Dupont-Aignan : "On est trop monopolisé par l'Ukraine"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Cette lettre qu'adresse Emmanuel Macron aux Français, je sollicite votre confiance pour un nouveau mandat de président de la République. Je suis candidat pour inventer avec vous, face au défi de ce siècle, une réponse française et européenne singulière. Est-ce que ça veut dire que la campagne commence aujourd'hui ?
D'une certaine façon, mais vous savez, je pense que les Français ne sont pas dupes de tout cela. Ils s'aperçoivent très bien que tout est fait pour qu'il n'y ait pas de campagne, pas de débat. Qu'Emmanuel Macron est en campagne depuis des mois avec leur argent, des dizaines de milliards jetés par les fenêtres, de fausses promesses comme la dernière fois. Et je crois que les Français ont beaucoup de bon sens. Donc vraiment, et alors quand on lit la lettre, il faut la lire pour le croire.
On va revenir sur le fond, mais vous dites que tout est fait pour qu'il n'y ait pas de campagne. Alors de fait, il prévient Emmanuel Macron, il le dit à la fin de sa lettre. Bien sûr, je ne pourrais pas mener campagne comme je l'aurais souhaité en raison du contexte.
Il faut arrêter ce grand cinéma. Il utilise l'argent, oui d'accord. On n'est pas en guerre, que je sache. La France n'est pas en guerre.
Il le dit d'ailleurs, il dit on n'est pas en guerre. Enfin, on le sent bien, on est tous quand même concernés. Oui, enfin justement, un peu trop. Non, à trop ?
Pas trop concernés, trop monopolisés par ça. Parce qu'il y a des problèmes des Français qu'on oublie complètement. Il y a les souffrances des Français. Et il y a une espèce de manipulation générale par la peur. On a eu ça pendant deux ans avec le Covid. On avait le droit de parler de rien d'autre que le Covid. Tout d'un coup, ça disparaît. Maintenant, c'est l'Ukraine. C'est dramatique ce qui se passe en Ukraine. C'est une tragédie, on est tous d'accord. Mais des tragédies dans le monde, il y en a toute l'année. Le Yémen, il y a eu quantité de choses. Donc, il y a une manipulation. Je ne banalise pas du tout. C'est une tragédie. Et j'en parle suffisamment.
Je dis simplement que ça n'excuse pas une manipulation d'Emmanuel Macron pour se donner des airs de chef de guerre et pour éluder son bilan et ses propositions. Et cette lettre est d'ailleurs tellement désinvolte.
– Quand vous regardez cette nuit, Boris Johnson qui, en urgence au milieu de la nuit, appelle à une réunion d'urgence au Conseil de sécurité. Et quand vous voyez Joe Biden qui, encore une fois, je le dis au milieu de la nuit, en appel au monde entier,
– J'en ai assez de la manipulation permanente des médias français qui, avec le président de la République, sont en train d'occulter une élection.
– Mais là, je vous parle des présidents anglais et américains,
ils ne sont pas en campagne. – Très bien, en attendant, les Français vont choisir leur destin. – Et pourquoi au milieu de la nuit, ils font des appels d'urgence ? – Mais ce n'est pas parce que le président de la République peut travailler sur l'Ukraine, qui est une tragédie, je le répète, et qui me préoccupe, qu'il doit refuser. – Vous parlez de manipulation par la peur. – Oui, de manipulation par la peur. Et les Français en ont assez de voir ce qui s'est passé pendant deux ans avec le Covid, ce qui se passe maintenant avec l'Ukraine. Et il y a une élection vitale pour l'avenir du pays, pour cinq ans. Qu'est-ce qu'on fait sur les retraites ?
Il a massacré les pensions de retraite pendant cinq ans. On va continuer ? Qu'est-ce qu'on fait sur la délinquance ? Qu'est-ce qu'on fait sur l'immigration ? Qu'est-ce qu'on fait sur l'emploi ? Qu'est-ce qu'on fait sur l'école ? Qu'est-ce qu'on fait sur l'école ?
Nicolas Dupont-Aignan