qu'est-ce qui fait que d'un seul coup tu es partie à ? je voulais parler anglais. Et moi j'avais pas le privilège de tous ces gens que j'avais croisés en école qui avaient eu la chance d'avoir pu voyager avec leurs parents et cetera. Moi, j'avais pas pu faire ça et du coup, j'avais un gros gros complexe quand même sur l'anglais.
Et donc là, j'avais beau être en CDI et alors voilà, j'ai fait le truc, j'ai quitté un CDI, tu te rends compte, il y a des gens d'ailleurs qui m'ont dit "Mais tu es complètement folle." Pas du tout mes proches, mais des gens plutôt avec qui j'avais été en école. Et en fait non, je suis pas folle parce que oui, je suis partie à Londres, oui, j'ai fait la vendeuse comme on m'a dit, mais n'empêche que je suis restée 6 ans dans ce groupe, plus de 6 ans. Donc ne jamais sous-estimer la porte par laquelle on rentre. Grâce à ça, je parle anglais.
Grâce à ça, quand je suis arrivée à Paris pour Princesse Tam Tam et Comptoir, que ma direction c'était des Japonais et donc il fallait que je communique en anglais avec eux, ça n'a jamais été un problème. En plus moi du coup, vu que j'avais commencé chez Uniqlo, j'avais complètement intégré les codes et la culture japonaise qui est très imprégnée dans ce groupe. Donc je savais très bien me les approprier et et et les mettre en œuvre dans le cadre de ces marques françaises. Donc ça a été facile et si tu veux, moi j'ai été prise en fait, ils m'ont les filles donc j'ai rencontré les filles des deux marques, elles m'ont dit bah c'est toi qui choisis la marque que tu j'ai été prise pour les deux.
J'ai eu cette chance. Et du coup moi, j'ai choisi Comptoir des Cotonniers. Ah ? Parce que j'étais plus à l'aise, la lingerie ça me mettait mal à l'aise, je me suis dit "Oh je sais pas, je sais pas si j'ai envie de vendre des petites culottes et tout, je prends Comptoir des Cotonniers." Et là vraiment, tu as un facteur chance dans ta vie. Parce que ma maître de stage au bout de deux mois m'annonce qu'elle s'en va. Donc ça au début quand elle t'a tu quand tu es enfin tu es pas très bien, tu vois. Parce que là c'était une reprise d'études. J'avais travaillé entre deux, mais là c'était une reprise d'études, mon master 2 je l'ai fait plus tard, je l'ai pas fait à la suite de mon master.
Donc j'étais en alternance à ce moment-là et donc là, je me dis "Oh là là, elle s'en va et tout." Mais en fait, ça a été une super bonne nouvelle parce qu'elle a pas été remplacée immédiatement et vu que moi justement, j'avais travaillé entre deux, en fait je la tenais la boutique. Et du coup, j'ai fait plusieurs mois sans maître de stage, mais c'est ça qui m'a mis en lien direct avec la directrice du service. Faut savoir que j'étais vraiment à un moment crucial du marché puisque le e-commerce était en expansion, c'est-à-dire qu'on avait des objectifs de fous et on dépassait ces objectifs de fous.
Donc c'était vraiment on faisait de l'entrepreneuriat au sein euh Oui, tu tu sens qu'il y a une composante euh première fois et générale ouais chez Sésame où on te dit euh en gros on te regarde en disant "Elles sont mignonnes, elles jouent à la dînette, elles vendent des fringues sur Internet, mais voilà." Et en fait euh à la fin moi je suis Princesse Tam Tam, je pilotais le magasin numéro 1 de la marque. Mais ça ça s'est passé en des en des années extrêmement rapprochées, tu vois. Et tout ça je l'ai vécu de l'intérieur et personne pourra jamais revivre ça.
À part euh bah là les gens qui s'emparent de l'IA et cetera et c'est pour ça qu'il faut pas avoir peur de tous ces nouveaux outils parce qu'en fait aujourd'hui on a l'impression que c'est hyper normal d'acheter sur Internet. J'ai pas 90 ans et c'était pas du tout normal il y a très peu de temps.
Donc c'est hyper intéressant, hyper enrichissant comme comme expérience et donc je me suis retrouvée euh à être en direct avec la directrice du service qui a eu confiance en moi, il y a eu une meilleure meilleure regard parce que justement on était en constante évolution et il y a eu une opportunité pour Princesse Tam Tam et c'est moi qui l'ai eue et c'est moi qui l'ai eue parce qu'en fait j'ai été exposée du fait de me retrouver et puis et puis prête. Tu avais pas peur de ce que tu ne savais pas encore. Bah non. Qu'est-ce qui manquait à la fin de ce ? Ben alors j'ai jamais rêvé de travailler dans la mode.
Mais par contre je pense que à mon insu j'y suis allée parce qu'on ne c'est un endroit où ce que je représente euh d'apparence euh fit complètement. Ça je l'ai analysé après hein une fois que j'en étais partie. Qu'est-ce que tu veux dire par ? Euh on questionnait je n'ai plus jamais entendu "Mais pourquoi tu t'habilles comme ?" Mais tu sais des des questions qui questionnent ton ton physique, tes choix vestimentaires parce qu'en fait j'étais à un endroit où ça correspondait en fait ce que j'étais. Mais c'était très inconscient, c'est vraiment à posteriori que je l'ai analysé.
Mais en fait, je l'ai analysé en en me demandant mais qu'est-ce que j'ai été faire dans la mode puisque moi je n'ai jamais rêvé de ni envisagé, ni rêvé de travailler dans ça. J'ai toujours aimé les fringues, mais par contre d'y travailler, d'y évoluer euh pas du tout. Et et je crois que j'avais besoin de ça, qu'on me laisse un peu tranquille sur ça et qu'on qu'on se dise pas quand j'arrive dans la pièce "Ah, elle va être superficielle, elle va être ceci, elle va être cela" et que je dois prouver qui je suis. En fait, je suis dans un environnement où malheureusement, et ça c'est pas spécial à la mode, c'est tous les environnements ont des critères requis et attendus d'apparence.
