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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 22 décembre 2024 17 min

Nouveau gouvernement : "Une deuxième censure serait cataclysmique pour notre pays", affirme le député macroniste Jean-René Cazeneuve

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Jean-René Cazeneuve. Bonjour. François Bayrou nous a promis un gouvernement avant Noël. Demain, il y a une journée de deuil pour Mayotte. Donc c'est pour aujourd'hui, ça en prend le chemin ?

0:12
Jean-René Cazeneuve

J'espère. Je n'ai pas cette information. Vous imaginez bien que c'est lui qui est à la manœuvre aujourd'hui. Je l'espère parce que les Français aujourd'hui sur le terrain veulent absolument qu'on ferme cette parenthèse, qu'on y aille. Les Français sont inquiets, stressés. Et on en parlera certainement, mais l'absence de budget aujourd'hui a beaucoup, beaucoup de conséquences sur le terrain.

0:34
Présentateur

On a parlé de vous pour un poste à Bercy. Est-ce qu'on vous a proposé quelque chose ?

0:38
Jean-René Cazeneuve

Pas de commentaire particulier.

0:40
Présentateur

Pas de commentaire, ça veut dire qu'on négocie en général.

0:42
Jean-René Cazeneuve

Non, non, pas de commentaire là-dessus. Non, mais vous avez un contenu ou pas ? Mon destin personnel n'intéresse personne. Si vous êtes là sur le plateau, c'est que vous vous intéressez. Je suis très heureux dans le Gers. On verra.

0:52
Invité

Alors, selon les informations du service politique de France Info, le président des députés LR, Laurent Wauquiez, a dit hier soir à ses troupes avoir refusé d'entrer au gouvernement, faute d'une feuille de route claire précisément pour Bercy. Notamment, précise-t-il pas de hausse d'impôts ? L'absence de Wauquiez, déjà, c'est un problème dans ce gouvernement et dans cette majorité, dans ce socle ?

1:12
Jean-René Cazeneuve

Avec tout le respect que j'ai pour Laurent Wauquiez, non. Ce qui est important, c'est que les LR participent à cette coalition de la même manière que, j'espère, que d'une manière ou d'une autre, les socialistes participeront à cette coalition. Ce qui est important, c'est que chacun doit se rendre compte de la grande difficulté, de la grande urgence. Notre pays est dans une situation grave. Et je pèse mes mots. Donc, tout le monde doit dépasser les clivages.

1:42
Invité

Mais ça ne suffit pas de dire... C'est urgent. C'est pour faire quoi ? Et quand on a une indication, quand il dit

1:47
Jean-René Cazeneuve

pas de hausse d'impôts, moi, je n'en voulais pas. Si on recommence comme avec Michel Barnier, c'est-à-dire, moi, je ne veux pas de ceci, moi, je ne veux pas de cela, ma ligne rouge, c'est ceci, on n'y arrivera pas.

1:56
Présentateur

Mais on est là pour l'instant.

1:58
Jean-René Cazeneuve

Pas vraiment. J'ai l'impression quand même que Laurent Wauquiez a accepté le principe que des ministres à l'air soient au gouvernement. Et j'en suis très content. Et j'ai l'impression, j'espère en tous les cas, que les socialistes ne sont plus très loin d'une position... Oui, le problème, c'est que vous ne pouvez pas faire...

2:15
Invité

Il dit qu'on est d'accord sur le régalien, on est d'accord sur l'agriculture, mais pas sur l'économie, qui est quelque chose d'assez fondamental. Et là, en l'occurrence...

2:21
Jean-René Cazeneuve

Oui, chacun doit faire des efforts colossaux.

2:24
Invité

C'est un signal envoyé à la gauche, cette histoire d'impôt. Il ne s'agit pas de petites négociations,

2:27
Jean-René Cazeneuve

il s'agit d'accepter des compromis extrêmement importants. Parce qu'effectivement, entre une gauche qui dit « Je veux beaucoup plus d'impôts pour un certain nombre de populations » et la droite qui ne dit pas de hausse d'impôt, qu'est-ce qu'on fait ?

