"L'élection européenne ne doit pas être le match retour de la présidentielle", prévient Jean-Christophe Lagarde
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une parenthèse dans la campagne des européennes ?
- 0:49OuverteRéponse directe
Quand vous évoquez une polémique indigne, vous évoquez les critiques qui ont été faites parfois à Emmanuel Macron d'être allé accueillir les deux otages libérés à Villacoublet.
- 1:23OuverteRéponse directe
La France dispose d'une force de 4500 hommes en Afrique. C'est l'opération Barkhane, décidée par François Hollande il y a quelques années. Est-ce qu'elle a vocation pour vous à rester éternellement sur place pour lutter contre les djihadistes ?
- 2:49OuverteRéponse directe
Mais ça ne passe pas aussi par la création d'une armée européenne, précisément, qui concrétiserait vraiment l'Europe de la défense ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Voici ce qu'en dit le chef des Républicains, Laurent Wauquiez, il y a quelques jours, sur le plateau du 20h de TF. Ce n'est pas le troisième tour de l'élection présidentielle. Cette fois-ci, les Français ont le choix. Est-ce que sur ce point, au moins, sur ce point uniquement, vous êtes d'accord avec Laurent Wauquiez ?
- 4:59RelanceRéponse directe
Selon l'écart, celui qui arrive en premier peut quand même avoir davantage d'élus que les suivants.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16PrésentateurFait
« La France dispose d'une force de 4500 hommes en Afrique. C'est l'opération Barkhane, décidée par François Hollande il y a quelques années. »
- 1:54Invité politiqueFait
« Si nous partons, ce sont des États fragiles, souvent insuffisamment capables de se défendre du point de vue militaire, qui s'effondreront et qui seront pris en main, si j'ose dire, par des djihadistes. »
- 2:20Invité politiquePromesse
« Les pays, les autres pays européens, prennent leur part de responsabilité, et puis prennent aussi en charge financièrement une partie de ces opérations. »
- 3:10Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de nation européenne, il y a une civilisation européenne, il y a une culture européenne, il y a des valeurs européennes à la défendre. »
- 3:26Invité politiqueFait
« On a besoin de construire une cyberforce. Aujourd'hui, on est sans cesse attaqué de la part de la Russie, principalement de la Chine, sur nos réseaux informatiques. »
- 3:35Invité politiqueFait
« L'an dernier, l'Allemagne s'est retrouvée coincée, bloquée par une attaque Internet, et a été obligée de faire appel à la NSA, aux Américains, pour se protéger. »
- 4:31Invité politiqueFait
« Personne ne gagnera cette élection. Celui qui arrivera en premier n'aura rien de plus que celui qui arrivera en second ou en troisième, puisque c'est une élection proportionnelle. »
- 5:00Invité politiqueChiffre
« Il faut qu'il y ait au moins trois ou quatre points d'écart, ce qui ne sera pas le cas si on en croyait les sondages. »
- 6:32Invité politiqueFait
« Qu'est-ce qu'il y a dans le projet ? Qu'est-ce qu'on propose pour transformer l'Europe ? »
- 6:55Invité politiqueFait
« Regardez M. Juncker, le président de la Commission, qui s'occupe de leur DT. Qu'est-ce qu'on a à faire de leur DT ? »
- 10:47Invité politiqueFait
« Nous sommes des partisans, entre guillemets, du droit des femmes à l'avortement et pas de leur retrait. »
- 11:17Invité politiqueFait
« Quand M. Bellamy et M. Wauquiez expliquent qu'ils vont mettre une double frontière, ils font plaisir aux gens, ils flattent l'opinion. Mais c'est un mensonge. »
- 19:57Invité politiqueChiffre
« Une taxe sur les transactions financières. C'est 40 milliards. »
- 20:02Invité politiqueChiffre
« Une taxe carbone aux frontières de l'Union européenne pour qu'au lieu que nous payons nous par nos contribuables ce soit les Chinois, les Indiens, les Américains qui nous vendent quelque chose. C'est 70 milliards. »
- 21:06Invité politiqueChiffre
« L'agriculture c'est 30% du budget européen 65% c'est la France qui en est bénéficiaire. »
Temps de parole
- Jean-christophe Lagarde72 %
- Invité9 %
- Présentateur9 %
- Invité 28 %
≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Jean-Christophe Lagarde. La France rend donc hommage ce matin aux deux soldats morts la semaine dernière lors d'une opération au Burkina Faso. Est-ce que c'est une parenthèse dans la campagne des européennes ?
Oui bien sûr parce que c'est un moment où nous devons pleurer nos morts et rendre hommage à ces soldats extraordinaires. Ceux-là, mais tous nos soldats, j'étais il n'y a pas très longtemps dans un centre d'entraînement de nos soldats, qui nous protègent dans nos rues comme très loin en Afrique pour sauver les français lorsqu'ils sont en danger. Et c'est un moment qui doit être de rassemblement parce que ceux qui nous attaquaient en enlevant nos compatriotes cherchent à nous diviser à chaque fois. Et je suis consterné quand je vois ces polémiques stupides pour ne pas dire indignes qui ont fleuri ces derniers jours. Soyons dignes de nos soldats. Eux, ils se battent ensemble.
