Bourdin Direct - Mardi 16 juin 2020
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 32 %Défensif 46 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 11:30RelanceRéponse partielle
La prime de 300 euros pour les infirmiers sera-t-elle maintenue ?
- 11:55OuverteRéponse directe
Où en est la prime pour les soignants ?
- 13:29OuverteRéponse directe
Est-ce que vous irez manifester aujourd'hui ?
- 36:28OuverteRéponse directe
Quelle est la situation de votre femme infirmière en EHPAD privé ?
- 36:54OuverteRéponse partielle
Les heures supplémentaires seront-elles payées ?
- 37:19RelanceRéponse directe
La prime de 1500 euros est-elle réservée aux EHPAD publics ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:05InvitéChiffre
« 136 milliards d'euros de dettes en plus. »
- 4:12InvitéFait
« Les députés ont voté cette nuit en première lecture un texte qui creuse encore plus le trou de la sécu. »
- 4:20InvitéFait
« Les députés ont aussi voté la création d'une nouvelle branche consacrée à la perte d'autonomie. »
- 4:24InvitéPromesse
« Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a promis au moins un milliard d'euros supplémentaires pour la financer dès le prochain budget. »
- 6:31InvitéFait
« Une amende au forfait pour le consommateur de cannabis ou de cocaïne. »
- 12:08InvitéChiffre
« La prime sera toujours de 1 500 euros dans les 40 départements les plus touchés par l'épidémie, surtout des départements de l'Est, du Nord, de régions parisiennes et puis de Corse. »
- 12:17InvitéChiffre
« Et ce sera 1 000 euros dans les autres départements. »
- 12:31InvitéFait
« Pour la toucher à 100%, il faut avoir travaillé à 100% entre le 1er mars et le 30 avril. »
- 13:16InvitéPromesse
« Revalorisation aussi de 50% des gardes pour les médecins, les dentistes ou les pharmaciens qui ont travaillé dans les hôpitaux pendant la crise. »
- 26:30InvitéFait
« Édouard Philippe confirme qu'il restera à Matignon s'il est élu maire du Havre mais ajoute qu'il pourrait quitter le gouvernement bien avant la fin du quinquennat. »
- 29:30InvitéFait
« Si Emmanuel Macron pense que je dois continuer à Matignon, j'assumerai mes responsabilités. »
- 29:40InvitéPromesse
« Si les électeurs me font confiance, je serai de retour au Havre au plus tard en mai 2022, mais peut-être beaucoup plus tôt. »
- 36:43PrésentateurFait
« On lui a annulé deux fois ses vacances. »
- 36:59PrésentateurFait
« En théorie, elles sont censées être payées. »
- 42:35InvitéChiffre
« Il a été condamné à 10 mois d'emprisonnement avec un sursis probatoire. »
- 42:43InvitéFait
« Il a eu une interdiction définitive de détenir un animal. »
- 43:02InvitéChiffre
« 7 séjours en psychiatrie depuis 2009. »
- 53:57InvitéFait
« Nous n'avons pas à rougir de notre bilan, nous pouvons être fiers. »
- 1:02:07PrésentateurChiffre
« on estime à 200 à 300 000 patients comme vous en France »
- 1:02:39InvitéChiffre
« 3 à 4% des malades auraient été hospitalisés »
- 1:02:44InvitéChiffre
« 0,7% sont malheureusement décédés »
- 1:02:51InvitéChiffre
« 5% des malades étaient des malades au long cours »
- 1:02:55InvitéChiffre
« on dit 10 à 15% sont des malades au long cours »
- 1:06:25InvitéChiffre
« en 2016 il y avait 170 à 180 000 personnes infectées par le sida »
- 1:06:30InvitéChiffre
« en 2018 382 000 personnes sont atteintes du cancer »
- 1:06:40InvitéChiffre
« nous patients subissant les conséquences du Covid nous sommes 200 à 300 000 long cours »
- 1:09:40InvitéChiffre
« Flixbus c'est 10 millions de passagers transportés par an »
- 1:09:43InvitéChiffre
« la direction n'entend pas retrouver plus de 10% de son trafic habituel en tout cas au démarrage »
- 1:15:08InvitéChiffre
« une amende forfaitaire de 200 euros 150 si elle est réglée dans les 15 jours »
- 1:15:46InvitéChiffre
« la consommation de stupéfiants est toujours punie d'un an de prison et de 3 750 euros d'amende »
- 1:16:45InvitéFait
« trois expéditions punitives menées par les Tchétchènes au cours du week-end »
- 1:19:05InvitéFait
« je la remplis et après on la donne à un militant qui va voter pour vous »
- 1:20:14PrésentateurFait
« les soignants seront dans la rue une intersyndicale et des collectifs hospitaliers appellent à la mobilisation »
- 1:20:26PrésentateurChiffre
« 240 rassemblements prévus sur l'ensemble du territoire »
- 1:20:37InvitéFait
« le Ségur de la santé en est toujours au point mort »
- 1:21:40PrésentateurChiffre
« plus d'une centaine de personnes ont été contaminées par le virus depuis la semaine dernière à Pékin »
- 1:25:21PrésentateurChiffre
« il y avait 192 nouveaux cas hier il y en a 378 ce matin »
- 1:29:03InvitéChiffre
« 8 milliards d'euros d'aide pour l'automobile »
- 1:29:05InvitéChiffre
« 15 milliards d'euros d'aide pour l'aéronautique »
- 1:30:33PrésentateurChiffre
« 8 milliards d'euros d'aide pour l'automobile »
- 1:30:36PrésentateurChiffre
« 15 milliards d'euros d'aide pour l'aéronautique »
- 1:30:42PrésentateurChiffre
« Il en faudrait au moins 8 ou 10 pour l'hôpital public »
- 1:33:56PrésentateurFait
« La favorite s'appelle Kamala Harris »
- 1:34:07PrésentateurFait
« Elle est sénatrice de Californie »
- 1:34:10PrésentateurFait
« Elle a fait toute sa carrière comme procureur en Californie »
- 1:34:31PrésentateurFait
« Sa mère vient d'Inde, elle est médecin cancérologue »
- 1:34:35PrésentateurFait
« Elle a passé une partie de son enfance à Montréal au Canada »
- 1:37:50InvitéFait
« Edouard Philippe confirme dans la presse régionale qu'il restera à Matignon même s'il est élu au Havre »
- 1:38:25InvitéChiffre
« 220 rassemblements partout en France pour réclamer un meilleur système de santé »
- 1:55:47PrésentateurFait
« Le paracétamol est produit en Chine, fabriqué par Sanofi »
- 2:01:23InvitéFait
« le confinement a permis une première victoire contre le virus »
- 2:02:33InvitéFait
« il faut être très prudent »
- 2:02:50InvitéFait
« l'épidémie réémergera si nous ne respectons pas les précautions »
- 2:06:00InvitéFait
« on ne peut gérer que les symptômes pour l'instant »
- 2:10:36InvitéFait
« où sont passés les malades ? »
- 2:12:20InvitéChiffre
« grâce au confinement on a sauvé des centaines de milliers de vies »
Temps de parole
- Présentateur69 %
- Invité12 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
- Invité 43 %
- Invité 53 %
- Invité 63 %
≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC, mardi 16 juin, l'info sur RMC. Merci d'être avec nous, il est 6 heures juste à la seconde près. Et Céline Kalman est là pour vous, pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Nouvelle soirée de tension à Dijon. Des dizaines de personnes armées rassemblées dans le quartier sensible des Grésil, 4 personnes interpellées. La clé d'étranglement en sursis, la technique d'interpellation est maintenue au moins jusqu'au 1er septembre. Les soignants dans la rue aujourd'hui, 220 rassemblements pour réclamer un meilleur système de santé. Bienvenue à tous sur RMC. Des tirs en l'air, des caméras de vidéoprotection visées, des poubelles et voitures incendiées. Pour la quatrième soirée consécutive, Dijon a été le théâtre de tension, de violence.
Hier soir, les forces de l'ordre ont dû disperser des dizaines de personnes armées de barres de fer et d'armes de poing dans le quartier sensible des Grésil. 4 personnes ont été interpellées hier soir. Thomas Chupin. 3 jours de violence et hier encore des rassemblements dans ce quartier des Grésil. En rentrant du travail, Alain faisait l'état des lieux. Hier soir, il vit ici depuis 3 ans.
J'ai vu du feu partout, des voitures brûlées, des gens un peu sur-excités et je ne reconnais pas mon quartier. C'est du dépit, oui, parce que je trouve que les gens du quartier ne méritent pas ça.
Tout est donc parti il y a une semaine avec l'agression d'un jeune d'origine tchétchène. Ses proches ont voulu le venger et ça a pris des proportions énormes, explique cet habitant du quartier. C'est un peu la communauté tchétchène contre la communauté maghrébine, c'est dommage. Ce qui crée les conflits, c'est surtout l'argent. Tous les quartiers pourront dire pareil. Et la communauté maghrébine qui hier soir a voulu aussi appeler au calme.
On veut que ça s'arrête, on ne veut pas faire la guerre, on ne veut pas de soucis avec eux. On a des parents, des enfants, des frères et soeurs.
Même appel au calme du maire François Rebsemen, l'un de ses adversaires au municipal, Emmanuel Bichaud, lui, n'est pas surpris.
Ce que nous déplorons, nous, c'est qu'en fait ce terreau communautaire des trafics et du trafic de drogue, je dirais qu'il a pu se développer avec trop de facilité, trop de complaisance jusqu'à aujourd'hui. Et on en arrive effectivement ensuite à des guerres de territoire.
Hier soir, le vaste déploiement policier a permis un retour au calme que les Dijonais n'avaient finalement plus connu depuis trois jours. Le secrétaire d'État à l'intérieur, Laurent Nunes, est attendu sur place aujourd'hui. Le maire de Dijon, François Rebsemen, sera votre invité Jean-Jacques, à 8h30 sur RMC. Des centaines, à 8h10, pardon, sur RMC. Des centaines de policiers... Oui, je continue. Des centaines de policiers se sont de nouveau rassemblés hier soir à Paris, Lille ou encore Nancy. Ils réclament des actes forts aux autorités qui ont finalement décidé de rétablir la technique controversée d'interpellation, la clé d'étranglement.
Christophe Castaner en avait annoncé l'abandon lundi dernier. Finalement, Aurélia Manolis est en sursis. En sursis, faute d'une autre technique pour la remplacer dans l'immédiat. Elle continuera d'être mise en œuvre jusqu'à la définition d'un nouveau mode d'interpellation. C'est ce qu'a indiqué hier dans une note le directeur général de la police nationale. Le ministre de l'Intérieur avait déjà annoncé la semaine dernière la fin de l'enseignement dans les écoles de police de cette technique qui permet par une pression au niveau du coup d'immobiliser une personne récalcitrante. Mais il n'avait pas précisé alors quand elle devait être abandonnée sur le terrain.
Et cela avait provoqué la colère des policiers qui s'étaient sentis dépossédés d'un usage nécessaire à leur fonction. Les policiers aujourd'hui soulagés au moins pour un temps. La technique devra être utilisée avec mesure et discernement en attendant les conclusions en septembre d'un groupe de travail installé pour réfléchir à une méthode alternative. Aurélia Manolis, les policiers mobilisés, les soignants également. Manifestation aujourd'hui partout en France à l'appel de tous les syndicats, de tous les collectifs. Journée d'action nationale pour réclamer un vrai changement dans le système de santé. Jean Brancardy à Paris appelle tous les Français à descendre dans la rue.
Je demande moi à la population de venir manifester. Parce que ce n'est pas que nous qui manifestons, mais c'est aussi le peuple. C'est aussi eux qui viennent nous voir et qui se font soigner. J'ai eu des patients qui m'ont demandé, oui vous faites toujours grève. Je fais oui c'est un fait. Ça veut dire qu'on est en manque de personnel. Mais si on arrive à avoir ce qu'on veut et avoir du personnel, je ne vous souhaite pas de revenir monsieur ou madame. Mais quand vous allez revenir, les soins seront meilleurs.
136 milliards d'euros de dettes en plus. Les députés ont voté cette nuit en première lecture un texte qui creuse encore plus le trou de la sécu. Nous devrons le rembourser jusqu'en 2033. Neuf années de plus que prévu. Les députés ont aussi voté la création d'une nouvelle branche consacrée à la perte d'autonomie. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a promis au moins un milliard d'euros supplémentaires pour la financer dès le prochain budget. Notez que l'attestation employeur n'est plus obligatoire dans les transports en Ile-de-France à partir d'aujourd'hui. La France a enregistré 29 décès supplémentaires alliés au Covid-19 dans les hôpitaux ces dernières 24 heures.
En Chine, la situation est extrêmement grave. Averti ce matin, le maire de Pékin, des dizaines de nouveaux cas recensés, des quartiers entiers reconfinés. Les autorités ont aussi déclenché des tests massifs pour circonscrire les nouvelles contaminations dans la capitale. RMC 6h04, nous vous dévoilons un document. Ce matin, un enregistrement qui accuse Martine Vassal, candidate à l'air au municipal à Marseille. Elle est indirectement visée par une enquête sur des soupçons de fraude aux procurations. RMC s'est procurée en exclusivité donc l'enregistrement d'une colistière de la candidate Lionel Dian.
Dans cet enregistrement téléphonique, cette colistière de la candidate à l'air Martine Vassal propose à une électrice de remplir pour elle une procuration et de voter à sa place pour Martine Vassal. Le tout sans passer par le commissariat ni même signer cette procuration, ce qui est clairement illégal.
Je la remplis et après on la donne à un militant qui va voter pour vous. Vous n'avez qu'à m'envoyer votre carte d'identité recto verso, c'est tout, et je m'occupe du reste. Vous n'avez pas de démarche à faire. Moi j'ai déjà tous les papiers pré-imprimés. J'ai une dizaine de photocopies qui sont déjà là, chez moi.
Une pratique qui scandalise les adversaires de Martine Vassal, notamment Yannick Oanesion, candidat sur la liste menée par Michel Rubirola pour le printemps marseillais. C'est scandaleux et en même temps, moi je suis à moitié surpris sur ce secteur. Nous, au premier tour, par constat d'huissier, nous avions fait constater déjà un certain nombre d'anomalies concernant précisément ce problème de procuration. De son côté, Martine Vassal a affirmé qu'elle n'était pas informée de telles pratiques, mais que si les faits étaient avérés, elle prendrait ses responsabilités avec les personnes qui les ont commis.
Et le gouvernement a annoncé le report du second tour des élections municipales en Guyane, en raison de la circulation toujours active du coronavirus. Le scrutin est maintenu le 28 juin à Mayotte. Une amende au forfait pour le consommateur de cannabis ou de cocaïne. À partir d'aujourd'hui, dans les villes de Reims, Rennes et Créteil, si vous êtes arrêté pour ce genre de délit par les forces de l'ordre, eh bien vous ne passerez plus forcément par la casse tribunale, mais il faudra payer. Gladys Lafitte.
Dès aujourd'hui, les policiers de Créteil peuvent infliger une amende forfaitaire de 200 euros, 150 si elle est réglée dans les 15 jours, à toute personne étant prise en flagrant délit de consommation de cannabis en dessous de 20 grammes. Blaise Le Chevalier, commissaire divisionnaire.
Pour des petites quantités et des personnes qui sont pas connues ou peu connues de nos services, là on a un outil de verbalisation électronique qui nous permet d'infliger une amende rapidement et efficacement.
Moins de dossiers au tribunal et moins de procédures au commissariat, un grand pain en avant pour Blaise Le Chevalier.
L'idée c'est de traiter rapidement les petites affaires et de pouvoir se concentrer sur des surveillances pour essayer d'établir de manière plus efficace des trafics de stupéfiants.
La consommation de stupéfiants est toujours punie d'un an de prison et de 3 750 euros d'amende, une peine trop peu prononcée pour les petites quantités, explique Éric Pouillat, co-rapporteur d'une mission parlementaire sur le sujet.
La réponse pénale était très souvent un simple rappel à la loi, donc il y avait une difficulté à appliquer une réponse pénale ferme et réelle.
Une simplification testée dès aujourd'hui à Créteil, Reims et Rennes, puis à Marseille et Lille courant juillet, avant d'être généralisée partout à la rentrée. Hollywood a dévoilé la date de la prochaine cérémonie des Oscars, cérémonie repoussée de deux mois à cause de la pandémie. Ce sera le 25 avril 2021 et les réalisateurs auront aussi plus de temps jusqu'en février pour présenter leurs films dont les tournages ont forcément été stoppés pendant le confinement.
Merci Céline, on vous retrouve tout à l'heure à 7h, le cannabis, donc les amendes vont se durcir à partir d'aujourd'hui pour la consommation de drogue, cannabis, cocaïne, je vais en reparler avec Antin Vinet tout à l'heure et si vous voulez réagir, 3216RMC.fr. Certains sont inquiets, je le sens, je le sens face à ce qui se passe en Chine, en Inde, ou en Italie, ou au Portugal, ou même en Amérique du Sud, en Amérique du Nord, à propos du Covid-19 parce que ce Covid-19 n'est pas mort. Loin de là, l'épidémie circule encore et je suis très heureux de recevoir tout à l'heure le professeur Eric Caume à 8h35, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
Nous ferons le point justement sur cette épidémie. Il ne faut pas baisser les bras, c'est l'une des grandes voix de la crise. C'est l'un des médecins que l'on a beaucoup entendu pendant la crise. Je suis très content de le retrouver tout à l'heure parce qu'il va pouvoir nous éclairer sur ce qui se passe un peu partout dans le monde et en France. Il est 6h09. Parlons aussi, et j'en parlerai au professeur Caume, parlons aussi des soignants. Les soignants qui vont se retrouver dans la rue, dans des rassemblements aujourd'hui, là à Paris, devant le ministère de la Santé, d'autres en province.
Trois mois après le début de la crise sanitaire, les soignants se donnent rendez-vous à l'appel de l'intersyndical et de collectifs hospitaliers. Une manifestation inédite à Paris et en province, 240 rassemblements partout. Par exemple à Colmar, à Brest, à Foy, à Dignes-les-Bains. Fini les applaudissements. Place au rassemblement, disent les soignants. Voilà le mot d'ordre de cette journée d'action nationale. Mais la population ne semble pas prête à les suivre. Romain Cluzel et Caroline Philippe ont suivi un membre du collectif Interhôpitaux.
Acte à la main, Rémi tente de convaincre les passants de venir le rejoindre pour manifester. Mais ce brancardier se heurte aux contraintes des uns. Moi je ne peux pas, moi je travaille. Ou aux impératifs familiaux des autres. Si j'avais pu, mais bon, voilà, je suis ma vieille mère dont il faut que je m'occupe. Voilà, mais sinon, oui, oui, oui, on y serait certainement. Chez eux, tous, pourtant, ont applaudi à 20h55 jours du rang pour défendre l'hôpital public et soutenir les soignants. Élodie regrette de ne pas pouvoir être présente cet après-midi. C'est quand même grâce à eux qu'on est soignés.
On sait très bien qu'au moindre problème, c'est vers l'hôpital qu'on se tourne, vers le personnel médical. Donc je pense que c'est normal que nous, de notre côté, on puisse les soutenir. Même si je ne fais pas partie de ce milieu-là, j'attends plus. Pour eux, c'est quand même, ils donnent leur vie pour soigner les gens. Voilà, je pense que ça mérite plus qu'une médaille. Amère, Rémi, jeune brancardier mobilisé pendant la crise, se sent oublié. Ça fait mal parce que pendant deux mois, on a pu croire qu'enfin, on avait été entendus ou on commençait à être entendus. Depuis le déconfinement, il n'y a plus rien. Ça a cessé aussi comme ça a commencé.
