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interviewPublic Sénat· 18 février 2026 45 min

Mort de Quentin: la violence politique percute les municipales

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sence Public.

Vous connaissez la promesse de l'émission donner du sens à l'actualité et aux crises que nous traversons grâce à nos experts et aux journalistes de la rédaction de public Sénat. Et voici le sommaire de ce 18 février, l'enquête sur le lynchage de Quentin de Rang jeudi dernier à Lyon parmi les 11 personnes interpellé. Deux assistants parlementaires du député insoumis Raphaël Arnaud, cfondateur de la jeune garde.

Quelles sont les conséquences politiques pour LFI ? À quel point ce lynchage peut-il impacter la campagne des élections municipales ? Les autres formations de gauche vont-elles renoncer à d'éventuelles alliances de second tour avec les insoumis ?

On en débat dans une minute. Et puis dans la seconde partie de ce sens public, la purge menée par Xinping dans l'armée chinoise, le chef d'étatmajor Limogé, une reprise en main qui inquiète le voisin taïwanais. Que les changements au sein de l'armée chinoise se traduisent par des risques accrus pour Taiwan dépend en fin de compte de notre propre niveau de préparation et de la crédibilité de la dissuasion que nous mettons en place avec nos partenaires.

C'est là l'élément clé. Comment expliquer une telle purge cache-t-elle forcément une invasion possible de Taiwan, une nouvelle menace ? Les États-Unis de Donald Trump sont-ils un allié fiable ? une plongée dans l'appareil militaire chinois que l'on vous propose dans tris qu4 d'heure.

Vous pouvez réagir grâce à notre QR code sur cette menace chinoise mais aussi sur les élections municipales percutées de plein fouet par les méthodes de la jeune garde antifasciste Gaspar Bunel. Après l'Assemblée nationale, c'est au tour du Sénat de faire une minute de silence. Comment ?

Oui. Comment ? Ce qui doit rester dans le cadre du débat d'idée.

Comment peut-il conduire à une telle tragédie ? L'instant de recueillement fini. Le temps des accusations continue. 4 jours après la mort de Quentin de Ran.

La France insoumise cristallise toutes les critiques. LFI est né dans la violence avec cette formule désormais célèbre prononcée en 2012, tout conflictualisé et LFI mourra de la violence au fur et à mesure que la lumière sera faite sur l'incroyable proportion de délinquants au sein de ses députés. Le gouvernement accentue également sa pression sur les députés LFI alors que deux assistants parlementaires du député Raphaël Arnaud sont suspectés d'avoir participé au meurtre de Quentin.

Ça va être l'honneur de la France de ne jamais plus s'allier avec un parti qui prend des propos antisémites et qui dit que la jeune garde et sont leurs amis et permettent de tuer dans les rues de Lyon et d'ailleurs à gauche. Les anciens alliés de Mélenchon se font également entendre. Après Raphael Gluxman, c'est au tour de François Hollande de tenir pour responsable les insoumis.

Ils dénoncent leur proximité avec les militants antifascistes. La première responsabilité depuis des mois, c'est d'avoir accepté d'avoir un lien avec un groupe, en l'occurrence la jeune garde qui fait du combat physique son but et sa méthode. Le patron du Rassemblement national va même plus loin et appelle à faire un front républicain contre la France insoumise.

L'extrême gauche n'a pas seulement créé le désordre dans notre pays, elle a tué. Et moi, j'appelle aujourd'hui et notamment en vue des futures élections municipales, présidentielles et législatives à mettre en place un cordon sanitaire contre ce mouvement politique qui est aujourd'hui sorti totalement de la République. Une pression qui s'accentue également dans la rue.

Outre les dégradations commises contre de nombreuses permanences LFI, le siège du parti a été visé par une alerte à la bombe ce matin. Les occupants ont dû être évacués. Quand la violence politique percute les municipales, c'est le thème de notre débat.

J'accueille Michel Veviurka. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes sociologue, auteur de Ouva la France.

C'est aux éditions de l'aube Valérie Gaz, bonsoir et bienvenue. Vous êtes chef du service politique de RFI, Stéphane Zoomsteek. Bonsoir.

Bienvenue à vous aussi. Directeur du département politique et opinion à l'institut de sondage Ipsos BVA, Jean-Sébastien Ferjou. Bonsoir, bienvenue directeur du site Atlantico et éditorialiste pour sens public avec cette information qui est peut-être Michel Vivorka la principale information de du jour sur l'enquête euh deux des assistants parlementaires du député insoumis Raphaël Arnaud plus un ancien stagiaire euh donc Raphael Arnaud confondateur de la jeune garde qui font partie des personnes interpellées.

Ça ne présuge pas de leur éventuelle responsabilité dans ce qui s'est passé à Lyon. Mais la question qui se pose, c'est la question d'un affaiblissement ou pas d'ailleurs de la France insoumise avec cette affaire. Votre avis ?

Faut être toujours prudent. D'abord, on ne sait pas tout de l'enquête encore. On ne sait pas exactement ce qui s'est passé encore.

Il y a eu apparemment au moins deux ou trois étapes distinctes. On ne sait pas qui était en face de la fameuse zone garde. Enfin bref, il y a encore des choses qui méritent d'être examiné.

Mais enfin à ce stade, deux choses sont claires, je pense. La première, c'est qu'il y a un lien réel entre la jeune garde et la France insoumise. On a vu sans arrêt sur vos écrans et sur d'autres des images de Jean-Luc Mélenchon euh les croisants, de ce députés, de ses assistants.

Il y a un lien, il y a un lien. Et le deuxième point, c'est que tout ceci arrive à conforter, si je peux dire, les images sulfureuses de la France insoumise. C'est-à-dire que voilà une formation qui s'est fait remarquer chez un certain nombre de ses dirigeants par son antisémitisme.

Voilà, une formation qui n'a pas aidé, j'avais le dire prudemment, à la sérénité à l'Assemblée nationale et et qui a c'est peut-être là où encore les choses sont encore plus, je pense qui a introduit dans le débat public une certaine violence verbale qui n'est jamais forcément extérieure à d'autres formes de violence. Et donc ça va mal pour elle, mais ça veut pas dire qu'elle va s'affaiblir. J'ai le souvenir de Jean-Marie Le Pen au moment euh d'une part de la mort, c'était il y a très longtemps bien sûr, au moment de la mort d'un jeune, je crois marocain euh à l'occasion d'un de ses meetings un 1er mai je crois que des skinhead ou néonazie avaient balancé dans la scène.

