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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 23 décembre 2023 41 minComplaisantFond programmatiqueTransportsEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSolidarités & famille

Sandrine CHADIER : Maire Divers Droite de Craponne et Conseillère Métropolitaine

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 79 %Attaque 11 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Vous êtes quelqu'un d'assez discret et modeste. Ce n'est pas un sujet important pour vous de communiquer sur ce que vous faites ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Quels sont les enjeux pour vous et pourquoi vous avez lancé cette initiative sur la mobilité ?

  • 2:40FerméeRéponse directe

    La métropole et le Citral ont décidé qu'il n'y aura pas de métro E ?

  • 3:46RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez de ce questionnaire ?

  • 4:59OuverteÉludée

    Qu'en a pensé le président du Citral, Bruno Bernard, de votre initiative ?

  • 6:07OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-ce que vous avez fait le choix d'être non encartée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:34Invité politiqueFait
    « Effectivement pour moi, l'Ouest-Léonais, le parent pauvre du transport en commun, les exécutifs écologistes à son arrivée a enterré, sans mauvais jeu de mots, le métro E. »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, on nous propose un tram qui, on va dire, est hybride. Vous avez une partie qui est semi-enterrée et une partie aérienne. »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « Le 2 décembre, nous avons donc lancé ce questionnaire. »
  • 8:03Invité politiqueFait
    « Vous avez jusqu'au 5 février qui est aussi la fin de la concertation du citral. »
  • 13:07PrésentateurChiffre
    « 12 000 habitants à peu près aujourd'hui »
  • 13:31Invité politiqueFait
    « La démographie craponoise se porte plutôt très bien. »
  • 13:52Invité politiqueChiffre
    « On a la chance d'avoir 25% d'espaces naturels sensibles protégés »
  • 14:16Invité politiqueChiffre
    « un tissu associatif de plus de 70 associations »
  • 15:11Invité politiqueFait
    « Craponne avait quand même un petit problème d'insécurité, notamment sur notre place centrale. »
  • 24:15Invité politiqueChiffre
    « Quand on a 1 200 euros d'indemnité, vous pensez bien que ce n'est pas suffisant. »
  • 25:37Invité politiqueChiffre
    « Notre campagne portait 106 engagements sur 12 thématiques identifiées. »
  • 25:45Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, 65% du programme est réalisé »
  • 28:57Invité politiqueChiffre
    « ça a coûté environ 200 000 euros »
  • 31:16Invité politiqueChiffre
    « une diminution de 83% de la consommation »
  • 31:32Invité politiqueFait
    « aujourd'hui je pense qu'il faut dépasser l'aspect politique de l'écologie »
  • 32:47Invité politiqueFait
    « on a fait un atlas de la biodiversité de manière à mieux connaître et mieux protéger notre patrimoine naturel »
  • 33:45Invité politiqueFait
    « la définition d'être de droite, moi je crois beaucoup en des valeurs comme le travail »
  • 37:58Invité politiqueFait
    « le dimanche je le consacre essentiellement à ma famille »

Temps de parole

  • Invité politique58 %
  • Présentateur40 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission L'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon Première, évidemment. Et je suis avec vous, Sandrine Chadié, bonjour.

0:22
Invité politique

Bonjour.

0:23
Présentateur

Vous êtes maire de Craponne, conseillère métropolitaine, et c'est la première fois que je vous rencontre. Je suis ravi, j'ai essayé depuis un petit moment, qu'on essaie de caler ensemble ce rendez-vous et cet agenda, parce que vous savez, on essaie de faire le tour de toutes les communes de la métropole et de découvrir les élus qu'on ne connaît pas. Vous êtes quelqu'un d'assez discret d'ailleurs et d'assez modeste par ailleurs. Ce n'est pas forcément un sujet important pour vous de communiquer sur ce que vous faites ou c'est parce que ce n'est pas votre tempérament ?

0:49
Invité politique

Alors communiquer est forcément un moment et un vecteur très important pour bien sûr l'action que l'on peut mener au niveau politique, mais pas que, au niveau aussi événementiel dans nos communes. Mais on va dire les médias, effectivement, ce n'est pas forcément un vecteur que j'utilise beaucoup parce que ça n'a pas été forcément des propositions aussi que j'ai reçues. Donc je vous remercie d'ailleurs de m'avoir proposé cette interview.

1:22
Présentateur

C'est aussi l'idée de découvrir un petit peu mieux le travail des élus au quotidien puis l'ensemble des collectivités que vous nous présenterez tout à l'heure, Craponne. C'est vrai que c'est une ville qui a une identité qui n'est pas forcément évidente parce que c'est comme une de la deuxième couronne qu'on ne connaît pas forcément mais qui a un peu d'histoire, vous nous la présenteriez.

Et puis ce que je trouvais intéressant, c'est qu'on parle un peu de vous en ce moment avec une initiative que vous avez prise, donc on va être dans votre actualité, sur justement les enjeux de mobilité parce que ceux qui connaissent savent que ce n'est pas forcément simple de se rendre à Craponne et qu'il y a un débat autour notamment de l'ancien métro rue du tram et vous avez lancé notamment je crois un questionnaire, une concertation avec vos citoyens à la fois pour les informer et pour débattre du fameux tramway ouest. Est-ce que vous pourriez nous raconter un petit peu d'abord ? Quels sont les enjeux pour vous et pourquoi vous avez lancé cette initiative ?

2:11
Invité politique

Alors effectivement, la mobilité est un enjeu très important pour Craponne mais au-delà de Craponne, on parle bien de territoire de l'Ouest-Léonais, ça va même au-delà notamment avec les communes limitrophes de la CCVL qui sont Grézieux par exemple ou au-delà. Effectivement pour moi, l'Ouest-Léonais, le parent pauvre du transport en commun, les exécutifs écologistes à son arrivée a enterré, sans mauvais jeu de mots, le métro E.

