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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 11 juin 2020 49 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesNumériqueSécurité

Bourdin Direct du 11 juin - 7h/8h

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 30 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Faut-il accélérer le déconfinement ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Les mesures sanitaires dans les entreprises sont-elles trop strictes ?

  • 3:37OuverteRéponse directe

    Quel message attendez-vous de l'allocution de Macron ?

  • 4:52OuverteRéponse directe

    Les familles de Vitry portent plainte après l'interpellation de leurs adolescents. Que répondez-vous ?

  • 6:28OuverteRéponse directe

    Faut-il déboulonner les statues de figures pro-esclavage aux États-Unis ?

  • 8:26OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos priorités pour Moissac ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:25InvitéPromesse
    « Jean-Michel Blanquer espère des décisions dès demain, notamment pour réduire l'espace entre chaque enfant, ce qui permettrait d'accueillir jusqu'à 20 élèves en classe de primaire au lieu de 15 aujourd'hui. »
  • 2:28InvitéChiffre
    « Il faut alléger les protocoles sanitaires qui pèsent lourdement dans l'activité des entreprises. C'est entre 10 et 15% de coûts supplémentaires pour les entreprises. »
  • 2:43InvitéChiffre
    « 800 000 emplois devraient être supprimés d'ici la fin de l'année en France. »
  • 3:04InvitéChiffre
    « Le PIB va chuter de 11% en 2020. »
  • 3:16InvitéChiffre
    « L'INSEE nous dit que l'économie a détruit 480 000 emplois tout de même. Essentiellement des contrats courts, des intérimaires. »
  • 11:09InvitéFait
    « Persuadés de l'imminence d'une guerre raciale, ces policiers accablent d'injures tous les ennemis de la race blanche, les femmes, les arabes, les juifs, les noirs, les homosexuels, etc. »
  • 11:42InvitéChiffre
    « Sur ce groupe WhatsApp, on sait qu'il y a à peu près une dizaine d'intervenants. »
  • 11:57InvitéFait
    « Il faut être en mesure de pouvoir rattacher les conversations aux différents policiers, ce qui n'est pas une mince affaire. »
  • 25:45InvitéFait
    « Il suffit de confirmer qu'on a bien 18 ans ou plus. »
  • 35:26InvitéChiffre
    « Vous avez 50% des gamins de moins de 12 ans qui ont déjà vu un film porno. »
  • 40:11PrésentateurFait
    « Le Sénat, vous êtes sénatrice. Vous avez voté pour, j'imagine, puisque le Sénat a adopté à l'unanimité une proposition de loi de La République En Marche sur le texte. »
  • 40:21PrésentateurFait
    « Le texte introduit une exception au secret médical en cas de danger immédiat. »
  • 40:30PrésentateurFait
    « C'est-à-dire que le texte autorise un médecin à déroger au secret professionnel lorsqu'il estime en conscience qu'il y a un danger immédiat pour la vie de la victime et situation d'emprise. »
  • 40:59InvitéFait
    « Nous avons l'obligation dans la loi de dénoncer les faits. »
  • 42:20PrésentateurFait
    « On reprocha ce film de véhiculer des préjugés racistes. »
  • 42:30PrésentateurFait
    « Autant n'emporte le vent, c'est un livre où un personnage dit que les nègres sont des singes. »
  • 42:41PrésentateurFait
    « Sa famille exploite des esclaves, des esclaves loyaux, heureux de leur sort, qui vont choisir la fidélité à leur maître plutôt que la liberté lorsque la question va se poser. »
  • 43:10PrésentateurChiffre
    « C'est le film qui a rapporté le plus d'argent dans l'histoire du cinéma. »
  • 43:20PrésentateurFait
    « C'est un film qui a reçu 8 Oscars, dont un pour Hatsi Madison, qui était la première actrice noire à recevoir un Oscar. »
  • 45:50PrésentateurFait
    « On a déboulonné et jeté à la rivière une grosse statue en bronze qui représentait Edouard Colston. »
  • 46:00PrésentateurChiffre
    « Edouard Colston c'est un esclavagiste du 17ème siècle qui a fait fortune en transportant 80 000 esclaves de l'Afrique vers l'Amérique. »
  • 46:39PrésentateurChiffre
    « Léopold II c'est le terrible colonisateur du Congo belge les historiens estiment que sa politique a fait environ 10 millions de morts au début du XXe siècle. »

Temps de parole

  • Présentateur61 %
  • Présentateur 214 %
  • Invité12 %
  • Invité 24 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, jeudi 11 juin, l'info sur RMC. Et c'est Torune et Céline Calmanella pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Accélérer la cadence du déconfinement, plusieurs voix s'élèvent pour passer à la vitesse supérieure à l'école, dans les entreprises. Conseil de défense demain, allocution d'Emmanuel Macron dimanche soir. Parole, contre-parole, quatre familles de Vitry sur scène portent plainte après l'interpellation de leurs adolescents. Ils auraient été insultés, la police dément. Faut-il déboulonner les statuts de figure pro-esclavage à Washington ? C'est ce que demande la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Nous rejoindrons notre correspondant aux Etats-Unis. RMC, 7h01, bienvenue à tous. Faut-il accélérer le déconfinement ? L'épidémie ralentit, les chiffres sont concrets. Un peu plus de 900 patients en réanimation, 23 personnes décédées du Covid-19 ces dernières 24 heures, 200 foyers de contamination repérés depuis un mois. Il n'y a pas de reprise de l'épidémie, précise la direction générale de la Santé. Plusieurs voix réclament la fin des mesures très strictes, notamment Jean-Michel Blanquer, qui souhaiterait le retour plus large des enfants à l'école. Romain Cluzel.

1:15
Invité

Je suis le premier à souhaiter un protocole sanitaire allégé, affirme le ministre de l'Éducation nationale. Jean-Michel Blanquer espère des décisions dès demain, notamment pour réduire l'espace entre chaque enfant, ce qui permettrait d'accueillir jusqu'à 20 élèves en classe de primaire au lieu de 15 aujourd'hui. Le ministre souhaite aussi diminuer le nombre de nettoyages quotidiens dans les établissements pour faciliter l'organisation des communes et ouvrir plus de classes. Un scénario approuvé par Olivier Véran, qui est en revanche beaucoup plus inquiet par une réouverture trop précipitée des cafés et restaurants en intérieur en Ile-de-France.

Le ministre de la Santé veut s'assurer que l'épidémie est derrière nous et attend des chiffres consolidés avant d'assouplir les règles. Grande prudence aussi concernant les grands rassemblements. Le foyer épidémique de Mulhouse est encore dans les esprits et les seuils sont toujours très bas. Un groupe de 50 personnes peut représenter une possible bombe sanitaire.

1:59
Présentateur

Dans les entreprises également, les mesures sanitaires sont drastiques. Là aussi, le MEDEF demande d'accélérer la cadence pour un retour à la normale avant la phase 3 prévue le 22 juin. Fabrice Le Sachet est porte-parole et vice-président du MEDEF. Il faut une parole forte du gouvernement. Pourquoi ? Parce que la réalité sanitaire a changé. Ce n'est pas le MEDEF qui le dit, ce sont les autorités sanitaires. Il faut alléger les protocoles sanitaires qui pèsent lourdement dans l'activité des entreprises. C'est entre 10 et 15% de coûts supplémentaires pour les entreprises. Et puis cette année, on prévoit 10 points de richesse en moins, 11% de déficit public en plus.

Et il faut réellement accélérer. 800 000 emplois devraient être supprimés d'ici la fin de l'année en France. Bruno Le Maire a lâché le chiffre vertigineux hier soir. Ce choc, dit le ministre de l'économie, doit appeler des politiques publiques massives pour accompagner tous ceux qui sont touchés. Éric Ayer de l'Observatoire français des conjonctures économiques s'attend à de vastes plans de licenciements en septembre. Pour le gouvernement, le PIB va chuter de 11% en 2020. Et donc il est quelque part normal, lorsque vous avez une chute aussi violente du PIB, que vous ayez beaucoup de destruction d'emplois.