Bon, ça n'a pas affaibli spécialement le rassemblement national à l'époque le Front National. J'ai le souvenir plus un peu plus proche de nous de Carpentra où il a été profanation du cimetière juif de Carpentra exactement en 9 où le Front National a été massivement accusé d'ailleurs à tort d'ailleurs à tort il faut le dire et un peu vite par bien ent mais tout le monde s'est jeté un peu comme aujourd'hui tout le monde se jette sur la France insoumis ça n'a pas empêché c'était son évolution historique donc ce qui va se passer pour la France insoumise et au sein de la France insoumise ça veut pas dire nécessairement Hiss oui, on on y reviendra. Euh Valérias, il y a quand même ce euh enfin, on a le sentiment que toute la campagne là, en tout cas le traitement national de la campagne des municipales se concentre sur sur cette affaire et sur la responsabilité morale.

C'est le terme employé par pas mal de personnalités politiques de la France insoumie. Oui, parce que la question qu'on se pose tout de suite, c'est et les alliances à gauche euh et il y a toujours eu la France insoumise, c'était un peu euh le le le caillou dans la chaussure de la gauche, les liens avec la France insoumise, le Parti socialiste, les écologistes. Déjà avant même cette affaire euh s'était remis en cause depuis euh l'alliance électorale des élections législatives de 2024.

Euh donc là forcément tout le monde se projette, d'autant que cette fois-ci au municipal, la France insoumise avait une stratégie un peu plus offensive, présenter plus de liste que d'habitude, avait des ambitions euh et pouvait dans certaines villes représenter euh un danger pour les listes de gauche euh s'il y avait pas alliance. Et donc tout le monde entretenait un espèce de de flou, ne se prononçait pas trop. Mais là, ça va être difficile de parler d'alliance de même de second tour avec la France insommise dans un contexte comme celui-ci.

Donc forcément ça peut avoir un impact sur les municipales. Après, pas forcément euh totalement négatif, euh on peut penser à Paris euh Emmanuel Grégoire. Voyez la liste de Sopia Chikirou, de la France insoumise le menacé avec le danger de passer les 10 % et de se maintenir au second tour.

Peut-être que cette affaire, si ça ça lui fait perdre quelques points pourrait faire du coup les affaires d'Emmanuel Grégoire. Donc c'est très difficile quand même de savoir comment quel va être l'impact. Il y a un il va forcément y avoir un impact mais c'est je pense que ça va peut-être pas être national mais qu'il va y avoir des répercussions un peu au cas par cas et peut-être pour essayer de l'évaluer Stéphan Zek c'est un impact il faut un peu se concentrer sur le le socle électoral de LFI.

Comment on peut le décrire ce socle électoral ? Si on prend la dernière mesure un peu pure, c'est-à-dire les élections européennes de 2024 où toutes les formations politiques avaient présenté sa propre liste. Manon Ari avait obtenu 10 % des voix.

C'est à peu près aujourd'hui le capital électoral des insoumis en France. C'est pas la même chose que le capital électoral de Jean-Luc Mélenchon, 22 % 2 ans avant évidemment ça n'a rien à voir. Deux choses totalement différentes.

Est-ce que tout cela va avoir un impact auprès de cette base ? Moi, je ne pense pas. Est-ce que ce qui s'est passé et les révélations successives et encore il faut être très prudent évidemment sur les termes clon emploi va contribuer à dégrader encore davantage l'image du parti auprès de l'ensemble des Français ?

Oui, aujourd'hui l'image des insoumis est très dégradé. On reviendra sur l'image générale sur le socle électoral. Est-ce pour autant que ce que que cela aura un impact sur ces 10 % sur ce SOC sur cette base électorale ?

Je reprends les mêmes les mêmes exemples que vous donniez sur Jean-Marie Le Pen et le Front National à son époque. Moi je ne pense pas je ne le pense pas parce que c'est un électorat jeune urbain mobilisé pas forcément radicalisé d'ailleurs he mais mobilisé en tout cas qui vote insoumis parce qu'il ne s'imagine pas voter autre chose. Ce sont des gens qui soit s'abstiennent soit votent insoumis.

Donc je pense qu'il n'y aura pas d'impact électoral au soir du premier tour majeur. D'abord parce que les insoumis sont historiquement faibles dans les municipalités. Ils n'en l'ont pas ou quasiment pas.

Ils n'ont pas de grandes villes à perdre. Leur seul leur seule ambition d'être le plus de nuire le plus possible aux autres listes de gauche. Ça a été bien exprimé par Jean-Marie Le Pen dans ces mythiques.

Jean-Sébastien Ferou. Oui, sans doute ça aura peu d'impact sur le nombre d'électeurs de la France insoumise. En revanche, moi je pense ça peut avoir un vrai impact sur les différentiels de mobilisation.

C'est-à-dire qu'il peut y avoir des gens qui ne se seraient pas déplacés, qui là peuvent aller voter ostensiblement contre la France insoumise parce que ça marche aussi comme ça le résultat le résultat d'une élection. Et la vraie question, elle est celle, je crois que vous souleviez les alliances à gauche et on voit bien qu'il y a un peu deux lignes OPS en quelque sorte, celle d'Olivier Fort qui est dans une forme peut-être de takia en quelque sorte au sens où il se dit depuis la meute, depuis ces affaires-là, le réflexe du votre utile ne pourra plus au sens large se porter sur la France insoumise mais il y a toujours cette envie de gagner qui est présente à gauche et donc il faut que nous récupérions une partie de l'électorat insoumis. Donc il faut pas le prendre frontalement.

Et puis il y a une ligne plus François Hollande plus Raphaël Gluxman qui est plus sur un terrain différent. À force de perdre notre âme, nous perdrons toute capacité à gagner les élections. Laquelle de ces deux lignes là l'emportera-t-elle non pas au municipal mais pour la stratégie des présidentiel ?

Bien malin en l'état qui est capable de dire parce que évidemment on est à 1 an des présidentiels et et cet enjeu, il est dans toutes les têtes. On y reviendra mais je voudrais quand même vous vous entendre. On on repassera du temps sur la question des alliances si vous voulez bien.

Mais dans dans notre sujet d'ouverture, on a entendu un extrait de la réaction de de Jordan Bardella qui propose un front républicain anti LFI. On est quand même dans un retournement à minima sémantique. Michel Borka, votre avis là-dessus ?

Ah ben écoutez, c'est stupéfiant, ça devient un parangon de vertu, hein. Ça devient un modèle de vive la République, vive la laïcité, vive la démocratie, vive la propreté en politique et cetera. Euh et ce qui est très impressionnant aussi, c'est que actuellement que l'on entend témoigne une sorte de convergence dans les discours de la droite et de l'extrême droite.

