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InterviewRadio-Télé Péyi Guyane· 14 septembre 2023 23 minAutoproduitMixteÉducation & rechercheTravail & emploi

L'invité du 7h | 12 septembre 2023 | Carole Grandjean

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette réforme une de plus car il y en a eu beaucoup depuis les années 80 ?

  • OuverteRéponse partielle

    Comment se fait-il que ce soit vous et votre ministère qui porte cette réforme là et pas le ministère de l'Éducation nationale ?

  • OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que vous allez faire pour cibler tel ou telle filière en Guyane ?

  • OuverteRéponse directe

    Est-ce que la réussite d'un élève c'est forcément son insertion professionnelle une fois qu'il a son diplôme ?

  • OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que vous pourrez garantir finalement qu'ils sont suffisamment intéressants pour tous ces élèves pour tous ces jeunes lycéens ?

  • OuverteRéponse directe

    Comment est-ce qu'on fait pour changer l'image de la voie professionnelle tout le monde le sait ce serait faut prétendre le contraire même si peut-être en Guyane il y a des différences avec avec l'Hexagone vous l'avez dit dans la grande majorité des cas si vous dites à une famille est-ce que vous préférez que votre enfant aille en général ou ayant professionnel on sait très bien la réponse comment est-ce qu'on fait pour changer le rapport de notre société finalement entre professions d'un côté intellectuel et professionnelle de l'autre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Promesse
    « Le président de la République Emmanuel Macron a donc annoncé la couleur zéro décrocheur et 100% d'insertion professionnelle dans le cadre de cette réforme contestée. »
  • Chiffre
    « Il s'agit très clairement d'indemnités de stage de 50-75 et 100 euros selon l'année de réalisation entre la seconde et la première bac pro et puis première année de CAP 50 euros et 75 euros sur la deuxième année de CAP prise en charge par l'État donc c'est l'État qui indemnise ces stages. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de la réforme du lycée professionnel et de son adaptation aux besoins de la Guyane la Guyane qui compte un grand nombre d'élèves dans les lycées professionnels sur les 4000 lycées en guyanais qui ont passé leur bac cette année près de 40 % d'entre eux étaient en filière pro c'est nettement plus que dans l'Hexagone qui en compte environ 25 %. alors pourquoi cette réforme une de plus car il y en a eu beaucoup depuis les années 80 et bien car l'enseignement professionnel relève d'une filière défavorisée c'est ce que dit l'OCDE offrant peu de perspectives et soumise aux inégalités le président de la République Emmanuel Macron a donc annoncé la couleur zéro décrocheur et 100% d'insertion professionnelle dans le cadre de cette réforme contestée on en parlera par de nombreux enseignants pour en parler Carole Grandjean et notre invité ce matin bonjour bonjour et bienvenue sur Radio pays Carole Grangeon ministre délégué chargé de l'enseignement et de la formation professionnelle vous êtes en Guyane depuis dimanche pour rencontrer la filière professionnelle guyanaise on va évidemment détailler un petit peu les choses en expliquant ce que prévoit cette réforme mais d'abord un mot Carole Grangeon sur les environ entre la Guyane et l'Hexagone j'ai écouté un petit peu les débats qu'il peut y avoir en ce moment de l'autre côté de l'océan ils sont nombreux il y a beaucoup de choses qui sont dites actuellement autour de cette réforme là j'en ressors avec l'impression qu'encore une fois les décalages sont quand même importants sont quand même considérables entre les préoccupations des des lycées pro de l'hexagone et ceux de la Guyane on l'a encore vu tout récemment avec les lycées professionnels de de Michotte ou encore du larivo chaque année le nombre de débrayage est quand même et de mouvements sociaux est quand même assez incroyable sur la qualité des infrastructures sur les plateaux techniques sur le manque d'enseignement sur les problèmes de mobilité des élèves qu'est-ce que votre réforme prévoit qu'est-ce que vous avez envie de dire à la Genèse guyanaise aujourd'hui Carole Grandjean écoutez j'ai envie de dire à ces jeunes déjà soyez fiers dans la voix qui est la vôtre