Le salon de l'agriculture, Guerre en Ukraine, Trump-Poutine - Poulin Sans Réserve
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 31 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette initiative sur le bien manger ? Y a-t-il un problème d'apprentissage de la bonne diététique en France ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Votre slogan est 'manger de la viande mais mieux'. Que signifie-t-il ?
- 9:00OuverteRéponse directe
La filière bovine souffre-t-elle des attaques contre la viande et des critiques sur le climat ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Où en sont les discussions sur le Mercosur ? Emmanuel Macron a promis de limiter son impact.
- 22:00OuverteRéponse directe
Que recouvre la filière maïs au-delà de l'alimentation ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Quelle est la place de la France dans la production européenne de maïs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30inconnuFait
« la façon dont nous avons fait la mondialisation était une erreur qu'il faut corriger »
- 5:00inconnuFait
« il faut penser l'économie autrement et la question sociale autrement »
- 6:30inconnuFait
« le protectionnisme pour le meilleur ou pour le pire revient partout dans le monde »
- 10:30inconnuFait
« la France ne reconnaît pas les régimes elle reconnaît les états »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
un salon d'agriculture exceptionnel Sud Radio 12h 14h Alexis Poulin sans réserve les chats les chiens les vaches les cochons tout le monde est là c'est le Salon de l'Agriculture on est en direct jusqu'à 14h sur Sud Radio on va parler évidemment de manger mais aussi de l'agriculture avec nos invités en première partie constance salosau qui parlera du du nom du goût et de comment bien manger en France Emmanuel Bernard président de la filière bovine interbève pour la viande on parlera également du maïs avec Sébastien Marie secrétaire général de l'AGPM et puis de cette initiative d'Olivier qui lance une gazette pour encourager les Français à aller faire le marché où on y trouve tous les produits on aura ensuite à 13h un bilan de ce salon de l'agriculture mais aussi d'où en est la crise agricole avec Laurence Marandola porte-parole de la Confédération paysane et puis on retrouvera Henry Guenot qui ser à notre invité en deuxiè partie pour parler de souveraineté alimentaire et aussi bien sûr des sujets de politique internationale et nationale voilà on marque une courte pause et puis on se retrouve tout de suite en direct du salon de l'agriculture sur Sud Radio Alexis Poulin sans réserve l'invité et on se retrouve avec notre invité excusez-moi je m'étais totalement trompé de nom constance réier qui est ingénieur dans l'ro alimentaire diéthéticienne fondatrice de au nom du goût et Emmanuel Bernard présidente de la filière bovine interbèv pour parler de de bah du bien manger euh alors le salon d'agriculture c'est évidemment euh l'occasion de rencontrer tous ces animaux qui vont ensuite être dans nos assiettes pour certains il y a aussi la filière végétale alors d'abord pour le le Bien Manger pourquoi cette initiative est-ce qu'il y a un même en France un problème sur l'apprentissage à la bonne diététique en fait bonjour Alexis euh oui totalement aujourd'hui le le Bien manger ça englobe tous les sujets nutrition goût h h on a perdunormément de savoir en TR générations jeends souv cet exemple ma grand-mère qui est tuées poulets à la ferme nous on est en train de de consommer tous des poulets 50 % des poulets viennent viennent des pays de l'Est moi pour réapprendre à tuer mes poulets j'ai regardé une chaîne Youtube donc je me dis qu'il y a énormément de de transmissions qui ont été perdu et voilà on a des initiatives comme par exemple le nutriscore on se dit qu'acheter par exemple des produits que nutriscore a c'est bon pour la santé mais on se retrouve avec des showoc CAP X nutriscore a et un rockfor nutriscore e c'est pas vraimentilà pas une réalité le le le but c'est quand même de soutenir des des filières le Rockfort le bleu d'Écosse c'est des endroits il y a très peu de d'agriculture beaucoup d'élevage et et aujourd'hui on a perdu beaucoup de savoir c'est ce que j'essaie donc de transmettre avec mon activité la perte du goût c'est lié aussi à à cet exode rural qui a eu lieu et où on est de plus en plus loin en fait des producteurs oui aujourd'hui on consomme énormément de produits ultra transformés c'est ce que je faisais avant en tant qu'ingénieur Red et quand on développe des produits Industri il y a rarement beaucoup de goût à l'intérieur c'est beaucoup des des projets qui sont drivés par le prix par la grande distribution par des DLC qui doivent être longue et on a peu de goût et quand on remet le goût au cœur de nos assiettes et ben on se retrouve à manger du bon poulet du jerse comme on fait du guisté par exemple nous sur la région Xitan un poulet qui est tendre qui a Comat des dehors en toute liberté et pas avec des poulets qui sont élevés à l'intérieur ouais et on a avec nous également Emmanuel Bernard un président de la filière bovine interbè vous votre slogan c'est manger de la viande mais mieux hein c'est-à-dire l'idée c'est pas de dire qu'il faut manger de la viande à tous les repas surtout pas mais que la viande fait partie aussi du bol alimentaire et du mix diététique de la saveur aussi est-ce que la filière a a souffert on se rappelle il y a de ça quelques mois les les les les attaques contre les bouché la viande qui est mal vue maintenant les vaches qui sont aussi responsable du réchauffement climatique en partie du fait du méthane est-ce que la filière est en France ou est-ce que tout va bien pour la filière viande alors d'abord merci de m'inviter et peut-être dire que je suis éleveur de bovin charolet dans la nière donc à la fois les attaques c'est une chose mais peut-être dire d'abord que vous parlez mangez en mieux c'est un slogan que l'on porte depuis des années mais quand je dis des années on n pas attendu on on s'est engagé au niveau de la filière dans une démarche de Responsabilité Sociétale en 2016-27 donc c'est pour dire qu'on avait bien vu vu que de toute façon euh je je partage le fait qu'au-delà de de de manger un produit ce qui est important c'est quand on l'associe donc on a dit flexitarien parce que ça veut dire que on laisse la liberté aux gens de de de manger mais de faire attention à l'origine donc on est très intransigeent par rapport à à la la dans la distribution à tout ce qui est origine dans les restaurants et on veut que ça aille dans les plats préparés dans les plats transformés parce qu'en fait la viande ingrédient fait partie aujourd'hui de de ce que l'on consomme et donc il nous faut une origine partout et pour tout ensuite le choix du consommateur on le laisse libre on le laisse libre de son régime alimentaire et on le laisse libre de de de du mode d'achat qu'il veut ce que l'on veut par contre c'est qu'il est les informations et quand c'est français il est ça répond à des critères de durabilité qu'on a nulle part ailleurs qualité aussi alors la qualité ça vient souvent quand même de l'ensemble à la fois de la traçabilité du mode d'élevage et et de tout ce qui se passe dans la filière ensuite je je donc on met des éléments de bien-être de bienraitance dans les dans les centres de rassemblement enfin on essae d'aller toujours un petit peu plus loin évidemment derrière ce qu'il faut c'est que les éleveur et du revenu parce que je pense que la la la place prioritaire de l'élevage en France est pas remise en cause on peut Imagineer que dans le monde il y a des modèles qu'on a pas envie de défendre le modèle français le modèle d'élevage durable avec 13 millions d'hectares de prairies avec un territoire sur lequel vous avez de l'élevage mais vous avez tous les éléments économiques derrière parce que dans un territoire il faut un abattoir il faut un vétérinaire il faut et ça c'est très important pour nous et c'est caractéristique de notre pays mais il y a pas vous êtes éleveur en ce moment on parle beaucoup du Mercosur qui va ouvrir grand les Vanes de l'élevage d'Amérique du Sud euh est-ce qu' o où en sont les les discussions les tractations on se rappelle qu'Emmanuel Macron a dit qu'il ferait tout pour limiter empêcher enfin et en même temps Ursula thunderlon est allé signer directement en Amérique du Sud est-ce que vous êtes inquiet euh avec ce nouveau traité alors encore une fois nous c'est vraiment pour ça qu'on prône l'origine et que il y ait une vraie transparence deuxièmement on s'aperçoit qu'on a une variable d'ajustement tout bêtement au niveau international euh pourquoi pourquoi les les le Brésil l'Argentine veulent à tout prix nous envoyer leurs produits c'est juste parce que les Allemands veulent envoyer leurs voiture pas Lema dans lequel nous on s'incrit on s'incrit dans une trçabilité une qualité et une satisfaction du consommateur et on voit que l'Europe s'inscrit dans une géopolitique une géoéconomie qui en plus est terrible parce que vous savez on n pas peur que le bœuf Brésilien ou le bœuf argentin envahisse nos assiettes c'est pas j'ai confiance même dans les distributeurs dans les restaurateurs par contre encore une fois dans dans le dans le volet ultra transformé et en fait par d'Europe et en fait vous avez des pays en Europe qui ont moins cette attente gastronomique et et donc on a on a peur de détruire ce modèle là et deuxième élément c'est qu' en gros pourquoi importer des produits que l'on peut produire chez nous c'est ça c'est c'est si on veut parce qu'en fait on nous dit il y a pas de risque je vais donner un exemple et le public va comprendre on nous explique que c'est pas grave et que c'est c'est peu finalement on regarde de ce qu'on produit ou de ce qu'on consomme seulement on dit on va vous mettre 1 milliard 1 milliard d'euros pour vous compenser n'acceptons pas cet accord et on économise un milliard c'est simple c'est pas compliqué ou c'est c'est constance reier vous vous parler du bien manger le le le fait que ce soit une production locale ça compte beaucoup aussi vous parlez des des poulets du gerse tout à l'heure est-ce que c'est important cet aspect là aussi dans dans dans l'assiette totalement ça vient faut quand même noter effectivement que la France a les plus grandes restrictions en terme de réglementation d'agriculture c'est important de comprendre en fait et de revenir au bas moi je fais donc des animations quand je demande ce que c'est que l'agneau c'est le petit du cochon de la vache ou du porort on me dit le petit du veau et en fait je me rends compte de la déconnexion vraiment que l'on a euh on devrait tous aller dans des fermes passer au moins une semaine à comprendre vraiment comment ça se passe et quand on quand on se tourne vers des produits français parfois labelllisés on est à peu près sûr qu'il y a de la qualité puisqu'il y a des caill des charges des contrôles qui sont bien bien spécifiques et surtout consommer français c'est déjà une belle base qui est pas toujours appliqué et après on a d'autres labels par-dessus mais euh c'est pas toujours le cas ouais et sur les les labels justement vous parlez tout à l'heure du nutriscore euh c'est un peu trompeur en fait hein le nutriscore sur la qualité réelle des aliments oui on se base tout simplement sur la nutrition hein donc sur les valeurs nutritionnel euh protéines sel voilà c'est un calcul entre des ingrédients positifs des nutriments positifs d'autres négatifs et on va pas chercher euh derrière s'il y a des additifs vous pouvez vous retrouver avec des produits ultr transansformés remplis d'additifs de fibres je prends exemple d'un d'un d'un morceau de viande la dernière fois j'ai j'ai tourné une vidéo je voulais faire un burger maison dans un supermarché donc vous aviez la boucherie à la coupe et le stand des rayons avec les les les steaks hachés en barquette