2:39
Invité

On ferme ? Accepter le principe de hausse d'impôt pour vous, c'est acceptable ? Sur une essence, accepter le principe de hausse d'impôt, c'est OK pour vous ?

2:47
Jean-René Cazeneuve

Nous l'avons accepté, ce n'est pas de gaieté de cœur, nous l'avons accepté, déjà avec Michel Barnier, parce que c'est l'intérêt supérieur de notre pays que d'avancer. C'est aussi simple que ça. Soit on met cette priorité absolue, il faut que notre pays avance. Vous savez, la Chine ne nous attend pas, les États-Unis ne nous attendent pas, la compétition internationale ne nous attend pas, la guerre en Ukraine est toujours là, la crise économique est en Allemagne et tout près, et nous, on est là en train de se regarder le nombril et de se dire « Tiens, il faut négocier ». Non, il faut avancer. Je vais vous prendre, si vous permettez, deux exemples. J'étais dans le GERS hier.

Hier, j'ai vu une association de défense contre les violences faites aux femmes. Elle m'a dit « Je ne sais pas de quoi va être fait 2025, je n'ai pas de budget, je ne sais pas de combien je vais disposer ». J'étais le même jour avec un concessionnaire automobile, toujours dans le GERS. Il me dit « Je suis à l'arrêt, je ne sais pas ce qui va se passer le 1er janvier, le bonus, le malus ». Donc, notre pays sans budget est à l'arrêt. Donc, soit nous nous réveillons collectivement, soit ça va être la catastrophe.

3:51
Présentateur

Mais on a le sentiment, justement, que personne dans la classe politique n'a vraiment envie de se réveiller en ce moment. C'est ce que les Français se disent, vous l'avez dit. Ils ont le sentiment qu'il n'y a pas vraiment de perspective. Il y a des chefs d'entreprise qui attendent, il y a des entreprises en général qui sont un peu dans une sorte d'attentisme.

4:04
Jean-René Cazeneuve

Les Français jugent très sévèrement les hommes politiques aujourd'hui, je vous le confirme. Donc, moi, je suis... Je reste optimiste. Je vois le verre d'Armagnac à moitié plein. Je suis persuadé que dans les quelques heures, il y a quelques jours, et les socialistes, que c'est deux dont on parle, et les Républicains, vont rejoindre cette coalition attendue par M. Bayrou, à minima... Sauf que sans socialistes dans le gouvernement,

4:26
Présentateur

pas de socialistes...

4:27
Invité

Mais à minima pour ne pas s'ensurer... Est-ce que vous sentez, comme Marc Feneau le dit dans la tribune, un esprit de responsabilité de OPS ? Je le crois. Il a l'air de dire volonté d'émancipation d'un accord électoral, pour être clair.

4:39
Jean-René Cazeneuve

Non, mais je le crois. Beaucoup de socialistes, dans ma circonscription, ils disent qu'il faut absolument que les socialistes se détachent, enfin, de la France insoumise. La France insoumise, c'est une encre qui les amène vers le fond, le Parti socialiste. Ils le savent. Donc, est-ce que c'est le bon...

4:55
Invité

Qui a permis l'élection de beaucoup.

4:57
Jean-René Cazeneuve

Oui, mais c'est une encre, aujourd'hui, avec l'image de la France insoumise qui se dégrade, avec l'image de Jean-Luc Mélenchon qui est extrêmement négative, c'est une encre qui les amène vers le fond. Donc, moi, j'espère qu'ils sont aujourd'hui en train de se réveiller. Et peut-être, si vous permettez, une censure a eu des conséquences extrêmement importantes qu'on mesure encore aujourd'hui, qu'on va mesurer. Je ne parle pas de la note de Maudiz, je ne vous parle pas du pays à l'arrêt. Une deuxième censure serait cataclysmique. Cataclysmique pour notre pays.