vous avez d'immenses perspectives sur les 15 métiers qui recruteront le plus de mains 10 des métiers sont ceux de la voie professionnelle sont formés en voie professionnelle donc cette fierté d'être en voie professionnelle elle doit être présente et nos entreprises doivent reconnaître le savoir-faire des lycées professionnels pour former ces jeunes au-delà de ça il nous faut pouvoir aussi améliorer la réussite de ces jeunes on voit professionnelle et on voit qu'aujourd'hui trop d'élèves n'arrivent pas à s'insérer dans l'emploi ni à poursuivre des études voir décroche pendant le parcours de formation c'est donc là au fond tout le défi de cette réforme des lycée professionnel c'est de faire mieux réussir ses jeunes et cela passe donc déjà par des moyens de lutte de lutte contre le décrochage scolaire pendant le lycée mais aussi pour accompagner la poursuite d'études réussie parce que beaucoup d'élèves démarre un BTS mais n'arrive pas à le réussir donc il s'agit pour moi de lutter contre le décrochage de favoriser aussi leur insertion professionnelle et cela passe par aussi bien de l'aide à au niveau scolaire parce que trop d'élèves ont des difficultés en maths en français ou en culture générale mais ça passe aussi par des formations plus adaptées au monde économique qui répondent mieux aux métiers et je l'ai vu hier sur Saint-Laurent par exemple avec beaucoup de formations extraordinaires d'ailleurs demandé par les élèves je pense par exemple à la cuisine à la pâtisserie et pour autant des perspectives d'emploi qui sont assez faibles sur le territoire peu de restaurants peu de la boulangerie peu de pâtisserie donc vous formez des élèves qui derrière ont des difficultés à s'insérer dans l'emploi donc il s'agit de faire mieux de faire des partenariats plus importants bien sûr avec toute cette filière économique sur le territoire de peut-être permettre à des élèves qui va y aller plus loin d'aller à Cayenne ou ailleurs peut-être dans l'Hexagone certains m'ont demandé c'est le pourrait faire des stages dans l'Hexagone pourquoi pas mais pour autant il s'agit aussi d'avoir plus de formation d'adéquation avec les métiers du territoire et donc c'est avec le territoire et selon les projections sur les métiers qu'il nous faut pouvoir travailler pour faire évoluer l'offre de formation aussi car l'urgence ça c'est pour l'ambition générale et qui est commune finalement à tous les territoires de la France et particulièrement au territoire c'est extrêmement important et on parlera évidemment de la carte des formations qui est un des points essentiel dans le cadre de cette réforme là je repose ma question sur ces 1 milliard d'euros supplémentaires qui sont annoncés dans le cadre de cette réforme est-ce qu'il y a une enveloppe de prévu précisément pour venir en aide aux infrastructures guyanaises qui ont honte terriblement besoin alors sur le 1 milliard d'euros supplémentaires il s'agit de la gratification des stages puisque les élèves stagiaires vont être gratifiés dès cette rentrée entre 50 et 100 euros par semaine de stage réalisé il s'agit aussi de la valorisation du métier d'enseignant les enseignants de la voie professionnelle vont pouvoir accompagner mieux les élèves des doubles et des classes de Mathéo français faire des options accompagner le décrochage donc c'est vraiment ces deux grosses enveloppes là mais également de l'accompagnement sur le projet de l'élève sur la préparation des stages préparation l'insertion professionnelle CV préparation entretien etc l'enveloppe d'un milliard d'euros c'est essentiellement un investissement sur ces aspects là et puis au-delà de ça il y a effectivement un énorme investissement par un appel à manifestation d'intérêt qui va pouvoir être porté sur la les investissements notamment sur les plateaux techniques parce que investir sur de nouvelles filières c'est investir sur des plateaux techniques et avec le président de la collectivité territoriale de Guyane que j'ai rencontré dimanche à nouveau hier nous avons souhaité effectivement accélérer les investissements dans les établissements notamment les lycées professionnels pour faire mieux le lycée professionnel avec ces jeunes donc un coup de pouce de votre part à la collectivité pour venir rénover ce qui a besoin d'être rénové le président de la collectivité territoriale de