pour le même prix au kilo c'est ça qui est important de dire et ben j'avait un une viande fraîche faite par le boucher il prenait des beaux morceaux de viande il me le faisait totalement à la minute et dans l'autre vous aviez une barquette avec de la viande des fibres de blé de l'eau faut quand même rajouter un peu d'arôme parfois sinon les fibres donnent trop de goût et euh et c'est important de dire que ça c'est pour le même prix au kilo et on se rend plus compte on cherche plus à comprend que ce soit le même prix quand on a de produits de un de bonne qualité et l'autre visiblement pas vraiment de bonne qualité les Mar sont pas sont pas redistribué pareil hein c'està-dire que de l'autre côté c'était un moi j'habite dans le pgor donc c'était le labatour de Bergerac juste à côté un éleveur du coin et de l'autre bah c'est un produit industriel vous avez beaucoup de vous avez les fournisseurs vous avez les industriels la grande distribution il y a beaucoup de Marg et au final on se retrouve avec le le même prix ou autre attaque coup de couteau dans la la filière bovine pour les protéines c'est l'Europe qui autorise maintenant 4 % de farine d'insecte dans les produits transformés pourquoi est-ce que vous êtes pour déjà quand on pose la question généralement les gens sont interloqués et ça c'est encore la Commission européenne qui met ça sur la table enant mais c'est très bien vous ne voulez pas mais on vous l'impose quand même c'est est-ce que vous avez lutter contre ces cette directive en fait nous nous on part du principe que la la majorité la grande grande majorité du bœuf consommé elle est consommée soit en produit brut soit uniquement haché et c'est un élément hyper important et je pense que le consommateur il faut qu'il se pose cette question là c'est-à-dire je peux manger un burger euh je peux manger un un un un morceau de biftech euh et et surtout dès que je commence de rentrer dans des produits transformés je dois regarder ce qu'il y a dedans ouais euh à la rigueur que ce soit de la farine d'insectes ou des excipientss ou des enfin un le vrai la vraie force de notre filière et clairement c'est que nous ne sommes pas dans la l'hyper transformation on est on on explique on dit on est dans le Hach et dans l'élaboré c'est quoi l'élaboré c'est en fait vous achetez un tarta vous achetez un carpao vous achetez voilà parce que il y a des gens qui vous ont préparé mais à partir d'un bu et vous regardez vous pouvez regarder l'origine voilà si c'est du français donc le le vrai le vrai enjeu vis-à-vis du consommateur en fait on n'arrive pas à lutter contre cette fameuse règlementation européenne on bien les directives euh et et dernier élément je pense c'est qu'on sous-estime énormément les intérêts que ça représente au niveau international au niveau géopolitique et les gens qui poussent la Commission à prendre cette décision là pousse souvent des organisations il sont très manipulé on est dans une immense manipul un lobby celui devage mais en face vous avez le lobby de la farine d'insecte par exemple les lobis écolo aussi sauf que je pense que le à la rigueur le le représentant de la farine d'insecte il fait son travail sauf que vous avez aujourd'hui une manipulation on le dit dans les élections on le dit ailleurs vous savez bien on sait tous qu'aujourd'hui on arrive à obtenir des textes dans des endroit qui ont été portés pour d'autres intérêts donc vous avez des gens dans la Silicon vallleée qui payent des milliards de de de dollars pour essayer d'influencer parce que derrière cette hyper transformation vous avez un intérêt derrière c'est que c'est pas le boucher qui va faire sa vie voilà et on est dans ce monde c'est justement euh constance rier sur le Bien Manger y a quand même une filière industrielle de malbouffe qui a énormément de pouvoir on a vu le green washing de Coca-Cola par exemple pour ne citer que pendant les Jos ils sont accoutumiés du fait quand même et et là comment se se prémunir face à à cette propagande de la malbouffe mais je vais rebondir sur les insectes je trouve ça intéressant parce qu'aujourd'hui il y a plus de bon sens on va parler de bon sens paysan de bon sens en général pour manger de la viande normalement une vache elle va brouter son son herbe nous on met en avant par exemple aussi le buuf fermé de l'obrac c'est des bœufs qui paturent qui partent 6 mois à plus de 800 m d'altitude moi j'ai été donc dans l'industrie agro on avait des desbriefs marketing des nouvelles tendances où il fallait trouver comment nourrir 9 milliards de personnes en 2050 donc avec des insectes des algues et cetera et en fait on oublie de dire queaujourd'hui on meurt plus de trop manger que de pas assez on meurt plus de BA de surpoid que de personnes qui n'ont pas assez à manger sur sur cette planète 30 % de gaspillage alimentaire sur toute la chaîne agroalimentaire invrial donc remettre du bon sens c'est-à-dire que peut-être on va en consommer moins exactement j'ai exactement ce discours là on consomme moins de viande mais mieux on va les l'cheter chez le boucher on va être sûr de notre races des races rustiques et c'est vraiment le bon sens qu'il faut mettre au cœur de l'assiette la question du prix parce que vous dites que effectivement au même prix on va avoir une viande pure et puis une viande coupée alors pas toujours là c'est il y a l'exemple est-ce que il y a quand même la question du prix qui qui compte he pour beaucoup une étude a montré que c'était les retraités qui consommaient le le plus de viande la question du pouvoir d'achat aujourd'hui est-ce que il y a des aliments qui deviennent des produits de luxe he comme la viande en l'occurrence ou le poisson la viande est un produit de luxe mais en fait j'ai fait une un autre une autre chronique télé une fois où je prenais un CAD qui était à 60 € en supermarché un autre cadit où je suis allé chercher des des des produits chez les producteurs que ça soit fruits légumes VI pour la même le même argent j'avais forcément différents produits dans mon assiette dans dans mon cadi il fallait que je cuisine quand j'achète chez le producteur une viande que j'achète un légume il faut le cuisiner le transformer et et voilà en fait souvent on pense que bien consommer c'est plus cher c'était le combat d'ailleurs de de COF avec Leader Price à l'époque quand vous voyez les cadis vous allez à la caisse que vous voyez les sodas les chips et Cera avec cette même quantité d'argent on peut vous faire un CAD de de bien meilleure qualité et bien merci beaucoup avir marqué une pause et on se retrouve dans dans un instant merci à tous les deux d'avoir répondu à nos questions sur cette qualité et puis sur la filière bovine on va parler dans un instant du maïs tout autre sujet mais on reste dans le monde agricole on est en direct sur Sud Radio du Salon de l'Agriculture à tout de suite Sud Radio Alexis Poulin sans réserve l'invité et on continue en direct du salon de l'agriculture sur Sud Radio cette fois-ci on va parler avec Sébastien mer secrétaire général de l'AGPM de du maïs France frç et européens bonjour alors est-ce que vous pouvez nous expliquer déjà que recouvre la la filière maïs au-delà de ce qu'on retrouve dans dans nos assiettes la la filière maïs regroupe plusieurs productions comme vous l'avez dit ce que l'on retrouve dans nos assiettes ce que l'on retrouve dans nos assiettes via l'alimentation animale toute la volaille qu'on retrouve mais autres dans notre assiett à consommer du maïs mais bien plus que dans nos assiettes on retrouve aussi du maïs bah dans tous les notre quotidien de par laamidonnerie le maïs c'est un support pour les médicaments alors pas pour le quotidien mais pour le dentifrice hein on se lave les dents trois fois par jour et on utilise du maïs trois fois par jour dans les moments festifs en alimentation humaine le pop-corn ENF le maïs est une filière qui crée de la valeur sur les territoires avec avec de nombreux débouchés et qui en fait une céréales vitales et importante à produire sur notre territoire et aujourd'hui en Europe la France c'est un des le plus gros producteur de maïs quelle est la la place de la France la place de la France est très importante pour l'Europe puisque l'Europe n'est pas souveraine en maïs l'Europe importe 25 25 % de ses besoins en maïs d'autres territoires Amérique du Sud Ukraine et et et nous producteurs français on exporte 50 % de notre de notre maïs en Europe donc la France est capitale pour pour la souveraineté en maïs de l'Europe d'accord et le Mercosur j'imagine que le maïs est dans le dans la balance quelle est votre position par rapport à ce ce traité transatlantique de libre échange nous ne pour pour nous ne sommes pas contre les accords les accords de libre échange euh par contre le bémol qu'on attire euh c'est qu'il faut une réciprocité des normes dans les échanges et donc aujourd'hui sur le mercosour puisque vous me posez la question euh les produit producturs français les producteurs européens sont contre la concurrence déloyal puisquon va en venir sur la nécessité de production du maïs du maïs sur notre territoire du maïs en France et du maïs en Europe il nous faut des moyens de production et en fait en France les moyens de production nous sont confisqués sans en forcément et on va derrière importer du maïs qui ne respecte pas nos normes qui respectent pas nos standards de production et donc sur le mercosour c'est bien le point d'chauffement euh où aujourd'hui on ne peut pas on ne peut pas ouvrir nos marchés à des céréales qui respectent pas nos standard voulu par le consommateur c'estàdire en matière phytosanitaire en matière de de production quel est le le le bémol enfin le le risque en fait d'avoir ce maïs sud-américain ben je veux dire je veux dire il y a déjà il y a de mémol puisque vous m'interrogez sur les moyens de production que ce soit les produits phytosanitaires ou que ça soit aussi je dirais l'accès à l'eau euh aujourd'hui il nous faut retrouver ces moyens de production pour les producteurs français parce que vous l'avez dit le maïs est est une production très importante au niveau national pour alimenter l'Europe il faut retrouver ses moyens de production ces 10 dernières années à cause de contraintes à cause d'entrave on a perdu 500000 hectares de maïs sur nos territoires quel quelle entrave en fait concrètement que ça soit concrètement sur les produits phytosanitaires que ça soit sur la capacité de pouvoir de pouvoir stocker de l'eau aussi mais sur le j faire des mégabassines par exemple oui oui par exemple et qui et qui dépasse là pour ouvrir le débat qui dépasse le simple cadre du maïs aujourd'hui ne pas pouvoir stocker de l'eau ne pas pouvoir réutiliser l'eau qu'on a en excès par exemple en cette période pour la réutiliser en période de manque c'est une inepsie et en fait on se tire une balle dans le pied et mais pourquoi ce sont des règles qui ont été dicté par la France ou la Commission européenne aujourd'hui sur cette rétention de l'eau il y a il y a des règles il y a des règles françaises qui qui ne qui empêchent de réaliser des ouvrages aujourd'hui il faut qu'on dépasse ce cadre là pour pouvoir mobiliser de l'eau avoir une agriculture compétitive une agriculture qui puisse continuer à produire à faire vivre nos filières alimenter nos filières à alimenter nos territoires c'est c'est une question en fait d'économie de souveraineté et et et de pouvoir produire sur notre territoire et quand je dis de souveraineté c'est une question de pouvoir de de pas remettre l'acte de produire pour nous nourrir dans d'autres mains ouais parce que quand quand vous dites qu'on perd des hectares en maïs ça veut dire que les producteurs changent mett en jacher ou passent à une production d'autres céréales comment comment ça se passe alors dans votre question si si on passa à une production d'une autre céréal je dirais pourquoi pas mais