Voilà, il y avait un élan de solidarité qui nous a fait plaisir.
Mais maintenant, on attend beaucoup plus d'eux. On a vraiment besoin qu'eux viennent avec nous montrer au gouvernement que nous, par contre, ce qu'on réclame, ce n'est pas un effet de mode, ce n'est pas des applaudissements, ce n'est pas tout ça. C'est vraiment du concret.
Pour ceux qui ne peuvent pas rejoindre le cortège, Rémi leur propose de se mettre à nouveau à leur fenêtre à 20h pour les applaudir en signe de soutien.
Bien, il est 6h11, dérassemblement, donc un peu partout. Hier, j'interrogeais assez fermement le ministre du Budget, Gérald Darmanin. Je lui demandais s'il allait verser si la prime, pas la prime, les augmentations de salaire de 300 euros allaient être enterrinées par le gouvernement. Oui, non, augmentation. Apparemment, il laissait entendre qu'il y aurait une augmentation de salaire de 300 euros pour les infirmiers, infirmiers, mais pour les autres personnels des hôpitaux, qu'en est-il ? Et d'ailleurs, où en est la fameuse prime pour les soignants, Quentin Vinet ? Elle vient enfin d'être entrée en vigueur, décret paru samedi au journal officiel.
Les montants ont un petit peu changé par rapport à ce qu'on a répété pendant des semaines. Alors, la prime sera toujours de 1 500 euros dans les 40 départements les plus touchés par l'épidémie, surtout des départements de l'Est, du Nord, de régions parisiennes et puis de Corse. Et ce sera 1 000 euros dans les autres départements. 1 000 et non, pas 500. Voilà, on parlait jusque-là de 500 euros. Finalement, ce sera 1 000 euros, c'est ce qui est décrit dans ce décret. Qui la touchera ? Alors, le personnel des établissements de santé, les hôpitaux, donc des EHPAD aussi. Mais les conditions, par contre, n'ont pas changé.
Pour la toucher à 100%, il faut avoir travaillé à 100% entre le 1er mars et le 30 avril. Sinon, la prime est réduite de moitié pour ceux qui ont loupé 15 jours. Et puis, pas de prime du tout pour ceux qui ont été absents pendant un mois. Et rien pour les ailes à domicile. Pas de prime, en tout cas, de la part de l'État. Mais une prime départementale dans quelques départements. La Meurthe-et-Moselle et la Mayenne, notamment. Oui, parce que l'aide à domicile dépend de départements. Et non pas de l'État. Les départements doivent, de leur côté, effectivement, offrir cette prime pour tous ceux qui sont allés aider à domicile. Qu'en est-il des heures supplémentaires ? Important aussi ?
Les heures supplémentaires qui seront donc payées avant septembre. C'est ce que promet le gouvernement, majoré de 50%. Revalorisation aussi de 50% des gardes pour les médecins, les dentistes ou les pharmaciens qui ont travaillé dans les hôpitaux pendant la crise. Eh bien, nous verrons. Nous serons très attentifs. Il faut que l'État paye. Des promesses doivent être tenues. Rachida est en Seine-et-Marne. Bonjour, Rachida.
Bonjour, Jean-Jacques. Bonjour tout le monde.
Merci, vous êtes infirmière, hein, Rachida ?
Alors, je suis infirmière anesthésiste.
Infirmière anesthésiste. Est-ce que vous irez au rassemblement aujourd'hui ?
Alors, écoutez, aujourd'hui, non, je suis de garde, donc je suis assignée. Oui. Donc, je ne peux pas y aller. Donc, moi, est-ce que je suis très, très en colère ? Il n'y a pas que moi qui suis en colère. Déjà, votre collègue a parlé de la prime. Alors, sachez que la prime, déjà, tout le monde ne va pas la toucher. En plus, il y a des petits astéris à chaque fois. Il faut faire ci, avoir fait ci, avoir fait cela. Tous les administratifs, Jean-Jacques, je suis énervée, je suis dégoûtée. Les administratifs qui ont été en télétravail, qui étaient chez eux, eux, ils ont déjà touché la prime de 1 500 euros. Moi, je travaille dans... Si, si, si, si.
Moi, je travaille dans un hôpital, je peux le dire, c'est à Créteil. Donc, la prime, on va la toucher, j'espère, à la fin du mois. La paix, la toucher avant les hôpitaux périphériques, ce qui est inadmissible. Donc, les secrétaires qui étaient chez elles pendant le Covid, elles ont 1 500 euros. Et maintenant, si vous voyez dans les autres hôpitaux, si vous faites une enquête, ce que j'ai fait, eh bien, la prime, elle n'est pas donnée à tout le monde. Parce que c'est vraiment, maintenant, on nous sort plein de petites conditions. Les heures cibles, comme disait votre collègue, eh bien, écoutez, on ne les a toujours pas. Elles ne sont pas majorées, on attend toujours de les toucher.
Donc, vous voyez, entre ce qui est dit, les promesses du gouvernement ne sont pas tenues. On a galéré comme des marques.
En ce qui concerne les heures supplémentaires, je ne veux pas défendre le gouvernement, il a été dit qu'elles seraient payées avant septembre. Oui, oui. On majorait de 50%. Rachida, nous verrons si elles sont payées ou pas.
Non, je n'y crois pas, mais je n'y crois pas, c'est du pipeau. C'est du pipeau, hein. Ce n'est pas vrai. On a galéré comme des malades pendant le Covid, et maintenant, on nous a oubliés. Nous, on n'est pas des héros. Nous, on n'a jamais demandé qu'on nous applaudisse à 20 heures. C'est aujourd'hui, c'est maintenant qu'il faut se mobiliser. Le salaire d'une infirmière débutante, une infirmière débutante, c'est 1 500 euros.
Si vous avez 300 euros d'augmentation de salaire, ça vous va ou pas ? Par mois, oui.
Oui, mais vous croyez qu'on va les avoir ?
Non, mais je vous pose la question, est-ce que ça vous va ou pas ?
Oui, c'est bien, c'est déjà pas mal. Et puis, il faut une revalorisation des carrières, et puis du matériel décent pour travailler à l'hôpital, parce que je ne sais pas si vous avez déjà été hospitalisés ou malades, mais quand on va à l'hôpital, on est content d'avoir des infirmières, du personnel compétent, avec du matériel qu'il faut. C'est vrai. Voilà. C'est vrai. Parce que les grands de ce monde, ils ne sont peut-être pas soignés dans tous les hôpitaux périphériques, comme vous et moi. Donc, voilà. Oui, oui, moi, je suis très énervée, parce qu'il y en a ras-le-bol, ras-le-bol qu'on nous oublie. Ça y est, on nous a oubliés, on est les oubliés du Covid. Voilà, ras-le-bol.
Moi, je pousse mon coup de gueulant dès le matin.
En or, ça fait du bien, Rachida.
Mais vous vous rendez compte, quand même, Jean-Jacques, que les administratifs, ils ont touché la prime.
Oui, ça, je ne comprends pas très bien. Enfin, bon, c'est pas que ça. Ça, je ne comprends pas très bien. Mais enfin, bon. Merci, Rachida. Merci. Je serai dans un instant avec le professeur Jacques Rennes, qui est chef du service des maladies d'infection au CHU de Montpellier. Je vais lui parler de cela. Et aussi du fameux test salivaire qui est mis sur le marché. Demain, je crois. Aujourd'hui ou demain. Avant la fin de la semaine, dans tous les cas. Vous vouliez dire quelque chose ?
Juste, oui, à Rachida, que les auditeurs des RMC n'oublient pas les soignants. Michel Thierry ira manifester sa femme. Ses deux sœurs sont infirmières. Il ira manifester à Nice. J'ai aussi ce message de Lise-Marie, qui ira manifester cet après-midi. Nico, qui finit sa journée à 7h, il fera la sieste pour être à la manifestation à Tours. à 15h.
Bien, il est 6h16. Le professeur Rennes, dans deux minutes. A tout de suite.
RMC. RMC, 6h, 9h. Vos en direct.
Avec nous, le professeur Jacques Rennes, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Montpellier. Professeur Rennes, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous tôt le matin. Test de dépistage salivaire du Covid-19, appelé Easy-CoV, disponible à partir du 19 juin, à partir de la fin de la semaine, développé par les scientifiques du laboratoire, 6 de diaxé, le CNRS notamment, et les médecins du CHU de Montpellier. Professeur Rennes, ce test salivaire est-il... D'abord, comment pratique-t-on ce test ? On pratique ce test en prélevant de la salive et qu'on met dans un tube.
Et donc, ce qui fait l'originalité de ce test, c'est que c'est un test rapide et qui permet d'avoir un résultat en une heure avec un matériel de réalisation qui n'est pas trop compliqué. Donc, on se voit pas nécessairement dans un laboratoire d'analyse médicale lourd, mais qui sera quand même dans un contexte médical dans sa réalisation et qui permet d'avoir une réponse rapide pour savoir s'il y a du virus ou pas dans la salive. Est-ce que ce test salivaire est aussi efficace que le prélèvement nasal ? Alors, les études qui ont été faites, pas simplement l'étude qu'on a menée, mais aussi d'autres études, montrent qu'on retrouve effectivement du virus dans la salive.
Donc, c'était un petit peu un défi parce que la salive est un milieu un peu particulier. Et effectivement, on trouve de bons résultats de sensibilité et aussi, surtout, on a très peu de faux positifs parce qu'évidemment, c'est très important de ne pas annoncer à quelqu'un qu'il est infecté alors qu'il ne l'est pas. Bien sûr. Alors, que les choses soient claires, ces tests ne seront pas utilisés en laboratoire. Ils peuvent être utilisés, je ne sais pas moi, dans les aéroports, par exemple, à l'entrée d'un stade, d'une salle de spectacle ou autre. C'est cela ? Oui, c'est ça.
Parce que la nécessité, parfois, est d'obtenir un résultat rapide pour une décision rapide et qui permet aussi de prendre des mesures pour la personne qui se retrouve positive. savoir qu'il y a nécessité de la prendre en charge médicalement par tel ou tel mode, soit de rester effectivement en confinement, soit éventuellement d'être plus en charge dans un hôpital. Et puis, la décision collective, c'est-à-dire de voir ce qu'il faut prendre comme mesure par rapport aux personnes contactes et surtout pour limiter, effectivement, une contamination collective. Parce que c'est bien le problème, là, actuellement.
Non, c'est qu'on voit très bien qu'il y a très, très peu de cas et que ces cas, si on retrouve les conditions, on a vu le cas, par exemple, sur Toulouse, où il y avait une cinquantaine de personnes réunies, donc il y avait un cas positif et il y a eu quand même pas mal de cas secondaires. Oui, professeur Rennes, justement, est-ce que vous vous inquiétez un peu d'un possible retour de ce virus ? Parce que la Chine, par exemple, je regarde les autorités de Pékin qui disent, je les cite, la situation est extrêmement grave à Pékin, la situation épidémique.
Oui, si on retrouve les conditions de diffusion, c'est sûr qu'il faut prendre des mesures de contrôle immédiat dès qu'il y a quelque chose qui apparaît. Donc, c'est pour ça que ce type de test est intéressant parce qu'il y a d'autres tests qui sont les tests sérologiques, la recherche d'anticorps, mais ça ne fait que traduire une infection ancienne ou relativement récente. Mais l'intérêt, c'est de déficiter qu'un virus qui est en circulation. Bien. Alors, ce test, important aussi parce qu'il pourra faire la distinction, par exemple, entre une grippe et une infection à coronavirus si jamais ça revient à l'automne. Oui.
Alors, effectivement, un des grands problèmes qu'on va avoir, à mon avis, c'est la problématique d'une coexistence de plusieurs infections, en particulier en période hivernale. Bien sûr.
Le gros souci, ça va être, à mon avis, l'interrogation qu'on va avoir sur la période donc hivernale, savoir s'il va y avoir un retour ou pas et s'il y a un retour, effectivement, la gestion simultanément de deux épidémies parallèles et ce qui repose le problème, je vous entendais, la problématique des hôpitaux et de la prise en charge où, manifestement, il y a eu une politique de réduction des lits et si on a de nouveau une situation épidémique qui cumule grippe et coronavirus, on sera dans une difficulté majeure de gestion. Bien sûr, bien sûr. Comment ça se passe à l'hôpital ? Ça gronde au CHU de Montpellier ou pas ? Relativement, mais je crois qu'il y a un problème général.
Tous les hôpitaux sont plus ou moins concernés, effectivement. Il y a une vraie problématique. Je pense que le Covid n'a fait que révéler un certain nombre de choses. a mis en lumière beaucoup de problématiques mais, de fond, il y a manifestement des actions à mener parce qu'il y a eu une dégradation significative dans les dernières années. Bien sûr. Merci, Professeur Rennes. Je précise que ce test est fabriqué en France qui n'est pas remboursé par la Sécurité sociale. Il coûtera à peu près 30 à 40% moins cher qu'un test PCR. Merci beaucoup. Il est quelle heure ? Il est 6h26. Le Professeur Rennes était avec nous. Je vous rappelle que le Professeur Eric Combe sera mon invité à 8h35.
Nous allons faire le point sur le coronavirus. Tous les matins, trois histoires et trois images avec Charles Magnin. Charles, une nouvelle statue du général de Gaulle vandalisé. Oui, on parlait hier de celle de Pavillon-Sous-Bois en Seine-Saint-Denis ce week-end. C'est cette fois à Haumont, dans le Nord, qu'un buste du général a été recouvert de peinture et derrière la stèle, le mot esclavagiste a été tagué. La ville a évidemment porté plainte. Autre cas de statue vandalisée, cette fois dans Lotte-et-Garonne, ville neuf sur Lotte, un buste de Léon Gambetta a été arraché de son socle. Pas de revendication de cet acte.
Et puis, en Belgique, c'est une statue de Jules César qui a été en partie arrachée et l'inscription « crapule » taguée sur le socle. Bref, le phénomène du déboulonnage venu des Etats-Unis semble faire des émules particulièrement stupides en Europe. En Suisse, un appel est lancé pour retrouver le passager qui a oublié son or, je dis bien son or, sur le siège d'un train bas. Ça nous arrive à tous d'être un peu tête en l'air. Mais là, il faut reconnaître qu'on atteint un certain niveau. On se balade tous avec un sac rempli d'or. Évidemment. En Suisse, c'est visiblement plus balade.
En tout cas, depuis huit mois, la justice suisse est à la recherche du passager d'un train entre Saint-Galle et Lucerne. Ce passager a donc oublié à bord un sac contenant plus de 3 kilos d'or. Valeur estimée de ce petit trésor, 170 000 euros. Depuis huit mois, les autorités attendent que ce passager se manifeste, réclame son bagage. Sans succès, pas de nouvelles. Pour l'instant, alors les Suisses ont décidé de rendre l'affaire publique hier et de lancer un appel pour tenter de retrouver le propriétaire de l'or. Et évidemment, depuis hier, des milliers d'internautes font savoir qu'ils sont ravis d'apprendre qu'on a enfin retrouvé leur sac de garelle.
Je ne suis pas certain que le propriétaire de cet or ait très envie de se faire connaître. Il va falloir justifier. Il va falloir justifier. Le sondage du jour, les supporters de foot vivraient très mal le fait que leurs enfants choisissent un autre club que le leur. Une étude réalisée auprès d'un millier de personnes. Ça va vous arriver, mon cher Charlemagne. Ce n'est pas prêt d'arriver. Vous allez voir, vous verrez. On en parlera en famille. 83% de ces fans de foot interrogés s'assurent que leurs enfants supportent bien la même équipe qu'eux. D'ailleurs, 26% des parents avouent que ce serait un crève-cœur que leurs enfants ne portent pas les mêmes couleurs.
Si, par exemple, au hasard, un papa supporter du Nîmes Olympique voyait son fils porter un maillot de Montpellier, ce serait un crève-cœur. Déjà que mon fils est supporter du Paris-Saint-Germain avant d'être supporter de Nîmes Olympiques, déjà qu'il joue rugby avant de jouer au football, ça fait beaucoup. Ça crée des tensions. En tout cas, le foot, c'est une vraie histoire de famille. 15% des sondés avouent qu'ils planifient les vacances en famille en fonction du planning des matchs. Mbille. Merci, Charles. Ah, tiens, quelques mots sur Neymar. Où est-il, Neymar ? Il est rentré. Il est rentré ? Ah, très bien. Il a repris l'entraînement ?
Non, il a atterri à Paris samedi, mais il a directement filé à Saint-Tropez. À Saint-Tropez. Il y passe. Nous vitons sa dernière semaine de vacances sur les réseaux sociaux. On peut le voir et faire la fête avec son coéquipier Marco Verratti. Et à la vue des photos, le préparateur physique du PSG a dû avoir quelques surs froides. Mbille. Et eux, quelques surs chaudes. Oui, il est 6h29 la machine à café. Le 32-16 la touche 50. Et le beau matin par SMS 7h32-16.
À suivre, il a volé, torturé, dépecé, poignardé, tabassé et fini par tuer une quinzaine de chats. Un homme de 39 ans condamné à 10 mois de prison avec sursis pour acte de cruauté envers un animal. Maître Catherine Berthold, avocate d'une association partie civile dans ce dossier est avec nous juste après le journal de 6h30 sur RMC.
Il est 6h30, Pierrick Bono est là. Les infos, Pierrick, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Les policiers lyonnais mobilisés contre la haine anti-flics, c'est en tout cas comme ça qu'ils l'appellent. Une centaine de fonctionnaires rassemblés hier soir à Lyon après l'agression d'un de leurs collègues dans la nuit de samedi à dimanche. À la une également, cette interview du Premier ministre ce matin dans le journal Paris-Normandie. Édouard Philippe confirme qu'il restera à Matignon s'il est élu maire du Havre mais ajoute qu'il pourrait quitter le gouvernement bien avant la fin du quinquennat.
Et puis le télétravail fan ou pas fan alors que votre patron vous a peut-être déjà demandé de revenir au bureau. Est-ce que vous préfériez rester chez vous ? On vous a posé la question. Bon réveil, bienvenue à tous. Voilà qui ne va pas calmer la colère des policiers. Bien au contraire, une enquête ouverte à Lyon après l'agression ce week-end d'un de leurs collègues roué de coups en raison de ses fonctions selon le parquet. L'agression a eu lieu devant chez lui alors qu'il n'était pas en service. Émotion chez ses collègues
lyonnais déjà pointés du doigt ces dernières semaines par la mobilisation contre les violences policières. Un rassemblement avait lieu hier soir
devant le palais de justice de Lyon. Reportage d'Éloïsa Patricio.
Ils étaient une centaine devant le tribunal de grande instance de Lyon pour montrer leur soutien à Alex, leurs collègues agressés. Parmi eux, Alain Barberis, secrétaire départemental d'Alliance Police.
On s'aperçoit que cette haine anti-flic elle n'a plus de limites. Donc oui, le personnel, les forces de l'ordre sont choqués.
L'agression s'est déroulée samedi soir dans des circonstances encore floues. Le policier en civil rentrait chez lui avec sa compagne lorsqu'il a été passé à tabac devant son domicile. David, policier, est encore sous le coup de l'émotion.
Là, on est sur un rassemblement pour un collègue qui s'est fait lyncher. Il n'y a pas d'autre mois à 12 heures sur lui. C'est ce que j'appelle la violence à son paroxysme.
Thomas travaille lui aussi en police secours de nuit dans l'agglomération lyonnaise comme son collègue agressé. Il fait part d'une violence quotidienne.
C'est toutes les nuits, parfois plusieurs fois par nuit. Donc ça va du simple tapage jusqu'à l'accident de la route, les agressions, les violences.
Tous attendent désormais des actes forts de la part du gouvernement.
