Frédérique Puissat : "Il faut qu'on se pose la question de travailler plus"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
fréc puissa on va regarder pour commencer les une de la presse régionale on a sélectionné trois titres d'abord la une du Berry Républicain le bout du tunnel et cette photo de François baayrou qui échappe donc hier à la censure la deuxième une c'est celle de la Marseillaise visé impérialiste à Gaza au Panama au Groenland Trump déclare la guerre au monde avec notamment on l' vu ses déclarations incendiaires à propos d'un projet de protectorat américain à Gaza vidé de sa population et puis la dernière une c'est celle de l'Union une pause numérique bénéfique mise en place depuis la rentrée de C septembre dans neuf collèges de la région Grand Est la pause numérique semble satisfaire les élèves de 6e qui expérimentent cette privation téléphone et puis à noter qu'aujourd'hui c'est la journée mondiale sans téléphone mobile on savait pas quelle une choisissez-vous non ben je trouve que la première le le bout du tunnel est est à la fois je trouve qu'elle est assez amusante le journaliste a bien travaillé et puis surtout ça nous dresse des perspectives et je crois que les Français ont besoin de perspective ont besoin d'avenir ont besoin en ces périodes qui ont été un petit peu compliqué de voir le bout du tnelle et effectivement d'avoir de l'espoir donc je trouve qu'elle est plutôt elle est plutôt intéressante vous saluez la la position prise hier par le PS et par le rassemblement national qui ont décidé de pas voter à la censure non non on le savait pas jusqu'au dernier moment alors on n pas au cœur des de C de ces partis politiques et de leur choix bon on subodorait effectivement que que la censure n'allait pas être votée mais en tout cas voilà le constat est effectivement celui-là je pense c'est une mais vous leur dites quoi qu'ils ont bien fait ah non moi je n'ai rien à leur dire je je dis simplement que en responsabilité quand on est un un parti euh politique qui est un parti qui qui veut demain gouverner ou quand on est un parti qui a des ambitions on doit être responsable et l'instabilité ce n'est pas la responsabilité voyez je je regardais tout à l'heure jean-l Mélenchon qui qui s'exprimait franchement ça ça çapp aux journalistes ça fait des petites phrases et cetera mais ça fait pas la France ça fait pas l'espoir de la France ça fait pas le fondement de la France pour que la France puisse effectivement fonctionner il faut un budget il faut un pilote dans l'avion un gouvernement qui assure une stabilité et qui dresse des perspectives c'est un budget de compromis ou c'est un budget qui vous convient non non c'est un budget de compromis quand vous disiez tout à l'heure que que le Sénat sans grande surprise allait voter tout à l'heure le le budget enfin je rappelle quand même alors nous sommes en responsabilité nous sommes majoritaire au Sénat notre groupe est est le groupe le plus important nous portons une responsabilité avec le le président Larcher rien n'est acquis rien est'est facile hein je me permets de lire quand même he chaque fois qu'il y a une étape budgétaire chaque fois qu'il y a des travaux à conduire chaque fois qu'il y a des amendements qui sont un peu sensibles le groupe politique majoritaire donc les républicains avec les centristes se réunissent et on trouve des compromis pour pouvoir avancer donc jamais rien n'est facile et si on en est là aujourd'hui et qu'on va le bout du tunnel nous pouvons dire merci au Sénat nous pouvons dire merci au groupes les républicains nous pouvons dire merci au président l'archer et à nos collègues centristes qui vote avec nous qui forment la majorité du Sénat est-ce que pour vous ce budget il va pas assez loin dans le redressement des finances publiques est-ce que du coup vous dites le budget 2026 il va falloir qu'il soit plus dur alors il va pas assez loin parce qu'effectivement on est toujours en déficit on a un déficite plus important alors une fois qu'on l'aura voté c'est-à-dire en fin de matinée aujourd'hui au Sénat euh on a un déficite qui est plus important que le budget que que voulait porter le le Premier ministre Michel