aujourd'hui on a aussi de la déprise on a des terres qui sont perdu à la production agricole devient quoi je vais prendre je vais prendre un exemple moi je suis dans le département du Liret on a toute une partie où finissent ces terres finissent par être des friches des ronds son sont des terres non productifes parce que on a perdu des moyens de production et dans ces 500000 hectares perdus on a des des terres qui sont plus voué à la production donc juste une image pour que des desuction euh sur l'industrie et des usines des friches industrielles et on s'en est remis à des pays étrangers et ça c'est bien c'est bien les accords de libre échange aussi sur lequel on entend dénoncer on a remis notre acte de production à l'étranger et nous ce qu'on dit en tant que représentant de la filière maïs il y a nécessité de pouvoir produire de pouvoir avoir des moyens de production pour produire sur no territoire c'est la vitalité et l'enjeu de nos territoire et l'économie de nos territoires pour nous alimenter et pour être souverain sur la sériéal maïs comme sur d' sé et aujourd'hui c'est combien de de producteurs maïs en France c'est à peu près de 150000 producteurs de maïs en France oui donc c'est c'est beaucoup c'est c'est partout sur le territoire où il y a des régions qui sont plus en pointe sur le Leal il y a il y a des régions historiques mais c'est le maïs on retrouve partout sur le territoire avec des débouchés et avec mais même si on a des plutôt les régions historiques sud-ouest Alsace euh où on a une culture autour de la production du maïs h et et le vous parliez donc de la nourriture animale aujourd'hui quel est le pourcentage de maïs qui sert à la consommation à l'industrie enfin est-ce que là aussi on sait comment tout ça est ventilé on sait comment tout est ventilé alors après ça va être très technique hein pour pour l'uditeur mais on on a une bonne partie qui qui va en en alimentation animale et après on a des marchés plus spécifiques qui sont sur de l'aliment Hume mais qui sont toujours source de de filière de filière d'excellence et quand vous me posez la question sur l'alimentation animale les animaux finissent aussi dans notre assiette quoi oui c'est ça on en parlait à l'instantc donc on a 100 % du maïs qui qui est aussi enfin une parti qui va pour la consommation humaine et est-ce qu'il y a pas un risque si on parle du du marché européen avec la guerre en Ukraine et on espère sa résolution prochaine de déstabilisation du marché avec l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne puisque c'est pays immense et qui produit énormément de de céréales notamment du maïs et et donc je je reviens là on est sur les échanges commerciaux euh on on notre filière se positionne pas en disant on va fermer les frontières et tout va bien se passer notre filière se positionne en disant euh ne pas importer de maïs qui ne correspondent pas à nos normes de production et à nos standards de production donc c'est c'est bien pour ça le premier point où il faut retrouver de la compétitivité et des moyens de production en France pour pouvoir déjà produire et ferme et qu'on ferme pas les yeux et derrière une une certaine protection aussi parce que quand quand les les normes ne sont pas là et ben qu'on ait des droits de douane qui protègent aussi les producteurs français mais on peut pas avoir ça dans le cadre du marché européen en l'occurrence non mais aujourd'hui dans le casadre de de de pays en dehors de l'Europe on peut on peut avoir des droits de douane qui protègent en fait c'est c'est une question de volonté veut-on continuer à produire sur notre territoire ou ou ou veut-on être endant et la dépendance et entraîne entraîne des risques je prends l'exemple quand quand les routes commercial se ferme pour pour pour des raisons que ça soit la guerre ou que ça soit une pandémie si on est dépendant et qu'on arrive pas à avoir d'alimentation qui qui qui arrive vaut mieux la produire sur notre territoire et c'est bien là le combat qu'on mène c'est de continuer à avoir une production sur notre territoire mais aujourd'hui la l'enjeu c'est quoi c'est de de jouer entre des normes qui sont suffisantes pour le consommateur mais en déréguler quand même laisser plus de laattitude pour notamment l'utilisation des des produits phytosanitaires l'enjeu c'est d'avoir une cohérence on peut pas on peut pas mettre un niveau d'exigence sur les producteurs français et fermer les yeux sur sur les importations qui nous alimente au quotidien c'est là l'enjeu en fait c'est d'avoir de la cohérence et la cohérence elle est là aujourd'hui ou on est dans une oricuité stratégique qui qui qui pose question le salon nous donne la la la déclaration du du président de la République au premier jour à l'inauguration du salon qu'il était nécessaire de de de produire pour pour pour nourrir c'est la cohérence maintenant la cohérence ce seront les actes qui vont se décliner au quotidien quoi justement vous attendez quoi comme acte parce que ça fait un an qu'on parle de la crise agricole on en parlera d'ailleurs tout à l'heure avec une de nos invités aujourd'hui quel sont les actes attendus l'acte prioritaire c'est de comme je vous l'ai dit de retrouver des moyens de production et ça passe aussi par ça passe aussi par la loi il y a une loi pour pour lever des entraves en agriculture et et on attend des donc sur les méga bassine sur le l'eau sur le pH sur sur en fait sur plein de sujets que ça soit sur les phyos ou que ça soit sur l'accès à l'eau il faut une vraie politique courageuse qui permette à à nos producteurs français de pouvoir être compétitifs donc vous m'interrogez sur l'eau il faut pouvoir mobiliser de l'eau quand on en a en excès il faut pouvoir la garder pour la réutiliser en période de manque et donc là ça sera une décision courageuse et c'est ce qui est attendu par les par les producteurs français européens et vous avez eu des des signaux positifs de la part des décideur politique en CE sens-l ou est-ce que c'est silence radio bah comme je vous l'ai dit le salon a bien commencé avec un président qui qui a déclaré la nécessité de produire pour nourrir de marteler l'acte de production et l'importance d'acte de production sur notre territoire c'est un signal positif après le salon on attend les actes pour pour affiner ces choseslà et et la réalisation d'ouvrage pour P pouvoir stocker de l'eau la d'avoir des moyens de pouvoir produire sur nos territoire que ça soit et et l'innovation aussi he parce que on n'est pas purement arrêté sur sur les produits phyo mais de l'innovation de la génétique ce sont des des attente de des producteurs et ben écoutez merci on a on a avec vous regarder l'ensemble de de cette filière maïs vous dites maintenant que vous attendez donc des actes à l'issue de de ce salon de l'agriculture on va marquer une courte pause et se retrouver dans un instant sur Sud Radio toujours en direct du Salon de l'Agriculture pour parler ensuite des marchés vous fait sans doute le marché bien on va en parler dans un instant merci beaucoup Alexis Poulin sans réserve l'invité et on est toujours sur Sud Radio et au salon de l'agriculture notre invité est Olivier Rouvreau qui lance et bien un nouveau titre de presse La Gazette des marchés qui qu'il vend à la crié bonjour bonjour merci beaucoup expliquez-nous un peu l'idée derrière cette gazette des marchés et ce format pour promouvoir le le marché en France voilà merci beaucoup bonjour Alexis l'idée c'est la promotion des marchés ouais et le changement des habitudes de consommation pourquoi sur un format journal c'est que moi j'ai commencé en fait à à à aller un petit peu sur les marchés prendre des photos et vidéos dans le cadre d'une série de documentaire pour laquelle j'avais j'avais j'avais envie de créer du contenu un petit peu sur les réseaux avec le partage en fait différemment et c'est un journal qui est à destination du grand public et qui a repris toutes les grandes idées et les grands enjeux des marché d'accord c'est aussi les cinq bonnes raisons d'y aller et en fait sur les marchés on a l'enjeu on a l'enjeu social qui est un peu l'élément déclencheur au final contrairement à ce qu'on peut imaginer au premier abord l'enjeu agricole c'est le thème du salon aujourd'hui voilà l'enjeu écologique l'enjeu santé et l'enjeu gastronomique et alors vous dites c'est le canard et demi juré de Tricatel c'està-dire que l'idée aussi c'est de sortir les gens de la grande distribution ou de leur dire qu'il y a d'autres façons d'acheter votre nourriture alors c'est fait avec humour et ça tire hein mais évidemment c'est tellement facile d'aller prendre plein d'exemples assez assez extrêmes de l'agro-industrie et des supermarchés pour valoriser les marchés je valorise pas les marchés que comme ça j'essaie de valoriser aussi en montrant le beau l'inspirant on a des gens passionnés sur les marchés et et et voilà je le veux aussi sur ce tonl donc pour l'opposition j'ai choisi laassir et humour avec le la référence à Tricatel que vous connaissez sûrement j'imagine ah bien sûr le film c'est Louis de V c'est ça qui est patron de la cuise voilà on suit Charles Duchemin qui fait qui fait la promotion des restaurants gastronomiques par opposition par opposition à la voilà à la malbouffe de l'époque la nourriture en plastique VO et les rest routes alors qu'est-ce qu'on y trouve justement dans cette gazette des marchés c'est des portraits de producteurs c'est des conseils c'est c'esto alors il y a il y a CIN articles de fond sur les CIN enjeux majeurs des marchés dont j'ai parlé tout à l'heure d'accord c'est important pour moi de les décomposer en en 5 en jeux parce qu'en fait pour changer pour pour changer les habitudes de consommation et passer à l'acte je pense qu'il faut entre guillemet convaincre de tous les côtés pour l'enjeu social l'enjeu agricole l'enjeu social n'est pas pas suffisant le premier frein à aller au marché par exemple on dit j'ai pas le temps c'est pareil que faire ses courses mais alors c'est pas forcément oui parce que parce que c'est pas les mêmes horaires donc il faut quelque chose qui qui qui qui un argument ok on a pas le temps mais on va pas marcher uniquement pour faire ses courses on va au marcher aussi pour se retrouver échanger boire le café voilà euh l'enjeu agricole le soutien aux agriculteurs hein quand on est au marché on est on est souvent en contact faut rester vigilant sur les marchés tout n'est pas parfait mais bon en grande majorité on est quand même au contact de gens qui sont passionnés qui vont proposer des produits locaux de très bonne qualité donc voilà faut faut pour l'enjeu agricole c'est très important et après l'enjeu écologique des circuits courts il y a beaucoup de choses h euh au niveau de la santé et gastronomie voilà quand on va sur le marché on a souvent des des gens passionnés par la cuisine la gastronomie mais la gastronomie c'est pas forcément dans les restaurants étoilés c'est aussi se faire se faire une cuisine simple mais bonne avec des bons produits à la maison avec des produits locaux et puis l'aspect local aussi très important la filière courte vous le disiez alors c'est pas évident euh partout mais est-ce que aujourd'hui le le marché retrouve des couleurs enfin on voit les AMAP par exemple dans les milieux urbains euh où on est le voilà l'état des lieux sur les les marchés oui et non il retrouvent des couleurs en en zone urbaine par exemple on a le développement un peu de de halgourmande qui peut se développer ou même de la restauration sur les marchés classiques et c'est une bonne chose que les gens aillent au marcher d'une manière ou d'une autre c'est une bonne chose faut juste que ça tombe pas dans l'excès et ça laisse la place aux gens quand même qui VI ventere des produits voilà et moi je dis à moment donné c'est c'est aussi un peu même si c'est pas une mauvaise chose c'est un écran de fumée