Jusqu'à présent, l'INSEE nous dit que l'économie a détruit 480 000 emplois tout de même. Essentiellement des contrats courts, des intérimaires. C'est plutôt à la rentrée, en septembre, que les plans de licenciement pourraient voir le jour. Puisque l'intégralité des béquilles, comme l'activité partielle, vont être réduites, c'est là où on verra l'ampleur des dégâts. Et Emmanuel Macron s'exprimera dimanche soir à 20h. Il s'agira de la quatrième allocution du chef de l'État depuis le début de l'épidémie de Covid-19. Une prise de parole deux jours après un conseil de défense décisif. Pierre-Yves Bonneau.

3:50
Invité

Rien de surprenant dans ce calendrier. Selon le député En Marche, Sacha Houllier, le président est dans son rôle de capitaine. Depuis le début de la séparation de confinement et de déconfinement, il a fixé tous les grands caps.

4:01
Présentateur

Et donc, il s'agit de faire ici une étape, une nouvelle étape, avant même que ne se déroulent ensuite les grands plans d'annonce et de relance.

4:08
Invité

Un capitaine qui cherche à s'imposer avant le deuxième tour des municipales, selon Damien Abad, le chef de file des députés des Républicains. On sent qu'il y a de la confusion, que le président de la République veut essayer de reprendre la main face à un Premier ministre populaire. On verra ce qui est dit, mais je trouve que cette intervention-là, alors qu'elle était prévue après les élections municipales, nous interroge sur la précipitation de ce calendrier.

4:30
Présentateur

Les socialistes dénoncent une manœuvre électoraliste, selon Patrick Caner, le patron du groupe au Sénat. Cette allocution a du sens uniquement. Si le président annonce des bonnes nouvelles, et pour moi les bonnes nouvelles, c'est notamment la prise en compte de l'urgence sociale. On a besoin d'un État protecteur en cette période, c'est le message que j'attends du président de la République. Selon l'Elysée, Emmanuel Macron évoquera également le sujet sensible des violences policières en France. Et justement, aujourd'hui et demain, Christophe Castaner va échanger avec les syndicats des policiers. La profession a le sentiment d'être lâchée, désavouée par l'État.

En début de semaine, le ministre de l'Intérieur prenait la tolérance zéro contre le racisme dans la police. Une technique d'interpellation a aussi été interdite. Christophe Castaner va donc devoir calmer la colère des forces de l'ordre. Et c'est dans ce contexte qu'une nouvelle affaire est mise en lumière. L'IGPN, la police des polices, va être saisie. Après l'arrestation fin mai dans le Val-de-Marne de quatre adolescents, leur famille en portait plainte pour détention arbitraire, injuré raciste et homophobe. Jean-Baptiste Bourgeon.

5:28
Invité

Les collégiens sont identifiés comme étant les auteurs d'un vol à l'arraché comme il avait. La police les interpelle. C'est là que les insultes fusent, racontent Sadi et Raphaël.

5:36
Présentateur

Il y avait mon ami Lucas et Yacine.

5:38
Invité

Il a dit, donc, les deux noirs, les deux noirs, tu les mets ici. Il a dit, Yacine, toi, ça soit un Africain avec ta tenue, tout ça. Il m'a dit, où est-ce que tu es né ? Je lui ai dit, je suis né à Châtillon-sur-Seine. Il m'a dit, mais toi, tu es un con de maghrébin, tu es un con d'arabe, ça n'existe pas, ça. Sincèrement, au début, moi, j'ai cru que ce n'était pas des vrais policiers. Je me suis dit, c'est juste des jeunes déguisés en policiers. Vu comment ils nous parlaient, c'était, je pense, inalmissible. Pour redabellage du syndicat SGP Police Val-de-Marne,

6:02
Présentateur

ces paroles contre paroles, il n'y a eu, selon lui, aucun incident. On dément fermement. Il n'y a eu aucune violence. Il n'y a eu aucun propos raciste dans cette affaire. J'ai eu les collègues au téléphone. En disant que les policiers sont des gens violents, sont des gens racistes, c'est très difficile. Une plainte pour injure à caractère raciste et homophobe a été déposée par les parents des adolescents.

6:25
Invité

L'IGPN, la police des polices, est saisie de l'enquête.

6:28
Présentateur

Le frère de George Floyd a pris la parole hier devant le Congrès. Un vibrant appel pour implorer les élus de mettre un terme à la souffrance des Afro-Américains et d'adopter des réformes significatives des forces de l'ordre. Aux Etats-Unis, où des statues de Christophe Colomb ont été décapités, vandalisées, déboulonnées. À Boston, Miami et en Virginie. L'explorateur, longtemps présenté comme le découvreur de l'Amérique, est désormais souvent considéré comme une des figures du génocide des Amérindiens et des Indigènes en général. Et cette nuit, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a demandé que les statues de confédérés du Capitole soient tout simplement retirées.

Cédric Fech, vous êtes le correspondant de RMC aux Etats-Unis. Le problème avec les symboles des Etats confédérés, drapeaux ou statues, c'est que ce sont des symboles de ces Etats du Sud qui ont voulu faire sécession en refusant d'abolir l'esclavage. C'était en 1860. Et depuis, le drapeau, par exemple, est resté à la fois un symbole des Etats du Sud comme une région, mais aussi, et c'est là le problème, un symbole de ralliement pour les suprémacistes blancs, nostalgiques de cette époque où les Noirs avaient moins de droits que les Blancs en Amérique. Alors vous comprenez pourquoi on en reparle deux semaines après la mort de George Floyd, en plein mouvement de soutien aux populations noires.

La polémique est relancée parce que l'armée a annoncé qu'elle voulait débaptiser ces bâtiments qui portent des noms de leaders confédérés. Donald Trump dit qu'il s'y oppose au nom de la défense de l'héritage américain, ça plaît à ses électeurs. Dans la même journée, la NASCAR a annoncé qu'elle interdisait le drapeau lors de ses courses de voiture, alors qu'elle a une grosse base de fans dans le Sud. C'est une ambiance explosive qui rappelle les événements de Charlottesville en 2017. Déjà, des manifestants défendaient les statuts de confédérés. Une manifestante antiraciste avait été tuée, renversée par un pro-confédéré.

Et Donald Trump avait fait scandale en déclarant qu'il y avait des gens bien des deux côtés, antifascistes et suprémacistes et néo-nazis. On a aussi après cette nuit que la star du basket, Lebron James, a annoncé la création avec d'autres sportifs d'une association objective de promouvoir le vote des Américains noirs à l'approche de l'élection présidentielle. En France, nous sommes à deux semaines et demie du second tour des municipales. Aujourd'hui, nous nous rendons à Moissac, troisième ville du Tarn-et-Garonne. 13 000 habitants. Le candidat à Rassemblement National, Romain Lopez, 31 ans, est arrivé en tête le 15 mars dernier avec 47% des voix.

Face à lui, Estelle et Bami, les listes citoyennes de gauche, 23% des suffrages exprimés. La participation sera la clé de ce scrutin. Le reportage de notre envoyé spécial, Jean-Wilfrid Forkess. Discussion à bâton rompu du chef de file de la liste du Rassemblement National

8:58
Invité

avec des commerçants du cœur de ville. Nous avons quelques propositions sur les droits de terrasse, sur la taxe de séjour. Éric est coiffeur, il écoute avec attention celui qui est arrivé en tête au premier tour.

9:08
Présentateur

Dans le contexte actuel, toutes les propositions seront bonnes à prendre pour aider et soutenir tous les gens pour traverser cette crise. Mais la crise sanitaire n'est pas la seule priorité de Romain Lopez. Il veut s'attaquer à d'autres dossiers.

9:21
Invité

Multiplication des incivilités, multiplication de l'insalubrité, augmentation du chômage, de la pauvreté, un tourisme qu'on n'arrive pas à maintenir sur site. Face au candidat du Rassemblement National, il y aura une liste citoyenne conduite par Estelle et Bami, enseignante. Elle aussi tente de convaincre.