C'est très malheureux, je trouve, mais c'est réel. Et bah là, je ne je je remplissais des critères donc on ne questionnait plus euh C'est intéressant ce que tu dis. Finalement, tu avais pas de combat à mener là-dessus. Tu avais pas à te justifier, tu étais là. C'est c'est paradoxal parce que tu vas finalement dans un environnement où c'est très important l'apparence, mais finalement bah ça a été moins lourd à porter au quotidien au travail que ailleurs. je suis, oui. C'est dingue ça, tu vois, c'est intéressant.
m'a fait du bien, tu vois, de plus avoir à prouver moi très très jeune, je me suis dit "Il faut que je prouve que je suis intelligente, il faut que je prouve" inconsciemment, c'est des trucs que j'ai analysé après. Par quel type de commentaires qui étaient faits euh parfois avec des bonnes intentions et parfois avec des mauvaises ? Je suis en Ben, quand tu es une quand tu es une fille déjà, je trouve que on très vite c'est très les insidieux, mais on va sous-entendre que tu es pas forcément intelligente, en tout cas, c'est pas ce qu'on attend de toi.
Et quand de prime abord, en tout cas, et je dis bien quand on projette sur toi, ça veut pas dire que toi tu te sens comme ça, mais quand on projette sur toi que tu es jolie, et je dis bien que toi ça veut pas dire que tu te sens jolie, c'est deux choses très très différentes, mais quand on projette ça sur toi euh ça génère plein d'autres choses chez les gens. Et moi ça a été Alors, je vais pas me poser en victime, hein, il y a des trucs euh bien plus complexes que ça à gérer, mais ça a été un Je voulais pas être ramenée à mon apparence, en fait. Et ça, c'est dès dès l'adolescence, j'ai voulu me battre pour montrer que j'étais pas bête et que j'étais profonde.
Et ça, ça a été mon mon mon cheval de bataille. Et du coup euh quand j'ai questionné, une fois que j'en étais partie, mais qu'est-ce que j'ai été faire dans ce ? Bah oui, en fait, parce qu'on questionnait plus ton apparence, donc on t'a foutu la paix sur ce sujet-là et ça t'a permis de te de t'épanouir dans autre chose. Et je pense qu'il y a eu aussi ça qui a fait que j'ai été bien. Après, en agence de pub, j'étais bien aussi, on C'est pas un endroit où on m'embêtait trop là-dessus.
Mais euh Tu vois, c'est intéressant, mais après, ça, c'est pas des trucs que tu que tu analyses quand tu es en train de le vivre, c'est après que tu réalises des choses Mais c'est ce qui explique aussi qu'à un moment donné, bah, ces ces domaines professionnels t'ont permis de de t'émanciper de ça, je sais pas si c'est le mot, mais Si, mais je crois qu'il y a une forme d'émancipation quand même. Je pense que c'est un mot juste, je vraiment Finalement, ça on se prend toujours la tête sur la cohérence, est-ce que je vais là, est-ce que je fais ça, mais en fait, c'est très lié à ta propre vie et ton identité propre. Et exactement.
Et je crois que mon entièreté, parce que alors pour le coup, il y a un truc qui me caractérise et qui m'a pas quittée, c'est mon entièreté, en fait, ça a été ça mon moteur à chaque fois. Mais du coup, elle m'a emmenée là où j'avais besoin d'aller. Et je crois que tu vois, une fois que ça va mieux, typiquement, moi, dans Alba, ça a été très bien, et ben, tu perds un peu ce truc-là et moi, dernièrement, j'ai eu besoin de me reconnecter à ce truc-là pour justement sortir de ce truc "Attends, qu'est-ce que je dois faire, est-ce que je dois faire le bon ?" En fait, stop. Oui, tu as un nouveau rôle qui s'est rajouté aussi, ton rôle de maman.
Donc quand tes rôles Il y a des rôles qui changent dans la vie perso et forcément, ça a un impact sur nos choix professionnels, je pense, ? Ah ben, j'en suis persuadée. Donc ce dernier Alors, ce chapitre 2 Ça, c'est chapitre 2. Il y a un chapitre 3, mais on en a déjà un petit peu parlé. Je vous montre l'objet. Moi, je l'aime trop, ce maillot. Il est très sympa. Alors, je vais vous lire ce qu'il y a marqué. Donc ça c'est un espèce de mug vert qui m'a été offert par des jeunes filles bénéficiaires de l'association Alba. Et il est aux couleurs d'Alba. Faut savoir que donc couleur d'Alba c'est le rose et le jaune. Hmm. de l'identité visuelle de l'association.
Et dessus ce qui est écrit c'est "Super potion pour super héroïne." [rires] Et euh en plus enfin c'est des jeunes filles d'Alba donc qui me l'ont offert mais des toutes toutes premières promos, c'est la promo 2. Et c'est la promo la première promo qui a eu à Cergy. Et en fait ben aujourd'hui presque 7 ans plus tard, je pense qu'on peut toujours dire qu'Alba c'est une super potion pour des super héroïnes. C'est la mission de Alba ouais. Alors comment tu es passée du maillot de bain à euh être à ton ? on arrive en 2018. En 2018 moi c'est l'année de mes 30 ans.
[grognement] Et en 2018 donc je pense que ça c'est pas anodin parce que c'est 30 ans c'est quand même ben comme toutes les dizaines c'est des moments. En tout cas pour moi ça a été un moment charnière où je questionnais beaucoup mon existence. Moi j'avais déjà commencé un gros travail sur moi depuis 2 3 ans euh d'introspection, de comprendre comment je fonctionnais, de Par rapport au mode survie dont tu parlais préalablement. Tu as dit qu'il y avait des des côtés positifs et des côtés moins positifs à ce fonctionnement-là. Là tu as commencé à toucher à 30 ans les aspects plus limitants de ce mode de survie.
Ben oui parce qu'en fait j'avais coché toutes les cases enfin j'avais un super taf, j'étais super bien payée, je vivais dans mon petit microcosme à Paris euh euh il y avait une il y avait un gap social qui s'était passé de par de là où je partais euh en franchement si tu regardes le truc un peu des cases à cocher dans la société même si moi j'avais jamais cherché à causer les à cocher les cases, pour le coup c'est jamais le truc que j'ai cherché à faire.
En vrai à part le mari euh et le statut d'être en couple qu'on te demande et qu'on met comme injonction aussi particulièrement quand tu arrives à 30 ans et que tu l'as pas hein on te le fait bien comprendre que tu l'as pas et encore moi je trouve qu'on va pas trop en quiner là-dessus mais euh je cochais toutes les cases. Mais j'étais super malheureuse Karine, j'étais super malheureuse. C'est arrivé du jour au ?