5:28
Invité

La gauche, donc on l'a dit, les hausses d'impôts dont parle Laurent Wauquiez, c'est un signal pour eux. En revanche, ils risquent de moins apprécier la suite des déclarations de Laurent Wauquiez. Sur le régalien, Bruno Retailleau considère qu'il a les garanties. s'il reste à l'intérieur, c'est ligne rouge.

5:42
Jean-René Cazeneuve

Chacun doit garder son identité. Vous avez raison, on ne peut pas. Et Laurent Wauquiez a raison. La droite ne va pas devenir la gauche et la gauche ne va pas devenir la droite. Chacun, et je le comprends et je le respecte, garde son identité. Maintenant, on est en train d'essayer de trouver un socle minimum, un socle commun pour continuer à faire le minimum. C'est ça qu'on attend aujourd'hui des hommes politiques. C'est là-dessus qu'il faut s'entendre. l'essentiel, un budget et un certain nombre de priorités pour nos agriculteurs, pour la boîte fin de vie, etc. Mais pas, aujourd'hui, pas d'exigence. Arrêtons les exigences des uns et des autres.

6:20
Invité

Mais néanmoins, on est bien obligés de parler de choses concrètes. Et juste pour finir sur Bruno Retailleau, à l'intérieur, pour vous, c'est acceptable ?

6:27
Jean-René Cazeneuve

Écoutez, ce n'est pas mon choix idéal. Vous êtes là devant ce micro, donc oui, on a envie de vous poser une question. Bien sûr, c'est acceptable. Moi, je suis prêt et je crois que c'est l'esprit de notre mouvement maintenant depuis très longtemps. C'est de notre ADN. Pourquoi ce n'est pas votre choix idéal ? Parce qu'il est très à droite sur ces questions sécuritaires. Je ne suis pas très à l'aise avec ce qu'il a poussé sur un certain nombre d'éléments sur la loi immigration. Mais pour moi, je suis logique, je suis cohérent. Ce qu'il y a au-dessus de tout, on sort de cette crise.

Eh bien, il faut accepter, il faut accepter sur les questions sécuritaires peut-être de faire un certain nombre de choses qu'on n'aurait pas faites ce moment d'éléments et aussi à gauche que sur la partie imposition en particulier. Donc, voilà, c'est difficile. Ce sont des sacrifices, d'accord ? Mais l'intérêt supérieur de notre pays, l'intérêt supérieur des Français, c'est d'avancer.

7:19
Présentateur

Vous restez avec nous, Jean-René Cazeneuve. On vous retrouve dans quelques instants après le Filinfo à 8h40 avec Laura Dulieu.

7:25
Invité

A Mayotte, 90% de la population sera reliée à l'eau courante deux jours sur trois pendant huit heures et ce, d'ici la fin du week-end, promet le ministre démissionnaire de l'Intérieur, Bruno Retailleau, dans une interview au journal du dimanche. Un porte-conteneurs chargé d'eau, de denrées alimentaires et d'équipements est aussi attendu aujourd'hui dans l'archipel, une semaine après le passage du cyclone Shido qui a fait au moins 35 morts. Y aura-t-il un gouvernement d'ici Noël ? En tout cas, les tractations se poursuivent autour du nouveau Premier ministre François Bayron.

À ce stade, le LR, Laurent Viauquier, refuse d'y entrer sans pour autant fermer la porte à la participation de son parti tandis que le socialiste François Rebsamen s'est lui dit prêt à s'engager. Après le choc, en Allemagne, les questions autour du profil du suspect dans l'attaque à la voiture Bélier vendredi soir qui a fait 5 morts et plus de 200 blessés à Magdebourg, L'Arabie Saoudite d'où est originaire le suspect avait alerté sur son profil selon le magazine Der Spiegel.

