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interviewRMC· 6 mars 2024

🔴 DIRECT - L'intégrale de l'interview de Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de l...

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Les alertes lancées par Emmanuel Macron, après avoir dit qu'il n'excluait pas la possibilité d'aller jusqu'à envoyer des troupes au sol, il fustige ce qui pourrait être tenté par la lâcheté. Écoutez, Emmanuel Macron, qu'il disait, nous abordons à coup sûr un moment de notre Europe où il conviendra de ne pas être lâche. L'esprit de défaite rôde.

La guerre est revenue sur notre sol. Des puissances devenues inarrêtables nous attaquent davantage. Il nous faudra être à la hauteur de l'histoire et du courage qu'elle implique.

Comment vous l'entendez ? J'entends ces déclarations comme celles que le président de la République a fait la semaine passée, qui ont été démenties par l'ensemble de nos alliés, à savoir, vous l'avez dit, l'envoi de troupes en Ukraine. La question c'est qu'au-delà des mots aussi forts ou aussi déraisonnables que soient ceux de M.

Macron, où veut-il emmener la France ? Où veut-il emmener nos alliés européens ? Où veut-il emmener l'OTAN ?

Mais c'est ce qu'il veut. Où est-ce que Poutine veut entraîner l'Europe ? Lorsqu'il a fait cette conférence à Paris, lorsqu'il va à Prague faire ses déclarations, déclarations martiales, donc des déclarations guerrières très fortes que vous avez données, il veut bien emmener la France ou les alliés quelque part.

On ne comprend pas où il veut aller, en dehors du fait d'être remis en cause par l'ensemble de nos alliés. Une fois que vous avez dit ça, une fois que vous avez alerté les Français qui sont courants, ils suivent dans la presse, dans les médias, ce qu'il se passe malheureusement en Ukraine, où veut-il aller ? Quelle solution a-t-il pour l'Ukraine ?

Reprend-il des négociations diplomatiques ? Propre-t-il une grande conférence de paix pour que les pays européens, justement, les démocraties européennes reprennent la main sur des négociations qui aujourd'hui sont hélas dans les mains de la Turquie, de la Chine ou d'autres puissances hostiles à l'Europe ou en tout cas qui ne partagent pas du tout nos intérêts ? Non.

Donc M. Macron, en fait, fait campagne, puisque ce qui est quand même assez grave, voire très grave, c'est les révélations de vos confrères de l'opinion dans un article suite à ces déclarations sur l'envoi de troupes au sol en Ukraine, qui disaient qu'en fait, ces déclarations n'étaient pas destinées aux Ukrainiens, n'étaient pas destinées au régime russe, n'étaient pas destinées à nos alliés, mais étaient destinées à agiter le débat politique en France pour, je cite, « piéger le Rassemblement national ». Donc on en est là, c'est-à-dire que le président de la sixième puissance nucléaire veut faire des déclarations uniquement pour provoquer, soit disant, le Rassemblement national.

Non, mais je ne peux pas vous laisser donner le sentiment que les déclarations internationales n'auraient comme seule visée que de vous agiter, vous. Ce qui est vrai, c'est que beaucoup d'entourages ou de proches d'Emmanuel Macron ont laissé entendre que la stratégie, et y compris, on n'a pas besoin d'ailleurs qu'ils nous l'expliquent pour le voir, c'est que pour ces Européennes qui sont en train de se dérouler, la campagne est lancée clairement, vous êtes non seulement l'ennemi public numéro un, puisque vous êtes l'adversaire qui aujourd'hui caracole en tête, mais l'argument principal sur lequel ils veulent croiser le fer avec vous, c'est la question de la Russie. Si vous ne pouvez pas dire pour autant qu'Emmanuel Macron, lorsqu'il est à Prague hier et qu'il dit la guerre est revenue sur notre sol, des puissances devenues inarrêtables nous attaquent davantage, l'esprit de défaite rôde, il n'aurait que vous en tête.