Barnier euh mais c'est un budget quand même qui sera voté donc qui permettra à nos administrations de fonctionner à nos collectivités de fonctionner qui je l'espère relancera l'économie qui en a bien besoin et et qui surtout nous nous nous renvoie des signes positifs de dire qu'on peut qu'on peut effectivement travailler mais je le rappelle que si tout ça va très vite si tout ça va très vite et si on vote le budget aujourd'hui en février enfin en tout cas début février c'est parce que le Sénat a avancé c'est parce que Sénat a trouvé des compromis et que nous avons repris finalement euh les travaux que nous avions arrêtés avant la censure donc je je je dis ça parce que souvent le Sénat est décrié mais aujourd'hui quand on fait effectivement le le le tour des territoires quand on rencontre les élus quand on rencontre les habitants il note quand même c'est un pôle de stabilité et qu'on travaille en profondeur alors on fait pas le buz tout le temps mais en tout cas on travaille en profondeur et on permet à notre pays de de fonctionner dans une constitution qui trouve aussi un équilibre quand même est-ce que vous vous pensez que ça va ouvrir la voie à une nouvelle manière de travailler est-ce que les compromis qui ont été trouvés sur le budget ils peuvent être trouvés sur d'autres textes peut-être peut-être alors on en trouvait déjà sur les sur les propositions de loi quand on est face au mur à un moment donné on discute on trouve des terrains d'arrangement c'est ce qu'on fait en général dans les départements dans les territoires dans les collectivités locales au niveau national on l'a pas toujours fait mais là je pense que on a un certain nombre d'élus qui ont fait preuve de responsabilité comme je dis pour conserver un pilote dans l'avion en tout cas pour conserver un gouvernement et dessiné un cap et et très honnêtement je je je le dis souvent nous avons tous fait il y avait une question d'actualité sur le sujet hier qui a été posé par notre porté par notre collègue annechaarcher nous avons fait les audiences solennelles de rentrée dans dans les tribunaux de nos départements on a vu à quel point le budget d'urgence que nous avons voté trouvver ses limites aujourd'hui je le dis dans le département de ler on n'arrive plus à payer la PO les tribunaux n'arrivent plus à payer la poste alors même alors même que toute procédure doit être notifié en recommandée avec accus de réception c'estàd que les tribunaux accumulent des dettes ont des intérêts auprès de la poste parce qu'effectivement le budget de de d'urgence permet de payer les fonctionnaires permet de prélever l'impôt mais trouve ses limites et et si effectivement nous ne votons pas le budget et le projet lo de finance de la sécurité sociale qui va arriver dans un de temps nous allions effectivement être confronté à de réelles difficultés pour notre pays et justement on va en parler du projet de latinance de la sécurité sociale puisqueaprès l'échec hier de la motion de censure il poursuit donc son parcours législatif hier la commission des affaires sociales du Sénat à laquelle vous appartenez a donc auditionné les ministres de la santé on voit ça avec Samia [Musique] dechier bonjour Samia bonjour bonjour frédri bonjour et Samia vous avez donc suivi cette audition des ministres de la Santé Catherine Vautrin Yannick noer St hier au Sénat sur le budget de la Sécurité sociale d'abord Samia on en est où de ce texte et bien rappelez-vous he c'est ce budget de la Sécurité sociale qui avait fait tomber le gouvernement Barnier pour le faire adopter il avait engagé sa responsabilité et céit fait censuré fin 2024 alors l'enjeu c'est encore et toujours la réduction du déficit de la Sécurité sociale qui va passer de 18,4 à à 22 milliards d'euros en 2025 alors comment on fait pour le réduire pour continuer à financer notre système de protection social le Sénat avait fait parmi d'autres une proposition faire travailler les Français 7 he de plus gratuitement chaque année mais le gouvernement a dit non Catherine Vautrin soutenait pourtant votre idée mais elle a perdu l'arbitrage elle l'a dit clairement hier matin vous aviez proposé 7 he de travail supplémentaire pour