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interviewSud Radio (sur YouTube)· 29 mars 2025 13 min

Faut-il forcer les médecins à s’installer dans les déserts médicaux ? - Le débat du samedi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

avec notre question du jour un brin provoquante évidemment telle qu'on l'a posé sur Twitter sur Youtube et telle qu'on vous la pose aussi au standard de Sud Radio le 0826 300 300 faut-il forcer les médecins à s'installer dans les déserts médicaux évidemment c'est une idée qui ne plaît pas du tout on va en débattre avec nos deux invités qu'on accueille avec plaisir sur Sud Radio un médecin évidemment jean-pa amont bonjour bonjour bienvenue sur Sud Radio président d'honneur de la Fédération des médecins de France on est également avec notre invité Damien MODET bonjour bonjour jean-mar B et bienvenue sur su radio également député France insoumis nouveau front populaire de la haute viienne vous êtes aussi l'auteur d'un livre un député aux urgences il vote contre notre santé c'est publié chez faakir pour tous ceux qui voudraient se le procurer une proposition de loi a été adoptée en commission des affaires sociales cette semaine en cette semaine à l'Assemblée nationale qui prévoit notamment euh de flécher l'installation de jeunes médecins dans les déserts médicaux on dit zone tendue c'est comme ça qu'on le dit dans le texte en tout cas elle prévoit aussi de rétablir l'obligation de la permanence des soins qu'est-ce que ça signifie rétablir l'obligation de la permanence des soins euh d'Amien modudet alors déjà il faut savoir de quoi on parle aujourd'hui les déserts médicaux c'est un vrai fléo dans notre pays il y a 6 millions de personnes qui n'ont pas de médecin traitant 500000 qui sont en infection de longue durée ça veut dire qu'il ont des maladies chroniques qui ont besoin d'être suivies et ça concerne 90 % du territoires il y a même une étude publiée dans cancer qui est explique dans la revue CANCER qui explique que aujourd'hui si vous es dans un désert médical vous doublez le risque de mourir de votre de votre cancer enfin tout cas ça peut arriver plus rapidement parce que vous n'avez pas le bon suivi et il faut savoir que ça il y a des véritables disparités enfin vous allez chez moi en Limousin c'est Mo- 14 % de médecin même à limoge qui est pourtant la ville la ville de l'Anci ré exactement de l'ancienne région Limousin aujourd'hui il on a perdu 30 médecins en 5 ans et que ce soit du quartier populaire à Breil ou que ce soit dans des dans des les centreville aussi c'est important exactement c'est parfois c'est dans les deux cas et donc ça peut arriver faut vous allez à chantnetri chez moi ou à bobreil vous allez avoir un problème de verification médicale et aujourd'hui quand on dit que il y a la régulation d'installation c'est pas forcer les médecins s'installer quelque part jeux ça c'est la question qu'on l'a posé telle qu'on l'a posé exprès c'était pour mettre de bonne humeur aussi Jean-P amont qui est avec nous évid le disent aujourd'hui si on si en plus d'ailleurs c'est un argument des médecins aujourd'hui de dire 90 % du territoir est un désert médical bon bah l'idée c'est qu'on s'installe pas aujourd'hui dans les 10 % qui n'en sont pas parce que même s'il y a une désertification générale on manque de médecins parce que durant des anné on a pensé qu'on ferait des économies en baissant le nombre de médecins aujourd'hui on manque de médecin mais il faut quand même que il s'installe là où il y a les B estceon a trop de médecins alors aujourd'hui en fait il y a pas d'endroit où enfin moi je pense qu' y a pasendroit où il y a trop de médecins par cont desendroit où on en manque plus qu'r endro quels sont les 10 % où vous ne voudriez pas que les par exemple si on regarde aujourd'hui les Hautes Alpes par exemple il y a eu alors je dis pas qu'il faut pas que de médecins s'installent là-bas je dis juste qu'en tout cas c'est là où dans l'atlace de la démographie médical le on en manque moins il y a eu plus de médecins qui sont installés pareil vous apprenez la côte ouest ça peut arriver mais ce que je veux dire c'est que aujourd'hui c'est pas tant c'est un débat en fait si on dit il y a trop de médecins c'est pas vrai la question aujourd'hui c'est de se dire où est-ce qu'il faut s'installer en priorité et B oui c'est vrai qu'aujourd'hui la Creuse par exemple à côté de chez moi qui d'ailleurs pendant 2 mois il y aura plus de radiothérapie là-bas euh aujourd'hui bah devra de avoir en priorité certains médecins et donc ça voudrait dire que l'État devrait décider où est-ce qu'on peut s'installer plus facilement ou alors devrait empêcher des médecins de s'installer dans les en tout cas il devrait y l'État devrait décider d'avoir des zones de se dire ben ici c'est pas prioritaire de vous installer on vous invite à vous installer dans les 90 % hautes du territoire où il faut s'installer en pror des syndicats de médecins libéraux sont et vend debout contre cette proposition de loi c'est aussi le cas de Jean-Paul amont pourquoi mais on peut remercier Monsieur garot d'avoir fait on peut remercier Monsieur garot d'avoir fait l'unité syndicale contre lui c'estàdire que là tous les syndicats