2:40
Présentateur

La métropole et le citral, donc on décidait que pour des tas de raisons, il n'y aura pas de métro E ?

2:44
Invité politique

Absolument. Ça a été un petit coup de massue pour les habitants du territoire de l'Ouest-Léonais. Aujourd'hui, on nous propose un tram qui, on va dire, est hybride. Vous avez une partie qui est semi-enterrée et une partie aérienne. Deux tiers sont semi-enterrées plutôt, on va dire, dans le centre de Lyon, jusqu'à Lyon Vème. Et à partir de Lyon Vème, vous avez donc la partie aérienne qui se trouve sur Tassin-la-Demilune. Personnellement, je trouve que c'est une inégalité de traitement des territoires, parce que pourquoi aujourd'hui, la commune de Tassin ne bénéficierait pas de cette portion enterrée ?

3:26
Présentateur

Vous avez reçu d'ailleurs votre collègue Pascal Charmeaux, qui est très remonté depuis le début, contre l'abandon du métro E, contre ce tramway, etc., quand on connaît les problématiques de circulation. Après, un des risques, et c'est aussi une de mes questions avec cette concertation, c'est de se dire que, visiblement, c'est décidé quand même. Je ne suis pas certain que le président Bruno Bernard revienne en arrière. Qu'est-ce que vous en attendez ? Parce que est-ce que ça ne risque pas, finalement, peut-être de retarder le principe, de faire en sorte que ce soit encore plus long ? Qu'est-ce que vous attendez de ce questionnaire ? C'est quoi ?

C'est de mieux informer, de mieux sensibiliser vos habitants sur ces questions, notamment ?

4:00
Invité politique

Oui, alors, effectivement, nous avons l'habitude, avec mon équipe, de nous rendre, une fois par trimestre, sur le marché, au café des élus, et de manière à pouvoir informer nos concitoyens sur l'actualité métropolitaine, ou l'actualité municipale. Le 2 décembre, nous avons donc lancé ce questionnaire. Ce n'est pas une concertation, parce qu'attention, la CLDP, c'est très encadrée. C'est un questionnaire d'initiative municipale. Absolument.

Dans le but, en fait, d'abord, d'informer nos concitoyens, mais comme je le dis, au-delà, parce que le marché de Craponne est un très beau marché, avec de nombreux visiteurs, et ce qu'on s'aperçoit aujourd'hui, au moment de ce café des élus, on s'aperçoit le manque d'informations de la plupart de nos visiteurs.

4:48
Présentateur

C'est parce que vous étiez beaucoup questionné, qu'à un moment, vous vous êtes dit, je vais prendre l'initiative de...

4:51
Invité politique

Non, justement, nous ne sommes pas questionnés.

4:54
Présentateur

Mais questionnez pas vos habitants, mais pas forcément qui ne savaient pas ou qui ne comprenaient pas. Qu'en a pensé le président du Citral, Bruno Bernard, de votre initiative ?

5:04
Invité politique

Alors, je ne l'ai pas eu directement, donc je ne peux pas répondre directement à cette question. En revanche, le Citral, peut-être qu'on risque de brouiller les cartes, ce n'est absolument pas notre souhait. On est bien là à titre d'information, parce qu'encore une fois, nous devons, en tant qu'élus, être au plus proche de nos concitoyens, et notamment d'informer sur des projets structurants comme le Téol. Cette concertation, elle a surtout pour but aussi d'avoir une contribution positive pour le Citral. C'est-à-dire qu'il faut aussi que nos élus du Citral puissent aussi entendre la voix de nos habitants.

C'est aussi dans ce but positif, je le fais modestement et humblement, mais je souhaite aussi porter ma contribution, notamment, et porter la voix des Craponnois sur ce projet.

6:04
Présentateur

Alors porter la voix de vos habitants, mais aussi porter la voix de la commune. Je sais que vous êtes conseillère métropolitaine dans le groupe La Métro Positive. Vous êtes non encartée, mais de centre droit, on va dire, sans ambiguïté, même assez prof des LR. Mais vous vous expliquerez d'ailleurs pourquoi vous n'avez pas forcément voulu prendre de carte. Du coup, cette contribution, c'est aussi une manière d'être un peu mieux entendue.

Je sais que dans les initiatives qui existent, et on avait reçu le sénateur, Étienne Blanc, et il y a eu une proposition qui a été faite avec le député, Alexandre Vincendez, sur justement peut-être un changement au niveau de la métropole pour faire en sorte que les maires soient de nouveau plus associés. Je suppose que vous y êtes favorable.

6:37
Invité politique

Ah oui, tout à fait. D'ailleurs, le 14 décembre dernier, j'ai porté le vœu de La Métro Positive, et bien sûr, concernant la proposition de loi d'Étienne Blanc et d'Alexandre Vincendez, auquel je souscris pleinement. Moi, je suis maire et j'ai la chance d'être élue à la métropole, même si je suis dans l'opposition, ce qui me permet d'avoir les informations en direct des projets des Grands Lyonnais qui sont portés aujourd'hui par l'exécutif Vert. En revanche, je trouve que c'est une anomalie démocratique pour les autres maires qui ne sont pas aujourd'hui représentés. Parfois, ils découvrent certains projets de manière brute. Concernant leur commune, son avoir été informé.

Et je trouve qu'aujourd'hui, pour la construction et par rapport à les métropoles, il est obligatoire qu'un représentant de la commune siège à la métropole.

7:36
Présentateur

Alors, ce questionnaire, il est valable jusqu'à quand ? Comment est-ce qu'on le trouve, je suppose, sur le site interne de la commune ? Et les gens ont jusqu'à quand pour répondre ? Et vous en ferez quoi après, du coup ?