Et par conséquent, on a le sentiment que cette affaire-là, c'est l'occasion de dire comme vous venez de le rappeler, on est les vrais républicains, c'est nous. Quand je pense que ce sont les petits arrièpitsfils des antidréfusards, les petitsfils de Charles Moras et de Pétin euh et les fils de l'Oas et cetera, ça fait un drôle d'effet et par conséquent je pense que ça ne peut pas être aussi clair que ça, aussi net que ça et ce qui m'étonne, c'est de voir euh comment dirait Oui. La droite lisser un peu les aspérités qui pourraient la séparer encore de ce discours du Rassemblement national.

Il y a quelque chose d'un petit peu artificiel dans tout ça et mais c'est vrai qu'elle est fille est en train de devenir et Jean-Luc Mélenchon le nouvel épouvantail. Donc ça ça se rejoint d'une certaine il y a quelque chose de différent quand même. Il y a une forme de poids de mesure parce que bien sûr le rassemblée national est l'héritier de ce que vous venez euh de décrire.

Enfin, on voit bien que toute la droite depuis 1945 passe en gros son temps à s'excuser de ce qu'elle est. Alors que dans la mesure, il n'y a pas eu de décommunisation en quelque sorte, contrairement à la dénaasification, euh ben la gauche euh elle continue à se glorifier de ce qu'elle a toujours été en faisant totalement abstraction des crimes qui ont été commis en son nom et des dérives qui ont été commises en son nom. Et ça trouble profondément le jeu démocratique français.

Parce que la question n'est pas il y en a-t-il un qui est plus vertueux ou pas que l'autre ? C'est pourquoi portons-nous un regard différent sur des actes comparables ? Un mot de réponse Michel.

Oh ben écoutez, on est dans un processus de droitisation de toute la société. passé d'une façon, mais il y a une droitisation de toute la société et en plus une carence totale à gauche de leadership politique fort, c'est-à-dire en dehors de de la de Jean-Luc MAchon, il y a aucun leader qui s'impose, il y a aucun euh comment dirais-je discours fort qui se met en place. Et donc il y a aussi ce côté que je dirais même presque tétanisé, fragilisé en tout cas de la gauche.

On est donc dans une situation où le vent souffle dans un certain sens autour de ce front républicain inversé Stéphan Zubsteek, il faut peut-être, vous avez commencé à le faire tout à l'heure, mais expliquer ce que Alors là, on parlait du socle électoral de LFI. Là, je voudrais que vous nous disiez comment la les Français en général perçoivent Jean-Luc Mélenchon et la France insou. Oui, ce que je vous disais ces dernières ces dernières années, c'est pas ça ne date pas d' il y a quelques semaines, ça ne date pas de ce drame évidemment, c'est c'est presque vieux maintenant politiquement, ça date d'avant la dernière élection présidentielle.

L'image des insoumis s'est spectaculairement dégradé du parti de la formation politique dans l'enquête fracture française qu'on réalise tous les ans à BVA saisi école d'ingénieur vous avez aujourd'hui 2/3 des Français qui nous disent que les insoumis que le parti ADFI est un parti dangereux pour la démocratie et autre dimension qui est un parti qui attise la violence et ce qui est intéressant et le disoin du rassemblement national aujourd'hui c'est ça et c'est ça sans doute le plus intéressant que l'image se dégrade est un fait il suffit de voir les évolutions mais on voit bien Jordan Bardella il boit du petit lait aujourd'hui évidemment vousz avec la moitié des Français qui considèrent que le Rassemblement national est toujours un parti dangereux pour la démocratie ou un parti qui attise la violence la moitié 2/ tiers vous voyez que les cas est fort et tout ça ne fait qu'accélérer le processus d'institutionnalisation et de respectabilisation du Rassemblement national parce que quand vous n'êtes plus le parti le plus dangereux et bien vous n'êtes plus un parti dangereux quelque part et et tout ça quelque part anesthésie un peu y compris une partie des Français qui n'aiment pas le Rassemblement national qui n'aiment pas Jordan Bard mais qui se disent après tout ces gens-là ne sont pas ce qu' ce qu'était le Front National et ce qu'était Jean-Marie Le Pen et tout ça finit par avoir un gain électoral à un moment donné et permis d'expliquer et et sûrement probablement en tout cas au municipal il faut pas oublier que le rassemblement national après la dissolution aux élections législatives était en passe de remporter ces élections législatives et pourquoi n'a-t-il pas remporté les élections parce qu'il y a eu ce fameux front républicain euh LFI comprise euh et et qui et qui a a permis d'inverser qui a permis d'inverser la vapeur. Donc Jordan Bardella aujourd'hui dit, "Regardez, on a été la victime de son point de vue du Front républicain. On n'est pas au pouvoir aujourd'hui parce que parce que les partis de gauche et du centre et de droite ont décidé de s'allier contre nous avec LFI.

Regardez ce qu'est réellement LFI aujourd'hui. Il y a des personnalités centristes notamment qui disent on le referait peut-être pas mais ils le referont certainement pas. C'est un vrai débat maintenant.

Et d'ailleurs, on a vu les sorties de Géraldmanin qui est monté très fort sur la France insoumise, a été un des premiers d'ailleurs avant même le Rassemblement national à taper sur les liens entre la jeune garde et la France insoumise mais en même temps et Gratignan Gabriel Atal qui était à l'origine de de cette de cette entrée du bloc central et et de Renaissance dans cette alliance contre le Rassemblement national en 2024 qui ne plaisait pas à tout le monde. On est passé du Nini au front républicain contre le RN. Alors Michel Vivorca et ensuite Jean-Sébastien, je reviens vers je veux dire juste un mot sur les orphelins du vieux Front National, ils existent.

Je veux dire qu'il y a toute une partie de leur électorat qui reste profondément raciste et certainement au moins en partie antisémite. Il y a toute une partie de leur électorat qui reste ultra si je peux dire. Ces gens qui se mobilisaient, je me rappelle plus, jour de colère, c'est ça la manifestation vers 2000.

Ils ont pas disparu ces gens-là, ils se sont pas évaporés. Et donc aujourd'hui, oui, euh tout va bien pour le Rassemblement national. Je pense que un jour ou un autre ressurgiront euh tous ces éléments sulfureux, disons qui ne se reconnaissent pas dans ce que devient ce parti.

Donc, on est en dans un moment très singulier. Voilà, c'est ce que je pense c'est que c'est un moment singulier où la vertu est du côté de la droite classique et du centre peut-être et du Rassemblement national jusqu'au jour où d'autres événements, d'autres prises de conscience, d'autres d'autres discours apparaîtront. Une deuxième remarque très brève, très brève, pardon.

