1ER MAI : LE TROISIÈME TOUR A COMMENCÉ DANS LA RUE | Contre-Matinale #133
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et à tous, c'est Jamil. Nous sommes le 2 mai 2022, il est 7h30 et vous êtes avec moi au bon endroit en direct du média pour la première contre matinale de la première semaine de mai et dans la série des premières. Aujourd'hui est le premier jour après le 1er mai sous le second quincana de Macron.
Bon, il y a pas que les premières du coup, mais l'idée est là et c'est tout le sujet de cette contreemotale spéciale 1er mai. Mais avant de se lancer dans le générique, merci aux 9609 personnes qui ont choisi de souscrire un abonnement de soutien au médias des 5 € par mois et sans engagement. Je vous rappelle que nous visons notre premier palier de 10000 abonnés pour garder la tête hors de l'eau puisque le média n'est financé que par vos dons et vos abonnements payants.
Rendez-vous donc sur lmediatv.fr/soutien et faire/soutien pour en savoir un peu plus et rejoindre les milliers de personnes qui soutiennent le premier média audiovisuel engagé à gauche de France. [Musique] Fête des travailleurs, fête du travail, bof ou encore journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs.
Appelez-la comme vous voulez. Mais cette dernière a bien eu lieu hier en France comme dans de très nombreux pays du monde. De pas forcément chôé ni obligatoirement signe de manifestation comme ce fut le cas hier par exemple à Paris.
Le 1er mai parfois fêté le 1er lundi de septembre et synonyme de rassemblements syndicaux divér et variés engagés et festifs tout au long de la journée. Au média, nous avons une charte et des valeurs qui naturellement ont guidé notre choix éditorial de ce matin pour dédier cette contre matinale aux travailleuses et travailleurs de France de France mais pas que. En effet, avant de m'installer à Paris, toute fin 2020, j'ai vécu 6 années en Haute Savoie et à la frontière avec Genève.
En Suisse, j'étais ce weekend. L'occasion donc d'aller à la rencontre des personnes participant aux événements du 1er mai des deux côtés de la frontière, à Genève, tout comme à Anmas et à Ansy, capitale de la Haute Savoie. Je vous ai ramené des images et des témoignages que nous allons visionner ensemble ici dans quelques minutes.
Après quoi, je recevrai sur ce plateau Anne Guyk, secrétaire général solidaire finances publiques à Paris et Gaetan Gracia et CGT aux ateliers de la Haute Garonne sous-traitant aéronautique à Toulouse qui sera avec nous en distance à distance par la vidéo. J'aborderai avec eux le moment politique particulier que forme ce rendez-vous du monde ouvrier, attaqué sans cesse par les politiques antisociales de Macron qui, tout fraîchement réélu, devrait rapidement remettre le couvert. C'est d'ailleurs sa promesse.
Quels sont les enjeux, les défis à venir ? Comment les relever ? Et comment faire face aux attaques contre nos droits et nos libertés ainsi que contre nos conquis sociaux ?
Ce sont les questions que nous allons nous poser avec nos invités de ce matin. Mais avant de plonger ensemble dans ce vaste sujet important, évidemment vous le savez, c'est l'heure de la cont c'est l'heure de la titrologie, pardon. [Musique] Double une pour l'IBAS, la Russie mort d'impatience, titre le quotidien qui continue de compter la guerre en Ukraine.
Récit de la vie des habitants encore sur place qui vivent entre les chars et les forces ukrainiennes qui résistent et les déflagrations. La tenaille se resserre entre le nord dans le nord de la région qui est devenue la priorité de Moscou. le quotidien de centre gauche mais également la à la une régine la célèbre créatrice de la discothèque disparue ce dimanche libé hommage dans un article dépignant la reine des nuits parisiennes.
On continue de suivre la guerre en Ukraine du côté du monde. Ukraine l'engagement massif des des États-Unis. Le quotidien détenu en partie par Xavier Niel consacre sep pages sur la guerre en Ukraine entre, je cite la cavale russe des rescapés de Mariopol et l'échec stratégique de la Russie.
Trois infos en avant. pour le monde. Je cite toujours le président Joe Biden qui a demandé, je dis au congrès américain, une enveloppe de 33 milliards de dollars pour soutenir Kiev dont 20 milliards d'aide militaires.
Le conseiller du département d'État DK Scholk qui prévient dans une dans un entretien au monde qu'il s'agira d'un effort de long terme et fait le constat d'un échec stratégique de Moscou. Et enfin, la capitale ukrainienne qui a été la cible de frappe russe alors que s'y trouvait le secrétaire général de l'ONU Antonio Guuter la gauche ne peut plus se diviser pour laisser Macron mieux régner. C'est clair pour l'humanité.
Le quotidien d'inspiration communiste raconte ce 1er mai, jour symbolique de lutte et de conquête social et a vu les dirigeants de gauche se saluer au milieu des manifestants hier. Cet article compare les programmes et raconte les négociations entre les convergences de programmes. Les parties vont sur des compromis mais aussi une difficile répartition des circonscriptions.
LFI EV, ça fait un peu ça s'est fait d'ailleurs cette nuit, un peu après minuit. Du côté du PCF, ça coince. Le journal raconte, je cite, à 7 heure, ce que nous propose la la FI ne nous assure pas d'avoir un groupe parlementaire.
Fin d'itation, prévient cependant le communiste Igor Zakiei. Le coordinateur de l'exécutif national du PCF précide qu'un simple soutien aux députés sortant des différentes formations n'est pas suffisant. Dans une lettre rendue publique, les communistes proposent ainsi que le rassemblement de la gauche investi investissent les 11 députés PC sortant ainsi que 14 autres candidats dans les circonscriptions gagnables.
Nous aussi au média, on l'a vu les partis de gauche non loin des uns des autres dans les cortèges parisiens, mais pas que partout en France, mais aussi nous y étions dans les manifestations notamment Ansy, Anma, Genève et Paris comme je vous l'ai dit en intro. Et on vous racontera tout ça dans quelques instants. Du côté de nos camarades des médias indépendants, un article intéressant de Bastamag.
Son titre l'idée que les revendications écologiques seraient des préoccupations de riche et fausses. L'historien Renault Beco démontre la construction idéologique que pour les classes populaires, les ouvriers et les employés, l'écologie serait ne serait que punitive. retour, c'est la nombreuse mobilisation ouvrière et écologiste.
Il est vrai que les premières victimes de la casse écologiste sont les ouvriers et employés de par leur travail dans les industries polluantes par exemple, histoire d'une convergence sociale, écologique et altère mondialisme qui a mis plusieurs années à à se faire et qui a encore du chemin à faire. Bref, je vous conseille d'aller lire cet article et cette interview. Peut-être étiez-vous vous aussi hier en manifestation ou pas, dans tous les cas, médiia part ou encore politis ont raconté ce 1er mai dans la rue comme nous allons le faire également au médias ce matin.
Voilà pour notre traditionnelle titrologie évidemment non exhaustive surtout du côté des médias indépendants comme d'habitude he n'hésitez pas à nous partager des articles que vous trouvez pertinents ou même importants dans l'espace commentaire YouTube tout comme dans les forums des sociaux du média. Et maintenant, on enchaîne tout de suite avec la suite du programme direction les Alpes Fran suisse. C'est l'heure du focus spécial 1er mai.
Ce dimanche 1er mai, j'étais donc en haute Savoie et dans le jeune voie franco-suisse, là où j'ai vécu entre 2015 et 2021. L'occasion de faire un tour d'horizon des événements organisés en ce jour international de lutte des droits des travailleurs et travailleuses de chaque côté de la frontière. Frontière qui ici tend à se faire oublier tant l'espace urbain s'étend de par et d'autre de celle-ci.
Un peu à l'instard de Paris et de Saint-Bauieu immédiate derrière le périf, ce sont ici des dizaines de milliers d'employés qui forment un mouvement pendulaire quotidien international en voiture train, tram, vélo ou métro. Mais avant d'aller faire un un tour à la grande manifestation annuelle organisée au bord du lac Clément, c'est à Ansy que je me suis rendu. Capitale du département de Haute Savoie, la ville au lac qui porte le même nom acquise depuis des décennies à la droite fut conquise par l'écologiste François Astorg en 2020, allié à la Macronie locale pour l'occasion.
Hier, c'est devant la bourse du travail d'Ansy que les locaux se sont donnés rendez-vous à l'appel des syndicats. Une belle pluralité de sensibilité politique était aussi présente dans les dans le cortège dans un cortège festif de quelques centaines de participants. J'ai rencontré Samia Bru Tibi, secrétaire général de l'Union locale de la CGT.
