Entretien avec le Président des États-Unis d’Amérique Joe Biden.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour, mesdames, messieurs. Je suis très heureux de pouvoir accueillir le président Biden dans la ville de la Bonaparte, et merci beaucoup d'être là. Je crois que c'est après nos deux échanges, au mois de septembre et au mois d'octobre dernier, une rencontre importante, parce que suite à l'affaire Hocus, nous avons enclenché véritablement un travail commun et une réponse politique et une coordination renforcée entre les Etats-Unis d'Amérique et la France. Et pour moi, c'est l'avenir qu'il nous faut regarder.
Le travail qui a été conduit ces dernières semaines, ce que nous allons discuter aujourd'hui, permet d'abord et avant tout d'apporter des éléments de clarification qui étaient indispensables sur ce qu'est la souveraineté européenne et la défense européenne en tant qu'elle apporte à la sécurité mondiale, et qu'ensemble, nous souhaitons renforcer vraiment cette coordination, ce partenariat stratégique entre l'Union européenne et l'OTAN, tenant à l'organisation l'un et l'autre. Deuxième élément important aussi de nos échanges, et que nous avons ensemble clarifié, c'est l'importance de la stratégie européenne en Indo-Pacifique et notre volonté de coopérer dans cette région.
Troisième élément, et je tiens vraiment là-dessus à remercier le président Biden pour les décisions qu'il a déjà prises, c'est aussi notre coordination dans la lutte contre le terrorisme et en particulier la présence militaire que la France a au Sahel avec beaucoup de ses partenaires européens et internationaux. Et ces dernières semaines, le président a pris des décisions très concrètes et très opérationnelles dont nos armées ont pu bénéficier et qui sont la traduction de ce soutien.
Ensuite, nous avons ensemble acté plusieurs partenariats bilatéraux sur les exports d'armement, sur le nucléaire et les énergies renouvelables, sur le spatial et sur justement les technologies les plus innovantes. nous souhaitons avoir une coopération renforcée des initiatives industrielles et de régulation. Et puis enfin, nous allons continuer de travailler ensemble sur les grands sujets multilatéraux, le climat, le numérique, la santé, comme ce G20 va d'ailleurs témoigner, et également une discussion et des échanges renforcés en matière de contrôle des armements qui demeurent à nos yeux un sujet absolument clé.
Voilà en quelques mots le fruit du travail des dernières semaines et la discussion que nous allons avoir aujourd'hui. En quelque sorte, ce sont des décisions extrêmement concrètes qui viennent en soutien d'actions et d'initiatives communes que nous menons sur ces différents champs et ce qui est pour moi l'amorce d'un processus vraiment de confiance que nous bâtissons ensemble et qui va se traduire par une coopération renforcée sur tous ces points. Merci encore, Président, en tout cas du travail fait les dernières semaines et de votre présence ici aujourd'hui.
Eh bien, permettez-moi tout d'abord de dire une chose évidente. Nous avons pas d'amis, pas d'alliés plus loyal ou plus décent que la France. Vous êtes avec nous depuis le début.
Vous êtes une des raisons pour lesquelles,
notamment, nous sommes devenus un pays.
Et en fait, nous essayons
de gérer, mais mon père m'avait dit cette anecdote. J'ai cette petite médaille et mon petit nom, c'est Robinette. Et certains de nos parents sont venus de France avec Lafayette et ont bâti une demeure ici. Donc, sans blaguer, sachez qu'il y a cette affection forte, ce sentiment d'engagement, de loyauté vis-à-vis de la France. Et il n'y a aucun endroit au monde, aucun dossier sur lequel nous ne pouvons pas coopérer. La France est avec nous partout et tout le temps. C'est comme cela que nous voyons les choses.
Qu'il s'agisse du Sahel, c'est vous qui portez le fardeau
contre le terrorisme dans cette région du monde ou par rapport à notre attitude vis-à-vis d'autres régions du monde. Il y a ce partenariat. Nous étions en Afghanistan, en ensemble, jusqu'à aujourd'hui. Je vais vous dire une chose très claire devant la presse. La relation avec la France est un partenariat de grande valeur, sérieux. Vous êtes là pour nous, nous serons là pour vous. Et il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire ensemble. Je vous remercie. Je vous remercie. Vous me posez cette question ? La réponse est, ce qui s'est passé, pour utiliser une expression anglaise, ce que nous avons fait était maladroit. Cela n'a pas été accompli de manière très gracieuse.
Des choses se sont passées qui n'auront pas dû se passer. Mais soyons clairs, la France est un partenaire
de très grande valeur et une puissance en tant que telle.
Nous avons le même système de valeur. Pourquoi pensez-vous que cela s'est passé ? J'avais l'impression que la France avait été informée bien avant que l'accord n'allait pas aboutir. Mais cela dit,
écoutez,
en fait, nous avons fait trop de choses ensemble. Nous avons trop souffert ensemble, trop célébré ensemble, pour que quoi que ce soit puisse nous séparer. Bon, il y a des moments de basculement dans l'histoire humaine. Il y a des choses, des événements, qui se produisent tous les 50 ou 75 ans. Ce sont des choses qui se passent.
Je pense que nous avons clarifié ensemble ce qui devait l'être. Les États-Unis n'étaient pas la seule partie impliquée,
comme le président l'a dit. Et maintenant, ce qui compte, c'est de faire en sorte qu'une telle situation ne soit plus possible à l'avenir. Plus forte coopération, plus forte coordination. Ce qui est important, c'est qu'au cours des dernières semaines, nous ayons mis sur pied des actions concrètes pour renforcer notre partenariat au Sahel. Il y a eu cette clarification sur ce que signifie la défense européenne et en quoi elle est totalement compatible avec l'OTAN, ce que signifie la souveraineté européenne et son importance pour la sécurité mondiale. Et c'est extrêmement important d'avoir clarifié tout cela. Nous avons lancé toute une série de coopérations, comme je l'ai dit.
Et pour moi, ce qui compte réellement maintenant est ce que nous ferons ensemble dans les semaines, les mois et les années à venir.
Emmanuel Macron