Non, c'est j'étais je pense que moi j'étais en mode survie de mes 0 à mes 30 ans et c'est pour ça que j'avais commencé un peu avant ma trentaine un travail vraiment d'accompagnement pour me faire aider parce que je me dis mais en fait faut t'arrives à être heureuse, tu peux pas continuer comme ça. Et donc il y a ces fameux 30 ans qui arrivent, il y avait déjà un travail qui était bien entamé mais moi ma meilleure amie elle a donné la vie cette année-là. Et ce petit garçon il est né au mois de janvier donc au tout début de l'année.
Et en fait c'est un enfant qui est extrêmement précieux pour c'est mon fils hein, franchement c'est vraiment comme mon fils, je l'aime d'un amour infini ce petit garçon. Et je me suis dit mais quel adulte tu as envie d'être pour pour pour pour ? Tu as tout de suite eu ce ce je pense que j'étais déjà dans un travail sur moi que que dans tout ce que je déconstruisais de moi l'enfance et cetera, je je me dis OK, tu as tu as des souffrances mais maintenant tu as 30 ans en fait. En fait si tu veux, je pars du principe qu'un enfant n'est jamais responsable de tout ce qu'il peut vivre. En revanche à un moment donné on devient des adultes.
Alors je pense pas qu'on devient adulte à 18 ans, je pense pas non plus qu'on devient adulte à 25 ans, je pense que on se construit vraiment entre nos 20 et nos 30 ans vers l'adulte qu'on est en train de devenir. Euh et que ça se fait dans le temps et en fonction des vies qu'on mène et puis de nos existences et de ce qu'on traverse. Moi j'étais très mature très jeune mais j'étais pas une adulte, j'étais une enfant qui avait compris beaucoup trop de choses beaucoup trop tôt. Et en fait je me suis vraiment dit quel adulte tu as envie d'être pour ce petit garçon qui arrive et qui a qui est innocent.
Et donc de là euh tu sais moi j'avais toujours des RTT qui devaient être posés au 31 décembre mais tu sais quand tu travailles dans la mode au mois de décembre tu as les ventes privées euh j'avais 3 semaines et je suis partie en Thaïlande toute seule. Complètement sur un un de tête, c'était pas du tout un voyage organisé. J'avais un peu voyagé seule, mais alors ce voyage là, il était vraiment et ça a été un de mes plus beaux voyages. Alors certes, j'étais au bout du monde, je pense que la Thaïlande c'est un endroit particulier, néanmoins je crois surtout que c'était un voyage entre moi et moi.
Et et je pense qu'il y a eu déjà un déclic qui s'est fait là, donc je me suis dit j'ai besoin de sens, j'ai besoin et il y avait c'était lié à mon du coup ce petit garçon était né, il venait de naître. Je suis rentrée, moi j'étais toujours très contente de retourner au travail. Je déconnectais vraiment pendant 3 semaines, alors ils entendaient pas parler de moi, mais par contre quand je revenais j'étais contente de rentrer. Là, je suis rentrée et le jour même où je suis rentrée, j'ai dit à une nana que j'adorais que j'adore toujours d'ailleurs Margot avec qui je travaillais, je lui ai dit Margot, je vais pas rester là. Je sais que je pars. Elle me dit mais non, je dis si si.
Prépare-toi parce que je vais partir. Et je le savais, je le savais c'était je le sentais dans mon corps en fait, c'était pas quelque chose que j'intellectualisais, il fallait que je parte. En fait si tu veux à ce moment-là, je me dis ce que j'ai besoin, donc je commence un espèce de bilan compétences qui était un peu revisité, je prends ma décision, bref je te passe tous les détails, je négocie une rupture conventionnelle, tout ça ne se fait pas en un claquement de doigts, là on pourrait croire que ça se fait en un claquement de doigts mais Non, c'est un long processus.
quand tu racontes l'histoire là et ça faut faire très attention aussi à ça et je le dis parce que c'est important à toute personne là qui écouterait, là on a l'impression que c'est facile, que ça se vit, que c'était limpide. En fait, une fois que je le raconte on a l'impression que tout était à sa juste place, que tout était écrit. Quand tu le vis c'est dégueulasse. C'est-à-dire qu'il y a des moments où tu doutes même entre les différentes ? tu doutes, tu te dis que tu vas jamais réussir à partir de cette boîte que tu traites de boîte de merde parce que tu as envie de te casser, de prendre à partie les personnes qui t'empêchent de partir, de dire mais c'est quoi ton ?
Pourquoi tu m'empêches de ? Et tu as l'impression que ça va jamais se faire, mais alors autant je savais pas exactement ce qui se dessinait, ce que je savais c'était que je voulais entreprendre, ce que je savais c'est que je voulais qu'il y ait du sens, mais moi ce que je crois c'est que je vais entreprendre dans la mode. Parce que l'être humain il va vers ce qu'il a toujours fait, parce qu'il croit qu'il peut faire que ce qu'il a toujours fait et en plus le marché français est vraiment complètement pensé de cette manière-là. Mais on a envie que tu continues à faire ce que tu faisais avant. Ouais. Et ça je trouve que c'est fort dommage. Et Et là comment tu savais que tu voulais ?
Je veux dire qu'est-ce qui t'attirait dans le fait ? j'ai toujours été entrepreneur, c'est-à-dire que même en étant salarié moi j'ai commencé chez Pizza Hut quand j'étais vraiment en terminale euh bah c'était la pizzeria de ma mère s'il te plaît. Je rendais Non mais c'est dans un niveau d'investissement pardon mais aujourd'hui je me dis mais mon dieu quelle énergie perdue. Euh j'ai toujours été entrepreneur, c'est-à-dire que moi le travail je me suis toujours approprié et en plus tu vois j'ai fait des choix quand je te dis hein l'e-commerce vraiment on nous rigolait au nez à son à son rigolote avant de leur bout de tissu sur internet.