Ce qu'on a aussi compris récemment de ce qu'est la France insoumise, c'est que ça n'est pas un parti. Ça n'est pas un parti. Il y a je je crois même que juridiquement il y a il y a pas d'adhérents, il y a pas d'organisation, il comment c'est une association adhération et donc brusquement ce qui donnait l'image d'un parti organisé où on débat pas du tout.

Oui. D'ailleurs, il y a une question de Sylvie qui nous écrit devant quel impact à la mort de Quentin au sein du groupe LFI ? Est-ce qu'il y a des tensions, des divergences qui apparaissent ?

Est-ce que cette crise va fragiliser ou renforcer le groupe ? Vous répondez en partie à la question en disant que en tout cas ceux qui sont restés à la France insoumise pour l'instant ils font ils font bloc. Vous vouliez intervenir Jean-Sébastien ?

Parce que moi je suis pas certain que les choses aillent si bien que ça pour le Rassemblement national. Je ne crois pas qu'ils aient perdu à cause du Front républicain. Ça a joué incontestablement.

Ça leur a fait perdre peut-être 60 circonscription mais ils auraient été à 200 220 sièges. De toute façon, ils n'auraient pas eu de majorité certainement pas absolue et pas relative non plus. Ça leur a fait perdre incontestablement des sièges.

Mais c'est parce qu'il y a un doute sur sa capacité à gouverner. aussi bien par rapport à son histoire. Mais je pense que les Français ne portent pas sur la Rassemblement nationale le même regard que peut-être les élites avec un regard plus ancré euh dans l'histoire du côté des élites et les Français qui regarde plus à hauteur de sur un marché politique où on se sent très orphelin de représentation qui peut peut-être prendre en compte nos désidérat et là où le Front National même s'il progresse sur ce terrain-là euh pâtie de la situation c'est sur sa compétence parce que moi je retiens l'entre de tours de la législative partielle en haute sa voie le Front républicain il peut fonctionner quand même encore un peu. garder les républicains ont gagné quasiment 40 points entre l'entre de tours justement euh face à un candidat UDR ce qui montre qu'il peut y avoir une partie des électeurs de gauche qui se reportent quand même sur des candidats pour faire barrage au rassemblement rappelle que l'UDR c'est le parti d'ÉC donc pour que parce qu'il y a tellement de sigles maintenant qu'on peut parfois un petit peu s'y perdre cet après-midi au Sénat le ministre de la justice a proposé de travailler sur une loi instituant des peines d'inéligibilité pour ceux qui incitent à la violence écoutez je souhaite que dans le débat parlementaire que nous ayons ensemble, nous puissions réfléchir également à ce que toute personne encourageant et étant condamnée par la justice pour ça bien évidemment à la violence à la violence physique en raison des idées, en raison d'une ethnie, en raison d'une religion et je pense notamment aux attaques contre nos compatriotes juifs puissent également avoir une peine d'inégibilité pour que jamais des gens d'ultra gauche ou d'ultra droite puissent être naïvement, si j'ose dire, acceptés dans des rangs de formation politique et que plus jamais, en effet, ni dans nos délibérations locales, ni à l'Assemblée nationale, ni au Sénat, nous ayons des gens qui jouent contre la République à l'intérieur de la République.

Alors, ce sera le travail des législateurs, des parlementaires Michel Vivorka. Mais définir ce qui est violent ou pas, est-ce qui est si simple d'une certaine ? Ah bah, enfin, la violence, elle peut être objective, il a tué, il a blessé et puis elle est aussi ce que nous considérons comme étant la violence.

Et là, on rentre dans la subjectivité. Mais alors là, il y a moi, je je suis stupéfait de d'entendre ce ce genre de de vision des choses parce que finalement ça revient euh ça revient à dire "Nous allons en légiférant empêcher la violence". Le problème il est pas là.

Le problème c'est que la démocratie théoriquement doit traiter de ce qui sépare les uns et les autres démocratiquement sans violence et qu'en ce moment ça se fait pas ou ça se fait mal. Donc il y a de la une crise si vous voulez dans toutes sortes de domaines. Un jour c'est à l'école, un autre jour c'est le trafic de de stupéfiant, un autre jour c'est en politique et cetera.

Et donc dire on va régler ça, je pense même que c'est contre-productif. Ça va donner l'image d'une classe politique encore plus à côté de la plaque. Voilà ce que je crains avec ce genre de de mesure parce que on ne règlera pas toutes ces violences qui existent dans notre société en en prenant ce genre de mesure et et par conséquent je pense que euh on ne se dirige pas dans la bonne direction.

Alors, on parlait de de réaction politiques. Je pense que toutes les réactions politiques dans les matinales tournent autour de ce qui s'est passé euh à Lyon. À droite, par exemple, Rachid Adati, elle surf aussi sur cette actualité.

Ce matin, elle était chez nos confrères d' RTL et elle attaquait toute la gauche au-delà des insoumis. On pointe Jean-Luc Mélenchon et d'autres, mais toute la gauche est concernée. Le nouveau Front populaire, je vous invite à regarder quels étaient les leur soutien.

Ils ont tous été élus avec le soutien de la jeune garde. C'est sur leurs affiches et sur leur site. Donc moi, je veux bien qu'on puisse cibler évidemment euh uniquement et les filles, mais c'est et les filles, mais c'est plus large que ça.

Est-ce que quelqu'un a interrogé monsieur Grégoire si ça l'a pas gêné d'être élu ? Est-ce qu'ils ont dénoncé est-ce qu'ils ont dénoncé euh justement l'implication de la jeune garde et et cette mouvance ? Est-ce qu'ils l'ont dénoncé ?

Il ne la dénonce pas parce qu'elle leur sert à rester et sauver leur siège ou leur mandat. C'est inacceptable. Est en campagne à Paris, elle attaque son principal opposant.

C'est c'est logique, mais il y a quand même un fond de vérité, Valérias, parce qu'il y a les condamnations ou les prises de parole à gauche sont pas forcément les les mêmes que discrètes. Alors pour certains, il y a effectivement un Raphaël Luxman ou un François Hollande qui on écoutera pour l'ancien président de la République tout à l'heure mais sinon il y a un peu de discrétion quoi ou un embar d'ailleurs ils sont ils sont embêtés parce que prendre partie frontalement et dénoncer les liens de LFI avec la jeune garde dénoncer le la responsabilité morale de LFI c'est en effet on parlait de ce sole d'électeurs qui restera indéboulonnable derrière Jean-Luc Mélenchon mais c'est c'est leur dire à eux aussi ben finalement ne votez pas pour nous puisqu'on n'est pas d'accord et ça ils hésitent à le faire. Du coup, ben oui, à gauche, il y a un petit peu on n pas beaucoup entendu Marine Tondelier qui est souvent pronte à beaucoup réagir.

