Les JO et le système de santé, l'alerte canicule, la persistance du Covid... Le "8h30 franceinfo" de Frédéric Valletoux
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France Info
Bonjour Frédéric Valtoux. Bonjour Gretel. Merci d'avoir accepté l'invitation de France Info. 25 départements sont donc en vigilance orange pour la canicule ce dimanche. On attend des pointes à 38 degrés dans le sud-est, jusqu'à 40 degrés dans les Landes et les Charentes. Tout est prêt de votre côté pour gérer cette vague de chaleur ?
Un nouvel épisode de canicule. La France, ce n'est pas le premier été qu'on connaît ça et ce n'est pas la première fois cet été qu'on connaît aussi des épisodes de canicule. Il y en a eu il y a quelques journées de canicule la semaine dernière. Donc, on suit ça de très près, d'une part, pour effectivement prévenir la population. Prévenir la population, pourquoi ? C'est effectivement pousser à aller vers des gestes qui sont des gestes de bon sens. Penser à s'hydrater, penser à se mettre au frais lorsqu'on est une personne fragile, âgée, touchée par une maladie, un enfant, et donc le réfrigérer autant que possible, se mettre dans des pièces fraîches si l'on peut.
Voilà, donc des gestes de bon sens, mais qui permettent déjà de faire de la prévention et d'éviter des problèmes. Et puis, bien sûr, dans les maisons, je pense aux maisons de retraite, il y a aujourd'hui, et après des années d'adaptation, des possibilités de faire face à ce type de période, et donc de mettre au frais les personnes dans des pièces
réfrigérées. On va y revenir, mais vous le dites, ce n'est pas la première fois, sauf que cet été, ce sont les Jeux olympiques. Est-ce que ça ne pose pas de soucis ? Est-ce qu'on est quand même en mesure de déployer les moyens nécessaires, avec la mobilisation des pompiers de différents services pour les Jeux ? Oui, je pense,
parce que, je le redis, on a déjà eu des jours de canicule qui ont touché toute la France, et même des départements qui n'étaient pas concernés par les Jeux olympiques, et pour autant, on n'a pas constaté de problème, d'une part, puis deuxièmement, si l'appareil sanitaire a été renforcé sur les sites olympiques, je pense notamment l'Île-de-France, à l'occasion de cet événement, pour autant, c'est par l'appel à mobilisation à des gens qui n'ont pas pris de vacances pendant cette période-là, plutôt avant ou plutôt après, mais pas en déshabillant certains départements, et en fermant certains sites hospitaliers pour venir amener des effectifs ailleurs.
Comme à chaque fois, vous avez activé le numéro vert canicule en début d'après-midi hier, il s'adresse à qui ? Vous recevez quel type d'appel, dans quelle
quantité ? Alors, je n'ai pas les derniers chiffres, c'est un numéro vert qui est toujours utilisé, alors, ce n'est pas des centaines de milliers de coups de fil, mais ce sont des gens qui se posent des questions, soit parce que...
Ce n'est pas les urgences, ce n'est pas les urgences,
ce n'est pas le 15, attention, ce n'est pas le 15, et effectivement, ce n'est pas la détresse, ce n'est pas le besoin d'être pris en charge, mais pour autant, c'est des conseils, parce qu'on a autour de soi des gens qui sont plus réceptifs ou peuvent souffrir plus de la chaleur, des enfants, des personnes âgées, et donc, c'est plutôt des conseils à l'occasion de déplacements, à l'occasion de... Quels sont les bons gestes à avoir ? Donc, on ne tient pas de statistiques, mais c'est un numéro vert qui est activé systématiquement et depuis des années, dès qu'il y a un épisode de chaleur et on constate qu'il est utile.
On peut rappeler le numéro, d'ailleurs. 0800 06 66 66. Vous disiez, c'est la deuxième vague de chaleur de l'été, il faut malheureusement se préparer à ce que se multiplient ces vagues-là. Comment on se prépare à cette multiplication d'épisodes de forte chaleur ? Les quelques mois que vous avez passés au ministère de la Santé, est-ce qu'on songe, par exemple, à repenser la conception des hôpitaux pour éviter la clim, par exemple ? C'est quoi la trajectoire ? Qu'est-ce qui t'enclenche ?