Donc le le côté entrepreneurial tel que tu le définis c'est de faire des choses pour la qui étaient qui sont au début au balbutiement où on sait pas encore tout et il y a aussi ce côté quand tu parles de Pizza Hut et j'ai vu que aussi que tu avais été chez McDo. Ce côté où tu fais plus que ton rôle, ce surinvestissement c'est ça qui t'a soutenu dans ton ? j'avais fait quand même un gros travail sur moi et dieu merci je l'avais fait dans le cadre de ma vie de salarié où moi j'avais compris que le travail c'était pas la vie hein quand même. Ça je l'avais compris avant de partir de chez Princesse Tam Tam.
Et d'ailleurs une fois ma mère m'avait dit tu ne partiras sans savoir ce que j'allais faire après. Elle m'avait dit euh tu continues le travail sur toi et tu ne quittes pas cet endroit tant que tu as pas compris que le travail c'est pas le centre de tout. Tu avais besoin d'avoir ces idées claires notamment sur cet investissement au travail avant de te lancer dans ? Alors moi mon les idées claires c'est parce que j'étais malheureuse et quand quelque chose ne va pas je cherche la solution donc j'ai cherché la solution pour pouvoir être heureuse dans mon travail dans lequel j'étais.
J'avais fait un sacré paquet de chemin là où j'en étais au moment où j'ai quitté Princesse Tam Tam de ce rapport au travail de de plus me rendre malheureuse pour ça, de remettre les bonnes choses enfin l'église au au du village. hein. Et ça c'est un concours de circonstances qui a de la vie et le destin est très bien fait. Moi, je crois vraiment au destin et je pense que les choses elles sont très bien faites. C'était super d'avoir fait ça avant de de rentrer dans une vie entrepreneuriale. Et sachant que tu me questionnais sur la ta question de départ, c'était l'entrepreneuriat, moi mon père était entrepreneur. Ah, tu avais une référence et tout.
je n'ai grandi que dans ça et mais par contre un entrepreneur qui travaille H24 tout le temps dans le transport avec des camions qui sont sur la route la nuit. Donc si tu veux, moi j'avais un rapport très malsain au travail. C'est-à-dire le travail, nous le le siège c'était chez moi. Donc dis-toi bien que euh il y avait pas de il y avait pas de frontière. Euh que quand tu as des camions qui roulent la nuit, qui dit camion qui roule la nuit dit nécessairement panne, accident. Moi, c'est normal que le téléphone sonne à 3h du mat. Tout ça, quand tu te construis avec ça, c'est absolument normal.
Aujourd'hui dans ma vie euh il y a aucune raison qu'on appelle ni mon mari ni moi à 3h du mat pour le travail, tu vois. Euh mes enfants ne grandissent pas dans ça. Et ça, c'est quelque chose qui est pas du tout euh anodin. Et moi, j'avais déconstruit ce rapport parce que je pense qu'il y avait aussi quelque chose que je voulais à prouver à mon père à travers le travail, à travers ce rapport que j'avais au travail. Et j'ai déconstruit tout ça, Dieu merci, en étant salariée parce que je pense que ça aurait été encore plus complexe à déconstruire parce que quand c'est quelque chose que tu crées, pas forcément tu as un affect avec.
Et du coup, j'ai abordé ça avec beaucoup plus euh euh de recul, avec quelque chose de un regard sain pour moi-même et donc pour les autres parce que tu as forcément un impact sur les autres. Et ça, c'est c'est c'est très important de pas sous-peser l'impact que tu vas avoir sur les autres.
Et donc du coup, ben en fait, je te dis ce que je te disais au tout début de notre conversation, il y a eu ces rencontres as parlé de rencontres qui t'ont amené suis dit mais waouh, en fait ils ont créé leur taf et en fait, je me suis rendu compte que la mode j'en avais plus rien à faire, enfin Moi, j'aimais toujours la mode mais j'avais pas du tout envie de continuer à travailler dans la mode même si elle était responsable. Je me suis dit je veux quelque chose qui a une dimension sociale. Et en fait, tu sais, c'est important de se questionner qu'est-ce que je voulais faire quand j'étais petite. Moi, quand j'étais petite, je voulais être maîtresse d'école.
Petite petite, pas très originale mais n'empêche qu'il y a la notion de transmission. Exactement. C'est jamais anodin les métiers de tout petit, vous avez tous les ingrédients de ce qui vous donne envie de vous lever le matin. Ouais. Il y a danseuse étoile, donc tu vois c'est ce côté où j'ai quand même besoin qu'il y ait de la joie dans le quotidien, tu vois danser pour moi c'est quand même la lumière, la vie. Et il y a une discipline aussi dans le métier. très juste. Il y a beaucoup de travail et de discipline quand même. suis quand même oui, très disciplinée et visant l'excellence. Donc oui, très juste.
Et après quand j'étais adolescente, moi ce que je disais que je voulais faire c'était éducatrice spécialisée ou avocate. Ouais, pardon mais on est quand même en plein dedans dans la justice sociale avec Alba, tu vois. Et en fait, je crois que vraiment il y a un truc qui s'est qui s'est joué là, où j'ai reconnecté avec tout ça. Et à la fois la vie est très bien faite parce que je pense que j'aurais été beaucoup moins la société m'aurait fait croire que j'étais bonne dans le social dès mon plus jeune âge.
Mais le travail que j'ai fait sur moi, ce que j'ai découvert dans un autre monde très entreprise et cetera avant d'être dans le social, euh c'est la meilleure chose qui ait pu m'arriver parce que je pense que c'est ma force dans ce que j'apporte aux jeunes femmes que j'accompagne. Justement, qu'est-ce que c'est ces trois trois chapitres enfin ces deux premiers chapitres Et le troisième donc Alba, donc le troisième chapitre c'est Alba. Oui, mais qu'est-ce que ces deux premiers chapitres t'ont apporté de très important pour pouvoir construire ce ?
Ben euh déjà d'avoir travaillé dans des grands groupes, euh c'est phénoménal le tout ce que tu apprends en terme de process, en terme enfin moi aujourd'hui, j'ai une toute petite structure hein. Voilà, elle a bientôt 7 ans mais si ça reste une très petite structure et ça on pourra en rediscuter parce que le modèle associatif il y a un vrai sujet parce que tu en vis pas, enfin c'est très complexe et ça je je tiens à être transparente là-dessus parce que les gens qui te font croire que leur vie est merveilleuse, je trouve ça très dangereux. J'ai pas envie Là s'il y a des gens qui nous écoutent, ne quittez pas tout là demain pour aller monter votre asso.
