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interviewBFMTV· 1 mai 2023 5 min

1er-Mai: l'intégralité de la prise de parole de Gérald Darmanin sur la mobilisation

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Monsieur le ministre, quelle est votre réaction par rapport aux événements de la journée ?

0:03
Gérald Darmanin

D'abord, c'est une journée du 1er mai où je voudrais remercier les préfets, les policiers, les gendarmes, les sapeurs-pompiers, partout où ils sont sur le territoire national, d'avoir permis une journée de manifestation traditionnelle lors du 1er mai. Il y a eu à peu près 800 000 personnes en France qui, ce matin et cet après-midi, ont manifesté dans à peu près 300 actions. Et dans l'immense majorité des cas, pour l'immense majorité des manifestants, les choses se sont passées le plus convenablement possible. Je remercie les syndicats, j'en remercie bien sûr les policiers, les gendarmes qui ont permis que ces manifestations puissent se dérouler dans de bonnes conditions.

Cependant, dans certaines villes, à Paris, à Lyon, à Nantes, à Angers, il y a eu des événements graves. Et je voudrais ici avoir d'abord une pensée pour les 108 policiers et gendarmes qui sont actuellement blessés, dont une vingtaine à Paris. Un grièvement, un homme de la compagnie d'intervention qui a été brûlé dans cette image que l'on voit, un cocktail Molotov qui est jeté sur lui. Je veux d'abord condamner évidemment le plus fermement possible ces violences contre les forces de l'ordre. 108 gendarmes et policiers blessés à 1er mai, c'est extrêmement rare.

Et je souhaiterais que tous ceux qui interviennent dans le débat public puissent en premier lieu condamner ces violences contre les policiers et les gendarmes. Malheureusement, j'ai peu entendu ça depuis le début de l'après-midi. Et je veux dire qu'il n'est absolument pas normal en République que des policiers, que des gendarmes, que des sapeurs-pompiers se fassent prendre à partie, se fassent jeter des cocktails Molotov ou des pavés. Si je prends l'exemple de Paris, ces 19 policiers et gendarmes sont envoyés aujourd'hui à l'hôpital. Évidemment, nous pensons à eux.

Évidemment, suite à mes consignes données au préfet et bien sûr au préfet de police, je veux dire que nous n'avons pas laissé faire soit ceux qui s'en sont pris à des biens, qu'ils soient publics ou qu'ils soient privés, des commerces notamment, ou qu'ils s'en sont pris à des policiers, des gendarmes ou des sapeurs-pompiers. Et au moment où je parle, il y a eu 291 interpellations, dont 90 à Paris. Ce chiffre sans doute va continuer à augmenter en fin de journée. Et je veux dire évidemment que nous attendons des sanctions fermes contre ceux qui s'en sont pris aux policiers, aux gendarmes ou aux biens publics. Je pense à Lyon, par exemple, où une mairie a encore été attaquée.

Et grâce d'ailleurs au drone que pour la première fois nous avons pu faire voler, vous le savez bien, pour cette première journée de manifestation, nous avons pu renseigner la police et la gendarmerie pour interpeller un grand nombre d'auteurs. Donc je veux redire évidemment mon soutien aux policiers et aux gendarmes qui ont été blessés. Et une nouvelle fois, entendre dans le débat public, si cela a été possible, que ces policiers et ces gendarmes méritent la considération et que cette violence, évidemment, doit être condamnée par tout le monde.

2:37
Présentateur

Est-ce que vous êtes surpris par le degré de violence dans certains cortèges, notamment à Lyon, à Grenoble ? Le commissaire a notamment dit qu'on n'avait jamais vu ça à Grenoble.

2:46
Gérald Darmanin

Nous constatons depuis plusieurs mois désormais, singulièrement cette dernière semaine, une présence, je l'ai déjà dénoncée, de l'ultra-gauche, des personnes que l'on qualifie de black bloc, à Paris, il était à peu près 2000 d'individus extrêmement radicaux qui s'en prennent effectivement directement aux biens, aux biens publics, aux biens privés ou aux policiers et aux gendarmes qui viennent pour casser des policiers et des gendarmes, pour mettre le feu à des immeubles, mettre le feu à des commerces, piller des commerces. Évidemment, cette violence qui va crescendo, malheureusement, nous la constatons.

Et c'est parce que nous avons déployé une immense mobilisation des policiers et des gendarmes. Je rappelle qu'il y a 12 000 policiers et gendarmes, ça n'a pas de précédent pour cette manifestation du 1er mai, que les manifestations classiques ont pu se tenir. À Paris, par exemple, les syndicats ont pu manifester, arriver sans encombre place de la nation. Je veux dire d'ailleurs à Paris, s'il n'y a pas les policiers et les gendarmes, s'il n'y a pas les CRS et les gendarmes mobiles, il n'y a pas de manifestation.

Le pré-cortège avec 20 000 personnes, dont 2 000 individus radicaux, qui jettent des projectiles sur le carré syndical, qui empêchent ce carré syndical d'avancer, et qui vient attaquer des policiers et des gendarmes des commerces, si les policiers et les gendarmes ne sont pas là, et en lien constant avec le syndical, le préfet de police pourrait en témoigner, pour pouvoir faire ces interpellations et faire une sorte de cordon entre la manifestation syndicale classique et ces individus radicaux, il n'y a pas de droit de manifester en France qui s'applique.

Et donc, je veux le dire, surtout au moment où on critique la police et la gendarmerie, j'ai entendu des choses pas très républicaines cet après-midi, s'il n'y a pas les policiers et les gendarmes, il n'y a pas de manifestation syndicale. Et oui, cette violence est plus forte, de plus en plus forte, dans une société qui se radicalise, notamment du fait de l'ultra-gauche, et j'espère qu'on aura les moyens techniques de pouvoir continuer à combattre cette violence. C'est le cas des drones, et je m'en félicite, c'est la première journée où on a évité des drames grâce à ces drones, et qu'il y aura évidemment des sanctions judiciaires extrêmement fortes.

4:36
Présentateur

Est-ce que vous avez des nouvelles sur l'état de santé de ce policier qui a été brûlé à Paris ?

4:40
Gérald Darmanin

Alors, le policier de la compagnie d'intervention de la préfecture de police qui a été blessé, est blessé gravement, il est à l'hôpital au moment où nous parlons, il a le visage et les bras brûlés, voilà, son pronostic vital n'est pas engagé, mais nous espérons évidemment qu'il se porte mieux dans les heures qui viennent, il subit en ce moment des interventions. Merci à vous. Merci.

4:58
Locuteur

Merci. Merci.

1er-Mai: l'intégralité de la prise de parole de Gérald Darmanin sur la mobilisation — Gérald Darmanin · Pourquijevote