A Dijon, retour au calme ce matin après une nouvelle soirée agitée pour la quatrième soirée consécutive. Les forces de l'ordre ont dû disperser un groupe d'hommes cagoulés et armés de barres de fer après trois expéditions punitives. Expéditions punitives menées par des membres de la communauté tchétchène au cours du week-end. Les habitants du quartier des Grésillis n'en peuvent plus de ces violences à répétition. Tout ce qu'on voit sur les réseaux sociaux, c'est pas rien. Des armes, des affrontements violents, c'est rarement aussi spectaculaire.
On a entendu des armes en fait péter.
Personne n'osait venir. Dès qu'on entendait un bruit, on faisait demi-tour. C'est très dangereux parce que les armes à feu c'est chaud quoi. Il n'y a pas assez de sécurité déjà d'une part et puis après on est un peu oppressé par tout ça quoi. Nous sommes à 12 jours seulement du second tour des municipales. Edouard Philippe donne ce matin une interview au quotidien Paris-Normandie où il confirme qu'il va bien rester à Matignon s'il est élu maire du Havre. Mais le chef du gouvernement indique aussi qu'il pourrait être de retour dans son fief beaucoup plus tôt que prévu. Benjamin Smadja.
Oui on le sait, un important remaniement gouvernemental se profile et il pourrait bien mettre en balance le sort d'Edouard Philippe dans Paris-Normandie ce matin. Le candidat à la mairie du Havre le dit, il entend bien redevenir maire dès lors qu'il ne serait plus premier ministre. Si Emmanuel Macron pense que je dois continuer à Matignon, j'assumerai mes responsabilités. S'il pense que quelqu'un d'autre est plus utile, je respecterai son choix en toute loyauté, dit-il. Et puis Edouard Philippe poursuit, si les électeurs me font confiance, je serai de retour au Havre au plus tard en mai 2022, mais peut-être beaucoup plus tôt, une façon de rendre crédible le scénario de son remplacement.
On le rappelle, au premier tour, Edouard Philippe était arrivé en tête avec 43,6% des voix devant son concurrent communiste, Jean-Paul Lecoq, avec 35,8% des voix. Il dit au plus tard en mai 2022. Ça veut dire qu'il ne sera pas candidat à la présidence de la République. En tout cas, si on lit entre les liens. Quoi qu'il arrive, d'après ce qu'il dit. D'après ce qu'il dit. Oui, bien. On suivra ça. Évidemment qu'on va suivre ça avec attention. Pendant ce temps, les députés de l'opposition s'y préparent. C'est le début ce soir des travaux de l'une des deux enquêtes parlementaires sur le Covid-19 à l'Assemblée avec l'audition à 17h du directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.
Objectif, répondre à toutes les questions liées à la gestion sanitaire de la crise. Les acteurs de la santé en France vont devoir rendre des comptes. Paul Barcelone.
Stock de masques mis en oeuvre des tests, les députés de la commission d'enquête se sont donnés six mois pour faire toute la lumière sur les dysfonctionnements survenus pendant la crise. Plusieurs auditions sont déjà à l'agenda, notamment celles des derniers directeurs généraux de la santé et de Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique. Les députés convoqueront ensuite le ministre de la Santé et certains de ses prédécesseurs ou encore le très controversé professeur Didier Raoult. Au programme aussi, des investigations dans les EHPAD où plus de 10 000 résidents sont morts, soit près d'un tiers du nombre total de décès en France.
C'est l'un des gros points noirs pour le gouvernement. Mais les travaux de cette commission pourraient se télescoper avec le calendrier judiciaire. Le parquet de Paris a en effet ouvert la semaine dernière une enquête préliminaire sur la gestion de la crise par les pouvoirs publics.
Et pendant que le directeur général de la santé répondra aux questions des députés, les soignants, eux, seront dans la rue. Mobilisation nationale à l'appel de plusieurs syndicats et collectifs hospitaliers pour demander plus de moyens dans les hôpitaux trois mois après le début de la crise sanitaire. Départ du cortège parisien à 14 heures du ministère de la Santé, 240 rassemblements au total sont prévus dans toute la France. En Chine, les propos alarmistes de la mairie de Pékin ce matin. Un porte-parole estime que la situation épidémique dans la capitale chinoise est extrêmement grave.
Plus d'une centaine de personnes ont été contaminées par le coronavirus depuis la semaine dernière à Pékin. Selon ce porte-parole de la mairie, Pékin est engagé dans une course contre la montre pour éviter une deuxième vague. Et vous, êtes-vous retourné sur votre lieu de travail depuis le début du déconfinement ? Depuis plusieurs semaines, les entreprises rappellent leurs salariés plus ou moins progressivement. Hier, le ministre de l'économie et des finances rappelait que le télétravail restait souhaitable mais selon Bruno Le Maire, ce n'est pas la solution définitive globale pour tout le monde du travail en France mais sommes-nous prêts à reprendre le travail comme avant ?
Reportage à Paris signé Romain Poiseau. Après trois mois en télétravail, Florence, conseillère dans le milieu culturel, doit retourner travailler au bureau, un peu à contre-cœur.
Je pense qu'on s'est tous rendu compte qu'on pouvait faire beaucoup de choses en télétravail. On peut souffler quand on a besoin de souffler, voir nos enfants un peu plus le matin et voilà. Et en même temps, au bout d'un moment, on n'a pas le rythme finalement du travail avec des échanges avec les collègues, avec les rendez-vous clients et tout ça.
Alors pour Florence, le compromis serait de négocier auprès de son employeur au moins un jour de télétravail par semaine.
On a vécu 100% en présentiel, 100% en télétravail. Bon ben là, le juste milieu, un peu des deux quoi.
Le télétravail, oui, mais à petite dose. Pour Benoît Serres, vice-président de l'Association nationale des DRH, les entreprises veulent retrouver un rythme normal pour ensuite songer au télétravail. Un peu de télétravail, pourquoi pas ? Mais la première chose, c'est retrouver un modèle de fonctionnement et de productivité normal, juste normal. Le télétravail, 100% du temps, c'est le délitement assuré de l'entreprise. Et pour lui, il faut que le gouvernement assouplisse au plus vite les règles sanitaires pour que les entreprises reprennent une activité normale. Et plus de télétravail pour les chevaux, les courses, c'est à Dieppe cet après-midi, Mathieu Roux.
À 13h50, à vivre en direct sur RMC Découverte, le canal 24 de la TNT, le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori numéro 4, post-war, outsider, c'est Lasse, Simply Striking, le 4, hélas.
Bien, Pierrick Bonneau revient tout à l'heure, Mathieu Roux reste avec moi et puis je précise que mon invité tombe bien ce matin, le professeur Eric Combe qui est chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Pourquoi tombe-t-il bien ? Bien, parce que d'abord, c'est une des grandes voies de la crise, vous vous souvenez, du professeur Combe, mais il tombe bien parce qu'on s'inquiète un peu partout dans le monde d'une résurgence de ce virus, enfin résurgence, réémergence, je dirais, de ce virus du Covid-19 dans plusieurs pays, notamment la Chine. On reconfine dans plusieurs pays du monde et ça reconfine en Chine, Quentin Vinet.
On vient de le dire, la situation est jugée très préoccupante à Pékin, capitale chinoise, c'est ce que dit la mairie cette nuit. Désormais, une vingtaine de quartiers de Pékin sont à nouveau en quarantaine. Ça vient certainement d'un foyer de contamination détecté sur un marché au gros, à Pékin, l'équivalent du Rungis pékinois. Plus de 100 cas de coronavirus disaient hier soir l'OMS. Encore une vingtaine dit Pékin ce matin. Une campagne massive de tests a donc été lancée. Une enquête est en cours pour connaître l'origine de ce cluster XXL en quelque sorte dans une trentaine de zones résidentielles et les enfants ne sont plus obligés d'aller à l'école. Oui, ça reconfine aussi en Inde.
15 millions d'habitants vont devoir rester chez eux à partir de vendredi dans la grande ville de Chennai. C'est sur la côte Est au bord de l'océan Indien. Là-bas, les sorties seront très encadrées. Pourquoi ? Parce que l'épidémie est encore très virulente selon les autorités. L'Inde recense plus de 9000 morts et l'épidémie fait toujours des ravages là-bas malgré le confinement qui a été imposé dans un premier temps. Ça reconfine aussi en Europe dans certaines régions ou villes en Italie et au Portugal. C'est ça.
En Italie, dans un hôpital et dans un immeuble de Rome la situation est sous contrôle disent les services de santé mais dans l'immeuble en question les courses sont livrées quand même aux habitants par la Croix-Rouge et puis au Portugal il y a eu un mini confinement à Lisbonne la semaine dernière. 300 cas en moyenne par jour c'était plus qu'il y a deux semaines par exemple et pendant cinq jours la semaine dernière les sorties étaient limitées et les bars devaient fermer plus de moins de soins. Ça s'est calmé au Portugal apparemment. Au Portugal, a priori ça va mieux. Bon, nous ferons le point avec le professeur Com tout à l'heure à 8h30 parce que ce virus rôde il est toujours là.
Ne nous le rompt pas. Vincent est avec nous en parler des personnels soignants parce qu'ici nous sommes à l'écoute du personnel soignant de ses difficultés de ses revendications Vincent par exemple qui est à Versailles dans les Évelines. Bonjour Vincent. Oui bonjour. Merci d'être avec nous. Votre femme est infirmière dans un EHPAD privé. Oui c'est ça. C'est ça, tout à fait. Bon. Quelle est sa situation ? Elle a fait de très nombreuses heures supplémentaires je crois. Oui, là depuis le début de l'épidémie du coup elle a fait quasiment elle est à plus de 50 heures sup de réaliser. On lui a annulé deux fois ses vacances
les vacances qu'on avait mis au mois d'avril et là on lui a dit que cet été
pour l'instant il ne pouvait avoir que 15 jours de vacances au lieu de trois semaines. D'abord et est-ce que les heures supplémentaires seront payées ? En théorie elles sont censées être payées. Maintenant c'est comme la prime du gouvernement ils ne savent pas quand ni comment et là apparemment elle a discuté hier avec son assistante de direction qui a eu une note ce week-end comme quoi la prime prévue par l'État de 1500 euros elle serait réservée uniquement au personnel des EHPAD publics et non pas au personnel des EHPAD privés. Là elle travaille pour un EHPAD privé.
Bon là ce n'est pas l'État elle ne dépend pas de l'État elle dépend de cette entreprise privée Tout à fait On est d'accord c'est une entreprise privée qui ferait bien quand même de faire un effort me semble-t-il Hein Vincent ?
Vous êtes une serrée je le comprends Oui Heures supplémentaires les heures supplémentaires doivent être payées l'État s'est engagé nous verrons bien à payer avant septembre les heures supplémentaires majorées de 50% J'aimerais bien que dans le privé on fasse au moins aussi bien que l'État Je pense que c'est la moindre des choses d'autant plus qu'il me semblait avoir entendu durant l'épidémie que le public et le privé devaient être solidaires et ensemble contre le virus donc pourquoi il y a des différences après ce qui n'est pas logique Bon Vincent tenez-nous au courant parce que là on va accumuler un peu tout cela et dès que j'ai le ministre de la Santé ici il va venir rapidement je vais être très précis parce que ça quand on tient quand on fait des promesses on doit les tenir et les entreprises privées notamment qui gèrent les EHPAD privés doivent faire des efforts absolument il est 6h42 allez je vais prendre Caroline est-ce que j'ai le temps de prendre Caroline ?
oui je vais prendre Caroline dans les Pyrénées-Orientales bonjour Caroline
bonjour Jean-Jacques Bourdin
vous êtes infirmière vous aussi
oui je suis infirmière anesthésiste oui
anesthésiste
au bloc opératoire de l'hôpital de Perpignan
bien est-ce que vous allez toucher une prime ?
alors nous on a eu des notes d'information donc après les décrets le premier décret donc nous sommes sur la liste des hôpitaux de deuxième ligne donc le directeur nous a envoyé une note d'information comme quoi nous toucherions les 500 euros à la fin du mois de juin alors attendez
attendez apparemment ce sera 1000 euros si je comprends bien non
non non le décret il y a eu un nouveau décret qui est sorti le 8 juin oui vous pouvez vous renseigner le 8 juin le 12 juin non le 8 juin il y a eu un décret qui est sorti ou le 12 peut-être je ne sais plus comme quoi donc nous toucherions 500 euros par contre les 1000 euros pour puisque nous ne faisons partie de ces hôpitaux qui sont susceptibles de toucher la prime des 1500 en tout les 1000 euros nous les toucherions à la fin du mois de juillet mais sous certaines conditions c'est à dire que c'est le directeur qui doit qui doit faire qui doit trancher sur le nombre de personnel qui touchera ces 1000 euros avec un maximum de 40% de ces personnels c'est à dire qu'on va faire le tri parmi ces personnels qui se sont mobilisés pendant toute la crise oui mais Caroline
il est normal par exemple que le personnel administratif qui était chez lui en télétravail ne touche pas une prime que le personnel soignant qui était sur le terrain touche
c'est sûr mais par contre le personnel administratif a touché les 500 euros puisque ça c'est pour tout le monde mais les 1000 euros supplémentaires ne seront attribués qu'au 40% du personnel de l'hôpital et c'est le directeur qui va arbitrer on n'a toujours pas la décision on ne sait pas si on va faire partie ou non normalement oui puisque nous le bloc opératoire on s'est transformé en réanimation
on est allé travailler en réanimation vous allez la toucher ou alors c'est scandaleux
on espère mais on ne sait pas pour l'instant on ne sait pas
bon écoutez Caroline soyez attentive et vous nous rappelez si vous ne la touchez pas hein Caroline parce qu'on est là pour veiller et moi je veux je voudrais je ne peux rien décider mais je voudrais que cette prime soit versée correctement comme prévu et que les promesses soient tenues il est 6h45 c'est en moins le quart à tout de suite RMC
RMC 6h09 Bourdin Direct
il est 6h49 maître Catherine Berthold bonjour
bonjour monsieur Bourdin
vous êtes l'avocate de l'association Boules de Poil alors Boules de Poil c'est une association qui défend les animaux si j'ai bien compris
oui tout à fait c'est une association qui est en fait pour but la protection le respect des animaux voilà qui est bien connue dans notre département de la Haute-Saône
bon alors dans la Haute-Saône à Veuzoule entre mars et juillet 2019 l'année dernière 14 propriétaires de chats ont déposé plainte au commissariat après la disparition de leur animal les enquêteurs ont travaillé ont identifié un homme de 39 ans qui s'amusait entre guillemets à voler à torturer et à tuer des chats je dis s'amuser évidemment entre guillemets parce que c'est horrible en garde à vue le trentenaire reconnu avoir volé plusieurs chats qu'il capturait à l'aide d'un laisse-coller il explique qu'on lui envoyait des images de chats morts sur Facebook et qu'il pensait qu'on lui avait jeté un sort enfin il avait un peu perdu la tête enfin il capturait les chats les torturait et les tuait horreur de ses actes 14 chats qui ont été massacrés des plaintes ont donc été déposées et cet homme a été condamné à quoi a-t-il été condamné maître Berthold ?
alors il a été condamné à 10 mois d'emprisonnement avec un sursis probatoire avec obligation de soins d'indemniser les victimes pendant 3 ans et en peine complémentaire il a eu une interdiction définitive de détenir un animal
vous auriez aimé que la condamnation soit plus sévère ?
alors la difficulté de ce dossier et surtout c'était la problématique en fait de la personnalité de l'individu puisqu'en fait c'est un individu qui avait un lourd passé psychiatrique 7 séjours en psychiatrie depuis 2009 il avait été hospitalisé sans consentement depuis 2017 et je crois que c'est ça qui posait le plus de problèmes si vous voulez dans le dossier puisque c'est quelqu'un qui a eu l'expert désigné à considérer qu'il avait une alteration pardon de son discernement et je crois si vous voulez que c'est ça qui a pesé vraiment très lourd dans la balance parce que mais ce n'est que mon intime conviction à moi je suis intimement convaincue que s'il n'avait pas eu tous ces problèmes là et si l'expert n'avait pas défini pour lui une alteration de son discernement je ne pense pas que la peine aurait été celle là
alors vous avez un regret un permanent qui ne date pas de cette affaire vous aimeriez que les tribunaux reconnaissent enfin la souffrance animale
alors oui c'est tout à fait ça parce que pour moi si vous voulez les animaux ce sont des êtres sensibles ce sont des êtres doués de sensibilité et il y avait même des témoignages notamment le premier individu qui porte plainte et qui voit se passer le vol du char en direct va même dire que sa chatte puisque sa chatte avait été traînée avec le collet la laisse bleue qu'il avait créée lui-même qui faisait coller l'individu disait le propriétaire du chat disait la petite chatte a été traumatisée vous voyez le mot qu'il utilisait est le même mot qu'on utiliserait pour nous traumatiser et je trouve que ce sont des êtres si vous voulez de sensibilité ce sont des êtres qui ressentent les choses il suffit d'avoir un chien il suffit d'avoir un chat on voit la tristesse de leur regard on voit la joie de nous voir on voit tout ça et je trouve que ne pas reconnaître le préjudice de souffrance animale et c'est pourquoi moi je me bats déjà depuis quelques temps je trouve qu'il y a quelque chose un non-sens parce que la souffrance animale elle existe quand on se constitue partie civile on ne demande pas simplement la réparation liée à l'objet social de l'association là en l'espèce celle que je défendais de protection d'animale on demande aussi la reconnaissance de la souffrance animale parce que cette souffrance elle existe bien sûr voilà malheureusement pour l'instant les tribunaux ne l'ont pas reconnu à ma connaissance
bien merci maître merci maître Catherine Bertol nous allons revenir sur la souffrance animale bientôt parce que je crois qu'il y a une proposition de loi qui va être discutée à l'Assemblée Nationale dans quelques jours il est 6h53 qu'allons-nous faire avec Anthony Morel
un nouvel ustensile une sucette et oui Anthony veut nous faire goûter une sucette ce matin une sucette électronique capable de reproduire visiblement n'importe quel goût c'est déjà demain et c'est dans une minute sur RMC RMC RMC
RMC
c'est déjà demain
Anthony Morel bonjour Anthony bonjour Jean-Jacques des chercheurs japonais ont mis au point une sucette électronique de quoi est-elle capable cette sucette électronique ?