Euh réfléchissez C'est ce que tu as fait ? Ben moi c'est finalement c'est ce qui s'est passé, mais euh si tu veux euh la question financière, je l'ai pas suffisamment mise dans l'équation. Et aujourd'hui, moi c'est une vraie question. Mais elle a pas été là pendant les 4 ans. Euh Pendant les Maintenant on arrive à 7 ans, mais Bah maintenant c'est là je suis en train et on arrivera au 4e chapitre derrière euh de il est là le sujet, donc on va peut-être s'y aller dessus parce que c'est c'est dans une des missions de Alba, si j'ai bien compris. c'est l'indépendance économique de toutes les femmes.
Et donc Alba c'est une association qui propose un programme qui est gratuit pour les bénéficiaires. C'est un programme d'empowerment qui va accompagner des jeunes femmes qui sont âgées entre 15 et 25 ans pour qu'elles puissent choisir leur orientation. Aussi bien au niveau scolaire, académique qu'au niveau professionnel. Euh il y a une volonté de redonner le droit à rêver pour toutes, de dire que tu peux être absolument tout ce que tu as envie d'être. Mais ça ça concernerait tout autant les garçons. Pourquoi on s'adresse spécifiquement aux jeunes ? Parce que moi ma mission de fond pour Alba, c'est de favoriser l'indépendance économique de toutes les femmes. Ça ça me vient pas de nulle part.
Moi j'ai une grand-mère maternelle qui s'est retrouvée veuve à 36 ans, j'en ai 37 aujourd'hui. Quand tu te retrouves veuve à 36 ans, que tu ne travailles pas, que tu as pas le permis de conduire, bref que tu as aucune autonomie. Donc tu as déjà le drame émotionnel qui te qui te qui vient tout tout flinguer dans ta vie, mais en plus tu as des problèmes monumentaux qui t'impactent toi, qui t'impactent qui impactent tes enfants et et ça c'est l'histoire de plein de femmes en fait. Mais majorité, on va dire Bah voilà. Et et donc du coup, mais encore aujourd'hui, c'est ça qui est dramatique. Et donc cette question d'indépendance économique pour moi elle est fondamentale.
Et donc euh là depuis 2025, on fait aussi des ateliers d'éducation financière en plus de nos ateliers d'orientation. Et et on va aller que vers ça. Et donc pour ça pour que ça soit gratuit et accessible, tu as su aller chercher des financements et c'est peut-être ton expérience de grands groupes aussi qui t'a aidé pour ça. ça m'aide euh mais moi là là tu vois je suis excellente sur le développement de mon programme pédagogique. Je pense que je m'en sors pas trop mal en communication vu les ressources qu'on a. Euh sur la partie recherche de fonds, je pense qu'on peut faire beaucoup mieux. On a besoin d'aide. Mais tu as fait quand même, ça fait 7 ans.
Oui, mais avec une capacité de travail et une capacité d'exécution qui est incroyable par rapport aux moyens qu'on a Karine. On a des tout petits moyens. Donc franchement là en l'occurrence c'est la cause de l'orientation professionnelle, de l'indépendance économique des femmes, de comment on accompagne cette jeunesse vous touche bah de si de quelque manière vous pouvez aider bah on a besoin de votre aide. Elles les filles les bénéficiaires ce qu'elles bénéficient, il y a 5 jours d'ateliers collectifs. Et dans ces ateliers juste Alors dans ces ateliers on leur apprend ?
Alors ces ateliers c'est vraiment connaissance de soi qui conduit à la confiance en soi et comment tu mets ça au service de ton projet de professionnel mais de ton projet de vie en général. Et comment on te fait comprendre de te la paix avec savoir ce que je veux faire parce que c'est ce qu'on arrête pas de les emmerder avec ça que ce soit les parents à l'école et c'est pas forcément malveillant mais mon dieu c'est pas du tout la bonne manière. C'est pas la bonne question et de dire OK, qui tu es, qui tu as envie d'être là maintenant euh et te dire OK, on fait étape par étape.
Là je vais vers quelque chose que j'aime, vers quelque chose dont j'ai besoin aussi parce que euh c'est aussi d'être réaliste, c'est-à-dire que c'est bien de dire aux jeunes vous pouvez rêver mais tu as des jeunes qui ont des réalités économiques qu'il faut verrouiller parce qu'en fait il faut pour moi pour pouvoir rêver il faut que tu sois sécurisé économiquement. Donc c'est beaucoup de rêves mais avec beaucoup de pragmatisme.
Et on a aussi tous les jours dans ce cadre-là des femmes qui viennent raconter leur parcours en fin de journée euh pour bah voilà c'est c'est vraiment ce que je disais mettre en lumière la diversité des réussites euh que les filles il y a un enjeu de représentation aussi que les jeunes filles puissent se reconnaître et se dire mais attends si elle a réussi moi aussi je peux le faire mais avec beaucoup d'honnêteté dans le discours. Success story non merci. On parle vrai, on dit les vraies choses.
Qu'est-ce qui a marché, qu'est-ce qui a pas marché euh et de dire en fait qu'on est toujours en mouvement et que là oui on a accompli ça ça ça mais qu'en fait on a encore envie d'accomplir ça ça ça et que ça s'arrête jamais en fait. Ce qui compte c'est que plus tu vas être en paix avec toi, plus tu vas pouvoir aller vers une vie qui te ressemble. Et ça c'est formidable. Et et et ça cette semaine-là, elle est incroyable pour les filles. Après, on les accompagne individuellement. Donc là, on a des éclaireuses Alba. Et ça clairement, voilà, des gens qui auraient envie de s'engager là-dessus, ben écrivez-nous euh pour accompagner individuellement une jeune femme.
Ça s'apprend globalement pour le bénévolat à peu près 1 heure par mois. Et donc et donc le match entre la jeune fille et On regarde en fonction de ce que la jeune fille veut faire et du profil professionnel de la de la de la femme qui veut venir nous aider et aussi euh les appétences de personnalité, enfin les appétences et les et les et les la personnalité. Donc ça, c'est vraiment sur l'accompagnement individuel. Et après, on organise des immersions en entreprise.