Nous devons nous battre derrière eux.
Quand vous évoquez une polémique indigne, vous évoquez les critiques qui ont été faites parfois à Emmanuel Macron d'être allé accueillir les deux otages libérés à Villacoublet. Il a eu raison de le faire. Il était dans son rôle le chef de l'État à vos yeux.
Oui, et ce genre de polémique me révulse. Ça montre que des responsables politiques sont prêts à tout parce qu'on est à deux jours d'une élection. Ça me fait vomir.
C'est purement électoraliste. Oui.
La France dispose d'une force... Vous vous rendez compte de l'écart entre l'attitude de ces gens-là et l'attitude des soldats qui faisaient partie de ce commando ?
La France dispose d'une force de 4500 hommes en Afrique. C'est l'opération Barkhane, décidée par François Hollande il y a quelques années. Est-ce qu'elle a vocation pour vous à rester éternellement sur place pour lutter contre les djihadistes ?
Éternellement, bien évidemment que non. Mais aujourd'hui, si nous partons, ce sont des États fragiles, souvent insuffisamment capables de se défendre du point de vue militaire, qui s'effondreront et qui seront pris en main, si j'ose dire, par des djihadistes. Donc on doit à la fois soutenir ces États, former les cadres militaires qui permettront d'assurer leur propre défense. Souvenez-vous que le début de l'opération, c'est quand on va au Mali, parce que l'État malien était en train de s'effondrer. Et donc, heureusement que l'armée française était là. Je souhaiterais aussi qu'on ne soit pas seul, que les Européens fassent aussi leur part du boulot. Et ce n'est pas le cas aujourd'hui.
Parce que quand on est au Mali, quand on est... On le voit d'ailleurs avec la libération des otages, ce n'est pas pour la France que nos soldats se battent. Bien sûr, ils se battent pour la France, mais pour la sécurité de tout le monde. Il n'y a pas eu des attentats qu'en France. Les djihadistes ne visent pas que la France. Et moi, je souhaite deux choses. D'abord que les pays, les autres pays européens, prennent leur part de responsabilité, et puis prennent aussi en charge financièrement une partie de ces opérations. Parce qu'on le voit, on paye déjà le prix du sang. Il n'y a pas de raison en plus que nous soyons les seuls à assumer le coût de l'argent.
Ou bien on envoie des hommes ou des femmes, ou bien on paye au minimum. C'est le soutien européen.
La sécurité, elle nous concerne tous. L'armée française est la seule à avoir cette extraordinaire capacité à intervenir à l'extérieur en premier, si j'ose dire, au moment où c'est le plus dur. Mais pour assurer la présence, pour former des soldats localement, il y a d'autres Européens qui devraient faire leur part du job.
Mais ça ne passe pas aussi par la création d'une armée européenne, précisément, qui concrétiserait vraiment l'Europe de la défense ?
Non, moi je crois à la défense de l'Europe et pas à l'armée européenne. L'armée européenne, tout à l'heure aux Invalides, notre chef de l'État va recevoir nos soldats. Et vous n'imaginez pas demain que ce soit un commissaire, j'ai beaucoup de respect pour eux, slovéne ou lituanien, parce qu'à un moment donné, quand on fait la guerre, c'est une nation qui fait la guerre. Et donc il n'y a pas de nation européenne, il y a une civilisation européenne, il y a une culture européenne, il y a des valeurs européennes à la défendre. Mais il n'y a pas de nation européenne. En revanche, on peut construire la défense de l'Europe. Et je prends un exemple, on a besoin de construire une cyberforce.
Aujourd'hui, on est sans cesse attaqué de la part de la Russie, principalement de la Chine, sur nos réseaux informatiques. L'an dernier, l'Allemagne s'est retrouvée coincée, bloquée par une attaque Internet, et a été obligée de faire appel à la NSA, aux Américains, pour se protéger. Nous devons construire un certain nombre de programmes de défense en commun, qui nous permettent de nous défendre ensemble. D'armée européenne, je crois que ce n'est pas pour notre génération.
Jean-Christophe Lagarde, dans cette campagne des européennes, on a bien compris qu'Emmanuel Macron avait choisi sa principale adversaire, en l'occurrence Marine Le Pen, qui elle, en retour, appelle les Français à faire du vote un référendum anti-Macron. Voici ce qu'en dit le chef des Républicains, Laurent Wauquiez, il y a quelques jours, sur le plateau du 20h de TF. Ce n'est pas le troisième tour de l'élection présidentielle. Cette fois-ci, les Français ont le choix. Il n'y a pas seulement deux bulletins sur la table. Et je vais dire à tous ceux qui nous écoutent, vous pouvez voter en fonction de vos convictions, en fonction de ce que vous voulez pour la France et pour l'Europe.