9:39
Présentateur

Toutes les voix vont compter. Les moissagués ont besoin d'être écoutés.

9:42
Invité

Ils l'ont montré sur ce premier tour où certains se sont mobilisés. Donc ils ont donné des voix à M. Lopez. Mais en fait, ce n'est pas représentatif de l'ensemble de la population moissagaise.

9:53
Présentateur

Au premier tour, ici, un électeur sur deux ne s'était pas déplacé pour voter. Et Jordan Bardella sera votre candidat. Jean-Jacques, à l'écriture 35. Oui, le vice-président du Rassemblement National, député européen. Il est 7h11. Merci d'être avec nous. Témoignage exclusif ce matin. Celui de Maître Yaël Godefroy, l'avocate d'Alex. Mais oui, Alex. Vous savez, ce policier noir de 43 ans qui travaille dans un commissariat de Rouen et qui a été victime d'insultes, d'injures racistes. Maître Yaël Godefroy, bonjour.

10:27
Invité

Bonjour.

10:28
Présentateur

Merci d'être avec nous. Décembre 2019. Yaël, merci d'être là. Alex, en décembre 2019, est en poste à l'unité d'assistance administrative et judiciaire de Rouen. Un service dédié aux escortes des justiciables. Il est en vacation avec un jeune collègue. Vous m'arrêtez si je dis une bêtise. Il est en vacation avec un jeune collègue dans une guérite. Sur le téléphone de ce collègue, Alex voit s'afficher des messages mentionnant son prénom. Alors, il regarde, il lit, et le jeune fonctionnaire, son collègue, adjoint de sécurité, lui montre ses échanges tenus sur un groupe WhatsApp composé d'une dizaine de policiers. Et là, il voit des choses horribles.

Persuadés de l'imminence d'une guerre raciale, ces policiers accablent d'injures tous les ennemis de la race blanche, les femmes, les arabes, les juifs, les noirs, les homosexuels, etc. Dans l'attente de la guerre civile raciale dont ils rêvent, les membres de ce groupe évoquent à plusieurs reprises leur désir de s'armer. Évidemment, ils insultent Alex parce qu'il est noir. C'est bien cela, Maître Gossard. C'est tout à fait. Exactement. Combien de policiers, aujourd'hui, sont concernés par cette affaire ?

11:42
Invité

Alors, sur ce groupe WhatsApp, on sait qu'il y a à peu près une dizaine d'intervenants. Il faut être en mesure de pouvoir rattacher les conversations aux différents policiers, ce qui n'est pas une mince affaire. Et c'est ce que j'espère que l'enquête permettra d'affiner. A priori, on compte six intervenants actifs dans le cadre des propos que vous avez cités. Étant précisé tout de même, malgré tout, je dois vous préciser immédiatement qu'il y a une procédure administrative en cours à laquelle je n'ai absolument pas accès disciplinaire. Donc, je ne sais pas combien de personnes seraient renvoyées devant le Conseil de discipline.

Et s'agissant de l'enquête pénale, pour l'instant, ce n'est en réalité pas grand-chose.

12:18
Présentateur

C'est-à-dire qu'il y a opacité totale à l'intérieur de la police. On ne sait pas ce que devient l'enquête administrative. Est-ce que les policiers qui sont impliqués sont toujours en poste ?

12:32
Invité

Alors, l'enquête administrative, moi, ce que je sais, c'est par le biais de la presse. Sinon, je ne suis informée de rien. Mais l'enquête administrative, manifestement, serait bouclée. Je mets au conditionnel, je reste prudente. Et une comparution devant le Conseil de discipline serait programmée. Mais je n'en sais pas. Notamment, je ne peux pas vous donner de date, ni le nombre de policiers qui seraient renvoyés devant cette commission de discipline. Et s'agissant de l'enquête pénale, je vous le dis, j'ai appris encore une fois par le biais de la presse qu'une audition aurait été réalisée. Je garde le conditionnel également.

Le 3 juin dernier, mon client vient de recevoir la médiatisation de ce dossier. Malheureusement, il aura fallu en passer par là. a permis que l'enquête avance. Et mon client a reçu une convocation pour être entendu d'ici quelques semaines par l'IGPN de Rennes.

13:13
Présentateur

D'ici quelques semaines, est-ce que les policiers impliqués sont toujours en poste ?

13:17
Invité

Alors, à ma connaissance, la semaine dernière, il l'était encore. Est-ce qu'une décision a été prise de mise à pied à titre conservatoire entre la semaine dernière et cette semaine ? Je ne le sais pas, je le souhaite. Je pense que c'est des personnes qui sont censées... Vous savez, quand on est policier, on a la garde, la répression, mais aussi la préservation des gens, la protection des gens. J'espère que ces personnes ne sont plus en poste aujourd'hui. Je n'en ai absolument pas la certitude. Et je ne peux malheureusement pas l'affirmer.

13:43
Présentateur

Oui. Alex vient d'être convoqué par l'IGPN de Rennes. C'est bien cela ? Oui, exactement. Pour un entretien en qualité de victime. C'est ça, Maître ?

13:53
Invité

Oui, tout à fait. Une audition comme victime. Tout à fait. Ce que nous espérions depuis maintenant quelques mois.

13:59
Présentateur

Il est quand même question d'armes dans cette discussion. Tout à fait. Il y a toute une idéologie derrière, mais il est question d'armes.

14:08
Invité

Bien sûr. De s'armer. Oui, ça interroge sur la dangerosité de ces fonctionnaires de police. Bon, alors après, est-ce qu'on retrouvera ces armes ? C'est la raison pour laquelle on souhaite que l'enquête avance. On espère que le temps est l'ennemi de la preuve. Et plus on attend, et moins on a de chances d'obtenir des preuves concernant les soupçons ou les craintes qu'on peut avoir à la lecture de ces auditions. Est-ce que, par exemple, il ne sera pas trop tard si on fait des perquisitions ? Si les autorités de police, le gendarmerie, je ne sais pas qui sera chargé de l'enquête, a priori pour l'instant, c'est l'IGPL.

Donc si la police va faire des perquisitions, est-ce qu'on va trouver des armes chez ces policiers-là ? J'ai quelques craintes sur l'altération des preuves qu'on aurait pu avoir si l'enquête avait été plus rapide.

14:46
Présentateur

Que demande Alex ?

14:49
Invité

Il veut que justice passe, Alex. Il veut qu'il y ait un débat. Il ne veut pas être un symbole. Ce n'était véritablement pas son objectif. Il souhaite qu'il y ait un débat sur le racisme au sein de l'institution de la police, mais plus largement également. Il ne met pas tout le monde dans le même paquet. L'idée pour lui, ce n'est pas de jeter l'oppreuve sur les 150 000 policiers français. Ce n'est pas ça. En revanche, il est très très attaché à dire qu'il ne s'agit pas non plus de faits de brebis galeuses. Et c'est que le racisme dans la police, la xénophobie, l'homophobie n'est pas non plus exceptionnel, n'est pas rare.

Et véritablement, il veut que son dossier soit l'occasion d'un débat plus large, d'un procès où les choses seraient discutées, en présence des associations. Voilà, que ça le dépasse, tout simplement.

15:32
Présentateur

Alex en souffre aujourd'hui dans l'exercice de son métier ?

15:36
Invité

Alors, il serait mieux placé que moi pour vous répondre. Ce que je sais, c'est que c'est très compliqué. Ça a été compliqué. La décision de porter plainte a été extrêmement rapide, mais ça ne se fait pas avec légèreté. Porter plainte contre son corps de métier, c'est quelque chose de violent. Chacun pourra l'imaginer. Et puis, il a eu un deuxième choc. Là, il travaillait le jour où tout a été médiatisé. Il a découvert l'ampleur que tout cela a pris. Le soir même, ça a été compliqué.

