"Ma place est aux côtés de celui à gauche qui peut gagner la présidentielle : Raphaël Glucksmann"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Budget, carburant, pouvoir d'achat. Le PS veut s'imposer dans la bataille des idées, des solutions pour les Français, mais se retrouve un peu empétré dans une bataille interne, une primaire où les envectives entre candidats font plus parler que les projets. Bonjour Boris Vallot, merci beaucoup d'être notre invité, député des Landes, président du groupe socialiste à l'Assemblée. Vous soutenez-vous Raphaël Luxman dans cette primaire de la gauche, interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesserdedon du groupe Ebra. Bonjour Fabrice, bonjour. Bonjour Boris Bado. Bonjour. On commence par la primaire, les socialistes en pleine primaire avec pour ambition initiale d'avoir un débat d'idée, d'avoir un débat projet contre projet et vous vous retrouvez avec des
invectives entre candidats avec Sgolen Royal qui qualifient Raphaël Luxman de stagiaire. Elle est quand même pas très bien partie cette primaire. Écoutez, c'est la façon dont Segolen Royal l'envisage qui est mal parti. Pour ceux qui concerne Raphaël Gluksman, il est sur le débat d'idée, sur les réponses à apporter aux Français dans un moment difficile avec des vies difficiles. Moi, je je suis évidemment à la fois peiné, consterné du ton que prend que prend cette primaire. C'est pas l'idée que je me fais du débat démocratique. C'est pas l'idée que je me fais des relations entre camarades socialistes. C'est pas l'idée que je me fais de la gauche et de la nécessité d'apporter des réponses aux préoccupations des Françaises et les Françaises. Donc il faut que ça cesse
parce qu'à la fin de cette de cette désignation militante, nous devrons avoir une ou un candidat et puis quatre soutiens et pas cinq ennemis, cinq aigris qui ensuite feraiit rester les mains dans les poches que de faire campagne. nouser et que chacun se reprenne et en particulier puisque vous l'avez mentionné Royal, vous lui en voulez à Segolen Royal. Ce mot pour vous c'est un mot malheureux, c'est quoi ? Ah non, tout ça tout ça et et je pense penser calculer, c'est ce qui le rend d'autant plus à la fois inacceptable et dérisoire. Mais je veux pas perdre trop de temps dans cette émission sur ce sujet. Non, c'est vrai mais je comprends. Vous voulez pas personnaliser le ces polémiques. Néanmoins, ça pose une question sur ce qu'on appelle la bordélisation de la campagne sur dont
elle était quand elle est un peu accusée ces Golen Royal. Vous pensez que c'est un objectif de bordelliser cette campagne ? Écoutez, je pense que elle a suffisamment d'expérience. Elle l'a d'ailleurs souligné pour savoir que les mots prononcés ont une portée et ont des conséquences. Maintenant, j'en appelle au débat d'idée à la nécessité de répondre aux préoccupations des Françaises et les Français. Et c'est la seule chose qui m'importe et dérisoire et disqualifier ce Mais est-ce qu'au final cette primaire elle ne va pas plus abîmer les socialistes que de lancer votre candidat ? Mais ça mais ça dépend des socialistes eux-mêmes. C'est la raison pour laquelle je dis place aux idées, place aux réponses que nous voulons apporter aux françaises et aux Françaises dans un moment qui est un
moment difficile. Don j'imagine qu'on va parler parce que au fond c'est ça qui intéresse les français. C'est ça qui m'intéresse. Tout le reste est ridicule, dérisoire. On va évidemment parler juste c'est un piège cette primaire pour Raphael Luxman. Est-ce que vous avez l'impression qu'il est tombé dans un piège ? Non. Pourquoi ? Bah parce que il est il est il est il est quand même donné favori des sondages. Au final, il se retrouve dans une primaire où il se fait euh euh enfin insulter un peu fort mais il se fait vivement critiquer. Une parur où il défend des idées où il parle de la vie des Françaises et des Français euh une primaire dans lequelle il va au contact, il se déplace partout en France, c'est le candidat des usines, il est préoccupé comme moi qui en suit