sur la consommation pure qu'on fait sur les marchés et pour ça on a un chiffre au-elà du ressenti qu'on peut avoir moi je suis beaucoup sur le terrain partout dans la France sur les marchés on a un ressenti on a le témoignage des anciens qui me disent moi ça fait 50 ans que je fais le marché ou avant mon étal quand je partais en tant que producteur elle était vide maintenant ben j' rag une partie et on a un ça c'est quoi c'est le problème du pouvoir d'achat c'est c'est qu'est-ce qui fait que où il y a moins de consommateurs qui font March pas du pvoir d'achat parce qu'on l' entendu juste bien mangé c'est pas forcément plus cher ou en tout cas c'est moins coûteux ce qui ce qui a changé c'est les habitudes je pense de consommation et au-delà des marchés on voit encore cette année l'achat de fruits et légumes même en grande distribution a baissé frais donc donc c'est le souci et qu'est-ce que je disais juste avant je voulais vous dire quoi sur l'état des marchés en fait s'il reprenait de la vigueur ou pas en valeur la consommation alimentaire sur les marchés il y a un chiffre qui existe c'est moins de 3 % 2,3 % de la consommation totale alimentaire donc et le reste c'est la grande distribution voilà ah oui les magasins spécialisés également les commerces de proximité même si on sait même si on sait qu'il y en a beaucoup moins euh voilà mais c'est en en majorité environ 60 % ça je me souviens plus du chiffre exact j'ai pas inondé de chiffres sur la Gazette j'ai pris celui qui m'intéressait mais il était décomposé et en majorité c'est la grande distribution ouis ouais et et qu'est-ce qui fait le la saveur des des marchés pourquoi vous avez choisi en fait de de faire ce format là c'était pour mettre la lumière sur les marchés ou parce qu'il y a au-delà de ça vraiment beaucoup de choses à dire et un tour de France à faire le marché le marché j'ai commencé à les faire parce que j'étais impassionné de documentaire j'avais un projet de série documentaire et le le sujet des marchés est venu assez naturellement parce que j'y étais tout le temps je suis pas fil d'agriculteur je m'intéresse pas au sujet agricle vous venez plutôt de la production audiovisuelle he c'est ça c'est en découvrant le marché que vous êtes dit ah là il y a un truc je je le connaissais déjà mais je je l'ai apprivoisé de façon différente et en fait c'est un prétexte rencontre le marché hm hm pour moi à la base et c'est en allant sur le marché que j'ai rencontré des producteurs euh des commerçants et j'ai passé en fait B 2 semaines en haut de Savoie avec un producteur de roblechon 2 semaines avec des sonniers à Noirmoutier de semaines avec des producteurs caprin dans Gers et on rencontre des gens et on découvre aussi des choses moi j'aime bien dire je suis monsieur de tout le monde quand j'appréhende toutes ces problématiques et elles sont très compliqué et et et vaste ces problématiques donc j'aime bien les appréhender avec un œil neuf euh et creuser les sujets quand même que ça soit euh en lisant des articles en écoutant des podcasts ou autre mais aussi sur le terrain avec le ressenti des gens et voilà et faire un mix pour essayer de le le restituer de manière populaire abordable et avec un impact réel au niveau ok qu'est-ce qu'on doit faire concrètement pour faire un peu mieux h voilà et alors qu'est-ce qu'on doit faire concrètement aller au marché aller au marché alors vous vous vendez cette gazette des marchés à la crier donc c'est pas évident le trouver ce journal c'est pas évident de trouver comment vous choisissez le marché sur lequel vous allez déboulé pour vendre la Gazette je vais au Pistre du coin ouais et on m'indique le bon marché à faire non je choisis de différent manières on me recommande il y a un truc que j'aime beaucoup c'est depuis que j'ai commencé donc ça fait 2 ans quand même que j'ai commencé à à arpentter les marchés et quand j'en parle j'aime bien parce que tout le monde a son marché ouis vous avez le votre peut-être bien sûr marché de craime bien voilà j'ai plein de recommandations tout le temps et on me dit tout le temps va sur ce marché voilà et après c'est en fonction de là où je me trouve du jour de marcher ouais et et donc c'est des gens qui vous contactent en disant venez on aimerait vous voir ça peut ou c'est des choix ou c'est des choix de mon initiative par que ça m'a inspiré je trouvais joli où il y a une personne sur ce marché qui est connu qui fait du travail exceptionnel je me dis ça va être je force un peu les rencontres des fois je sais qu'il y a une personne qui est présente je vous dis bon allez faire le marchéou et voilà et qu'est-ce que vous parlez de bonne pratique qui est de mauvaise pratiqu dans dans le cadre des marchés c'est quoi les les bonnes ou les mauvaises pratiques en l'occurrence c'est comme partout rien n'est parfait rien n'est parfait et euh moi je je fais la promotion des marchés et cetera et souvent me disent oui mais sur les marchés j'ai des détracteurs en fait des marchés d'accord c'est trop cher c'est jamais au bon moment puis de toute façon sur les marchés on sait il y a des arnaques les olives les machins ça et faut lutter contre ça comme faut lutter contre les dérives un peu partout ouais c'est V qu'il y a des marchés à touristes notamment l'té où VO VO que bon c'est pas de la production locale c'est vraiment pour vendre des des babioles des trucs à des gens de passage mais moi je pense qu'il faut pas s'arrêter à ça il y a une majorité de de de gens passionnés partout en France sur les marchés euh comme sur la grande distribution faut pas s'arrêter au fait que c'est majoritairement du superflux il y a des très bonnes initiatives qui sont qui existent en grande distribution sur des sur des marques qui existent ou des labels qui rémunèent au juste prix leur produit leur les producteurs et c'est eux qui ont un impact sur le sur le sur l'enjeu agricole réel aujourd'hui donc voilà donc on peut aller acheter sa brique de lait au supermarché mais pour le reste on va sur les marchés et est-ce que vous parliz aussi de de changement d'habitude de consommation est-ce qu'il y a un espè générationnel par rapport à une nouvelle génération qui va se désengager du marché qui va pas prendre l'habitude de faire le marché ou est-ce qu'au contraire on va retrouver le le le plaisir du du marché chez les plus jeunes ça dépend des ça dépend des marchés et surtout de si c'est urbain ou rural mais mais même dans ce cas-là moi je trouve qu'il y a toute génération qui se rencontre sur les marché et c'est un truc que j'aime bien sur les marchés d'ailleurs dans la Gazette il y a pas de politique si ce n'est celle du du bon sens et c'est le marché avant tout et ce que j'aime bien sur les marchés c'est que peu importe sa classe sociale peu importe sa génération peu importe ce qu'on pense chaud ou froid on peut se retrouver on peut échanger on peut parler voilà et c'est un aspect qui est super important si je dis que l'enjeu social était l'élément déclencheur c'est que je pense au marché de mes grands-parents à Villebois La Vallette c'est un village rural comme beaucoup d'autres au final on a on a on a eu une une une fermeture de beaucoup de commerces de proximité ouais et le marché et le seul endroit hlo de lien social une fois par semaine qui continue d'exister ouais sans ça il y a pas de il y a plus de de café il y a plus de boulangerie il y a encore il y a encore des choses il y a encore des choses la V La Valette ça va on est c'est pas le c'est pas le c'est pas le le village village c'est il y a certains villages où c'est la seule chose voilà et et combien même c'est même s'il reste encore beaucoup de choses à V la valallette c'est un super village c'est plus que c'était avant quand mes grands-parents il vont ils disent tu te souviens comment c'était avant VO moi j'aimerais bien con j'aimerais bien retrouver des fois ou en tout cas inciter à retrouver ce côté un peu les relations sociales d'avant village et vous avez retrouvé ça dans certains marchés vous avez un marché préféré de tout ce que vous avez vu bah ville bois laavette on le on le retrouve ça dépend juste de la période de l'année quoi ouais non mais l'été l'été il fait beau on va se promener on le retrouve un petit peu j'y étais encore il y a pas si longtemps en hiver c'est triste ouais bah c'est en même temps c'est pas la même production de de fruits et légumes c'est pas non plus les mêmes produits puis on a pas forcément envie de faire le marché quand il fait moin 2 degr c'est un peu ça aussi moi j'ai tendance à dire peu importe le temps peu importe les saison tant qu'il y a des commerçants il y a marché en fait ouis eux ils sont là eux ils sont là et très tôt le matin c'est quand même un travail incroyable d'installer son état de faire le marché et puis de de repartir merci beaucoup Olivier Rouvreau pour ce ce zoom sur la Gazette des marchés ce journal que vous trouvez à la crier sur les marchés à l'entrée aussi du Salon de l'Agriculture et aussi sur Internet il est alors il y a un abonnement participatif qui existe pour l'ensemble du projet que ça soit la série documentaire un format d'émission et le journal effectivement ceux qui sont abonnés au financement participatif s'ils me le demandent je le renvoie par par la poste et ben très bien merci beaucoup on va marquer une courte pause et se retrouver pour la 2e partie de l'émission à 13h à tout de suite sur Sud Radio Alexis Poulin sans réserve l'invité et on continue en direct du salon de l'agriculture sur Sud Radio avec notre invité euh Laurence Marando la porte-parole de la Confédération paysane bonjour bonjour alors vous avez fait une action à l'instant sur le salon est-ce que vous pouvez nous en dire plus oui bien sûr le la Confédération pays avec un groupe grand groupe d'apicultrices d'apiculteurs et et de paysanes et paysans on a souhaité absolument montrer notre colère sur les décisions qui viennent d'être prises ou qui pourraient être prises sur des reculs extrêmement graves au sujet des pesticides par exemple l'autorisation du retour des néonicotinoïdes qui sont des pesticides reconnus tueurs d'abeilles qui sont interdits en France et que certains là au Sénat à l'Assemblée souhaiterait faire revenir voilà c'était pour montrer on est venu sur sur le stand de d'un stand juste à côté de nous ici où il y a 18 fournisseurs vendeurs de pesticides en France leur amener des abeilles mortes ou et et et expliquer combien combien la question des pesticides est difficile pour les agriculteurs eux-mêmes d'abord pour des questions de santé pour des questions d'environnement et pour des questions des pollinisateurs et des abeilles mais pourquoi ce recul alors qu'on pensait avoir quand même réussi à mettre ces néocotinoïdes derrière derrière nous pourquoi ce retour de ce particulièrement cet insecticide alors je pense qu'il faudrait le demander à ceux qui demandent ce retour euh c'est effectivement complètement inconcevable euh voilà je quels sont les producteurs qui demandent ce retour euh globalement les les producteurs de betterave les néonicotinoïdes pardon sont extrêmement utilisés dans la production de betterave on convient parfaitement qu'il y a des complications techniques ce qu'on appelle nous à la Confédération paysane c'est c'est l'interdiction des molécules les plus dangereuses les néonicotinides en font parti un accompagnement fort pour trouver des alternatives des alternatives au sens large on remplace pas forcément une molécule par une autre mais ça peut être de de d'avoir plusieurs cultures qui se succèdent différentes d'avoir des espaces de biodiversité pour pour avoir les prédateurs euh des insectes qui nous embêtent et puis surtout surtout des prix rémunérateurs parce que sans revenu on a du mal à faire face aux difficultés on aura du mal à faire évoluer nos pratiques et à nous passer des pesticides donc c'est d'abord ce qu' nous