Il a eu deux sortes de réactions, des soutiens de magistrats qui sont venus le voir, de certains de ses collègues aussi, d'anonymes, qui passent par moi, par mail, qui m'écrivent en me disant, soutiens votre démarche et celle de votre client. Et puis, il a eu des réactions beaucoup, beaucoup plus réservées. On lui a reproché d'avoir attisé le feu, attisé la haine contre les policiers. On lui a reproché d'avoir trahi son corps de métier. Donc, il est dans une position qui est difficile. Voilà. Mais pour l'instant, il garde le cap. Il est très, très attaché à dénoncer le racisme. C'est quelque chose auquel il est viscéralement attaché.

16:31
Présentateur

Il est attaché à dénoncer le racisme. Et il est attaché à la police aussi. Il aime son métier.

16:38
Invité

Tout à fait. Tout à fait. Il est très attaché aux valeurs républicaines, aux valeurs de protection de l'ordre public et de ses concitoyens. Il n'a jamais envisagé, en tout cas pour l'instant à ma connaissance, il n'a pas du tout envisagé de changer de métier. Non, non. C'est quelqu'un qui aime son métier, véritablement.

16:55
Présentateur

Qui aime son métier et qui veut que la vérité soit connue. Exactement. Soit connue aussi pour... Est-ce qu'il veut que la vérité soit connue aussi pour protéger l'institution ?

17:11
Invité

Probablement. C'est compliqué pour moi de répondre à sa place. Oui, je pense que le fait qu'il est attaché à son métier... Mais j'imagine que vous en avez parlé. Oui, oui, bien sûr. Mais ça va avec le fait qu'il soit attaché aux valeurs de sa profession. L'institution en elle-même, si vous voulez, c'est très abstrait. Ça ne veut pas dire grand-chose. Lui, il est sur le terrain. Donc il souhaite évidemment pouvoir travailler sereinement. Il a envie que ses collègues puissent travailler sereinement. Mais avec une véritable exigence liée à ce que représente la police dans une république.

17:41
Présentateur

Il ne cherche pas à la vengeance ?

17:43
Invité

Pas du tout.

17:44
Présentateur

Il ne veut pas que ses anciens collègues soient... Je ne sais pas quelles seront les sanctions. S'il y a sanctions, nous verrons bien.

17:51
Invité

Elles seront nécessairement légères. Puisque de toute façon, à supposer qu'ils soient poursuivés, à supposer qu'il y ait une sanction pénale qui soit prise, ce sont des contraventions. Donc ils encourt à titre principal une peine d'amende. L'idée, si vous voulez, c'est qu'on ne veut pas non plus que ces policiers servent de fusibles. Vous voyez ? Et que du coup, on se dise qu'on a trouvé fibre bigaleuse, on les a sortis de la police et maintenant, tout va bien circuler. Il n'y a rien à voir. Pas du tout. Pas du tout. Et pour ça, précisément, comme je le disais dans un reportage que vous avez peut-être entendu, il ne veut pas la tête des policiers. Ce n'est pas ça.

Très clairement, ce n'est pas ça. Il n'est effectivement pas du tout dans une idée de vengeance.

18:27
Présentateur

Merci, Maître Yaël Godefroy. Merci beaucoup. Avocat d'Alex. Merci beaucoup. Merci. C'est la première affaire. C'est l'affaire qui a tout déclenché, qui a déclenché toute cette immense réflexion sur le racisme dans la police. Maître Yaël Godefroy, ce matin, sur RMC, c'est là que ça se passe, le matin. RMC, RMC Découverte, le canal 24, la chaîne 24 que vous aimez. Il est 7h19.

18:51
Invité

À suivre, dans Bourdin Direct, la CAF, la poste, ça se déconfine très timidement dans les services publics. Difficile d'obtenir un rendez-vous du pain quotidien. C'est dans une minute, sur RMC.

19:01
Présentateur

RMC, du pain quotidien. Bien. Le déconfinement est terminé, enfin, dans les services publics. CAF, centre des impôts. Vous allez un petit peu vite. Vous voyez, vous voyez. En tout cas, à la poste, c'est encore à la poste. Ils n'ont pas forcé à la poste pendant... Non, mais c'est vrai. Non, non, mais je ne dis pas... Je dis ça à la direction de la poste. Non, je vous dis ça parce que vous avez vu les files ? Est-ce que vous avez vécu les files devant les bureaux de poste ?

19:30
Invité

Oui, mais moi, je trouve que c'est assez bien organisé. Il y a des gens à la gueule qui viennent vous voir et vous apportent... Oui, c'est assez bien organisé, oui. Non, c'est vrai que c'est bien organisé. Il y a toujours une tente à la poste, sauf que là, elles sont dans la rue.

19:41
Présentateur

Mais c'est la nouvelle organisation de la poste. Là, je trouve qu'ils sont assez bien organisés. En tout cas, ils n'ont jamais fermé totalement les bureaux de poste. La poste, ça fonctionne bien ou pas bien ? C'est bien organisé, mais je ne comprends pas pourquoi tous les bureaux ne sont pas ouverts. Encore aujourd'hui, il y a des bureaux fermés. La plupart des bureaux sont ouverts et ils ont assuré un service pendant tout le confinement. Bon, d'accord. Bien, alors, les services publics rouvrent leurs portes. C'est progressif. Très, très, très... Non, c'est progressif, effectivement. Mais ça commence à rouvrir.

Bon, il faut quand même partir du principe que si vous avez des démarches à faire à distance, il faut toujours privilégier les démarches à distance, en ligne, au téléphone, etc. Mais effectivement, par exemple, les caisses d'allocations familiales commencent à rouvrir. Il y a des accueils maintenant, mais toujours pas touchés. L'accueil, oui, ça marche. Donc, il y a des personnes à l'accueil. Vous pouvez y aller pour obtenir, par exemple, un rendez-vous. Mais les rendez-vous seront toujours réservés aux personnes en situation d'urgence. Et puis, c'est un peu pareil pour les caisses d'assurance maladie, où les rendez-vous sont toujours réservés aux cas très particuliers.

Mais il y a des rendez-vous maintenant. Et les caisses de retraite ? Pour l'instant, elles sont toutes encore fermées. Et l'objectif, c'est d'ouvrir au moins un accueil par département d'ici la fin du mois. Là encore, ce sera uniquement pour les dossiers compliqués et urgents. Par exemple, une personne en situation de veuvage, qui devrait demander une pension de réversion,

20:55
Invité

ou quelqu'un qui a sa retraite là au tout début de l'été, qui n'a rien fait, qui est complètement perdu. On va lui donner un rendez-vous.

21:02
Présentateur

Et pour les impôts, ça va mieux les impôts. Les impôts, pour l'emploi, c'est pareil, c'est toujours sur rendez-vous. C'est un service formidable. Non, il n'y a pas d'accueil. C'est que sur rendez-vous ici. Je dis ça. Vous n'êtes jamais allé aux impôts ? J'y vais même pour le plaisir des fois. Je n'ai rien à demander. Et puis une petite heure, à part les taxes d'habitation, on s'éclate. La Poste alors, donc la Poste, on ne sait pas. Parce que quand même, le courrier, pendant le confinement, il était confiné aussi, le courrier. Non, c'est exagérant. Non ? Vous rigolez ou quoi ? Non, mais en tout cas, la Poste, la plupart des bureaux ont rouvert.

Et puis il y a les commissariats aussi qui ont rouvert. Oui. Mais bon, il faut toujours privilégier quand même les démarches à distance aussi. D'accord. Il y a pas mal de plaintes qui sont possibles à faire en ligne. Merci Marie, l'accus des réseaux sociaux avec Charles Magnin. RMC. RMC. Hashtag Magnin. Voilà que la plateforme américaine en a beaucoup parlé hier. Un peu partout, HBO Max décide de retirer temporairement de son catalogue le film Autant n'emporte le vent. Car elle juge le film raciste. Il sera remis en ligne avec un avertissement afin de restituer le contexte. On va y revenir avec Nicolas Poincaré à 7h50 dans « Expliquez-nous ».

