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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 11 juillet 2025 11 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleBudget & impôts

Vacances parlementaires : "Avoir un budget va être très compliqué" (Benjamin Morel)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    On parle de ce bilan hein puisque dès aujourd'hui les députés sont en vacances, ce sont les vacances parlementaires avant la présentation des grandes lignes du budget par François Beirou mardi.

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Clairement, est-ce que c'était une année qu'on a perdu ? Une année pour rien selon vous Benjamin Morel ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Elle serait souhaitable finalement pour que le pays sorte d'une forme d'immobilisme ?

  • 4:15RelanceRéponse directe

    Est-ce que ce sera suffisant ? Probablement pas.

  • 6:15OuverteRéponse directe

    Vous vous semblez parier pour une chute du gouvernement à l'automne.

  • 8:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que le Rassemblement national a intérêt à faire tomber le gouvernement à l'automne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Benjamin MorelFait
    « on est dans des circonstances d'absence totale de majorité où le gouvernement ne peut tenir qu'à condition qu'une partie de ces oppositions accepte qu'ils tiennent. »
  • 1:30Benjamin MorelFait
    « Cette situation de blocage politique profond ne conduira pas à de grandes réformes d'ici 2027 et ne n'a pas pu produire de grandes réformes durant l'année précédente. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Stéphanie Demiru, on vous retrouve sur Europe jusqu'à 13h. Et oui, Stéphanie, on parle de ce bilan hein puisque dès aujourd'hui les députés sont en vacances, ce sont les vacances parlementaires avant la présentation des grandes lignes du budget par François Beirou mardi. Évidemment, c'est un événement que beaucoup attendent.

On est avec Gillbercolard, ancien avocat, ancien député européen. Il nous accompagne Benjamin Morel, également constitutionnaliste, est avec nous en direct sur Europe 1. Bonjour Benjamin Morel.

Bonjour. On parlait de ce ce bilan de cette année depuis la dissolution. Il ne s'est pas passé grand-chose.

Il y a eu quelques votes. Clairement, est-ce que c'était une année qu'on a perdu ? Une année pour rien selon vous Benjamin Morel.

Alors si d'un point de vue législatif on fait le compte des textes. En effet on n pas grand-chose qui a été adopté. Alors, on a beaucoup de petites propositions de loi mais par définition assez peu ambitieuse.

Après, on a quand même on est quand même parvenu à faire passer des budgets alors qu'actuellement c'est pas qu'on est dans une circon dans des circonstances de majorité relative, on est dans des circonstances d'absence totale de majorité où le gouvernement ne peut tenir qu'à condition qu'une partie de ces oppositions accepte qu'ils tiennent. Et donc cette situation de blocage politique profond ne conduira pas à de grandes réformes d'ici 2027 et ne n'a pas pu produire de grandes réformes durant l'année précédente. Ça c'est évident.

Euh de nombreux d'ailleurs français souhaitent une nouvelle dissolution. Elle semble a priori écartée par Emmanuel Macron. Mais si je suis vos vos propos Benjamin Morel, elle serait souhaitable finalement pour que pour que le pays sorte d'une forme d'immobilisme ?

Bah à condition que ça permette de clarifier la situation politique. Or aujourd'hui c'est tout sauf évident. Il faut voir que quand vous prenez les enquêtes d'opinion, mais également quand vous regardez les législatives partielles, vous voyez que les trois blocs qui ont conduit à l'inouvernabilité d'aujourd'hui, ils existent toujours hein.

Il y a un bloc RN très cohérent et assez peu étanche avec le bloc droit quoi qu'on en dise, un bloc centre centre droit qui porte aujourd'hui le socle commun et un bloc gauche. Ces trois blocs produisent une situation d'ingouvernabilité. C'est-à-dire que le mode de scrutin majoritaire à deux tours qui est le mode de scrutin pour les élections légitatives produit pas nécessairement des majorités.

Ça a été le mode de scrutin de la France pendant toute la 3e République et jamais n'a produit de majorité avant 1962 parce qu'il ne produit de majorité que quand vous avez une bipolarisation. Aujourd'hui, si vous faites une dissolution, le scénario le plus probable c'est que vous ayez une assemblée qui ressemble peu ou pro à celle qu'on a déjà, voir une situation d'encore plus grande ingouvernabilité. Donc on est dans un pas vous êtes pas optimiste, Benjamin Morel.