7:45
Invité politique

Alors, ce questionnaire va être déjà boîté toute boîte, 6700 boîtes aux lettres à Craponne. Il est bien sûr en ligne. Vous avez aussi la possibilité d'avoir un QR code qui vous donne directement accès au questionnaire et possibilité d'en plier en ligne. Vous avez jusqu'au 5 février qui est aussi la fin de la concertation du citral. Et nous serons en capacité, puisqu'en fait, on a une capacité de traitement quasiment à la semaine de donner, nous, nos conclusions au citral dans la semaine qui suit.

8:22
Présentateur

Pour être dans la même actualité, pour que ce soit aussi entendu, est-ce qu'à votre connaissance, quand vous parlez avec vos voisins, parce que vous évoquiez vos voisins, Grézieux, Francheville, Tassin, etc., qu'est-ce qu'ils en pensent, les autres élus ? Est-ce qu'il y en a qui n'auraient pas envie, peut-être, de reprendre ça ? Comment est-ce qu'ils peuvent contribuer ? Qu'est-ce qui les intéresse dans votre démarche ?

8:40
Invité politique

Justement, d'avoir aussi une autre contribution qui n'est pas uniquement centrée sur leur commune et d'aller au-delà de leur commune et d'avoir une vision territoriale, peut-être, si nous avons d'autres contributeurs qui sont aussi hors Craponois, puisque le site Internet et les relais Facebook permettent aussi de s'exprimer sur ce projet.

9:07
Présentateur

Alors, vous avez déjà reçu plusieurs centaines de réponses, c'est ça ?

9:10
Invité politique

Oui, déjà près de 300.

9:12
Présentateur

Voilà, donc c'est que le sujet intéresse et on suivra ça avec attention. Et puis, évidemment, on va aller découvrir votre commune et vous poser un certain nombre de questions sur votre projet, puis peut-être aussi partir, à la découverte de votre parcours personnel. Parce que je disais, vous êtes quelqu'un plutôt d'assez discret. Donc, on aura plaisir à vous découvrir dans une deuxième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, toujours avec vous, Sandrine Chadi. Je rappelle que vous êtes maire de Craponne, que vous êtes conseillère métropolitaine dans le groupe La Métro Positive, centre droit, non encarté.

Pourquoi d'ailleurs, vous avez fait le choix, alors que vous affichez clairement un certain nombre de soutien et que vous suivez de près les LR ? Pourquoi est-ce que vous avez fait le choix d'être non encarté, en fait ?

9:55
Invité politique

Alors, parce que déjà, au niveau communal, je suis entourée d'une équipe qui est de sensibilités parfois différentes. et je me suis engagée, alors qu'ils savent tout à fait parfaitement mon appétence pour les idées LR et de droite en général. Et je me suis, on va dire, engagée à ne pas être encartée pour aussi respecter la diversité de mon équipe.

10:23
Présentateur

Et pour ne pas être dans un cadre, c'est aussi, je crois, que la liberté est quelque chose qui vous importe, la liberté de penser, de faire un peu ce que vous voulez, de ne pas avoir des comptes à rendre aussi. Tout à fait, voilà.

10:31
Invité politique

J'ai beaucoup de respect, bien entendu, pour le parti. Voilà, en revanche, j'aime bien ma liberté aussi.

10:37
Présentateur

Mais on sait où vous êtes et il n'y a pas de souci. Alors, je crois, et c'est drôle parce qu'il y a 15 jours, on recevait Béatrice Demonti et qui nous disait que je crois que le point de départ de son engagement, c'est une rencontre avec Jacques Chirac. Si vous faites un point commun, quand est-ce qu'on... et comment on décide ? Alors, vous êtes née à Bron, vous avez fait vos études à Sciences Po Lyon, vous avez eu une activité professionnelle que vous continuez toujours, on en reparlera. Comment est-ce que tout d'un coup, on décide de s'engager dans la vie publique de sa commune ? D'ailleurs, comment est-ce qu'on arrive à Craponne ? Comment est-ce qu'on devient maire de Craponne, en fait ?

11:07
Invité politique

Voilà, l'histoire est belle. Enfin, en tout cas, elle est belle pour moi, bien entendu. Oui, effectivement, je suis diplômée de l'IEP Lyon. J'ai fait justement la campagne à l'époque de Jacques Chirac. Voilà, forcément, de par ma formation, j'ai toujours été passionnée par les sujets politiques. Ça ne m'a jamais lâchée, même dans ma vie professionnelle qui n'avait rien à voir, d'ailleurs. Et puis, je suis arrivée à Craponne, on va dire par amour, puisque j'ai épousé un craponois, et en épousant un craponois, j'ai épousé la commune.

11:45
Présentateur

Souvent, c'est dans l'autre sens. C'est le mari qui suit, mais là, c'est vous qui êtes arrivée à Craponne, alors que vous étiez même peut-être partie pour aller un peu plus loin que ça. Donc, vous découvrez la commune, vous vous y installez. Comment vous présenteriez cette commune à quelqu'un qui ne la connaît pas ? On parlait tout à l'heure un peu de la difficulté, parfois de l'identité de ces villes un peu traversées, de Deuxième Couronne, etc. C'est quoi la carte postale de votre commune ?

12:09
Invité politique

Alors, la carte postale de ma commune, c'est une petite commune, c'est 4,7 km², ce qui n'est pas très très grand. En revanche, c'est une très belle commune, même si certains pensent que c'est qu'une voie passante.

12:23
Présentateur

On connaît surtout la grande traversée avec les magasins.

12:25
Invité politique

Et justement, les magasins font partie intégrante et de manière très attractive de la commune. Nous avons la chance d'avoir de très très beaux magasins de qualité. Je suis très fière de nos commerçants artisans.

12:40
Présentateur

Ça a été d'ailleurs une des priorités, je crois, de votre mandat de maire. C'était l'envie de préserver un commerce de proximité, de qualité, pour offrir des services à vos habitants.

12:47
Invité politique

Tout à fait. Et une des premières mesures que j'ai prises, c'était d'embaucher justement une chargée de mission développement économique qui fait un travail remarquable pour justement les accompagner, booster un peu aussi le commerce, les fédérer entre eux de manière à ce qu'ils puissent aussi avoir des événements communs qui animent notre commune.