faut c'est des prix du revenu pour éviter ça et on imagine bien que ceux qui souhaitent le retour c'est ceux qui ne veulent pas affronter courageusement la question des prix nous on a des politiques sur les prix plutôt qu'une politique pour le retour de de de des des pesticides en général mais justement on a l'impression enfin de cette crise agricole qui qui couve qui qui a éclaté depuis un an ce qu'il en ressort c'est que les pouvoirs publics vont dire on va déréguler d'avantage et on va vous autoriser à polluer plus c'est pas une réponse ça ah pour nous Confédération paysane c'est absolument pas une réponse c'est même cacher le fait qu'on qu'on refuse de voir la réalité en face et de prendre des mesures politiques structurelles fortes pour protéger les prix la rémunération des agriculteurs et que comme ça on l'affronte pas on se dit vous allez vous battre sur les marchés on vous donne plus de pesticides on dérégule largement et sur les règles environnementales mais aussi sociales sur notre rémunération nos conditions de travail on répond pas ça on vous donne on assouplit les règles et c'est vraiment pour nous d'une très grande irresponsabilité pour politique et de mettre en danger les agriculteurs parce que je le redis les premières victimes des pesticides c'est les agriculteurs et ça handicape complètement la façon de voir autrement les choses et de pouvoir continuer à produire demain après-demain ou dans quelques générations ouis mais pourquoi il y a ce dénis aussi des des autorités sur la question sanitaire hein de de ces produits chimiques en disant que finalement bon c'est pas une vraie question on a vu dans l'affaire du chordconne sur les la banane le dénis de justice des victimes he de de de ce produit euh c'est pareil pour le le reste des produits qui facilite la maladie d'Alzheimer Parkinson et cetera comme si c'était normal finalement et que ça faisait partie des risques du métier et nous on on on dénonce fortement le fait qu'on ne peut pas considérer comme normal que des agriculteurs s'empoisonnent que des sols sont empoisonnés que des enfants naissent avec des malformations qu'il y a une sur une sur incidence de certaines maladies lié à l'utilisation des pesticides c'est effectivement un déis dramatique extrêmement dangereux et qui euh pour nous à la Confédération paysane on pense qu'on continue à utiliser les pesticides comme une comme un outil pour nous battre sur des marchés mondiaux et pour ne pas affronter la question des prix et c'est c'est vraiment on est dans le mur he sur la question des pesticides c'est aussi la question de la qualité de l'eau aujourd'hui ça nous coûte des milliards chaque année en France des centaines de millions à essayer d'avoir de l'eau à peu près potable au robinet et on est au bout de ce système on sait même plus comment décontaminer donc il en plus oui tout les semain il y a des villages qui sont privés d'eau fait po supporte Chun d're nous citoyens dans nos impôts pour palier pour essayer de corriger les effets des pesticides ouais mais alors on a l'impression quand même que aujourd'hui du côté des pouvoirs publics on regarde plutôt sur les accords de libre échange internationaux sur la dérégulation est-ce que vous êtes entendu quand même sur cette qualité sur cette question des prix euh pas complètement nous du coup on est sur le salon de l'agriculture il y a un pile le président Macron c'était un peu une réponse avec à des demandes de notre part a annoncé des prix planchés h HM et on est venu lui dire la semaine dernière en inaugurant le salon où sont passés les prix planchers euh il dit qu'il les a pas enterrés il vous l'a dit à vous la presse mais n'empêche que s'ils sont pas enterrés en tout cas il y a eu aucune aucune avancée euh durant toute cette année pour améliorer les prix ni é Galim ni les négociations commerciales tout ça n'a aujourd'hui aucun effet donc il y a eu auun sur la rémunération que que du blabla que des annonces mais rien n'a été fait hein rien n'a été fait sur des prix minimum garanti pour les agriculteurs rien au moment où on se parle et est-ce qu'il y a eu des choses positives quand même depuis janvier dernier pour le monde agricole la seule chose que je pourrais souligner comme positive mais c'est quelque part indu c'est des mesures d'urgence des aides d'urgence pour les éleveurs qui avont été touché par la fièv catar hallowine qui avont perdu des troupeaux des aides d'urgence suite en partie à des à des calamités parce qu'on on sort quand même d'une année climatique extrêmement dure beaucoup de beaucoup d'agriculteurs ont perdu des récoltes des FA faible rendement donc il y a eu des aides d'urgence ok d'urgence ça porte bien son nom donc voilà c'est pour passer ce moment-là mais ça permet pas d'envisager sereinement d'avoir une visibilité pour nous pour les années qui viennent et vous attendez quoi aujourd'hui des pouvoirs publics des prix ouais ça ça reste donc le mais c'est la boussole totale sans prix sans revenus on gardera pas d'agriculteur sans prix sans revenu on ninstallera pas il n y aura pas de renouvellement des générations on n'arrivera pas à remplacer person mais ça l' déjà bien sûr tous ces agriculteurs qui V bientôt partir à la retraite et sans revenu sans prix on pourra pas faire de la transition agroécologique on pourra pas protéger nos sols on pourra pas se donner les moyens de continuer à produire dans les années qui viennent on pourra pas non plus pour revenir à la première question euh sortir des pesticides trouver des alternatives mais est-ce qu'il y a pas aussi de cette improvisation des pouvoirs publics la pensée de dire finalement l'agriculture c'est mondial euh et on a on en a que faire d'une agriculture française on se débrouillera avec les traités de libre échange pour importer des produits qu'on ne fait plus clairement on on a cette analyse qu'on est la variable d'ajustement même si c'est président Macron s'en défend que les agriculteurs nos produits et des prix sont clairement la variable d'ajustement sur un marché mondialisé nous à la Confédération paysane on est absolument opposé à ces divisions on parle clairement d'agriculture d'alimentation de souveraineté alimentaire et pour nous ça appelle des politiques de protection de régulation des marchés pour pouvoir continuer à produire demain et nourrir la ulation la bonne nouvelle c'est qu'on sait le faire on sait le faire avec moins de pesticid on sait en France encore produire des fruits des légumes de l'élevage mais à continuer cette politique d'accord de libre échange de faire rentrer des produits traités comme on le fait pas en Europe on va bientôt disparaître et là on sera en grande difficulté l'agriculture l'alimentation requier des politiques de protection et justement la France elle est prise aussi par ses politiques européennes est-ce qu'il y a du bon dans les politiques européennes agricoles il y a du bon il y a un budget et et travailler en européen pour se donner des ambitions communes éviter la concurrence déloyal entre nous pays européens ça nous semble être le bon chemin absolument et d'avoir un budget conséquent c'est c'est le sujet en ce moment on a vu le commissaire hier ce cadre financier pour l'Europe avec un budget dédié à l'agriculture et des règles commune en tout cas discuter ensemble ça nous semble important sinon on va rentrer aussi enfin on l' déj on va encore exacerber la concurrence entre nous et on aura rien à y gagner ni nous agriculteurs français ni les Espagnols ni personne parce que c'est déjà le cas on se rappelle des des convois arrêtés à la frontière de de fruit espagnol et cetera aujourd'hui ça s'est calmé cette guerre là ou ou est-ce que c'est toujours le le cas alors pour nous il est pas question de guerre de guerroyer avec nos collègues ou avec nos collègues espagnols ou d'où que ce soit parce que tous tous on est embarqués dans les mêmes difficultés donc c'est plutôt collectivement en européen et de pouvoir avancer des choses ensemble pour ensemble ensemble pouvoir revendiquer accéder à une rémunération à pouvoir vivre de notre travail à pouvoir faire face au dérèglement climatiques c'est pas ensemble c'est pas en se battant aux frontières en fait ouais et ça aujourd'hui euh quand quand on voit la la façon la la rapidité avec laquelle Madame Van derl est allée signer le Mercosur on n pas l'impression que c'est pour protéger les agriculteurs qui sont là vraiment une variante d'ajustement dans l'industrie européenne et cetera carrément c'est c'est le meilleur exemple he l'avancée du mercos on le sait tous c'est c'est un traité nous nous on a fait des actions à l'automne limousine contre limousine à des bagnoles contre des vaches pour bien montrer le le le ENF dans le symbole combien c'était insensé cet accord à tel point que même l'Europe prévoit un espèce de fond de compensation parce qu'on sait déjà on sait déjà les effets dramatiques que ça aura en particulier sur l'élevage européen c'est pas possible de condamner des filières de cette façon c'est qui est prévu malheureusement et nous on s'est mobilisé on s'est mobilisé depuis toujours enfin la Confédération paysane le démontage du McDo en 99 c'était déjà déjà pour dénoncer ces dérégulations cette mise sur le marché mondialisé sans protection aucune de matières premières agricoles voilà on reste extrêmement mobilisé mais en face il y a il y a un agenda d'ultralibéralisation de dérégulation qui est à l'œuvre et qui est dangereux pour toutes les populations pour nous en Europe mais également pour nos camarades d'Amérique du Sud bien sûr ouais qui vont eux aussi être des variables d'ajustement est-ce qu'il a quand même euh des des messages positifs des signaux positifs que vous voyez pour une agriculture plus responsable et qui permettrait de de faire vivre les agriculteurs alors j'en vois deux spontanément le premier c'est qu'il y a pas de crise d'évocation on voit dans nos réseaux dans nos département sur le terrain beaucoup de jeunes ou moins jeunes d'ailleurs en reconversion qui ont envie de ce métier qui ont envie de produire de façon plutôt durable après il faut qu'il soit accompagné et qu'on puisse aboutir sur des projets viables le deuxè c'est que c'est qu'on sait faire on sait produire durablement et et la majorité contrairement à ce qu'on pourrait entendre parfois dans certaines manifestations ou certains dirigeants syndicaux des chercheurs nous disent que 70 à 80 % des agriculteurs français sont prêts ont besoin de faire évoluer leur système leur ferme à cause de à cause du changement climatique à cause de ces nouvelles données et pour ça il faut de choses il faut des prix il faut être rémunéré et il faut être accompagné pour ça et avoir des signaux qui vont dans ce sens-là et aujourd'hui et aujourd'hui les signaux qui nous arrivaient du Parlement et du gouvernement sont pas dans ce sens-là et c'est vraiment faire offense à la majorité des agriculteurs français et bien merci beaucoup Laurence Marandola porte-pole de la Confédération paysane d'avoir répondu à nos questions d'avoir fait un point sur cette crise agricole au salon de l'agriculture on va marquer une courte pause et se retrouver dans un instant avec notre invité pour cette deuxè heure Henry guenau pour parler bien sûr agriculture mais aussi géopolitique et politique nationale à à tout de suite sur Sud Radio sans réserve l'invité et on se retrouve en direct du salon de l'agriculture avec notre invité HRI guenou bonjour bonjour Alors bah d'abord on va commencer par ce sujet agricole on a reçu ici la filière de l'élevage bovvin le maïs la Confédération paysane qui nous disait qu'il y avait encore beaucoup à faire pour les prix aujourd'hui est-ce que il y a un risque sur la la filière agricole française de par le mercosour qui a été largement critiqué et qui pourtant est encore dans les tuyaux euh où est-ce que les pouvoirs publics vont