Ansy, on regarde. [Musique] Donc le but c'est que les travailleurs et travailleuses soient dans la rue sur un jour férier, chamé, payé pour ceux qui sont amenés à travailler malheureusement ce jour-là. Pour lequel on l'ensemble de nos revications locales, c'est le logement parce qu'à Ans le logement est cher et très coûteux. qu'on a de plus en plus de salariés qui malheureusement s'éloignent de plus en plus de leur lieu de travail pour pouvoir se loger.
C'est la question des transports parce qu'effectivement il y a une vraie problématique de transport, une vraie problématique pour se garer en centre-ville. La question également aussi des personnes qui ne retrouvent pas de logement, on a une multitude de salariés qui dorment dans leur voiture ou dans la rue actuellement, faut le savoir. Dans les parkings du centreville d'Anci.
Est-ce qu'il y a des luttes en ce moment qui sont en cours et peut-être même des J'ouv parler d'assaut qu'il y avait des choses qui ont été gagnées ? Tout à fait. Donc la lutte des Dassau, c'était 17 semaines de mobilisation des salariés argonais qui revendiquaient une hausse de salaire.
Donc leur revendication de base, c'était 200 € de d'augmentation de salaire. Donc ils ont obtenu satisfaction au bout de 17 semaines de grève. Donc ils ont pas obtenu les 200 € mais ils ont obtenu 140 €. 80 % de leur journée de greffe payée.
Donc c'est pas c'est quelque chose qu'on n pas connu dans le département depuis de nombreuses décennies je dirais. Euh donc voilà et aujourd'hui ils sont pas finis puisqu'il y a la nouvelle convention collective qui est proposée par l'employeur et cette nouvelle convention collective malheureusement c'est de la régression pour ces salariés à venir et la CGT n'est pas favorable n'a pas signé d'ailleurs. Comment le syndicat se porte localement ?
Est-ce que vous avez plus d'adhérents mon adhérant ? Comment ça se porte avec ce succès de Dassou ? Est-ce que ça a joué ?
La CGT, elle se renforce au quotidien puisque les luttes, ça démontre avec ce qui s'est passé à Dassau, on arrive à démontrer que quand on a une revendication locale dans la boîte de notre quotidien en tenant compte de tous les aléas de la vie qu'on peut obtenir, mais en passant par un collectif, si les salariés créent un cahier de revendication avec leur à partir de leurs aspirations, de leurs besoins du quotidien, avec ce cahier de revendication, on est en capacité de venir devant l'employeur et obtenir satisfaction par la grève parce qu'il faudra passer par la grève. Il y a que par ça la preuve, elle a été démontrée par les Dassau. Donc c'est bien la preuve que quand il y a le rapport de force face à l'employeur, on gagne.
On est gagnant. Plus loin dans le cortège, j'aperçois un drapeau de la Confédération paysane tenu par un homme poussant sa jeune fille dans une poussette. Il s'agit là de Raphaël, un agriculteur paysan cultivateur de blé bio.
On l'écoute. Si je suis venu, c'est euh parce que toutes les luttes des travailleurs et travailleux, c'est quelque chose qui nous parle bien. Avant d'être Confédération paysane, c'était paysans travailleur.
Du coup, l'état du climat là par contre, on en première loge quoi. Falc nous a donné 3 ans pour pour inverser la vapeur avant de faire si on veut garder le le réchauffement en dessous des 1°gr 5. Du coup, c'est pas c'est pas après-demain, c'est aujourd'hui maintenant qu'il faut faire quelque chose quoi.
Sur sur la ferme, ben nous on a fait pas mal de choses. On a resté un système très extensif avec énormément de prairies, des animaux, on fait des cultures, on est en on est en bio bien sûr. Du coup, on a supprimé tous les engrais.
Sachant que en pour les grandes cultures, le premier le premier poste de pollution gaz effet de serre, c'est les angisotés quoi. Du coup, on a supprimé tout ça. C'est un lien direct avec la géopolitique parce que les anglaisés sont faits avec ils sont faits avec du gaz avec du gaz soit russe, soit soit autre, mais du gaz de toute façon.
Et puis on a on a planté des ha enfin on entretient on entretient le paysage de notre mieux quoi. Mais après aussi les les politiques agricole général qui sont qui sont à revoir et c'est aussi pour ça qu'on vient là aujourd'hui. militant à la Confédération paysane, il participe activement à la préservation des terres agricoles dans la région, notamment dans l'agglomération d'Anmas où avec le collectif CABA, soutenu par le syndicat paysan, a gagné euh la bataille nommée Borlie 2 qui prévoyait la bétonisation de 30 hactares de terre agricole et naturellement dans et naturel pardon dans une zone humide pour créer une zone d'activité voulue par l'agglomération anmascienne.
Annas est justement notre seconde étape. C'est d'ailleurs Anmas, la seule ville du département historiquement dirigée par la gauche où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête au premier tour des présidentielles avec 34 % des voix, loin devant Macron à 26 et Le Pen à peine plus de 16. Situé à 45 km au nord d'Ansy, l'agglomération d'Anmas, ah il y a un petit bug, je vais reprendre peut-être.
Situé à 45 km au nord d'Ansy, l'agglomération Danmas partage sa frontière ouest avec celle du canton de Genève, ville état localisé en Suisse où une majeure partie des actifs locaux vont travailler au quotidien, ce qui crée des problématiques spécifiques à la région mais pas tant que ça. Vous allez voir là aussi rendez-vous à la bourse du travail. Donc hier matin où où j'ai rencontré Patrice Bouillet, secrétaire général du groupement départemental force ouvrière de la fonction publique.
On regarde alors Effo aujourd'hui fait une commémoration sur ANSY et on était invité par monsieur le maire d'Anmas pour discuter du 1er mai et rappeler l'historique au début du 20e siècle les salariés américains qui sont tombés sous les balles pour la journée acquérir la journée de 8h de travail. Le problème la problématique la région frontalière, c'est la vie chère, la différence euh des salaires des agents encore plus pour les agents de la fonction publique mais pour les autres aussi euh contenu qui sont une concurrence vis-à-vis des salaires très élevés en Suisse et donc qui génère des difficultés, des dysfonctionnements surtout par rapport à l'immobilier qui est inaccessible pour la plus le plus grand nombre de salariés sur ANMAS. Alors, c'est les loyers surtout le l'accès au logement qui est euh très difficile.
Un agent de la fonction publique qui rentre, qui débute, c'est 1200 € net. Donc il il peut pas ici les loyers, c'est bah c'est tout à tout simplement inimaginable. Bon, il faut comprendre qu'un un salarié en Suisse euh la base il est déjà à 3 3005 4000 € net par mois.
Donc on voit la différence. Donc il il manque des régulateurs à mon avis euh et une responsabilité enfin un regard au plan national. Est-ce que la Haute Savoie est encore en République ?
Voilà. À l'intérieur du bâtiment dans les locaux de la CGT locale, beaucoup de monde discutent et poursuivent cette journée, he la journée de mobilisation syndicale. Je fais la connaissance là de Katia, une travailleuse frontalière.
Elle vit en France à Anmas et travaille chaque jour en Suisse à Genève. On l'écoute. Je m'appelle Katia.
Je suis animatrice parascolaire à Genève et j'habite en Mass depuis 4 ans. Maintenant, j'habite en Mass parce que justement mon salaire ne me permettait pas de vivre à Genève. Euh j'ai décidé de partir en France et puis je suis très contente d'être là de toute manière, il faut pas le dire parce que je profiter des de la manière voilà de vivre là.
Mais sinon, je suis très contente et puis en même temps, avec mon salaire, j'arrive à vivre ici en France euh malgré que ça commence à monter quand même les prix euh et tout cela. Voilà. Alors moi je je suis franco-suisse donc j'auraiis une retraite suisse bien sûr mais par contre pour les transports alors je vais en vélo travailler et je veux pas vous dire que je suis tout le temps enchanté mais c'est vrai que quand même le CVA est important pour toutes ces personnes qui peuvent le payer.
Moi je peux pas donc je dois le RER le SVA c'est le RER c'est ça ? Oui, voilà, c'est ça. D'accord.