l'élu par cette France rurale des sous-préfectures qui ont le sentiment d'un pouvoir éloigné qu'il ne les connaît pas et qui souvent les méprises. En tout cas, c'est comme ça qu'ils l'ont vécu depuis depuis 10 ans. Donc Raphaëlman est à sa place quand il est au combat pour les Françaises et les Français. Vous êtes président de de groupe vous à l'Assemblée. Vous aviez un projet, un concept de démarchandisation, vous aviez réussi à imposer dans le débat public. Pourquoi vous n'êtes pas allé pour le porter ? Vous savez euh quand on est un responsable politique dans un moment grave avec la menace de l'extrême droite, avec une situation internationale extrêmement préoccupante qui peut à tout moment déraper avec des vies difficiles pour lesquelles euh les Français souffrent en silence et c'est
pas parce que c'est en silence qu'ils ne souffrent pas, les responsables politiques doivent se demander à quelle place ils sont le plus utiles dans les grands combats à venir. Bien moi, ma place a été au côté de celui qui est le mieux préparé, qui est le mieux positionné, qui a conduit deux campagnes de campagne nationale. Il a été le candidat des socialistes, il est lui-même socialiste puisqu'il est membre du Parti socialiste européen. Mais ma place, elle est avec les idées qui sont les miennes, avec la démarchchandisation que Raphaël Glxman a repris à son compte. des marchandisations des Épades, c'est le modèle llandais, des marchandisations euh des crèches, on pourrait ajouter la politique publique de l'eau euh comme à Paris ou encore dans les landes. Je crois que je suis
utile aussi en venant de là où je de là où je viens un département rural, un département qui a eu à subir cet été les conséquences les plus dramatiques de la canicule, les incendies, la crise agricole, la sécheresse, la remise en cause d'un modèle économique agricole qu'il nous faut qu'il nous faut évidemment envisager avec sérieux pour donner aux agriculteurs par exemple des perspectives. Donc ma place, mon poste de combat, il est au côté de celui qui peut gagner cette place. On a quand même pensé un temps que vous iriez, vous seriez vous-même comme ça la réponse. On a Non, non mais absolument, absolument. On a la on a la réponse. [rires] [souffle coupé] Il y a un mois, vous avez annoncé donc votre aliment à enfin votre soutien à Raphaël Knuksman. vous êtes patron des
députés socialistes. On aurait pu penser qu'en interne au Paris socialistes, il y aurait quand même de la ressource sans aller chercher le leader de classe publique. Mais je l'aurais espéré aussi, mais je suis obligé de faire avec vous le constat que aucun socialiste ne s'est imposé après 10 ans dans l'opposition. Euh et c'est vrai même du premier secrétaire. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le PS a plus cette capacité à produire un bon candidat issu de ses rangs pour la présidentielle. Je crois je crois d'abord que nous avons une famille socialiste élargie que élargie ou le crocroc vivement sur le h clos de nos partis n'est pas la réponse
à la question. Vous me parlez de Raphaël Luxman. Vous savez, François Mitteran en 1965 n'était pas à la SFIO, il était socialiste, il était le candidat des socialistes. Et moi, j'ai la conviction que Raphaël Gusman peut être le candidat non seulement de cette de cette famille à laquelle appartient aussi, vous le savez, Emmanuel Morel puisqu'il participe à cette primaire, d'autres aussi puisque c'est un moment aussi de refondation d'un espace politique à gauche, social, écologique, humaniste, démocratique qui doit être capable en réalité d'une transformation radicale d'une société qui a donné à voir toutes ses limites. Le monde est un colosse au pied d'argile. Nous sommes dans une société invivable du fait des inégalités et inhabitable du du fait du réchauffement climatique. Et bien c'est