Donc si vous êtes une entreprise que vous avez envie d'accueillir, de faire découvrir vos métiers, il y a des anges Je sais qu'il y a vraiment Nous, on a déjà été euh sur des chantiers d'électricité, mais on a une fille qui est en apprentissage pour être électricienne. C'est parce qu'on l'a On est en immersion que aujourd'hui elle est là. Et je trouve ça formidable parce que pourquoi une fille elle pourrait pas être électricienne, tu ? Exactement, ouais. Et c'est vraiment très alors je te dis le chantier d'électricité, mais on a déjà été en matinale de radio, enfin c'est euh dans des restaurants étoilés, c'est vraiment euh tous secteurs confondus. C'est énormément de travail, ouais.
Et donc juste pour préciser, tu es sur certains territoires qui sont on est sur quatre territoires. Donc on est en Normandie à Caen et à Rouen. Donc que vous l'aurez compris, je suis normande, donc je ne voulais pas oublier d'où je venais quand j'ai lancé ça en 2019. Et euh on est aussi donc à Cergy dans le 95 où je vis aujourd'hui, donc ville très chère à mon cœur puisque j'y élève mon ma petite fille mes enfants. On a aussi une promo Paris Île-de-France qui est ouverte à tous les départements d'Île-de-France. C'est important aussi de préciser que pour candidater, il s'agit pas d'être évalué, mais vous avez euh C'est une rencontre, voilà.
rencontre pour être sûre que le programme corresponde à quelque chose qui va vous aider. Ça c'est important de le dire. C'est très juste et merci de le préciser, Karine. C'est vraiment des filles qui ont entre 15 et 25 ans et on va pas regarder euh ouais, est-ce que tu es la bonne personne pour revenir faire ? On va regarder on devrait te choisir ? Voilà. On regarde le style d'Anne-Louise. Non, pas vraiment. Ce qu'on regarde, c'est vraiment euh qu'est-ce qu'on va t'apporter nous. ça. Est-ce et de quoi tu as ? Est-ce qu'on répond à ton ? Donc aujourd'hui Alba, c'est plus de de 100 300. Tu es à 300. Vous vous rendez ? 300 jeunes femmes qui sont passées euh par ce parcours incroyable.
Et donc aujourd'hui Alors Donc ça, c'est le retour hein des filles. Donc 7 ans où toi tu as eu une posture je je m'investis complètement mais je ne gagne pas ma vie par ce biais-là. Je t'ai vu sur Malte. Oui, j'ai vu un profil sur Malte. tout vraiment très abouti. Alors, sans rentrer dans le détail, au début moi j'avais mon chômage. Euh j'avais des de l'épargne. Euh ce qu'il faut avoir en tête, c'est que quand tu as pas investi et c'est pour ça aussi qu'aujourd'hui on fait des ateliers d'éducation financière et où on parle investissement. Alors d'abord, on parle de budget. C'est avec Clara Mollet qu'on a créé ça, qui est une femme absolument géniale.
Je vous invite à aller regarder son travail et notamment les tout son travail avec un ouvrage qui s'appelle Les règles du jeu où elle parle de comment en tant que femme comprend les règles du jeu sur le marché du travail et comment affirmer notamment la négociation euh d'évolution professionnelle mais aussi salariale. Et on a créé ces ateliers d'éducation financière en se disant OK, comment l'argent chez moi, l'argent au travail. Donc l'argent chez moi, gestion de budget et cetera. L'argent au travail euh comment euh je négocie mon salaire et cetera et l'investissement.
Moi j'avais une super situation mais vu qu'on m'a pas appris la liberté financière, j'avais su acquérir une indépendance financière, voilà. Mais tu fais une distinction que je trouve super intéressante. Tu dis "J'ai envie de transmettre aussi non pas uniquement l'indépendance financière, je veux leur transmettre la liberté financière." Tu fais une distinction entre les deux. C'est extrêmement important parce que moi je ne me suis pas créé de liberté financière. Si je m'étais créé la liberté financière, ben en fait, je pourrais faire Alba euh et puis j'ai de l'argent qui rentre autrement, j'en sais rien. J'ai euh investi dans une chaîne de laverie.
Euh ça nous demande de euh de l'entretien avec mon mari et cetera mais ça fonctionne très bien à côté d'Alba. J'avais les moyens de faire ça. Mais vu qu'on me l'a pas appris, je n'y ai pas pensé. Ma génération, je suis bien plus vieille que toi, on nous a bassinés avec "Attention, il faut être indépendante financièrement." Et là, on était obsédées par le fait qu'on d'être indépendante, mais j'ai jamais pensé à la liberté financière. C'est pour ça que ça m'a vraiment parlé quand tu as exprimé ça et je trouve que c'est très important de de Mais je me dis on leur fait gagner des années de vie à ces filles. Moi, c'est ce que je leur dis.
J'ai dit en fait, si vous vous saisissez de ça de la la En fait, vous allez gagner 15 ans, 20 ans. C'est la liberté aussi. Moi, je m'éduque aujourd'hui à à 37 ans. Euh j'ai commencé il y a un peu de temps, mais je suis en train de m'éduquer là. Euh mais voilà, si vous pouvez vous éduquer vous là à l'âge que vous avez, ça va vous faire gagner un temps phénoménal. Et et ça, ça n'a pas de prix parce que derrière euh moi, si tu veux, euh je ne vivais pas de rien, tu te doutes bien. C'est le fait que tu te sois quelque part interdit dès le début de de rémunérer euh via Alba pour moi, alors je pense qu'il y a deux choses. nous ça.
euh je pense qu'il y avait vraiment un un truc que je crois que je suis encore en train de déconstruire. C'est-à-dire, quand tu fais le bien, pour moi, il y avait un truc genre c'est super mal de gagner de l'argent. Donc déjà, de toute façon, le rapport avec l'argent, il est hyper hyper intime. Donc euh vraiment, moi, c'est des trucs là, je peux même pas t'en parler bien parce que je suis encore en train de processer tout ça. Je me le suis interdit. Euh enfin et et vraiment aussi très Il y avait des choses qui étaient très inconscientes.