Mais Charles, cette décision a fait bondir les internautes. Un véritable tollé hier sur Twitter quand le politiquement correct vire au révisionnisme culturel, dit un internaute. « Je suis donc considéré comme trop bête pour contextualiser le film moi-même, s'indigne un autre internaute. » Et en même temps, dit un internaute, c'est sûr que trouver un film qui parle de la guerre de sécession sans parler de blanc et de noir, c'est pas évident. Et puis beaucoup s'inquiètent pour la suite. « Si on poursuit avec cette logique, faut-il bannir le titre noir c'est noir de la discographie de Johnny Hallyday ? » se demande un internaute.

« Quand une autre estime qu'il faudrait que l'intégralité des films Batman soit supprimée. En effet, un milliardaire qui roule dans une voiture polluante en pleine crise écologique, c'est aberrant, dit cet internaute. » Vous allez en parler Nicolas Poincaré tout à l'heure. Oui, est-ce que Scarlett O'Hara, l'héroïne, est raciste ? En tout cas, elle vit dans une famille qui possède des esclaves. Et c'est vrai que le film représente l'esclavagiste sous un jour très positif, très romantique. Est-ce qu'il faut pour autant censurer le film ? On va continuer à se poser la question tout à l'heure. Tout à l'heure, à 8h10, les explications de Nicolas Poincaré.

Une info qui a fait sourire les internautes Charles. Le Dalai Lama va sortir son premier album. Oui, à bientôt 85 ans, le chef spirituel du Tibet se lance dans la musique. Son album intitulé « Monde intérieur » va sortir le 6 juillet prochain, composé avec des étudiants néo-zélandais. 11 titres sur lesquels le Dalai Lama récite des mantras.

23:27
Invité

Le premier single s'appelle « Compassion en écoute ». A priori, ce ne sera pas le tube de l'été sur les dancefloors. Pour la sieste, c'est parfait. Les internautes, en tout cas, ont souri en apprenant que le Dalai Lama sortait un album.

23:53
Présentateur

Beaucoup se demandent si le Dalai Lama

23:55
Invité

chantera au duo avec Serge. Les plus audacieux voudraient un tri. Les gardiens du PSG. Une internaute espère une reprise du tube « Zen, soyons zen » de Zazie.

24:06
Présentateur

Un autre le surnomme déjà « Lama Del Rey » en référence à la chanteuse Lana Del Rey. Et puis certains redoutent que, comme dans le rap, on se dirige vers un nouveau clash entre Bouddha et Carice. Avec la gare à l'aéroport en prime. Il est 7h30. Mathieu Rouault. À suivre. On va rester sur Internet. Bloquer l'accès des sites pornographiques aux mineurs. Trouver un mécanisme qui permettrait de réellement le faire.

24:33
Invité

C'est tout l'enjeu de l'amendement défendu par Marie Mercier, la sénatrice Les Républicains de Saône-et-Loire. Elle va nous expliquer comment elle compte s'y prendre juste après le journal de 7h30 sur RMC.

24:41
Présentateur

Merci d'être là sur RMC. RMC Découverte, la chaîne 24. Il est 7h31. Anne-Sophie Balbir est là. Pour les dernières informations, Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. L'accès au site pornographique bientôt bloqué pour les mineurs. Le Sénat a adopté un amendement pour contrôler l'âge des visiteurs. La méthode ? Scanner sa carte bancaire ou s'identifier, comme pour les impôts ou l'assurance maladie. Après deux mois de quasi-silence, le retour d'Emmanuel Macron devant les Français, allocution prévue dimanche à 20h. Et puis la réouverture du Puy du Fou ce matin. La fréquentation estivale pourrait être divisée par quatre par rapport à une année classique.

On a assisté au dernier préparatif RMC 7h31. Si vous avez un enfant qui a entre 11 et 14 ans, il a sans doute déjà été exposé à la pornographie au moins une fois. Il faut dire que les sites comme YouPorn ou PornHub sont gratuits, faciles d'accès. Il suffit de confirmer qu'on a bien 18 ans ou plus. Mais ça pourrait bientôt changer. Le Sénat a adopté un amendement qui permettrait de contrôler l'âge des visiteurs. Juliette Pietraszewski, Nicolas Trenot. Pour visiter une plateforme pour adultes, il faudrait scanner sa carte bancaire ou s'identifier comme sur le site des impôts ou de l'assurance maladie. Plus fiable pour empêcher les mineurs de tricher.

Thomas Romère défend depuis plusieurs années cette solution avec l'Observatoire Open pour la protection des enfants sur Internet.

26:07
Invité

On ne peut que saluer cette initiative. Aujourd'hui, quand je fais une case pour dire j'ai plus de 18 ans, ce n'est pas suffisant. Il y a des dispositifs qui sont testés dans d'autres démarches. On est amené à vérifier la majorité des personnes qui se rendent sur les sites. Ces dispositifs méritent d'être étudiés comme n'importe quel autre.

26:22
Présentateur

Sauf que certains éditeurs de contenu pornographique sont contre. Carména, réalisatrice de films et rédactrice en chef d'un site spécialisé, est scandalisée.

26:30
Invité

La solution qui a été proposée également, c'est de passer par France Connect, le site qu'on utilise pour gérer ses comptes de services publics ou pour payer ses impôts. Qui aurait envie de passer par France Connect pour consulter des sites pornographiques sur son temps de loisir ? Ça me paraît un petit peu aberrant. Ça peut potentiellement m'obliger à fermer et le magazine, le Tag Parfait et ma société de production.

26:50
Présentateur

Et si l'amendement est adopté à l'Assemblée, le CSA pourra saisir la justice et ordonner le blocage des sites pornographiques qui ne demandent aucune preuve d'âge aux visiteurs. Et la rapporteure du texte, Marie Mercier, sénatrice Les Républicains de Saône-et-Loire et votre invité Jean-Jacques, juste après ce journal sur RMC. Il n'y a pas de signe de reprise épidémique en France, pour le moment en tout cas. C'est ce qu'a dit hier soir la Direction Générale de la Santé. L'épidémie est maîtrisée, mais le virus est encore là. 23 personnes de plus sont mortes du Covid en 24 heures. Caroline Philippe.

27:22
Invité

500 nouveaux cas sont détectés en moyenne par jour en France. Le virus n'a pas disparu, mais il circule très peu, comme le note le professeur Bruno Mégarban, chef du service de réanimation médicale à l'hôpital Lariboisière à Paris. Nous constatons encore un certain nombre de patients qui consultent aux urgences de notre hôpital, environ un tous les deux à trois jours. A l'inverse, les cas actuels sont essentiellement des cas avec des symptômes mineurs. Et en réanimation, voici deux mois que nous n'avons reçu aucun patient présentant une forme avec pneumonie grave.

Preuve que le confinement a cassé l'épidémie et affaibli le virus, la France retrouve aujourd'hui une situation équivalente à celle de février dernier, selon Jacques Battistoni, médecin généraliste et président du syndicat MG France.

28:05
Présentateur

Qu'est-ce qui fait qu'on ne repasse pas en phase épidémique ? Probablement le fait qu'aujourd'hui, contrairement en février, les gens respectent les mesures barrières. Et donc, chaque personne que nous testons positive, on se rend compte qu'elle n'a que deux ou trois personnes au maximum, souvent qu'elle a pu contaminer.

28:21
Invité

Cette distanciation sociale et le dépistage des cas contacts ont permis de contenir les 200 foyers de contamination recensés depuis le 9 mai dernier.

28:28
Présentateur

Alors Emmanuel Macron a rendez-vous avec le conseil scientifique demain pour faire un point justement sur la situation sanitaire. Est-ce que le président va décider d'accélérer le déconfinement ? On en saura peut-être plus dimanche à 20h. Le chef de l'État doit s'adresser aux Français pour expliquer les mesures économiques et sociales du gouvernement. Prise de parole qui sera scrutée de près par Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat. Moi j'en attends deux messages. Un message de fermeté, un message d'unité, le message de fermeté parce qu'on a vu que l'État ployait les Chines, des manifestations qui étaient interdites finalement autorisées.

J'en attends surtout un message d'unité.