Vous avez le choix. Est-ce que sur ce point, au moins, sur ce point uniquement, vous êtes d'accord avec Laurent Wauquiez ?
Pour une fois qui dit la vérité, je ne vais pas dire le contraire. La réalité, c'est qu'il y a un grand mensonge dans cette élection. Personne ne gagnera cette élection. Celui qui arrivera en premier n'aura rien de plus que celui qui arrivera en second ou en troisième, puisque c'est une élection proportionnelle. Il y a d'ailleurs quelque chose de curieux. C'est qu'on voit depuis des années Mme Le Pen dire qu'elle veut la proportionnelle, M. Bayrou dire qu'il veut la proportionnelle, M. Macron dire qu'il va mettre la proportionnelle, et il se comporte comme si c'était une élection présidentielle.
C'est-à-dire que celui qui arrive en premier, il a gagné, celui qui arrive en deuxième, il a perdu. Là, c'est un mensonge.
Selon l'écart, celui qui arrive en premier peut quand même avoir davantage d'élus que les suivants.
Il faut qu'il y ait au moins trois ou quatre points d'écart, ce qui ne sera pas le cas si on en croyait les sondages. Donc, il y a un élu d'écart. Vous imaginez qui a gagné, qui a perdu. Tout ça, en réalité, c'est pour masquer le fait que, pour une fois, c'est vrai, les Français ont le choix, et que chaque voix qu'ils émettent permet d'avoir la représentation de leurs idées. Parce qu'au fond, le sujet, c'est qui va nous représenter à Bruxelles et à Strasbourg, qui va représenter la France. Et je trouve invraisemblable qu'on cherche à alimenter en permanence cette partie de ping-pong. Vous avez raison. Mme Le Pen dit « virer Macron ». M.
Macron attend du vote, le fait qu'on le conforte dans sa politique nationale. Mais tout ça, ça n'a rien d'européen. Et on a évité le débat européen jusqu'à présent, au point que la liste présidentielle a présenté un projet, je crois, il y a moins d'une semaine, un jour avant l'élection, ce qui montre qu'on n'a pas voulu de débat européen. Et moi, je veux un débat européen. Il faut arrêter de prendre les Français pour des imbéciles. L'élection européenne, ça n'est pas effectivement le premier, le deuxième ou le troisième tour, enfin le xième match retour de la présidentielle. Et il faudrait que la vie politique française, elle ne soit pas otage de la présidentielle
à toutes les élections que nous avons. Mais ça signifie, Jean-Christophe Lagarde, que pour l'Européen que vous êtes, vous dites qu'il faut savoir qui va représenter la France à l'échelle de l'Europe. Si l'extrême droite arrive en tête, comme ce fut le cas il y a cinq ans, ce n'est pas un problème, ce n'est pas un danger, et ça ne nuit pas à l'image de la France. Je ne dis absolument pas que ce n'est pas un problème.
Je dis simplement que si le populisme est un danger qui peut tuer l'Europe, d'abord ce n'est pas à l'échelle française que ça va se jouer, mais si le populisme est un danger qui peut tuer l'Europe, l'immobilisme tuera l'Europe aussi sûrement que le populisme et le nationalisme. La République En Marche, c'est l'immobilisme ? Bien sûr, bien sûr. Qu'est-ce qu'il y a dans le projet ? Qu'est-ce qu'on propose pour transformer l'Europe ? Moi, j'ai décidé de faire campagne avec mes colistiers, avec des gens qui viennent de la droite européenne, comme Nora Béra, du centre, et même des orphelins de Jacques Delors, pour dire que si nous ne transformons pas l'Europe, elle va mourir.
Elle va mourir parce que les citoyens la ressentent de plus en plus illégitime. Et pourquoi ? Parce qu'elle s'occupe en permanence de choses de détail. Regardez M. Juncker, le président de la Commission, qui s'occupe de leur DT. Qu'est-ce qu'on a à faire de leur DT ? On n'a pas réuni 450 millions d'Européens pour s'occuper de leur DT, mais pour s'occuper des rapports de force avec M. Trump, avec le président chinois, avec les géants d'Internet. C'est à ça que doit servir l'Europe. Et on doit recentrer, concentrer l'Europe sur quelques missions stratégiques. Qu'est-ce que propose là-dessus la République en marche ? Hélas, je le regrette comme militant européen.
Rien. Jean-Christophe Lagarde, vous restez avec nous, on va s'interrompre quelques instants, si vous le voulez bien, le temps du rappel de l'actualité, à 9h20 avec David Daubat.