Et donc voilà, je vais en vélo travailler puis je suis contente de le faire parce ça me fait faire du sport mais quand même c'est cher, je dire le transport. Donc bon, c'est pour ça que je je vais en vélo ou le 1er mai pour moi c'est très important depuis toujours puisque il faut améliorer déjà la santé, il faut améliorer beaucoup de choses que là je suis justement un petit peu je me disais ouais la santé en France elle est bien la sécurité sociale et cetera mais je commence à connaître depuis 4 ans et c'est pas si facile que ça. Il y a beaucoup de médecins qui travaillent à notre niveau. que on paye quand même des sapoches pas mal et là euh oui, on reste aussi un petit peu dans la misère quoi par rapport à la santé.
Et la santé en effet en Suisse, elle est quasi exclusivement gérée par le secteur privé. La sécurité sociale comme nous la connaissons en France n'existe pas. La réalité des travailleurs et travailleuses de la région jaunevoise est donc sur de nombreux points très asymétriques selon de quel côté de la frontière il se trouve. tandis que côté français, le désert médical s'accentue plus vite que dans le reste du pays.
Anma est d'ailleurs en dehors des villes limitrophes de Paris euh la ville française qui compte le plus haut taux d'ingégalité sociale avec le gouffre le plus habissal entre les 10 % d'habitants les plus riches et les 10 % les plus pauvres. mécanisme dopé à l'instard de la capitale française par l'attrait économique que représente la ville de Genève en Suisse. La cité de Calvin qui est la dernière étape de mon reportage spécial 1er mai.
Je vous rappelle que ce jour est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et travailleuses partout dans le monde. Leurs revendications se rejoignent et progressent grâce aux actions syndicales entre autres. Voilà petite histoire.
Genève situé à seulement à peine plus de 3 heures de TGV de Paris abrite une multitude de sièges sociaux d'organisation internationales comme l'OIT. l'Organisation internationale du travail rattachée à l'ONU situé aussi à Genève dont Murel Penicot notre ex-ministre du travail macroniste, convoitait encore tout récemment sa direction échoua le 25 mars dernier. Genève héberge aussi l'OMS l'Organisation mondiale de la santé dont Agnès Busin a intégré la direction en 2021 après avoir quitté son poste de ministre de la santé en pleine crise du Covid pour tenter sans succès de prendre la mairie de Paris.
Depuis, elle jouit d'un poste prestigieux et extrêmement bien rémunéré dans la douceur des bords du lac Clément. la méréitocratie sans doute. Et c'est justement au bord de ce même là que la grande manifestation du 1er mai a eu lieu à Genève hier avec la participation de plusieurs milliers de personnes euh souvent d'origine très diverse et nationalité aussi diverse.
J'ai rencontré Diego Cabeza et Anna Paola Ferra respectivement président et vice-présidente du syndicat site qui n'existe que dans le contant de Genève mais qui remplit une mission vous allez voir multinationale. On les écoute. Le le syndicat site, c'est un syndicat interprofessionnel qui travaille beaucoup avec le personnel précaire, des personnes précaires migrantes.
On défend effectivement beaucoup de personnes de nationalités différentes. C'està-dire on fait pas la différence entre le fait d'être jeune voie, d'être suisse ou d'être étranger. Le ce qui la qualité principale de la personne qui vient au syndicat est le fait qu'il soit travailleur, qu'il ait des difficultés dans son travail, dans ses conditions de travail.
Donc le le le le l'élément déterminant, c'est quel est quel est son travail et comment on peut le défendre et comment on peut l'aider à améliorer ses conditions de travail. Et quelle est la revendication principale d'un travailleur ici ? Pas forcément jeunevois du coup.
Quelle est sa revendication principale, sa difficulté principale ici à Genève ? Bah vous savez la Suisse, il y a beaucoup de conventions collectives de travail. Il y a beaucoup d'endroits qui ne sont pas conventionnés.
Donc la principale difficulté, c'est de essayer pour les gens qui ont des conventions, c'est d'améliorer leurs conditions de travail dans les conventions et pour les gens qui ont pas de convention, bah c'est d'essayer de négocier ce qui peut être négocié dans les secteurs ou alors avec les entreprises et surtout de défendre au niveau individuel quand ils ont des problèmes très spécifiques avec leurs employeurs qui ne respectent pas des usages en vigueur dans le canton ou ce genre de situation. le mouvement syndical en Suisse, il est aussi assez fort. En tout cas, nous faisons énormément d'efforts pour qu'il en soit pour surtout revendiquer surtout aussi pour nous les femmes on par rapport à l'égalité de traitement, par rapport à l'âge de la retraite, c'est vraiment de on tient beaucoup à ça pour améliorer nos conditions et nous nous sommes assez unis euh en tant que femme et en tant que syndicaliste et nous arrivons à quand même obtenir de bons résultats.
Nous faisons le maximum pour les obtenir dans cette journée de première mai. C'est aussi très important parce que c'est aussi l'union, c'est le partage et puis la force ensemble. Impossible de résumer la teneur de la manifestation du 1er mai à Genève.
La dimension internationale de la ville vient booster le sentiment de melting pot tellement s agglomère d'individus locaux comme étrangers des groupes collectifs syndicats et partis politiques portant de très nombreuses revendications exigeant à la fois des meilleures conditions de travail mais aussi d'existence dans son sens le plus large fameuse justice sociale. Justice sociale d'ailleurs aussi défendue par un important cortège antifasciste et anticapitaliste fermant la marche, scandant des slogans radicaux contre le système étatique et économique. Groupe surveillé de très près par une police suisse qui n'a définitivement pas grand-chose, voire rien à envi à la nôtre niveau équipement.
Le grand capital et l'ordre bourgeois visé là-bas aussi euh se défendent de la même manière qu'ici. Plusieurs manifestants dont une jeune femme ayant inscrit des messages à la bombe sur des vitrines ont été arrêté sans ménagement sur le pont du Mont-Blanc qui engambe le lac. Je tend pour la dernière fois mon micro afin d'interroger Elsa, une militante jeunesse solidaire solidarité qui résume bien le sens du moment.
On regarde quoi que le votre banderole est très inclusive. On est le premier ma c'est d'abord les travailleurs, mais en quoi c'est aussi inclusif ? Pourquoi autant de de messages ? autant de messages parce que tout simplement euh il y a pas que la lutte des classes.
La lutte des classes est évidemment importante mais euh disons que si on veut vraiment avancer le monde, il faut qu'il y ait une convergence des luttes. Donc c'est pour ça qu'on a fait une banderole assez, on va dire inclusive intersectionnelle, c'est parce que voilà les luttes, il faut qu'elles lutte ensemble si j'ose dire, qu'elle lutte ensemble pour un pour un monde meilleur contre l'impérialisme, contre le capitalisme et contre contre toutes les inégalités en soi. On est là, on est là, on lutte et on a envie de continuer de lutter et on va continuer à lutter contre les inégalités tout simplement.
Voilà qui achève mon tour de Haute Savoie de Hans Mass jusqu'en Suisse voisine à Genève hier 1er mai 2022. Des revendications enracinées dans la vie réelle, palpable, celle du quotidien, loin du bro médiatico-politique parisien. souvent le prix des loyers, des biens de consommation, le temps de travail, l'âge du départ à la retraite, les salaires sont autant de sujets qui préoccupent les Français comme leurs voisins.
Ma collègue et conœur Lisalap était-elle au même moment à la manifienne qui comptabilisait 20000 participants et participantes pour 110000 dans toute la France selon la préfecture de police. On regarde quelques images notamment un mot d'Étienne Deschamp secrétaire national du syndicat CTSO qui aborde la question de l'internationalisme justement en ce 1er mai. Et bien les travailleurs dont on voit qu'il y a de nombreuses migrations intercontinentales euh sont exploités aussi bien au pays et encore plus ici et majoritairement ils ne fuent pas le pays par plaisir.
Ils viennent ici parce que les conditions économiques dont l'Occident est largement responsable et il fu des zones de conflit où l'Occident et l'OTAN sont largement responsables. Il faut donc qu'on renforce les solidarités entre les différents travailleurs de tous les pays, qu'ils soient ici, en Afrique, en Asie, est-ce normal que l'on achète des des fringues produit dans les pays dit en développement une misère avec des salariés qui n'ont aucun droit et que nous ici on des entreprises s'enrichissent en vendant cette production à très bas prix. Et voilà et m'a rejoint sur ce plateau pendant le Magnetto Vidéo.
Anne Guyot VK. Bonjour. Bonjour.
Vous êtes secrétaire général solidaire finances publique à Paris. Tout à fait. Merci d'avoir accepté l'invitation ce matin.