plein de choses de vous donner de simuler n'importe quel goût c'est-à-dire de vous donner l'illusion de tromper votre cerveau de lui donner l'illusion que vous êtes en train de manger une côte de bœuf grillée ou une glace au chocolat c'est vous qui choisissez en fait alors vous allez le voir pour ceux qui nous regardent sur RMC oui je sais tous les amateurs des amoureux de la gastronomie vont me haïr vont être horrifiés ça j'en étais sûr mais bon il y a plein d'innovations en la matière donc je voulais quand même vous en parler donc en gros ça ressemble à un big 4 couleurs je ne sais pas comment le décrire autrement vous avez des tubes de gel colorés à l'intérieur donc vous mettez ça dans votre bouche les tubes de gel il y en a un pour le sucré un pour le salé un pour l'acide un pour la mer vous choisissez le plat c'est impressionnant les images sont assez suggestives effectivement ça ne donne pas très fin ça ne donne pas très fin c'est vrai
et donc on choisit le plat qui nous plaît et ce dispositif alors qu'on appelle un synthétiseur électronique de goût et bien va nous reproduire en bouche
le goût du plat que l'on a choisi alors à quoi est-ce que ça va servir mais oui mais c'est débile votre économie mais écoutez c'est les images de ces chercheurs japonais qu'est-ce que je vous dis les chercheurs pour les gens qui font un régime par exemple c'est pas mal parce que ça peut permettre d'avoir une petite douceur au sucré ou salé par exemple à laquelle on n'a pas forcément le droit en temps normal si vous voulez donc ça peut être intéressant certains restaurants au Japon font encore mieux proposent des fourchettes salantes oui absolument là aussi pour ceux qui ont un régime pauvrancel par exemple effectivement on teste ça dans les restaurants ce sont des fourchettes électroniques qui vont stimuler
en fait à la surface de notre langue alors c'est un courant électrique en fait indolore on ne le sent absolument pas mais qui va venir stimuler les papiers et qui va donner l'illusion qu'on est en train de manger salé alors que le plat n'est pas assaisonné
et encore mieux une petite gorgée de boissons virtuelles ben voilà exactement ça c'est des chercheurs de l'université de Singapour qui ont mis au point ce verre électronique donc vous mettez de l'eau à l'intérieur mais grâce à des capsules olfactives et à des électrodes là encore on va venir stimuler vos papilles et vous donner l'illusion que vous êtes en train de boire du jus de pomme un mojito enfin peu importe ça peut être intéressant moi je vois bien le potentiel par exemple dans le cinéma on a beaucoup parlé du cinéma en odorama et ben là on aura le cinéma en gustorama je sais pas si c'est un mot mais où on pourrait manger ou avoir la sensation de manger et bien ce qui est à l'écran ou une émission de cuisine qu'on regarde à la télé on va pouvoir tester les plats en direct à distance enfin voilà c'est dans le domaine du divertissement je pense que le potentiel est le plus important et qu'il y a le plus d'applications pour ces goûts pour tous les films Mathieu merci merci Anthony et Guillaume oui bonjour Sergi dans le Val d'Oise c'est ça tout à fait et merci d'être avec nous le matin vous regardez la télé vous écoutez la radio le matin Guillaume non je vous écoute depuis une bonne dizaine d'années mais plutôt en voiture plutôt en voiture pour l'occasion vous êtes enseignant plutôt en voiture bon oui enseignant d'accord Guillaume Guillaume vous avez bien fait de jouer parce que vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec mon cher Guillaume et ben super une belle journée qui commence et ben moi je suis très heureux bonne journée merci vous aussi merci Guillaume merci au revoir Guillaume il est 7h
mardi 16 juin
l'info sur Anne il est 7h01 Céline Calman est là pour les dernières informations Céline bonjour
bonjour Jean-Jacques bonjour à tous quatrième soirée de tension hier à Dijon scène surréaliste de violence le calme est revenu vers 22h fini les applaudissements place au rassemblement les soignants manifestent aujourd'hui partout en France ils réclament un plan de recrutement une hausse des salaires et du meilleur matériel situation extrêmement grave course contre la montre les termes très inquiétants ce matin du maire de Pékin une centaine de personnes ont contracté le Covid-19 depuis la semaine dernière dans la capitale chinoise bienvenue à tous sur AMC Dijon se réveille encore fébrile ce matin nouvelle soirée de violence hier ça fait 4 soirs que ça dure les CRS la BAC et le RAID ont dû intervenir pour ramener le calme vers 22h tout a commencé vendredi dernier affrontement entre des membres de la communauté tchétchène et des habitants du quartier sensible des Grésil Maxime Brandstatter vous êtes l'envoyé spécial de RMC sur place hier soir les forces de l'ordre ont donc dû disperser des hommes cagoulés et armés presque tous les stigmates de la soirée d'hier ont été effacés les carcasses de voitures les poubelles incendiées ont été retirées des tas à ghostilles à la communauté tchétchène sont presque effacés en revanche le rassemblement de 200 personnes équipées de ce qui semblait être des armes à feu n'est pas prêt lui d'être oublié par les habitants du quartier des Grésil certains nous confiaient hier soir avoir eu peur de rentrer chez eux la soirée d'hier était la quatrième soirée d'incidents tout a commencé vendredi soir alors que 200 personnes issues de la communauté tchétchène se rentrent dans ce quartier pour venger un adolescent de 16 ans victime de violence ces expéditions punitives ont recommencé samedi soir puis dimanche soir hier c'était des hommes du quartier des Grésil qui étaient là pour le défendre face au tchétchène selon eux ici les CRS
et gendarmes mobiles appuyés par le raid ont ramené le calme vers 22h en revanche d'autres quartiers sensibles de Dijon ont connu des incidents presque une vingtaine de voitures ont été brûlées à la Cheneuve une commune du sud de la ville
Maxime Randstadter avec Nicolas Trenot à Dijon pour RMC le maire de la ville François Rebsamen a dénoncé des faits inacceptables il sera votre invité Jean-Jacques à 8h10 sur RMC la clé d'étranglement finalement maintenue en tout cas provisoirement annonce du directeur général de la police hier soir cette technique permet de maintenir au sol une personne qui résiste physiquement à l'interpellation lundi dernier Christophe Castaner annonçait aux policiers qu'ils ne pourraient plus pratiquer d'arrestation de la sorte marche arrière donc jusqu'à ce qu'une autre technique soit trouvée Aurélia Manoli les policiers s'étaient sentis abandonnés par leur ministre sur le terrain face à un individu qui résiste ils revendiquent cette technique qu'ils jugent nécessaire la maintenir pour le moment relève du bon sens pour Yves Lefebvre secrétaire général unité SGP police FO
c'est une excellente chose on a réussi à faire ce rétro-pédalage à Christophe Castaner l'athlète d'étranglement nous on ne veut pas qu'elle reste in vitam eternam le seul moyen pour neutraliser un individu récalcitrant mais en attendant qu'on nous enseigne autre chose il était impérativement nécessaire qu'on nous la maintienne
la technique continuera à être utilisée avec mesure et discernement mais seulement pour quelques mois un groupe de travail va être installé demain pour réfléchir à une autre méthode Anne-Sophie Saint-Père chargée de plaidoyer Liberté pour Amnesty International s'interroge sur la composition de ce groupe on appelle le ministère de l'Intérieur à être beaucoup plus ouvert sur les violences policières il faudrait qu'il y ait un travail avec les institutions et les ONG de défense des droits humains avec les populations concernées il faut avoir une réflexion plus large sur le rôle de la police les conclusions seront connues en septembre si les électeurs me font confiance je serai de retour au Havre ou plus tard en mai 2022 mais peut-être beaucoup plus tôt c'est la déclaration d'Edouard Philippe dans un entretien au journal Paris-Normandie qui entre-ouvre donc la porte au scénario d'un remaniement le Premier ministre ajoute si Emmanuel Macron pense que je dois continuer ma mission à Matignon j'assumerai mes responsabilités fin de citation RMC 7h05 on saura se souvenir de leurs efforts disait le gouvernement au plus fort de la crise du Covid-19 des soignants qui se sentent abandonnés alors qu'une grande concertation est en cours ils réclament un vrai changement dans la gestion des patients la manière de travailler les moyens déployés une dizaine d'organisations syndicales appellent au rassemblement Rémi Jeunebrancardier regrette que l'élan de solidarité exprimé pendant le confinement ne se transforme pas aujourd'hui en soutien concret
ça fait mal parce que pendant deux mois on a pu croire qu'enfin on avait été entendus ou on commençait
à être entendus depuis le déconfinement il n'y a plus rien ça a cessé aussi comme ça a commencé voilà il y avait un élan de solidarité qui nous a fait plaisir mais maintenant on attend beaucoup plus d'eux on a vraiment besoin qu'eux viennent avec nous
montrer au gouvernement que nous par contre ce qu'on réclame c'est pas un effet de mode
c'est pas des applaudissements c'est pas tout ça c'est vraiment du concret et déjà l'heure des comptes la crise du Covid-19 a-t-elle été bien gérée nous n'avons pas à rougir de notre bilan nous pouvons être fiers déclarait dimanche soir Emmanuel Macron sauf qu'il va falloir s'expliquer sur la gestion de cette pandémie la commission d'enquête de l'Assemblée nationale entame ses travaux aujourd'hui il va notamment être question de comprendre pourquoi la France qui avait près de 2 millions de masques en 2009 a dû affronter le coronavirus avec un stock d'un peu moins de 100 millions de masques Boris Vallaud député des Landes et vice-président de la commission d'enquête parlementaire
c'est un gouvernement qui est là depuis 3 ans qui n'est pas là depuis 3 mois c'est pas après la crise que l'on dit voilà ce qu'il fallait faire non non dans la crise on a entendu l'OMS dire tester, tester, tester on ne le dit pas maintenant c'était dit par l'OMS à l'époque et le gouvernement n'avait manifestement pas les moyens de les faire et de les mettre en oeuvre pareil sur les masques en réalité la communication accompagnait les stocks il n'y avait pas de stocks donc les masques n'étaient pas utiles il faut évidemment comprendre tout ça cette commission d'enquête elle a aussi vocation à restaurer la confiance à tirer des conclusions utiles et positives de ce qui a fonctionné et de ce qui n'y a pas fonctionné
et c'est le directeur général de la santé Jérôme Salomon qui débutera ses auditions à 17h un nouveau test pour dépister le Covid bientôt disponible on connait le test PCR avec un écouvillon inséré dans le nez le test sérologique avec une piqûre au bout du doigt Romain Cluzel des scientifiques de Montpellier ont mis au point une nouvelle technique où cette fois c'est la salive qui est utilisée une languette qui prélève de la salive et après une heure de traitement le résultat si le réactif passe du rose au jaune le patient est atteint du coronavirus ce test baptisé Isikov a été mis en place par un laboratoire de Montpellier et expérimenté avec succès par le CHU de la ville selon ses développeurs le test est indolore simple et plus rapide que les tests PCR où l'on prélève par le nez attention il ne s'agit pas d'un autotest les chercheurs prévoient qu'il soit prescrit et réalisé par un médecin le test devrait être commercialisé d'ici la fin de la semaine et plusieurs secteurs sont déjà intéressés les aéroports se sont manifestés mais aussi les ligues de football et de rugby pour tester les joueurs pour l'instant 200 000 kits de tests sont produits chaque semaine pas encore remboursés par la sécurité sociale ce test pourrait coûter entre 30 et 40 euros la testation employeure n'est plus obligatoire dans les transports en Ile-de-France à partir d'aujourd'hui l'école pour tous est obligatoire dès lundi prochain avec des mesures sanitaires allégées le nouveau protocole sera donc dévoilé ce soir les établissements auront trois jours pour préparer à la rentrée de lundi prochain mais une mesure fait déjà tiquer certains celle de la distance de 1 mètre nécessaire entre chaque élève impossible à appliquer dans ce groupe scolaire privé de Toulouse Sainte-Marie des Ursulines Jean-Wilfrid Forquès
Dans cette classe de collège en respectant la règle des 4 mètres carrés par élève il y a actuellement 13 adolescents la chef d'établissement Dominique Belloc estime qu'il ne sera pas possible d'accueillir la totalité de la classe dès lundi
Regardez la distance qu'il y a entre deux élèves aujourd'hui il y a bien un mètre mais on ne pourra pas en rajouter beaucoup plus on ne pourra pas mettre 28 élèves par exemple dans cette classe en faisant attention à la distanciation sociale
C'est pour cela qu'ici en attendant un retour à la normale en septembre l'établissement va privilégier durant deux semaines les cours à distance pour une partie de la classe L'allègement du protocole sanitaire dans la cour de récréation soulage sa collègue de l'école primaire Aurélie Leblon
Pour nous évidemment ce ne sont pas des conditions habituelles et normales de travail on travaille avec de jeunes personnes qui ont besoin de pouvoir bouger et courir évidemment que toutes ces modifications et ces assouplissements vont être accueillis de façon très positive par les équipes
Dans ce groupe scolaire toulousain le port du masque et le lavage des mains seront maintenus jusqu'à la fin de l'année scolaire
Pékin engagé dans une course contre la montre contre le nouveau coronavirus la situation est extrêmement grave les déclarations très inquiétantes ce matin du maire de la capitale chinoise les autorités ont déclenché des tests massifs et reconfiné plusieurs quartiers après l'apparition de plusieurs dizaines de cas Victor Jouannin De l'aveu d'Olivier installé à Pékin depuis 6 ans ce retour des mesures sanitaires est encore plus dur à vivre que la première vague en janvier
Ils ont remis en place des filtrages pour rentrer ne serait-ce que dans nos résidences ils nous contrôlent la température lorsque l'on rentre lorsque l'on sort c'est d'autant plus difficile à accepter qu'il y a à peine deux semaines on commençait à revivre normalement L'épidémie serait repartie d'un marché alimentaire au sud de Pékin il est désormais très difficile de quitter la capitale le moral de Stéphane est au plus bas cela fait plus de 6 mois qu'il n'a pas vu sa famille rester en France Depuis samedi c'est la douche froide et vous voyez il y a les vols intérieurs qui s'annulent les uns après les autres tout est annulé parce que les autres villes n'autorisent plus les habitants de Pékin de venir on est dans une prison dans une ville de 22 millions de habitants mais on est en prison
Ces expatriés craignent maintenant de subir un confinement total avec interdiction de sortir de chez soi comme c'est déjà le cas dans plusieurs quartiers de la ville Aux Etats-Unis les autorités sanitaires ont retiré l'autorisation d'utiliser en urgence deux traitements contre le Covid-19 la chloroquine et l'hydroxychloroquine
bien merci 7h11 minutes le professeur Komme sera mon invité tout à l'heure Eric Komme chef du service des maladies infectieuses et tropicales à la Pitié-Salpêtrière à Paris ça a été l'une des grandes voix de la crise sanitaire ça l'est toujours l'un des médecins que vous avez beaucoup entendu pendant la crise sanitaire il y a des patients du coronavirus du Covid-19 qui ne guérissent pas oui je dis bien qui ne guérissent pas Caroline Haddac bonjour
bonjour
merci d'être venue nous voir ce matin vous êtes malade au long cours du Covid Caroline Haddac vous avez développé les premiers symptômes de la maladie au mois de mars mi-mars
oui mi-mars des symptômes somme toute extrêmement légers maux de tête nausée douleur musculaire et énorme fatigue et je me suis rendu compte entre le 12 et le 15-16 mars et je me suis rendu compte le 16 mars en discutant avec des amis nos fils partaient ensemble enfin peu importe mais manifestement leur école était un cluster et ils avaient eu des rumes etc et en discutant entre nous on se rend compte que sur 4 familles 3 d'entre nous dont une partait à l'hôpital d'autres avaient une fièvre très élevée et semblait atteint du coup je me suis dit bon bah c'est bon je l'ai eu version légère et c'est moins
donc vous ne vous êtes pas fait tester
mais pas du tout mais non
mais en fait on a dit bon je l'ai peut-être eu bon c'est pas grave
le truc que tout le monde avait dans sa femme m'a copé à ce moment là c'était du doliprane donc j'ai doliprane en revanche moi ce qui a été déterminant c'est que le 18 mars donc j'ai une inflammation au pied le pied qui gonfle qui devient rouge j'ai jamais eu ça je pensais que je faisais une allergie à des chaussettes et c'est un mois plus tard que je comprends qu'en fait j'avais eu des engelures et c'est déterminant parce que en ce qui me concerne c'est le signe clinique qui fait que alors qu'aujourd'hui et j'ai été testée deux fois en sérologie je n'ai pas eu officiellement selon sérologie je n'ai pas eu le covid je teste négatif en sérologie et en virologie aussi en sérologie négatif et anticorps négatif donc du coup
comment savez-vous que vous avez eu le covid alors ?
à cause des signes cliniques et là on touche une problématique cruciale aujourd'hui c'est que et ce sont les grands professeurs de nos hôpitaux qui le disent le professeur Davido le professeur De Ré et d'autres et vous pourrez voir ça avec le professeur Com aujourd'hui parmi les malades au long cours la moitié teste négatif typiquement le professeur Toubiana à la pitié qui a ouvert une consultation post-covid le 1er juin et que j'avais eu en ligne lundi 1er juin le soir justement lui-même à la salle pétrière ne traite pas les covid
négatifs ça veut dire qu'il y a eu des malades du covid qui ont été testés négatifs qui ont été parfois gravement malades qui sont toujours malades parce que vous avez toujours des conséquences de la maladie parce qu'on estime à 200 à 300 000 patients comme vous en France qui est énorme
on estime là aussi c'est un vrai sujet qui estime c'est-à-dire que dans un article que j'ai publié dans la revue quotidienne AOC le 20 mai je fais les calculs moi-même personne aujourd'hui ni au ministère ni à Santé Publique France n'évoque ces chiffres ce sont certains médecins j'ai cité des noms tout à l'heure qui eux-mêmes infectiologues épidémiologistes font ces conjectures sur la base des chiffres de l'Inserm et de l'Institut Pasteur 3 à 4% des malades auraient été hospitalisés 0,7% sont malheureusement décédés reste que le professeur Davido il y a 3 semaines disait que 5% des malades étaient des malades au long cours et depuis 10 jours on dit 10 à 15% sont des malades au long cours sur ces 10 à 15% donc si on fait les chiffres si on fait les calculs on arrive à 200 ou 300 000 malades au long cours parmi ces 200 à 300 000 50% test négatif c'est un sujet alors est-ce que ce sont ces malades qui ont une hallucination collective de San Francisco à Vladivostok en passant par Madrid et Berlin ou est-ce que on a des tests qui ne vont pas chercher le virus et nous pour répondre à votre question pardonnez-moi aujourd'hui c'est assez normal qu'on teste au négatif puisque le virus est censé s'être évaporé ou dilué dans nos organismes en revanche nous subissons les conséquences typiquement moi ce qui me concerne c'est ce qu'on appelle une réaction immunitaire vasculaire inflammatoire donc c'est qualifié c'est clinique on est obligé
quelles conséquences
alors les conséquences elles sont assez intéressantes et là aussi vous par exemple
vous souffrez de quoi aujourd'hui ?