Une minute de silence, la sonnerie aux morts, la marseillaise. La France rend hommage ce matin aux deux commandos de marine tués la semaine dernière au Burkina Faso, recouvert d'un drapeau tricolore. Les cercueils de Cédric Pierpont, 33 ans, et Alain Bertoncello, 28 ans, seront disposés côte à côte dans la cour des Invalides. Les deux hommes seront fait chevaliers de la Légion d'honneur à titre posthume. Troisième revers judiciaire pour le Roundup, herbicide désormais propriété de Bayer. La justice américaine condamne le géant de la chimie à payer 2 milliards. Un couple atteint d'un cancer, le groupe allemand compte faire appel.
Plus de 11 000 procédures sont en cours actuellement aux Etats-Unis. Le médiateur de l'énergie remet son rapport annuel ce matin, avec 31 fournisseurs contre 8 il y a seulement 10 ans. Les litiges augmentent, les problèmes de facturation ont bondi de 60% en un an. Autre point noir également, le démarchage malhonnête. Et puis le relèvement des droits de douane américains, et surtout les représailles chinoises ont fait plonger Wall Street hier soir. Pire journée depuis le début de l'année. Principalement concerné, le Nasdaq, l'indice des valeurs technologiques, qui a perdu 3,4%, moins 2,4% pour Dow Jones.
Toujours avec le président de l'UDI et candidat aux européennes, Jean-Christophe Lagarde, et avec Renaud Deli. On va évoquer maintenant quelqu'un que vous connaissez bien, c'est Valéry Giscard d'Estaing.
C'est l'une de vos références. Vous revendiquez souvent de l'héritage de Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Christophe Lagarde, le fils de Valéry Giscard d'Estaing, Louis Giscard d'Estaing, est d'ailleurs candidat en 3ème place sur votre liste. Seulement voilà ce que l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing disait, c'était hier chez nos confrères d'RTL, de la profusion de listes 34 qui sont candidates à ce scrutin européen. Vous voyez que grotesque. On se lance dans des débats dans lesquels on cherche des transformations, interventions curieuses. Il y a place pour 5 listes en fait. Vous avez l'extrême gauche et l'extrême droite. La gauche et la droite et le centre.
34 listes, c'est ridicule, c'est grotesque, dit Valéry Giscard d'Estaing.
Il a évidemment raison. Je pense même qu'il faudra un système de parrainage parce qu'il y a beaucoup de listes là-dedans, par exemple les royalistes, je ne sais pas quoi. Qu'est-ce que ça a à voir avec l'Europe ?
Il a raison mais vous êtes l'une de ces 34 listes.
Oui d'accord mais il se trouve qu'il n'est pas en train de parler de nous. Il est en train de dire qu'il y a vraiment des gens qui se servent de cette campagne européenne pour faire de la pub pour autre chose.
Ce n'est pas votre cas, ce n'est pas pour défendre votre boutique, ce n'est pas pour défendre la promotion de l'UDI.
Vous imaginez bien M. Véli que Valéry Giscard d'Estaing est en train de dire que son fils ne devrait pas être candidat aux élections européennes. Évidemment que nous sommes la famille de Valéry Giscard d'Estaing, de Simone Veil, que nous poursuivons ce combat européen. On a toujours été aux avant-postes de l'Europe. Aujourd'hui elle n'est pas née, elle est en danger. Elle est en danger comme je le dis parce que si on ne la transforme pas rapidement, les peuples la rejetteront.
Ils ne supportent plus qu'elle soit tatillonne sur des choses de détail et absente sur des choses essentielles comme la protection de nos frontières que nous devons assurer en commun, comme le rapport de force qu'on doit avoir avec les géants internet pour qu'ils ne fassent pas n'importe quoi et pour qu'ils payent nos citoyens avec les volets qu'ils nous volent et qu'ils utilisent, comme une stratégie industrielle commune qui est nécessaire si on ne veut pas être décroché et largué par les géants continentaux que nous avons en face de nous. Bref, l'Europe doit se transformer, elle doit se concentrer sur des missions stratégiques et abandonner un certain nombre de sujets qui sont de détail.
Question très simple pour les auditeurs de France Info et téléspectateurs qui seraient encore indécis avant le scrutin du 26 mai. Une différence, la principale, entre vous et la liste, par exemple, des Républicains ?
Oh, il n'y en a pas qu'une. La première, si vous me le permettez, je viens de dire que nous sommes la famille de Simone Veil, avec M. Bellamy, on a un écart énorme. Nous sommes des partisans, entre guillemets, du droit des femmes à l'avortement et pas de leur retrait. Il y a d'ailleurs là-dessus une omission. Il dit, je serai candidat, je ne défendrai pas mes convictions, mais enfin, au Parlement européen, on vote régulièrement sur le droit des femmes, sur le droit des minorités, sur le droit des homosexuels, etc. Donc, pardon, c'est la première différence, elle est même incontournable. Ce n'est pas votre famille sociale.