Avec plaisir. Plaisir de partager. Alors il y a aussi Gaetan Gracia élu CGT aux ateliers de la Haute Garon travailleur dans la sous-traitance pour l'aéronautique à Toulouse.
Vous êtes vous présent en visio ? Oui. Bonjour.
Bonjour. Merci d'être là ce matin. Alors déjà pour commencer peut-être une réaction sur tout ce que vous avez vu là de Ansy Annas en passant par jour Paris.
Une réaction peut-être euh Anne. Alors une journée euh bah qui s'est traduite dans tous les dans tous les pays de façon diverse mais avec on va dire des points de convergence. La question du pouvoir de l'achat, la question des services publics qui sont qui sont qui qui ont été un peu transcrits dans ces différents reportages et la nécessité d'agir ensemble.
C'est en gros les trois les trois les trois thèmes que j'ai recensé dans ces différents reportages et je pense que ça fait sens dans la période. Euh peut-être que c'est euh un point de vue que vous vous appréciez, vous partagez aussi peut-être Gitan. Oui.
Et j'ai entendu qu'il y avait une insistance sur la question de l'internationalisme. C'est vrai, moi j'appuie beaucoup là-dessus. Euh nous on dit la classe ouvrière n'a pas de frontière et c'est quelque chose moi en tant que ouvrier d'usine, j'ai une vie qui est plus proche de celle d'ouvrier de n'importe quel autre pays que de mon propre patron de de Bernard Arnaud ou de plein de patrons qui sont bien français.
Euh donc euh de de marquer ça en ce 1er mai, c'est très important en plus de toutes les revendications effectivement dont on va parler j'imagine euh que soit la question des salaires qui est qui est une question énorme actuellement et toutes les questions qu'on a revendiqué hier en manifestation. Ouais, bien sûr, bien sûr. Alors, manifestation que vous avez tous les deux aussi faites.
Alors, vous étiez à Paris pour votre voilà comment ça s'est passé à Paris hier ? Alors moi, j'étais derrière le cortège de de Solidaire avec euh avec de d'autres camarades. Alors beaucoup de médias ont parlé des casseurs en vitrines et cetera, mais franchement c'était un cortège plutôt festif où on avait envie de se retrouver et puis aussi de marquer de par notre participation à cette manifestation que bah il fallait que le gouvernement futur qui se qui se mettra en place entende que l'orientation politique choisie par Macron sur son dernier Kakena et qui risque d'arriver dans les prochains mois, c'est pas c'est pas celui-ci qu'on qu'on souhaite.
Et du côté de Toulouse, alors est-ce que il y a aussi cette habitude des médias locaux chez vous de de de cibler les vitrines cassé ou alors il y a eu quand même un propos politique porté médiatisé ou alors dites-nous comment ça s'est passé sur chez vous ? Oui. Bon, ça c'est un classique un peu.
D'ailleurs, je regrette que même des des militants des des porte-paroles politiques comme Jean-Luc Mélenchon et et condamner les violences parasites et cetera. Alors que les violences parasites, c'est quand même des sacrées violences de de la police et des dites forces de l'ordre où on se fait on commence à avoir l'habitude d'ailleurs maintenant de se faire gazer, matraquer et cetera. Celle-là qu'il faudrait condamner en premier, je pense.
Euh après sur la manif sur la manif elle-même, moi j'ai milité j'ai manifesté dans un cortège avec les les mécachromes. C'est un sous-traitant aéronautique qui sont en greffe pour leur salaire euh que je dédicace là. Et euh et donc on a manifesté avec eux, on a milité pour leur caisse de grève pour qu'ils essayent de tenir un peu face au patron.
Et bon, uner mai marqué de de ces luttesl de ces grèves-là, c'est c'est une bonne chose. Après, de mon point de vue, c'était pas encore le 3è tour social qu'on appelle de nos vœux. C'était une manife euh je pense qui qui restait quand même voilà un peu petite ou symbolique, quelque chose comme ça.
Je pense que dans la période euh ce qu'on a vraiment besoin, c'est d'un plan de bataille. Il suffit pas qu'on qu'on manifeste ou qu'on appelle de nos vœux à une généralisation des grèves et cetera. il va falloir un plan de bataille pour le construire vraiment parce que nous on est en train de ramasser dans les usines.
On se fait on se fait bouffer par l'inflation surtout vous avez vu qu'il y a 4,8 % euh les derniers chiffres qui sont sortis sur 1 an seulement. Euh c'est ça ça commence à devenir très difficile. Le 3ème tour c'est pas les législatifs normalement c'est les 4e dans la rue.
Comment vous voyez ça ? Est-ce que c'est d'abord d'abord l'un d'abord l'autre ? Peut-être Anne alors sur le Oui, il y a un tr enfin il y a un troisème tour, il y a des législatives et je pense que après les citoyens et les citoyennes auront largement le le temps de s'exprimer.
Après ça, on se moi je vais pas préjuger de du résultat des de ce scrutin là. En tout cas, syndicalement, nous on sera présent et on a toujours été présent quelle que soit la la couleur politique des gouvernements, c'est d'être présent pour porter les revendications des personnels que quels que soient les salariés du privé, du public. Enfin, en tout cas, moi je représente une administration, donc la question du pouvoir d'achat existe dans le dans le privé mais existe aussi dans le public.
Donc euh je veux dire l'expression syndicale, elle n'est pas liée que à des scrutins politiques. Elle doit se faire de façon continuelle au plus près des des travailleurs et des travailleuses. Et et j'ai entendu dans un des reportages que il fallait repartir euh des salariés pour des cahiers revendicatifs, des cahiers de doléance pour construire.
Je pense que la base, elle est là et c'est peut-être là faut qu'on s'en apprenne. Je dire il faut plus décider d'en haut pour le bas. Je pense qu'il faut reconstruire les les luttes de demain en partant sur la base, c'est-à-dire les salariés, les agents de la fonction publique.
Voilà. Et en construire ensemble à partir de cette baisse là. et je pense que ça sera notre force de demain.
On fait référence du coup effectivement à la lutte chez Dasso euh dans la région d'Ans où après 17 semaines de grève euh ils ont obtenu satisfaction et notamment le remboursement à 80 % de leur jour de grève, ce qui est assez incroyable hein, comme quoi la lutte paye parfois. Oui, ben je pense qu'il c'est ça, il faut remettre des messages d'espoir dans les combats en fait. Et je pense que effectivement le mouvement syndical, le mouvement social depuis des années hein, face à des politiques dévastatrices en terme de de protection sociale, en terme d'acquis sociaux, euh on fait qu'on est souvent sur la défensive, sur la réserve et essayer de maintenir ce qu'on a ce qu'on a ce qu'on ce que les les anciens ont obtenu.
On n'est plus dans la reconquête de droits nouveaux et je pense qu'il faut qu'on réenchante nos luttes et qu'on reparte de notre base pour dire bah ce monde, le monde de demain, on le veut plus égalitaire, plus solidaire. plus euh en finir avec ces ces ce sentinement qui n'est pas qu'un sentiment parce que beaucoup sont dans la réalité de se galérer au quotidien et en se rappriant ces luttes mais partant des travailleurs et des travailleuses des fonctionnaires enfin voilà moi je je je vais plus de la fonction publique l'utilité des services publics aujourd'hui on a vu une crise sanitaire qui a été très violente et aucun enseignement n'a été tiré de sa crise. Onattendait pas non plus d'un d'une politique libérale qui tire des enseignements, mais ils auraient dû à un moment donné avoir un tournant et ça ça n'a pas été entendu.
Et le premier midi d'hier, c'était dire bah oui, enfin en tout cas en tout cas en tant que représentant de des personnels par exemple de la direction générale des finances publiques, c'est dire notre administration elle est vitale, elle est éconiquement et socialement utile à l'État parce qu'elle finance des services publics derrière services publics qui sont le patrimoine de tous et qui permettent de réduire les inégalités et qui ont fait tampon dans toutes les crises, les services publics. on reprend toutes les crises que ça sera la soit la crise de 2008 que la la crise sanitaire qu'on peut dire encore aujourd'hui on permettre d'éviter des écroulements sociaux importants des enseignements il y en a eu quelques quelques-uns de prix mais du mauvais côté peut-être par exemple le fait de faire travailler les gens à distance ce côté-là a été pris pas des bons mais partons de en parlant de ça de d'un d'un secteur qui ne peut lui pas travailler à distance celui où où Gaetan est ce matin du coup à Toulouse un gros bassin historique français. Pour le coup là, le télétravail c'était pas votre réalité.