alors moi de ce qu'on appelle les acro-syndromes de micro-caillots où là j'ai une tâche sur la joue justement qui est consécutive à ce qu'on appelle une micro-angiopathie micro-thrombotique qui corrobore les engelures c'est-à-dire des problèmes vasculaires je n'ai jamais de fièvre je n'ai jamais de fièvre
problème vasculaire consécutif absolument à ce Covid
exactement donc c'est une
c'est-à-dire que vous avez peut-être encore une charge virale mais qui est toute faible
infime éventuellement là je ne suis pas médecin ni professeur je ne suis pas qualifié mais on ne va pas le chercher chez moi et c'est bien ça le problème c'est-à-dire qu'on a une sémiologie médicale entre symptômes signes et pathologies où en fait les médecins en fonction des symptômes exprimés par les patients devaient explorer pour savoir quand on a une sérologie ok aucun signe majeur en radiologie ok mais que typiquement chez moi c'est assez simple puisque les réactions vasculaires étaient ostensibles donc du coup c'est facilement qualifiable je suis suivie à Saint-Joseph en vasculaire depuis plusieurs semaines et eux-mêmes me reconvoquent pour un suivi parce que oui on ne sait pas dans quelle mesure il n'y a pas des conséquences et des séquelles il est fondamental que ministères et autorités de santé publique alors même que les enquêtes s'ouvrent aujourd'hui mais prennent ce sujet en main car on ne sait pas quelles sont les conséquences
alors il faut savoir qu'il y a aussi des patients qui ont subi le Covid-19 d'une manière très rude qui se sont retrouvés en réanimation qui se sont retrouvés à l'hôpital et bien des patients qui souffrent toujours qui n'ont pas pu se remettre de la maladie et qui en ont pour des mois et qui en ont pour des mois qui souffrent de bourdonnements d'oreilles de je ne sais pas moi d'engelures de problèmes vasculaires ou autres problèmes il y en a énormément en France des soufflements de problèmes cardiaques qui n'arrivent pas à retrouver une vie normale
alors typiquement dans le petit cluster dont je vous parlais dans une famille enfin bref l'un des protagonistes en réa hospitalisé sorti au bout de 14 jours en hospitalisation un mois pour se remettre du coeur 3 à 4 mois pour les poumons 6 mois pour les yeux parce que ça engendre une vision elle a passé juste 2 jours en réa puisque en fait c'est une femme donc du coup on voit bien là que c'est un arrêt de travail de 6 mois minimum et quand les médecins vous font ce genre de pronostics en amont c'est pas rien
oui donc on ne se remet pas facilement du Covid parfois on ne se remet pas du tout même
alors si on tient compte qu'en 2016 il y avait 170 à 180 000 personnes infectées par le sida si on sait qu'en 2018 382 000 personnes sont atteintes du cancer et qu'aujourd'hui nous patients subissant les conséquences du Covid nous sommes 200 à 300 000 long cours pas grave les malades à la maison et plus de 100 000 hospitalisés qui vivent les conséquences ça signifie que nous sommes entre 300 et 400 000 minimum atteints par cela sur Facebook Twitter des groupes se sont constitués de malades qui cherchent à partager des informations pour autant on a là une partie immergée de l'iceberg c'est à dire 3, 4, 5 000 personnes mais à l'échelle nationale donc il est fondamental qu'on se saisisse de cette question parce que si on n'aide pas les patients voilà pourquoi après eux-mêmes se sentent fragilisés
il faut identifier
les patients il faut faire des études coordonnées et c'est fondamental que les autorités mettent un nom et mettent des mots sur ces mots en l'occurrence MAUX
bien merci Caroline Audac merci beaucoup merci à vous merci d'être venue nous voir il est 7h19 et j'en reparlerai au professeur Eric Com tout à l'heure à 8h35 sur RMC et BFM TV il est 7h20 nous sommes avec Marie Dupin dans 2 minutes Mathieu ça repart secteur par secteur et ça va repartir enfin pour les autocars avec un protocole sanitaire évidemment Dupin Quotidien dans un instant sur RMC
RMC
RMC Dupin Quotidien avec Marie Dupin bonjour Marie bonjour après les trains ce sont les autocars qui reprennent du service nous avons beaucoup parlé ici des autocaristes parce qu'ils étaient personne ne parlait jamais d'eux les pauvres autocaristes
ils étaient à l'arrêt
complet complet après 3 mois il n'y a pas d'arrêt complet
oui vous savez c'est ce qu'on appelle les cars Macron depuis la libéralisation il n'y a pas que les cars Macron oui mais c'est comme ça qu'on les appelle oui mais non
il y a aussi tous les autocars qui transportent des groupes de personnes âgées ou qui transportent des enfants ou qui nous permettent et qui permettent à beaucoup de partir en vacances
exactement et tous effectivement étaient totalement immobilisés depuis la mi-mars et ils reprennent progressivement à partir de jeudi c'est la compagnie Flixbus qui ouvre le bal avec 70 liaisons principalement entre des villes françaises avec des trajets comme Paris-Rouen Clermont-Ferrand en Grenoble mais aussi Paris-Amsterdam Paris-Bruxelles 70 destinations c'est beaucoup beaucoup moins qu'avant le confinement puisque la compagnie desservait plus de 200 destinations après Flixbus ce sera Blabla Car qui reprendra à partir du 24 juin
pour desservir 60 villes françaises quand même 60 villes le port du masque sera évidemment obligatoire mais pas la distanciation physique comme dans un avion
exactement en tout cas chez Flixbus port du masque obligatoire pour les plus de 11 ans pas pour les moins de 11 ans du gel hydroalcoolique évidemment des véhicules désinfectés à chaque voyage évidemment et les toilettes fermées donc il y aura des pauses un petit peu plus souvent pour faire des pauses pipi les autocars rouleront sans climatisation et les fenêtres ouvertes si la météo le permet et si vraiment il fait très très chaud c'est la canicule qui a besoin de clim les compagnies pourront mettre de la climatisation mais en circuit ouvert c'est à dire avec de l'air frais qui vient de l'extérieur et puis Flixbus va vendre tous les sièges à bord mais pas Blablacar qui vendra qu'un siège sur deux
les entreprises du secteur prévoient une reprise lente
oui il faut imaginer qu'en temps normal Flixbus c'est 10 millions de passagers transportés par an la direction n'entend pas retrouver plus de 10% de son trafic habituel en tout cas au démarrage
bien il est 7h25 avant de prendre Charles Magnin Magali est à Paris dans le 17ème bonjour Magali
bonjour
je vous sens en colère Magali
oui tout à fait je viens d'intervenir par rapport à la souffrance animale
oui vous avez entendu ces chats qui ont été torturés et tués à Vezoul oui j'ai entendu prison avec sursis
exactement et je trouve que la justice effectivement en France elle n'est pas assez elle n'est pas assez dure quoi par rapport à ce qu'on voit bon les Etats-Unis sont ce qu'ils sont mais aux Etats-Unis les animaux enfin dès que vous faites quelque chose à l'animal voilà c'est limite la prison quoi tout de suite en France on est trop on est trop laxiste quoi
bon vous êtes Magali nous reviendrons sur la souffrance animale d'ailleurs parce que comme je disais une proposition de loi qui va être discutée là d'Ombreval je crois le député des Alpes-Maritimes Magali vous êtes agent de voyage ça a repris ou pas ?
ça reprend mais timidement
timidement ouais timidement bah oui
mais on sent quand même que les gens veulent partir après le confinement on sent vraiment
en France essentiellement en France
non pas forcément pas forcément non non non on fait beaucoup de voyages de neuf et les gens ont vraiment envie de partir loin quoi changer l'idée changer la tête c'est un peu comme la chanson de la Reine des Neiges libérée délivrée voilà merci Magali
bonne journée
à bientôt
à bientôt Magali l'actu des réseaux sociaux une formule médiatique Charles énerve de plus en plus de militantes féministes sur Twitter l'expression une femme expression particulièrement utilisée dans les titres d'articles sur internet une femme élue mère de telle commune une femme à la tête du FMI la Belgique choisit une femme pour première ministre une femme sacrée cuisinier de l'année tous ces titres d'articles existent bel et bien et sont problématiques aux yeux de ces militantes on n'écrirait pas un homme devient mère de telle commune on écrit son nom Jean-Pierre Bidu élue dans telle ville alors bien souvent cette formule une femme est utilisée pour souligner qu'il s'agit d'une première et donc d'un progrès mais pour les militantes c'est aussi la preuve d'une forme de sexisme dans le traitement médiatique des femmes alors en réaction elles ont créé la page Wikipédia d'une femme à partir de tous ces titres d'articles elles ont rédigé une longue biographie on y apprend ainsi qu'en 67 une femme devient arbitre de football cette même année elle participe au marathon de Boston en 2009 elle est ensuite élue à la présidence de la Lituanie et remporte pour la première fois le prix Nobel d'économie en 2018 elle remporte le titre de meilleur ouvrier de France en soudure alors qu'elle prend simultanément ses fonctions de directrice générale d'Air France bref une femme sait tout faire si l'on en croit cette biographie et tous ces titres d'articles tout sauf avoir un nom et un prénom quand on parle d'elle bien allez Nicolas Poincaré bonjour Nicolas bonjour Jean-Jacques vous allez nous emmener aux Etats-Unis ce matin Nicolas le démocrate Joe Biden qui est en tête des sondages pour l'élection américaine qui approche dans quelques semaines loin devant Trump doit faire un choix important très attendu le choix de sa vice-présidence de sa vice-présidente mais oui on peut dire une femme parce qu'on ne sait pas laquelle il va choisir une femme il l'a dit il s'est engagé et maintenant il ne va plus pouvoir revenir en arrière mais on ne sait pas encore laquelle on le presse en ce moment de choisir une femme noire parce que à cause de alors le choix le choix est très important il a 78 ans Joe Biden ira-t-il au bout s'il est élu ira-t-il au bout de son mandat on le lui souhaite mais bon on ne sait pas mais cette femme qui sera choisie a de très bonnes chances effectivement d'être la candidate dans 4 ans parce que Joe Biden aura 82 ans et qui ne se présentera pas pour un deuxième mandat s'il en fait un premier donc cette femme dont on ne connait pas encore le nom a tout pour devenir une femme mais vous avez quelques pistes bien sûr vous allez nous en parler tout à l'heure il est 7h29 merci Nicolas à suivre fini les applaudissements
place au rassemblement mot d'ordre des soignants 240 rassemblements partout en France le professeur Frédéric Adnet chef des urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny est avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC
il est 7h30 c'est Pierrick Bonneau qui est là pour les dernières informations Pierrick bonjour bonjour Jean-Jacques bonjour à tous une amende de 200 euros si vous êtes surpris par les forces de l'ordre en train de fumer un joint dans la rue un dispositif pour simplifier la procédure pénale en cas de consommation de drogue est en test à partir de ce matin dans plusieurs villes de France retour au calme à Dijon après une nouvelle soirée agitée des renforts sont toujours sur place pour éviter de nouveaux affrontements entre communautés et puis les soignants dans la rue aujourd'hui mobilisation d'ampleur partout en France pour demander des moyens dans les hôpitaux au gouvernement trois mois après le début de la crise bon réveil bienvenue à tous plus besoin donc de passer devant un tribunal si les forces de l'ordre vous surprennent en train de consommer de la drogue à partir d'aujourd'hui fumer du cannabis ou prendre de la cocaïne est puni d'une amende de 200 euros seulement dans quelques villes le dispositif est en test à Créteil à Reims à Rennes avant d'être élargi objectif Gladys Laffitte alléger les tribunaux et simplifier la procédure pénale
dès aujourd'hui les policiers de Créteil peuvent infliger une amende forfaitaire de 200 euros 150 si elle est réglée dans les 15 jours à toute personne étant prise en flagrant délit de consommation de cannabis en dessous de 20 grammes Blaise Lechevalier commissaire divisionnaire
pour des petites quantités des personnes qui sont pas connues ou peu connues de nos services là on a un outil de verbalisation électronique qui nous permet d'infliger une amende rapidement et efficacement
moins de dossiers au tribunal et moins de procédures au commissariat un grand pain en avant pour Blaise Lechevalier
L'idée c'est de traiter rapidement les petites affaires et de pouvoir se concentrer sur des surveillances pour essayer d'établir de manière plus efficace des trafics de stupéfiants
La consommation de stupéfiants est toujours punie d'un an de prison et de 3 750 euros d'amende une peine trop peu prononcée pour les petites quantités explique Eric Pouillat co-rapporteur d'une mission parlementaire sur le sujet
La réponse pénale était très souvent un simple rappel à la loi donc il y avait une difficulté à appliquer une réponse pénale ferme et réelle
Une simplification testée dès aujourd'hui à Créteil, Reims et Rennes puis à Marseille et Lille courant juillet avant d'être généralisée partout à la rentrée
Un rétro-pédalage sur la question très controversée de la clé d'étranglement cette technique d'interpellation des policiers dont le ministre de l'Intérieur disait la semaine dernière qu'elle allait être abandonnée et bien pas tout de suite dans un courrier rendu public hier soir le directeur de la police nationale affirme que cette technique est finalement maintenue faute de mieux une nouvelle soirée agitée à Dijon pour le quatrième jour consécutif les forces de l'ordre ont dû disperser un groupe d'hommes cagoulés et armés de barres de fer notamment tous venus défendre leur quartier après trois expéditions punitives menées par les Tchétchènes au cours du week-end le calme est revenu dans le quartier des Grésilles aux alentours de 22h hier soir mais les habitants n'avaient jamais vu ça Thomas Chupin
Trois jours de violence et hier encore des rassemblements dans ce quartier des Grésilles en rentrant du travail Alain faisait l'état des lieux hier soir il vit ici depuis trois ans
j'ai vu du feu partout des voitures brûlées des gens un peu sur-excités et je ne reconnais pas mon quartier c'est du dépit oui parce que je trouve que les gens du quartier ne méritent pas ça
tout est donc parti il y a une semaine avec l'agression d'un jeune d'origine tchétchène ses proches ont voulu le venger ça a pris des proportions énormes explique cet habitant du quartier c'est un peu la communauté tchétchène contre la communauté maghrébine c'est dommage ce qui crée les conflits c'est surtout l'argent tous les quartiers pourront dire pareil et la communauté maghrébine qui hier soir a voulu aussi appeler au calme
on veut que ça s'arrête on ne veut pas faire la guerre on ne veut pas de soucis avec eux on a des parents des enfants des frères et sœurs
même appel au calme du maire François Rebsémen l'un de ses adversaires au municipal Emmanuel Bichaud
lui n'est pas surpris ce que nous déplorons nous c'est qu'en fait ce terreau communautaire des trafics et du trafic de drogue et bien je dirais il a pu se développer avec trop de facilité trop de complaisance jusqu'à aujourd'hui et on en arrive effectivement ensuite à des guerres de territoire
et hier soir le vaste déploiement policier a permis un retour au calme
que les Dijonais n'avaient finalement plus connu depuis trois jours oui et le maire de Dijon François Rebsémen sera mon invité tout à l'heure en direct à 8h10
à 12 jours du second tour des municipales Edouard Philippe confirme ce matin dans les colonnes du journal Paris Normandie qu'il restera à Matignon
même s'il est élu maire du Havre mais qu'il pourrait être de retour dans son fief beaucoup plus tôt que la fin du quinquennat ce sont ses mots alors que se profile un remaniement à Marseille ces élections municipales sont décidément très agitées après plusieurs plaintes déposées au premier tour une enquête préliminaire a été ouverte pour des soupçons de fraude à la procuration avant un second tour qui s'annonce très serré en ligne de mire des enquêteurs le camp de Martine Vassa la candidate les républicains qui souhaite prendre la succession de Jean-Claude Godin Lionel Dian s'est procuré un enregistrement qui accuse très clairement l'une de ses colistières c'est un document RMC dans cet enregistrement téléphonique cette colistière de la candidate LR Martine Vassal propose à une électrice de remplir pour elle une procuration et de voter à sa place pour Martine Vassal le tout sans passer par le commissariat ni même signer cette procuration ce qui est clairement illégal
je la remplis et après on la donne à un militant qui va voter pour vous vous n'avez qu'à m'envoyer votre carte d'identité recto verso c'est tout et je m'occupe du reste vous n'avez pas de démarche à faire moi j'ai déjà tous les papiers pré-imprimés j'ai une dizaine de photocopies qui sont déjà là chez moi une pratique
qui scandalise les adversaires de Martine Vassal notamment Yannick Oanesion candidat sur la liste menée par Michel Rubirola pour le printemps marseillais c'est scandaleux et en même temps moi je suis à moitié surpris sur ce secteur nous au premier tour par constat d'huissier
nous avions fait constater déjà un certain nombre d'anomalies concernant précisément ce problème de procuration
de son côté Martine Vassal a affirmé qu'elle n'était pas informée de telles pratiques mais que si les faits étaient avérés elle prendrait ses responsabilités avec les personnes qui les ont commis la mise en oeuvre des tests la question des stocks de masques et plus globalement la gestion de la crise par le gouvernement c'est le début de la première commission d'enquête parlementaire consacrée au Covid-19 celle des députés première audition à 17h ce soir celle du directeur général de la santé Jérôme Salomon pendant ce temps et trois mois après le début de la crise sanitaire les soignants seront dans la rue une intersyndicale et des collectifs hospitaliers appellent à la mobilisation pour demander plus de moyens dans les hôpitaux à Paris le cortège il en sera 14h du ministère de la santé une mobilisation inédite par son ampleur 240 rassemblements prévus sur l'ensemble du territoire pour demander au gouvernement de passer aux actes car trois semaines après son lancement le Ségur de la santé en est toujours au point mort Caroline Philippe
ça patauge un peu cause toujours ces trois premières semaines d'échange ne semblent pas avoir convaincu les soignants conviés rien de concret n'a pour l'instant été acté seules les négociations sur les salaires et les carrières ont débuté vendredi dernier jusqu'alors il s'agissait uniquement de concertation si les collectifs et syndicats partagent les mêmes revendications leurs craintes sont également unanimes aucune enveloppe budgétaire ne leur a été présentée aucun arbitrage politique n'a été rendu pour l'instant nous construisons sans avoir l'assurance que cette construction voit le jour s'inquiète une centrale syndicale le plus dur sera selon eux non pas de tomber d'accord mais de se confronter au ministre de la santé Olivier Véran unique certitude si ce Ségur n'aboutit pas la colère des soignants sera immense et elle est déjà présente en témoignent les dizaines de manifestations prévues un peu partout en France aujourd'hui
et puis en Chine les propos alarmistes de la mairie de Pékin un porte-parole estime ce matin que la situation épidémique dans la capitale est extrêmement grave plus d'une centaine de personnes ont été contaminées par le virus depuis la semaine dernière à Pékin selon ce porte-parole de la mairie Pékin est engagé dans une course contre la montre pour éviter une deuxième vague du coronavirus oui je vous interromps Pierrick nous allons parler de tout cela avec le professeur Adnet qui est chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny directeur médical du SAMU de la Seine-Saint-Denis qui est notre invité qui est avec nous dans 2-3 minutes 7h38 7h38 oui les courses à Dieppe cet après-midi M.
Rouraud
13h50 et à vivre en direct comme tous les jours désormais sur RMC Découverte Canal 24 de la TNT le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori numéro 4 post-war outsider CELAS
Simply Striking le 4 hélas Il est 7h38 donc professeur Adnet bonjour Frédéric Adnet merci d'être avec nous je rappelle que vous êtes donc chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny et directeur médical du SAMU de la Seine-Saint-Denis SAMU de la Seine-Saint-Denis est-ce que de nouveaux cas de Covid-19 sont constatés ou pas ?
Non pour l'instant la situation est extrêmement calme en Seine-Saint-Denis comme vous le savez c'était le département le plus impacté par le Covid-19 sur toute l'Ile-de-France et pour l'instant tous nos signaux sont au vert tous nos marqueurs on a un certain nombre de marqueurs qui prédisent l'arrivée d'un rebond ou d'une deuxième vague et pour l'instant non tout est au vert on n'a pas de nouveaux cas aux urgences ni au SAMU Bon ça c'est rassurant parce que des informations venues d'ailleurs dans le monde de Chine commencent à inquiéter la communauté médicale c'est vrai ?
C'est toujours une source d'inquiétude cette fameuse deuxième vague ou plutôt ce rebond parce qu'on ne croit pas beaucoup à une grande deuxième vague qui vient de nous submerger Il y a des rebonds comme ça des clusters qui s'installent dans certains endroits Exactement Alors qu'il y ait des clusters en France c'est normal puisqu'on a entamé une campagne de dépistage massif et quand on cherche on trouve donc ça c'est normal Par contre ce qui se passe en Chine nous inquiète un petit peu parce que la Chine avait zéro nouveau cas depuis plusieurs semaines et là tout d'un coup on nous annonce une centaine de nouveaux cas à Pékin alors qu'on sait qu'il faut se méfier quand même des bilans importés de Chine puisque pour la mortalité on sait qu'ils ont sous-évalué donc c'est une source d'inquiétude effectivement sur un éventuel rebond Professeur Adnet les annonces faites par Emmanuel Macron sur la nouvelle phase de déconfinement vous semble logique ?
Oui oui Déconfiner plus tout à coup accélérer le déconfinement c'est logique ?