de ça qu'il faut se saisir pour permettre aux Françaises et aux Français de vivre mieux, de vivre dignement de leur travail. Boriso, vous êtes président de groupe, il y a encore des des batailles à mener au Parlement, à commencer par la bataille du budget. Juste avant de rentrer dans le détail du budget, dans votre groupe, il y a deux candidats Olivier Fort, Jéron Geg, il y a un possible candidat François Hollande. Comment on fait pour maintenir l'unité du groupe dans cette période ? Et est-ce que ça va avoir des conséquences sur l'examen du budget pour les socialistes ? Vous savez, on maintient l'unité du groupe dans le débat permanent, dans la démocratie interne. Chacune et chacun euh peut donner son point de vue, son opinion, apporter une idée nouvelle ou
une contradiction, dire c'est désaccord et à la fin euh on tranche et on se range évidemment à à ce qui devient la position la position de groupe. chacune et chacun candidat ou pas à la parfaite conscience de la nécessité d'un groupe uni et engagé dans la bataille au service des Françaises et les Français. Donc ça aura pas de conséquence sur l'examen du budget. Nous ne perdons jamais de vue dans le groupe socialiste, ni les raisons de nous battre, ni les hommes et les femmes pour lesquelles nous nous battons. Alors, vous avez vu les les premières pistes he du budget. J'imagine que vous avez lu avec attention l'interview de de Sébastien Lecornu, 54 milliards d'économie annoncé. Est-ce que votre groupe est prêt à discuter ou est-ce que c'est censure direct ? Et vous savez la
la question qui se pose, c'est au fond euh est-ce que Sébastien Lecornu lui-même euh est au rendez-vous des compromis auquel il nous a appelé dans un courrier cet été, auquel il a appelé l'ensemble des parlementaires dans un courrier cet été, mais euh je vois qu'il pose sur la table euh quelque chose qui ressemble moins à un budget qui a une provocation, provocation politique, mais une provocation pour les Françaises et les Français. Je reviens sur l'idée du compromis. Mais quel compromis propose-t-il aux Français ? de choisir entre s'habiller et se chauffer à la veille de l'hiver et au moment où explose le prix des carburants. Que propose-t-il d'avoir choisir entre les loisirs pour ses enfants le samedi ou les laisser devant la télévision ? Euh le compromis qu'il propose aux jeunes
travailleurs, c'est de garder leur appart ou de revenir chez leurs parents de choisir quand on fait ses courses au supermarché de manger de la viande ou des pâtes des pâtes premierers prix. Non, je pense que lui, il propose des efforts immédiats pour ne pas avoir à faire des sacrifices plus tard. il les propose toujours le même. Donc il propose des sacrifices maintenant à ceux qui en ont déjà fait beaucoup qui ont fait beaucoup d'efforts. Vous savez c'est les Françaises et les Français qui travaillent qui travaille beaucoup mais pour lesquels les fins du mois c'est de plus en plus tôt qui a la caisse du supermarchéf c'est un cad vide regardent l'addition et se disent c'est pas possible j'ai presque rien pris. C'est des gens qui passent leur temps à faire
des des arbitrages au au à la défaveur de leurs enfants, à la défaveur de leur qualité de vie à la défaur de de leur de leur bien-être. Et ça c'est insupportable. Et je quand je regarde les propositions euh du Premier ministre et j'attends qu'il les pose sur le bureau de l'assemblée, il a encore 10 jours pour ajuster sa copie. Il a 10 jours pour regarder les propositions que nous formulons et je voudrais qu'on puisse en parler dans un instant. On va parler mais quand vous prétendez faire 54 milliards d'économies sans mettre à contribution les plus riches, sans mettre à contribution les multinationales, sans mettre à contribution les gros héritages et en demandant aux retraités, aux classes populaires, aux classes moyennes des efforts auxquels ils ont déjà consenti