Il y a des sujets de fond d'adaptation, d'adaptabilité des habitats, des logements, effectivement, des services publics, de tous les lieux qui accueillent du monde. Mais il y a aussi les modes de vie, il y a aussi la compréhension de ce que ça veut dire pour chacun que ces pics de chaleur et la manière dont on doit, effectivement, adapter son mode de vie, ne pas faire de sport pendant les périodes où il fait chaud, se mettre au frais pendant les périodes les plus chaudes de la journée. Lorsqu'on est fragile, enfin voilà, ce sont des choses... Mais à titre preventif,
et notamment pour le milieu que vous connaissez, l'hôpital, puisque vous avez avant présidé la Fédération Hospitalière, c'est un milieu que vous connaissez bien, est-ce qu'il y a quelque chose qui bouge ? Est-ce qu'il y a...
On a quand même tiré...
En termes de conception des lieux ?
Il y a eu un avant et un après, la canicule, mais là je parle de la canicule de 2003. Donc ça date déjà maintenant d'il y a 20 ans, mais néanmoins, ce qu'on a tiré comme enseignement de cet épisode-là de canicule qui avait surpris tout le monde par son ampleur et qui pour le coup avait fait un certain nombre de victimes, eh bien ça a été effectivement d'adapter aussi bien dans les hôpitaux, mais je pense notamment aux maisons de retraite où aujourd'hui on sait partout répondre et s'adapter à ces épisodes de forte chaleur. Donc on a tiré les enseignements il y a déjà quelques années.
Il faut être vigilant sur la conception des nouveaux bâtiments et continuer à adapter les bâtiments là où c'est nécessaire. mais ce que je veux dire c'est que c'est aujourd'hui systématiquement pris en compte. J'ai été maire et je sais que dans les dossiers d'urbanisme et de création de services publics, on prend systématiquement en compte ça comme on prend en compte le sujet aussi de la chaleur dans l'espace public, moins de zones qui sont, enfin plus de zones en terre pleine de manière à ce qu'effectivement, plus de zones arborées aussi de manière à ce qu'on puisse effectivement offrir de l'ombre dans l'espace public, plus de sources d'eau. Et vous le disiez aussi,
éviter de faire du sport quand il fait chaud. Il y avait justement une inquiétude sur le marathon pour tous qui était organisé hier soir et jusqu'à ces tardes dans la nuit entre Paris et Versailles disons avec cette vague de chaleur, ce sont des amateurs, le parcours était difficile avec un petit peu dénivelé pour un marathon. Est-ce qu'à votre connaissance, ça s'est bien passé d'abord ?
Alors à ma connaissance, ça s'est bien passé. Je n'ai pas rapporté de problèmes majeurs en dehors des problèmes courants lorsqu'il y a effectivement un marathon de nécessaire prise en charge de gens qui ont besoin des petits coups de chaud et des coups de fatigue, mais pas plus que d'habitude. Mais c'était cohérent
de le maintenir, malgré ce que vous dites.
On a décalé l'horaire de départ et donc je pense que l'organisateur, puisque c'est sa responsabilité, avait tous les éléments pour pouvoir s'adapter. Il s'est adapté, il a décalé l'horaire de départ. Ça veut bien dire qu'il a pris en compte la situation.
Thomas Barr, le patron du CIO, dit que si ça continue, ça va devenir très difficile d'organiser des Jeux pendant l'été. Changer les dates estivales, il faut y songer pour vous ?
C'est évidemment pas à moi de...
Non, mais vous êtes un responsable politique et c'est...
En tout cas, si jamais le président du CIO pose le sujet, ça va dépendre aussi des villes où c'est organisé. C'est vrai que Los Angeles, la prochaine fois, on sait que Los Angeles, la Californie, ce sont des terres où il fait très chaud l'été, très très chaud l'été. Donc inévitablement, la question des sites, des lieux, des horaires, devra, j'imagine, être posée par l'organisateur.
L'Arabie Saoudite pour de futurs Jeux d'hiver ?