Alors, on s'en sort comment ? Si vous voulez le le pour la sport en tout cas tout le monde et on va pas non plus se mentir et dans les starting block pour 2027 en espérant que 2027 permettent de clarifier de maintenir une situation de plus grande gouvernabilité ce qui est pas non plus tout à fait évident ça veut dire quoi qu'il va rien se passer d'ici là parce que bon là il y a quand même François Beot qui nous promet ce qu'on va voir ce que je vais annoncer personne n'a jamais osé le faire on a éventuellement l'espoir de s'attendre finalement à un budget avec des des réformes comme semble le promettre le premier ministre Ça vous semble d'ors et déjà avorté avant l'heure ? Ça va être objectivement très compliqué.

Alors, il y a un plan dans l'esprit de François Baou met quelques dispositions relative au retrait dans le projet loi de financement de la sécurité sociale parce qu'en fait des budgets, il y en a deux hein. Faut pas oublier que Michel la dernière fois est pas tombé sur le budget de l'État, il est il est tombé sur le budget de la sécurité. Il devrait d'abord faire passer le budget de la sécurité sociale et ensuite il promet notamment dans l'espoir de ne pas avoir censure du rassemblement national des éléments sur les institutions notamment potentiellement la proportionnelle après le budget.

Est-ce que ce sera suffisant ? Probablement pas. Donc on peut avoir et c'est le scénario aujourd'hui le plus crédible une chute de gouvernement à l'automne ou à l'hiver sur son budget.

Oui. En espérant qu'ensuite un nouveau gouvernement puisse faire passer un budget ou qu'on passe également. C'est une possibilité juridique qui est pas écartée par voie d'ordonnance hein.

Au bout de 70 jours, on peut avoir un gouvernement qui exécute son budget par voie d'ordonnance. Les parlementaires seront pas contents. Sans doute le renverseront-ils mais on aura un budget.

Il faut voir que l'une des difficultés majeures par rapport au précédent budget c'est que un on se rapproche de 2027 de on sera à quelques mois des municipales où les groupes politiques n'auront pas intérêt à faire de cadeaux au gouvernement. Donc dans les dans l'Himalaya qui s'annonce à François Baou, il y a quand même quelques évrestes. C'est en fait ceux pour 2026 et ceux pour 2027 et c'est pas gagné.

Euh Benjamin Morel, vous vous semblez parier pour pour une chute du gouvernement à l'automne. Bon, c'est vrai que ça pourrait être la piste la plus logique. Néanmoins, est-ce que le Rassemblement national a intérêt à faire tomber le le gouvernement à l'automne ? parce qu'on sait que bon, il faut les voies de la gauche et du rassemblement national pour que ce gouvernement tombe.

Et est-ce qu'il n'a pas intérêt ce rassemblement national à laisser faire le seul boulot finalement des réformes peut-être structurelles, on peut toujours rêver hein au niveau du budget et puis et puis finalement revenir à ces vierges en 2027. Alors le fait de faire tomber le gouvernement sur le budget n'entraînera pas forcément de la rive au poids du rassemblement national. Donc ce que je dirais ce que fera François Baïou, peut-être que Sébastien Lecu sera amené à le faire derrière et puis encore une fois il y a ce scénario du budget qui passe par ordonnance et qui est infiné bah on a un F gouvernement on a quand même un budget.

Après le RN si vous l'électorat RN réagit à deux similis. Le premier stimil c'est l'appel de la victoire. quand il croit dans la victoire et bien il a tendance à se mobiliser.

Or c'est un électorat très abstentionniste et donc à partir de là il faut le mobiliser. Le deuxè euh le deuxième stimulus c'est lorsque et bien il y a une montée de pression, une forme de colère qui le conduit à dire bah là il faut quand même y aller, il faut quand même se battre. Or, la situation économique, c'est que si le Rassemblement national qui plus est en difficulté par rapport à la tête d'affiche qui sera la lassée en 2027 pour des affaires qu'on connaît, si le national donne le sentiment de collaborer à la à la mise en place d'un budget qui va être un budget d'austérité, faut pas non plus la sortir, ça risque d'être très mal pris par son électorat.