13:07
Présentateur

12 000 habitants à peu près aujourd'hui, ça a pas mal grandi, entre guillemets. Est-ce que vous êtes parfois un peu victime de votre attractivité de deuxième couronne ? Est-ce que ça a beaucoup bougé sur les dernières années depuis que vous êtes maire en 2020 ? Vous avez été élue d'ailleurs adjointe dans le mandat précédent à l'économie, puis maire depuis 2020. Est-ce que c'est une commune qui attire Craponne ?

13:27
Invité politique

Craponne a une forte demande. La démographie craponoise se porte plutôt très bien. Nous ne sommes pas victimes d'une désertification comme malheureusement nous pouvons voir sur Lyon. Au contraire, aujourd'hui, Craponne m'attire. Je pense que le cadre de vie, le bien-être à Craponne fait qu'effectivement, on s'y sent bien. On a la chance d'avoir 25% d'espaces naturels sensibles protégés, avec notamment des chemins de randonnée près de nos rivières qui sont l'Isron et le Ratier.

Donc, il y a bien sûr l'aspect économique très présent, mais aussi il y a l'aspect environnement qui est aussi très agréable à Craponne, sans parler d'un tissu associatif de plus de 70 associations qui font aussi la richesse du lien social sur Craponne.

14:22
Présentateur

Donc, une ville un peu à taille humaine, comme souvent de... Certains de vos collègues, souvent dans ce coin de l'Ouest au Lyon, disent que c'est un peu comme une ville à la campagne où il fait bon vivre. C'est un peu ça que vous avez cherché à préserver dans votre mandat. Parce que quand vous arrivez, je crois que votre objectif, il n'y a jamais été forcément d'être maire. Ça s'est fait un petit peu, je vais dire, si ce n'est par hasard, du moins on vous a mis un peu devant vous faites accompli et aujourd'hui, c'est quelque chose qui vous va bien. Mais quand tout d'un coup, en 2020, vous vous dites « Voilà, c'est moi qui vais mener la liste ». C'est quoi votre envie pour la commune ?

Vous voulez la faire évoluer ? De quelle manière ? Quelles étaient vos priorités ? Tout d'un coup, vous vous dites « Qu'est-ce que je vais en faire de cette commune ? »

14:57
Invité politique

Eh bien, justement, un peu, on va dire, toujours être attentive à notre cadre de vie. Parce que le cadre de vie, c'est ce qu'on voit tous les jours. C'est aussi mettre l'accent sur la sécurité. Parce que Craponne avait quand même un petit problème d'insécurité, notamment sur notre place centrale. Et une des premières choses, je me suis beaucoup investie sur ce sujet. Je continuerai à le faire, bien entendu. Mais il fallait, voilà, la tranquillité publique est une des priorités du mandat. Nous avons déployé aussi beaucoup de caméras de vidéoprotection. De manière aussi à ce que les Craponneurs puissent se sentir en sécurité.

Bon, l'aspect économique, on en a parlé, mais également, nous avons la chance sur Craponne d'avoir de très grosses sociétés, dont Biomérieux. Donc, nous avons aussi, je dirais, un tissu économique vraiment très riche. Donc, c'était important pour moi de le pérenniser. Oui, puisqu'il y avait

15:55
Présentateur

une histoire industrielle. J'ai découvert ça avec vous et vous me parliez d'un certain nombre de familles, notamment parce que Craponne, et moi, je l'ignorais, je le dis aux auditeurs qui ne savaient pas forcément que ça a été pendant longtemps la capitale de la blanchisserie, avec une famille qui était la famille Gladel. Il y a aussi des gens qui étaient très connus, des fabricants de cycles, les Folis. Et puis, on m'avait aussi parlé de la famille qui était à l'origine de la création de ce tourne-disque, le fameux Tépaz. Donc, vous voyez, il y a quand même une histoire industrielle assez étonnante qu'on n'imaginait pas.

Il y a un patrimoine que vous avez essayé de garder dans l'esprit, au moins ?

16:28
Invité politique

Oui, effectivement, je trouve que Craponne manque justement de cette lisibilité du passé industriel qui était vraiment très riche. Et bien sûr, avec mon équipe, nous nous attachons à faire vivre cette mémoire. Alors, bien sûr, il y a des associations qui nous y aident, notamment le grec, qui justement a ce passé historique, industriel qui est très riche. Mais voilà, à travers ces sagas familiales, parce qu'on peut parler de saga familiales, sur ces trois familles, c'est passionnant. Et je trouve qu'aujourd'hui, on a, nous, en tant qu'élus, un travail à faire, un travail de mémoire sur ce passé.

17:13
Présentateur

Savoir d'où on vient, etc. Alors, comment... Je disais que ce n'était pas forcément votre ambition. Il n'y a pas de jugement de ma part. Je suis certain, c'est important. Mais comment est-ce que vous définiriez votre manière d'être maire ? Alors, je sais que, par exemple, vous, vous souhaitez qu'on vous appelle Madame Le Maire. Donc, ça raconte aussi quelque chose. Comment vous définissez votre rôle ? C'est quoi le rôle d'un maire au quotidien dans une petite commune de 12 000 habitants ? C'est quoi ? C'est un chef d'orchestre ? C'est un chef d'entreprise ? C'est un... Ça ressemble à quoi, en fait ? Comment vous définissez votre mission ?

17:42
Invité politique

C'est un peu tout ça. Alors, oui, je tiens beaucoup à Madame Le Maire. Pour moi, le maire est une fonction et je suis la maire de mes enfants. Ce qui est quand même bien différent. Le problème, aujourd'hui, on détourne malheureusement certains... Voilà, de la langue française et je suis très attachée à la langue française. Donc, la fonction reste le maire.