La deuxième chose, c'est que je n'ai pas envie qu'on raconte des bobards. Quand M. Bellamy et M. Wauquiez expliquent qu'ils vont mettre une double frontière, ils font plaisir aux gens, ils flattent l'opinion. Mais c'est un mensonge. Lors du seul débat que nous aurions eu la possibilité d'avoir ensemble, je lui ai posé la question, est-ce que vous remettez des douaniers sur le pont de Kelle, à Strasbourg, c'est-à-dire à la frontière franco-allemande, que traversent des Allemands et des Français pour aller travailler tous les jours ? Il me répond non. Donc, ça veut dire qu'il n'y aura pas de double frontière. Ou alors, il va y en avoir à certains endroits et pas à d'autres.
Mais dans ces cas-là, c'est prendre des terroristes, c'est prendre les clandestins pour des imbéciles. Ils vont passer là où il y a des douaniers et pas ailleurs. De qui se moque-t-on ? Enfin, pardon, mais moi, je ne suis pas un ami de M. Orban et il veut siéger dans le groupe de M. Orban. M. Orban est un des destructeurs de l'Europe, un de ceux qui, comme M. Trump, comme le président chinois, veulent diviser l'Europe, je ne peux pas comprendre comment il accepterait de siéger avec ce monsieur. Dernière chose, il représente qui ? M. Wauquiez. C'est si vrai, d'ailleurs, que c'est M. Wauquiez qui va dans les débats à la télé. C'est extraordinaire, ça.
Les candidats se plantent et on se demande ce qu'ils ont à cacher. Je reviens là-dessus. M. Wauquiez, quelle est sa conception de l'Europe ? Il l'a écrite dans un livre. Une Europe à cinq. Parce que même le Luxembourg est de trop. Très bien. Mais ça, c'est une autre façon de démonter et de détruire l'Europe. Vous comprenez bien que nous, on veut la construire.
Pour l'instant, Jean-Christophe Lagarde, les sondages vous donnent autour de 1 à 2%. Il faut 5% des voix pour obtenir des députés européens. Mais si vous êtes élu au Parlement, dans quel groupe irez-vous siéger ? Est-ce que vous siégerez avec l'Alliance des libéraux et des démocrates qui est le futur groupe des députés macronistes ? Est-ce que finalement, c'est tout ça pour ça
et on se retrouve à la fin ? C'est plus compliqué que ça, mais permettez-moi de vous dire un mot sur les sondages. D'abord, ils sont souvent trompés aux européennes, mais si même on en a accepté l'augure, aujourd'hui, il y a un Français sur cinq, 4 millions sur les 20 millions qui vont voter, qui n'a pas choisi. Si 300 000 d'entre eux votent pour notre liste, nous aurons au moins 5 élus au Parlement européen. C'est le minimum ? C'est le minimum. Sauf que, mathématiquement, derrière, ça fait 3 élus de moins pour le Front National. Vous voyez qu'on nous raconte qu'il faut combattre le populisme. Il n'y a pas qu'une seule façon de combattre le populisme.
Parce qu'en votant pour nous, on fait moins d'élus Front National et plus d'élus pro-européens.
Et on fait plus d'élus pour le groupe de la DLE où vous siégerez donc avec les élus de la République en marche ?
C'est un peu plus complexe que ça. Que s'est-il passé ? Nous, nous sommes membres de la LDE. Ils n'ont pas des sortants, les macronistes. Naturellement, si, bien sûr qu'ils ont des sortants. Il y en a même candidats sur leur liste. Mais nous sommes membres de la LDE. Il se trouve que pendant un an et demi, M. Macron a cherché à créer un groupe, tout seul, et qu'il n'y est pas parvenu. Il voulait ramener un certain nombre de socialistes européens, de sociodémocrates. N'y parvenant pas, il accepte d'être absorbé par le groupe ALDE.
Dans l'ALDE, dans le groupe libéral et centriste européen, ça fait débat, parce que, par exemple, en Espagne, vous avez Ciudadanos, qui n'a pas très envie de se retrouver avec des socialistes espagnols. Donc, je ne sais pas, pour être honnête vis-à-vis de tous les électeurs, je ne sais pas, aujourd'hui, quelle sera la configuration de ce groupe. Dernière chose, il est, de toute façon, ce qu'il faut regarder, ce n'est pas tellement le groupe, c'est la majorité. Après l'élection européenne, il y aura une majorité à construire.
Cette majorité, elle va inclure naturellement le PPE, qui sans doute sera le plus grand, la droite européenne, sauf que cette droite, elle est divisée entre les urbanistes et les autres. Il y aura les gens de l'ALDE, centre et droite européenne, il y aura les Verts, mais les Verts plutôt dirigés par les Verts allemands que par les nôtres, qui sont un peu plus responsables, entre guillemets, et habitués à l'exercice du pouvoir, et peut-être, effectivement, des amis de M. Macron, des sociodémocrates qui seront là. C'est ça qui va compter, plus que les groupes, parce que dans les groupes, au Parlement européen, il faut que les Français le sachent.