toutes ces années passées, et bien en réalité vous ne redressez rien du tout. Vous créez de la désespérance, vous provoquez de la colère et puis par ailleurs vous abîmez le pays parce que ces ces 54 milliards en réalité vont nous coûter un point de croissance là où les perspectives ne sont même pas à + 1. Ça veut dire qu'en réalité nous allons créer de la récession. Monsieur le Cornu nous propose de nous enfoncer dans la crise. Ça n'est pas euh de cette manière-là que nous redressons les comptes. Euh il dit rien pour être à un budget qui nous dit rien des urgences, rien des urgences sociales, rien des urgences environnementales après un été brûlant qui appelle une grande politique d'adaptation au changement climatique. Après la désindustrialisation, nous nous
faisons les frais chaque jour. Il nous faudra une politique industrielle extrêmement importante pour défendre notre souveraineté, pour créer de la croissance, pour créer des emplois, pour être à nouveau libre. Voilà. Or, les pays qui ne produisent pas sont des pays qui sont à la main de ceux qui produisent. Et nous ne voulons pas être dans la main des Russes. Nous ne voulons pas être dans la main des Chinois. Nous ne voulons pas être dans la main des Américains ou des Indien. Pour être clair, Boris Vallot, vous dites "Avec cette copie, il y a pas de discussion possible, c'est censure direct." Mais poser la question à monsieur le cornu, qu'y a-t-il à discuter ? Nous avons fait des propositions. Je veux que nos propositions soient examinées. Je veux que il soit pris en considération
la nécessité d'aider les hommes et les femmes qui ont des pouvoirs d'achat de plus en plus contraints. C'est la raison pour laquelle nous faisons des propositions sur le pouvoir d'achat. Alors, votre priorité, c'est le pouvoir d'achat. effectivement, vous voulez notamment une CSG progressive, une hausse du SMIC, euh ça coûterait combien ? Parce que on en est là, on en est à faire les additions, combien ça coûte, comment c'est financé ? Et bien, je vais vous donner euh une explication extrêmement simple. Nous voulons baisser la CSG de façon progressive et d'abord pour les revenus les plus les plus modestes. Baisser la CSG, ça permet au niveau du SMIC de redistribuer 120 € de pouvoir d'achat. C'est presque un 13e mois sur une année complète. Comment on finance ça ? et bien on finance par une
taxe sur les très gros héritages. Ça veut dire que 90 95 % des Français verront même leur situation améliorée puisque euh les euh les héritages en dessous de 500000 € par personne, de reçus dans une vie par personne baisseront. Pour les autres, ça va augmenter. C'est la grande transmission qu'il faut taxer pour ne pas être dans une dans une société d'héritier mais dans sur une société du travail ou très gros héritage, c'est combien ? Pardon ? C'est c'est combien ? très gros héritage. C'est-à-dire que quand vous recevez 500000 € dans une vie, c'estd que 95 % des gens ne reçoivent pas 500000 €. Donc 95 % des Français verront leur situation améliorée. Quand on a travaillé toute une vue, quand on est taxé sur le fruit de ce travail, on doit pouvoir transmettre quelque chose à ces enfants.
C'est 500000 € par héritier. Par héritier. Par héritier. Euh bah c'està dire que si vous avez trois enfants, c'est un un héritage d'un5. OK. En réalité, il y en a pas ou peu et c'est ceux-là qui en réalité euh vont être taxés parce qu'en réalité c'est un héritage, c'est une richesse qui s'est grossit de la spéculation, de la rente et pas du travail. Oui, nous préférons que la sécurité sociale, que la protection sociale soit financée par un effort de solidarité sur les héritages et pas sur le travail. Et ça c'est conforme au fond à l'idée qu'on se fait quand on est socialiste de ce qu'est la valeur du travail et comment on doit considérer celles et ceux qui n'ont que leur travail pour ça c'est suffisant pardon pour sauver notre modèle social de taxer les héritages.