vont se ressaisir et et protéger l'agriculture française je crois que les pouvoirs publics depuis très longtemps se moquent du monde euh parce qu'il promettent ils promettent mais ils ne prennent Jama ne tirent jamais les conséquences de leurs promesses c'estàdire que la plupart des promesses qui sont faites sont des promesses qui ne peuvent pas être tenues dans le cadre juridique et et politique actuel voilà c'est c'est l'histoire des galimes HE c'est c'est on peut toujours dire que on va on va faire beaucoup de contrôle et poursuivre les ENT les distributeurs qui vont s'alimenter euh V se fournir sur des plateformes en dehors de de la France mais sauf que le droit européen donne raison au au aux producteurs donc il faut au au distributeurs donc je pense qu'il faut arrêter de se il faut arrêter de se moquer du monde c'est pareil la il en va de même pour les traités de libre échange l'Europe se targue d'avoir signé le plus grand nombre de traités de de de libre échange chaque traité le bilan de chaque traité nous ditons est positif et à la fin euh c'est un désastre donc donc on se moque encore du monde c'est-àdire que traités ne sont pas tous ne sont pas tous bénéfiques et il faut arrêter de dire que voilà tout va tout va très bien que ça peut pas aller mieux c'est c'est l'Europe est la zone la plus ouverte la plus ouverte du monde et c'est une zone de dépression économique concentre comparé au comparé aux États-Unis ou aux autres aux autres pays de la planète donc voilà moi je pense qu' il faut vraiment arrêter de se moquer du monde prendre conscience de l'importance du phénomène prendre conscience de l'importance de l'agriculture qui est qui est économique bien sûr mais qui va bien au-delà c'estàd qu'il y a il y a un enjeu de civilisation il y a un enjeu de culture c'est qui est très profond ça n'est qu'en ayant pris conscience au-delà des des discours convenus de cette importance que on on on on finira peut-être par prendre des mesures nécessaires même si elles sont politiquement très difficile à à prendre et à assumer mais vous regardez le Japon par exemple le le Japon une agriculture qui n'est pas rentable et pour autant le Japon a a a protégé énormément son agriculture parce qu'elle fait partie de de sa culture parce que c'est l'agriculture qui a façonné les paysages c'est la enfin elle est elle est elle est très profondément elle imprinte très profondément la mentalité japonaise et nous elle imprène aussi que nous voulions ou non no no nos façons d'être no façon d'être au monde nos façons de penser nous sommes une vieille société paysane voilà donc là il y a vraiment un effort à faire considérable mais on ne le fera pas si on ne on ne va pas plus loin dans l'analyse et dans mais est-ce qu'il y a pas une rupture parce qu'on voit évidemment l'attachement des Français à leurs agriculteurs à l'agriculture au terroir il y a qu'avir le succès du du salon de l'agriculture mais même en général he la vie quotidienne on avait la Gazette des marchés pour parler de ce lien de de sociabilité qui est le marché et et de l'autre côté des des élites politique et et commercial qui pensent monde globalisé qui font des agriculteurs une variable d'ajustement et qui ne défendent pas à la hauteur ces agriculteurs on voit bien qu'il y a un fossé là oui mais ça c'est ça c'est c'est c'est c'est une erreur constante depuis depuis plusieurs décennies l'erreur c'est de penser que euh d'abord c'estette penser qu'on pouvait on pouvait tout ouvrir sans précaution en se mettant en concurrence avec des des des pays des producteurs qui n'avaient pas les mêmes règles pas les mêmes contraintes pas de protection sociale qui avait des monnaies souvent souvent dévalué donc ça ça la façon dont nous avons fait la mondialisation était une erreur qu'il faut corriger parce qu'elle est en train de détruire toutes les sociétés occidentales et pas seulement en Europe regarder les États-Unis donc là il faut il faut il faut changer de il faut complement changé de de point de vue et d'autre part on a passé des décennies à penser que la seule la seule réponse à la faiblesse du pouvoir d'achat c'était des prix bas ou et moi je me souviens d'une discussion avec un avec Mario Monti il y a des années qui a été le commissaire à la concurrence européen à chaque phrase il disait c'est l'intérêt du consommateur et je lui avais dit un jour mais c'est très intéressant l'intérêt du consommateur mais quand le consommateur il a plus de travail et plus de salaire c'est quoi le consommateur don c'est pas une solution la solution la la la la solution des prix bas toujours plus bas n'est pas une solution elleit elle se retourne contre le consommateur qui est aussi un producteur voilà qui perd son son travail qui voit écraser son qui voit écraser par la concurrence et ses ses salaires son salaire donc mais mais là il y a il y a vraiment un virage à prendre qui est qui est considérable et et c'est c'est c'est un virage politique mais aussi intellectuel c'estàd que il faut il faut penser l'économie autrement et la question sociale autrement voilà c'est et si les gens ont pas de pouvoir d'achat ils peuvent évidemment ils ne vont pas acheter des produits d'une agriculture qui coûte plus cher même si elle est de bien meilleure qualité toute façon ouais mais est-ce que justement il y a pas un événement qui fait que ce virage va être pris de force de gré ou de force c'est l'élection de Donald Trump aux États-Unis qui qui va mettre des droits de douane un peu partout qui déclare la guerre à l'Union européenne enfin la guerre entre guillemets mais en disant l'Union européenne vous êtes là contre les intérêts américains et la réponse des Européens c'est mais pas du tout regardez notre marché ouvert au lieu de dire bah oui si c'est ça bah nous on est là pour se protéger aussi et on n' pas l'impression que aujourd'hui ça ça connecte dans la tête des responsables européens de ce changement de paradigme le le le protectionnisme pour le meilleur ou pour le pire revient partout dans le monde partout dans le monde parce que ce qu'on a mis en PL le libre échange c'est toujours mieux c'est très bien mais mais la façon dont on l'a fait ce qu'on a mis en place aujourd'hui détruit les sociétés euh donc tous les la plupart des pays en on conscience surtout les les pays développés et les États-Unis nous montrent un peu le le chemin à suivre le problème c'est qu'il y a une c'est très difficile de gérer la transition parce que protéger c'est bien à condition d'avoir encore la production ou de pouvoir reconstituer la production sinon ça ça fait ça ne fait qu'augmenter les prix c'est ça et ça ne r pas le problème donc si on si on se protège il faut qu'en même temps on développe c'est vrai pour l'industrie l'agriculture mais et ça c'est là encore il y a il n'y a pas de prise de conscience il y a pas de stratégie pour à la fois protéger développer une production une production nationale alors pour l'industrie c'est une évidence et pas seulement pour les industries traditionnelles mais l'industrie agroalimentaire c'est c'est la même chose donc on se retrouve dans une espèce de piège et de cercle vicieux qui qui est en train de de tout détruire alors la façon dont le fait Donald Trump elle est elle est à mon sens trop brutale enfin la guerre la vraie guerre commerciale n'est bonne pour personne comme la guerre tout court bon mais en tout cas il nous oblige à il nous oblige à réfléchir et à repenser notre façon de voir les choses mais mais pour l'instant on ne fait pas en on reste sur une vision du monde qui ch mais encore une fois c'est parce que c'est vrai pour l'industrie c'est vrai pour l'agriculture si vous ne si vous ne pensez pas l'importance de de de ces productions sur le sol national vous ne faites rien voilà et au fond il y a beaucoup de gens qui se sont dit bon ben l'agriculture c'est c'est ringard c'est le passé de toute façon si on a besoin on achètera et pas cher ailleurs et pareil pour l'industrie on se dire bah l'industrie ça pollue c'est pas bien vous rappelez c'était la France sans usine on va la Chine va tout produire voilà ce ser l'atelier du monde mais justement aujourd'hui on voit bien que avec un temps de retard certains réagissent Emmanuel Macron souhaite réindustrialiser la France bon c'est très lentement avec surtout des investissements étrangers hein est-ce que c'est possible de réindustrialiser aujourd'hui et puis deuxième piège c'est parler de souveraineté européenne et d'oublier la souveraineté nationale et on a l'impression que là c'est un peu encore un CER vicieux qui qui se met en place dire mais encore c'est le problème qui se pose est celui de la pensée de la façon de penser d'abord il y a pas une souveraineté européenne et une souveraineté nationale la souveraineté ça ne se divise pas ça se ça s'additionne pas c'est ou elle est nationale ou elle est européenne bon c'est c'est c'est un absolu la nationalité la la la la souveraineté il a la seule chose qui se superpose c'est la souveraineté de l'individu et la souveraineté de la nation ou ou enfin en tout cas la souveraineté d'un d'un d'unun d'un peuple il y a pas de peuple européen il y a il y a des peuples nationaux et donc la souveraineté elle est dans la est dans la nation et plus on on essayie de la noyer dans une souveraineté européenne plus on perd la maîtrise de notre destin et c'est vrai dans tous les domaines ça va de l'immigration à l'agriculture en passant passant par l'industrie oui on peut réindustrialiser oui on on peut redresser notre agriculture et et oui on a besoin de l'État pour ça et on a besoin de sa capacité à mobiliser des à mobiliser des capitaux à mettre en place des protections onable pour protéger certains certains secteurs et puis on en a besoin on a besoin que l'État fasse une politique macroéconomique qui permettent de de de voir remonter le pouvoir d'achat des des Français pas de pouvoir d'achat pas personne pour acheter des produits industriel ou des produits agricoles qui sont un peu plus chers qu'ailleurs si les les frontières sont ouvertes mais est-ce que c'est possible d'avoir cette politique là dans le cadre des traités européens actuel quand on voit par exemple le scandale du prix de l'électricité ou la France un avantage comparatif du fait du par nucléaire et par le biais des taxes du marché unique de l'électricité on se retrouve à payer trois fois plus l'électricité c'est une des plus grandes aberrations de de tout ce qu'on a pu faire puisqu'on en est arrivé à subventionner à obligerf à subventionner ses concurrents pour qu'il fasse concurrence donc on marche à la tête c'est c'est mais je je ne comprends toujours pas pourquoi nous ne sommes toujours pas sortis du marché unique de l'électricité c'est un marché de règles donc on peut produire avant on produisait à Bakou et on vendait au moins chez nous à Bakou bon maintenant on produit à Bakou et on vend au prix du marché et en plus on on subventionne les concurrents et le marché le prix du marché européen il est en général même s'il est très volatile il est en généralès supérieur à notre cût de production c'estàdire qu'on a investi pendant des décennies des décennies finalement pour rien VO il faut en sortir et mais mais comme comme personne n'arrive à penser cette question sérieusement on n sort pas vous renvoie la figure que mais si on si on sort du marché unique on pourra plus exporter notre production électrique quand on en a trop et on pourra plus importer quand il nous en mais ça n'est pas vrai ça n'a rien à voir avec la les interconnexions et la capacité d'aller sur le marché d'aller sur le marché pour ajuster l'offre et la demande mais c'est pas pareil de de de de d'intégrer dans la dans le prix dans le prix final euh 10 % de ce qu'on de de de de ce qu'on vend ou de tout vendre de vendre 100 % au prix du marché c'est enfin tout ça tout ça est totalement absurde et