L'édito de Patrick Cohen - Les syndicats reçus à Matignon… pour rien ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Les ministres ont souvent une attitude irrespectueuse avec les syndicalistes. C'est ce que vous racontez dans ce livre. On vous convoque plutôt qu'on vous invite. Ca avait le don de vous agacer. Ca vous agace toujours?
- 3:00OuverteRéponse directe
C'est une méconnaissance ou un... Pas un mépris, mais une ignorance quasi assumée?
- 4:00OuverteRéponse directe
Vous ne reconnaissez aucune responsabilité?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00P.MartinezFait
« Je pense que ce serait une décision plus que symbolique. »
- 2:00P.MartinezFait
« Etre convoqué, déjà... Invité, c'est plus sympa. »
- 3:00P.MartinezFait
« Je pense qu'il ne sait pas ce qu'est un syndicat ni comment ça fonctionne. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
- R.Beaufour: Des frites! - B.Chameroy: On avait dit pas de pub clandestine.
Ca fait 3 fois que vous citez P.Martinez. - A.-E.Lemoine: Merci.
L'édito de Patrick. Toujours pas de réponse. - P.Cohen: Malgré plus de 2 heures d'entretien, le Premier ministre n'a rien voulu dévoiler.
La numéro 1 de la CGT évoque 2 heures de langue de bois. Les banderoles seront de nouveau de sortie dans 8 jours, le 2 octobre, date d'une nouvelle journée de mobilisation. S.Binet a rapporté un morceau de dialogue qui témoigne de l'état d'esprit du Premier ministre. - S.Binet: Une bonne nouvelle dans ce rendez-vous.
Le Premier ministre nous a dit que jamais dans la Ve République un Premier ministre n'avait été aussi fragile. Donc ça confirme que nous sommes en position de force et qu'il faut que les travailleurs se mobilisent pour que leurs exigences sociales soient entendues. - P.Cohen: Un Premier ministre faible car sans majorité.
Il ne peut pas dire ce qu'il va sortir du Parlement, a expliqué S.Lecornu. Les interlocuteurs ont demandé ce qu'il retenait ou ce qu'il retranchait du budget de F.Bayrou.
Pas de réponse claire à cela. - A.-E.Lemoine: Le Premier ministre n'a pas de réponse parce qu'il n'a pas de solution? - P.Cohen: Parce qu'il ne voulait pas la donner en priorité aux syndicats.
Les arbitrages budgétaires sont en cours de finalisation et devraient être rendus publiques d'ici à la fin de la semaine. Le temps presse pour que le projet de budget soit déposé avant le 13 octobre au Parlement à la date limite. Les grandes lignes devront être adressées vendredi au Conseil d'Etat.
Tout cela demeure hypothétique et virtuel. Les ruptures, c'est comme l'amour, ça ne repose que sur des preuves. - A.-E.Lemoine: Le gel de la réforme des retraites, ce serait le minimum syndical, pas seulement pour une non-censure de la gauche mais pour calmer les... - P.Martinez: Je pense que ce serait une décision plus que symbolique.
En 2023, le président de la République a considéré qu'en passant au Parlement...
D'ailleurs, il n'avait pas reçu les syndicats, malgré la demande de l'ensemble des organisations syndicales. Il a considéré qu'en faisant le 49-3, ce serait réglé, mais on est 3 ans après et on parle toujours de cette réforme. On voit dans les sondages que le taux de refus de la population de cette réforme reste largement au-dessus des 50 %. - P.Cohen: Si on gèle aujourd'hui ou en fin d'année, on serait au milieu du gué.
On serait à 63 ans. - P.Martinez: Je ne suis pas sûr que le gel soit la bonne solution.
Au moment de l'annonce de cette réforme, j'ai vu des gens qui allaient partir qui avaient préparé leur nouvelle vie. C'est comme ça. Ils avaient vendu leur appartement parisien parce qu'ils bossaient en région parisienne.
Ils avaient acheté ailleurs. Ils m'ont regardé en me demandant ce qu'ils allaient faire. Ca a foutu des vies en l'air.
On peut attendre 2027 pour qu'il y ait un vrai débat. On remet les compteurs à zéro. On arrête cette réforme.
On revient à 62 ans. Et le débat en 2027 à condition qu'il soit clair, plus clair que ce qu'il n'a été lors des précédentes élections. - A.-E.Lemoine: C'est l'occasion d'en discuter.