Vous l'avez dit vous-même, le Rassemblement National, justement, moi c'est pour ça que je suis scandalisé, vous avez dit, le Rassemblement National serait l'ennemi public numéro un, c'est-à-dire que le principal parti d'opposition en France serait un ennemi public. Non alors ça c'est mon expression, vous l'avez dit, vous êtes une actrice importante des médias sans aucune flatterie, le fait que cette expression vous vienne à l'esprit, comme elle peut venir à d'autres, c'est pas ce que vous avez dit vous-même. Mais c'est une bataille, c'est pas une bataille politique ?

Non mais là vous êtes en fait, il y a un peu d'hypocrisie. Non non, la vraie bataille elle est en Ukraine. Il y a des gens, des gens courageux qui se battent pour leur nation, pour leur patrie, pour leur famille, pour un certain nombre de valeurs du droit international, eux ils sont courageux.

Monsieur Macron qui fait des déclarations péremptoires, qui racontent n'importe quoi, tant et si bien qu'il est démenti une fois de plus par l'ensemble de nos alliés, y compris des pays qui sont beaucoup plus impliqués en Ukraine, je pense aux pays d'Europe de l'Est ou à un certain nombre d'autres puissances dans le monde, qui ont démenti monsieur Macron immédiatement, immédiatement. C'est-à-dire que la parole du président de la République n'est plus dans l'intérêt de tous les Français, il n'est plus dans l'intérêt de nos alliés européens et au sein de l'OTAN, cette parole n'est pas dans l'intérêt même de l'Ukraine, elle est pour des querelles politiciennes, comme l'a fait d'ailleurs le lendemain monsieur Attal. En attaquant d'une manière complètement outrancière Mme Le Pen et l'ensemble des élus du Rassemblement National qui sont la principale force d'opposition.

Je constate que les déclarations aberrantes de monsieur Macron, qui sont démenties une fois de plus immédiatement par l'ensemble de ses experts, par l'ensemble des spécialistes, n'ont aucune autre portée, sauf se donner une image guerrière qu'il n'a pas et qu'il n'aura jamais, à essayer de déstabiliser le débat politique français, c'est lamentable. Et vous qu'avez-vous en tête, n'avez-vous pas en tête le lien aussi avec la Russie ? Vous êtes pro-russe, pacifiste et capitulaire.

C'est ce que dit de vous Robert Ménard. Robert Ménard, ce n'est pas Emmanuel Macron. Robert Ménard, ça a été longtemps votre allié.

Il dit d'ailleurs toujours, il partage la plupart de vos idées. Je vous rappelle qu'à la fin de la présidentielle, il partage deux, trois idées sur la sécurité. Il est beaucoup invité, ça c'est sûrement qu'on puisse dire.

C'est-à-dire ? Monsieur Ménard ne représente aucun parti politique français important. Il est en permanence invité sur les plateaux, y compris pendant la présidentielle, pour expliquer qu'il soutient tellement Madame Le Pen qu'il ne fallait peut-être pas voter pour elle.

Non, pas du tout. J'étais directeur à joint de campagne. A la fin de la campagne, on avait même retiré du temps de parole de Marine Le Pen, parce qu'avec des alliés pareils qui passent leur temps à dégommer la candidate pour des intérêts que M.

Ménard connaît peut-être, c'est absolument lamentable. Donc moi, les propos de M. Ménard, ça n'engage que lui.

Il a toujours été sur une ligne atlantiste. Il a toujours été, pour qu'on intervienne par exemple en Irak, dans un certain nombre de pays, on connaît la suite. Donc les propos de M.

Ménard en géopolitique, effectivement, ça n'a jamais été la ligne souverainiste et même pas la ligne gaullienne. Donc quand ça vous arrange, c'est votre ami. Quand ça ne vous arrange plus, vous vous estimez qu'il n'a plus rien à voir avec vous.