Euh parce que même pour l'asso, j'avais Je pense que si ça avait été pour l'asso de quelqu'un d'autre, j'aurais eu beaucoup plus d'aplomb pour aller chercher de l'oseille que pour moi-même. Là, j'ai En fait, vu que c'est toi qui incarne l'asso, il y a Ouais. Il y a ce mélange. Il y a vraiment un truc. Moi, l'argent, je me suis construite en me disant que c'était euh pas quelque chose de bien. Euh j'ai un père qui a finalement réussi à gagner de l'argent, mais qui Bon, déjà, si tu le voyais dans la rue, tu te disais pas qu'il avait de l'argent. Euh hormis à un moment donné, il a daigné se faire plaisir à travers des achats de voitures, mais avant ça, pas du tout.
Et j'ai appris très récemment là, il y a quelques semaines, par ma mère, que il a mis beaucoup de temps avant de passer ce cap là, qui qu'il avait l'impression que c'était très mal de s'acheter une belle voiture. Et c'est très intéressant de découvrir ça parce que tu comprends ce dont tu as hérité complètement inconsciemment. Et donc vraiment il y a un rapport à l'argent, voilà. Euh donc moi j'étais très consciente qu'il fallait être indépendante économiquement parce que bah l'histoire de ma grand-mère, parce que mais j'étais complètement passée à côté de cette question de liberté financière.
Et finalement c'est Alba, c'est l'indépendance économique de toutes les femmes, mais c'est Alba qui m'a appris qu'il y avait un enjeu de liberté financière en le vivant moi, en me disant OK, là Anouck tu es en survie, tu fais des missions freelance.
Donc que ce soit dans le En fait si tu veux je fais des missions freelance digital marketing, euh mais pas pas beaucoup parce que c'est pas ce qui me fait le plus vibrer, mais sinon c'est beaucoup euh je travaille pour des par exemple un samedi je travaille pour une école de mode, donc là j'interviens, donc si tu veux c'est vraiment sur j'interviens euh pour transmettre à des étudiants en école de mode sur les métiers que j'ai fait en e-commerce, en CRM, donc je suis rémunérée pour ça. Ce qui est génial c'est que je retrouve la notion de transmission et je suis avec de la jeunesse.
Ça correspond quand même à aux ingrédients qui te qui te Je pense que c'est quand même un un compromis qui est pas mal. Et l'autre truc c'est de je travaille sur des programmes d'égalité des chances, donc là c'est d'autres assos qui me font travailler, qui me rémunèrent du coup, mais mon programme préféré c'est le programme IIN euh qui est porté euh par euh l'association des agences de conseil en communication et l'association Les Déterminés. Et en fait c'est un programme qui forme euh des jeunes aux métiers de la publicité. C'est marrant le destin hein. On commence à s'y retrouver. Et ça c'est des choses que je fais en parallèle euh d'Alba Bah c'est super.
C'est super chouette, mais aujourd'hui euh moi j'ai besoin de développer une activité bah je suis devenue maman. Donc l'objet Ah il est caché, il est dans une pochette qu'on peut transporter. c'est un micro. Voilà. C'est un micro, il y a déjà 12 épisodes qui sont enregistrés bien au chaud. Donc Être femme c'est le du qui parle d'accomplissement autrement. Donc on interview des femmes qu'on met en lumière à travers leur parcours euh de vie finalement, mais évidemment on parle boulot, mais pas que. Parce que il y a le être dans le nom et il y a le femme euh qui est écrit F apostrophe et l'âme.
Parce qu'on est dans une société euh où il y a tout le temps un sujet de performance, on nous demande tout le temps de du résultat, de la perf de la perf de la perf. Mais en fait ce qui nous reste c'est ce qu'on a été hein, c'est pas ce qu'on a fait même si c'est important de l'action. Moi l'action me sauve de mille et une choses tous les jours. Donc j'ai besoin de faire, j'ai besoin d'être dans le faire, je n'imagine pas du tout une vie à ne rien faire. Par contre, je pense que c'est hyper important d'être conscient que ce qui compte c'est ce que l'on est.
Essayer de revenir voilà à l'existence, montrer que l'existence elle est bah elle est pas linéaire, ça rejoint aussi ta volonté dans ce que tu dis ici. Il y a rien de magique. Il y a rien de magique. Que quand on le raconte comme ça derrière un micro, ça fait super bien, on a l'impression que c'était génial. Non, c'est dégueulasse. Euh non mais vraiment et je fais exprès d'utiliser ce mot-là, je veux pas manquer d'élégance. Les derniers mois au niveau professionnel pour moi ils ont été quand même vraiment très très durs parce que je me dis OK, en fait tu es maman, tu as une petite fille, tu dois gagner de l'argent.
Donc il y a eu ce podcast qui est arrivé, donc être femme moi je veux qu'il soit je vais aller chercher des sponsors, je veux qu'il y ait un modèle économique derrière et surtout c'est aussi un programme d'accompagnement. Et tu t'adresses à des femmes de différents âges mais différents âges et des c'est des femmes cadres, des femmes des femmes qui travaillent, qui ont les moyens de se payer un programme d'accompagnement euh là pour le coup c'est pas de l'associatif ce que je fais et c'est cette posture-là pour pour trouver ta liberté, ton indépendance et ta liberté que tu as déjà Et c'est limité parce que moi par contre je veux vraiment privilégier la qualité et la profondeur.
et la profondeur. C'est marrant parce que ces derniers objets tu vois les les autres objets c'est quelque chose que tu portais tu vois mais qui était près de toi. Et là cet objet là Je le tends. Tu le tends. Ouais. Et et c'est comme si les les prochains chapitres tu t'en remettais aussi à ces échanges avec d'autres personnes qui ont été souvent déterminants. Alors il y a eu des expériences, la naissance de de l'enfant de ton ami, il y a eu les l'expérience aussi de de côtoyer la maladie et autres. Euh qui sont des moments charnières mais il y a toujours quand même ce qui revient c'est des rencontres et des échanges. Je crois profondément.
Et et là finalement bah ce ce prochain chapitre tu prends une posture, tu veux créer un modèle économique, il y a un lien avec Alba, un gros lien évident avec Alba mais il y a aussi que moi je trouve dans ton micro il y a quelque chose où et c'est pas fini hein. Et la suite c'est autour de la prise de parole, de l'écriture, de ouais. du partage et de la transmission. Moi c'est c'est quelque chose qu'on sent beaucoup chez toi. Le bah parce que partager je crois que c'est on en a tous besoin. Je trouve que ce qu'un cœur ça le mieux c'est la nourriture. Enfin je trouve ça trop bien de partager de la nourriture qui nous lie. plein de formes. Ce micro il peut s'adresser euh Exactement.