Ah bah ça ça permet de maintenir les moyens de la protection de la protection sociale. Ça permet de libérer du pouvoir d'achat. Ça permet de relancer la consommation. Ça permet de créer des recettes supplémentaires, ça permet de créer des cotisations sociales supplémentaires dès lors que les salaires peuvent aussi augmenter puisque nous voulons que le SMIC soit augmenté. Oui, nous sommes dans une entreprise de relance de la croissance, de relance de la consommation pour desserrer la ceinture de ceux qui n'en peuvent plus de la serrer et qui ne savent plus. Il y a plus de cran sur sur la ceinture. Sur les héritages, on a compris votre position. Est-ce que euh vous êtes d'accord avec Sébastien Lecornu qui dit il faut desserrer un peu la contribution exceptionnelle sur les grandes
entreprises ? Non, je suis pas d'accord. Je ne suis pas d'accord parce que je regarde ce qui a été ce qu'ont été les profits d'un certain nombre de grandes entreprises au premier semestre 2026 et ben est en augmentation par rapport à l'année passée. Voilà, je ne suis pas d'accord quand je regarde les montants pharamunés de distribution de dividendes y compris sur la part sur la part française. Donc je dis que avant de demander des efforts à nouveau aux classes moyennes, aux classes populaires, aux hommes et aux femmes qui bossent, qui bossent comme des dingues et qui vivent pas de leur travail, aux retraités qui ont travaillé toute une vie et souvent ont eu des vies difficiles, je dis faisons participer ceux pour qui la vie est beaucoup plus facile. Vous allez remettre sur la table la
question des aides publiques aux entreprises également à 211 milliards. Vous savez le rapport du Sénat de Fabien Guayet a d'abord montré une chose absolument ahurissante, c'est qu'on ne sait pas à quoi servent c'est pour l'essentiel ces 211 milliards. Il y avait même des patrons d'entreprise qui étaient incapables de dire dans le détail ce qu'il percevaient. On ne connaît pas leur efficacité. Oui, il y a des économies importantes à faire. Je suis favorable aux aides aux entreprises dès lors qu'elles aident les hommes et les femmes qui innovent, qui prennent des risques, qui sont des vrais capitaines de l'industrie. Là aussi, les ADOS entreprises qui consistent à faciliter les prix de transfert, à échapper à l'impôt, à faire de l'optimisation fiscale, à ne être les passagers
clandestins de la solidarité nationale. Non, nous avons besoin de patriotisme économique et de redressement productif. Et pourquoi on en sort pas ? Parce que c'est un vieux cheval de bataille. Et pourquoi on en sort pas ? Pourquoi on narrive pas à en sortir de ce sujet ? Qu'est-ce qui bloque d'un point de vue politique ou économique ? Ce qui bloque depuis 10 ans, c'est que Emmanuel Macron a été élu par quelques bookmakers qu'il n'en finit pas de rembourser depuis 10 ans. Voilà, c'est le président des gens qui vont bien. Ces premiers ministres successifs, Édouard Philippe, Gabriel Atal, aujourd'hui Sébastien Lecnu sont les premiers ministres des gens qui vont bien. Ben nous, on veut être représentant 50 % des Français Bruce Val, il y a pas 50% des français. éta
élu pour faire barrage au Rassemblement national, y compris avec ma voix. Et je n'ai jamais dit à Emmanuel Macron, je soutiens la suppression de l'impôt sur la fortune. Je j'ai dit exactement l'inverse. Moi, je veux être au côté des hommes et des femmes qui bossent, qui n'ont que leur travail pour quand ils arrivent à avoir un travail parce que vous savez que le chômage augmente, qu'il croi et en particulier pour la jeunesse. C'est difficile d'être jeune dans notre pays. C'est difficile d'être jeune. Qu'est-ce que Sébastien Lecnu dit aux jeunes ? Nous sommes battus depuis 10 ans pour améliorer les droits sociaux de cette jeunesse pour avoir le repas 1 € dans notre proposition pour avoir une mutuelle solidaire jusqu'à 25 ans parce qu'il y a des jeunes aussi qui renoncent
à des soins. Qu'est-ce que dit monsieur le cornu à cette jeunesse ? Rien. Sur les retraités euh la désindexation des retraites au-dessus d'un certain seuil qui serait de 2034 € selon les informations. Qu'est-ce que vous dites de ça ? Moi moi je dis commencer par taxer les milliardaires, les multinationales qui consolident leurs résultats dans des paradis fiscaux, les héritiers euh qui n'en finissent pas par la spéculation de grossir leur héritage. Commencer par ceux qui peuvent passer à la caisse mais pas ceux dont les poches sont déjà vides. Donc on touche pas du tout au retraités. On commence par ceux qui n'ont pas été mis à contribution depuis maintenant 10 ans. Juste pour terminer sur budget parce que je voudrais évidemment qu'on parle des carburants. L'année dernière, vous aviez