là encore on se moque du monde c'est mais si on veut pas tirer les conséquences de tout ça il y a un autre sujet qui est plus général qui touche tous les secteurs c'est c'est le problème de la hiérarchie des normes c'est-à-dire que le la est-ce que le droit européen est-ce que les conventions internationales est-ce que les traités sont tout sont t c'est systématiquement supérieur à la loi française et s'ils le sont ça veut dire que le législateur ne sert plus à rien voilà c'est parler justement de de ces normes de l'Internationale dans un instant on va marquer une courte pause et on va se retrouver en direct du salon de l'agriculture avec notre invité Henry gu à tout de suite sur Sud Radio Alexis Poulin sans réserve l'invité et on se retrouve toujours en direct du salon de l'agriculture sur Sud Radio avec Henry gu on parler à l'instant de cette hiérarchie des normes qui pose question qui décide en France finalement est-ce qu'encore le législateur a son mot à dire quand on voit le spectacle de l'Assemblée nationale on peut se poser des questions alors ça tient pas qu'au spectacle actuel de l'Assemblée nationale ça tient à l'organisation juridique dans laquelle nous sommes nous sommes impliqués aujourd'hui que nous avons accepté de traité en traité de de de jurisprudence en jurisprudence et qui fait qu'en fait dans beaucoup de domaines ça n'est plus le législateur qui décide c'est le juge et qui peut écarter la loi française parce que il y a une loi européenne enfin un règlement européen ou une directive européenne parce qu'il y a une jurisprudence de la Cour de justice parce qu'il y a une convention internationale voilà et donc la là encore on se manque du monde c'està dire que il y a la seule façon de rétablir la responsabilité politique c'està-dire arrêter avec ce système dans lequel la veille on vous la veille de l'élection on vous dit on va vous allez voir ce que vous allez voir le lendemain des élections c'est pas moi j'y peut rien il y a les juges il y a les il y a l'Europe il la seule façon d'arrêter ça et de reprendre en main notre à la fois la responsabilité politique et notre propre notre destin c'est de changer ce qu'on appelle la HCH des normes et de revenir à ce qui était au début de la 5e République la la le rapport entre la loi française et et et là on pe dire la loi internationale ou la loi européenne euh à l'époque on disait c'est la dernière volonté du législateur qui doit l'emporter bon c'est-à-dire si le traité il est postérieur à la loi c'est lui qui l'emporte puisque le législateur a décidé de la de de le ratifier et si c'est la loi qui est postérieure au traité c'est la loi qui l'emporte ça ça suppose d'avoir le courage de changer l'article 55 de la Constitution ça suppose aussi si on veut y arriver de le faire par l'article 11 alors c'est un peu abscond pour beaucoup de gens mais il y a deux solutions pour changer la constitution l'article 89 qui oblige les deux assemblées à voter en terme identique ensuite il y a un congrès le président peut choisir soit le référendum soit euh soit le soit le le le vote par le Congrès au 35eon mais si vous faites ça vous n'y arriverez jamais vous toucherez jamais à ça voilà et donc la seule façon c'est de faire ce qu'a fait le général de en 62 pour l'élection du Président de la République sffrage universel où il avait tous les notables euh contre contre lui il a choisi l'article 11 euh qui permet au président de la République de saisir directement le peuple par référendum voilà en disant bah écoutez voilà dans l'article 11 il on parle de la l'article 11 il concerne l'organisation des pouvoirs publics la Constitution C organisation des pouvoirs publics donc c'est vous qui allez trancher voilà et et c'est la seule solution mais mais euh il faut bien comprendre qu'on va seter à un mur aussi aussi haut que celui auquel s'est harté le général de Go en 62 avec des gens qui vont dire c'est unctitutionnel c'est c'est un coup d'état juridique enfin tout ce qu'on voudra mais si on ne fait pas ça on ne va pas s'en sortir et la crise de la démocratie elle va elle ne va cesser de s'aggraver mais d'ailleurs on le voit enfin Emmanuel Macron passe son temps à faire des promesses de référendum he tous les ans il annonce un référendum qui n'a jamais lieu et il n'a pas de sujet hein et pourtant c'est pas les sujets qui manquent voilà alors là il y avait pas de problème il y pas besoin de changer la Constitution par exemple sur les il y avait pas besoin le président de la République aurait pu aurait dû devant la devant les divisions que ce projet de loi provoquer il aurait dû dire ben française français c'est vous qui allez trancher ça l'article 11 le permet très bien il y a pas besoin de changer la Constitution il s'agit pas de poser une question en l'air c'est il s'agiss de mettre le projet de loi de réforme des retraites au au au référendum voilà soumettre et les Français disent oui non et puis si disent NON et ben on fait d'autrre chosees mais mais ça ça suppose aussi que le Président de la République est conscience que son devoir son premier devoir c'est de garantir l'unité de la nation et non pas de la diviser on en est loin autre question de de règles international en ce moment il y a cet unbrgliot perpétuel entre la France et l'Algérie avec les octtf obligation de quitter le territoire français de nationalité algérienne refusé systématiquement par l'Algérie là encore que on a l'impression que l'État français ne peut rien Bruno retaillot passe son temps va faire des annonces et puis la réalité c'est qu'il ne se passe rien non alors la vérité c'est qu'il peut pas il ne peut pas grand-chose par la voie qui a été choisie ou c'està-dire que c'est bien on peut pas faire de la de la diplomatie avec des États qui sont des États souverains et je vais revenir sur les difficulté que ça pose en particulier avec l'Algérie euh se taper ça ne sert à rien de se taper sur le sur le sur le la poitrine en disant vous allez voir ce que vous allez voir mais on voit c'est-à-dire rien h rien vous pouvez pas lancer des ultimatums ne sert rien si on lance un ultimatum à la France elle dira non euh donc ça c'est ça n'est pas une solution et ça n'est on peut appeler ça de la fermeté mais ça n'est pas de la fermeté voilà la la les les les discussions les pressions les marchandages parce que la diplomatie se fait aussi avec des marchandages n'ont rien à faire sur le théâtre de la scène de la scène publique sinon ça ne fonctionne pas et puis d'autre part là il faut bien bien comprendre que aussi inadmissible que soit la position algérienne l'Algérie n'est pas dans la situation par rapport à la France de la Colombie par rapport aux États-Unis donc quand on me dit faut être ferme il faut il faut les forcer il faut TR un rapport de force et je réponds mais très bien alors on fait quoi on fait quoi sur quelle base ouais on fait quoi je veux dire c'est on envoie quelqu'un là-bas ils le veulent pas bah il renvoie bah là il est question des visas Deir et tout ça ne va va pas changé profondément les choses et nos moyens de fer dit de fermeté sont très limités c'estàdire le rapport de force l'ultimatum le ça marche quand vous êtes capable d'écraser le le pays auquel vous vous auquel vous vous adressez ça n'est pas le cas et nous payons aussi dans cette dans cette histoire les l'évolution de la géopolitique mondiale et et le rôle que nous avons décidé d'y jouer depuis quelques années je pense en particulier à la question à la question russe parce que qui est le principe pas l'allié de de de de l'Algérie qui fournit tout l'armement algérien qui déverse beaucoup d'argent sur une partie du pouvoir algérien la Russie h et la Russie elle a tout tout a changé dans cette région du monde la Russie n nous étions partout dans le Sahel on n pas on s'est fait jeter de fait jeter dehors de partout et c'est la Russie qui a pris la place les États-Unis aussi et la Chine alors il y a aussi les États-Unis et la Chine on va y venir mais la le l'acteur majeur c'est la Russie qui n'a pas de cadeau à nous faire et quel moyen on a si on est définitivement fâché avec la Russie de faire pression sur sur les sur sur le pouvoir algérien qui est un pouvoir encore une fois qui qui a tous les défauts mais mais est-ce que c'est pas inquiétant d'ailleurs on voit les Américains viennent reviennent en force en Algérie il reviennent en force aussi parce que ils sont en train de se réconcilier avec les Russes et et ça justement c'est c'est ce qui se passe actuellement on voit bien que Donald Trump décide de changer totalement de précipiter un accord de paix en Ukraine de reprendre des négociations commerciales avec la Russie d'arrêter avec les sanctions et dans le même temps les européens continuent 16e paquet de sanction et on a un ministre des Affaires étrangères Jean-Noël barreot qui dit moi je répondrai pas à Lavrov ministre des Affaires étrangères russes il m'appelle j'ai autre chose à faire enfin c'est pas de la diplomatie ça c'est non mais c'est on a est ce qu'on a la grande erreur de de de l'Europe et des dirigeants européens depuis très longtemps et ça date même d'avant l'Ukraine c'est que vous savez pour pour euh pour régler les rapports entre entre les peuples sur la scène internationale comme d'ailleurs à l'intérieur des des pays il y a trois il y a trois étapes la première c'est le droit hein bon faites un procès mais le droit suppose soit que vous ayez des moyens de cooherition pour obliger tout le monde à obéir au droit ce qui sur la scène internationale n'est pas le cas notamment quand vous avez des puissances nucléaires en face de vous euh soit que tout le monde soit d'accord pour faire trancher le litige par euh par un tribunal ou une cour d'arbitrage bon il se trouve que ça n'est pas le cas non plus après la 2uxième étape c'est la diplomatie ou la quand le drit échou la diplomatie et la politique mais ça ça suppose qu'on marchande ça suppose qu'on se salisse les mains en allant en allant serrer les mains de gens qui sont pas forcément euh convenable mais on le fait avec la Syrie par exemple le nouveau pouvoir syrien ancien djihadiste est accueilli à braouver euh c'est même pasouvert c'est que il faut faire avec comme disait le Général de Gaul c'est la politique elle se fait à partir des réalités il disait d'ailleurs quelque chose de très juste la France ne reconnaît pas les régimes elle reconnaît les états bon et ça on a essayé on a tenté de tout dépolitiser parce que cette Z dans cette zone grise où finalement en marchand on essaie de bricoler des solutions qui permettent d'économiser des affrontements des des des des violences tout ça est devenu pour pour pour les Européens les élites européennes quelque chose d'inacceptable donc si vous n'avez pas ça ben vous passez tout de suite du droit à la guerre c'est ce qui se passe avec posture morale permanente en fait la guerre c'est pas Mor non mais mais c'est bien tout le problème on voit les Européens qui voudraient poursuivre cette guerre en Ukraine sur des principes de moralité de valeurs européennes qui perdent finalement pas fais pas les valeurs elles sont pour nous vouloir les imposer au reste du monde n'a aucun sens SAF à vouloir faire la guerre au monde entier le droit international c'est nous qui l'avons créé nous ne le respectons que quand ça nous arrange et tous les pays du Sud disent oui mais c'est de poids de mesure c'est bon le droit international il était où au Kosovo le droit international il était où en Irak il était où en Afghanistan bon donc ça n'a pas de sens là le le haut karabak c'est du droit le droit international était du côté des azérriis mais enfin c'était pour protéger une une frontière c'est pour reconnaître une frontière qui a été dessinée par Staline et le droit du le droit du peuple arménien en revanche il a été totalement bafoué ils sont là ils étaient là depuis plus de 3000 ans