29:06
Invité

Pourquoi ? Parce qu'on voit bien qu'il y a des menées d'un certain nombre de groupuscules, d'un certain nombre de minorités qui voudraient assigner les Français à leur couleur de peau, à leurs origines, en faisant croire que la France elle est raciste, que les policiers et les jordarmes sont racistes.

29:17
Présentateur

Et ça, ça n'est pas tolérable. Donc je lui demande évidemment d'aborder ces sujets. C'est aussi ces sujets qu'attendent de lui les Français. Deux semaines après la mort de George Floyd, la mobilisation antiracisme et antiviolence policière se poursuit aux États-Unis. Nouvelles actions ces dernières heures. Une statue de Christophe Colomb a été décapitée à Boston. Une autre vandalisée à Miami. Et une troisième jetée dans un lac en Virginie. Le frère de George Floyd, lui, a lancé un appel devant le Congrès des États-Unis. Il demande aux élus d'adopter des mesures significatives pour mettre un terme à la souffrance des Afro-Américains. Je suis ici pour vous demander de faire cesser tout ça.

Arrêtez la douleur, mettez fin à notre lassitude. George a demandé de l'aide et il a été ignoré. S'il vous plaît, écoutez mon appel, les appels de notre famille et les appels lancés dans les rues du monde entier. Trop c'est trop. Les gens qui manifestent dans la rue vous disent « Trop c'est trop ». Soyez les leaders dans ce pays et ce monde en besoin. Soyez juste. Le nom de George signifie quelque chose et vous avez une chance aujourd'hui de faire que votre nom signifie aussi quelque chose. En France, les syndicats de policiers sont reçus aujourd'hui et demain au ministère de l'Intérieur les propos de Christophe Castaner sur le racisme.

La décision d'abandonner la méthode d'étranglement ne passe pas. Et puis, c'est l'un des premiers grands parcs de loisirs à rouvrir ses portes depuis l'épidémie de coronavirus. Le Puy-du-Fou en Vendée à 9h ce matin. Le public sera soumis à des règles sanitaires évidemment. Les 2500 employés aussi. Anaïs Denet, vous avez pu assister aux dernières heures de préparation avant la réouverture.

30:57
Invité

Des Gaulois et des Romains qui s'affrontent. Des comédiens masqués observés avec attention par Sébastien, le responsable spectacle.

31:04
Présentateur

On va enfin pouvoir montrer à tous nos visiteurs qu'on a bien travaillé pendant toute cette période un peu spéciale. La chorégraphie des combats a été modifiée pour éviter vraiment les contacts rapprochés.

31:16
Invité

Pas de contacts non plus côté gradin. Des mesures ont été prises pour les visiteurs. David Nouaille est le directeur général adjoint du Puy-du-Fou.

31:23
Présentateur

Nous avons condamné en fait une travée sur deux de sorte qu'il y ait un rang d'écart entre chaque groupe de visiteurs. Sur l'ensemble du parc, nous avons également installé tout un dispositif avec des points de gel hydroalcoolique, plus de 250 qui seront répartis sur l'ensemble du parc.

31:36
Invité

Depuis quelques jours, les réservations sont de plus en plus nombreuses. Le parc, qui attire 85% de visiteurs français, espère tirer son épingle du jeu cette année.

31:45
Présentateur

Il y a un mot d'ordre, c'est voyager français, c'est de vivre les commerces et les destinations françaises. On espère effectivement profiter de ce renouveau du tourisme français.

31:55
Invité

Le Puy-du-Fou a aussi investi dans un tout nouveau spectacle nocturne, les noces de feu présentées pour la première fois demain soir.

32:08
Présentateur

Mathieu, c'est à Compiègne.

32:10
Invité

Oui, autre ambiance, le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favori numéro 6, Tabula Rasa. Outsider numéro 2, Chasselet. C'est le 6 et le 2.

32:18
Présentateur

Merci, merci à vous. Il est 7h38. Marie Mercier est avec nous, sénatrice Les Républicains de la Saône-et-Loire. Marie Mercier, bonjour.

32:26
Invité

Bonjour Jean-Jacques Bourdin.

32:27
Présentateur

Merci d'être avec nous. Vous êtes rapporteur de la proposition de loi pour mieux protéger les victimes de violences conjugales. Nous allons parler des violences conjugales. Dans le cadre de cette loi, vous avez déposé un amendement visant à imposer un contrôle d'âge plus contraignant aux éditeurs de sites pornographiques. L'amendement a été voté au Sénat avec le soutien du gouvernement. D'ailleurs, il a pratiquement été voté à l'unanimité. À l'unanimité. À l'unanimité, votre amendement. Bien. Alors, on va entrer dans le détail. Aujourd'hui, pour accéder à n'importe quel site pornographique gratuit, je dis bien gratuit, il suffit de confirmer avoir 18 ans ou plus d'un simple clic.

Mais oui, mais oui. Vous vous appelez Jean-Jacques, vous êtes majeur, et hop, c'est parti, le film. Et hop, c'est parti, j'appuie. C'est parti, vous appuyez. Et c'est parti, j'ai accès à un site pornographique. Et j'ai tous les choix. Oui, tous les choix. Le problème, c'est qu'un mineur peut aussi cliquer. Mais oui, il s'appelle Jules Gabin Capucine. Il dit qu'il a 19 ans, 40 ans. Et hop, lui aussi, il a le choix. Et il a tout d'un coup, par exemple, quatre propositions qui lui arrivent. Il appuie dessus. Et à chaque fois, je me suis dit, mais à un moment, on va me demander si j'ai bien dit du temps. Jamais, jamais. Et on ne me demande même pas de payer. C'est gratuit, c'est gratuit.

C'est gratuit. Bien. C'est gratuit, d'ailleurs, comment vivent ces sites pornographiques ? Puisque c'est gratuit.

33:50
Invité

Parce que si c'est gratuit, ce n'est pas gratuit. Ce n'est pas gratuit. On croit que c'est gratuit. Mais ensuite, c'est tous ces sites qui ont des noms tout à fait suggestifs.

33:59
Présentateur

En fait, ils sont dans des sortes de conglomérats qui ont des sites payants derrière. Et à force de garder du gratuit, vous êtes quelque part indexé. Ensuite, on vous oblige à vous abonner à quelque chose de payant. Et vous avez des listes comme ça de gens qui se repartent. On vous appâte, en quelque sorte. On vous appâte pour ensuite aller voir plus sur un site payant. Évidemment. Sinon, ils ne vivraient pas. En fait, ils vivent en termes d'audience. Plus ils ont une audience, plus les publicités vont être chères sur ces sites. Et donc, plus ils ont d'argent. Il y a beaucoup d'argent, en fait. Il y a beaucoup d'argent. Ça représente quoi, d'ailleurs, cette industrie-là ?

Mais c'est des milliards, des milliards de dollars, en fait. De dollars. Ce n'est même pas en centaines d'euros que ça se passe. Oui, parce que où sont basés ces sites ?

34:41
Locuteur

Loin.

34:41
Présentateur

Ils sont loin.

34:43
Invité

Ils ne sont pas en France. Parce qu'en France, on a une loi. Et les sites français, ils respectent la loi. Ils font du porno.

34:49
Présentateur

C'est très bien. Ce n'est pas le sujet. Oui, il ne s'agit pas d'interdire le porno. Mais pas du tout. Par contre, ce qu'on veut interdire, c'est que les mineurs, ils puissent aller facilement comme ça, voir du porno sans même l'avoir décidé. Parce qu'ils sont sur un site où on leur bombarde des images. Donc, c'est même sans discernement. À partir du moment où ils ont ce petit objet qu'on appelle un smartphone, c'est à l'entrée au collège où ils font vraiment la recherche volontaire d'aller chercher un film porno. À l'entrée au collège, beaucoup vont chercher des sites pornos et changent d'ailleurs des images. Bien sûr, c'est un jeu.