Voilà, Olivier Fort aussi n'a pas été n'a pas été très présent. Il y a évidemment une forme d'embarras. Alors, c'est vrai que là, on entend Rashidati, elle elle sent elle sent le filon euh naturellement comme vous le disiez, elle fait elle fait campagne et elle essaie de de mettre Emmanuel Grégoire dans dans tout ça parce que à cause des liens euh supposé mais alors là, elle va quand même très très très loin.

Elle va très très loin et je suis pas sûr, Stéphan Z que toute la gauche puisse nuire ou enfin, vous voyez ce que je veux dire de de ce qui s'est passé à Lyon la semaine dernière. La ficelle est un peu grosse me sembleil quand on écoute Rachid mais comme vous l'avez fort justement dit elle électorale et que les choses se tendent au fur à mesure qu'on approche mais pour revenir sur ce que vous disiez sur ces relations à gauche moi je pense vous parliez d'embarras d'une partie de la gauche des écologistes et d'une partie du parti socialiste autour d'Olivier Fort gauche le reste de la gauche a peur peur politiquement j'entends bien pas peur physiquement de Jean-Luc Meninchon et des ins peur physiquement certains le disent en privé peut-être ça je voilà moi je parle de de de la capacité de nuisance politique que Tar c'est Jean-Luc Mélenchon. Oui.

Lors d'un scrutin présidentiel en as en asphixiant comme il l'a fait à deux reprises les les autres candidats de gauche parce que c'est quand même une formidable réussite. Jean-Luc Mchon c'est 22 % des voix lors du de la dernière élection à incarner le vote il y avait pas 22 % d'insoumis dans l'électorat à ce moment-là. Ce sont des sociaux-démocrates, des gens qui votent classiquement à gauche pour des partis de gauche modéré qui se sont rallés derrière sa sa bannière.

Ils ont peur de ça, de sa capacité à leur faire mal, notamment lors du prochain scrutin présidentiel parce que comme vous le disiez pour l'instant, personne n'émerge à part Jean-Luc Mélenchon à gauche. Il y a quand même un déficit qui n'existe pas à droite. Il y a quand même un déficit de crédibilité sur les les principaux leaders en terme de présidentialité.

Deuxième point, ils en ont peur politiquement encore à l'Assemblée nationale parce que Jean-Luc Mchon est serait totalement capable de dynamiter ce qui a été la NUPES puis le nouveau Front populaire. Ce qu'il joue lui, c'est la campagne présidentielle. Donc faire exploser ce cartel électoral qui n'est pas un accord, c'est pas un programme commun de gauche hein, c'est un cartel électoral qui s'est retrouvé autour de la formidable idée de candidature unique.

Si les insoumis décident de faire sauter cet accord la prochaine fois, que resterait-il en terme de de députés ? Personne ne le sait mais ça pourrait très très mal se passer pour cartel est quand même déjà mal en point. Oui, effectivement.

Alors, vous allez pouvoir prendre la parole dans un instant, mais j'apporte un élément au au débat, c'est la réaction de François Hollande, on l'a évoqué plusieurs fois depuis depuis le début de de nos échanges. Il était ce matin chez le confrère de de BFM et alors il se projette au municipal évidemment, pas d'alliance mais aussi il va effectivement jusqu'à la présidentielle capter ce vote utile. C'est ça l'enjeu pour le les scrutins municipaux.

Il ne peut pas y avoir au premier tour, c'est déjà établi, au deuxème tour, il ne peut pas y avoir d'alliance entre les socialistes ou formation de la gauche réformiste et fill. C'est clair pour le scrutin présidentiel. Tout doit être fait pour que dans ce qui va être la grande confrontation électorale, la gauche réformiste soit là au rendez-vous et présente au 2e tour de l'élection présidentielle.

Et Jean-Luc Mélenchon n'y a pas sa place. Question de Philippe qui nous écrit de Beauvet. Est-ce que les socialistes pourraient profiter de ce drame pour se détacher de LFI, récupérer des voies au municipales ?

Le détachement effectivement ce que vous disiez Valéri Gas, il il n'a pas attendu ce qui s'est passé à Lyon. Il est il est en cours. Michel Vivorka, vouliez intervenir ?

Ah oui, d'abord je voulais dire François Hollande est dans les starting blocs pour la présidentielle. C'est très clair. Je crois que ça ça ne fait aucun doute.

Maintenant, j'essaie de faire des de réfléchir quel scénario pour dans un peu plus d'un an, donc pour la la prochaine présidentielle. Et je me dis si vraiment le scénario c'est Jean-Luc Mélenchon en position forte mais sur sa base, pas sur le reste. Ensuite, une gauche qui n'a pas su se doter d'un véritable leadership qui entraînerait, qui mobiliserait et cetera.

Alors ce que je pense c'est que un certain nombre d'électeurs, moi j'entends des gens autour de moi qui parlent comme ça vont dire "Ce qui contrat c'est pas le 2e tour, c'est le premer tour et une bonne partie des électeurs de gauche font des calculs du genre. Au premier tour, je voterai pour éviter un deuxème tour Mélenchon, Bardella ou Le Pen. Je voterai pour n'importe lequel des candidats qui semblent plus un peu plus fort que les autes." Un vote utile qui se ferait au détriment de Jean-Luc Mélenchon. raisonnement qu'on commence à entendre.

Et donc ce qui est dramatique pour les gens qui votent à gauche, c'est qu'il y a rien ou ou presque rien. Euh le jugement sur Gluxman a été un peu négatif après sa prestation face à Éric Zemour. Euh François Hollande revient de très très loin et en dehors de de ces deux noms, on voit pas on voit pas grandchose.

Bon, il reste un an, hein, mais effectivement, il va falloir qu'une une figure émerge de ce côté-là. Jean-Sébastien Ferge Oui, mais je suis tout à fait d'accord ce qui vient d'être dit. Ça s'est déjà passé en 2022 parce qu'en 2022, sauf que précisément le vote utile ne s'est pas porté sur le même choix parce que il y a eu des gens, il y a une partie des Français qui voulaient absolument pas d'un deuxème tour Macron Le Pen et une partie des français qui ne voulaient surtout pas d'un deuxième tour Mélenchon Le Pen.

Donc dès le premier tour, ils sont allés à leur vote utile. Ça a fait beaucoup reculer Annie Dalgo, Valérie PCR, EC Zemour, Yannick Jado et d'autres candidats qui ont pati de ce vote utile et je suis assez d'accord avec vous. Et c'est là où il y a deux calculs parce que il y a le calcul du premier tour, il y a le calcul du deuxème et c'est là où probablement Olivier Fortis Lande font un calcul différent.