financer la branche autonomie je comprends évidemment l'esprit j'ai d'ailleurs eu l'occasion de le dire publiquement le débat n'est pas mû nous ne reprendrons donc pas cette disposition le financement de l'autonomie à long terme je dois le dire devant vous reste un sujet majeur et je sais que nous aurons à continuer à travailler sur ce sujet est-ce que vous regrettez l'abandon de ces 7 heures de travail gratuit par an ou est-ce que vous comprenez que le gouvernement pour faire passer son budget de la SQ doit faire des compromis alors je sais pas si la ministre a perdu son arbitrage comme vous l'énoncez elle a dit en séance que le sujet n'était pas mû et elle a raison je pense que le le Sénat a eu j'allais dire l'audace de de lancer le le le sujet et et Dieu sait que le le le président Philippe Mouillet l'a un peu payé parce qu'il s'est fait chahuter par bon nombre de journalistes et les Français avaient besoin de comprendre quel était le sens qu'on donnait à cette mesure en tout cas ce qui est certain c'est que ça doit relancer la question du temps de travail dans notre pays l'intégralité de nos systèmes sociaux portés par le budget de la Sécurité sociale que ça soit effectivement l'assurance maladie que ça soit l'assurance chômage sont porté par le coût du travail moins on travaille et plus on a une population qui a des besoins plus on déséquilibre nos budgets donc il faut effectivement qu'on se pose la question de travailler plus et on na pas épuré la question du passage des 39 au 35 he qu'on porte toujours y compris dans nos hôpitaux y compris dans le système public mais relancer le débat sur le temps de travail ça veut dire quoi que cette proposition sur les 7h c'était trop tôt mais vous allez la relancer pour le PLFSS 2026 je pense que la question du temps de travail a été portter quand on a effectivement discuté de la réforme des retraites au travail au travers le projet de finance de la sécurité sociale rectificatif et qu'on aura de toute façon j'allais dire des travaux à conduire avec les organisations syndicales avec les organisations patronnales dans dans dire j'allais dire dans le paritarisme de notre pays pour savoir comment est-ce qu'on arrive effectivement à financer nos systèmes sociaux et que ce débat va être ouvert et que nécessairement nécessairement au-delà peut-être des ajustements de cotisation on aura la question du temps de travail qui sera au rendez-vous dans ces débats donc vous appelez le gouvernement à lancer le débat avec les partenaires sociaux alors non seulement je l'appelle moi mais les partenaires sociaux l'appellent aussi parce qu'on ne peut pas effectivement continuer à vivre avec des budgets aussi déséquilibrés celui de la sécurité sociale que nous allons votter dans quelques temps et celui que nous allons voter tout à l'heure au Sénat pour donner effectivement à la France un budget le financement de la dépendance il est en danger aujourd'hui dans notre pays il faut une grande loi dépendance ou même ça ça suffira pas alors il faut une grande loi dépendance mais il faut de toute façon qu'on réajuste nos systèmes je rappelle quand même que nos épades sont déficitaires sont beaucoup plus déficitaires qu'il ne l'était avant la crise sanitaire je rappelle quand même que la crise sanitaire est toujours là j'allais dire dans dans nos systèmes et dans nos filets médicaux et on a parlé avec yanneknoder le ministre de la Santé hier du retour des services de soins en proximité c'est pour les Français un vrai sujet trouver aujourd'hui un médecin généraliste trouverz aujourd'hui des spécialistes c'est l'angoisse de toutes les familles de de notre pays nous devons répondre à cette attente et c'est ce que le ministre ner s'est engagé à faire en tout cas c'est une de ses priorités et je le sais d'autant plus qu'il est député enfin il était député de l'iser et qu'il a fait ce travailllà dans sa circonscription et qu'il a effectivement l'ambition de le faire à l'échelle de la nation ça bien parmi les autres pistes de financement il y a la question des allaigements de cotisation sociale patronnale oui ces allègements de cotisation sociale patronnal coûtent aujourd'hui 80 milliards d'euros