Les arbitrages sont en cours. Nous en saurons plus ce vendredi, mais les syndicats n'en ont pas eu la primeur, a rappelé Patrick. Ca en dit long sur la méthode de S.Lecornu? - P.Martinez: Il y a une petite évolution, mais ça vient peut-être du fait que le Parlement n'est plus tout à fait de la même couleur, en tout cas... - P.Cohen: Il n'y a pas de couleur dominante. - P.Martinez: J'allais le dire, par rapport à 2023, où il y avait...
La motion de censure n'était pas passée de justesse. Le fait qu'il ait reçu les syndicats, C'est plutôt bien, mais sur le fond, quand on voit...
Vous avez vu, c'est des femmes. Maintenant, ce sont des femmes qui dirigent les syndicats. C'est bien. - A.-E.Lemoine: Mais? - P.Martinez: Mais E.Macron est toujours au-dessus.
Il plane. - A.-E.Lemoine: Les ministres ont souvent une attitude irrespectueuse avec les syndicalistes.
C'est ce que vous racontez dans ce livre. On vous convoque plutôt qu'on vous invite. Ca avait le don de vous agacer.
Ca vous agace toujours? - P.Martinez: Etre convoqué, déjà...
Invité, c'est plus sympa. On fait semblant de vous écouter. On ne s'endort pas au milieu de la réunion.
On se quitte en se mettant une tape sur l'épaule. Une phrase m'a marqué: "On en reparle." Ils le disent tous, mais on n'en reparle jamais.
Il y a une forme de mépris vis-à-vis des organisations syndicales, qui sont une chose importante et essentielle dans le pays. - A.-E.Lemoine: On vous convoque.
On ne vous écoute pas, souvent. C'est particulièrement vrai d'E.Macron.
Vous décrivez sa conception du syndicalisme. "Je décide et tu mets en oeuvre." C'est une sorte de relation de service qu'il voulait instituer? - P.Martinez: Je pense qu'il ne sait pas ce qu'est un syndicat ni comment ça fonctionne.
Sa vision du syndicalisme, mais pas que du syndicalisme, mais surtout du syndicalisme... "Je décide et vous m'aidez à mettre en place ce que j'ai décidé." Ca ne marche pas comme ça. - A.-E.Lemoine: Ca n'a pas évolué depuis son premier quinquennat? - P.Martinez: Je l'ai côtoyé un petit moment.
Je l'ai connu quand il était ministre de l'Economie. Il était brillant. Un brillant économiste, le petit jeune qui a gagné les élections...
Pendant 8 ans, il m'a fait le coup à chaque fois. De ce que je constate aujourd'hui, ça n'a pas beaucoup évolué. Il y a une vraie méconnaissance du fonctionnement et du syndicalisme, mais aussi du rôle des syndicats.
Les contre-pouvoirs dans une démocratie sont essentiels. - A.-E.Lemoine: C'est une méconnaissance ou un...
Pas un mépris, mais une ignorance quasi assumée? - P.Martinez: Les 2.
Je crois qu'il y a l'ignorance, de comment ça fonctionne... - E.Tran Nguyen: Vous le lui avez dit? - P.Martinez: Je ne l'ai pas vu souvent, mais je lui ai expliqué chaque fois que je l'ai vu, mais je crois qu'il s'en fout. - P.Cohen: Vous ne reconnaissez aucune responsabilité? - P.Martinez: Bien sûr qu'on a des responsabilités. - P.Cohen: Parfois avec l'image rendue du monsieur qui dit non à tout... - P.Martinez: Je pense que c'est une caricature.
Je pense que vous avez lu le livre. On fait beaucoup de propositions, y compris...
On sauve des boîtes. - P.Cohen: Au niveau des branches, mais vous dites plus souvent non au niveau national. - P.Martinez: Quand ça ne vous plaît pas, vous dites oui? - P.Cohen: Non. - P.Martinez: Voilà.
On fait des propositions. - P.Cohen: On fait aussi des concessions.
On est dans la société... - A.-E.Lemoine: On peut dire "non, mais..." Vous dites "non" tout court. - P.Martinez: Vous n'étiez pas là.
Une papeterie en Seine-Maritime...
La multinationale finlandaise décide de fermer. Qui va chercher les investisseurs? La CGT.
Vous vous rendez compte? On va chercher des repreneurs. - A.-E.Lemoine: Le capital. - P.Martinez: C'est eux qui ont du pognon.
On aide la métropole de Rouen à faire un droit de préemption. Vous voyez qu'on est positif. Face à nous, on a un gouvernement qui dit que ça ne marchera jamais.
Qui est négatif? La boîte n'est pas tout à fait sauvée. On a des sous même s'il en manque.
J.Castex, Premier ministre, m'a dit dans son bureau, les yeux dans les yeux...
Il a fallu 4 ans pour que sa promesse se concrétise. Entre-temps, il est parti.