Éventuellement aussi, pourquoi pas ? Mais en tous les cas...
Ce n'est pas éventuel, c'est le cas. Oui, oui, bien sûr. Les Jeux d'hiver d'Asie...
Donc ça va dépendre effectivement sous quel cieux, comme on dit, quelles sont les villes qui ont été choisies pour les Jeux Olympiques.
Non, mais ça veut dire qu'il faut arrêter de désigner ce type de territoire ?
Ça ne veut pas dire qu'il faut arrêter de désigner ce type de territoire. Il faut voir quelles sont les conditions d'organisation proposées par les organisateurs. Le 830 France Info, Bérangère Bonde, Agathe Mahuel.
Et ce matin, Frédéric Valtou, ministre délégué à la Santé des missionnaires, député horizon de Seine-et-Marne dans quelques jours ou quelques semaines. Quel bilan sanitaire vous faites des Jeux côté santé ? Est-ce que ça génère ? Est-ce que ça a généré une activité importante ? Est-ce que les hôpitaux ont pu faire face ?
Alors, les hôpitaux, tout le dispositif d'accompagnement sanitaire a plutôt très bien fonctionné. On va être honnête, il n'a pas été sur-sollicité et tant mieux. Parce que ça aurait été effectivement l'expression d'un propre problème. Les Jeux eux-mêmes
amènent quel flux ?
Je peux vous donner un chiffre qui va montrer effectivement que les Jeux ont eu un impact très faible sur une pression très faible sur l'appareil sanitaire. Il y a à peu près 50 000 passages aux urgences par jour partout en France. Et on comptait il y a deux jours 31 passages du fait de personnes liées aux JO, touristes notamment, qui sont de la cheville ou qui peuvent avoir une fatigue cardiaque. Le tout venant de ce qui peut arriver à des gens qui par millions viennent fréquenter un pays pour suivre les JO. Donc de ce point de vue-là, on a fait face, on avait beaucoup travaillé sur le sujet.
On l'avait effectivement en Ile-de-France puisque c'est principalement là qu'étaient les épreuves de 12 hôpitaux mobilisés aux côtés de la PHP et au sein de la PHP 80 services qui eux-mêmes étaient en pleine tournée avec un plein effectif de manière à effectivement pouvoir faire face à un pic de la fréquentation. Bon, donc de ce point de vue-là, on était parés et puis on était aussi en lien avec tout le dispositif sanitaire mis en place par l'organisateur, par le cojo qui autour, c'est les équipes sanitaires qui dans les enceintes prenaient en charge en premier recours lorsqu'il y avait des incidents, aussi bien pour les athlètes que pour les gens qui étaient les spectateurs.
Et avec le Covid
dans toutes les têtes forcément sur cette quinzaine olympique, combien d'athlètes touchés par le Covid exactement ?
On a, je crois, une quarantaine d'athlètes qui ont été...
C'est le chiffre que vous avez à votre question.
C'est le chiffre... Oui, alors, si vous voulez, il n'y a pas de...
Vous avez un peu contesté sur une autre antenne.
Non, c'est l'OMS qui, c'est... Pardon, l'OMS a communiqué en disant qu'il y avait une quarantaine d'athlètes australiens cette fois-ci, uniquement sur la délégation australienne qui aurait eu le Covid. En fait, finalement, ils sont revenus en arrière en disant non, c'était des infections respiratoires qui ne peuvent pas être que le Covid. Ça peut être une toux, ça peut être... Enfin, il y a plein de raisons. Donc...
Donc, une quarantaine de cas Covid en tout pour l'ensemble des athlètes sur ce jour.
Une quarantaine de cas Covid qui... Mais parce que ce sont les délégations qui elles-mêmes procèdent au test. Il n'y a pas de dépistage systématique pour le Covid. Il n'y a pas eu de cluster, en tout cas. Il n'y a pas eu de cluster. Et sur 10 700 ou 10 500 athlètes, on voit que... Alors, je le dis, attention, ce n'est pas une statistique puisqu'ils n'ont pas tous été testés. Mais néanmoins, les délégations avaient la possibilité de tester dès lors qu'ils avaient des soupçons ou dès lors qu'ils constataient qu'il y avait quelqu'un qui était malade dans leur délégation. Mais le Covid, il ne faut pas se leurrer, est toujours là en France.