par an c'est un ensemble d'Aid pour faire baisser le coût du travail à la base le Sénat voulait réduire ses aides de 4 milliards d'euros finalement ce ne sera que de 1,6 milliards d'euros a dit le gouvernement donc si mes calculs sont bons on reste tout de même à un peu plus de 78 milliards ur d'allègement de cotisation sociale patronnale l'an prochain et ça c'est encore trop pour la gauche regarder l'intervention de la sénatrice Céline brûlant qu le le coût des exonérations de cotisation sociale atteint quatre fois le déficit que vous annoncez est-ce que vous pensez je suis là est-ce que vous pensez soutenable que l'effort demandé de ce côtélà ne soit que de 1,6 milliards alors qu'il va reposer de manière très importante sur l'ensemble des Français 78 milliards d'allègement de charge patronnal c'est effectivement presque quatre fois le déficit de la CQ qui je le rappelle sera à 22 milliards d'euros l'an prochain est-ce qu'on aurait pas pu est-ce qu'on aurait pas dû demander un effort un peu plus important aux entreprises comme le suggérait cette sénatrice alors c'est un sujet c'est un sujet he les allègements de de de charg mais je me permets si je peux me permetre de rectifier ce que vous avez annoncé c'est dans le budget du gouvernement Barnier qui il y avait 4 milliards d'euros portés sur les allègements de charges et c'est le Sénat qui ne l'a réduit qu'à 16 pourquoi est-ce que nous l'avons réduit qu'à un 6 notamment parce que les les mesures qui étaient proposées et le Premier ministre avait dit que ce budget était imparfait qu'il fallait le retravailler allait toucher énormément un certain nombre de branch et de secteurs qui ont tiré la sonnette d'alarme je pense à la branche propreté que nous avons reçu ils ont énoncé le fait que si on restait à la baisse de 4 milliards d'euros il restaient ils avaient effectivement à peu près 60 % de leur société de nettoyage qui allaient demain euh être en difficulté et sans doute déposer le bilan c'est pour ça qu'on a modifié les choses avec eux et c'est le rapporteur général isisabeth doanau qui a travaillé avec eux et moi j'ai travaillé aussi sur ce sujet-l puisque c'est ma partie à la commission sociale et on est revenu à des choses acceptables pour l'économie de notre pays après effectivement on a des allgement de charge qui sont considérables mais en même temps on a un coût du travail qui est considérable donc tout ça est à mettre dans dans un j'allais dire dans une dans une dans un équilibre pour qu'on puisse effectivement continuer à avoir une économie qui soit productive je rappelle quand même que on est à l'heure de plan sociau considérable dans notre pays donc on doit avoir une économie qui soit productive un coût du travail qui ne soit pas effectivement trop cher par rapport à nos voisins européens et puis qu'on puisse à un moment donné équilibrer notre budget donc l'équation n'est pas simple c'est un travail qui se fait en finesse branche par branche et surtout je je le rappelle avec les partenaires sociaux ce ne sont pas les parlementaires les sénateurs qui seuls peuvent décider les choses on doit décider ça avec les organisations patronales avec les organisations syndical et branche par branche affiner la situation dans laquelle nous sommes pour effectivement réduire ce champ de dépense qui est effectivement considérable dans le budget le gouvernement qui veut aussi trouver des sources de financement dans la lutte contre la fraude oui la fraude sociale c'est un manque un gagné de plus de 13 milliards d'euros par an pour le gouvernement un des moyens de réduire le déficit de la Sécurité sociale c'est de mieux lutter contre cette fraude c'est ce que veut faire Yannick noder ministre en charge de la de la santé qui était auditionné ce matin avec Catherine Vautrin hier mid c'est pas d'aller embêter les professionnels de santé c'est clairement d'aller lutter vers des vrais hier organisé qui s'organise donc c'est entre guillemets le job il faut quand même se rendre compte on sait très bien ce qui se passe sur le Dark web que ça soit sur les ordonnances falsifiées que ça soit sur les bons de transport falsifié il ét auditionné hier matin et non pas ce