Les Etats-Unis disent avoir frappé des cibles des rebelles houthis au Yémen, notamment des installations militaires à Sanaa, la capitale yéménite, quelques heures après un tir de missile sur le centre d'Israël, tir revendiqué par les rebelles. France Info Le 8.30 France Info, Bérangère Bont, Benjamin Fontaine. Ce matin, Jean-René Cazeneuve, député Renaissance du Gers et membre de la commission des finances et c'est au monde de la cofinition des finances. D'ailleurs, je voudrais poser cette question. Est-ce qu'on peut suspendre la réforme des retraites, le temps de discuter ? On sait que François Bayrou a ouvert la porte à une reprise des discussions mais sans suspendre.

La gauche veut suspendre. Ou est-ce que ce n'est pas techniquement faisable ?

9:03
Jean-René Cazeneuve

Je pense que c'est techniquement infaisable. Objectivement, c'est techniquement infaisable. Vous imaginez bien qu'on ne peut pas... Est-ce que c'est déjà

9:08
Invité

trop avancé ?

9:10
Jean-René Cazeneuve

Il y a des gens qui partent à la retraite au 1er janvier, des gens qui partent à la retraite le 1er février. Qu'est-ce que vous leur racontez ? C'est juste pas possible. Maintenant, il y a une ouverture extrêmement forte qui a été faite par le Premier ministre. Je la respecte. A la fois sur l'intégralité de la réforme, y compris sur l'âge de départ, ce qui est quand même un effort colossal. Il s'est donné un calendrier somme toute assez court pour arriver. Il a parlé de concertation avec l'ensemble des partenaires sociaux. Donc, je pense qu'il ne peut pas faire mieux que d'ouvrir ce débat.

9:39
Invité

Vos troupes sont prêtes à envisager de renoncer aux 64 ans qui est quand même le marqueur très fort de toute la période qu'on vient de vivre ?

9:46
Jean-René Cazeneuve

C'est pas tant l'âge qui est un marqueur pour nous. C'est l'équilibre et sauver le système de retraite. C'est ça qui est important. C'est une nouvelle façon de présenter les choses. D'accord. Non, mais... Je veux dire... Nous pensons qu'il faut travailler plus. Alors qu'il y a peut-être d'autres manières de travailler plus dans l'ensemble de la vie si on veut financer et sauver notre système de retraite. D'accord ? Donc, je pense qu'il faut travailler plus longtemps. Donc, maintenant, si cet objet-là est le dernier obstacle que les partis socialistes acceptent de ne pas censurer ce gouvernement, eh bien, il faut travailler sur ce sujet. Voilà.

Ça montre, une fois de plus, que nous sommes très ouverts dans l'intérêt de notre pays.

10:24
Invité

Quand vous parlez de financer ce système de retraite, vous pensez à quoi ? À force ouvrière même, on parle des exonérations de charges sur les hauts salaires, on va dire,

10:34
Jean-René Cazeneuve

On a ouvert ce débat, je vous rappelle. On a ouvert ce débat. Donc, nous, on n'y est pas favorable. Parce que, vous voyez bien qu'on est dans une crise économique, aujourd'hui, lourde. Ce n'est pas le moment de charger les entreprises et d'augmenter leurs charges. On voit bien que, hélas, le chômage est en train de remonter légèrement, en train de remonter. Donc, pour moi, ce n'est pas la bonne piste. Sauf que ce que dit force ouvrière, c'est... Vous pensez à quoi ? Écoutez, on a plusieurs mois pour trouver les pistes qui pourraient satisfaire. Ça fait 10 ans que les entreprises

11:00
Invité

ne contribuent plus aux retraites. C'est ça qu'ils disent à force ouvrière.