Guyane que nous ferons cette transformation là avec le recteur bien sûr de l'Académie Guyane pour que nous puissions faire de du lycée professionnel un lycée qui soit au coeur des enjeux stratégiques pour le territoire donc il n'y a pas une réforme je tiens à le dire mais il y a autant de réforme que d'établissements parce que les 12 lycées professionnels de Guyane vont pouvoir déployer la réforme selon leurs besoins leurs élèves leur territoire je l'ai très bien vu entre le lycée des michottes le lycée de Saint-Laurent ou le lycée ici du campus des métiers du bois et de la construction on n'a pas les mêmes besoins on n'a pas les mêmes projets on n'a pas forcément d'ailleurs même les mêmes élèves et les mêmes entreprises partenaires donc il s'agit de faire selon territoire une réforme qui soit ajustée à leurs besoins j'en arrive Carole Grandjean à ma question suivante qui peut paraître symbolique symbolique pardon mais je vous la pose quand même comment se fait-il que ce soit vous et votre d'autres ministère qui porte cette réforme là et pas le ministère de l'Éducation nationale une des critiques qui vous est faite c'est de dire finalement que les lycéens professionnels sont considérés différemment des lycéens en général et en technologie mais rassurez-vous je travaille avec Gabriel attache de l'éducation nationale pleinement et en étroite collaboration au fond moi je suis et le ministère du Travail par mon rattachement ministère du Travail et le ministère de l'Éducation nationale par mon rattachement ministère d'éducation nationale l'administration avec laquelle je travaille c'est celle de l'éducation nationale la plupart du temps mais l'idée c'est de travailler surtout en partenariat avec le monde économique on ne peut pas rester dans le seul écosystème éducation quand on parle de la voie professionnelle politiquement ça dit que quand même quelque chose que ce soit le votre ministère et celui du travail qui s'occupe de cette réforme et pas celui de l'éducation nationale puisque nous travaillons ensemble avec avec Gabriel Attal et l'administration qui est la mienne dans sa transformation c'est celle de l'éducation nationale par contre mon rôle c'est de faire ce lien entre le économique et le monde de l'éducation parce qu'encore une fois on est en voie professionnelle et que la perspective que nous devons donner c'est celle d'une insertion professionnelle l'obtention du diplôme c'est évidemment très important mais ce que nous devons leur promettre c'est la promesse d'un destin et donc d'une insertion professionnelle à l'issue d'une place dans la société plus globalement alors un des points importants de cette réforme on a commencé en dire quelques mots c'est ce qu'on appelle la carte des formations autrement dit les formations qui sont proposées aux élèves vous souhaitez qu'elles soient ces formations adaptées aux besoins des aux besoins des territoires questions concrètes sur le cas précis de la Guyane comment est-ce que vous allez faire pour cibler tel ou telle filière Carole Grangeon très important parce que au fond on observe les taux d'insertion et les taux de poursuite d'études donc chacun des diplômes à chaque niveau finalement cap Bac Pro est étudié dans sa capacité à faire en sorte que le jeune rentre dans l'emploi ou réussit sa poursuivre des études et nous évaluons que environ 50 un peu plus d'ailleurs de 50% des places de formation en Guyane n'ouvrent pas ces perspectives là il s'agit avec Monsieur le Recteur et avec monsieur le Président de la collectivité de Guyane monsieur servile de travailler à faire évoluer cette offre de formation pour aller vers des formations plus insérantes soit en fermant des formations lesquelles par exemple lesquels ne marchent pas ils ne permettent pas aux jeunes de travailler en Suisse là vraiment ça sera le président de la collectivité de Guyane et le recteur qui feront ce travail là et j'ai pas du tout l'injonction depuis Paris pour faire mettre tel ou telle formation c'est vraiment adapté parce que certaines formations aujourd'hui ne permettent pas la réussite mais peut-être qu'avec un partenariat peut-être qu'avec une expertise nouvelle qui est donnée dans la formation peut-être qu'avec un aménagement du contenu de la formation on peut faire mieux et donc mon objectif c'est qu'en tout cas toutes ces