matin à l'au alors concrètement Frédéric puissa qui sont ces filières de la fraude sociale et puis surtout comment on fait concrètement pour lutter contre ces filières alors il y a alors nous étions avec Yannick ner à la CPM de de l'iser où on a vu effectivement les disposis qui sont mis en place donc sur le terrain les choses sont déjà en place il y a des cellules qui sont constituées il y en a 6 en France par exemple qui sont des des enquêteur à l'échelle de la CPAM à l'échelle de la caise loocation familiale et qui effectivement essayent de remonter les filières c'est un travail très fin avec des professionnels qui combinent à la fois des professionnels du secteur de la CPM de la CAF mais aussi d'anciens gendarmes d'anciens policiers effectivement il y a un travail qui est fait sur le web et le ministre ner en a parlé mais également à l'endroit effectivement de particulier en remontant les filières on arrive effectivement à démonter tout ça il y a trouve déquilibre dans l'intérêt dans l'intérêt des citoyens qui doivent bénéficier de ces systèmes de de santé soci est-ce qu'il a pas un angle mort de la lutte contre la fraude sociale quand on sait que finalement 56 % de cette fraude c'est celle des entreprises notamment sur les déclarations aux URSAF est-ce que là il y a pas un angle mort alors si vous voulez qu'on ait des des j'allais dire des ajustements à faire des contrôles à faire qu'on a des particulier à mieux contrôler ça c'est sûr mais je crois que le le vrai débat il n'est pas là quand on voit effectivement ce qui peut se passer et et on l'a vu moi je vous le dis sur le terrain quand on voit effectivement les systèmes qui sont mis en place pour avoir des ordonnances falsifiées qui Arve effectivement sur la base de sit internet avec tout tout ce que ça engrange derrière croyez-moi on est on est vraiment dans des systèmes qui sont très organisés qui dépassent nos frontières et sur lequel on a besoin de de s'armer et c'est ce que souhaite faire le le ministre leer mais il y a aussi beaucoup d'expériences qui sont faites et notamment dans le département deser pour pour pas le citer puisque c'est Leen et puisqu'on y était avec le ministre ner où effectivement on a pu voir ce qui étaé fait par le parquet par la CPAM et par la caise d'allocation familiale et je crois qu'il faut ensemble qu'on s'arme et tout le monde est d'accord d'ailleurs sur tous les bans de l'hémicycle qu'on s'arme contre ces fraudes qui sont de plus en plus nombreuses et qui effectivement ne crédibilisent pas nos systèmes et nos filets sociaux ce budget de la Sécurité sociale au final il va le creuser beaucoup plus le trou de la SC que l'avait prévu le le Sénat au départ est-ce qu'il le creuse beaucoup trop alors beaucoup trop je ne sais pas il nous faut un budget de la Sécurité sociale quand il est sorti du Sénat avant la commission mixte paritaire nous étions à Mo- 16 milliards d'euros après la commission mix maritire nous étions à Mo- 18 milliards d'euros c'est dire àépure de 2023 pour être très clair là nous sommes à - 22,1 milliard d'euros c'est ce que la ministre nous a annoncé hier et si on ne vote pas le projet de finance de la sécurité sociale dans 15 jours on serait à moin 30 milliards d'euros donc tout ça est inacceptable donc il faut qu'on soit rapide et la difficulté qu'on a quand même je je le dis c'est que on met de plus en plus de fonds dans nos hôpitaux dans le systèmes de santé mais pour autant ça ne fonctionne pas donc on a des vrais problèmes structurels et ça renvoie à la question que vous posiez sur la dépendance il y a très longtemps qu'on a pas eu de projet de loi sur la dépendance il y a très longtemps qu'on a pas eu de projet de loi sur nos systèm de santé et sur nos hôpitaux publics donc on a des vrais sujet de fond à mettre en place pour répondre aux attentes des Français qui je le dis attendent sur leur territoire des généralistes et des spécialistes c'est l'angoisse de nos familles française aujourd'hui mais comment vous l'expliquez ça qu'il a autant d'argent qui sont investi dans la santé et finalement trop peu de résultats au concret alors je l'explique je suis pas ministre de la Santé en tout cas