Sur l'ensemble de la France ?
Sur l'ensemble de l'Europe et partout dans le monde. Le Covid est toujours là.
Dans quelle proportion ? En France, c'est quoi le...
Aujourd'hui, c'est à peu près 1% de la prise en charge aux urgences, par exemple. On est sur des niveaux infinitésimales. C'est très faible. Je ne peux pas... Il y a... La semaine dernière, il y a eu... Je regarde mes chiffres pour ne pas dire de bêtises parce que sur ces jeux-là, vous m'avez évité de dire des bêtises. Mais il y a eu 627 la semaine dernière prises en charge Covid sur l'ensemble des hospitalisations en France. En France, je vous ai parlé de 50 000 par jour. Vous voyez qu'on est vraiment sur des niveaux qui sont très faibles.
Quand vous voyez le New York Times, par exemple, qui il y a deux jours fait sa une sur 400 000 Covid longs. C'est un sujet qui remonte ? C'est un sujet sur lequel il faut rester vigilant ? Comment vous expliquez ? Il y a quelque chose ou c'est finalement quelque chose avec laquelle il va falloir s'habituer ?
Le Covid, maintenant, il est dans le paysage. Comme la grippe. C'est pour ça qu'on a des campagnes de vaccination. C'est pour ça qu'effectivement, on pousse les gens et on l'a fait encore à l'arrivée de l'hiver dernier à se vacciner. Mais le Covid long, est-ce qu'il est suffisamment
pris en compte ?
Alors, le Covid long, aujourd'hui, il est mal renseigné. Et donc, il faudra sans doute dans les mois qui viennent d'effectivement, peut-être travailler pour mieux préciser ce que ça veut dire que le Covid long est une manière à mieux circonstruire ce sujet, à mieux l'apprécier. et on voit qu'effectivement, l'étude dont vous parliez, c'est une estimation qui n'est pas d'ailleurs, ça ne procède pas d'une enquête médicale, scientifique, épidémiologique qui permet effectivement de cerner avec précision à la fois ce que ça veut dire que le Covid long et surtout quelle est l'ampleur de ce phénomène.
de ce point de vue-là, c'est sans doute encore un travail que la communauté médicale internationale doit travailler. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est effectivement sur le Covid, continuer à avoir des messages qui sont des messages d'alerte. Le Covid n'a pas disparu du paysage. Le Covid est toujours là. Il a, effectivement, grâce à l'effort de vaccination, il a un impact qui est moindre. On est aujourd'hui notamment sur des variants qui n'aggravent pas les conséquences lorsqu'on attrape un Covid et avec des vaccins qui répondent bien à ce qu'il est. Donc, de ce point de vue-là, on continue à avoir une protection et on a une bonne protection de la population.
Encore faut-il, effectivement, qu'elle se vaccine, notamment pour les personnes qui sont fragiles et qu'on continue à être vigilant, à porter le masque et à ce qu'on se souvient être les gestes barrières, suivre les gestes barrières lorsqu'on est soi-même touché et lorsqu'on est soi-même effectivement contaminé. Mais, effectivement, je ne dirai jamais que le Covid a disparu. Ça n'est pas le cas. Simplement, aujourd'hui, il est à bas bruit et avec des conséquences qui sont évidemment bien plus faibles que ce qu'on a connu.
Alors, pendant cette séquence olympique, il y a cette alerte de la Mivilude, la mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires qui s'inquiète donc officiellement de la surexposition du public à l'église de Scientologie. On sait qu'il y a Tom Cruise qui est attendu ce soir à la cérémonie de clôture des Jeux. Tom Cruise, scientologue actif, c'est acceptable, selon vous ? C'est cohérent ?
La scientologie, je ne pense pas que ce soir, Tom Cruise vienne nous faire un discours dans lequel il voudrait partager les conditions.
Mais il sera bien présent avec une cascade qui risque de durer de longues minutes. Et il incarne clairement
la scientologie de façon très active. Il faudrait quasiment dire qu'il faut interdire les films dans lesquels ils jouent, toute apparition publique.