Il y en a un qui pense j'ai besoin du vote utile et donc des insoumis pour être qualifiés au premier tour et il y en a un qui se dit des électeurs insoumis peut-être de l'appareil. Absolum. Non non mais oui des électeurs nous sommes vous êtes vous faites bien de le préciser c'est ce que je voulais dire et l'autre qui se dit dans un deuxième tour face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen il ne faut pas que je m'alienne les électeurs du centre droit parce que c'est deux dont j'aurais besoin pour être élu le cas échéant face au rassemblement national et on voit bien que ce sont deux stratégies différentes et deux stratégies qui bah ne peuvent pas être départagé en l'état parce que c'est difficile d'apprécier comment l'électro c'est pour ça que ça dépasse même le cadre de la gauche parce que là aussi dans le bloc central et à droite ils sont en train de se dire si mélange n'est plus aussi fort qu'on aurait pu l'imaginer dans la présidentielle.

Il y a un espace. Donc là, il y a un jeu où tout le monde essaie de de se repositionner. Il y a une espèce d'invariance et la présence du Rassemblement national, quel que soit le candidat qui paraît un peu joué d'avance au second tour, mais reste le concurrent qui se retrouvera en face.

Et donc là ça ça peut entraîner euh euh ces problèmes de la France insoumise et cette image dégradée un repositionnement et chacun se dit que c'est le bon moment pour en tirer un petit peu quelque chose. Euh Gérard qui nous écrit de Menton est-ce que le Parti socialiste serait prêt à constituer un un front républicain pour les municipales voir les présidentiels ? C'estàd contre la France insoumise.

He c'est ce qu'on comprend dans ce dans cette question de notre téléspectateur avec une autre question. On est toujours et on va continuer de l'être prudent avant des municipales en disant attention on tire déjà des plans sur la comète avec des des leçons ou des enjeux nationaux. Ce sont d'abord des scrutins locaux.

Là peut-être que on a raison de de se dire que ces municipales vont quoi un peu structurer le paysage politique avant la présidentielle. et et accélérer la rupture qui finira par être définitive. Une rupture qui n'en finit pas de finir entre les insoumis et le reste de la gauche.

Ça a commencé il y a quelques années maintenant et ce n'est toujours pas tranché. Moi, je pense que ces élections municipales en particulier ne sont pas le bon moment pour ce que vous évoquiez comme une sorte de front anti-insoumis que le Parti socialiste pourrait par exemple incarner. Pourquoi ?

Parce que je le disais tout à l'heure, il n'y a pas de ville insoumise. Faire un front républicain, c'est pour les empêcher de garder des villes ou pour les empêcher de gagner des villes. Et alors il y a quelques villes, il y a quelques villes, on parle de Roubé, on parle de Saint-Denis, ce sont des possibilités mais c'est en soit très peu.

D'abord, il n'y a pas de grandes villes aujourd'hui et s'ils en gagnent, ce sera pourrait constituer de belles victoires pour eux parce que ce sont des victoires contre la gauche, enfin notamment Saint-Denis. Donc ça ça aurait une portée évidemment politique et symbolique importante. Mais euh c'est pas ça le le problème.

Je pense que c'est pas le bon moment. Enfin, ce ne sont pas les bonnes élections, elles ne sont pas adaptées compte tenu de la répartition des étiquettes politiques des grandes villes pour qu'il y ait un front anti-insoumis. Révélatrices en terme de sociologie électorale parce que le Parti socialiste, il y a plusieurs partis socialistes, il y a des députés qui ont été élus dans des circonscriptions où ils ont été élus grâce aux voix insoumises.

Olivier Fortit partie de cela. Oui, mais il y a aussi des députés insoumis qui ont été élus grâce au le Parti socialiste a certainement fait une erreur dans la cartographie électorale des investitures au moment de 2000 2024. Oui, déjà 2022 en laissant élire des candidats grâce aux voix des insoumis alors qu'ils auraient pu en avoir à d'autres dans d'autres circonscriptions en étant moins dépendant des donc en étant dépendant.

Je voudrais juste ajouter que les municipales c'est des villages et pas seulement des villes, c'est des campagnes. Moi je je suis dans un petit village Fontaine de Vaclus merveilleux. Mais je peux vous dire que la politique locale n'a rien à voir avec tout ce dont nous parlons.

La politique locale, c'est des choses d'ailleurs intéressantes. C'est comment est-ce qu'on articule le le tourisme un peu envahissant et la tranquillité des habitants. Des questions comme ça, c'est des belles questions.

Mais un village comme celui-là euh est très très éloigné d'avoir à débattre de de ce dont nous parlons. Il y en a ça représente quand même dans t tous les départements là qui sont en inondation, je pense que ça va peut-être beaucoup porter sur l'entretien des digues, l'argent qui a été dépensé, la qualité du soutien du maire pour les habitants sinistrés. Enfin, n'oublions pas ça.

Malgré tout, on parlait front républicain municipal. Ce qui va se jouer, c'est pas en effet d'empêcher beaucoup d'insoumis devenir maire d'une très grande ville et c'est simplement est-ce qu'il va y avoir des négociations à gauche dans l'entre tours. On sait très bien que le soir du premier tour ou à l'inverse à l'inverse un insou qui se maintient peut empêcher par exemple le sortant.

Est-ce qu'il va y avoir des négociations pour que il ne se maintiennent pas ? Et c'est là qu'on va voir les les réalités des uns et des autres. Il nous reste une grosse dizaine de minutes.

Je voudrais qu'on revienne sur la question de la de la violence de ce peut-être d'un cycle de violence qui est en train de s'ouvenir de s'ouvrir. On va écouter Emmanuel Bpard coordinateur de la France insoumise qui réagissait en fin de matinée juste après une alerte à la bombe au siège du mouvement. Bon, écoutez, depuis jeudi soir, vous avez une quinzaine de permanence parlementaire de la France insoumise de locaux de campagne qui ont été parfois attaqués, parfois tagués avec parfois des vitres cassées.

Vous avez des candidates et des candidats de la France insoumise aux élections municipales qui ont vu, ça a été le cas par exemple en Saint Sandni, leur domicile personnel être tagué. Euh vous avez des militantes et des militants de la France insoumise qui ont été menacés par des militants d'extrême droite euh dans la rue. Bon la violence politique malheureusement elle a elle a toujours existé.

Il y a certainement eu des pics qui étaient comparables voir supérieurs à celui qu'on vit en ce moment. Derrière la question de l'intensité. Jean-Sébastien, vous dites qu'il y a une question de nature.