Euh comment ça comment se trouve l'état de l'industrie à Toulouse et puis la lutte là-bas ? Oui, c'est vrai qu'on est beaucoup en tout cas dans les ouvriers de à pas pouvoir à pas avoir pu télétravailler et y compris quand Macron confinait euh tout le monde et tout ce qui était dit non essentiel. Nous, on était pas on était pas confiné.
C'est c'est vraiment paradoxal. on a dû se battre par des débrayages, des droits de retrait et cetera pour avoir le droit de se protéger au tout début du Covid où en fait on connaissait pas bien le virus et cetera. Bon et les et l'état de l'industrie euh c'est que très vite on nous a fait on nous a fait on a voulu nous faire payer la crise économique par des plans de licenciement ou par des APCs de performance collective.
Je sais pas si c'est pas peut-être pas très connu mais ça fait baisser notre salaire de 200 300 € à de Richbourg. En fait, c'est ce qui est c'est ce qui s'est passé. Donc c'était vraiment brutal.
Euh donc quand il y a une crise, on l'a fait payer très vite au travailleurs et quand il y a une reprise, on en voit pas la couleur parce que après, il y a eu une reprise économique dans l'aéronautique, c'était c'était très fort et en terme de salaire, on envoyait pas la couleur. Airbus en 2021, il fait 4,2 milliards de bénéfices et nous en fait nos salaires, ils sont gelés. Moi, ma dernière augmentation de salaire, c'est décembre 2018 et là on est en pleine NAO, c'est les négociations salariales et en fait dans la plupart des boîtes les directions elles proposent 2 % 2,5 % quelque chose comme ça.
Alors que l'inflation, nous on a calculé sur 2021 + 2022 les prévisions. En tout ça fait quelque chose comme 7 %. Déjà si on revendique en dessous de 7 % on perd on perd du salaire.
Donc on en est là. C'est vrai qu'il y a la grve de Dasso que vous avez mentionné dans l'aéronautique, il y a eu beaucoup d'autres soit des donneurs d'ordre comme Airbus, Talis d'assaut, soit de beaucoup de sous-traitants. Euh c'est quelque chose de nouveau qui est qui est autant de grève.
Après, pour revenir sur ce que je disais sur on a besoin d'un plan de bataille, je vous donne l'avis d'un petit syndicaliste de terrain. Je suis pas un dirigeant syndical ni au niveau national ni du ni d'une fédération. Je vous donne je vous donne mon avis d'un petit syndicaliste de terrain.
On est on est condamné à lutter euh boîte par boîte, isoler les uns des autres et pas en même temps. Parce que les NAO, c'est des négociations salariales qui se passent pas en même temps. Et donc parfois oui, on arrive à faire des grèves localement mais le problème c'est qu'on a besoin d'unité.
Nous, notre classe et les ouvriers sont forts quand ils sont unis, pas juste divisés boîte par boîte. Et en ça, on a besoin d'un plan de bataille. Moi, j'entends en fait euh Philippe Martinez, par exemple, qui est le dirigeant de la CGT où où je suis militant, qui dit "Il faut généraliser les grèves, il faudrait un mouvement large sur les salaires." C'est vrai, mais surtout on a besoin d'un plan de bataille, on peut pas les généraliser euh seul euh isoler boîte par boîte.
Donc ça c'est la c'est la première chose que que je voudrais dire parce que ce 1er mai, c'est bien de manifester, de se donner de la force et cetera. Mais est-ce que c'est pas aussi là quelque part dans une dans dans les manifestations où justement c'est un des rares moments où les militantes et militants peuvent se retrouver et justement faire ce lien que vous décrivez ? Je pense qu'on aura beaucoup plus de force si on se retrouve et qu'on fait ce lien euh par les grèves en se coordonnant.
Nous c'est quelque chose qu'on a beaucoup fait ces derniers temps. À chaque fois qu'il y a un piquet de grève dans l'aéronautique par exemple. J'essaie vraiment qu'on qu'on y aille avec une délégation de collègues pour essayer de faire des liens de solidarité et de construire.
Imaginez que beaucoup plus qu'une manifestation comme celle du 1er mai à Toulouse, imaginez que s'il commence à y avoir 5 6 7 sous-traitants dans l'aéronautique qui font grève en même temps, tout le monde va bégayer. Les patrons d'Airbus, ils vont bégayer et on va pouvoir imposer nos revendications. La la la la la grève, ça reste une modalité d'action de travailleur qui est très puissante euh pour peu qu'on soit un petit peu coordonné.
Donc ça c'est la première chose. On aurait besoin d'un plan de bataille. Nous on l'appelle on l'appelle de nos vœux.
Après la deuxième chose que que vous que vous avez mentionné, c'est vrai que ce 1er mai, il était aussi très politique, ce qui est ce qui est très bien, mais il était marqué de l'aspect Union de la gauche, 3è tour électoral, chose comme ça. Moi, je je je partage pas la perspective qu'on va qu'on va avancer avec un troisème tour électoral, c'est-à-dire grosso modo rejouer euh le la gauche plurielle, la cohabitation. Je veux dire, moi je suis quelqu'un qui travaille à l'usine, qui sait ce que c'est. par exemple l'intensification du travail.
Vous savez que les la gauche pluriel qui a fait les 35 heures euh et qui est présenté parfois comme une énorme avancée social, les 35 heur ça a été fait évidemment avec une logique de compromis en faisant des cadeaux euh au patronat énormes, en laissant le patronat euh euh compenser ces 35 heures par une intensification du travail. Ça veut dire que maintenant on doit courir partout. Ça ça a été la flexibilisation du temps de travail.
C'està dire que maintenant on peut travailler de matin, de nuit et cetera beaucoup plus beaucoup plus facilement. Donc moi ce que je veux dire là, c'est que je pense c'est plus par nos luttes. C'est comme ça qu'on a toujours conquis euh de des choses.
C'est par la lutte et pas en faisant un compromis euh disons euh dans les dans les institutions telles qu'elles sont, faisant un compromis avec le grand le grand patronat parce que un compromis on y a toujours on le paye après, on a que des miettes alors que alors que on a des revendications qui vont bien au-delà. Ouais, vérifie. Ça vérifie, c'est vrai, mais c'est peut-être pas Alors, que est-ce que c'est un constat que vous partagez peut-être aussi ou alors plus de nuances ?
Comment vous vous positionnez par rapport à ce que vous entendu ? Alors moi je vais je vais pas je vais pas avoir de jugement par rapport à ça. Par contre, ce qui est je pense que l'unité syndicale, par exemple, c'est quelque chose qui doit être il doit être porté et l'histoire de construire les luttes ensemble, bah ça ça démarre par chaque secteur et ce que peut disait le camarade entre des entreprises qui qui luttent les unes derrière les autres au moment où elles sont confrontées à une réalité, bah nous par exemple dans le service public, c'est ça aussi et c'est dire qu'il y a des réformes qui sont aujourd'hui en place dans des administrations dont la nôtre où en fait le choix les responsables administratif et politique, on fait le diviser pour régner en fait et on s'aperçoit que on est tous à un moment donné impacté par ces réformes, sauf que le la la le déroulement et les temps d'impact en fait ont été différenciés, ce qui n'a pas permis de que tous les tous les les d'avoir au même moment donc repartir eux ils ont appris, nous aussi doit on doit apprendre, j'ai envie de dire ça comme ça et comment aujourd'hui on construit cette convergence alors des luttes mais moi je pense qu'il faut qu'on qu'on aussi être lucide et être réaliste, c'est que nous on doit repartir du terrain.
C'est en partant du terrain, en échangeant avec les collègues pour dire qu'est-ce que qu'est-ce que vous voulez ? Est-ce que aujourd'hui les revendications portées par les syndicats correspondent aux revendications des salariés, des fonctionnaires ? Est-ce que c'est cette réalité-là ?
Et si s'il faut étendre et puis y avoir aussi des particularités locales et cetera. Donc il faut qu'on ça soit construit ensemble. Il faut que les les salariés euh qui euh on qui sont détruits dans leur collectif, hein, B le camarade parlait d'intensification et cetera, les collectifs de travail ont été massacrés.