Je pense que tu vois moi ça me donne plein d'idées parce qu'en plus une fois que tu as le matos tu peux faire plein de trucs. ne t'arrête. J'ai plein de d'idées. Bon après moi mon et ça aussi il faut c'est d'accepter que tu peux pas tout faire en même temps. En fait il y a plein de il y a plein de choses sur le chemin et c'est la vie. Et vraiment une femme que j'ai invitée pour Alba et que j'inviterai aussi sur le podcast qui s'appelle Layla. C'est Docteur Maman sur Instagram et je vous invite tous à aller la suivre parce qu'elle est incroyable cette femme là. Elle est elle a repris elle était professeur des écoles, elle a repris ses études de médecine Ouais.
à 30 ans et là elle est en train de de devenir vraiment un vrai docteur. Et je trouve ça incroyable parce que quand à 30 ans que tu es mère dans que tu as des enfants, que tu es mariée tout le monde te prend pour une zinzine quand tu dis que tu vas devenir médecin. Hmm. Et aujourd'hui elle est docteur ça enfin elle est en train là de de Quand je l'ai invitée, elle a dit un truc très très juste aux filles, elle a dit en fait l'électrocardiogramme quand la ligne elle est toute lisse, toute droite, c'est que tu es mort. Et je trouve que cette image-là, elle est Moi, j'essaie d'y repenser presque tous les jours parce que en fait, c'est OK que ce soit super dur.
Et il y a des moments où ça va super bien et il faut être Je pense que les moments où ça va super bien, il faut avoir beaucoup de gratitude et beaucoup d'humilité. Tu es arrivé nulle part. C'est une étape, tu vas bien redescendre et après tu remonteras. Et tu es au-dessus de personne. Ne te crois jamais euh au-dessus des autres. Tu sais pas ce celui qui est trois marches en dessous de toi sera peut-être trois marches au-dessus de toi demain, quoi. Et ça, je pense que c'est un point important.
C'est un point important parce que ça peut casser l'énergie de personnes en face de toi qui peuvent être inspirées par ton parcours ou intriguées, qui auront envie d'en savoir plus et parfois qui s'interdisent euh de penser que ça puisse aussi leur arriver. ça peut tous nous arriver, mais en vrai, moi, ce que je souhaite aux gens euh c'est pas du tout d'avoir mon parcours à moi. Ce que je souhaite aux gens, c'est de se rapprocher d'eux. Ce que je souhaite aux gens, c'est pas spécialement d'être dans la lumière. On est dans une ère où on cherche tous un peu de lumière, les réseaux.
Alors, ça nous aide beaucoup hein pour développer du Moi, euh enfin, la visibilité que j'ai su donner à mon asso, c'est grâce aux réseaux hein. Tu enlèves les réseaux, j'ai pas cette visibilité là, euh ça serait beaucoup plus complexe. Donc, il y a des choses très très positives dans ces outils-là, mais soyons responsables, utilisons-les à à bon escient, soyons honnêtes avec nous-mêmes et je pense que ça, c'est très difficile, c'est un travail de chaque jour qu'il faut réajuster chaque jour, c'est comment je fais pour être honnête avec moi euh sur ce qui me lead. On a tous une part d'ego euh et il faut hein de l'amour propre.
Mais attention entre le Enfin, la la la frontière, elle est ténue entre l'amour propre et l'ego. L'ego, je suis pas sûr que ça soit toujours le bon guide. C'est surtout dans les moments où tu es un peu moins bien qui qui pointe son nez. Faut faire attention. que c'est important d'être bien entouré aussi. Bah, d'être bien entouré et hum C'est un mécanisme de défense.
Et puis de s'écouter mais de de de toujours je crois de protection de et voilà et de se dire OK, qu'est-ce que j'ai envie d'être se détacher du regard des autres si tu as toujours dit que la réussite c'était d'être juriste ou médecin forcément que toi si tu as envie d'être styliste Donc on se dit on oublie on oublie s'il vous plaît. On on en parle souvent ici. Vous focalisez pas sur les titres. [raclement de gorge] Vous focalisez pas sur sur un un un métier que tout le monde puisse comprendre en 2 secondes. Ce qui vous amène là où vous avez envie d'être où vous sentez bien sur le moment. Vous signez pas pour 25 ans, vous avez le droit d'être bien. trop important quand même.
Et puis on oublie pas OK l'indépendance financière mais la liberté financière est quelque chose que tu précises souvent la liberté avant tout de pouvoir choisir ce que l'on fait Je crois que c'est ce que je souhaite à tout le monde c'est de choisir. Vraiment. Ça c'est vraiment un des messages clés alors on en a beaucoup Louise mais moi c'est je trouve que c'est quelque chose que tu t'exprimes très bien et que tu sur différentes formes et et je pense que c'est un quelque chose que tu transmets notamment aux jeunes femmes dans l'association Alba qui est très précieux. Un privilège énorme et ça change toutes nos existences vraiment. Un grand merci à Louise.
C'est un vrai plaisir de t'avoir reçu. Si vous souhaitez prendre part d'une façon active ou autrement à l'association Alba on peut te retrouver où ? Alors sur les réseaux pour Alba c'est Alba tiret du bas asso à deux s o. Il y a Nalou des bois où là on peut me retrouver facilement et après il y a donc un compte pour être femme et le compte être femme podcast être femme femme f a m e. Toi LinkedIn c'est pas LinkedIn si si j'y suis aussi mais du coup Anne-Louise Cambier euh Je la mentionnerai quand je mettrai des extraits sur [rires] LinkedIn voilà.
En tout cas réagissez aussi en commentaire si euh vous avez des des perspectives à partager, des commentaires à faire, des questions à poser à Anne-Louise. Je ne ferai que transmettre avec grand plaisir. Et puis bah si vous avez envie de nous écouter en faisant autre chose, en marchant ou en cuisinant, l'épisode est aussi disponible en podcast sur toutes les plateformes habituelles, Apple Podcast, Deezer, Spotify. Je vous souhaite un excellent début d'année même si je ne sais pas quand cet épisode va paraître. Et puis surtout euh n'oubliez pas le petit le petit grand conseil d'Anne-Louise. N'oubliez pas que l'important n'est pas de réussir mais de pouvoir choisir.