18:06
Présentateur

Ce qui ne vous empêche pas d'être attachée à un certain nombre de défenses de valeurs qui peuvent être du côté d'une forme de féminisme moderne. C'est-à-dire que, j'imagine aussi que dans cet univers, je reçois quelques-unes de vos collègues maires, femmes, ce n'est pas forcément simple de s'imposer, d'arriver dans un univers qui demeure quand même assez masculin et patriarcal. Alors, à titre personnel,

18:26
Invité politique

je n'ai jamais ressenti.

18:28
Présentateur

Je ne pense pas que j'avais cette discussion avec Laurence Fautra, je pense à la société. Elle me disait un peu la même chose qu'elle avait... Voilà, ça s'était bien passé. Elle avait imposé son style, sa manière de faire et il n'y avait pas eu de sujet.

18:37
Invité politique

Je n'ai jamais ressenti ce... on va dire le machisme. En tout cas, non, ça s'est fait assez naturellement par rapport à votre question précédente. En fait, le maire est le premier échelon de la République. Nous sommes la porte d'entrée de tous les problèmes que nos concitoyens peuvent nous faire remonter. Ils attendent souvent beaucoup du maire, ce qui est tout à fait normal. Nous sommes là pour être facilitateurs.

19:07
Présentateur

parfois un peu trop. Est-ce que ce n'est pas parfois un peu difficile quand on aime sa commune, quand on voudrait résoudre les problèmes, d'être confronté à ce que j'entends souvent parfois, une forme de frustration, de difficulté, de manque de moyens, de ne pas pouvoir résoudre justement tous les problèmes de ses habitants. Ce n'est pas un peu dur ça ?

19:22
Invité politique

Si, si, c'est un contexte qui est très frustrant. Moi, je suis là, je suis une citoyenne au service des citoyens en fait, tout comme d'ailleurs mon équipe. On est vraiment des élus de proximité et effectivement, pour nous, la difficulté, c'est quand on ne peut, on n'a pas de réponse parce que nous n'avons pas les pouvoirs d'agir. Ça, c'est très très compliqué. Je prends un exemple. Aujourd'hui, la métropole gère, on va dire, quelque chose qui nous concerne tous tous les jours, les déchets. J'ai tous les jours de multiples demandes concernant cette problématique qui n'est pas ma prérogative.

20:01
Présentateur

C'est un peu coincé. Et à force de renvoyer en disant c'est pas moi, les gens, ça les satisfait pas non plus.

20:06
Invité politique

Mais ce n'est pas une réponse qui me convient. Ce n'est pas possible de dire ça. Donc, qu'est-ce qu'on fait avec mes adjoints ? Nous jouons du stylo. On écrit beaucoup. Pour s'il y avait alerté. Bien sûr. Et on accompagne le plus possible nos concitoyens qui nous font remonter certaines problématiques pour lesquelles nous n'avons pas de prise. Mais on ne lâche pas. On est quand même derrière eux.

20:33
Présentateur

C'est aussi, peut-être du coup, je crois que c'est de plus en plus parce que la situation s'est complexifiée, un rôle de pédagogie et d'explication. L'élu, c'est celui aussi qui doit expliquer comment ça marche et ce qu'on peut faire ou pas faire.

20:44
Invité politique

Oui, absolument. C'est aujourd'hui l'accompagnement, expliquer certaines décisions que l'on prend nous-mêmes ou qui sont prises par ailleurs, il est aujourd'hui de notre devoir d'expliquer pourquoi ces décisions ont été prises. Je pense que le pire de l'exercice politique, c'est de ne pas expliquer. Quelqu'un qui n'explique pas, c'est quelqu'un qui finalement passe à côté de son rôle.

21:10
Présentateur

On a le droit de faire des choix, mais il faut pouvoir expliquer des choses. Vous êtes une mère un petit peu atypique, je ne sais pas, mais en tout cas, par rapport à un certain nombre de collègues élus, vous avez fait un choix qui est aussi celui de garder une activité professionnelle lourde, puisque ça vous fait, je crois, un point commun avec Sébastien Michel qu'on avait reçu ici, puisque vous travaillez aussi dans l'univers médical, etc. Pourquoi ce choix de garder une activité professionnelle ? Est-ce que c'est pour être mieux connecté, plus connecté, garder un lien, avoir une respiration ? Pourquoi c'était important pour vous ?

21:40
Invité politique

Avoir une respiration, c'est certain. J'adore mon métier que je fais depuis 25 ans, donc voilà, j'aime beaucoup mon activité professionnelle. Aujourd'hui, c'est un choix, c'est un choix aussi, justement, pour avoir cette bouffée d'air, et j'arrive aujourd'hui à concilier, on va dire, les trois, parce que aussi, je suis bien entourée. J'ai la chance d'avoir une équipe très soudée, très compétente, efficace, et qui sont elles-mêmes, mon équipe, qui est elle-même, justement, aussi accompagnée d'agents, de chefs de service qui sont vraiment aussi accompagnantes dans la mission, dans la feuille de route que nous devons déployer.

Donc, c'est vraiment des tandems, des binômes qu'on a aussi construits.

22:30
Présentateur

Est-ce que c'est aussi une manière de dire, peut-être, qu'être maire, c'est un moment, c'est un passage, c'est pas forcément toute votre vie, même si je crois que vous êtes très attaché à cette fonction désormais. Et il y a aussi des discussions qui ne sont pas taboues, et peut-être que ça intéresse aussi nos auditeurs, c'est que, globalement, quand on est élu d'une petite commune, la rémunération demeure quand même très très faible par rapport à l'engagement, etc. Est-ce que, vous, il y a des discussions en ce moment sur le statut de l'élu, sur des droits d'heure, des nouvelles manières de faire des retraites, d'être mieux payés ?

Est-ce que ça fait partie des considérations qui sont les vôtres ? Vous pensez que c'est important peut-être pour certains de vos collègues de dire, il faut quand même qu'on ait un statut, il faut protéger, il faut encourager les gens à être maires ? Parce qu'on a aussi de plus en plus de maires qui sont soit agressés, victimes d'incivilité, qui veulent démissionner parce qu'ils sont contestés en permanence. Ça, c'est aussi un sujet pour vous ? Vous l'avez vécu personnellement ou pas forcément ?