Et quand on casse les collectifs de travail, moi je suis dans une administration où le télétravail a été extrêmement présent, bah comment aujourd'hui syndicalement, comment on prend on porte la parole des télétravailleurs et des télétravailleuses ? Comment on inscrit les télétravailleurs et télétravailleuses dans les collectifs de travail ? Comment on fait que tout tous ensemble on on porte des revendications communes ?
Et je pense qu'il faut pas opposer les salariés les uns aux autres, mais il y a une nécessité de repartir de la base. Si on fait cette erreur-là, je pense que les partis politiques qui aujourd'hui sont en train de négocier ont fait des erreurs de pas aller à auprès des populations. Et je pense que le message, moi que je retiendrai aussi du de ces élections présidentielles, c'est la montée de l'extrême droite parce qu'on a laissé des populations, on a laissé des classes populaires à l'abandon et que bah si il y a pas un changement de politique globale et ben je suis pas sûr que le deuxième tour qu'on a évité on puisse refaire barrage parce que si on n'écoute pas ces gens-là oui dans 5 ans ser ça sera peut-être malheureusement pas trop tard parce qu'on on combat combattra mais voilà, il y a il y a toutes ces ça s'aggravera et les politiques enfin les préannonces qu' qu'a fait monsieur monsieur Macron, c'est c'est 65 ans de départ à la retraite, c'est le RSA avec 20 he d'obligation de travail gratuit enfin alors que ça, il faut savoir aussi que par exemple dans les services publics aujourd'hui, on a on a des services civiques qu'on paye 500 € par mois pour faire de l'accueil et ça c'est de la précarisation.
Bien sûr. Donc ça existe aussi que je ça existe déjà mais ce que je veux dire c'est que dans le service public souvent parce qu'il y a eu un discours liniiant depuis des années en disant le fonctionnaire il est protégé il il se sent à l'écart de tout et cetera non les fonctionnaires souffrent alors je pense que le plus emblématique c'est l'éducation nationale et et le secteur de la santé mais moi je peux vous dire que dans mon administration on souffre aussi mes collègues souffrent tous les jours parce que ils ne sont pas satisfaits de la la mission de l'intérêt général qui qu'on leur fait aujourd'hui. on qu'on leur donne à faire et la façon dont on leur donne à faire.
Et cette intensification du travail est aussi vérifiable dans les services publics. On le sait, on le voit, on le documente ici au médias. Alors là, avant de passer à la seconde partie de mes questions, c'est vous parlez tous les deux de finalement de souffrance au travail.
J'aurais voulu avoir un mot sur les les 1200 morts au travail par an notamment bah pas que chez les ouvriers dans l'industrie mais essentiellement quand même. Un mot peut-être là-dessus, Gaetan Gracia. Oui, la souffrance au travail, elle est elle est énorme et elle est elle est beaucoup plus difficile à combattre en plus avec le bilan de soit du parti du dernier gouvernement, un parti socialiste, soit de soit de Macron parce que la loi travail, les ordonnances travaillent, vous savez que les ordonnances travaillent c'est la mise en place des CSE dans la suppression des CHSCP.
Nous dans des petites usines comme celle où je travaille, on n'est même pas 200 salariés. Euh c'est très difficile parce que l'équipe syndicale, les heures de délégation, tout ça est réduit au maximum. Et donc pour se défendre, nous on est on est obligé de de courir partout et il y a de la souffrance au travail, des accidents euh des des accidents de travail.
Euh il y a moi avant que j'arrive dans cette usine, la personne qui était à mon poste s'est suicidé. C'est c'est quelque chose de ben je veux dire, on rigole pas quoi. C'est c'est c'est brutal.
Et euh de plus en plus, il y a une problématique qui s'étend, je veux dire, même au-delà des des seuls ouvriers d'usine don dont dont je parle, ce que ce que ce que raconte la camarade même dans la fonction publique et cetera, c'est c'est très vrai. Il y a une souffrance qui est qui est forte que moi j'ai vu beaucoup notamment au moment du Covid. Au moment du Covid en fait, il y a beaucoup de gens qui qui à l'usine, par exemple, où je bosse qui ont dit euh moi je peux plus en fait, je m'en vais même sans avoir un autre projet de de vie ou de travail.
Voilà, je je peux plus maintenant, je je quitte ça. C'est ce qu'ils ont appelé aux États-Unis là, ils disaient la grande démission et cetera, mais il y a eu ce phénomène aussi euh euh en France. Donc ouais, il y a une souffrance au travail qui est qui est qui est très forte et qu'il faut qu'on qu'on combatte aussi.
Ouis. Au-delà de cette souffrance qui amène, parfois, vous parlez d'un suicide là, mais quand même, j'insiste sur ces sur ce chiffre qui est qui fait de la France le leader européen quand même des morts au travail. C'est quelque chose qui j'imagine vous fait réagir, faire peut-être même bondir 1200 morts par an.
On est le premier pays qui où où il y a où il y a ce on est on est leader. C'est quand même terrible, non ? Enfin, il y a quelque chose qui va pas.
Ben c'est assez euh paradoxal, hein. On a on a des on a on a encore enfin même si par exemple on a le code du travail même si il a été massacré aussi sur ces derniers ces dernières années euh il y a il y a un la souffrance elle s'inscrit sur du long terme et c'est très c'est très compliqué comme le disait le camarade de de un de l'identifier en tant que tel et de d'agir parce que c'est souvent une souffrance individuelle et chacun se ce qui ce qui génère ce qu'on notre difficulté ce qui amène à la à la résignation, à l'individualisme parce que voilà, il y a le mode je me mets en protection parce que je n'en peux plus d'aller au travail parce que c'est ça aujourd'hui, il y a un certain nombre de de collègues qui ne peuvent plus aller au travail parce que Ah oui oui oui, c'est c'est une réalité. Après on est on est dans les mêmes difficultés d'accompagner individuellement avec la problématique des fiches de signalement et cetera.
Bon, le collègue, le camarade disait euh dans le privé les CSA, nous on a la loi la transformation de la fonction publique qui va mettre en œuvre ce qui s'est passé dans le dans le privé. C'estàd qu'on le CHST va devenir plus qu'une formation spécialisée dans les instances et on réduit aussi le droit des des représentants des personnel. Et donc quand on voit toute cette violence qui s'exprime de façon euh différente euh mais qui qui est un appel, une alerte hein, enfin moi je je pense qu' qui que les politiques seraient irresponsables de pas entendre l'alerte sociale euh qui s'est exprimée euh alors hier, pas de façon suffisante mais qui s'exprime.
Nous, on l'entend, on passe dans les services, on sait nous on a des remontées d'à droite à gauche où les gens expriment une souffrance réelle, une souffrance de non reconnaissance. Et je pense que dans le service public, c'est très prignant que on est on est les bouqu émissaires d'une d'une dette qu'on c'est pas une dette. Enfin, à un moment donné, c'est qu'est-ce qu'on veut pour notre pays.
Les fonctionnaires sont utiles et ils nous ont fait la démonstration de façon visible ou invisible parce qu'il y a des la fonction publique n'est pas que sur les les hôpitaux, n'est pas qu'à l'éducation nationale. Les services publics sont utiles et les fonctionnaires qui agissent parce qu'ils ont un statut, parce qu'ils ont encore des droits et des garanties qui sont qui commencent à être en retrait, bah il ils ils assurent leurs missions dans le sens de l'intérêt général et sans faire de de comparaison, mais nos missions elles sont elles sont inscrites dans un dans des des chaînes de de de travail. Et nous par exemple l'industrialisation des tâches dans notre administration euh aux finances publiques, ça a été de parcéliser ces missions qui fait que les les collègues par exemple avant on avait une chaîne qui allait de A à Z et aujourd'hui cette chaîne de travail bah à un moment donné ça va être on va faire du A puis après on va passer au E puis on va revenir au A puis on va passer au Z.
Donc il y a le la perte de repère du sens du travail est vraiment une réalité et euh que c'est ce et quand on nous on porte dans toutes les instances et avec les collègues dire il faut redonner sens au travail, bah c'est qu' ils ont le droit de discuter de comment on organise le travail, comment on inscrit nos chaînes de travail, où ils se placent dans ce cadre-là et ça ça permettra ça pourrait permettre d'éviter ces ces souffrances individualisées, j'ai envie de dire. Alors là, on a un peu égrainé ensemble les les 5 ans que nous venons de traverser. Il y a aussi les 5 ans qui arrivent et les injus du quinquena qui débutent.