Madame de Malab, est-ce que M. Ménard, même quand d'ailleurs qu'il était président de Reporters sans frontières, ce qui était tout à son honneur, est-ce qu'il avait une ligne gaullienne sur la diplomatie ? Non, il a toujours été pour le droit de la gérance.

Il a toujours été pour que les États-Unis ou d'autres fassent l'appui de l'OTAN. Leur naturel pro-russe revient au galop. Ils sont pro-russes, pacifistes, capitulards.

Non mais les propos de M. Ménard sont excessifs, donc insignifiants. Si ce qui était dit était vrai, ils ne nous auraient pas soutenus.

Donc ce qu'il dit est totalement faux. Ce sont des propos outranciers. Ça relève exactement de l'ambiance que je vous ai dit en France.

Malheureusement, la vérité est toujours la première victime des guerres. La Macronie a choisi, sur le sujet ukrainien, et je le regrette, contrairement à Marine Le Pen, qui tout de suite a fait l'Union nationale sur ce sujet, a joué l'intérêt diplomatique de la France, a joué l'intérêt diplomatique de l'Europe. Les macronistes, eux, ont voulu diviser la nation, ont voulu faire croire que dans notre pays, il y avait des forces politiques, parce que c'était au pluriel, puisqu'au début M.

Mélenchon était aussi impliqué là-dedans. Il recevra les forces politiques, d'ailleurs, pour parler d'Ukraine demain, et il vous va voter sur l'aide à l'Ukraine, vous les députez mardi prochain. Je ne sais pas, c'est toujours pareil avec M.

Macron. Il y a une semaine où on est les grands ennemis de la nation, on est les pires individus au monde, et la semaine d'après, il faut nous recevoir. On est comme tout le monde, nous sommes un parti démocratique.

On ne comprend plus ce que veut M. Macron, puisqu'en fait, il n'y a rien à comprendre d'autre que de la politique politicienne. Il est scandaleux, Mme de Malherbe, d'accuser le principal parti d'opposition de défendre d'autres intérêts que ceux de la nation.

Si c'était vrai, il y a des éléments dans le code pénal qui permettraient de nous mettre en cause. Nous n'avons jamais été mis en cause. Il y a eu ce fameux rapport, cette enquête parlementaire que vous aviez demandé, Jean-Philippe Tanguy, que vous avez présidé.

Ces conclusions se sont finalement avérées assez accablantes pour le RN, puisqu'il désigne Marine Le Pen, je cite, comme une courroie de transmission efficace du discours russe du Kremlin. Le Rassemblement national présente une singularité dans sa proximité idéologique avec le régime russe. Et par les liens financiers qui feront l'objet d'une analyse détaillée.

Vous aviez d'ailleurs annoncé portée plainte. Oui, j'ai fait. Portée plainte contre Constance Le Grip, que vous accusez d'avoir fait fuiter ce rapport.

On en est où ? Enfin, je n'ai pas porté plainte contre Madame Le Grip, j'ai porté plainte contre X pour une fuite de ce rapport, puisque ce que vous appelez une conclusion, ce n'est pas la conclusion du rapport. C'est une phrase qui a fuité avant sa publication pour qu'aucun journaliste ne puisse vérifier que cette phrase était consolidée par des déclarations.

Est-ce que cette phrase est dans le rapport ? Cette phrase est dans le rapport, mais elle n'est pas...

Est-ce que ce n'est pas la conclusion ? C'est une phrase dans le rapport qui n'est pas consolidée par autre chose que les témoignages, excusez-moi, de Madame Loiseau, la tête de liste de renaissance aux dernières européennes, ministre de M. Macron, et de M.