Il y a des gens qui ne sont pas d'accord ensemble, mais qui sont dans le même groupe, parce que les lignes politiques ne sont pas les mêmes, les clivages politiques au niveau européen ne sont pas les mêmes.
Ce qui compte quand on est indécis, Jean-Christophe Lagarde, c'est aussi de comprendre ce qui distingue, ce qui différencie les listes les unes des autres. Et on a du mal à percevoir les différences de fond avec le projet de Nathalie Loiseau et avec son discours résolument pro-européen. Par exemple, depuis le début de cet entretien, vous êtes revendiqué deux fois de l'héritage de Simone Veil, et le fils de Simone Veil, il est candidat sur la liste de Nathalie Loiseau. Il a même dit, Jean Veil, que sa mère aurait voté pour Nathalie Loiseau. Oui, enfin, je ne suis pas sûr... Vous avez les mêmes références.
Je ne suis pas sûr qu'il puisse faire parler sa mère. Et vous savez, l'UDI a été construit... C'est lui qui l'a dit, hein. Je ne suis pas sûr qu'il puisse la faire parler. Mais l'UDI a été élaborée, imaginée, avec Jean-Louis Borloo, avec moi-même, quelques autres, avec Simone Veil, avec Antoine Veil, dans le salon de Mme Veil, Place Vauban. Alors moi, je veux bien tout ce qu'on veut. Mme Veil était la première adhérente de l'UDI. En 1989, j'étais un jeune militant et je soutenais la liste de Mme Veil quand Mme Loiseau était candidate contre elle. Qu'est-ce que nous disions, par exemple ?
Nous disions qu'il fallait des gardes frontières, qu'il fallait une police des frontières à l'extérieur de l'Union européenne pour protéger nos côtes, des gardes-côtes européens. C'était dans la campagne de Simone Veil. Et c'est parce que les nationalistes, c'est parce que les frileux, c'est parce que les gens qui se replient toujours sur eux-mêmes n'ont pas voulu le faire qu'on n'a pas réussi à le construire. On aurait évité tous ces morts en Méditerranée. On aurait pu éviter la déstabilisation de certains pays européens. Et donc, il faut avoir de la constance. Toutes les conversions sont bonnes en matière européenne.
Mais il faut avoir de la constance pour défendre ce dont nous avons besoin. Parce que l'Europe s'assert...
Renfarcer les gardes-côtes aux frontières de l'Europe, c'est aussi dans le projet
de la Commission européenne. Enfin, c'est dans le projet de la Commission européenne. Et nous avons mis 30 ans à ce que cette idée progresse. Mme Veil l'a émise en premier avec nous autour d'elle. Et c'est une bonne illustration. Il serait temps, enfin, qu'on confie les clés de l'Europe à des gens qui y croient vraiment et qui veulent vraiment la construire. Ça n'a malheureusement pas été le cas derrière ces dernières années. Ce qui a conduit à une dérive ultra-libérale de l'Europe qui a été naïve à l'extérieur, ouvrant nos marchés publics à tout le monde, ouvrant nos marchés sans limite pendant qu'on a affaire à des concurrents chinois, japonais, indiens qui, eux, ont des marchés fermés.
Donc, il faut en finir avec cette naïveté. Et la concurrence déloyale à l'intérieur, avec le dumping fiscal et le dumping social, c'est une urgence de s'attaquer à ce sujet-là parce que la déloyauté de la concurrence à l'intérieur de l'Union européenne, le dumping social et le dumping fiscal, ça crée aussi un sentiment de rejet. Et par exemple, sur le travailleur détaché, nous voulons impérativement qu'il y ait une règle simple. Quand vous travaillez dans un pays, vous êtes au minimum payé au salaire de ce pays et vous payez les cotisations sociales de ce pays.
De sorte que vous n'êtes pas en concurrence déloyale avec le salarié du pays qui vous accueille parce que sinon, celui-ci, il rejette le système.
On poursuit dans un instant avec vous, Jean-Christophe Lagarde, le temps du rappel des types de l'actualité de ce mardi matin à 9h moins 10, c'est avec David Dauban.
Et cet hommage national rendu à partir de 10h aux deux commandos de marine tués la semaine dernière au Burkina Faso, leurs cercueils traverseront la Seine via le pont Alexandre III avant d'être disposés côte à côte dans la cour des Invalides. Symbole de solidarité, ils seront reliés par une sangle de vie. Le projet de loi de orientation des mobilités à l'Assemblée à partir d'aujourd'hui, c'est la Commission du développement durable qui se penche sur le sujet. Objectif, apporter des réponses aux difficultés de transport en intégrant désormais l'enjeu climatique.