mais c'est quoi c'est mal fléché c'est mal fléché je pense qu'on a aussi on paye encore les 35 he je permet quand même de le dire on paye encore les 35h même si effectivement ça ça date un peu et que beaucoup de jeunes générations n'ont pas connu les les 39h préalablement on paye les 35 he et puis effectivement on a des dysfonctionnements on a des des des formations et des filières de formation à recréer pour nos professionnels de santé que ça soit les infirmières que soit les aides soignantes ce soit effectivement les les médecins et puis on a des professionnels qui s'épuisent quoi donc on a effectivement à s'inscrire dans le temps c'est d'ailleurs ce qu'a dit le ministre ner il a effectivement parlé d'un d'un budget de la Sécurité sociale qui soit effectivement pluriannuel sur on puisse dessiner un certain nombre de perspectives et on sera tous d'accord pour le faire sur les bancs du Sénat et j'imagine bien sur les bancs du Parlement avec nos collègues députés merci Samia à tout à l'heure merci Orian on parlera de la guerre des chefs dans votre parti on va en parler dans quelques secondes Frédéric F d'abord un mot sur ce qui se passe en ce moment au Sénat puisque le Sénat examine la loi agricole est-ce que pour vous c'est un texte qui est suffisant ça fait un an qu'il a été présenté ce texte est-ce qu'il est suffisant pour répondre à la crise non il est pas suffisant mais il est pas tout seul je rappelle quand même que la semaine dernière on travailler sur une excellente proposition de loi qui a été portée par notre collègue duplom et notre collègue Ménonville euh qui effectivement répond de façon pragmatique et opérationnel à toutes les attentes à toutes les attentes en tout cas bon nombre d'attentes qui étaient portées par les agriculteurs que nous avons tous rencontrés il y a un an en arrière sur nos territoire et CR on crié leur détresse et par ailleurs je le rappelle aussi le projet de loi de finance qui qui va être voté je l'espère dans quelques heures au Sénat et le projet de finance de la sécurité sociale qui sera discuté dans 15 jour porte aussi des mesures fortes pour les agriculteurs et ils en ont besoin et nous serons au rendez-vous il y a eu cette proposition de loi vous le rappelez que vous aviez voté la semaine dernière cette nuit vous avez inscrit les sénateurs ont aussi inscrit le principe pas d'interdiction sans solution est-ce qu'il y a quand même une forme de régression environnementale non pas du tout il y a surtout un équilibre par rapport aux autres pays européens que nous dem les agriculteur ils disent nous on ne veut pas être mieux loti que nos collègues européens mais on ne veut pas être moins bien loti que nos collègues européens et c'est ce qui se passe aujourd'hui c'est ce qu'on appelle la surtransposition c'est dire qu'on a l'impression que la toise de l'Europe la France doit la dépasser il doit demander à nos professionnels d'aller au-delà de ce que font leurs collègues espagnol italiens et cetera on a ramené ça au bon niveau et ça a été porté notamment par Dominique Estrosi Sasson que vous avez reçu hier matin la présidente de la commission des affaires économiques mais Laurent Duplon et très franchement on a dans l'hémicycle des collègues qui sont par ailleurs des agriculteurs moi j'invite tous les agriculteurs à écouter nos débats je pense qu'ils seront fiers de la parole qui est portée au travers notamment Laurent du plomb mais pas queux parce qu'il y a effectivement d'autres d'autres élus qui portent la parole des agriculteurs et je crois qu'ils seront fiers de de cette parole qu'ils ont envie d'entendre dans l'hémicycle de notre République al on va chez vous en iszer on va à Grenoble on retrouve Lionel arsé Manceau bonjour Lionel merci beaucoup d'être avec nous directeur des éditions de l'iserre du Dauphiné Libéré Lionel vouliez-vous rebondir sur une proposition d'Éric Piol le maire écologiste de Grenoble de quoi s'agit-il oui bonjour vous savez que l'actualité de la la semaine a tourné encore autour de la drogue la métropole de Grenoble et c'était encore le cas cette nuit et le théâtre depuis près d'un an d'innombrable fusillade avec des jeunes qui se blessent et