Alors là, vous vous avez donné quelques exemples depuis tout à l'heure, mais aussi du côté de de Getan Gracia, comment les vos collègues et même vous-mêmes appréhendez les réformes qui sont annoncées ? parce qu'on peut quand même voir, on peut quand même presque faire le constat que la période Covid, la période de la guerre en Ukraine qui est pas encore terminée pour les deux a ont un petit peu freiner les volontés du président libéral Macron. Et là, pour reprendre Gabriel Atal, c'est nous allons faire plus fort, plus vite.
Comment vous appréhendez ça vous à à Toulouse dans votre usine ? Je pense que les luttes de du Kenkena ont joué un rôle aussi pour freiner les les les différentes réformes et et bon c'est quelque chose que c'est c'est quelque chose qu'on voit que que moi je revendique beaucoup hein. Ça a été un quinquena de lutte de de lutte de classe que ce soit 2016 contre bon c'était c'était avant le c'était c'était Macron ministre mais la loi travail 2018 la la réforme ferroviaire euh 2019-2020 l'explosion des gilets jaunes qui une explosion de colère en fait notamment dans des de salariés de de petites boîtes pas beaucoup syndiqué des moi j'avais beaucoup de collègues en fait à ce moment-là d'ailleurs on a lutté au début des gilets jaunes on a lutté à l'usine et on a réussi à obtenir 10 % d'augment augmentation de salaire.
Euh c'est celle-là ma dernière augmentation que je mentionnais euh tout à l'heure. Mais mais toutes ces luttesl elles nous ont elles nous ont permis de commencer à relever la tête. Donc comment on aborde le prochain quinkena avec cet état d'esprit ?
C'est pour ça que tout à l'heure en fait je disais c'est ni le dialogue social et les compromis syndicaux dont on a besoin. On a besoin d'un plan de bataille de de On a besoin d'un plan de bataille et ni en fait de mettre tous nos espoirs dans un vote qui en fait nous nous nous sauverait une cohabitation, une gauche plurielle, quelque chose comme ça puisqueen fait la manifestation d'hier c'était marquée par les discussions la la réhabilitation de Olivier Fortaliste en fait maintenant qui ont le droit de de venir dans nos manifestations que moi ça me fait ça me fait halluciner alors que c'est eux qui nous ont fracassé pendant 5 ans. euh le l'accord avec Europe écologie les vert et cetera.
Bon voilà, moi je je crois queon doit l'aborder parce qu'après pour vous parler en fait de même mes collègues qui sont ni militants syndicaux ni ni politiques, ils aborde les années à venir avec énormément de colère, énormément de colère, de dégoût et euh je pense que nous militants, on doit être à la hauteur en fait des revendications euh et de et de et de la colère qui est qui qui existe en fait soit soit soit dans nos usines, dans nos dans nos secteurs plus en général hein. Moi je partage ce que dit la camarade. On souhaite pas au au travers de la fonction publique qui soit qui vivent les conditions que nous on vit dans l'industrie.
Euh pas du tout. Il faut qu'on commence à être le plus solidaire possible. Le une des limites de nos luttes pendant le quinkena pendant les 5 dernières années, au moins depuis 2016, c'est que il y a eu différents secteurs qui ont lutté mais pas en même temps.
Disons qu'en 2016, il y avait une partie du privé comme les dockers et les raffineurs. 2018 beaucoup les chemineaux. 2019, gilet 10, gilet jaunes, c'était c'était un autre secteur encore, mais mais le plus possible on va réussir à lutter ensemble et le et et le plus on va les faire reculer.
C'est c'est quelque chose qui qui peut paraître évident comme ça. Parfois, on parle du tous ensemble, la convergen c'est la fameuse convergence des luttes que tout le monde appelle de ses vœux depuis toujours et qu'il faut construire chaque jour évidemment. construire.
Mais là pour vous provoquer un peu, il y a Emmanuel Macron qui vous promet qui nous promet de travailler à changer, à gouverner autrement, qui sera plus le même et qui promet une réindustrialisation du pays. Si vous l'avez en face de vous là, admettons, vous lui direz quoi ? Il a promis beaucoup de fois déjà, non ?
Parce que c'est même au cours du quinkena, il a promis beaucoup beaucoup de fois et et dès que sa gueule, il promet un peu plus. quand il y a eu les gilets jaunes, il a fait le grand débat qui était un grand fumage ou je sais plus comment le débat citoyen, je me rappelle pas le nom exact. Euh bon, la réindustrialisation, pareil, c'est un mot que que ce soit Macron parce que je veux je veux pas même centrer que sur Macron parce que je veux dire le gouvernement du parti socialiste avant c'était c'était la même chose.
C'était la loi travail, des cadeaux au patron. L'extrême droite aussi la promet d'ailleurs hein, la de réindustrialiser le pays. L'extrême droite aussi, tu fais cette promesse.
Oui, tout le monde tout le monde promet ça et quand on vient sur le terrain, on voit que on voit que c'est pas la question. il y a il y a énormément de suppression d'emploi euh que ce soit par des délocalisations ou pas hein parce que c'est pas que la question la délocalisation je pense que c'est 20 % des suppressions d'emploi et le reste en fait c'est les patrons qui à leur bon vouloir euh pour être plus compétitif et cetera. Euh c'est même pas une question d'actionnaire ou de finance hein.
Moi je travaille dans une entreprise officiellement c'est une PME où en fait elle est pas elle est pas au cas 40 mais en fait il faut être compétitif, il faut faire la concurrence et cetera. Donc faire la même chose avec moins de salariés. Nous c'est ce qu'on vit actuellement hein au Covid en fait. qu' y a eu des gens qui sont qui sont euh qui sont partis et maintenant qu'il y a une reprise euh et qu'il y a une remontée des cadences, on doit assumer ces remontées de cadence avec moins de avec moins de personnel et et et avec le même salaire malgré une inflation euh à 4,8 %.
Donc euh donc voilà. Bon, nous les les promesses, enfin je veux dire les promesses de Macron en particulier, personne n'y croit, je pense. Voilà.
Bien, on entend bien votre réponse. Alors, est-ce que peut-être vous la partagez Anne Guovelk un mot sur ce point sur la main tendue de monsieur Macron ? Bah moi, je pense que la la main tendue elle dépendra de notre force à nous en fait, je pense.
Donc c'est c'est une réalité. Je pense qu'il euh il faut construire euh les luttes de demain. Enfin, il y a il y a des choix politiques qui doivent être opérés parce qu'il y a des urgences sociales, il a des urgences économique, il y a une urgence écologique.
Donc à un moment donné ça, si c'est pas entendu de la part du gouvernement futur, ben ça sera une erreur une erreur sociétale, on va dire ça comme ça. parce que c'est moi peu importe sa couleur, peu importe qui il est, peu importe, c'est pas ça mon problème, c'est comment aujourd'hui on reconstruit une société qui fait sens, comment on reconstruit le sens de la justice fiscale, de la justice sociale, c'est un blanc qu'on qu'on porte depuis des années. Comment on mène des politiques publiques avec des avancées du progrès social ?
Et ça bah à un moment donné si il suffit pas de se mettre autour d'une table, il faut être entendu de l'autre côté de la table. Et aujourd'hui bah c'est c'est une difficulté mais je faut aussi faire reprendre conscience parce que le rapport de force il peut prendre il y a la grève mais il y a plein de modalités différentes qu'on doit réinventer et il faut que surtout que les les salariés du public les salariés du du privé se convaincent que ils ont une force ils sont dans la même barque. Il y a aussi ça peut-être à dire ils sont dans la même barque et qu'ils ont aussi une force.
C'est ça qu'il faut qu' on quand on dit réenchanter les luttes, ça veut dire qu'aujourd'hui bah dans mon expression en tant que salarié, je peux faire bouger les choses avec des syndicats parce que là aussi hein on a massacré les syndicats je on essaie de réduire leur leur leur leur leur influence ou leur leur représentativité mais il faut bien que chaque chaque salarié que chaque fonctionnaire sache que sans syndicat et ben ça serait encore pire et je pense que ça faut faut vraiment qu'il y ait une conscience gér on je on passe après 20 ans de de tirer de tirer sur les syndicats inutiles. Enfin voilà. Mais si euh chaque salarié prend conscience que le syndicat n'est l'expression que de leurs paroles et n'est pas l'expression d'appareil, parce que je pense que ça serait une erreur stratégique que les ça peut être le cas quand même, on le voit parfois, ça peut être le cas mais justement faut contrearer ça.