23:19
Invité politique

Alors, il était évident qu'aujourd'hui, on assiste au cours de ce mandat un nombre de démissions d'élus qui est incroyable. D'ailleurs, on peut s'interroger sur comment va se passer le prochain mandat. Les prochains mandats, ça va être compliqué aujourd'hui.

23:34
Présentateur

S'il n'y a plus de maires, on est embêté quand même.

23:36
Invité politique

Oui, et je veux dire, c'est un investissement personnel parce que moi, demain, je ne suis plus maire, ma vie ne changera pas. Je n'ai pas besoin de l'intimité de maire pour vivre. Je ne l'avais pas avant, demain, on peut s'arrêter, ça ne changera pas ma vie. Donc, ce n'est pas, on va dire, pour une ambition financière que je suis maire. En revanche, oui, il faut se poser les bonnes questions. C'est-à-dire que quand on s'engage en politique sur un mandat de 6 ans, parfois, l'exercice entre la profession et le mandat, il y a, bien sûr, la rémunération qui est forcément impactante. Quand on a 1 200 euros d'indemnité, vous pensez bien que ce n'est pas suffisant.

24:22
Présentateur

Surtout pour un platon, un investissement fort, se faire engueuler assez souvent, etc. Oui, tout à fait. On reparlera un peu de tout ça et puis on va parler, évidemment, de votre engagement sur les transitions, de votre bilan de mi-mandat et du patrimoine. On va parler de la voix romaine dans une troisième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission d'invités politiques le samedi de 11h à midi, toujours sur Lyon 1ère et toujours avec vous, Sandrine Chadier. Je rappelle que vous êtes toujours, a priori, maire de Craponne et conseillère métropolitaine. On a parlé un petit peu de votre parcours.

C'est toujours aussi, je trouve, intéressant de découvrir comment on arrive et comment est-ce qu'on devient maire de sa commune, de ce que vous avez fait. Et justement, on est dans une période, alors c'est encore d'actualité, même si c'est bientôt les vœux, de mi-mandat. Je suppose que, comme la plupart des élus, vous avez travaillé sur le mi-mandat. Quel est-il ce bilan à mi-mandat de votre équipe et comment vous en avez parlé à votre population ?

25:16
Invité politique

Alors, bien sûr, avec mon équipe, nous souhaitions rendre compte de nos actions à nos concitoyens. C'est bien légitime. Nous manions l'argent public et il est bien naturel de, effectivement, de donner, on va dire, l'avancement de la feuille de route. Au départ, notre campagne portait 106 engagements sur 12 thématiques identifiées. Aujourd'hui, 65% du programme est réalisé,

25:46
Présentateur

donc on est plutôt bien. En rappelant, d'ailleurs, ce que disent un certain de vos collègues, qu'il y a quand même eu un mandat très particulier entre la Covid, les crises, etc. Toutes les communes ont presque un ou deux ans de retard dans le déploiement.

25:59
Invité politique

Tout à fait. C'est vrai qu'on va dire qu'il y a eu un retard à l'allumage. Ça, c'est évident. Mais qu'on a réussi quand même à rattraper avec beaucoup de travail, beaucoup d'énergie. Et puis, donc, le gros, on va dire, point positif, c'est que, bien sûr, il y a le livret de campagne, mais il y a aussi les opportunités que l'on peut saisir. Et aujourd'hui, c'est 70 points supplémentaires que nous avons réalisés qui n'étaient pas prévus. Et ça, j'en suis plutôt très fière parce que c'est aussi, on va dire, le résultat d'une équipe qui sait saisir les opportunités et s'adapter. C'est ça.

26:37
Présentateur

C'est-à-dire qu'en fait, ce qui est intéressant dans ce que vous expliquez, c'est qu'on peut avoir prévu un certain nombre de choses, mais si ça ne correspond plus ou à la réalité ou aux moyens, aux besoins, et par rapport à ce qu'on a évoqué tout à l'heure, il faut savoir expliquer, changer, dire peut-être pourquoi on s'est trompé, pourquoi on va dans une nouvelle voie. Vous n'avez pas de problème à dire que peut-être vous êtes trompé, qu'on peut faire mieux, qu'on peut faire différent, etc.

26:55
Invité politique

Absolument. Je dirais que la politique et la gestion d'une ville, ce n'est pas gravé dans le marbre, ce n'est pas figé. Et effectivement, il faut faire preuve d'opportunisme quand c'est possible. Nous avons d'ailleurs, on va dire, rénové une salle communale qui était destinée à la destruction par mon prédécesseur. Et avec mon équipe, nous avons décidé, au contraire, de la rénover avec toutes les normes énergétiques en vigueur et bien sûr, de la mettre à disposition de nos associations. On en est très fiers. Donc là, ça fait partie, effectivement, de l'adaptation. L'adaptation

27:30
Présentateur

que je ne l'ai pas prévue et qu'il faut raconter. Parmi les, j'allais dire, dans le patrimoine, les monuments, quelque part, qui comptent à Crapone, il y a un certain nombre de grands lyonnais le savent. Il y a la voie romaine qui existait que je crois, après plus de 20 ou 30 ans d'attente, vous avez remis à jour et transformé ou prolongé en une voie verte. Racontez-nous un petit peu l'histoire de cette voie et qu'est-ce que vous vouliez en faire et pour la rendre à qui, en fait ?