C'est un symbole de le faire venir.
Mais quand on dit
que c'est une cérémonie qui va incarner les valeurs de la France, elle est autorisée aux Etats-Unis, cette église de Scientologie. Il se trouve qu'en France, elle est citée par la Mévilude pour les dérives sectaires qu'elle représente.
Et la Mévilude a raison de pointer les effets défastes de la Scientologie. Que sous couvert de prévention de la drogue, ils ont fait leur promotion pendant les Jeux. Je suis totalement d'accord avec vous et je reprends complètement les constats de la Mévilude de ce point de vue-là. Mais donc,
vous regrettez cette présence ?
Simplement, c'est un acteur. C'est un acteur américain à un moment où on va passer le relais à Los Angeles qui vient...
C'est un acteur très politique quand même de ce point de vue.
C'est un acteur très politique. C'est d'abord un acteur qu'on vient voir, qu'on verra ce soir, je pense. Moi, je ne sais pas dans quelle séquence il sera. Je n'ai pas les détails de la cérémonie. Plutôt vers la France. Oui, mais ce que je veux dire, c'est qu'il est là Non, mais à ce moment-là, il faudrait prendre des... Enfin, on est... La France, c'est un pays de liberté, notamment de liberté et des convictions individuelles. Ce serait inacceptable qu'ils viennent prendre le micro pour vanter, évidemment, ce qu'est l'église de son théologie. Mais je ne pense pas que ce soit le cadre de son intervention. Et donc, à partir de là, c'est l'acteur Tom Cruise qui va venir.
C'est Tom Cruise qui a déjà tourné à Paris et qui, sans doute, a un rapport particulier à Paris. Je ne connais pas cet homme-là. Voilà, c'est ça le symbole qui va être, je pense, ce soir, mis en avant. Ce n'est pas le fait qu'il y ait des convictions personnelles qui, effectivement, l'amènent à croire dans des gens qui, en tout cas en France, font partie d'une liste qui... Enfin, d'une liste, en tout cas, qui ont été repérées comme étant des gens qui, effectivement, appartiennent plus au monde des sectes qu'à toute autre chose.
Les Jeux paralympiques, ça commence le 28 août, dans 15 jours. L'ambition, quelle est-elle, à vos yeux ?
Ça, il faudrait demander ça à la ministre des Sports qui a sûrement travaillé sur le...
Non, oui, pour vous. Et aussi comme ministre de la Santé ?
L'ambition, elle, est de continuer à faire de la France une nation qui soit une nation de sport et dans les héritages dont on parlait, j'entendais, le président du département de Sainte-Saint-Denis que vous aviez sur votre antenne ce matin qui parlait de l'héritage en termes d'équipement, etc., ce qui est important. Mais l'héritage, c'est aussi que la France soit une nation plus sportive et pour rejoindre les problèmes de santé publique face, effectivement, plus à travers le sport de prévention et que notre système de santé dont on sait qu'il est trop curatif et que parfois, est à avancer de leur pathologie ou de leur maladie, on puisse effectivement mieux prévenir.
Mieux prévenir, c'est effectivement mieux dépister, mais c'est aussi mieux s'entretenir chacun pour éviter au plus les ennuis de santé. Et donc ça, ça doit être un héritage, continuer la pratique sportive et encourager les Français à la pratique sportive parce que c'est du bon aussi pour... c'est du plus en matière de santé. Et par rapport à la question que vous posiez sur les Jeux paralympiques, c'est effectivement la question de l'inclusion et aussi, peut-être, de la meilleure prise en charge ou en compte des personnes handicapées par notre système de santé parce que là aussi, il y a toujours des adaptations qui sont nécessaires. Moi, j'ai été...
Elle est insuffisamment...
J'ai été un fervent promoteur d'une initiative qui s'appelle la Charte Romain Jacob qui est une initiative pour toujours mieux adapter l'appareil hospitalier à la prise en charge des personnes handicapées parce que finalement, une personne handicapée qui arrive aux urgences, est-ce qu'elle est toujours bien accueillie, est-ce qu'on sait faire face effectivement à la spécificité de chaque handicap ? De plus en plus, on le fait et tant mieux. Mais celle-là aussi, c'est un long travail qui est un travail aussi de la part des soignants pour s'adapter à ces réalités-là. Le 830 France Info, Bérangère Bonte, Agathe Mahouel.