ouis c'est le droit des peuples contre le droit desintangibilité des frontières tout ça n'a pas de sens il faut je veux dire c'est c'est une hypocrisie on redécouvre qu'il y a des rapports de force sur la scène internationale mais il y en a toujours eu sauf que depuis quel depuis plusieurs décennies on les dissimule avec l'hypocrisie du droit international quand ça nous arrange bon donc il vaut mieux il vaut mieux faire de la politique il vaut mieux faire de la diplomatie essayer de bricoler plutôt que de confier la solution des problèmes à la Cour pénale internationale qui qui qui qui qui qui aboutit à ce que plus rien ne soit négociable on va on va marquer une courte pause et se retrouver dans un instant àc Guin en direct du salon de l'agriculture à tout de suite sur Sud Radio Alexis Poulin sans réserve l'invité on se retrouve avec Henry gu en direct du Salon de l'Agriculture on parlait avant la pause de cette diplomatie folle enfin incompréhensible finalement ou inexistante de de l'Union européenne et même de la France avec certains partenaires qu'est-ce qui fait qu'on continue finalement que nos élites françaises continuent de s'enferrer dans dans cette erreur mais c'est pas la première fois nous sommes en train de refaire exactement ce que nous avons fait après la Première Guerre mondiale hein vous savez la guerre hors la loi le droit va tout résoudre la tangibilité des frontièr en Europe résultat 60 millions de morts dans la seconde guerre mondiale c'est c'est toujours cette illusion que degol dénoncait d'ailleurs dans le fil de l'épée dans les années 20 il disait mais le droit droit international encore une fois si il y a le droit puis il y a la force et que si le droit s le droit sans la force ne sert à rien et il disait où a-t-on vu que l'homme avait changé et c'est le point fondamental c'estàdire c'est nous ne nous occupons plus de la nature humaine de la violence qui est dans chacun d'entre nous de de de la nous refusons de voir en en face ce que j'appelleris la cruelle réalité des choses et la cruelle réalité de la de la de la nature humaine et la politique c'est fait pour ça la politique c'est fait pour pour prendre en compte et pour gérer essayer de canaliser la nature humaine euh pour éviter qu'on passe son temps à s'entretuer que N passion bon donc on construit alors il y a la politique il y a les institutions il y a le la la l'éducation et tant bien que mal essayer de canaliser la violence on le fait pas euh on le fait pas et on s'est on s on s'est on s'est enfermé dans le camp du Bien le contre le camp du mal voilà mais après une fois que vous avez fait ça une fois que vous avez jeté la Russie dans les bras de la Chine une fois que que vous avez dit il y a aucune on se parlera plus on discutera plus on négociera plus euh il faut pas s'étonner après que un allié de la Russie comme la comme comme l'Algérie bouronnais quoi je veux dire c'est c'est peut-être qu'il a peut-être qu'il y a un moyen en renouant une fois qu'on aura fait un cesser le feu ou une un traité de paix entre l'Ukraine et la et la Russie de renouer avec la Russie et par la Russie qui est la seule qui a des vraiment un un levier sur les d'influence sur l'Algérie essayer de de de de changer le cours des choses mais mais euh là c'est pas le cas là ce jeu-là on a tout perdu on encore une fois on a perdu l'Afrique euh on a euh on on a on a fait souffrir les gens parce que l'inflation le coût de l'énergie qui va nous coûter très très cher ah oui en terme de feille d'entreprise entreprisà oui mais ça va ça va ça va être de pire en pire bon euh voilà il faut pas s'étonner il y a une très jolie formule de régiste de Bray dans un petit livre qu'il avait écrit sur le général de Gaul il y a quelques dizaines d'années il disait l'homme d'État lui qui veut les conséquences de ce qu'il veut bah là plus personne veut les conséquences de ce qu'il veut mais les conséquences on les a quand même alors ça dépend parce que quand on parle au-delà de l'international regardons national on a des dirigeants quand même qui au principe du bien de la morale sont capables de faire par exemple des zones à faible émissions les fameuses ZFE qui exclu qui qui qui rompent finalement la liberté de circulation sur leur territoire une partie des citoyens parce que leur voiture seraient tropante en fonction du du critère là encore on a l'impression de d'une gouvernance contre le peup peuple et en dépit du bon sens c'est même pas seulement contre le peuple c'est c'est c'est c'est une gouvernance idéologique c'est voilà il y a il y a une pensée unique il a un air du temps l'homme d'État c'est celui qui échappe à l'air du temps en plus on est bien sûr il faut se préoccuper de l'environnement mais on est on est on est un pays qui qui don les émissions de carbone sont parmi les plus faibles du monde c'est pas pourquoi vouloir toujours faire plus avant plus que les autres il a un coup qui pénalise qui pénalise tout le monde voilà mais on on cherche pas il y a aucune réflexion sur ce sur ces sujets aucune sur rien en fait c'est une politique qui ne réfléchit plus qui ne pense plus qui applique ses ses normes idéologiques voilà c'est comme ça c'est des pensées toutes fait voilà c'est c'est c'est vrai pour mais c'est vrai c'est vrai pour l'Europe c'est vrai pour la décentralisation c'est vrai pour toutàd pour l'État de droit pareil voilà on on est il y a plus de il il n'y a plus de pensé ouais il y a plus il y a plus l'effort de penser mais c'est normal puisque la politique enfin au fond nous baignons dans dans un idéologie de la dépolitisation c'està dire que bah tout ce qui est entre la guerre et la et la et le droit n'existe pas mais aujourd'hui c'est nécessaire c'est nécessaire encore une fois à une humanité qui est très imparfaite ouais on est très loin du compte vous dites il y a plus d'homme d'État en France aujourd'hui personne n n'a cette stature là en tout cas il y a pas il n'y a pas à Mones yeux he il il y a pas d'homme de de la satature de de de GA ou de Pompidou ou de même miteran si vous voulez que moi j'ai pas eu beaucoup d'affection pour mitteran mais il a au moins protégé les institutions il a bon voilà tandis que là il y a il y a plus rien en tout cas personne ne répond à cette définition l'homme d'étail celui qui veut les conséquences de ce qu'il veut voilà personne ne veut les conséquences de ce qu'il fait d'ailleurs il y a les responsabilités permanente en disant sur la la dette de 3400 milliards de d'euros c'est la faute à personne encore une fois la à personne et à tout le monde mais c'est le fruit là aussi il faut pas s'étonner c'est le fruit de notre de la de la façon dont nous avons pensé l'économie don nous avons pensé la question sociale c'est si vous passez votre temps à détruire l'économie et la société ben forcément vous avez de plus en plus de victimes à secourir et forcément vous parce que c'est c'est ça qui plombe les finances publiques simplement ça vous allez pas le résoudre en privant les gens d'allocation de de chômage de en mettant les retraités à la à la rue quoi je dire vous allez le résoudre en remettant de l'ordre dans l'économie et dans la société il faut prendre le problème à l'envers de la façon dont on l'a pris pendant pendant des décennies voilà c'est mais et c'est partout dans tous les pays occidentaux c'est comme ça alors c'est ça ça prend des figures différentes euh de selon les pays leurs traditions leur histoire et cetera mais quand même partout c'est ça je veux dire c'est comme le communautarisme vous savez c'est bah il y a même les pays qui ont qui ont qui sont communautaristes par par par tradition euh arrive au bout de ce de ce système par parce que il y a toujours un moment où il y a un bout il suffit que la démographie Vienne bouleverser les choses ou l'immigration et puis un moment ça devient intenable donc on arrive au bout de de cette pensée qui ne pense pas en fait parce que tout a une limite mais justement quand on voit Donald Trump lui il fait à peu près ce que vous dites il prend il veut des actions et des actes il veut s'attaquer à ce problème de l'immigration de la production d'une société qui va pouvoir consommer et sautosuffire une vision impérialiste aussi évidemment des États-Unis et de ce côté-ci de l'Atlantique on le traite de fou on le traite de nazi on le traite de tous les noms est-ce que Donald Trump c'est un homme d'État alors moi c'est pas mon modèle de pas mon modèle d'homme d'État c'est mais il fait ce pourquoi il a été c'est pourquoi il a été élu je ne suis pas sûr que tout va bien fonctionner je pense qu'il va avoir il va faire plus bouger les choses sur la scène internationale pour le meilleur encore une fois ou pour le pire que qu'à l'intérieur on voit bien c'est c'est la la tronçonneuse de mili c'est quand même c'est quand même uneerie quoi alors vous saz on l'a vu on a suspendu ils ont dit bon pendant pendant pendant un mois ou on va faire la revue des politiques de de d'assistance et donc on va tout suspendre ça a duré 48 heur ça a duré 48 he parce que ça n'était pas possible les gens pouvaient plus être soignés pouvaient plus bon donc voilà ça a été pareil avec la sécurité nucléaire on les envirit tout le monde et puis ça durer 24 heures ouis c'est pas possible ou toujours vouloir les conséquences de ce qu'on veut c'est c'est toujours c'est toujours la même question euh donc il suffit pas de dire voilà bah écoutez je veux je Casseus c'est-à-dire le le grand organisme d'aide au développement humanitaire du gouvernement américain euh c'est il y a il y a il y a des projets qui méritent d'être revus en fonction des des en fonction des priorités de ce gouvernement par rapport précédent mais euh l'Amérique même l'Amérique ne peut pas s'en passer elle peut pas s'en passer parce qu'elle sert elle sert de de de elle elle servait d'instrument d'influence parce que elle elle sert au service de renseignement parce que et elle sert à stabiliser certains paysci exploseraiit elle sert à sauver des vies aussi voilà et que et que ce les Américains appellent le soft power il est important pour des grands pays et c'est vrai aussi pour c'est vrai aussi pour la France il y a plein de choses à reevoir mais mais dire enfin laisser penser que que tout ça doit être supprimé remettre en cause l'idée même d' au développement ou d'aide humanitaire de la part des des grands pays qui ont rôle sur la scène internationale est absurde c'est c'est vieux en plus c'est vieux quand même c'est vieux comme le monde enfin c'est vieux comme l' de développement puce que Y a y a 50 60 ans on disait la corise plutôt que le zambaise pas changé alors on y revient mais prendre des problèmes comme ça c'est absur prend problème comme ça et caricatural et donne pas pas de bons résultat voilà on peut essayer quand même euh pour atteindre un objectif on peut essayer d'être intelligent et de réfléchir aux conséquen de ce qu'on fait la manière dont on le fait les coupures de dépenses moi je donner un autre exemple c'était avant Trump dans l'aéronautique un jour les Américains pour faire des économies ont décidé que ils allaient ils allaient couper les crédits de la de l'organisme qui s'occupait de la de la de de contrôler la sécurité des des avion produit he voilà euh et donc ils se sont dit bon euh bon après tout c'est pas très grave les Boeing par exemple leur intérêt c'est pas c'est c'est que leurs avions soient sûrs donc ils vont ils vont contrôler leur ils vont contrôler leurs avions on a vu le résultat BO qui déviss en bourse qui est en train d'être une faillite commerciale du fait ses chois on va devoir h gu merci beaucoup en tout cas d'avoir été avec nous en direct du salon d'agriculture sur Sud Radio pour faire un tour d'horizon on vous retrouvera prochainement évidemment pour parler de tous ces sujets restez avec nous euh on continue en direct du salon sur Sud Radio à bientôt