Glucksmann, qui sont nos adversaires politiques. Donc en fait, cette phrase n'est pas tirée des experts, n'est pas tirée des services de renseignement intérieur ou extérieur, n'est pas tirée des services qui assurent la régularité des élections. Mais excusez-moi, c'est très important, n'est pas tirée des déclarations de ceux de la CNCCFP qui s'occupent du financement des partis politiques, de la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique, de Traquefin, le service de Bercy qui surveille les mouvements financiers entre l'étranger et la France.

Tous ces services, eux, ont dit qu'il n'y avait aucune ingérence étrangère sur un parti politique, et en particulier le Rassemblement National. Donc je vous remercie de parler de ce rapport, puisque depuis cette fuite, personne n'en a parlé dans les médias, personne n'est allé vérifier ce qu'il y avait dans ce rapport. La réalité, c'est que l'ensemble des témoignages sous serment de ceux que nous avons auditionnés, des services de l'État, des personnes en charge directement de la lutte contre les ingérences en France, on dit qu'il n'y avait pas, absolument, qui lui-même a dit mot pour mot, non seulement qu'il n'y avait aucune force politique ou personnalité politique de premier plan qui avait des problèmes d'ingérence, mais qui surtout a dit, pour le directeur de la DGF, avec soupçon autour de Thierry Mariani.

Non, M. Mariani n'a pas été cité dans la déclaration de la DGF, vous pourrez vérifier le verbatim entier. Madame Le Grip, on a reçu M.

Mariani sous serment, M. Mariani a répondu à toutes les questions, est-ce qu'il y a eu des poursuites, Mme de Malherbe, contre les déclarations de M. Mariani, qui a assuré ne pas être victime d'ingérence ?

Non, par contre, il y a eu des poursuites que j'ai enclenchées contre deux députés macronistes, M. Boutan pour ses ingérences avec la Chine, M. Julien Laferrer pour ses ingérences avec différentes puissances étrangères.

Aucun responsable du Rassemblement National n'a été mis en cause avec cette commission. Et vous invitez finalement à lire ce rapport pour comprendre attentement. Je vous invite, moi, aucun problème, notamment mon avant-propos, qui fait des révélations que malheureusement personne n'a repris.

Tout le monde peut le lire. Je le lirai attentivement. Jean-Philippe Tanguy, il y aura ce vote mardi à l'Assemblée.

On vous demandera si vous soutenez ou non l'aide des 3 milliards d'euros à l'Ukraine. Le ferez-vous ? Nous, Mme Le Pen, évidemment, prendra cette position, exprimera la position de notre groupe.

Pour que vos auditeurs sachent, nous ne sommes pas invités à voter sur le fond, mais sur la déclaration elle-même de M. Attal. Donc nous allons entendre le Premier ministre.

Qu'est-ce qu'il a à nous dire ? Comment il mène le gouvernement ? Quand même, Jean-Philippe Tanguy, est-ce que vous allez voter oui ou non l'aide à l'Ukraine ?

C'est ça la question ? Mais c'est Marine Le Pen qui fera cette déclaration. Vous avez un doute encore ?

Je n'ai pas de doute. Je suis président délégué de Marine Le Pen. Marine Le Pen est la chef de notre famille politique.

C'est à elle d'arbitrer les grands choix que notre famille politique fait diplomatique. Pour moi, j'ai la position de Marine Le Pen. Vous n'avez pas d'opinion sur l'aide à envoyer à l'Ukraine ?

Si, j'ai une opinion que je communiquais à Marine Le Pen et je soutiens la décision que prendra Marine Le Pen. Donc à ce stade, vous ne voulez pas nous dire, vous ne savez peut-être pas encore, si vous allez voter oui ou non ? Non, je ne sais pas encore la décision que prendra Marine Le Pen.

Qu'est-ce qu'il pourrait vous faire voter non à l'aide à l'Ukraine ? Mais je n'ai pas d'élément qui pourrait nous faire voter non. C'est Marine Le Pen qui arbitre, comme elle le fera quand elle présente de la République, les grands axes.