On n'arrête pas les mesures barrières on a une nouvelle étape dans le déconfinement moi ça me paraît parfaitement en adéquation avec nos marqueurs pour l'instant on n'a pas d'inquiétude sur de nouveaux cas par contre il faut respecter les mesures barrières il faut respecter le masque il faut que le masque le port du masque devienne une habitude d'un nouveau mode de vie en attendant éventuellement le vaccin mais de réouvrir largement les écoles je l'ai toujours prôné et ça me semble logique je pense que c'est même un peu tard de réouvrir les restaurants ça me semble logique on sait maintenant que le virus il se transmet surtout dans la famille et dans les transports en commun donc c'est les deux points de vigilance à apporter bien professeur Adnay vous restez avec nous je vais vous parler de l'hôpital des urgences évidemment puisque les urgences c'est le coeur le coeur l'un des soucis majeurs de l'hôpital public en France il est 7h41 vous êtes sur RMC
RMC 6h 9h bon indirect
le professeur Adnay est chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny directeur médical du SAMUD de Seine-Saint-Denis est avec nous ce matin une information en provenance d'Allemagne et Quentin Viner à propos du Covid une hausse des nouvelles infections en Allemagne l'Allemagne un pays qui teste beaucoup il y avait 192 nouveaux cas hier il y en a 378 ce matin j'ai d'autres chiffres à l'étranger si vous voulez la Turquie appelle à ne pas se laisser aller le nombre de cas a doublé par rapport au début du mois et dernier chiffre en Nouvelle-Zélande après 25 jours sans aucune nouvelle contamination il y a deux nouveaux cas ce matin des personnes qui arrivaient du Royaume-Uni voilà professeur Adnet le virus est toujours là et il se transmet dès que l'on n'observe plus de gestes barrières tout à fait à l'heure actuelle on pense que le port du masque et la distanciation sont les mesures les plus efficaces pour ralentir la transmission du virus mais il faut bien savoir que le confinement les mesures barrières ne tuent pas le virus le virus va toujours être là notre objectif c'est de diminuer de ralentir sa progression pour que les capacités hospitalières soient en mesure d'absorber les nouveaux malades donc à l'heure actuelle les capacités hospitalières sont de nouveau aptes à recevoir de nouveaux malades et il faut être vigilant il ne faut pas affoler les gens il faut être vigilant voilà on affole personne mais on reste vigilant professeur Adnet tout n'est pas terminé bien les urgences alors d'abord est-ce que vous avez retrouvé aux urgences les patients qui venaient aux urgences avant le Covid parfois certains doivent être là et d'autres ne devraient pas y être je regardais un reportage hier alors aux urgences est arrivée une personne qui souffrait de bourdonnement d'oreille aux urgences je crois que c'est à Vicenne d'ailleurs chez vous dans votre service une autre personne qui avait un oeil rouge puis d'autres personnes qui souffraient de constipation d'un abcès sur la fesse de plaies à l'index d'ivresse de retard des règles enfin bon etc etc c'est à dire qu'on vient aux urgences dès qu'on souffre du moindre petit truc si j'ai bien compris c'est un peu la rançon de notre succès c'est la rançon un petit peu de la facilité avec laquelle on peut aller à l'hôpital on peut aller aux urgences mais je ne jeterai pas la pierre au patient ce qu'on appelle une urgence ressentie qui ne correspond pas une urgence avérée qu'on la conçoit mais c'est pas ça qui nous gêne réellement bien sûr c'est quelque chose de palpable de visible le patient va aux urgences parce qu'il ne sait pas où s'adresser exactement il va aux urgences parce que d'abord en Seine-Saint-Denis le maillage de la médecine libérale est beaucoup trop large il y a très peu maintenant de médecins généralistes qui vont dans les familles qui ont des cabinets il y a très très peu de spécialistes et donc les patients viennent aux urgences mais on peut s'occuper de ces patients-là il faut bien comprendre ça le seul problème c'est qu'on dépense la majorité de notre temps à essayer de placer des patients qui méritent une hospitalisation et à chercher un lit à trouver un lit s'il n'y avait pas ce blocage en aval des urgences il n'y aurait pas ce blocage en amont si vous voulez on perd notre temps à chercher des places et donc on ne peut pas s'occuper des petites urgences qui ne nous prennent finalement pas beaucoup de temps c'est la raison pour laquelle vous attendez beaucoup mais alors beaucoup de cette réforme de l'hôpital on en a connu des réformes de l'hôpital mais là pendant trois mois vous avez vécu un autre hôpital avec la crise du Covid-19 et cet autre hôpital vous voulez qu'il soit pérennisé Exactement je ne voudrais pas pérenniser la crise mais j'ai vu fonctionner en tant que chef de service chef de pôle j'ai vu fonctionner un autre hôpital pendant la crise un hôpital qui n'était plus du tout centré sur des problèmes de rentabilité sur une gestion comptable dans la crise tout d'un coup la gouvernance de l'hôpital s'est médicalisée les médecins ont repris si vous voulez un peu de pouvoir de décision et un hôpital qui tout d'un coup bien sûr en faveur de la crise s'est concentré orienté sur le soin le patient et non pas sur une gestion comptable alors c'était assez facile puisque c'était un peu open bar on avait des crédits facilement puisque effectivement il y avait une crise sanitaire majeure mais je crois que ce mode de fonctionnement il faut en garder quand même certaines leçons et moi je prône bien sûr il faut rendre l'hôpital plus attractif mais je prône aussi pour une nouvelle gouvernance une nouvelle gouvernance hospitalière qui ne soit plus centré simplement sur une gestion comptable mais qui doit être médicalisé et se réorienter vers le patient professeur vous irez participer au rassemblement aujourd'hui oui bien sûr j'ai entendu les promesses de notre président de la république oui moi je me souviens des promesses les héros en blouse blanche se souviennent de la promesse d'Emmanuel Macron un plan massif pour l'hôpital public je l'ai entendu tu es à Mulhouse oui je l'ai entendu et ça a suscité quoi qu'il en coûte voilà ça a suscité beaucoup d'espoir et pour moi énormément d'espoir il a dit qu'il allait investir massivement dans l'hôpital public il a dit aussi que l'hôpital public est un des piliers de notre république je crois profondément puisque je me suis orienté vers une carrière publique et j'ai beaucoup d'espoir sur ces annonces qui a été faites par le président de la république et donc il faut revaloriser il faut rendre attractif l'hôpital public c'est son problème numéro un j'ai vu partir de mon service des soignants de mon hôpital j'ai vu fermer des services je vois fermer des petits hôpitaux je crois qu'il faut réinvestir dans l'hôpital public c'est un vrai et on l'a vu au travers de cette crise c'est un vrai pilier de notre république il faut investir massivement et il faut rendre attractif cet hôpital public et il faut changer la gouvernance donc il y a deux axes si vous voulez et c'est pour ça qu'il faut maintenir une pression pour que les promesses qui nous ont été annoncées soient tenues je vais donner juste deux trois chiffres qui vont nous servir de repère 8 milliards d'euros d'aide pour l'automobile 15 milliards d'euros d'aide pour l'aéronautique il en faudrait au moins 8 ou 10 pour l'hôpital public ça serait pas mal non ?
ça serait ça serait forcément pas mal et pourquoi pas et pourquoi pas je pose la question merci merci professeur Adnet je serai tout à l'heure avec un autre médecin le professeur Eric Com qui sera avec moi on va parler d'infectiologie tout à l'heure à 8h35 merci beaucoup merci vous êtes sur RMC RMC découverte il est 7h51 c'est l'heure des explications RMC expliquez-nous avec Nicolas Poincaré Nicolas partons pour les Etats-Unis où l'épidémie est toujours là aux Etats-Unis là encore elle n'a pas disparu vous nous donnerez vous avez quelques chiffres j'en ai si vous voulez bilan inférieur à 400 morts en 24 heures aux Etats-Unis pour le deuxième jour de suite ce sont les bilans journaliers les plus bas depuis la fin du mois de mars bien alors 7h52 aux Etats-Unis on parle maintenant on s'est tourné vers la présidentielle le démocrate Joe Biden qui est l'adversaire de Donald Trump est en tête des sondages largement pour l'instant pour la présidentielle de novembre prochain il est très attendu maintenant sur un choix celui de sa candidate je dis bien sa candidate pour le poste de vice-président pour la vice-présidence effectivement et je vais donc vous parler ce matin d'une femme que vous ne connaissez pas encore mais qui va bientôt devenir très très célèbre alors pourquoi une femme vous l'avez dit parce que lors de son dernier débat télévisé en mars Joe Biden s'était engagé à faire ce choix à choisir une femme et il ne peut plus revenir en arrière maintenant alors pourquoi célèbre et bien parce que cette femme si Joe Biden est élu deviendra la première vice-présidente de l'histoire des Etats-Unis mais comme Joe Biden est très âgé s'il est élu il aura 78 ans lors de sa prestation de serment 82 ans à la fin de son mandat il est donc tout à fait vraisemblable qu'il ne se représente pas et que sa vice-présidente puisse devenir candidate en 2024 donc on se résume rien n'est écrit d'avance Trump peut très bien être réélu mais cette femme que vous ne connaissez pas encore a des chances sérieuses d'être vice-présidente dans quelques mois des chances sérieuses d'être candidate dans 4 ans des chances non nulles d'être la première femme vice-présidente des Etats-Unis dans 4 ans voilà le scénario de politique fiction que je vous propose c'est absolument pas certain mais c'est absolument possible alors nous parlons d'une femme nous ne donnons pas son nom parce que nous ne le connaissons pas et non c'est ça le problème Joe Biden a une liste on dit qu'elle est maintenant réduite à 6 ou 8 noms et parmi ces 6 à 8 femmes et bien 4 sont noires parce que tout le monde conseille à Joe Biden de choisir une africaine-américaine pour deux raisons la première c'est la crise raciale actuelle qui a suivi la mort de George Floyd choisir une colissière noire c'est montrer sa volonté de rassembler une Amérique qui est déchirée la seconde raison c'est que Joe Biden il faut s'en souvenir était très mal parti dans cette course à l'investiture démocrate il avait été humilié lors des premières primaires n'arrivant qu'en 4ème position et il a réussi un comeback incroyable avec les Etats du Sud et notamment avec l'électorat noir par exemple en Caroline du Sud c'est le moment où ça s'était retourné la logique serait donc qu'il tienne compte de ce qui s'est passé et qu'il montre au noir qu'il sait ce qu'il leur doit alors il est donc à la recherche d'une femme noire expérimentée la favorite s'appelle Kamala Harris voilà et bien il faut retenir son nom parce que c'est peut-être elle la future femme très très célèbre Kamala Harris elle est sénatrice de Californie elle a 55 ans elle a fait toute sa carrière comme procureur en Californie c'est pas vraiment une gauchiste elle n'est pas opposée à la peine de mort dans les affaires de violences policières il y en a eu souvent lorsqu'elle était procureure en Californie et bien dans ces affaires de violences policières elle a toujours pris le parti des policiers ses deux parents n'étaient pas américains son père est jamaïcain prof d'écho sa mère vient d'Inde elle est médecin cancérologue elle a passé une partie de son enfance à Montréal au Canada donc on peut supposer qu'elle parle français Joe Biden la connait bien parce que c'était une amie et une collègue de son fils adoré Beau Biden qui est mort à 46 ans d'un cancer du cerveau mais en même temps justement parce qu'elle était proche de la famille Biden a très mal vécu qu'elle le critique en disant qu'il n'avait aucune sensibilité sur la question raciale depuis ils se sont apparemment réconciliés voilà donc le portrait de celle dont on parle le plus en ce moment Kamala Harris oui elle est favorite mais elle n'est pas seule sur la liste et voilà que ressurgit un nom dont on a beaucoup parlé qu'on connait bien oui elle s'appelle Condolissa Rice donc elle est noire aussi elle a été victime du racisme dans son enfance elle a 65 ans elle a un parcours assez extraordinaire puisqu'elle a été conseillère à la sécurité nationale de George Bush on se souvient ensuite secrétaire d'état c'est à dire ministre des affaires étrangères puis ambassadrice aux Nations Unies elle est spécialiste de la Russie mais elle est aussi une virtueuse au piano son handicap c'est qu'elle n'a jamais été élue nulle part et puis qu'elle a fait quelques allers-retours puisqu'elle a été démocrate puis républicaine et la voilà qui est de nouveau démocrate et puis sur les rangs également la maire d'Atlanta la capitale de la Géorgie Caïcha Lance Bottom elle a 50 ans elle vient de faire parler d'elle en réagissant très vite et en virant sa chef de la police après la mort d'un homme noir désarmé tué par un policier blanc la maire d'Atlanta pourrait donc être vice-présidente très en vue aussi Val Demings elle a 63 ans Val c'est le diminutif de Valérie elle a été policière pendant 24 ans chef de la police d'Orlando en Floride c'est la première noire à avoir occupé ce poste et c'est pas une rigolote le taux de criminalité a baissé de 44% grâce à elle mais on lui reproche des méthodes brutales elle est la fille d'une femme de ménage et d'un concierge elle a 63 ans voilà donc les 4 femmes noires en lice pour devenir vice-présidente on a donc une procureure une diplomate la mère d'une grande ville et une ancienne policière ce sont 4 dames de fer sinon sont aussi en lice Elisabeth Warren donc c'est beaucoup plus connue c'était une des principales opposantes à Biden dans la course à l'investiture elle est très très à gauche elle a 70 ans on a aussi une élue de l'Illinois qui est d'origine asiatique Duckworth Tani une élue du Wisconsin Tani Baldwin qui est la première sénatrice ouvertement homosexuelle on a encore une sénatrice du Nevada Catherine Cortez Masto qui elle est latino voilà les 8 femmes qui sont envisagées quant à Trump lui et bien il repart à la bataille avec son actuel vice-président Mike Pence qui a 61 ans et qui est blanc il est 7h57 merci Nicolas Poincaré à suivre
nouvelle soirée de violence hier au Grésil quartier de Dijon que se passe-t-il exactement là-bas ? M. le maire de Dijon François Rebsamen en direct juste après le journal de 8h sur RMC
RMC
mardi 16 juin
l'info sur RMC 8h02 Céline Kalman est là pour les dernières informations Céline bonjour
bonjour à tous masqué mais pas muselé médecin et soignant infirmier dans la rue aujourd'hui après les promesses il réclame du concret et maintenant de la part du gouvernement il veut rester mais pourrait partir Edouard Philippe confirme dans la presse régionale qu'il restera à Matignon même s'il est élu au Havre mais le Premier ministre nuance je pourrais être de retour dans ma ville bien avant 2022 nous serons à Dijon dans ce journal le lendemain d'une nouvelle soirée de violence des dizaines de personnes armées rassemblées dans le quartier sensible des Grésil 4 personnes interpellées bienvenue à tous sur RMC ils n'ont pas compté leurs heures pendant 3 mois ont été célébrés en héros tous les soirs à 20h applaudis pendant de longues minutes depuis la fin du confinement les soignants n'entendent plus rien et comptent bien aujourd'hui mener une démonstration de force 220 rassemblements partout en France pour réclamer un meilleur système de santé des soignants qui aimeraient être soutenus par toute la population Caroline Philippe bonjour madame tract à la main Rémi tente de convaincre les passants de venir le rejoindre pour manifester mais ce brancardier se heurte aux contraintes des uns je peux pas moi je travaille ou aux impératifs familiaux des autres je m'avais une mère dont il faut que je m'occupe voilà mais sinon oui oui oui on y serait certainement chez eux tous pourtant ont applaudi à 20h 55 jours durant pour défendre l'hôpital public et soutenir les soignants Elodie regrette de ne pas pouvoir être présente cet après-midi c'est quand même grâce à eux qu'on est soignés c'est normal que nous de notre côté on puisse les soutenir même si je fais pas partie de ce milieu là j'attends plus pour eux c'est quand même ils donnent leur vie pour soigner les gens voilà je pense que ça mérite plus qu'une médaille Amère Rémi jeune brancardier mobilisé pendant la crise se sent oublié ça fait mal depuis le déconfinement il n'y a plus rien ça a cessé aussi comme ça a commencé voilà il y avait un élan de solidarité qui nous a fait plaisir
mais maintenant on attend beaucoup plus d'eux nous par contre ce qu'on réclame c'est pas un effet de mode c'est pas des applaudissements c'est pas tout ça c'est vraiment du concret
pour ceux qui ne peuvent pas rejoindre le cortège Rémi leur propose de se mettre à nouveau à leur fenêtre à 20h pour les applaudir en signe de soutien les soignants dans la rue pour réclamer des comptes la commission d'enquête de l'Assemblée nationale elle veut tirer les leçons de ces trois mois de crise pourquoi la France a-t-elle autant manqué de masques face au Covid-19 le confinement a-t-il été trop tardif l'Assemblée va tenter de disséquer ses manquements et c'est Jérôme Salomon directeur général de la santé qui sera le premier à être auditionné Paul Barcelone Stock de masques mis en oeuvre des tests les députés de la commission d'enquête se sont donnés six mois pour faire toute la lumière sur les dysfonctionnements survenus pendant la crise plusieurs auditions sont déjà à l'agenda notamment celle des derniers directeurs généraux de la santé et de Jean-François Delfraissy le président du conseil scientifique les députés convoqueront ensuite le ministre de la santé et certains de ses prédécesseurs ou encore le très controversé professeur Didier Raoult au programme aussi des investigations dans les EHPAD où plus de 10 000 résidents sont morts soit près d'un tiers du nombre total de décès en France c'est l'un des gros points noirs pour le gouvernement mais les travaux de cette commission pourraient se télescoper avec le calendrier judiciaire le parquet de Paris a en effet ouvert la semaine dernière une enquête préliminaire sur la gestion de la crise par les pouvoirs publics à partir de 10h30 ce matin Emmanuel Macron est attendu sur le site de production de vaccins de Sanofi à Marcy-l'Etoile c'est dans le Rhône le chef de l'état va notamment visiter un laboratoire il échangera aussi autour de la recherche d'un vaccin contre le Covid-19 en Chine les mots très inquiétants ce matin du maire de la capitale Pékin il parle de situation extrêmement grave de course contre la montre une centaine de cas positifs détectés en 5 jours un regain de contagion qui est parti d'un gigantesque marché l'un des plus gros d'Asie ce matin une trentaine de zones résidentielles sont en quarantaine écoutez Stéphane expatrié français joint par Victor Joannin il ne peut plus quitter la capitale chinoise
depuis samedi voilà c'est la douche froide et vous voyez il y a les vols intérieurs qui s'annulent les uns comme dire après les autres tout est annulé parce que les autres villes n'autorisent plus les habitants de Pékin de venir on est dans une prison dans une ville de 22 millions comme dire habitants mais on est en prison là on fait un bond de 6 mois comme dire en arrière