Je dirais il y ava les appareils des syndicaux n'ont pas n'ont pas décidé de la lutte de demain. C'est en partant des des des fonctionnaires et des salariés qu'on pourra faire changer les choses. Alors là pour pour finir, un dernier mot sur cette journée d'hier.
Est-ce que elle a quand même fonctionné en comme parce que souvent on dit que les manifestations reboostent, rechargent les batteries. Est-ce que ça a fait ça ça a eu sens ? Est-ce que vous avez pu tous les deux faire l'expérience de voilà, c'était l'occasion de de se reconnecter entre nous et puis d'avancer ensemble pour les prochains les prochains les prochaines sommes et les prochains mois de lutte ?
Oui, ben moi, je vais je parler de ma ma demi-journée dans la rue avec des camarades. Moi, j'ai voilà j'ai ça m'a permis d'échanger. Çaavait aussi ça faisait longtemps qu'on s'est pas on s'est pas retrouvé ensemble parce que ça fait du bien de se retrouver.
Euh moi enfin par exemple notre notre syndicat, il est inscrit dans un dans un collectif le printemps de nos services publics. J'ai discuté avec euh avec un un euh euh un un camarade pour dire bah comment on reconstruit, comment on met le service public au au cœur du débat citoyen aujourd'hui. Bah voilà, on a échangé, on va et on va construire ensemble parce que c'est euh c'est euh c'est avec toutes les organisations qu'elles soient associatives.
Nous, on est engagé dans Attaque, on est engagé syndicalement dans Solidaire. Enfin, voilà, c'est toute toutes les organisations, queles que soient leur leur forme qui porte le progrès social et la justice fiscale et la justice sociale, ben nous on s'inscrira. Je il y a pas de tabot à avoir entre nous et les histoires d'appareil honnêtement c'est pas le moment de nous les présenter.
Et dernier mot pour vous depuis Toulouse. Alors, quelle est la prochaine échéance ? Le un mot positif si on peut en trouver un de la fin.
Moi, j'essaie d'avoir que des mots positifs euh et je pense que de d'insister sur la stratégie de lutte qu'il nous faut construire, c'est quelque chose de positif parce que c'est ça qu'on va avoir besoin en fait pour faire face. Moi la la manifère évidemment que ça fait ça fait plaisir de de de voir en fait les les collègues, les manifestants, de discuter entre nous, d'essayer de se donner de la force. C'est vrai.
Après moi pour dire sincèrement les les manifes qui sont un peu plan ou d'un point un point B, c'est pas forcément ma cam ou en tout cas les les modalités d'action où j'ai pas l'impression que ça fait augmenter le rapport de force ou que ça fait un peu peur au patronat et au gouvernement. Bon euh c'est c'est c'est une chose, c'est une étape, mais il faut il faut vraiment, c'est vital qu'on construise en fait euh nos les les luttes à venir. Euh il faut effectivement que les grèves appartiennent aux grévistes, que ça soit pas en fait des questions d'appareil et cetera.
Euh il faut qu'on qu'on voilà qu'on prépare en fait vraiment la lutte de classe à venir. Je pense que c'est ça qui fera je crois pas du tout à la main tendue de Macron. Je je pense que c'est ça qui euh qui qui les frapplé et euh et c'est ça bon c'est c'est avec cet état d'esprit qu'on est allé manifester hier et qu'on fera qu'on fera les prochaines.
Bien. Donc du coup le le peut-être que le mot de la fin c'est rapport de force. J'ai l'impression que c'est ça qui ressort de vos deux témoignages et de ceux qu'on a pu entendre dans les magnetu précédents.
Alors merci à vous deux d'avoir été présents sur ce plateau ce matin. Ça m'a fait plaisir. Je rappelle que vous êtes du coup Anne Guyot VK secrétaire général solidaire finances publique à Paris.
Et quant à vous Gaetan, depuis depuis Toulouse, vous êtes travailleur dans la sous-straitance pour l'aéronautique. Voilà, merci à tous les deux d'avoir participé à cette cette émission et bonne journée à tous les deux. Quant à nous qui nous regardons, qui nous regardé, pardon, à l'instant, on se retrouve en tête à tête pour la fin de l'émission.
Dans quelques instants après ce court clip, le média disparaît. Vous le savez, nous venons de clore une cagnotte destinée au pôle enquête. Cela ne suffira pas à assurer au médias sa survie.
Au média, depuis sa naissance, nous avons fait le choix de vous proposer une chaîne d'information, une web téléindépendante libre et surtout en libre accès. Les médias ont déjà réélu Macron. Ils ont inventé le mandat de 10 ans.
Philippe David, elle est elle est finie cette campagne. Gratuitement, nous vous avons proposé des talk show politique, des interviews long format où on peut s'exprimer militants associatifs, syndicalistes et intellectuels dans des conditions que l'on ne retrouve nul part ailleurs. On a le droit de dire stop, de dire non dans la rue, c'est un droit, assez légal.
Et voici la réponse. On est dans une situation assez dingue où un gouvernement du coup vote une loi sur le secret des affaires pour arranger ses potes et après se cache derrière cette loi au moment où ça peut être déterminant. Quand on contacte l'Élysée en disant il y a quelque chose de grave là de l'argent vers ça dans un trust, on a pas le début d'une réponse et puis quand on réinsiste sur mais il a touché combien Macron ?
Il y a plus aucune réponse. Donc s'ils sont de bonne foi, pourquoi ils parlent pas à ces gens-là ? Nous vous avons proposé des reportages, des enquêtes, des chroniques.
Nous avons couvert les luttes comme aucun médiia mainstream ne le fait. Thomas, selon toi, Emmanuel Macron est-il un rempart comme il l'affirme contre l'extrême droite ? Mais pas du tout.
Politique qu'il a mené à favoriser l'extrême droite. On a des gens qui sont des copains de longue date qui sont passés par les mêmes écoles et qui se retrouvent dans un conseil d'administration parce que ce gouvernement c'est pas autre chose à être responsable de rien devant personne. Les citoyens n'ont jamais leur mots à dire.
Cette gratuité, c'est un choix politique et idéologique assumé depuis toujours. Mais c'est aussi un paris risqué. Risqué parce que c'est vrai, payer pour un média dans le contenu est gratuit, ça ne va pas de soi.
Mais c'est un paris que nous avons jugé nécessaire, indispensable même. D'ailleurs, la preuve, nos vidéos cumulent 8 millions de vues par mois. Preuve que vous souhaitez une autre information.
Vous avez échoué finalement à mettre à l'ordre du jour cette question. Ben, je pense qu'il y a une responsabilité qui est quand même et avant tout celle des gens qui nous dirigent et notamment depuis 5 ans celle de Macron. Loin des médias surcentrés où seuls les libéraux et les fascistes ont le droit de s'exprimer dans de bonnes conditions.
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Cette gratuité et cette liberté vous seul en êtes les garant. [Musique] Contrairement à ce que dit Nadia dans cette dans ce court clip qui é quelques semaines, le chiffre continue de monter. Vous êtes 9609 à peu près à cette heure à avoir choisi ce cet abonnement en payant à partir de 5 € par mois.
Voilà, donc merci à ça. Merci pour vous. Donc et voilà, c'est la fin de cette contre matinale spéciale 1er mai.
J'espère que cette émission spéciale vous aura plu. Exprimez-vous dans l'espace commentaire comme d'habitude sous la vidéo parce que celle-ci une fois terminée en live se transforme en replay que vous pouvez partager. D'ailleurs, on voulait toujours avec attention d'ailleurs au passage coucou aux modératrices et modérateurs qui checkent les messages.
Cette émission n'aurait donc pas pu avoir lieu sans Léo en régie image, sans Jordane en régisson, sans Ellie au cadre et sans ma concert Lisa Lap à la chefferie d'édition aujourd'hui et avec qui j'ai construit le contenu journalistique qu'on vous a présenté ce matin. Merci à eux. Tout ça pour créer aussi l'occasion de vous rappeler que le média, comme vous l'avez compris, c'est la dizaine dizaines de travailleurs et travailleuses fixes comme pigistes qui œuvrent chaque jour de la rédaction à l'administration en passant par la technique pour vous offrir les programmes que vous appréciez depuis maintenant plusieurs années.
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On vous remercie chaleureusement de votre soutien. Quant à moi, en plus de vous remercier de votre confiance, je vous donne rendez-vous comme d'habitude ici au plus tard mardi prochain, pas celui-là de demain mais celui d'après et ailleurs pour la suite de nos aventures communes. D'ici là, bonne journée. [Musique]