Oui, parce que ce qui chant n'est sans doute pas tant la quantité effectivement que l'essence de cette violence. Pendant longtemps, la violence politique, elle visait vraiment la conquête du pouvoir. Si on regarde des anarchistes à Action Directe en passant par les ligues des années 30, l'enjeu c'était un vrai projet révolutionnaire structuré.

Aujourd'hui, on est dans une logique un peu différente. On on passe on est passé en quelque sorte d'une violence de conquête à une violence de SAP. Ce qui compte, c'est la légitimité morale du pouvoir.

Quand vous voyez les actions d'ex d'extinction rebellion ou des soulèvements de la terre, il visent pas à prendre l'Élysée, il vise justement à délégitimer le pouvoir en place ou le système en place. quand vous faites des blocages, quand vous faites des sabotages symboliques ou réels, ce que vous faites, c'est provoquer une espèce de choc en quelque sorte pour dire bah votre système est illégitime. Et le tout dans une forme de niilisme parce que c'est un peu comme si on ne croyait même plus qu'il y avait un avenir pour l'Occident, comme si contrairement au projet révolutionnaire d'avant, ben détruire suffisait, qu'il n'y avait plus besoin de construire.

Même chose quand un maire reçoit ou un élu reçoit des menaces qu'on veut incendier sa maison, on cherche pas à le remplacer, on cherche à entraver. Et dans un contexte où les responsables politiques sont plus vraiment perçus comme des porteurs de projets politiques collectifs, mais bien souvent seulement des entrepreneurs narcissiques en quelque sorte de leur propre destin, ben ça cible la violence de manière beaucoup plus personnelle que de manière structurelle. Et alors, d'où il vient ce basculement que vous détaillez vers une violence plus émotionnelle ? quelques sans doute des tas de raisons différentes de le voir, moi je crois d'une double cause à la fois culturelle et technologique.

Je sais pas si vous souvenez, enfin si sans doute du succès d'indignez-vous ce bestscellaire de Stéphan Essel en 2001 si je me souviens bien qui je pense c'est un moment de cristallisation culturelle peut-être le moment où les fameux la fameuse pensée des théoriciens français vous savez des années 60 la déconstruction a infusé dans le débat public parce que l'indignation enfin c'est c'est ça n'est rien c'est c'est ça n'est qu'un infect ça n'est pas de l'action et c'est pourtant devenu une posture morale enfin une posture civique central alors que il ne s'agit bien souvent manque d'étalage de vertu et qu'on considère que le fait d'avoir tenu un propos suffit pour suffit pour plutôt que de s'engager vraiment pour culturel l'aspect technologique c'est l'aspect culturel à gauche et il s'est ajouté à droite je pense à une injonction à la désolation si vous avez l'injonction à la l'indignation à gauche et l'injonction à la désolation à droite ah c'était mieux avant le déclin la décadence et cetera et ça avec l'aspect technologique centré en résonance bah avec ce moment des réseaux sociaux et les réseaux sociaux on sait leurs algorithmes carbur à l'émotion négative. Et donc bah c'est ça c'est il y a eu cette espèce de conjonction. La politique est devenue performative.

La manière dont on raconte le monde finalement sur les réseaux sociaux notamment compte autant voir plus que l'impact qu'on a sur lui. Les faits deviennent secondaires. On l'a vu dans des débat sur Gaza, les inégalités, l'immigration, les pesticides.

Finalement, ce qui compte surtout c'est la capacité à imposer son narratif avec pour conclure un vrai risque démocratique. Oui, je le crois parce que on le voit, on est dans une logique de disqualification, dans une logique de mise en accusation de l'adversaire. Sauf que le pari fondamental de la démocratie, c'est de considér de considérer que l'adversaire est légitime.

À partir du moment où on nie à son adversaire toute légitimité, où on lui conteste le le droit même de faire partie du débat du débat public, oui, on est en danger démocratique et je crois qu'il faut se souvenir que les démocraties ne meurent pas forcément dans des coups d'état spectaculaires mais parfois juste parce qu'on laisse s'oder des valeurs fondamentales. Michel Borka, je rejoins ce que un peu ce que dit Jean-Sébastien, c'est-à-dire que aux extrêmes, peut-être des deux côtés, on n' pas forcément des adversaires, on a des ennemis, ce qui est pas la même chose quand même. Bah, la vie démocratique, c'est reconnaître qu'on a effectivement des adversaires, donc des gens avec qui on débat, on n'est pas d'accord, on débat, on négocie, on trouve des compromis.

C'est c'est ça la démocratie. Alors là, on est effectivement, on n'est pas là-dedans. Je vais faire une ou deux remarques.

Mon d'abord, c'est très intéressant le le cas des indignés. indignuez-vous parce qu'en France donc on nous dit indignez-vous, enfin on dit à la jeunesse surtout indignez-vous et puis elle bouge pas. Alors que en Espagne, aux États-Unis, Wall Street, euh euh en Espagne, les indignados, le mouvement de ma 15 mai peut-être, je sais plus et cetera, il y a des gens qui se sont qui ont repris le l'injonction pour en faire quelque chose.

La deuxième chose, c'est que une partie de cette violence dont nous parlons, soit elle est réactive, c'est-à-dire qu'il y a dans toutes sortes de situations maintenant, ça s'enflamme. Bon euh tel maire a refusé que je dépose mes ordures à tel endroit, paf, je l'assassine. Enfin, j'exagère un peu mais des choses comme ça.

Voilà, je le menace. Donc, elle est soit réactive, soit anonyme. C'est parce que quand même ces gens qui menacent, c'est inacceptable, qui menacent comme ça les locaux et cetera, on ne sait pas qui c'est, il ne signent pas et cetera.

Donc cette violence, elle est politique mais elle n'affiche pas un projet. Là, vous avez tout à fait raison. Et donc, je ferai une hypothèse très générale qu'il faudra ensuite décliner par de très nombreux points.

Je pense qu'on est un moment de bascule général. C'est pour ça que vous avez raison de parler de culture. On pourrait parler de problèmes sociaux, on pourrait parler de technologie et cetera.

On est un moment où tout bascule et où nous n'avons pas les outils pour assurer le traitement politique de ce grand mouvement de bascule. Et le fait d'avoir vu depuis quelques années accéléré par le le chef de l'État la mise en cause de tout ce qui est corps intermédiaires, médiation et cetera, ça n'arrange rien si euh les élus sont disqualifiés, si les maires sont disqualifiés, si les syndicats, les associations, si tout ça est disqualifié, bah oui, la violence, elle a un espace énorme. Stéphane Zumx, c'est je sais pas si vous avez étudié la perception de la violence, l'acceptation de la violence au sein de notre société.