11:02
Jean-René Cazeneuve

Non, ce n'est pas vrai. Vous savez, quand vous prenez les charges salariales et les charges, aujourd'hui, patronales ou les cotisations, c'est de l'ordre de 800 euros par français et par mois ce que nous payons pour les retraites de nos anciens, pas pour les nôtres. Bon, donc, il faut faire attention à dire qu'on ne contribue pas. Donc, non, non, mais on ne va pas ouvrir le débat. C'est un sujet extrêmement compliqué. Nous ne pouvons pas, aujourd'hui, parce que notre système reste difficitaire, donc nous ne pourrons pas suspendre cette réforme comme ça du jour au lendemain, c'est techniquement faisable.

Maintenant, il a ouvert ce sujet et c'est très bien et c'est une forme d'ouverture et j'espère que les sociétés vont saisir. Et vous, ça vous va. Absolument.

11:41
Présentateur

On aimerait parler de Mayotte avec vous, Jean-René Cazeneuve, avec ce bilan revu à la hausse, 35 morts, 78 blessés, à peu près 200 personnes ont manifesté hier à Marseille avec un sentiment d'abandon par l'État de cette île française. Vous leur répondez quoi, ce matin ?

11:56
Jean-René Cazeneuve

D'abord, j'ai une pensée, évidemment, comme tous les Français, de solidarité avec ce département français qui a souffert un cataclysme exceptionnel. Je crois que tous les moyens de l'État sont en train de se mettre en place très rapidement pour un certain nombre d'entre eux. Maintenant, d'autres, c'est un peu plus long à partir de la Réunion, à partir de la France. Donc, il y a des ponts humanitaires qui sont en train de se créer pour apporter à la fois des équipements et aussi de la rupture. Donc, je pense que l'aspect urgence, non, ils ne sont pas abandonnés. Le Président de la République est allé tout de suite. Donc, ils ne sont pas abandonnés. Il y a des mesures d'urgence.

Maintenant, la question plus complexe, c'est effectivement comment on permet à ce département, nous sommes en France, de rattraper le niveau de développement que le niveau attendu dans un pays comme notre pays et là où il y a aujourd'hui un écart. Alors certes, ils ont un développement qui est bien supérieur aux pays qui sont autour d'eux, mais ça ne suffit pas et on voit bien que ce soit au niveau hospitalier, que ce soit au niveau de l'infrastructure, au niveau de l'accès à l'eau, au niveau du logement, il y a encore beaucoup de choses à faire. C'est l'objet d'une loi spécifique.

13:07
Invité

Un mot sur cette enquête de nos confrères du Monde qui fait beaucoup réagir et qui attribue à Emmanuel Macron des propos que la gauche qualifie de racistes. Le problème des urgences hospitalières, c'est que c'est rempli de mamadou. Vous l'avez déjà entendu tenir ce type de propos ?

13:20
Jean-René Cazeneuve

Non, jamais. Je suis très surpris. D'ailleurs, l'Elysée a démenti Et le monde a confirmé ? Ce propos. Le monde aujourd'hui n'est quand même pas très pro-Macron depuis des années et des années.

13:34
Invité

Est-ce que c'est la question ?

13:35
Jean-René Cazeneuve

Je ne commente pas.

13:36
Invité

C'est important. Est-ce que c'est la question ?

13:37
Jean-René Cazeneuve

Non, non. De remettre en cause une enquête qui est sérieuse d'un journal sérieux ? C'est un journal sérieux que je lis, mais je constate simplement au passage. Moi, je ne peux pas commenter des propos de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours. Vous doutez

13:53
Invité

qu'il les ait prononcés si c'est écrit ?

13:55
Jean-René Cazeneuve

Oui, bien sûr. Je doute qu'il les ait prononcés. Oui, bien sûr. Parce que souvent, ce sont des propos interpersonnels qui les a prononcés si ce n'est pas lui. Donc, qui les a reportés ? Je veux dire. Non, franchement, non, non. Moi, je connais l'homme. Ça n'est pas ce qu'il pense et je n'imagine pas qu'il ait dit ça.