obtenu la suspension de la réforme des retraites. Vous avez obtenu les repas 1 € qui sont d'ailleurs un un très grand succès. Qu'est-ce que vous pouvez obtenir cette année ? Vous avez fait vos propositions, vous dites il faut que ces propositions soient dans le budget, mais est-ce que vous avez encore un moyen de pression comme vous l'aviez l'année dernière ? Et je dire cette question elle elle s'adresse d'abord au premier ministre. Euh nous avons fait les propositions, elles sont sur la table, sont sur la table pour le gouvernement, elles sont sur la table pour les parlementaires parce que il y aura un débat parlementaire et nous nous sommes des parlementaires, nous allons nous battre et nous allons dire à l'extrême droite, écoutez, est-ce que vous êtes du côté
des travailleurs ou du côté des rentiers ? On le sait, ils sont du côté des rantiers. On va demander à monsieur Atal et à monsieur ou à ses représentants monsieur Édouard Philippe, est-ce que vous êtes vraiment comptable de rien dans la débat dans laquelle nous sommes ? Mais regardez après 10 ans de macronisme, où nous en sommes ? Un pays lessivé, un pays ruiné, un pays désindustrialiste et même un pays moqué sur la scène internationale. Moi, je regarde de l'autre côté des Pyrénées, pas loin de mon département d'élande chez Pedro Sanchez, il y a 2,6 % de taux de croissance. Les salaires ont augmenté, la dette a diminué. Bah voilà, entre le socialisme et le libéralisme et ben je serai du côté du socialisme parce que c'est du côté des travailleurs sur les carburants. On apprend ce matin
que Sébastien Lecnu va proposer une règle d'or garantissant que l'État ne fait pas de profit en cas de hausse des prix. C'est une bonne c'est une bonne idée. Je sais pas ce que ça veut dire en fait parce que que l'État ne fasse pas de profit, c'est une chose, que les pétroliers n'en fassent pas, ça en est une autre. Et donc j'ai bien peur que ce soit une mesure poudre de perlin pimpin. Voyez poudre aux yeux. On se donne bonne conscience mais en réalité ça change rien dans le prêt à la pompe parce que si on ne taxe pas les grands pétroliers et je pense à Total qui a fait encore des profits considérables et en augmentation à dans ce premier semestre mais qui fonne les prix à 2 €. Bah pas partout pas partout. Il faut aussi encadrer les marges Il faut aussi
encadrer les marges de l'ensemble des distributeurs comme ça avait été fait dans les années 90 parégovis et puis par ailleurs, il faut augmenter très substantiellement le chèque énergie parce que nous parlons du prix de la de de à la pompe mais enfin maintenant c'est le prix pour remplir sa cuve de fioule ou le gaz avant l'hiver qui va augmenter et dans les propositions que nous formulons, il y a non seulement l'augmentation de l'aide ciblée pour les classes moyennes pas seulement pour les gros rouleurs mais pour les les les femmes et les hommes qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer et même pour vivre pour aller chez le médecin pour aller voir son grand ses grands-parents ou ses ou ses parents qui sont qui ne sont plus mobiles. Mais il faut aussi répondre à cette question de
qu'est-ce qu'on fait pour la cuve de fioule ? Ben nous on propose d'augmenter jusqu'à quasiment 500 € par personne les aides aux classes populaires pour les aider parce que sinon qu'est-ce qui va se passer cet hiver ? Il y a 12 millions de français qui vivent dans des passoirs énergétiques. Là aussi ça fait 10 ans qu'on en parle. Ça fait 10 ans que le gouvernement euh n'est pas à la hauteur des enjeux. À cet hiver, il va falloir euh pour beaucoup choisir entre se chauffer euh euh et s'habiller, entre se chauffer et nourrir. Et moi, je veux pas de ce type d'arbitrage. Et vous venez d'un département où les habitants ont besoin euh de prendre leur voiture pour aller travailler, pour se déplacer les landes. Est-ce que vous sentez vous venir euh les fermons d'un retour des gilets jaunes ?