formations qui n'ouvrent aujourd'hui pas de perspective soit regarder à la loupe une par une et que nous prenions la décision les bonnes décisions pour faire en sorte que les jeunes réussissent ma seule boussole c'est la réussite de ces jeunes les solutions elles sont multiples et c'est au territoire de les décider pour lui-même quand vous parlez de partenariat très concrètement ça veut dire la présence d'entreprises dans les établissements scolaires pour dire voilà on a besoin de tel ou tel poste absolument hier on a visité trois campus des métiers des qualifications celui du bois à Cayenne celui des métiers du soin à Saint-Laurent celui des métiers du spatial à Kourou il s'agit au fond d'organiser en filière donc en prolongation d'études donc de passer par le bac par le cap par le bac pro par le BTS voir par la poursuite d'études sur des études plus longues les formations mais également avec les partenaires économiques donc de travailler avec eux pour que on adapte nos contenus de formation mais aussi nos accompagnements nos stages pour que ces jeunes trouvent leur place dans la société et trouvent leur place dans ces écosystèmes économiques qui recherchent des collaborateurs mais qui parfois peine aussi à avoir des jeunes formés préparés finalement à ces métiers donc il s'agit de travailler en deux trois partenariats avec eux c'est pourquoi à cette rentrée j'ai mis dans chaque lycée professionnel un chargé de relation entreprise qui est installé là pour développer les partenariats avec les entreprises mais aussi être le réseau de beaucoup de ces jeunes qui n'en n'ont pas beaucoup entre nous expriment le fait que c'est eux-mêmes par eux-mêmes qui cherchent leur stage or beaucoup en entre ne savent pas bien comment s'y prendre non pas de réseau et donc il s'agit vraiment d'avoir un booster par les chargés de relations entreprises et de les aider à trouver des stages en entreprise car le grand jour vous avez expliqué vous avez dit que votre seul boussole était la réussite des élèves est-ce que la réussite d'un élève c'est forcément son insertion professionnelle une fois qu'il a son diplôme je vous pose cette question car le nombre de désillusions d'élèves qui entre dans le marché du travail et qui réalise finalement ce que leur diplôme signifie nous explique qu'ils sont extrêmement déçus qu'est-ce que vous faites finalement du droit à l'erreur en quelque sorte de permettre un jeune de rebondir s'ils se rend compte que la formation qu'il a choisi n'est pas la bonne alors je crois approfondément que le lycée professionnel a pour objectif de concourir à donner à ces jeunes une place dans la société et que la place dans la société passe par une société aussi du travail mais pour autant effectivement on s'aperçoit que beaucoup de ces jeunes ont fait une erreur d'orientation ou une orientation subie en fait également de formation parfois un peu trompeur et ils arrivent dans les lycées ils se disent ça voulait dire ça c'est un de nos autres grands chantiers de simplification des intitulés de diplômes et je vous rejoins mille fois sur le fait que on a du mal à s'y retrouver mais il s'agit en fait de travailler du coup sur un grand chantier celui la découverte des métiers au collège de permettre à ces jeunes de mieux connaître la diversité des métiers et donc des formations pour y parvenir c'est donc un chantier que j'engage avec Gabriel Attal des cette rentrée avec une demi-journée tous les 15 jours dans les collèges en 5e en quatrième en troisième pour découvrir sur l'ensemble du collège plus de 50 métiers qui permettra non pas d'orienter ce jeune mais de lui permettre de choisir la bonne formation pour aller vers le métier qu'il connaît mieux parce qu'il aura fait ici un mini stage qui leur a visité une entreprise qu'il aurait eu une intervention d'enseignants lycée professionnel ou de professionnels qu'il aura fait un forum au fond tous les moyens sont bons pour faire mieux découvrir la diversité des métiers parce que trop de jeunes s'orientent sur les quelques métiers qu'il connait du fait de son entourage familial ou de proche il s'agit donc de dépasser ça et puis d'orienter aussi une connaissance des métiers des métiers d'avenir qui donc secret et donc par nature sont souvent méconnues de l'entourage familial et donc il s'agit aussi de dépasser les métiers