Pour marquer les esprits, vous avez 50% des gamins de moins de 12 ans qui ont déjà vu un film porno. Et sur quoi ? 95% c'est sur ces plateformes avec les noms suggestifs que j'ai un petit peu soulignés tout à l'heure. Alors bon, il est évident qu'un mineur ne pourra pas aller sur un site payant parce qu'il n'a pas les moyens, parce qu'il faut une carte de crédit, parce que, enfin j'imagine... Donc déjà, on est sûr de ça. Mais le mineur a accès au site gratuit. Alors pour empêcher cela, vous avez des solutions. L'utilisation d'un portail d'identification, par exemple. Oui, ce qu'on a mis dans la loi, c'est qu'on a dit qu'il faut un contrôle d'accès d'âge digne de ce nom. Mais comment faire ?

Comment faire ? Parce que ce n'est pas moi toute seule qui va aller contrôler tous ces millions. Eh bien, on a un monsieur qui s'appelle Monsieur CSA. Monsieur CSA, il sait très bien faire. Vous connaissez bien. À la télé, vous n'allez pas avoir un film porno à 17h en rentrant du collège. Parce que le CSA veille. C'est son rôle de protéger les mineurs. Donc là, on a dit à Monsieur CSA qu'on avait mis dans la loi l'obligation d'un contrôle d'accès sérieux. Donc Monsieur CSA, il va enjoindre les éditeurs de site en disant vous publiez des choses, vous diffusez, vous nous mettez qu'il y a un contrôle d'accès mille, il n'est pas sérieux, votre truc.

Donc nous, on va bien vérifier que c'est sérieux. Et si ce n'est pas sérieux, dans 15 jours, on vous met au tribunal. On vous met au tribunal. Sauf que les sites sont étrangers. Comment vous allez... Allez-vous mettre au tribunal des responsables qui sont, je ne sais pas moi, en Russie, en Chine, au Japon, aux Etats-Unis, ou n'importe où. Ils sont au caïment, ils se sentent protégés. Mais on ne va pas renoncer comme ça. On ne va pas renoncer. Et comment allez-vous faire ? On va faire parce qu'il y a de l'argent à la clé. Et que si on arrive à les fermer, ne vous inquiétez pas, eux, ils ont des sites payants, les sites gratuits, ils ont des sites payants. Oui. Et si on l'a, on les oblige.

Donc on ferme tout. Le site payant gratuit, on ferme tout. On va fermer le site gratuit. Et comme pour le site payant, ils savent faire le contrôle d'accès. Ils savent le faire. Vous savez, ils nous embobinent. Ils savent le faire, ce contrôle d'accès. Quand ça les arrange, eh bien là, on les obligera à le faire. Même s'ils sont très loin dans le monde. Bien. On va poursuivre. Dans deux minutes, on va faire un peu de pub. On se retrouve. Marie Mercier, sénatrice et les Républicains de Saône-et-Loire. A tout de suite. RNC, 6h-9h. Bien, Marie Mercier. Donc, si je comprends bien, le fournisseur, enfin, le site, le site va devoir mettre en place un contrôle. Absolument. Lui-même.

Et s'il ne met pas en place ce contrôle, cette interdiction d'accès aux mineurs, il sera condamné. Il va être fermé. Il va être fermé. Fermé même. Jusqu'à la fermeture. Mais bien sûr, il n'y a que ça qu'ils vont comprendre. Parce que la fermeture, ça va entraîner une baisse, tout simplement, une baisse de leur rentrée d'argent sur leurs sites payants qui sont complets aussi. Mathieu Roux.

38:14
Invité

L'amendement concerne les Français. Je suis en France, je me connecte à un site porno, même s'il est étranger. Oui. Et vous allez avoir un autre problème. Oh, plein de problèmes. Les VPN.

38:25
Présentateur

Oui, je sais.

38:26
Invité

Ces fameux réseaux privés qui vous permettent, depuis un ordinateur français, de vous connecter comme si vous étiez en Allemagne,

38:32
Présentateur

aux Pays-Bas, n'importe quoi. Oui, je sais bien ça. Je sais bien. Mais est-ce que vous croyez qu'on va renoncer à cause de ça ? On va trouver tout un tas de raisons de ne pas le faire. Eh bien, si on renonce, ça veut dire qu'on ne progressera jamais. Et comment allez-vous faire ? Eh bien, comment on va faire ? On va les obliger. Mais vraiment, il faut une volonté. Le président de la République qui a dit il y a six mois, il faut que ce soit fermé. À partir du moment, on va vraiment s'emparer de ce sujet. Depuis 2001, je suis sur ce sujet avec mes ados, moi à Châtenoy, où on leur avait donné des ordinateurs.

les animateurs sont venus me voir et ils m'ont dit « Oh là là, Madame le maire, ils voient des trucs qu'ils ne devraient pas voir. » 2001, on s'est dit « Tiens, on va mettre des parades. » Et après, j'ai eu le chef jardinier dans mon bureau de maire qui m'a dit « Madame le maire, mais qu'est-ce que c'est que ça ? Je ne peux plus faire les pelouses à Châtenoy-Lroyal ? » On avait mis le mot « gazon » comme mot. Donc « gazon maudit », ils ne pouvaient plus commander son gazon. Je veux dire, dès 2001, on avait essayé, nous, de faire des choses. Alors, c'était un peu drôle. Mais moi, ces petits gamins que j'ai bien connus à Châtenoy en 2001, ils avaient 13 ans.

On est en 2019, ils en ont 32 et le problème se pose pour leurs enfants maintenant. Donc, ce n'est pas sérieux de se dire « On ne peut pas le faire. » Et je dis aux informaticiens qui me parlent de sujets compliqués comme vous, je dis « Eh bien, maintenant, mettez toute votre science à m'aider et à justement trouver la parade. » À vous de le faire, ça. Moi, je ne suis pas là pour ça. Je suis là pour dire « Stop à l'accès facile du porno gratuit aux mineurs. » Le porno gratuit, s'il est gratuit, il ne peut pas être si bien que ça, il n'est pas très propre. À un moment, on parle de soupçons avérés. Eh bien, moi, je vous dis qu'il y a du porno vertueux. Voilà. Ça peut exister, c'est bien fait.

C'est comme tout. Il faut que ce soit bien fait. Bien. Marie Mercier, les violences conjugales, c'est autre chose. Le Sénat, vous êtes sénatrice. Vous avez voté pour, j'imagine, puisque le Sénat a adopté à l'unanimité une proposition de loi de La République En Marche sur le texte. Le texte introduit une exception au secret médical en cas de danger immédiat. Ça, ça m'intéresse beaucoup. C'est-à-dire que le texte autorise un médecin à déroger au secret professionnel lorsqu'il estime en conscience qu'il y a un danger immédiat pour la vie de la victime et situation d'emprise. Et situation d'emprise. Alors, je connais un petit peu le sujet. Je suis médecin dans mon métier. Oui, je sais.

Alors, le secret professionnel, c'est quelque chose d'extraordinaire parce qu'il protège le patient. C'est un lien subtil entre le praticien et son patient qui va se confier. On est la dernière personne à recueillir cette parole. Mais quand vous avez un patient en grand danger, on n'a pas attendu ça. Nous avons l'obligation dans la loi de dénoncer les faits. Nous avons toujours un conflit de devoirs quand on est médecin. On recueille une parole comme un secret, comme un trésor. Mais s'il y a un péril, si le patient est en grand danger, bien évidemment qu'on dénonce cela. Et là, dans la loi, en fait, c'est comme s'il y avait une petite brèche, mais pas vraiment parce qu'il faut les deux.