parfois S etu pour le contrôle d'un point de Deal des consommateurs qui s'empoisonnent des riverins des trafics qui vivent dans l'angoisse quand ils ne crainent pas la balle perdue et puis des forces de l'ordre qui déploi des moyens considérables pour lutter contre ce trafic mais cette semaine ce n'est pas la la seule rubrique des faits divivers du dauphin libéré qui a été concerné par par le trafic de stup puisque Éric Pol le maire écologiste de de Grenoble a a fait un peu le buzz en demandant la dépénalisation du cannabis d'une part et puis il a proposé des tests salivaires pour les parlementaires à l'entrée du Sénat et de l'Assemblée nationale alors évidemment C l'a fait réagir son opposant éternel Alain Carignon a fait riller avec lui Gérald daranin a réagi assez fortement j'avais deux questions à Frédéric puissa je vais mettre mon petit costume de de diablotin d'abord est-ce que vous êtes prêt à vous soumettre à ces tests salivaires à l'entrée du Sénat et puis la deuxième question peut-être plus sérieuse qui part du constat que l'arsenal répressif malgré toutes les évolutions qu'il connaî peine à à à à contenir l'expansion du trafic des stupéfiants en France celui-ci explose même on estime à 5 million d'usagers euh le nombre de personnes qui prennent du cannabis en France et on a dépassé le million pour les gens qui prennent de la cocaïne avec un marché qui est en train le plus fort en France au niveau des des drogues et la cocaïne inquiète beaucoup puisque le procureur de grenobble disait qu'il y avait de la cocaïne sur chaque point de Deal aujourd'hui et selon vous madame puissa bonjour d'abord est-ce qu'au final ériic Pol il a raison tort d'ouvrir aussi volir vouir ouvrir aussi des débats sur le trafic de cupéfiant alors d'abord je je vous salue et je salue toutes les équipes du dauphin libéré je me réveille chaque matin avec la presse quotidienne régionale et avec le dauphin libéré donc merci pour le travail que vous faites ensuite vous savez alors déjà est-ce que je je je je souhaite me j'allais dire soumettre au test je veux dire on le fait d'ailleurs tous hein quand on si on est contrôlé en voiture on le fait je suis comme n'importe quel citoyen je me soumettrai bien entendu au texte j'ai au test j'ai aucune difficulté par rapport à ça mais ce qui me désole dans ce que vous me dites ce qui me désole dans ce que vous me dites vous savez moi j'ai j'ai tourné avec Michel Savin et et et avec Damien mich et demain nous avons tourné avec les équipes de police sur Grenoble j'avais le sentiment de connaître Grenoble et connaître les quartiers de Grenoble qu'est-ce que j'ai vu moi quand j'ai fait le tour des quartiers de Greno Mistral Saint-Martin d' et cetera ces quartiers que vous connaissez bien j'ai vu d'une part des policiers qui croyaient encore j'ai vu d'autre part des habitations considérablement détérioré alors même qu'on venait d'investir des fonds publics pour les refaire et qu'est-ce que j'ai vu surtout des gens qui courbaient les chines des gens qui étaient obligés et contraint de continuer à habiter dans ces logements qui avaent la peur au ventre en rentrant chez eux avec effectivement des boîtes au lettes cassé tout ce qu'on peut voir à la télévision et quand je vois pardon de le dire le maire de Grenoble qui avec ses petites phrases et ses provocations se permet presque j'allais dire de de de de porter sur cette thématique là des des des des phrases qui qui ne sont pas à la hauteur de ce que doit être un maire ça me désole ça me désole d'une part pour la politique ça me désole pour la ville de grenob que j'êne ça me désole pour le département de liser et ça me désole parce que nous avons effectivement un maire qui est un mère qui est militant qui n'a jamais lâché sa casquette de militant et qui engage et qui j'allais dire embarque l'image de la ville de Grenoble et de l'iser dans ces petites phrases qui ne sont pas à la hauteur de ce qu'on attend et et nous qui aimons l'iser nous qui aimons Grenoble nous ne souhaitons pas effectivement considérablement j'allais dire être contraint à devoir à répondre à des petites phrases de ce type là voilà je le dis avec force et je le dis vraiment