Et Frédéric Valtou qui est toujours notre invité, ministre de la Santé. On a envie de vous parler de ce cri d'alarme d'une quarantaine de communes des Côtes d'Armor, Frédéric Valtou, face à l'inégalité d'accès aux soins. C'est une information médiaparte. Elles ont publié un arrêté municipal. Elles parlent de troubles à l'ordre public. L'État est mis en demeure. Ça pourrait entraîner des indemnisations. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
Je leur réponds que le sujet de l'accès aux soins, c'est un sujet de préoccupation majeure. Comment on peut effectivement faire face à ce choc de notre système de santé qui est le choc de la démographie médicale ? Le fait de savoir que pendant encore quelques années, le temps que ces générations supplémentaires que l'on est en train de former et qui sont plus nombreuses, il y a aujourd'hui 25% d'élèves en deuxième année de médecine de plus qu'il y en avait en 2019. Donc c'est bien que le signe qu'on est en train de réinvestir et qu'on a réinvesti ce système de santé pour mieux former. Mais pour le cas de ces communes bretonnes, vous reconnaissez
que la situation est critique ?
Pour les prochaines années, on sait qu'on a effectivement une baisse de la démographie médicale qui va tendre la situation. Et donc pour les communes bretonnes comme pour toutes les communes, moi je suis élu du sud de Sénémarne et dans le sud de Sénémarne c'est aussi un grand désert médical malheureusement. Il y a un risque pour l'ordre public,
c'est quand même très fort, ça dit le niveau d'inquiétude et d'exasperation.
Il n'y a pas de risque pour l'ordre public parce qu'on a quand même...
Or ils sont responsables, les maires sont statutairement responsables de l'ordre public ?
Non, enfin pardon, mais là on mélange plein de choses. J'ai été maire pendant 17 ans, je ne suis pas responsable et je ne me suis jamais senti responsable du fait qu'effectivement même je me suis senti impliqué et concerné par le fait que les gens avaient du mal à trouver accès à un médecin ou un rendez-vous médical ou que c'était de plus en plus difficile. Enfin de là à dire que ça ne va pas avoir des conséquences juridiques ou sur l'ordre public, il faut raison garder et il ne faut pas surtout tout mélanger. Je veux bien qu'on parle de la cause de chaque territoire, enfin il faut le faire avec des mots qui soient choisis et d'une approche qui soit raisonnable.
Oui mais ça ne veut pas dire grand-chose donc on fait un peu de comme là-dessus mais l'ordre public n'est pas en cause. Ce qu'il faut c'est effectivement par contre accompagner tous les territoires que ce soit en Bretagne ou ailleurs pour effectivement garantir le plus possible une facilité d'accès aux soins, une continuité d'accès aux soins. C'est très difficile, il ne faut pas se leurrer. C'est très difficile parce qu'on a aujourd'hui un problème d'attractivité de la médecine libérale, de conditions qui sont difficiles mais au-delà de ça de manque aussi de médecins. C'est pour ça qu'on a je le disais réinvesti réinvesti à l'hôpital.
19 milliards d'euros ça n'a jamais été fait pour redonner des forces et du muscle à l'hôpital.
On réouvre en ce moment des lits parce que le fait de former plus depuis quelques années commence à permettre effectivement à retrouver un tout petit peu je suis là aussi très modeste mais un tout petit peu je veux dire quelques signaux verts et un peu de vent dans les voiles on a des hôpitaux je pense au CHU de Besançon je pense on parlait de la PHP tout à l'heure on peut parler d'autres CHU qui aujourd'hui réouvrent des lits parce qu'ils ont plus de personnel et notamment paramédicaux et puis derrière on a investi à travers la convention médicale beaucoup qui a été signée au mois de juillet beaucoup pour permettre effectivement de passer à partir du 1er janvier prochain la consultation à 30 euros ce qui va aussi redonner un peu d'attractivité financière et économique à l'exercice libéral
mais qui produira ses effets quand ?