D'accord, mais je ne suis pas là pour discuter avec vous des grands arbitrages de notre famille politique. Mais en fait, la question, ce n'est pas l'arbitrage de votre famille politique. Si, c'est notre famille politique.

C'est Marine Le Pen, la chef de notre famille politique, qui, comme elle le fera quand elle serait président de la République...

Vous pourriez ne pas soutenir l'aide à l'Ukraine ? Nous sommes un parti politique libre. Nous faisons nos arbitrages librement, sous aucune pression autre que l'intérêt national pour le moment.

Évidemment, nous avons soutenu l'ensemble des initiatives qui ont permis de soutenir l'Ukraine. Nous avons toujours voté au Parlement français, puisque c'est au Parlement français de s'en employer, et pas au Parlement européen, les soutiens à l'Ukraine. Nous avons été dans la condamnation totale et immédiate de l'agression russe.

Nous n'avons jamais eu aucune ambiguïté là-dedans. Mais, pardonnez-moi, Madame de Malade, ce n'est pas à moi d'arbitrer des décisions qui sont dans les mains, et c'est bien normal, de Marine Le Pen. Marine Le Pen, qui d'ailleurs, je le précise, sera donc reçue, je crois que c'est Jordan Bardella, précisément, à l'Élysée de Mince, précisément sur cette question de l'Ukraine.

Ce matin, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, déclare que le lepénisme est un nouveau marxisme. Toujours plus de dépenses, toujours moins de recettes. Qui peut être dupe ?

Visiblement, M. Le Maire lui-même, quand on a quand même l'expérience de M. Le Maire, quand on est amené à dire une énormité pareille, pour couvrir la catastrophe des comptes publics, la réalité, c'est qu'en janvier, le déficit public a atteint 24 milliards d'euros.

C'est le record absolu de toute l'histoire de France, même pendant le Covid, même quand l'État subventionnait la quasi-totalité de l'économie française et du quotidien des Français, nous n'avions pas 24 milliards d'euros de déficit. C'est considérable. La réalité, c'est qu'on l'apprend dans le journal Le Monde, le déficit public pour 2023 sera, je cite, bien au-delà de 4,9.

Il le reconnaît. Il dit que ce sera significativement au-delà des 4,9. Il y a quelques semaines...

Il continue à viser quand même les 3%. Très bien. Pour la 5 lingue-là, on en reparlera.

Mais reconnaissez qu'il y a encore quelques semaines, quand M. Le Maire a annoncé les 10 milliards d'économie, il prétendait que c'était pour maintenir le déficit sous les 4,9. Donc il a encore menti aux Français, comme il a menti aux Français et au Parlement.

Et au Parlement sur les prévisions de croissance. Sur les prévisions de croissance, il ment ou il est trop optimiste ? Il ment sciemment.

Il ment sciemment pour couvrir son incapacité à gérer les comptes publics de la France. M. Le Maire est ministre depuis 7 ans.

Donc il nous annonce l'équilibre des comptes publics, je cite, pour 2032. C'est-à-dire que dans le monde, M. Le Maire dit, les comptes publics seront à l'équilibre en 2032.

Le Jean-Luc lui dit, mais en 2032, vous serez probablement plus ministre de l'économie. Et voilà, la seule chose où il a raison, c'est qu'en 2032, effectivement, les comptes de la nation seront sur le beau chemin, puisque je l'espère, les Français auront confié le pouvoir à Marine Le Pen et à des gens qui seront enfin équilibrés les comptes. Je vous rappelle que cette année 2024, ça fait 50 ans, 50 ans à demi-siècle, que les comptes publics sont déficitaires. 50 ans de déficit systématique.

Il n'y a pas une seule famille politique. Vous, vous feriez comment ? Voilà ce que dit Bruno Le Maire dans cette interview très complète sur la question des comptes publics.