Est-ce que il y a une forme de banalisation, d'acceptation de du fait que les la les mots en politique soient de plus en plus violents et que for on ne sanctionne pas forcément ce qu'el ils utilisent ? Voyez ce que je veux dire ? Il y a il y a le constat très subjectif que la société française est plus violente auparavant.

Est-ce que ça correspond à une réalité ou pas ? Je n'en sais rien. Il faudrait voir quels sont les paramètres, quels sont les critères qu'on prend qu'on prend en compte.

Mais oui, il y a cette idée que ça renvoie au c'était mieux avant aussi ce côté un peu sublimé du passé du passé récent. C'était mieux avant quand j'étais jeune, c'était mieux avant pour mes parents et c'est mais tous amoureux de nos 20 ans. On s'imagine que nos parents ont été plus heureux que nous, nos grands-parents, ce qui à mon avis n'était pas forcément le cas d'un point fin de vue de l'évolution sociale.

Mais il il y a ce sentiment que la la France est de plus en plus violente. Alors derrière la violence, ils ne mettent pas forcément les images qu'on a pu voir abominable de Lyon. Ça peut être une altercation entre deux automobilistes.

Vous êtes témoins de ça. Vous le prenez presque comme une agression pour vous-même parce que c'est quelque chose de dérangeant, de presque presque traumatisant. J'exagère mais pas beaucoup.

Donc oui, il y a cette ce sentiment que la violence que c'est plus violent, que c'est plus brutal. Parlons du spectacle qui est servi depuis quelques années à l'Assemblée nationale. C'est pas nouveau, hein, ça existait aussi sous la 3e ou sous la 4e République.

Mais malgré tout, ce qui se passe à l'Assemblée paraît trop brutal. Est-ce que l'on accepte cette violence en politique ? Non, pas du tout.

En revanche, les Français ne veulent pas plus de violence, mais on parle souvent des raisons des leviers de progression, des insoumis euh dans les urnes ou du Rassemblement national. C'est pas le racisme ou euh la haine de l'étranger qui donne de l'huile ou du moteur au RN. C'est pas la remise en cause du capitalisme qui fait progresser les insoumis, c'est ce sentiment de colère.

Il y a de plus en plus de Français qui aujourd'hui nous disent être en colère. Colère parce qu'ils ont l'impression d'être délaissés socialement, territorialement, idéologiquement, peu importe. Mais les gens sont en colère.

À partir du moment où vous êtes en colère, ben vous tolérez un certain nombre de choses. Je ne dis pas qu'ils encouragent la violence telle qu'on a pu la voir là, mais les choses eux-mêmes sont en colère. Ils sont pas violents, ils sont en colère.

Mais la colère, c'est le début de la violence. Alors, est-ce que ça se transforme cette cette colère en en vote ou en abstention ? Ça va être notre dernier chapitre.

Et je vous propose d'écouter la la réaction, l'analyse d'une de vos collègues, Adélaï Zulfikar Patique qui est directrice générale du pôle société chez Ipsos BVA. On a vu les Français exprimer, manifester une fatigue politique inédite avec des mots très forts. Il parlent de de dégoût, de colère.

Donc pour moi, il y a une question qui est est-ce que les Français qui se sont détournés quelque part de la politique, le feuilleton budgétaire, ils en sont voilà, ils ont ils l'ont lâché depuis il y a un moment déjà. Est-ce qu'ils vont réussir à revenir vers la séquence politique à la faveur de ce que j'expliquais précédemment, c'est-à-dire l'attachement très fort des Français pour la figure du maire, pour le local. Est-ce que ça ça va suffire à les faire revenir vers les urnes ?

C'est c'est pas facile de répondre à la question. Gaz, mais est-ce que vous vous pensez que ce ce climat général est plutôt mobilisateur ou démobilisateur ? Parce qu'il y a peut y avoir les deux, hein.

Je veux plus entendre parler de ces politiques qui sont de plus en plus violents, donc je vais pas me déplacer. Ou au contraire, on est dans une période de bascule où mon vote va être important. Alors là, c'est la question piège.

Euh moi, j'aurais tendance à dire que ces élections municipales, elles vont quand même intéresser. Euh après, est-ce que ça va démobiliser ces histoires de violence ? Bon, je pense qu'il va peut-être y avoir plutôt l'envie de choisir justement vers qui on veut aller plus pour se défendre de ce climat là.

Mais vraiment, j'ai aucune aucune donnée. C'est vraiment d'appré que il y a 6 ans, faible participation mais c'était lié à la crise Covid. Donc je trouve que là, on est dans un dans dans une séquence politique où en effet euh la politique est politiques nationaux sont très décrédibilisés. le spectacle de l'Assemblée nationale décourage un peu les gens et euh et que peut-être les les municipales peuvent représenter justement ce lien.

On est quasiment à la fin du débat donc je vais demander un mot rapide vraiment Michel Borca et ensuite Jean-Sébastien. Il y a quand même une question d'offre politique. Les gens se déplacent si l'offre politique les les intéressent.

Il se déplace pas si et bon sinon je suis d'accord les sentiments de méfiance on peut ajouter de peur. Enfin il y a beaucoup de passion triste comme disait Spinoz hein. C'est vraiment l'actualité.

Ouais. Jean-Sébastien, un mot de conclusion. Mais je crois que les gens se déplacent pas que pour euh parce qu'il y a nevu politique les intérêts.

Je pense qu'il y a beaucoup beaucoup de gens qui se sentent très orphelins de représentation. Souvent, ils se déplacent parce qu'ils veulent vraiment voter contre ou pas. Et c'est ça toute la question.

Et c'est là où on mesure les stratégies politiques, c'est que c'est une chose que de pas réussir à attirer des électeurs, çaen est une autre que de provoquer le fait qu'ils sortent de chez eux pour voter contre vous. Et à mon avis, la clé, elle est là. Bon, vous réussissez à évaluer l'abstention.

Alors déjà, on peut se tromper parfois sur des choses moins dures. Alors l'abstention, je me garderai bien de tout jugement si ce n'est que vous abstenez voilà sur cette question en tout cas, mais si ce n'est que il y a une telle plétor de l'offre politique que vous avez plein de raisons d'aller voter parce qu'il y a beaucoup plus de partis, c'est tous les municipales ne se résument plus dans les grandes villes à une simple alternance entre la gauche et la droite. On espère nous mettre notre petite pierre à l'édifice en consacrant beaucoup de débats à ces élections municipales en vous donnant, j'espère envie d'aller voter les 15 et 22 mars.

Merci à tous. votre livre Michel Vivorca ou va la France aux éditions euh de l'AUB et Valérie Gas. On vous écoute évidemment sur RFI.

À très bientôt sur sur Public Sénat.

Mort de Quentin: la violence politique percute les municipales — Jordan Bardella · Pourquijevote