14:14
Présentateur

Jean-René Cazeneuve, le procès Pellicot avec la condamnation de tous les co-accusés de Dominique Pellicot pour avoir violé sa femme qui était préalablement droguée. À titre personnel, que retenez-vous de ce procès ?

14:27
Jean-René Cazeneuve

Il y a eu, si vous permettez, deux procès cette semaine qui honorent notre pays et qui honorent la justice. Deux procès exemplaires magnifiques. Le premier sur Samuel Paty avec des peines exemplaires qui disent, et je pense que c'est extrêmement important. Jusqu'à saison de réclusion criminelle. Oui. que les mots ont leur importance. Que l'appel à la violence a une importance et qu'on ne peut pas comme ça impunément appeler à la violence et j'espère que ça va résonner dans les têtes de beaucoup de personnes. Et puis sur Mazan, on a salué le courage extraordinaire de cette femme qui... J'espère que là aussi il y aura un après Mazan, une conscience que... Vous le pensez ?

Ah oui, je l'espère et je le pense. Beaucoup d'hommes sont secoués par ce qui s'est passé. Nous ne l'identifions pas, évidemment, mais beaucoup d'hommes sont marqués. C'est-à-dire où commence l'importance du consentement, les questions sur le consentement qui vont se poser probablement dans notre loi dans les prochains mois. Il faut des actes

15:33
Présentateur

justement maintenant. C'est ce que réclament les associations.

15:35
Jean-René Cazeneuve

Oui, oui. Après, moi, je ne suis pas juriste et c'est très spécifique. Certains vous disent aussi qu'aujourd'hui, la loi permet d'eux mais il faut aller plus loin. On voit bien que ces drames s'appellent aussi. Tous ces viols aujourd'hui qui ne sont pas condamnés, qui ne passent pas devant la justice, qui sont tues par les victimes. Donc je crois que c'est aussi un appel et j'en suis très heureux à ce que la parole se libère une fois de plus et que les femmes soient crues.

15:57
Invité

Ça veut dire qu'on n'entendra plus un président de la République dire que Gérard Depardieu rend fier à les Français ?

16:03
Jean-René Cazeneuve

Là aussi, c'est un propos malheureux qui n'était pas...

16:06
Invité

Ça, c'était sur un plateau.

16:07
Jean-René Cazeneuve

Oui, oui, c'est un propos malheureux. C'est pour ça que je vous dis que c'est un propos malheureux qui n'était pas adapté au moment et qui ne dit rien de la carrière de Gérard Depardieu. Mais effectivement, le comportement de Gérard Depardieu n'est pas acceptable.

16:19
Invité

Est-ce que vous allez jusqu'à soutenir... Ce ne sont pas

16:20
Jean-René Cazeneuve

tous les hommes non plus.

16:21
Invité

Est-ce que vous allez... On est d'accord, mais puisqu'on en parle, vous soutenez l'appel d'un certain nombre de personnalités parlementaires, anciens ministres qui demandent au président de la République de suspendre la Légion d'honneur de Gérard Depardieu le temps de l'enquête ?

16:32
Jean-René Cazeneuve

Peut-être qu'il faut suspendre... Mais excusez, oui, je pense que... Là, on ne peut même pas parler de présomption d'innocence parce qu'il y a des preuves quand même qui sont tangibles. Il y a des éléments très concordants et donc je pense que ça mérite effectivement qu'on regarde. Qu'on suspende.

16:45
Locuteur

Qu'on suspende.

16:46
Présentateur

Merci, Jean-René Cazeneuve, député Renaissance, d'avoir été avec nous ce matin pour ce 830. Merci Bérangère Bont. Merci.

Nouveau gouvernement : "Une deuxième censure serait cataclysmique pour notre pays", affirme le député macroniste Jean-René Cazeneuve — Jean-René Cazeneuve · Pourquijevote