les plus connus par les jeunes sur la question des stages et de la rémunération des stages vous souhaitez vous l'avez dit que que les élèves soient payés lorsqu'ils feront des stages en entreprise quand on sait les difficultés du tissu économique guyanais est-ce que vous pouvez nous assurer ce matin qu'il y aura de la place pour tout le monde alors il s'agit très clairement d'indemnités de stage de 50-75 et 100 euros selon l'année de réalisation entre la seconde et la première bac pro et puis première année de CAP 50 euros et 75 euros sur la deuxième année de CAP prise en charge par l'État donc c'est l'État qui indemnise ces stages et donc soutiennent quelque part en finançant ces stages ces stages et ne mettent pas à la charge de l'entreprise ces stages donc il s'agit maintenant d'engager la responsabilité aussi des entreprises pour qu'elle et ses petits entrepreneurs parce que c'est pas forcément des grandes entreprises qui accueillent des stagiaires pour que ces jeunes aillent en entreprise et découvre du milieu économique au fond ces jeunes ils demandent qu'une chose c'est de compléter leur formation théorique par aussi de la formation d'expérience et aller avec un chef d'entreprise un auto-entrepreneur travailler sur comment comment il exerce son métier c'est compléter sa formation donc c'est très important que ces jeunes là et des stages en cohérence avec leur formation et de qualité et donc vraiment on va engager les chefs d'entreprise à prendre des jeunes en stage pour leur donner aussi la capacité à s'assurer qu'ils sont dans la bonne voie sur cette question là et je l'ai dit en introduction Caro le grand jour il y a beaucoup de débats il y a les pros et les anti rémunérations des lycéens dans les dans les lycées professionnels je résume un petit peu les les arguments qui qui sont mis en avant pour vous et pour l'Elysée ce sera un moyen finalement de lutter contre le décrochage scolaire en ayant voilà cette cette envie que ses enfants soient rémunérés pour d'autres ce sera une façon d'orienter les enfants les plus pauvres vers un diplôme qui qui paye qu'est-ce que vous répondez à ces critiques là on est très clairement sur une valorisation de la voie professionnelle les stages quand vous les faites en entreprise les stages depuis deux mois par exemple quand vous allez en entreprise dans quel que soit votre cursus de formation ils sont indemnisés on le lycée professionnel alors que la place de l'expérience professionnelle est importante ils ne le sont pas donc c'est vraiment une volonté de valoriser la voix professionnelle et d'engager aussi et la responsabilité du jeûne il doit être actif quand il est en stage parce que c'est sa participe à sa formation c'est aussi une manière d'engager l'établissement sur le fait que ces jeunes ils doivent trouver des stages et des stages de qualité en cohérence avec leur formation parce que beaucoup n'en font pas ou n'en font pas en lien avec leur formation et puis c'est aussi une manière d'engager l'entreprise de dire écoutez l'état un des mises le stage mais vous vous devez transmettre et vous engager à transmettre à ces jeunes votre expérience entre des enfants de famille modestes qui vont se sentir et on peut bien le comprendre évidemment attirer par des formations où ils sauront qu'ils seront payés rapidement et d'autres qui auront plus de moyens avec des parents qui seront capables de les soutenir s'ils peuvent aller en lycée général et technologique Carole Grandjean il y a également des bourses et évidemment je vous encourage d'ailleurs à faire la démarche auprès de votre établissement de demander un appui via des bourses si vous en avez besoin parce que beaucoup de familles ne le sollicitent pas et c'est important il y a également des fonds sociaux d'ailleurs dans les établissements et je me permets de le dire également parce que beaucoup de familles de les sollicitent pas or vous pouvez vous faire aider pour payer la continuité du matériel parce que vous pouvez être en difficulté pour le faire n'hésitez pas à le faire de manière tout à fait simple et direct auprès du de l'équipe pédagogique parce que elle l'a défend pour vous aider l'un et l'autre ne sont pas la même chose c'est vraiment une valorisation des temps en entreprise qui concourent à une expérience qui favorisera l'insertion professionnelle