Invité de France Info, ce matin, la ministre des Transports Elisabeth Borne s'est dite prête à débattre de l'âge minimum pour avoir le droit de circuler sur une trottinette électrique. Selon la ministre, 12 ans serait un âge qui conviendrait mieux. Elles sont aujourd'hui interdites au moins de 8 ans. Réunion glaciale en perspective entre Vladimir Poutine et Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine. Venezuela, Iran, Syrie, Ukraine, désarmement, uniquement des points de désaccord. Et puis ouverture ce soir du 72ème festival de Cannes. C'est le dernier film de Jim Jarmusch qui accueillera les festivaliers. Un hommage sera rendu cette année à Agnès Varda.
Toujours avec Jean-Christophe Lagarde, tête de liste de l'UDI aux élections européennes. Vous faites parmi vos propositions, Jean-Christophe Lagarde. La proposition suivante, c'est que les États mettent fin à leur contribution financière au budget de l'Union européenne. Comment ça fonctionnerait ?
C'est un retour aux origines de l'Union européenne où ce n'étaient pas les contribuables qui payaient le budget européen. Les contribuables européens c'étaient les contributions extérieures. C'est l'Europe de Jean Monnet. Et je pense qu'il faut absolument le faire parce que le chèque national que chaque pays fait à l'Europe a généré des égoïsmes nationaux. Chacun quand il met 100 il veut retrouver 100. Et ça nous empêche d'avoir des stratégies industrielles communes, des stratégies spatiales, la capacité à protéger nos frontières. Ça nous empêche en réalité d'avoir une volonté européenne puisque chacun est dans son égoïsme. Je veux I want my money back comme disait Madame Thatcher.
Ce qui est totalement imbécile parce que par exemple une entreprise comme Google toute seule elle met 15 milliards d'euros cette année sur la table pour la recherche sur l'intelligence artificielle. Nos pays dispersés, séparés, sans coordination mettent 8 milliards. Nous allons être largués. Nous allons devenir une colonie numérique. Il est urgent de se réveiller. Je suis désolé d'être le seul à souligner ce point dans la campagne et comment est-ce qu'on remplace les contributions nationales ? C'est 100 milliards par an un peu plus. 115 milliards précisément. Je vais être très précis.
On a la possibilité maintenant que le Brexit que les Anglais s'en vont d'avoir une taxe sur les transactions financières. C'est 40 milliards. C'est un projet qui existe dans la Commission européenne mais que les Anglais avaient bloqué. Une taxe carbone aux frontières de l'Union européenne pour qu'au lieu que nous payons nous par nos contribuables ce soit les Chinois, les Indiens, les Américains qui nous vendent quelque chose. C'est 70 milliards.
Ça c'est encore un point commun avec la liste des Républicains qui prône aussi une taxe carbone aux frontières de l'Europe.
Ils disent que c'est pour l'environnement alors que moi je vous dis qu'on a la possibilité. Ils copient sur vous en fait. Un petit peu oui. Si vous regardiez le timing vous vous rendriez compte mais tant mieux. Moi convertir et faire progresser mes idées tout me va. Et une redevance sur les touristes qui comment dirais-je rapporterait 6 milliards comme quand on va aux Etats-Unis on paye un Estat on pourrait avoir exactement la même chose en Europe. Mais l'avantage c'est quoi ? Il est double. D'abord pour les Français pour la France et d'améliorer peut-être le pouvoir d'achat des plus défavorisés.
Deuxième chose ça permet de construire une volonté européenne pour qu'on puisse avoir un FBI et un parquet européen comme je le demande et je suis le seul à le dire parce qu'on ne peut pas avoir des terroristes et des grands criminels en face de nous qui profitent de nos frontières. Nos frontières aujourd'hui elles n'arrêtent que nos policiers et nos magistrats. Moi je souhaite qu'il y ait un FBI qui les poursuive. Pour pouvoir avoir une augmentation du budget agricole personne ne parle dans cette campagne de l'agriculture c'est invraisemblable. L'agriculture c'est 30% du budget européen 65% c'est la France qui en est bénéficiaire.
Nos agriculteurs sont engagés dans une transition environnementale qui coûte cher et prend du temps. Ils ont besoin d'être soutenus et c'est même une politique de santé publique parce qu'on peut améliorer la santé publique en améliorant
notre alimentation. Tous les candidats français disent qu'ils ne voteront pas le budget de la PAC parce que ce budget est en diminution. Oui sauf que moi
je veux l'augmenter.
La plupart des candidats français disent la même chose.
Non non pas du tout ils disent qu'il faut le maintenir et ils le disent sans savoir comment moi je vous dis comment. Chaque année nous faisons un chèque de 6 milliards pas nous la France nous les Européens nous faisons un chèque de 6 milliards aux Britanniques. Il se trouve qu'avec le Brexit ces 6 milliards sont disponibles. Qu'est-ce qui est en train de se passer ? Et Madame Loiseau elle était ministre et elle n'a pas dit le contraire. Tous les Bercy c'est-à-dire tous les ministères des Finances veulent récupérer cet argent.