mais qui aura ses effets inévitablement pour la convention médicale très vite puisque on parle de la fin de l'année pour la consultation à 30 euros et puis pour les formations il faut 10 ans pour former un médecin je vous ai dit qu'il y en avait 25% de plus dans les filières en deuxième année mais il faut 15 ans pour un spécialiste et 10 ans pour un généraliste donc les choses vont se faire de manière progressive mais en tous les cas aujourd'hui très clairement le système de santé grâce à des mesures qui ont été prises ces dernières années est en bonne voie maintenant effectivement ce sera long à obtenir des résultats qui soient visibles tout de suite
la fin des jeux Frédéric Althoud c'est la fin de la trêve politique selon vous ?
je ne sais pas si c'est la fin de la trêve politique mais en tout cas c'est très clairement il y a des choix politiques qui vont devoir effectivement être pris mais le président ne s'en est jamais caché
il y a une urgence pour vous à ce que le président nomme clairement un nouveau premier ministre et un nouveau gouvernement ?
lui-même a dit qu'à partir de la fin des jeux et donc de la mi-août il reprendrait le sujet je ne pense pas d'ailleurs entre vous et moi qu'il l'ait délaissé simplement il va le faire de manière plus publique et donc sans doute qu'il a en tête de ne pas laisser comme ça cette situation qui est une situation intermédiaire se prolonger parce qu'il y a besoin dans la conduite des affaires publiques effectivement qu'il y ait un gouvernement un premier ministre des ministres et que tout cela fonctionne il y a une rentrée parlementaire qui va être début octobre il y a un budget à préparer il y a un projet de loi de financement de la sécurité sociale à préparer aussi là je suis bien placé pour le savoir et donc à partir de là effectivement concrètement
il n'y aura pas de gouvernement probablement pas avant je ne fais pas de conjoncture
je n'en sais rien vous savez moi je
le temps de le constituer le temps de nommer ce premier ministre il faut faire les choses dans l'ordre
il y aura un premier ministre à nommer il y a une équation politique à écrire dans une assemblée où il n'y a pas de majorité absolue
de manière spontanée le bloc nouveau front populaire qui est celui qui a le plus de députés ils ont une candidate qui est Lucie Casté la logique politique n'est-elle pas de nommer cette candidate à Matignon ?
la logique politique c'est de donner de la stabilité au travail parlementaire et donc à la légitimité d'un gouvernement la logique politique c'est effectivement de voir quelle est l'équation qui va permettre de stabiliser le jeu politique est-ce que l'équation du nouveau front populaire est celle qui garantit le mieux cette stabilité je ne le crois pas compte tenu qu'ils sont très loin de la majorité absolue
les plus proches 193 députés c'est le qui en a le plus
je ne sais pas qu'est-ce pourrait être demain une coalition politique qui emmènerait plus d'autres qui emmènerait des députés plus nombreux et on voit que dans l'arc central des républicains jusqu'aux sociodémocrates certains sociodémocrates on entend parler d'autres scénarios et donc c'est effectivement qui ont votre préférence
ou qui vous semblent plus logiques
ça me donnera plus ça donnera plus de stabilité parce que le problème si vous voulez on le voit bien le nouveau front populaire depuis le deuxième tour des élections législatives c'est qu'en fait aujourd'hui ils n'arrivent pas à aller au-delà du nombre qu'ils sont or c'est un nombre insuffisant il faut bâtir des majorités avec ceux qui ont une capacité à rassembler et le seul fait qu'effectivement les députés insoumis soient présents dans cette coalition fait qu'ils ne décrocheront pas un soutien de parlementaires supplémentaires à ceux qui l'ont déjà et donc ils resteront le même nombre et donc ils resteront je le disais à plus d'une centaine de députés loin de la majorité donc le compte n'y est pas du tout avec le nouveau front populaire
Frédéric Valte au ministre de la Santé démissionnaire et député au horizon de Seine-et-Marne merci d'être venu dans le studio de France Info ce matin merci à vous Bérangère Bonte merci Agathe merci à vous
Frédéric Valletoux