et c'est en cela que nous souhaitons valoriser ces périodes en entreprise comme on le fait dans d'autres cursus notamment dans l'enseignement supérieur ou comme on le fait lors de l'apprentissage comment on fait Carole Grandjean pour que la filière professionnelle ne soit plus une voix par défaut je reprends ce rapport de l'OCDE dont je parlais tout à l'heure qui explique qu'il y a je cite en moins de perspectives d'avenir en France que dans d'autres pays européens comme en Allemagne par exemple où on peut aller jusqu'au Master après le lycée professionnel alors on a déjà fait un grand changement parce que depuis 6 ans on a révolutionné l'apprentissage en français l'apprentissage qui a 6 ans a été autour de 250 000 apprentis par an aujourd'hui on a 837 000 apprentis par an on vise le million et je pense que nous atteindrons cet objectif en France c'est une vraie transformation de la considération que nous avons pour l'apprentissage cette finalement une nation d'apprentissage que nous sommes en train de construire je pense que cette révolution là et et très clairement avancée aujourd'hui je souhaite faire la même chose avec le lycée professionnel changer l'image du lycée professionnel faire que le lycée professionnel prenne toute sa place et toute sa fierté de prendre sa place dans le parcours de formation des jeunes et pour changer cette image du lycée professionnel qui est selon les territoires d'ailleurs variables il y a des territoires pour lesquels la voie professionnelle est plutôt choisie en Guyane c'est plutôt le cas il y a plutôt au fond une image positive de la voix professionnelle mais en tout état de cause partout il faut que ces jeunes puissent effectivement poursuivre des études et ce de manière réussie que ce ne soit pas fermé et puis qui ces jeunes puissent s'insérer dans l'emploi si nous réussissons à lutter à la fois contre le décrochage mais également un favorisant l'insertion professionnelle comme la poursuite d'études nous aurons des voies qui permettent la réussite de ces jeunes et donc des voix qui seront choisies et par les élèves et par les familles et donc reconnu par l'ensemble de la société la question elle portait plus sur d'éventuelles passerelles finalement entre la voie professionnelle et la voie générale beaucoup de personnes disent finalement que cette réforme là va peut-être cloisonner les élèves avec le risque qu'il y ait beaucoup plus de difficultés pour qu'il puisse passer d'une voix à une autre sur ce point-là car le grand jour pas moins il y a déjà plus de passerelles entre entre le l'enseignement général technologique et professionnel il y a pas plus ou moins de cloisonnement il y a en tout cas la volonté d'engager des parcours de réussite et très clairement aujourd'hui deux tiers des décrocheurs viennent du lycée professionnel n'ont pas à cause du lycée professionnel mais il y a parce qu'ils n'orientation subie parce qu'il y a déjà des difficultés scolaires parce que il y a aussi des difficultés à trouver des stages ou des stages qui sont pas très intéressants donc c'est tout ça qu'on est en train de reprendre et des formations qui paraissent parfois déconnectées de la réalité économique donc il s'agit pour moi de reprendre tout ça de le mettre finalement aussi à jour de notre société elle évolue cette société le lycée professionnel il doit aussi évoluer et donc c'est la salle la promesse finalement qu'on doit assez jeune c'est de leur dire que notre appareil de formation notre lycée professionnel il s'ajuste aux évolutions de la société il investit sur eux il investit sur cette relation aux entreprises tout comme sur la lutte contre le décrochage tout contre les fragilités scolaires qui peuvent avoir on investit sur depuis la maternelle jusqu'au lycée professionnel c'est notre engagement vis-à-vis de ces jeunes que de faire deux des futurs citoyens qui s'insèrent dans une société et qui est toutes les tous les moyens pour pouvoir le faire et donc c'est ça le le la réforme des lycées professionnels tel que je la conduis sur la sur la qualité montage comment est-ce que vous pourrez garantir finalement qu'ils sont suffisamment intéressants pour tous ces élèves pour tous ces jeunes lycéens car pour le coup là le nombre de témoignages de personnes qui expliquent que une fois en entreprise il se retrouve à je