Je suis pas capable de vous le dire, mais je peux vous dire que euh dans les landes, tous les jours, on me parle du prix du carburant. Tous les jours, on me dit que ce qu'il y a dans son cadit coûte de plus en plus cher. Tous les jours, on me dit qu'on est obligé de d'arbitrer euh entre des produits alimentaires, entre des loisirs et rester chez soi, que on renonce à aller voir sa grand-mère, à on se débrouille pour accompagner les enfants en covoiturage au sport le dimanche. Et moi, je veux pas dans la vie des français la débrouille, je veux la solidarité nationale. Dernière question, Fabrice ? Oui, pour revenir une minute sur le candidat que vous vous soutenez à la primaire, ce procès et ce grievé régulièrement à Raphaël Guxman, vous l'évoquiez tout à l'heure légèrement euh sur cette
déconnexion qui pourrait avoir par rapport à la province, hein. On peut accuser d'être sur le candidat de Saint-Germain Desprè. Euh d'abord, est-ce que est-ce que vous le ressentez ce griffe et puis comment il remédier ? Mais d'abord, moi je le vois sur le terrain dans les déplacements et pas seulement en la faveur de cette primaire. Ça fait des années qu'il sillonne le pays, je sais. J'ai eu l'occasion de l'accompagner à plusieurs reprises. C'est un homme qui est à l'écoute, c'est un homme qui comprend, c'est un homme qui doute, il est pas pétri de certitude. Il fait pas, il y a pas de moraline, il fait pas la leçon à tout le monde. Il est préoccupé sincèrement par la vie des hommes et des femmes. Et tout ce que je dis et tout ce qu'il y a dans ses propositions à la
fois sur le pouvoir d'achat, à la fois sur les services publics est préoccupé par cette distance aussi des Français à ce qui pourrait être une vie digne. quand il se bat pour l'accès aux soins dans les campagnes, il était en Occitanie ce weekend, c'est parce que il sait trop qu'aujourd'hui il y a une différence d'espérance de vie entre un hypérurin et un épérural qui ne cesse de croître à la la faveur des territoires ruraux. Il n'est pas déconnecté. Il est au contraire, je crois aussi du fait de son histoire personnelle peut-être plus coûte que tout autre ces préoccupations là. Et moi, je je suis admiratif de sa sincérité, je suis admiratif de son engagement. Je suis admiratif de son écoute et puis je veux dire on est un certain nombre autour de lui à venir
avec ce que nous sommes avec notre ancrage local avec cette France des sous-préfecture avec cette France des petites villes avec cette France des campagnes des territoires ruraux. Merci Boris Valot merci beaucoup d'avoir été notre invité la une du progrès carburant en quelle mesure pour faire baisser les prix ? C'est à la une de votre journal, Fabrice, et on va le voir, c'est à la une de beaucoup de nos quotidiens régionaux ce matin.
Boris Vallaud