Il faut le danger immédiat

41:21
Invité

et l'emprise. Alors ensuite, on part dans la définition de l'emprise. L'emprise, c'est quelque chose de particulier parce que c'est la prise de possession du psychisme

41:29
Présentateur

de l'autre. Mais c'est souvent le cas dans les violences conjugales. L'emprise, c'est sans cesse. Mais bien sûr, si vous n'aviez pas d'emprise, vous prenez votre sac. Mais vous l'aimez. Mais vous l'aimez tellement. Vous êtes sous emprise. Il a gagné. Au début, c'est souvent l'homme. C'est dans ce sens. Vous dites, mais t'es la plus belle, après t'es la plus moche. Mais tu ne vaux rien. Et même quand le bourreau n'est pas là, la femme, elle continue d'être sous emprise. Elle continuera de faire ce que son bourreau lui a demandé. Merci beaucoup, Marie. Merci d'être venu nous voir ce matin. Merci. Il est 7h52. Vous êtes sur RMC. Tiens, Nicolas Poincaré, les explications. RMC, expliquez-nous.

Alors, voilà que le film, on en a parlé déjà ce matin. On en a beaucoup parlé hier. Autant n'emporte le vent et provisoirement retiré par la plateforme de streaming HBO aux Etats-Unis dans le contexte du mouvement antiraciste provoqué par la mort de George Floyd. On reprocha ce film de véhiculer des préjugés racistes. Et c'est vrai, c'est vrai, ce film véhicule des préjugés racistes. Autant n'emporte le vent, c'est un livre où un personnage dit que les nègres sont des singes. C'est un livre et un film qui présentent une vision très romantique de l'esclavage. Scarlett O'Hara, l'héroïne, est une riche propriétaire du Sud.

Sa famille exploite des esclaves, des esclaves loyaux, heureux de leur sort, qui vont choisir la fidélité à leur maître plutôt que la liberté lorsque la question va se poser. Margaret Mitchell, l'auteur du best-seller, s'est inspiré de la vraie vie, de sa grand-mère. Elle en a fait, en 1936, un roman qu'on a tous lu de plus de 1000 pages. Son unique roman. Il est devenu, trois ans plus tard, un film de 4 heures qui a rapporté le plus d'argent de toute l'histoire de l'histoire du cinéma. Ça, je ne savais pas. C'est le film qui a rapporté le plus d'argent dans l'histoire du cinéma. Devant Avengers, je crois, largement devant plusieurs milliards de dollars en dollars d'aujourd'hui.

C'est un film qui a reçu 8 Oscars, dont un pour Hatsi Madison, qui était la première actrice noire à recevoir un Oscar. Sauf que le jour de la cérémonie, elle n'a pas eu le droit de s'asseoir au premier rang avec Vivian Leigh et Clark Gable. Elle a dû rester au fond de la salle parce qu'elle était noire. Bref, c'est un film des années 30, écrit et réalisé dans une Amérique qui était ségrégationniste, qui ne correspond donc plus du tout à notre regard d'aujourd'hui sur ce crime contre l'humanité qu'était l'esclavage. Mais faut-il pour autant censurer le film ? Je ne crois pas.

Je pense que c'est absurde parce que ça fait partie de l'histoire du cinéma, de l'histoire de la littérature, de l'histoire des Etats-Unis. En réalité, il faut quand même souligner qu'il n'est pas censuré. HBO le retire simplement provisoirement de sa plateforme le temps de rédiger un avertissement comme on a mis des préfaces d'avertissement au début de livres antisémites de Céline, par exemple. Autant en emporte le vent, ça reste visible sur toutes les plateformes et en fait, grâce à ce coup de projecteur, le livre et le DVD sont actuellement en tête des ventes sur Amazon. On ne peut pas dire que l'œuvre soit en danger.

Bien, c'est surtout révélateur d'un immense mouvement qui a suivi la mort de George Floyd. Voilà, c'est ça qui est intéressant. C'est une lame de fond antiraciste qui déferne en ce moment sur l'Amérique. Toutes les marques publient des communiqués pour défendre les valeurs du mouvement Black Lives Matter, c'est-à-dire la vie des Noirs compte. La productrice de la série Friends s'est excusée parce qu'il n'y a pas de Noirs dans la célèbre colloque. Adidas promet d'embaucher désormais 30% de POC. Les POC, c'est les personnes off-color, une personne de couleur, c'est l'expression la plus utilisée désormais aux Etats-Unis.

L'Oréal s'est excusée pour avoir viré une égérie noire et transgenre il y a trois ans parce qu'elle était trop véhémente sur la question de l'antiracisme et L'Oréal vient de réembaucher cette mannequin à la fois comme mannequin et comme conseillère diversité. Les auteurs aux Etats-Unis d'un célèbre dictionnaire ont été interpellés par universitaires et ils ont accepté de revoir leur définition du mot racisme pour introduire la notion que c'est un groupe de gens qui fait l'objet d'une oppression systématique et les éditeurs du dictionnaire se sont même excusés de ne pas avoir défini plutôt le racisme comme une oppression. Bref, il se passe actuellement quelque chose aux Etats-Unis.

L'agonie de George Floyd a entraîné une vaste introspection une remise en question ça va beaucoup plus loin que cette histoire de censure provisoire d'autant en Emporte-Le-Vente. Oui, et ce mouvement atteint l'Europe aussi. Alors dimanche dernier à Bristol vous avez sans doute vu les images on a déboulonné et jeté à la rivière une grosse statue en bronze qui représentait Edouard Colston qui est cet Edouard Colston c'est un esclavagiste du 17ème siècle qui a fait fortune en transportant 80 000 esclaves de l'Afrique vers l'Amérique.

Le maire de Bristol qui est lui-même d'origine jamaïcaine veut maintenant aller repêcher la statue dans la rivière il ne veut pas la remettre sur son socle il veut la mettre dans un musée un musée qui raconterait toute l'histoire y compris l'histoire du déboulonnage il y aurait à côté de la statue les banderoles que portaient les manifestants antiracistes dimanche dernier.

En Belgique je ne sais pas si vous avez vu mais on a recouvert de peintures rouges sans des statues du roi Léopold II avec raison parce que Léopold II c'est le terrible colonisateur du Congo belge les historiens estiment que sa politique a fait environ 10 millions de morts au début du XXe siècle c'est pour ça que certains veulent interdire aussi l'album Tintin au Congo non pas parce que la BD est raciste mais parce qu'elle se passe précisément au Congo c'est-à-dire là où a eu lieu un des pires crimes de la colonisation. En France on va aussi se poser des questions sur des noms de rues ou de lycées.

Voilà c'est un débat qui revient régulièrement par exemple les très nombreux lycées Jules Ferry du nom du promoteur de l'école laïque et obligatoire grand ministre de l'éducation mais aussi grand partisan de la colonisation et auteur de propos sur la supériorité de la race blanche l'historien Pascal Blanchard qui est incontestable sur ces questions suggère que l'on ne débâtisse pas ces lycées que l'on ne déboulonne pas les statuts mais que par exemple les élèves des lycées Jules Ferry sachent qui était Jules Ferry l'ensemble de son oeuvre et pareil pour autant on emporte le vent c'est absurde sans doute d'interdire le film mais c'est pas bête de raconter aussi son histoire Vous parlez de Pascal Blanchard Pascal Blanchard il sera là en direct ah bah vous pourrez juste après le journal de 8h10 incontestable incontestable vous avez même dit très très bien bon allez nous allons jouer vous réagissez évidemment ça vous fait réagir nous allons jouer bah dès que je retrouve ma fiche parce que je l'ai perdue mais vous savez ça arrive mais je vais la retrouver vous inquiétez pas oui donc d'abord je sais combien on gagne 500 euros par mois ça fait 6000 euros ça on est bien d'accord bah je vous offre cette somme alors pour cela il faut répondre à deux questions enfin à une question je vais donner la bonne réponse que vit-on depuis le 11 mai écoutez bien parce que ça nous fait un peu sourire ce matin 1 le déconfinement 2 la désinvolture vous avez la bonne réponse vous envoyez 1 pour déconfinement 2 pour désinvolture par sms 732 16 le gagnant le gagnant avec moi demain tirage au sort le 12 juin il est 7h58 qu'allons nous faire

48:34
Invité

mais justement Pascal Blanchard historien spécialisé dans l'histoire de la colonisation de l'immigration des discriminations du racisme avec nous après 8h sur RMC pour déconfinement

48:43
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de l'immigration de l'immigration de l'immigration de l'immigration