Donc il a plus intérêt clairement plus intérêt surtout l'avantille de municipal à jouer l'assurenchère et à appuyer ses positions à défendre le pouvoir d'achat de son électorat ce qui ne pla. Merci Benjamin Morel de nous avoir apporté votre éclairage expert hein sur sur cet aspect des des institutions, on le voit qui apporte beaucoup de contraintte évidemment. Euh Gilbert Collard, euh vous qui avez euh évidemment le regard peut-être plus terre à terre forcément euh par essence, euh c'est vrai que c'est beaucoup ce que reprochent les Français peut-être à nos politiques, hein.

Tout est fait dans l'intérêt des uns, dans l'intérêt des autres. D'ailleurs, on entend euh régulièrement euh à droite notamment à l'UDR qui a eu une forme de dénique. He on se retrouve avec des coalitions un petit peu contre nature parfois.

C'est votre sentiment également ? Oui, moi je je alors je précise quand même que j'ai été élu député à l'Assemblée nationale deux fois hein. Ce n'est qu'après que j'ai été élu euh député européen.

Donc j'ai une une bonne expérience de de la vie euh parlementaire hein. Euh je suis d'accord avec tout ce qui a été dit. Euh j'insisterai simplement sur le fait qu'il y a dans l'électorat une colère sourde.

On l'entend partout. On entend partout dans les commerces, dans les taxis, dans les dans les bistro, dans les restaurants, chez chez nos petits dire partout où on peut aller. Voilà, les Français en ont marre. les Français sont arrivés à un point d'exaspération euh dont on peut dire qu'elle est étonnamment et peut-être même dangereusement euh silencieuse.

C'est-à-dire et c'est-à-dire que vous savez, c'est comme comme avant l'explosion d'un d'un d'un volcan. C'est le grand silence quoi. Vous savez ces moments où les oiseaux se taisent, le monde minéral se tait.

Voilà. La la euh c'est le grand silence et puis d'un coup il y a l'explosion. Bon, alors bah je je pense qu'ils attendent peut-être aussi euh ce budget euh pour voir quel chose ils vont être mangé parce que c'est c'est vrai que c'est un petit peu la la question du moment qui inquiète beaucoup hein quand même.

Franchement, je crois je crois que les Français n'attendent plus rien. Voilà, je crois qu'il y a une forme de de de découragement qui aboutira à des choses graves quoi. Parce que de toute manière euh vous comprenez, il y a de il y a deux images qui sont insupportables, quoi.

D'un côté, on a la réalité, c'est de plus en plus de pauvres. Oui, plus de 15 % je voyais selon les derniers chiffres de ligne, c'est mais lié à l'inflation Gilbert Colard, ça pourrait ça pourrait aller mieux en effet mais c'est déjà beaucoup trop évidement général de l'économie hein. Bon, ça on est bien d'accord là-dessus hein.

Et et alors on a on a cette misère quoi. Et puis de l'autre côté, on a un président de la République, Bquien qui se qui se qui se produit sur la scène internationale dont on se dit qu'elle est un théâtre narcissique pour lui. Ouais.

Permanent et c'est permanent quoi. Et ça devient insupportable. Alors Berou, qu'est-ce qu' il est en train de négocier comme il peut en Il fait des promesses quand même.

Gilbert Collard. D'ailleurs, on va aller interroger notre économiste conseillère économique au cabinet PWC France, Stéphanie Viller. Bonjour Stéphanie Viller.

Bonjour. Euh, bonjour. Quand vous entendez Benjamin Morel, Gilbert Coltre un peu alors pour des raisons différentes, être un petit peu désabusé, ne pas attendre grand-chose finalement de de ce budget alors que le la tonalité de François Beirou est tout autre, il nous promet ce qu'on va voir vous, votre position.

Bah en fait, il a clairement annoncé 40 milliards d'économie pour le premier pour le prochain budget. C'est c'est une première en fait parce que ça demande quand même des des efforts en tout cas collectifs. Ce qu'il nous disent tout le monde va être voilà.

Euh mais en fait par bah oui parce que en fait en réalité faire 40 milliards d'économie ça ne peut pas être ciblé sur une seule catégorie puisque le le montant en fait est quand même très important. Bon, on pourrait le cibler sur les dépenses publiques, hein. On n'est pas toujours obligé d'aller faire la poste des français dépenses.

Alors si, parce que les les ciblé sur la dépense publique, c'est ciblé sur les prestations, c'est ciblé sur les les retraites. En fait, en réalité c'est ça, hein. La dépense publique, c'est de la dépense sociale. que il nous a déjà annoncé qu'il allait faire essentiellement des euh des économies sur cette catégorie là, la dépense publique.

Yeah.