Il dit en effet, les 10 milliards d'économies ne sont qu'un début, c'est une première étape. Il dit d'ailleurs, ce n'est pas un coup de rabot, mais un frein d'urgence. Il y a donc urgence, dit-il.

Est-ce que c'est un coup de frein d'urgence sur les comptes publics ? C'est un coup de rabot, en fait. C'est la même chose.

Gouverner, c'est savoir renoncer à certaines dépenses secondaires pour financer des dépenses prioritaires. L'hôpital, l'école, la police, la justice, les armées. Le reste, on oublie.

Est-ce que vous feriez pareil ? Mais non, mais ça ne veut rien dire. Excusez-moi.

Il y a beaucoup de choses qu'il faut financer, qui sont importantes, qui ne sont pas dans la liste, qu'indique M. Le Maire. Le problème, c'est que...

Si vous continuez à tout financer, vous non plus, vous n'arriverez pas repasser sur les 3%. Vous savez, moi, depuis que je suis député, on a eu plusieurs réunions à Bercy, qu'on appelle les dialogues de Bercy, qui étaient censés associer les oppositions à la bonne gestion des finances publiques. Moi, comme d'autres députés d'ailleurs, nous avons dit on veut bien être associé à la bonne gestion des dépenses publiques, mais ouvrez-nous les comptes, faisons une vraie revue des dépenses, et engageons-nous, en échange de ce travail, à que chaque force politique puisse faire des propositions chiffrées, concrètes, sur les dépenses.

Or, ils ne veulent pas ouvrir les comptes de Bercy. On ne sait pas exactement quelles sont ces revues des dépenses, nous n'y avons pas accès. Et quand, soi-disant, on fait des réunions, en fait, on est réunis, chacun bavarde, chacun donne son opinion, mais on ne travaille pas sur le fond.

Ce qu'il faut faire, Mme de Malherbe, c'est qu'aujourd'hui, moi comme d'autres, aujourd'hui, moi comme d'autres, en fait, nous ne savons pas comment est dépensé l'argent des Français. Il y a une... comment dire... c'est obscur.

On n'arrive pas à comprendre les chemins de dépenses, comment autant d'argent peut être dépensé, puisqu'on a 55% du PIB qui est dépensé en dépenses publiques, et on ne sait pas où va l'argent. C'est d'ailleurs le sentiment, et vous l'avez souvent sur votre antenne, des Françaises et des Français qui paient 45, 46, 47% d'impôts et qui ne comprennent pas où va l'argent. Donc, tant qu'on n'aura pas fait cette grande revue des dépenses, on ne saura pas où l'on va.

Par ailleurs, il y a un certain nombre de tabous de la Macronie qui empêchent de réduire les dépenses publiques. Tabous qui sont le coût de l'immigration, le coût de l'Union européenne, le coût de la fraude, le coût du millefeuille administratif. La somme des dépenses sociales engagées par Mme Le Pen de la nationalisation des autoroutes en passant par la retraite à 60%, sans oublier l'exonération d'impôts sur le revenu pour les moins de 30 ans, s'élève à 120 milliards d'euros.

Et les recettes, ce sont toujours les mêmes, tapées sur les immigrés. Le chiffrage de M. Le Maire provient de l'Institut Montaigne, qui s'est planté, c'est le mot qu'on puisse dire, sur le chiffrage de M.

Macron, puisque l'Institut Montaigne expliquait que M. Macron était le candidat le plus raisonnable, le plus sérieux, et que 7 ans après, on a 900 milliards de dettes en plus, on a 174 milliards de déficits. Mais vous, vous n'arrivez pas à 120 milliards d'euros ?

Non, on n'arrive pas du tout à 100 milliards d'euros. Le chiffrage du Rassemblement national avait été expliqué. Personne ne l'avait remis en cause sérieusement, à part critiquer le fait qu'on voulait gérer l'immigration et qu'on était très méchants.