27:54
Invité politique

Oui, alors, cette voie romaine a fait couler beaucoup d'encre pendant plus de 20 ans. C'était un dossier qui était géré par mon prédécesseur qui n'a pas abouti. et il était hors de question pour moi et mon équipe de ne pas proposer, on va dire, la finalité de ce dossier qui est, à mon avis, beaucoup trop duré. en tout cas, il fallait trouver une solution qui soit acceptée par tous. Et là, je dois dire que la visite de M.

le Président Bruno Mernard a été très salutaire puisque je l'ai amenée sur cette voie métropolitaine et je lui ai dit « Écoutez, c'est une voie métropolitaine, ça vous appartient et je pense qu'aujourd'hui, il est de votre devoir et du mien de proposer aux habitants de Craponne une solution notamment au moins piétonne avec la possibilité d'avoir aussi une voie cyclable et je pense qu'aujourd'hui, je remercie d'ailleurs la métropole pour cette réalisation, ça a coûté environ 200 000 euros mais c'est on va dire une réalisation qui, on va dire, satisfait on va dire 90% de nos Craponne moi je pense.

29:06
Présentateur

qui ont pris de nouveau l'habitude d'aller se promener ou d'aller prolonger puisqu'on est dans un environnement agréable. Alors parmi les réalisations qui sont les vôtres, qu'est-ce que vous retenez particulièrement ? Beaucoup de vos collègues évidemment parlent notamment quand on parle d'adaptation il y a eu la crise énergétique donc vous, la collectivité comme les foyers que nous sommes vous avez été impacté par ça est-ce que vous étiez déjà dans cette logique de travailler sur les transitions est-ce que vous avez dû accélérer ? Qu'est-ce que vous avez fait sur ce sujet de manière un peu écologique au sens large ?

29:39
Invité politique

Oui, le sujet est vaste chez nous nous le traitons nous avons un service cadre de vie et développement dural qui est très très actif avec notamment mon adjoint François Pastré mais je dirais que le sujet écologique est traité de manière transverse c'est-à-dire que tous les services aujourd'hui doivent intégrer cette dimension dans leur feuille de route par exemple je vais prendre le scolaire le scolaire nous déployons un programme de désimperméabilisation des cours d'école il y a aussi la sensibilisation au gaspillage alimentaire le recyclage concernant l'urbanisme et bien nous aménageons des parcelles et puis on préempte également des têtements fonciers pour y faire bien sûr des îlots de fraîcheur et puis aussi mon adjoint M.

Magoutier Jean-Louis a fait aussi une charte de chantier à faible nuisance aussi à l'attention des promoteurs les services techniques ça a été aussi un souhait de prolonger un contrat d'un collaborateur dédié aux économies d'énergie donc il a procédé à une audite énergétique des bâtiments communaux également nous travaillons beaucoup sur l'éclairage public aujourd'hui Crapone c'est 1720 candélabres c'est énorme et puis donc nous avons déjà changé 360 points lumineux on passait des ampoules traditionnelles en LED ce qui nous occasionne une diminution de 83% de la consommation

31:18
Présentateur

je suppose que vous avez fait des choses aussi en termes de végétalisation dans les écoles en fait la question qui vient souvent peut-être derrière c'est de se dire est-ce que à votre avis l'écologie locale elle doit être réservée aux écologistes ou tous les maires sont de fait écologistes

31:32
Invité politique

alors aujourd'hui je pense qu'il faut dépasser l'aspect politique de l'écologie aujourd'hui on est tous écologistes qu'on soit de droite de gauche du centre de tout ce qu'on veut aujourd'hui la dimension écologique elle doit être prise quelle que soit sa tendance politique

31:47
Présentateur

qu'est-ce qu'il fait selon vous que alors c'est d'ailleurs aussi un sujet d'interrogation j'en parle souvent aux élus écologistes que je reçois c'est-à-dire qu'on a aujourd'hui à part quelques cas peut-être désespérés des personnes qui croient encore qu'il n'y a pas de changement qu'il n'y a pas de révolution qu'il ne se passe rien soit de l'éco-anxiété soit un peu de climato-scepticisme et que globalement les gens savent très bien qu'il y a une urgence qu'il y a des choses à faire et en même temps c'est-à-dire l'écologie politique à part dans quelques communes n'avance pas forcément qu'est-ce qui ferait la différence du coup entre vous on disait que vous êtes élu de droite prof d'LR les LR ont aussi un programme ou une ambition écologiste alors ça veut dire

32:26
Invité politique

en tout cas au niveau local je peux vous dire qu'on déploie on va dire de l'énergie de l'envie pour aussi accompagner donc vos citoyens dans le changement et c'est bien notre rôle là encore avec mon équipe on s'emploie notamment à inviter nos concitoyens à des ateliers éco-gestes une fois par mois à la médiathèque on a fait un atlas de la biodiversité de manière à mieux connaître et mieux protéger notre patrimoine naturel on organise une journée sur justement la biodiversité avec de nombreux ateliers et des balades près des rivières comme je vous en ai parlé tout à l'heure et puis on a un salon sur le développement durable qui s'appelle nature en vie et qui aura lieu cette année le 6 avril donc bien entendu les élus de droite sont partie prenante de l'écologie

33:23
Présentateur

alors qu'est-ce que c'est aujourd'hui d'ailleurs on évoquait le fait que vous n'êtes pas encarté mais que vous êtes proche d'LR qu'est-ce que c'est aujourd'hui que d'être de droite selon vous parce que vous êtes une femme engagée qui fait de la politique vous êtes aussi un peu une femme politique évidemment vous suivez l'actualité nationale c'est quoi aujourd'hui être de droite pour vous dans votre quotidien ou dans la conception que vous avez de la politique

33:43
Invité politique

la définition d'être de droite moi je crois beaucoup en des valeurs comme le travail bien entendu aujourd'hui je ne connais personne qui peut vivre on va dire décemment son travail enfin le travail ça fait partie des valeurs pour moi centrales pour s'épanouir aussi alors parfois on peut ne pas s'épanouir dans son travail mais en tout cas il faut avoir cette valeur dans notre quotidien et puis avoir une certaine ambition pour soi aussi pour un mieux-être quotidien