avec beaucoup d'abbertune parce que grenoble est une ville qui qui m'a toujours fait briller les yeux grenoble est une ville que j'aime et quand je vois effectivement l'image qu'elle porte à travers son premier magistrat ça ça me désole considérablement un dernier mot Lionel si vous êtes encore avec nous ah ben on la per bah merci Lionel du coup merci beaucoup pourtant il y il y a la fibre en ler le département de ler mon collègue Damen voy il est revenu c'est bon je suis revenu je vous remercie pour pour cette réponse merci beaucoupci merci lonel d'avoir été avec nous la une du dauphinet tech and Fest festival tech organisé par votre journal le dauphinet décollage très réussi merci beaucoup Lionel d'avoir été avec nous un dernier mot sur votre parti les républicains toujours sonans président non oui est-ce qu'on va vers une guerre des chefs si on va vers une guerre des chefs c'est dire qu'il y a des chefs donc ça c'est plutôt une bonne chose euh pardon il y en a pas non mais il peut y en avoir plusieurs c'est c'est ça la question c'est ça qui est sous-jacent dans votre question non mais on vient quand même de très très loin sur notre parti enfin faut quand même être très honnête euh en juin dernier on a un président Éric cotti qui a fait le choix contre toute attente de de prendre toute seule une initiative au journal de de la une vous vous en souvenez bien euh nous personne n'était au courant il nous promet prettait le chaos il nous promettait de partir avec les caisses du parti avec des procédures et que demain nous ne serons rien où en sommes-nous aujourd'hui d'une part nous étions nombreux hier au bureau politique d'autre part les caisses du parti même si chaque parti a des difficultés sont là on a effectivement les moyens de fonctionner on a la confiance des banques ça c'est extrêmement intéressant on a des militants qui sont toujours là et je rappelle quand même qu'on a eu trois belles victoires même s'il faut être modeste ce weekend et et si je regarde quand même les résultats un sur des élections municipales sur des élections nationales au travers la législative qui aura lieu demain puisque dimanche prainour non seulement notre candidate est arrivé en tête mais le parti d'ti n'était pas là donc voilà donc là on en est là alors demain effectivement on aura un sujet qui est celui de l'incarnation du parti les militants demande une incarnation du parti il y a très longtemps alors on a la chance effectivement d'avoir plusieurs candidats de très bonne qualité alors je je je ne vais pas me prononcer d'abord parce que je suis vice-présidente du groupe les républicains et que j'ai dans mon parti et dans notre groupe des it différent donc je ne vais pas y a un qui est votre ancien président de groupe l'autre votre ancien président de Région j'éta viceprésident de de Bruno rotillot qui qui est un homme d'État et je suis effectivement dans dans le dans la région vendronalpe et et Laurent voquier a été et toujours conseill régional mais a été un très grand président de la région vronal mais c'est bien qu'il se présente tous les deux il faut qu'il se met d'accord avant personne n'a envie effectivement de retrouver la primaire c'est c'est toujours des exercices qui sont un peu compliqués difficile qui laisse des traces en tout cas ce qui est certain c'est qu'on a des gens qui sont intellig intelligents qu'on aura une campagne et je rappelle quand même la campagne des présidentielles c'est la rencontre entre un homme et un peuple et et et souvent je le dis aussi les les les résultats des sondages sont aussi déterminants dans le temps pour savoir comment les choses peuvent évoluer mais en tout cas c'est une bonne chose franchement il y a il y a quelques mois en arrière on a'aurait pas regardé avec autant de sourire ce qui se passe chez les républicains et on suivra évidemment tout ça merci fr puissa merci beaucoup d'avoir été notre invité votre émission elle aécouté en podcast sur notre site Internet et toutes les plateformes d'écoute merci d'avoir été avec nous dans 20 minutes on reviendra justement sur ce match entre Laurent goquier et Bruno rotillot d'abord on accueille Marc F [Musique]
Frédérique Puissat