RMC 8h06 Edouard Philippe va-t-il rester premier ministre encore longtemps la question était latente ces derniers jours elle se pose encore plus ce matin après l'interview qu'il a accordé au journal Paris Normandie il y a 12 jours maintenant du second tour des municipales le chef du gouvernement laisse entendre qu'il pourrait retourner au Havre s'il est élu au plus tard en mai 2022 mais peut-être beaucoup plus tôt Jérémy Trottin oui un premier ministre populaire qui met donc publiquement son destin entre les mains du chef de l'Etat après la crise du coronavirus Emmanuel Macron veut remagner son équipe c'est un secret de polichinelle me disait encore hier un ministre mais la question est bien de savoir jusqu'où ira le président de la République ira-t-il jusqu'à remercier le chef du gouvernement si la décision n'est pas prise jure récemment un proche du chef de l'Etat des gages ont en revanche été demandés au premier ministre s'il veut rester il est urgent qu'il fasse sa mue me confie un marcheur historique il faut qu'il reconnaisse ses erreurs sur les 80 km heure et qu'il change une partie de son équipe à Matignon jugé trop autoritaire réponse du principal intéressé ce matin dans les colonnes de Paris-Normandie le chef de l'Etat c'est qui je suis ce que j'incarne ce que je peux faire et ne pas faire cela semble donc apprendre ou à laisser Jérémy Trottin chef du service politique de RMC il a fallu attendre 22h hier pour que la situation se calme à Dijon pour la quatrième soirée consécutive la ville a été le théâtre de vives tensions des tirs en l'air des caméras de vidéoprotection visées des poubelles voitures incendiées les forces de l'ordre ont dû disperser des dizaines de personnes armées de barres de fer et d'armes de poing dans le quartier sensible des Grésil où l'on vous retrouve pour RMC Maxime Brandstatter le gouvernement se rend sur place ce matin le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez est attendu ici il devrait arriver dans la journée déjà hier le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a réagi il juge inadmissibles les violents troubles à l'ordre public et les actes d'intimidation qui ont lieu depuis vendredi il a promis une réponse ferme les habitants sont choqués on a pu parler avec un père de famille son appartement donne juste sur la place où il y a eu le rassemblement il nous raconte que ses enfants sont traumatisés ils ont entendu des coups de feu aujourd'hui leurs parents n'iront pas au travail ils vont rester auprès d'eux pour les réconforter cette famille comme les autres habitants du quartier des Grésilles craignent une cinquième soirée de violence hier soir 200 hommes cagoulés équipés de ce qui semblait être des armes à feu se sont réunis ici ils ont incendié des voitures et des poubelles le calme n'est revenu qu'à 22h après l'intervention des CRS et des gendarmes mobiles appuyés par le RAID l'unité d'élite de la police nationale mais pendant la nuit d'autres quartiers sensibles de la ville ont connu des incidents dans la commune de la Chénov au sud de Dijon une vingtaine de voitures ont été incendiées
d'après une source policière
Maxime Brandstatter avec Nicolas Traineau envoyé spécial à Dijon la clé d'étranglement en sursis la technique d'interpellation est maintenue jusqu'au 1er septembre en attendant qu'une autre manière soit trouvée annonce du directeur général de la police hier soir ce que réclamaient les syndicats de police qui souhaitent toujours s'entretenir avec Emmanuel Macron le nouveau protocole sanitaire pour les écoles va être dévoilé ce soir il devrait permettre d'accueillir tous les élèves en classe dès lundi prochain présence obligatoire a dit le chef de l'état dimanche soir et le retour des massifs des élèves devrait aussi permettre aux parents d'arrêter le télétravail mais certains salariés vous allez l'entendre aimeraient un entre-deux qui permette de mieux concilier vie privée et entreprise Romain Poiseau
après trois mois en télétravail Florence, conseillère dans le milieu culturel doit retourner travailler au bureau un peu à contre-coeur
je pense qu'on s'est tous rendu compte qu'on pouvait faire beaucoup de choses en télétravail on peut souffler quand on a besoin de souffler voir nos enfants un peu plus le matin et voilà et en même temps au bout d'un moment on n'a pas le rythme finalement du travail avec des échanges avec les collègues avec les rendez-vous clients et tout ça
alors pour Florence le compromis serait de négocier auprès de son employeur au moins un jour de télétravail par semaine
on a vécu 100% en présentiel 100% en télétravail bon bah là le juste milieu un peu des deux quoi
le télétravail oui mais à petite dose pour Benoît Serres vice-président de l'association nationale des DRH les entreprises veulent retrouver un rythme normal pour ensuite songer au télétravail un peu de télétravail pourquoi pas mais la première chose c'est retrouver un modèle de fonctionnement et de productivité normal juste normal le télétravail 100% du temps c'est le délitement assuré de l'entreprise et pour lui il faut que le gouvernement assouplisse au plus vite les règles sanitaires pour que les entreprises reprennent une activité normale
et puis Hollywood et puis Hollywood a dévoilé la date de la prochaine cérémonie des Oscars cérémonie repoussée de deux mois à cause de la pandémie ce sera finalement le 25 avril 2021 puis les réalisateurs ils auront aussi plus de temps jusqu'en février pour présenter leur film dont les tournages ont été stoppés pendant le confinement
Merci Céline je vous rappelle que le professeur Eric Com sera mon invité tout à l'heure 8h30, 9h sur RMC et BFM TV Eric Com chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital La Pitié-Salpêtrière à Paris c'est une des grandes voix de la crise sanitaire vous l'avez beaucoup entendu pendant la crise il est là ce matin parce que parce que certains s'inquiètent un peu de ce qui se passe en Chine mais pas qu'en Chine en Italie en Allemagne concernant le virus et nous ferons le point avec Eric Com nous ferons le point sur l'hôpital aussi il y a beaucoup de rassemblements aujourd'hui en France le personnel hospitalier les blouses blanches qui ont été les héros de ces trois derniers mois les blouses blanches s'inquiètent et demandent au président de la république au gouvernement de tenir les promesses oui les promesses qui avaient été annoncées tout ce qui avait été annoncé sur l'hôpital public et bien nous verrons nous en parlerons avec Eric Com si vous voulez réagir le 32-16 évidemment je change complètement de sujet nous partons pour Dijon et nous rejoignons le maire de Dijon je le remercie François Rebsamen bonjour bonjour Jean-Jacques Bourdin merci d'être avec nous François Rebsamen alors hier soir il y a eu encore quelques tensions je dis bien quelques je minimise enfin je minimise pas mais je ne veux pas non plus rajouter du dramatique là-dedans hier soir jusqu'à 22h 22h30 dans quelques quartiers de Dijon peut-être l'Egrésil un autre quartier à Chenove c'est cela il y a eu quelques incidents encore François Rebsamen toute la nuit sur la petite ville de Chenove qui fait partie de la métropole d'Igenèse il y a eu encore la ville a été la ville de Chenove 13 000 habitants a été livrée aux voyous et 18 voitures ont été brûlées sur cette commune quand même c'est donc c'est donc toute la chaîne maintenant je voudrais dire de responsabilité de la police et de la justice qui ne fonctionne plus il n'y a plus de prévention il n'y a plus de dissuasion la prévention c'est avoir des éducateurs de rue il n'y en a plus il n'y a plus de dissuasion la dissuasion c'est la présence policière de terrain il n'y en a plus parce qu'il n'y a pas assez de policiers il n'y a plus de sanctions la sanction vient beaucoup trop tard la justice donne des sanctions mais neuf mois un an après ça n'a plus de valeur exemplaire ça vous le comprendrez très bien quand ce n'est pas immédiat il n'y a plus de valeur exemplaire de la sanction et puis il n'y a plus de réparation due aux victimes vous imaginez tous ces pauvres gens qui ont souvent perdu même leur outil de travail leur voiture voilà donc c'est un peu un cri d'alarme que lance le maire de Chenoux mais je m'y joins parce que à 10 ans nous avons depuis 4 jours des règlements de comptes qui se font sur des bases comme le dit le procureur de la république qui sont des bases communautaristes et même racistes donc voilà des tchétchènes sont venus venger un des leurs qui avait été tabassé par une bande de voyous lesquels voyous n'ont pas été arrêtés bien évidemment et donc ils sont venus se faire justice eux-mêmes c'est totalement contraire à l'ordre républicain bien évidemment et pendant 3 jours vu qu'il n'y avait pas assez de policiers ils ont terrorisé un quartier entier un beau quartier de Dijon que les gens ne comprennent plus ils ont été terrorisés de voir ces tchétchènes armés de 150-200 tchétchènes venus de partout y compris d'Allemagne là les frontières étaient ouvertes ils étaient déjà rentrés samedi et qui ont terrorisé la population et hier soir les autres voyous d'origine maghrébine cette fois-ci sont venus faire les cacous hier soir les voyous qui étaient là c'était des voyous d'origine maghrébine qui sont venus faire les baux et qui ont été exactement c'est bien ça c'est ce que vous dites François Ressamène après ce qui s'est passé la police il y avait des policiers qui avaient été envoyés en renfort hier ils ont nettoyé le terrain hier soir ils ont repris possession du quartier heureusement d'ailleurs car il y a eu des renforts j'avais eu le ministre intérieur le matin pour obtenir ces renforts et donc ils sont arrivés ils ont pu regagner le terrain progressivement parce que ces jeunes voyous étaient censés protéger la population du retour éventuel des Tchétchènes mais on est les Tchétchènes qui avaient disparu François Ressamène qui sont arrivés vendredi pour venger l'un des leurs comment ça a démarré ça ?
c'est un jeune Tchétchène 16 ans je crois qui a été mais pourquoi est-ce qu'il a été tabassé même très gravement blessé très gravement pourquoi ?
je pense parce que on ne sait pas vraiment en réalité il a été dans un bar à Chicha et les consommateurs de ce bar à Chicha lui sont tombés dessus à la sortie du bar et est-ce que c'était un acte raciste probablement oui racisme en la matière et donc je ne sais vraiment pas comment des choses comme ça ensuite anciennement les Tchétchènes sont venus venger leur ado sont arrivés de tout de France et d'Europe comme vous le dites là ça a été très violent parce qu'ils sont arrivés certains armés certains avaient des battes de baseball et tout mais d'autres étaient armés et pendant deux jours ils ont à la fois fait la chasse aux maghrébins délinquants mais en même temps en même temps ont terrorisé la population absolument mais c'est parfaitement raconté alors il y a une faille terrible je pense vous savez il existe dans la police un service qui s'appelle le renseignement territorial le renseignement territorial c'est celui qui est censé prévenir le préfet le maire d'événements graves qui vont se passer sur le territoire à l'avance par des informations qu'ils récupèrent anciennement les renseignements généraux pour parler clair donc ils ont été en réalité ils ont été en deçà de la main puisque personne n'a vu venir ce groupe cette horde de tchétchènes qui sont venus faire respecter leur droit à eux qui n'est pas celui de la république bien évidemment mais bien évidemment il y a quelques mais quelques vagues très peu d'interpellations François Epsamen oui alors j'ai essayé j'en ai discuté hier soir encore très tard avec le préfet il faut faire attention parce que évidemment quand vous avez 200 personnes armées face à vous si vous n'avez pas plus de policiers c'est la bataille rangée donc pour interpeller des gens c'est extrêmement compliqué et donc ils ont préféré vu qu'ils n'avaient pas les forces de l'ordre suffisantes jusqu'à hier soir ils ont préféré temporiser essayer d'éviter qu'il y ait d'autres drames et il est vrai qu'il n'y a pas eu de grand drame à part la terreur qui faisait rainier sur la population mais voilà donc François Epsamen moi je vis avec une femme qui connait parfaitement la Tchétchénie et les Tchétchènes la communauté Tchétchène les Tchétchènes quand l'un des leurs l'un des leurs est attaqué ils répliquent et ils n'hésitent pas par tous les moyens et là république ou pas république par tous les moyens il faut que la police s'en rende compte c'est clair c'est clair et ce qui s'est produit à Dijon me dit-on c'est déjà produit à Nice à Nice j'ai eu Christian Estrosi qui a vu les mêmes faits se produire ça s'est produit à Toulouse il y a un an donc on me dit que dans d'autres villes de France quand il y a un Tchétchène qui a été agressé et que la justice n'est pas passée c'est toujours la même histoire et que la justice n'est pas passée et bien ils rendent leur justice la même ce qui n'est pas du tout conforme mais c'est cela leur pratique d'ailleurs je dis avec une femme avec ma femme Anne Niva qui avait fait un reportage à Nice dans le quartier de l'Ariane où Maghrébin et Tchétchène avaient réussi à trouver un équilibre mais enfin un équilibre extrêmement précaire et le maire de Nice comme vous le dites François Rébsamen le sait bien oui bien sûr il y a eu encore des événements avant-hier à Nice entre les deux communautés qui vivent dans un équilibre très précaire et souvent voilà où on en est ce sont les imams qui viennent essayer d'apporter du calme dans les communautés mais vous vous à Dijon vous n'aviez jamais vécu cela ?
jamais c'était un acte d'une violence incroyable pour ce quartier pour cette population et en même temps totalement inédit parce que c'est la première fois que je voyais ça ils ont pique-niqué dans une combe un grand espace vert de Dijon j'ai dit mais pourquoi vous ne les bloquez pas là-bas on m'a dit mais non on ne peut pas les bloquer on n'est pas assez nombreux un peu partout merci beaucoup François Rébsamen c'est moi qui vous remercie merci d'être avec nous il est 8h20 bonne journée maire de Dijon bonne journée il est 8h20 vous êtes sur RMC à tous
Frédéric Simotel
bonjour bonjour Jean-Jacques Frédéric on va parler des médicaments indépendants souveraineté on l'a beaucoup entendu ces dernières semaines aujourd'hui le président de la république se rend sur un site de production de vaccins de Sanofi près de Lyon pour dire quoi ? pour dire quoi ?
pour dire que justement pour alerter contre notre souveraineté notre indépendance on a vu l'histoire du manque de masques le paracétamol aussi souvenez-vous on en parle moins mais le paracétamol est produit en Chine fabriqué par Sanofi et puis là-dessus il y a eu les déclarations polémiques du patron de Sanofi à l'époque sur l'accès aux futurs vaccins qui devaient aller en priorité aux américains donc la crise du coronavirus a remis en cause un peu toutes ces questions d'indépendance et de souveraineté autour de la recherche pharmaceutique et donc Emmanuel Macron se rend à Lyon aujourd'hui il veut mettre en place des mesures très concrètes lesquelles ?
alors des nouveaux investissements d'ailleurs Sanofi devrait en annoncer quelques-uns pour financer la recherche et le développement augmentation de la production de vaccins rendre plus attractif plus attrayante la France en matière de recherche pharmaceutique assouplir les normes de mise sur le marché des médicaments on sait que les délais d'obtention oui c'est long toutes les autorisations pour les océas cliniques c'est assez long et puis des incitations fiscales qui viendraient se rajouter à l'actuel crédit d'impôt recherche oui les annonces d'Emmanuel Macron vont aller aussi au-delà du secteur pharmaceutique l'objectif est aussi d'appeler à la relocalisation d'une partie de notre industrie oui c'est ce qu'on a compris d'ailleurs dans son allocution télévisuelle de dimanche relocalisation industrielle double souveraineté française et européenne c'était déjà porté avant la crise du Covid on se souvient de ce mouvement Choose France voilà choisir la France où Emmanuel Macron recevait plein de patrons et d'investisseurs étrangers donc c'est une priorité pour nous pour la relance la reconstruction économique nécessité d'indépendance pas que dans la recherche pharmaceutique et puis bien voilà aujourd'hui ce que l'on voit c'est que les industriels ils réfléchissent beaucoup plus alors même par rapport au développement durable c'est pas relocalisé forcément mais c'est plus régionalisé c'est rapproché les lieux de production des lieux de consommation voilà c'est vraiment essayer d'avoir d'avoir cette ensemble là encore peut-il produire en France voilà c'est le cas et puis il faut voir qu'est-ce qu'on apprend à produire est-ce que c'est toute la chaîne de valeur qui va venir en France ou est-ce que c'est juste la fin de la chaîne de production donc voilà il va falloir voir quels moyens vont être mis notamment au niveau des filières locales ça veut dire des commandes publiques des incitations fiscales le développement du numérique bien sûr plus de recherche et développement le but évidemment c'est la création une forme de priorité nationale je sais bien que c'est oui mais c'est la réalité il faut créer une sorte de priorité nationale dans les commandes publiques aussi enfin bon il faut créer de l'emploi et puis montrer qu'en France on peut innover de façon forte bien merci Frédéric Simotel voilà des sujets que nous allons développer il est 8h28 mai en attendant merci je voudrais remercier toutes les équipes qui sont là le matin vous connaissez notre lien le 32-16 ce lien formidable qui nous nous attache vous êtes avec nous nous sommes avec vous tous les matins dans un instant je suis avec le professeur Eric Homme qui est chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris c'était l'une des grandes voies de la crise sanitaire il est là ce matin l'un des médecins que l'on a beaucoup entendu il est là parce que certains s'inquiètent et puis j'ai beaucoup de questions à lui poser sur l'épidémie où en est-elle on s'inquiète de ce qui se passe en Chine notamment puis question sur l'hôpital vous allez voir il est 8h28 merci de nous écouter de nous regarder les infos Pierrick Bono Pierrick bonjour
bonjour Jean-Jacques bonjour à tous les soignants dans la rue aujourd'hui mobilisation nationale à l'appel de plusieurs syndicats et collectifs hospitaliers pour demander plus de moyens dans les hôpitaux trois mois après le début de la crise sanitaire départ du cortège parisien
à 14h du ministère de la santé 240 rassemblements au total prévus dans toute la France à 12 jours du second tour des municipales Edouard Philippe confirme ce matin dans les colonnes du journal Paris Normandie qu'il restera à Matignon même s'il est élu maire du Havre mais qu'il pourrait être de retour dans son fief beaucoup plus tôt que la fin du quinquennat ce sont ses mots alors que ce profil a un remaniement le rétro-pédalage des autorités sur la question très controversée de la clé d'étranglement cette technique d'interpellation des policiers dont le ministre de l'Intérieur disait la semaine dernière qu'elle était abandonnée et bien pas tout de suite dans un courrier rendu public hier soir le directeur de la police nationale affirme que cette technique ne sera plus enseignée mais maintenue dans un premier temps faute de mieux et puis en Chine les propos alarmistes de la mairie de Pékin porte-parole estiment ce matin que la situation épidémique dans la capitale est extrêmement grave plus d'une centaine de personnes ont été contaminées par le coronavirus depuis la semaine dernière à Pékin dans 3 minutes l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV
RMC Bourdin direct
Jean-Jacques Bourdin Professeur Eric Comme bonjour bonjour l'une des grandes voix de cette crise sanitaire chef du service des maladies infectieuses et tropicales de la Pitié-Salpêtrière l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris accélération on va faire le point sur cette épidémie sur ce virus qu'on connaît mais qu'on ne connaît pas encore tout à fait qui est assez diabolique vous allez nous expliquer pourquoi Professeur Comme parce qu'on a l'impression que tout est terminé qu'il n'y a plus de virus qu'on peut reprendre une vie normale or c'est faux accélération du déconfinement certes c'est ce qu'a annoncé Emmanuel Macron c'est une première victoire contre le virus toutefois Professeur oui il faut être clair le confinement a permis une première victoire contre le virus mais la guerre n'est loin d'être gagnée le gros de l'épidémie est derrière nous disait hier Olivier Véran vous êtes d'accord ?
non je ne suis pas d'accord pourquoi n'êtes-vous pas d'accord ? parce que malheureusement il y aura des sous-brosseaux d'ailleurs on voit bien ce qui se passe dans les pays qui ont été impactés en premier comme en Chine par exemple ou en Corée du Sud il n'y a pas très longtemps je vais y revenir d'accord et donc il n'y a aucune raison qu'on soit épargné il n'y a aucune raison que ce qui se passe ailleurs ne se passe pas chez nous oui écoliers collégiens accueillis crèches ouvertes îles de France en vert autorisation de visite en EHPAD libre circulation entre plusieurs pays d'Europe c'était indispensable non ?
sur le plan économique et sur le plan politique oui je pense que c'était indispensable mais pas sur le plan sanitaire ?
sur le plan sanitaire il ne faut peut-être pas aller plus vite que la musique si je peux dire vous avez vu par exemple en Nouvelle-Zélande où ils n'avaient plus aucun cas et bien là de nouveau ils ont de nouveau des cas par des Néo-Zélandais qui sont venus du Royaume-Uni oui oui mais je vous sens un peu par rabat-joie pardonnez-moi non non mais je vous sens je vous sens quand même sur la retenue oui je pense qu'il faut être très prudent je ne suis pas du tout opposé au déconfinement bien évidemment il fallait absolument déconfiner mais simplement il faut expliquer à ceux qui nous écoutent que le virus circule toujours et que si on relâche les précautions et bien ça va rebondir pour ce qui se passe en Chine vous craignez vraiment que l'épidémie réémerge ?