caricature évidemment mais ranger des dossiers et apporter du café à leur patron ou leur patronne ces témoignages là ils sont ils sont nombreux qu'est-ce que vous allez faire qu'est-ce que vous comptez faire pour que il puisse suffisamment être épanouis durant leur stage alors notre objectif au travers de ces charges et de relations entreprises qui s'installe dans chaque lycée professionnel c'est de mieux accompagner justement ces stages le le l'enseignant restera en charge du suivi des stages lors de la période de stage mais le chargé de relations entreprises développera les partenariats et ça nous donnera aussi la capacité de mieux échanger avec les entreprises en étant dans un dans aussi dans une exigence de qualité d'accompagnement et de transmission par ces entreprises c'est vraiment un un travail partenariat avec les entreprises que je souhaite pouvoir construire j'ai envie de dire avec un chef de fil qui sera se charger de relation entreprise mais également avec ces enseignants qui suivent des élèves durant la période de stage et qui doivent pouvoir aussi nous signifier quand des entreprises ne répondent pas à l'exigence de qualité et nous devons aussi accepter que certains certaines entreprises ne soient pas accueillantes finalement pour ces pour ces pour ses élèves parce qu'elles ne concourt pas à une transmission de qualité dernière question Carole Grandjean 70 % des élèves de lycée professionnel sont des enfants d'ouvriers d'inactifs ou d'employés au-delà de votre simple réforme comment est-ce qu'on fait pour changer l'image de la voix professionnelle tout le monde le sait ce serait faute prétendre le contraire même si peut-être en Guyane il y a des différences avec avec l'Hexagone vous l'avez dit il y a quelques minutes dans la grande majorité des cas si vous dites à une famille est-ce que vous préférez que votre enfant aille en général ou ayant professionnel on sait très bien la réponse comment est-ce qu'on fait pour changer le rapport de notre société finalement entre professions d'un côté intellectuel et professionnelle de l'autre alors on l'a très largement dénoncé effectivement l'orientation en voix professionnelle est souvent liée à une forme de déterminisme social et ça ce n'est pas possible pourquoi est-ce que c'est le cas aujourd'hui c'est déjà le cas parce que trop d'élèves ne réussissent pas et donc cette tout sujet que j'évoquais tout à l'heure mais c'est aussi le cas parce que la société sous-valorise des savoir-faire de l'artisanat du numérique de l'énergie etc donc il y a vraiment un travail de lutte contre les stéréotypes autour de ces métiers là je vous assure dans ces filières là non seulement on y réussit mais on y réussit très bien et donc c'est important aussi de déconstruire l'image que peuvent avoir certaines familles autour de certains métiers de certains parcours et puis c'est aussi important pour moi de construire les parcours notamment à la poursuite d'études lorsque le jeune de souhaite parce que là aussi les familles seront rassurées quand ils seront que le passé par une voie professionnelle n'empêche pas la poursuite d'études et donc des réussites dans des niveaux par exemple d'obtention de diplômes bac + 2 3 4 5 un peu importe c'est important pour moi de changer la donne finalement sur cette réalité là aussi pour résumer finalement quand un fils d'avocats dira j'ai envie de venir charpentier que aura aucun problème pour tout le monde absolument et je vous encourage d'ailleurs à suivre une une compétition celle des Worlds qui aura lieu cette semaine à Lyon qui est une grande compétition des métiers nous avons nos champions français qui qui aujourd'hui s'affront s'affront dans les jours qui viennent autour de 69 métiers qui viendront montrer l'excellence des métiers de la voie professionnelle et vraiment toutes les perspectives professionnelles qu'ils ont réussi à se créer par l'excellence dans leur filière professionnelle Grandjean merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin et d'avoir répondu à nos questions je le rappelle pour ceux qui auraient pris l'interview en cours vous êtes ministre délégué de l'enseignement et de la formation professionnelle merci encore d'avoir été avec nous ce matin bonne santé

L'invité du 7h | 12 septembre 2023 | Carole Grandjean — Carole Grandjean · Pourquijevote