34:19
Présentateur

la liberté le travail le respect d'un certain nombre de règles localement c'est vrai que quand on parle de politique d'élus de droite on ne peut pas ne pas évoquer la personnalité de Laurent Wauquiez qui est pour l'instant même s'il n'est pas totalement déclaré visiblement un des candidats qui est prêt à s'investir au niveau national est-ce que vous le connaissez est-ce que vous pensez que c'est quelqu'un qui représente justement un certain nombre de valeurs et que vous soutenez comme candidat parce qu'il y aura chez la LR visiblement ou Laurent Wauquiez ou Lysnard on en parlait avec Béatrice de Monti il y a 15 jours vous quel est votre choix ou votre sensibilité sur ces sujets

34:54
Invité politique

alors oui je connais Laurent Wauquiez et il m'a d'ailleurs on va dire proposé on va dire le poste d'avoir un conseiller régional qui siège donc avec lui c'est Madame Cisternino qui fait partie de mon équipe et qui est adjointe aux associations et au sport et effectivement elle siège aux côtés de Laurent Wauquiez d'ailleurs ça nous permet aussi d'avoir une meilleure visibilité des missions de la région et bien entendu je soutiens Laurent Wauquiez parce que je pense que c'est une personne qui justement défend des valeurs qui est droite et qui a beaucoup beaucoup de voilà de proximité avec avec les les concitoyens

35:43
Présentateur

alors au niveau local je veux dire au niveau de la métropole même s'il est un peu tôt mais on sent déjà que les choses se préparent après le mi-mandat traditionnellement ça commence à s'organiser on parlait des initiatives de Étienne Blanc et d'Alexandre Vincent D peut-être pour fermer les règles de la métropole ce qui ne serait pas sans conséquence sur les prochains scrutins d'ailleurs est-ce que vous suivez ça de près aussi on évoquait Sébastien Michel qui visiblement réfléchit à tout un ensemble de choses et vous pensez que la droite localement au niveau de la métropole est équipée à un programme et prête à reconquérir la métropole

36:14
Invité politique

alors prête pas tout à fait on est encore à quelques quelques années de de l'échéance en tout cas on s'y prépare de manière sérieuse nous travaillons bien sûr à l'heure du choix du candidat et bien nous ferons nous le soutiendrons tous et sans concession mais bien sûr il y a encore du travail et on s'y attelle quotidiennement

36:42
Présentateur

et dans les noms qui souvent émergent un peu dans le micro couste il y a encore assez peu de femmes est-ce que vous le regrettez

36:49
Invité politique

oui je regrette il y a une candidate que j'aimerais effectivement voir aussi faire partie des têtes de liste possibles voilà qui est Véronique Sarcelli c'est quelqu'un Mère de Sainte-Foy voilà tout à fait Mère de Sainte-Foy qui a beaucoup de conviction qui a démontré aussi sa combativité notamment pour le pour le téléphérique donc je pense qu'elle pourrait faire partie des potentiels candidats

37:18
Présentateur

alors la politique ça prend beaucoup de temps l'engagement de Mère ça prend du temps aujourd'hui on est samedi demain c'est dimanche et pas n'importe quel week-end puisqu'on est le week-end de Noël alors c'est un petit peu particulier mais globalement je veux dire qu'est-ce que vous faites de vos dimanches est-ce qu'on arrive à décrocher en parler de de la responsabilité de la pression que c'est au quotidien comment vous faites pour prendre du recul qu'est-ce que vous faites de vos dimanches est-ce que vous avez une passion un hobby comment vous vous organisez pour un peu prendre justement du recul ou de la distance par rapport à tout ça

37:46
Invité politique

alors ma passion c'est quand même de voyager mais bon ça va pas être ça va être un petit peu court pour le dimanche et ma passion et là j'ai vraiment besoin de ce temps-là c'est le dimanche je le consacre essentiellement à ma famille alors bien sûr nous avons parfois des représentations à faire dans la commune et je le fais avec plaisir quand c'est possible mais je dirais qu'aujourd'hui j'ai besoin de ce sas de décompression familiale qui effectivement est le jour du dimanche parce que c'est le jour où l'activité est quand même un peu plus light

38:22
Présentateur

même s'il y a beaucoup souvent de terrain les marchés etc est-ce que vous avez le temps du temps par exemple pour lire c'est souvent des sujets que j'aime bien j'aime bien discuter avec mes invités du livre qui soit les a marqués qui est leur livre de chemin est-ce qu'il y a un livre qui vous vient en tête comme ça qui vous a un peu marqué sur ces dernières semaines ou mois

38:40
Invité politique

alors je dirais c'est plutôt ces dernières années mais il y en a un qui reste dans ma mémoire qui est la 13 de Colombani parce que c'est un très beau récit de trois destins croisés sur trois continents différents et je trouve que cette histoire est vraiment une leçon de vie voilà

39:00
Présentateur

et bien on va se quitter avec ça et on se quitte aussi en musique quel morceau vous avez choisi pour cette dernière émission de l'année

39:07
Invité politique

France Gall résiste

39:08
Présentateur

résiste c'est un message personnel ou c'est universel et éternel France Gall

39:13
Invité politique

c'est universel et éternel et c'est aussi un petit message personnel parce que c'est aussi là aussi une belle leçon de vie on peut agir sur son destin dès lors qu'on s'en donne les moyens

39:29
Présentateur

la vie elle est aussi parfois quand on a la chance d'être accompagné ce qu'on peut en faire merci beaucoup Sandrine Chaudier c'était un plaisir de vous rencontrer et d'échanger avec vous maintenant on connait un peu mieux crapone et j'espère que nos auditeurs aussi c'était la dernière émission de l'année ce sont les fêtes de fin d'année je vous souhaite à toutes et à tous un joyeux Noël le plus possible en famille en solidarité en partage dans la bienveillance et l'amour de l'autre c'est ce qu'on peut se souhaiter de mieux et je vous donne rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle émission merci au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.

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