mais pour moi c'est absolument évident que l'épidémie réémergera si nous ne respectons pas les précautions individuelles et les précautions collectives enfin comme vous dites aussi qu'on a perdu en France la culture de la prévention et de la santé publique oui mais j'espère que cette culture-là on l'a retrouvée à l'occasion de cette crise à l'occasion de cette crise ben oui c'est mon espoir oui oui absolument je pense qu'au niveau individuel il y a des messages qui sont passés c'est incontestable mais au niveau collectif je pense que tout ce qu'il faut faire est fait enfin je l'espère en tout cas alors regardons la Chine situation extrêmement grave à Pékin ce n'est pas moi qui le dis c'est le maire de Chine enfin bon il ne faut pas non plus exagérer il y a quelques centaines de cas oui il y a quelques centaines de cas ne paniquons pas les populations mais tout de même ce qui est intéressant c'est de voir la vitesse à laquelle ils réagissent avec si peu de cas finalement parce qu'ils n'ont effectivement pas beaucoup de cas je suis d'accord avec vous sur une ville de 22 millions d'habitants en plus c'est vraiment très peu mais vous avez vu la vitesse à laquelle ils réagissent c'est vraiment impressionnant donc ils ont peur évidemment oui c'est que le message est clair ils ont raison d'avoir peur je crois mais ils savent de quoi ils parlent mais il n'y a pas que la Chine il y a l'Inde en Italie de nouveaux foyers ont inquiété à Rome en Allemagne aussi on constate une réaugmentation du nombre de cas en France pour l'instant il y a quelques clusters mais la situation semble maîtrisée le problème c'est qu'on ne trouve que ce qu'on cherche on ne trouve que ce qu'on cherche et si on ne cherche pas on ne trouve pas et je ne suis pas sûr qu'en France actuellement on cherche comme il faut chercher ah bon c'est à dire professeur c'est à dire que par exemple est-ce qu'on fait des enquêtes dans toutes les EHPAD est-ce qu'on dépiste dans tous les ministères par exemple ou dans tous les hôpitaux est-ce que quand il y a un cas dans un service hospitalier on dépiste tout l'autre cas est-ce que les ARS sont implantées partout dans toutes les régions de France des brigades avec des possibilités de tracer les contacts d'isoler les contacts est-ce que tout ça c'est en place j'en suis pas sûr enfin sur les informations qui me remontent je suis même sûr du concret par exemple à la pitié salpêtrière on ne teste pas tout le monde ah non on ne teste pas tout le monde mais bon actuellement la pitié salpêtrière ne m'apparaît pas être un des hôpitaux les plus exposés honnêtement mais je pense qu'il y a d'autres hôpitaux qui sont plus exposés vous avez de nouveaux cas il y a encore de nouveaux cas du Covid qui arrivent oui il y a des cas qui arrivent de Covid régulièrement mais très très très très très peu par rapport à ce qu'on a eu ça n'a plus rien à voir quoi mais pourquoi n'a-t-on toujours pas mis au point un traitement contre ce coronavirus on a toujours ri on a tellement parlé de traitement au début de au début de la maladie de l'épidémie on est au mois de juin on est le 16 juin toujours aucun traitement oui effectivement je comprends je comprends votre trouble en même temps il faut bien comprendre que c'est un virus qui a été reconnu en décembre janvier c'est un virus dont on appréhende tout juste le mécanisme de fonctionnement qui est particulièrement plus vicieux il rentre par le nez vous imaginez c'est quand même très compliqué et pour lequel évidemment comme on n'appréhende pas encore complètement le mécanisme d'action du virus les cibles dans le cycle viral sont difficiles à trouver enfin on commence à les trouver mais on n'aura pas un médicament efficace sur le virus demain pour l'instant on ne peut gérer que les symptômes pour l'instant il y a des essais cliniques partout j'ai même vu qu'on va dépasser le débat pour contre l'hydroxychloroquine j'ai même vu que les autorités américaines avaient retiré l'autorisation d'utiliser l'hydroxychloroquine pourquoi ?
parce que les autorités américaines disent que ce n'est pas efficace d'ailleurs il y a eu tant de polémiques autour de ce produit des polémiques qui nous ont fait perdre du temps et de l'argent c'est des polémiques terribles parce que à partir du moment où certains ont évoqué l'efficacité d'hydroxychloroquine sur des résultats dont on peut dire qu'ils étaient foireux il y a plein de personnes qui se sont ruées dans cette possibilité ce que je comprends très bien nous-mêmes on l'a basqué dans le service mais du coup il y a eu un nombre de protocoles absolument incroyables qui ont été financés il y a plus de 150 protocoles avec l'hydroxychloroquine dans le monde tous ces protocoles ont été financés beaucoup de ces idées se recoupent parce que c'est difficile d'avoir 150 idées différentes mais du coup on a un gaspillage d'énergie un gaspillage d'argent et pendant ce temps-là d'autres molécules qui auraient pu être éventuellement efficaces n'ont pas été testées une gabgie ?
une véritable gabgie évidemment quelque part quelque chose assez quand même scandaleux scandaleux parce qu'on a dépensé beaucoup d'énergie et beaucoup d'argent autour de ce produit qui s'est montré inefficace alors que ça ne reposait sur pas grand chose c'est ça le problème c'est qu'on aurait eu un vrai doute mais ça ne reposait sur pas grand chose ça reposait sur des résultats qui avaient été plus ou moins manipulés il y a des patients Covid qui ne guérissent pas j'en ai entendu des patients qui ne guérissent pas qui ont été atteints plus ou moins d'ailleurs plus ou moins violemment par l'épidémie par le virus et qui souffrent toujours de symptômes et qui souffrent toujours je ne sais pas moi de maux de tête d'essoufflement qui sont fatigués qui ont des problèmes cardiaques des pertes d'odorat toujours des douleurs articulaires toujours comment est-ce que ça peut s'expliquer ?
Malheureusement c'est connu que les infections virales notamment les infections virales sévères ou même d'ailleurs les infections qu'on ne pouvait pas traiter à une époque bactérienne par exemple comme la typhoïde c'était des maladies dont on ne guérissait pas ce n'était pas on off on ne guérissait pas du jour au lendemain ça prenait plusieurs semaines avant de récupérer et évidemment là on a une maladie qui est quand même relativement grave même si elle est bénigne chez la plupart des personnes mais bon il y a des personnes chez lesquelles elle est potentiellement sévère et effectivement on a des manifestations tardives de cette maladie alors après il faut séparer ce qui revient aux séquelles ce qui revient aux souffrances qui ont été occasionnées c'est assez pour l'instant on est en train de regarder ce qui se passe on a du mal d'ailleurs mais vous avez des patients vous avez des patients à la pitié salpétrière qui ont été soignés et qui reviennent parce qu'ils n'arrivent pas à se sortir de cette maladie oui oui on en a incontestablement qui devient presque pas chronique mais presque ben oui en tout cas chronique disons avec des avec des des vaguelettes disons des ondulations de la symptomatologie très étonnantes on ne comprend pas tout il y a quand même la moitié de ces patients là en tout cas qui nous consultent à la pitié salpétrière pour lesquels on ne retrouve pas de traces formelles d'infection à coronavirus en plus mais pourquoi est-ce qu'on ne retrouve pas de traces et ils souffrent ces patients de séquelles coronavirus ben peut-être qu'ils n'ont pas eu le coronavirus ouais et alors parce que si vous voulez c'est quand même on a des quand même marqueurs on a des quand même des marqueurs biologiques de l'infection qui sont quand même très fiables alors je ne parle pas de la PCR parce que la PCR on sait effectivement qu'il peut y avoir des faux négatifs au cours de l'infection mais en ce qui concerne les sérologies par exemple qui mesurent les anticorps je vous rappelle c'est-à-dire la trace de l'infection c'est relativement fiable quand même c'est des sensibilités c'est-à-dire on arrive à dépister plus de 95% des personnes qui ont eu la maladie donc quand on fait cette sérologie chez des personnes qui nous disent qu'ils ont eu le coronavirus et qu'on ne retrouve pas de traces du virus forcément on s'interroge sur la réalité des choses psychologiques ou non enfin toutes les hypothèses sont sur la table mais pour l'instant il faut investiguer il faut regarder ce qui se passe il faut essayer de comprendre Est-ce que puisque je parlais de patients souffrant de maladies chroniques est-ce que les patients souffrant de maladies chroniques cancer ou autre sont revenus à l'hôpital ?
Alors oui c'est une très bonne question que vous posez Oui parce qu'on l'avait posé un temps puis on l'a oublié mais moi je vous la repose Vous avez bien raison de la reposer parce que moi c'est une des choses qui m'inquiète le plus actuellement c'est qu'où sont passés les malades ?
Et ils ne sont toujours pas revenus enfin beaucoup ne sont pas revenus beaucoup ne sont pas revenus et quand ils reviennent ils reviennent à des stades très avancés de l'infection ou plutôt de la tumeur parce que malheureusement il y a beaucoup de patients parmi eux qui ont des cancers et ils auraient été pris en charge correctement au mois de mars ou au mois d'avril ils avaient un bon pronostic on les prend en charge au mois de juin ou peut-être au mois de juillet demain et bien ils vont avoir un pronostic qui aura été transformé et qui sera passé d'une chance de survie correcte à une chance de survie qui n'est pas admissible donc là il y a vraiment un vrai problème Mais pourquoi ?
Est-ce qu'on a des explications ?
On les a interrogés quand même Non honnêtement on ne comprend pas puisque ces malades ne sont pas là Oui parce que maintenant il n'y a plus aucun enfin il n'y a jamais eu vraiment de risque d'aller à l'hôpital mais il n'y en a vraiment aucun À un moment si vous voulez il n'y avait quand même pas de place à l'hôpital Oui il n'y avait pas de place Et moi je pense que là on a fait une erreur on aurait dû sanctuariser des hôpitaux pour pouvoir continuer de s'occuper des malades qui n'avaient pas le Covid ça n'a malheureusement pas été fait donc il y a eu un retard à la prise en charge des malades non Covid mais malheureusement ces patients ne reviennent pas Il faut leur dire que l'hôpital est devenu un lieu sûr qu'il n'y a plus de chance d'être contaminé ou plus de risque plutôt d'être contaminé à l'hôpital et qu'il ne faut donc pas hésiter à revenir Vous voyez tous ces débats aussi qui sont nés sur la présence très grande des médecins partout dans les prises de décisions On a même dit que les politiques étaient soumis aux médecins Que dites-vous ?
C'est vrai ? C'est vrai qu'il y a eu une forme de dictature j'aime pas trop j'aime pas ce mot dictature médicale C'est sûr entre guillemets Oui Il y a des choix effectivement qui se discutent c'est-à-dire on a fait passer le choix de la santé avant le choix de l'économie Oui Ça c'est clair On a eu raison ? Ou pas ?
D'un point de vue de médecin je ne peux pas vous dire qu'on a eu tort parce que c'est des dizaines de milliers de vies des centaines de milliers de vies même je pense grâce au confinement On a sauvé des centaines de milliers de vies Oui absolument Je pense que grâce au confinement on a sauvé plusieurs dizaines de milliers de vies et même des centaines de milliers de vies Après probablement pas un million de vies mais on en a sauvé des milliers des dizaines de milliers ça c'est absolument incontestable Le confinement est efficace donc sur le plan de la santé je ne peux que me réjouir de ce qui s'est passé Sur le plan de l'économie je ne peux que m'en inquiéter considérablement Alors l'économie parlons de l'économie de l'hôpital Est-ce que vous irez au rassemblement aujourd'hui pour défendre l'hôpital Écoutez je vais retourner dans mon service d'abord et si j'en ai l'occasion effectivement je pourrais très bien y aller en tout cas j'ai toutes les raisons d'y aller puisque je faisais partie de ces messieurs et que j'étais revenu sur ma démission parce qu'il n'était pas question de mélanger les genres alors qu'on avait affaire à l'épidémie de Covid et là les problèmes effectivement redeviennent les mêmes Si j'ai bien compris beaucoup de médecins le disent pendant et de personnels soignants pendant les trois mois de la crise on a vécu ce que devrait être l'hôpital et aujourd'hui on ne veut pas revenir à ce qu'était l'hôpital avant la crise c'est cela résumé ou pas ?
Oui c'est vrai c'est vrai qu'on a travaillé dans une ambiance qui était assez exceptionnelle entre médecins soignants quels qu'ils soient administratifs tout était très bien organisé tout roulait très facilement mais bon on était tous tendus vers le même but qu'était ce que des gens Oui Non mais je veux dire par là que le patient était mis au cœur au cœur du fonctionnement de l'hôpital bien avant les problèmes budgétaires ou autres de fonctionnement administratif mais le patient a toujours quand même été au cœur du métier en tout cas des soignants des médecins là effectivement on sentait que le soignant était aussi au cœur du métier des personnes Les héros en blouse blanche où sont passés les héros en blouse blanche qu'on applaudissait et qui vont défiler pour beaucoup ou se rassembler pour beaucoup dans la rue parce que ces héros en blouse blanche demandent des moyens demandent de l'argent d'abord des rémunérations professeur Com et demandent des moyens pour l'hôpital public moi j'ai entendu les promesses vous aussi un plan massif pour l'hôpital public que demandez-vous que faut-il on demande une revalorisation du métier ça c'est clair de toute façon il faut revaloriser les métiers de soignants il faut les revaloriser à l'hôpital mais il faut aussi les revaloriser en ville dans la communauté parce que ce que montre cette crise du coronavirus c'est aussi qu'il y a un problème avec la médecine de ville donc je pense qu'il y a un problème avec la médecine hospitalière un problème avec la médecine de ville il faut attirer de nouveau les soignants et les infirmières à l'hôpital donc il faut revaloriser leur salaire ça c'est absolument indispensable je ne parle pas tant des médecins mais je parle surtout du personnel non médical enfin des infirmières des aides-soignants des agents hospitaliers toutes ces professions doivent être revalorisées il faut arrêter de détruire les lits ça c'est absolument évident arrêter de détruire les hôpitaux mieux les répartir au niveau du territoire vous voyez par exemple si on prend l'Ile-de-France il y a beaucoup d'hôpitaux à Paris-Intramuros très peu de gros hôpitaux en Ile-de-France alors que la plupart de la population vit à l'extérieur de Paris donc il y a des réflexions à avoir vraiment mais ça commence évidemment par le salaire des soignants et par arrêter l'hémorragie des lits dans les hôpitaux oui vous attendez vous demandez vraiment un plan massif plan massif parce qu'on a beaucoup parlé de l'automobile 8 milliards d'euros de l'aéronautique 15 milliards d'euros et on va voir pour l'hôpital public ce que va proposer le gouvernement exactement on va voir ce qu'ils vont proposer il y a un Ségur de la santé on va voir ce qu'il va se passer vous croyez vous croyez vous espérez j'espère franchement professeur comme j'espère voilà après dire que j'y crois ça serait un peu mentir ah bon vous n'y croyez pas trop parce que j'avais lu la tribune que vous aviez publiée avec Karine Lacombe avec Rémi Salomon avec Yazdan Pana demandez on est à peu près tous sur la même longueur d'onde tous bah oui évidemment je vois pas très bien de voix dissonantes dans le milieu hospitalier qui disent le contraire de ce qu'on a dit c'est à dire que l'hôpital était en souffrance il faut revaloriser les salaires et les urgences une réorganisation des urgences les urgences il faut bien voir que le vrai problème des urgences c'est d'une part l'amont c'est à dire la médecine générale pourquoi les patients vont aux urgences parce qu'il n'y a pas de médecin généraliste pour les voir en ville donc il faut vraiment s'attaquer au problème de la médecine de ville ça je pense qu'il y a un vrai problème d'attractivité de la médecine en ville et c'est absolument pas normal parce que le médecin généraliste finalement c'est quand même un des plus beaux métiers qui existe enfin selon moi c'est quand même un des plus beaux métiers qui existe médecin de campagne médecin généraliste vous êtes en première ligne lisez à cause de ça ça c'est l'amont et puis l'aval il y a un problème de lit c'est à dire que quand vous n'avez pas de lit dans vos services pour hospitaliser les malades les malades ils restent aux urgences bloqués sur des brancards et ça c'est absolument pas normal mais si vous agissez sur l'amont et si vous agissez sur l'aval le problème des urgences se résoudra d'une lumière est-ce que vous êtes favorable à un numéro unique de régulation médicale ouvert 24h sur 24 justement qui permettrait aux patients d'avoir une réponse à leur souffrance s'il y a des personnes derrière le téléphone en suffisamment grand nombre évidemment j'y suis favorable si après tout doit tomber sur le 15 le SAMU qui est un numéro destiné aux urgences on a vu avec la crise du Covid que ça avait été absolument catastrophique le SAMU enfin le 15 a été surchargé par des appels complètement inutiles j'ai même vu j'ai même vu et lu des urgentistes qui regrettaient presque le temps du Covid-19 en disant pendant cette période on a retrouvé notre âme d'urgentistes c'est sûr qu'ils ont fait vraiment des urgences c'est-à-dire ils ont géré des malades graves et surtout ils avaient des lits d'aval et ils avaient des lits ah oui voilà donc pour eux il n'y avait aucune difficulté les malades ils arrivaient aux urgences on pouvait les caser dans des lits d'aval à partir du moment où il y avait suffisamment de lits puisque comme vous savez à un moment on n'a plus assez de lits et donc on a obligé de transpérer des malades un peu partout en France du fait de ce manque de lits aujourd'hui on est revenu à la situation antérieure à la crise ben non on n'est pas revenu à la situation antérieure à la crise justement parce que ce dont on parlait tout à l'heure il y a des malades qui ont disparu oui qui ne sont pas revenus même des malades qui souffrent de petits bobos presque qui viennent aux urgences parfois pour pas grand chose ceux-là plus des plus graves dont on ne sait pas très bien où ils sont passés des malades qui ont le cancer dont on parlait tout à l'heure par exemple des malades qui ont des problèmes ces malades-là on ne peut pas aller les chercher on ne peut pas aller on les connait on ne peut pas les identifier pour l'instant on est en train de percevoir l'ampleur du problème et puis de chercher à comprendre puis il y a les vacances qui vont arriver donc qui vont quand même un peu chambouler le tout en juillet et en août on ne sait pas très bien ce qui va se passer oui on ne sait pas ce qui va se passer c'est un peu le résumé de ce que vous nous avez dit professeur Combe parce que ce virus vous ne le connaissez est-ce que vous le connaissez oui on le connait quand même de mieux en mieux qu'au début oui oui il y a énormément de progrès mais vous ne le connaissez pas totalement c'est-à-dire on ne le connait pas totalement et surtout plus on le connait plus je le trouve vicieux et diabolique ce virus c'est quand même mais pourquoi est-il diabolique ?
vous voyez vous imaginez bien que si les chinois en sont là où ils en sont c'est qu'il a quand même quelque chose d'un peu diabolique parce qu'ils ont mis tous les moyens qu'il fallait pour pouvoir mater ce virus et malheureusement on n'y arrive pas il est diabolique parce qu'en fait il se répand dans la population sans qu'on s'en rende compte parce que la plupart des gens ne sont pas très malades c'est terrible à dire parce qu'il y a plein de gens qui sont morts mais en même temps si vous prenez un ensemble de personnes finalement il y a beaucoup de gens qui ne sont pas malades notamment les jeunes le virus se répand comme ça à bas bruit si on ne va pas le chercher on ne s'en rend pas compte parce que les gens ne sont pas très malades et à un moment la cocotte minute explose parce que vous avez trop de gens qui sont infectés en même temps merci professeur Com chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de la Pitié Celle Pétrière à Paris merci beaucoup il est 8h53 et t'es bon de faire le point 8h53 RMC et BFM TV