On a besoin d'une augmentation de 3 milliards de la PAC pour sécuriser nos agriculteurs et leur permettre d'assumer la transition environnementale dans laquelle ils sont déjà engagés. Il faut que les citadins se rendent compte qu'il ne faut pas aimer les agriculteurs que le temps du salon de l'agriculture ils sont déjà là-dedans. Simplement moi j'ai été très surpris de ça en visitant le salon de l'agriculture simplement il faut les accompagner parce que ça prend du temps ça coûte de l'argent.
Et est-ce que pour relancer la construction européenne il faut aussi constituer un vrai budget de la zone euro ? Est-ce que vous êtes favorable à la constitution d'un vrai budget de la zone euro ?
Oui mais ce n'est pas suffisant. Monsieur Macron s'est trompé sur un point. L'Europe ça ne peut pas être à la schlague. Il a distribué des bons points et des mauvais points. Il a fait la leçon à tout le monde. Il a clivé et il s'est isolé. C'est dommage pour l'Europe et c'est dommage pour notre pays.
Il a tort parfois de tenir tête à Angela Merkel et à l'Allemagne ?
Ça n'est pas la question de tenir tête. L'Europe elle a déjà été en panne. Et c'est Jacques Delors qui l'avait sorti de l'ornir dans les années 80 en prenant des projets positifs où tout le monde gagne. Et c'est ce que je porte. La règle des contributions nationales c'est une façon enfin aucun chef d'état ne va dire non je veux continuer à payer plutôt que ce soit les contribuables américains chinois, indiens qui payent. Quand je propose qu'on fasse payer les géants internet qu'ils soient obligés de payer nos concitoyens qu'est-ce qui se passe ?
Ils volent nos données ce que vous faites sur internet le vêtement que vous cherchez le restaurant que vous cherchez ils vendent ces données et ils ne nous payent pas pour ça. C'est comme ça qu'ils ont constitué des fortunes absolument colossales plus puissantes que nos états et donc un règlement européen qui fasse de vous de chacun d'entre nous un propriétaire de ces données il serait obligé de vous payer. Lorsque je propose alors ça c'est quand même assez curieux M. Glucksmann pour l'environnement il propose une taxe c'est normal il est socialiste M. Macron il propose une banque Vous aussi vous proposez une taxe M.
Macron il propose une banque sauf qu'elle existe Pardon elle existe déjà ce n'est pas la même chose vous le savez très bien M. Daly M. Macron il propose une banque et moi je propose un livret d'épargne populaire qui permette que quand vous placez votre argent comme aujourd'hui le livret à finance le logement social vous financiez des projets environnementaux pour isoler nos bâtiments devenir les champions mondiaux de l'hydrogène bref pour avancer qui va dire M.
Fauvel qui va dire en Europe quel chef d'état va dire non je veux continuer à faire un chèque non je refuse que mes concitoyens soient payés par les gens en internet ou non je refuse que leur argent serve à améliorer leur environnement voilà comment on relance l'Europe et comment on fait avancer l'Europe après il faut la démocratiser il faut accepter la fin de l'unanimité sur un certain nombre de sujets notamment économiques et sociaux bref elle doit être transformée je regrette que le président de la république n'ait pas pris la tête de cette croisade et finalement vous m'interrogiez tout à l'heure sur la raison vous interrogez sur la raison de notre liste notre liste elle est le moyen pour les français qui sont vraiment convaincus que l'Europe doit se transformer pour être efficace que c'est le seul moyen pour ne pas subir le reste du monde ils peuvent voter européens ils peuvent voter les européens sans signer un chèque en blanc à Emmanuel Macron parce qu'ils sont aussi nombreux à avoir des déconvenus économiques et sociaux
sans sa politique un mot encore Jean-Christophe Lagarde France 2 organise la semaine prochaine un nouveau débat entre les candidats qui se fera en deux parties les gros candidats en première partie de soirée et les petits dont vous reléguez en deuxième partie de soirée est-ce que vous irez ? et bien écoutez
je suis en train d'étudier ça mais très franchement j'observe que BFM TV qui n'est pas le service public est capable d'organiser un débat avec tous les candidats et que France 2 s'y refuse j'ai même cru voir que France 2 acceptait que Mme Le Pen soit là que M. Wauquiez soit là que M. Guérini soit là qu'est-ce qu'ils ont à cacher ? ils veulent cacher M. Bellamy M. Bardella et Mme Loiseau ? vous pourriez ne pas y aller ? à trois jours d'une élection à trois jours d'une élection on cache les candidats pour qui on demande de voter ?
et puis nous on nous renvoie en fin de soirée c'est-à-dire quand il n'y aura plus personne je suis en train de regarder ça mais je trouve cette attitude scandaleuse de la part du service public
merci à vous Jean-Christophe Lagarde invité ce matin de France Info merci
Jean-christophe Lagarde