Donc la réalité, c'est que la Macronie ne s'attaque pas au grand tabou qui représente des coûts très importants pour l'État, je le redis. L'immigration, le coût de l'Union Européenne, le coût de la fraude, le coût du millefeuille administratif. Je vais vous donner un exemple.

M. Wörth a fait une mission sur la décentralisation récemment pour le Parlement. Et en fait, on avait le droit de discuter de tout, sauf de supprimer des échecs.

Donc par exemple, c'est sûr que tant qu'on aura la commune, la communauté de communes, le département, un certain nombre de syndicats locaux, la région, les organismes qui dépendent de la région, l'État, l'Union Européenne, vous aurez une multiplication des strates qui évidemment a des coûts. Les normes aujourd'hui, le chiffre qu'avait donné Marine Le Pen à la présidentielle, à savoir des normes qui coûtent plusieurs dizaines de milliards d'euros, est aujourd'hui reconnue. Dans le monde, M.

Le Maire en parle comme un chantier prioritaire, le chantier de la fraude. Mme Le Pen voulait créer un ministère particulier pour la fraude sous les railleries. Aujourd'hui, la fraude est une...

Mais on nous a fois dit que nous voulons faire les économies. 16 milliards d'euros, par exemple, sur l'immigration. 10 milliards d'euros sur la contribution nette à l'Union Européenne.

Un certain nombre, nous avons pris une hypothèse basse, 10 milliards d'euros, 15 milliards d'euros, pardon, sur l'ensemble des fraudes, y compris les fraudes à la consommation, on aurait pu à parler sur la grande distribution. Plusieurs milliards d'euros sur les normes, plusieurs milliards d'euros sur les strates administratives. Tout cela a été chiffré, tout cela, on sait où on emmènera la France.

Et j'espère que les Français nous feront confiance, parce que le système que Marine Le Pen et Jordan Bardella combattent courageusement depuis tant d'années, emmène la France à la faillite. Voilà, nous sommes vers un chemin de faillite. Par exemple, le coût de l'endettement, nous sommes vers un chemin de faillite.

Un autre l'avait dit avant vous, François Fillon parlait de France au bord de la faillite. Il avait raison, malheureusement, il n'avait pas pris les mesures nécessaires. Le coût de l'endettement, Madame de Malherbe, c'est-à-dire les intérêts que les Français paient par leurs impôts chaque année.

Et aujourd'hui, le troisième poste de l'État, il est en face pour devenir le deuxième poste de l'État. Et avant 2027, il deviendra le premier poste de l'État, entre 70 milliards et 95 milliards, selon les hypothèses. Est-ce que vous imaginez que 70 milliards au mieux des impôts des Français vont aller financer les intérêts de la dette au lieu de financer la défense, l'éducation, la santé, c'est-à-dire l'ensemble des postes dont parlait M.

Le Maire, qui est censé être son priorité. La réalité, c'est que la dépense principale dont ne parle pas M. Le Maire dans son papier, dans son interview, ce sera les intérêts de l'État, de la dette, pardon.

Et ça, c'est de sa faute, c'est de sa responsabilité. Et s'il avait un peu dignité, il démissionnerait. Parce que quand on arrive à un tel état d'affaiblissement des comptes publics, après 7 ans de gestion, et qu'on ose regarder les Français doigts dans les yeux, non seulement en insultant le principal parti d'opposition, en disant n'importe quoi, et en prétendant qu'on va arriver à l'équilibre des comptes publics, alors qu'on est dans la pire situation budgétaire au bout de 7 ans, il ne faut quand même pas manquer d'air.

Donc, si vous voulez, les mensonges de M. Le Maire sont au niveau de son incompétence. Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme, président délégué du groupe RN à l'Assemblée, qui appelle donc à la démission de Bruno Le Maire.

À la dignité, donc la démission. Sur l'Ukraine, on a bien compris que vous ne savez pas encore, mardi, si vous voterez ou pas, l'aide des 3 milliards d'euros.