sont contre pour pour la simple et bonne raison que ça fait juste 20 ans qu'on annonce cette cette désertification à venir et que depuis 20 ans rien n'a été fait ce qu'il faut c'est redonner l'attractivité à ce métier faire en sorte faire en sorte que que les médecins puissent travailler dans de bonnes conditions avec avec du personnel avoir constituer des groupes monodisciplinaires pour travailler ensemble et assurer une continuité des soins faire en sorte que ces groupes disciplinaires communiquent avec les infirmières et et comme ça permettent de de d'éviter les hospitalisations et de les raccourcir que on puisse travailler avec les communautés de communes pour avoir des portages de repas dans les 6h et avoir une aux de vie dans les 6 he de façon à éviter les hospitalisations et de les raccourcir c'est l'ensemble du système vous avez un certain nombre de propositions concrètes que vous trouvez préférable à cette proposition juste une question importante pour que vous répondiez à ma question jean-pa Jean-Paul amont président d'honneur je le rappelle de la Fédération des médecins de France en quoi ce serait problématique de dire s'il vous plaît ne vous installez pas dans les Hautes Alpes parce que pour le coup on a assez de médecins en revanche on a besoin de vous dans la Creuse mais mais je salue d'ailleurs le le sens du sacrifice de Monsieur Maudet parce que il est dans une zone qui est qui est surdotée si on parce que les il parle des Hautes Alpes mais mais la Haute Vienne est en 4e position dans dans la dans la densité et même s'il a perd en général mais par ailleurs je crois qu'on a c'est mo-s 14 % sur la haut de Vienne dans les 10 dernières dans les 14 dernières années et c'est plus 16 % dans les Hautes Alpes sur la lé médical non mais ça veut dire que ça veut dire que s'il vote sur cette loi il va falloir qu'il explique à ses électeurs que les médecins ne pourront plus s'installer dans sa zone parce que il est parmi dans les zones qui sont les plus les mieux doté d'accord sauf que vous avez il nous a expliqué qu' a 8 médecin il y a 90 % de la France où on manque de médecin quand même qu'est-ce qu'on dit aux autres mais mais on dit mais que que le gouvernement sorte de cette inertie parce que on pourrait avoir on pourrait avoir 3500 médecins généralistes de plus demain sur le territoire on vient de coller on vient de coller une diè année au seul médecin généraliste ils étaient ils étaient partis pour 9 ans ils avaient signé pour 9 ans on vient de leur encer étes c'est ce qu'on appelle le docteur junior on attend les décrets d'application je peux vous dire que le ministre qui est venu hier au congrès de médecine générale devant devant 1000 internes et et médecins généralistes il s'est fait il s'est fait bien bien recevoir parce que l'imagine il ne peut pas signer il ne peut pas signer ce décret sur le docteur junior qui permettrait justement d'avoir 3500 médecins généralistes demain alors la rép et il est bloqué il est bloqué par Matignon qui ne signe pas le décret donc comment comment voulez-vous qu'on soit pas un peu énervé réponse de dem modé dans un instant juste avant ça j'aimerais qu'on donne la parole tiens vous parli Jean-Paul amont des infirmiers on a un infirmier à la retraite avec nous au 0800 26 300 300 Claude bonjour oui bonjour bienvenue sur Sud Radio merci vous voulez pas qu'on contraîne les médecin à s'installer quelque part pour pour plusieurs niveaux le premier c'est pas seulement une question d'environnement alors il y a il y a un problème il y a un GR problème qui va se poser c'est si vous aussi vous imposez il y a des gens qui vont dire ou là je vais pas faire médecin parce qu'on va m'imposer d'aller quelque part vous Aure encore moins de gens qui onont faire médecine ensuite il y a pas un médecin c'est pas seulement un prpteur bonjour écoutez j'ai mal tenez voilà tu un médicament le médecin do pouir travaille pas tout seul comme l'a dit le le président juste avant au niveau de de la Fédération des médecins de France s'il est tout seul s'il est tout seul il ne peut pas se soigner il a besoin d'un réseau autant comme lu disait monsieur donc au niveau médicossocial AUAU des associations d'aide à domicile qui doivent être là au niveau du maillage du maillage de santé au niveau des coordinations des plans territoriaux de santé c'est quelqu'un qui il peut pas trer tout ça il faut une structure et un médecin si vous dit voilà vous allez atendre endroit vous allez pouvoir aussi permettre travailler sur la coordination travailler sur du placement de de personnes en maison de retraite ensr parce queil y a des places parce qu'il y a du travail parce qu'on se coordonne avec les DACs voilà parce que il y a un travail multiprofessionnel là on va dire ok pas de souci et vous allez en trouver c'est pas une question de campagne ou quoi que ce soit de creuse de département c'est voilà c'est une question de c'est une question de pouvoir travailler prenez un mécanicien on va faire un exemple totalement différent un mécanicien dire voilà j'ai master dans telle ville mais dans telle ville je peux pas avir d'approvisionnement en matériel en pièce et en en pièce mécanique en quoi que ce soit et ben je vais pas pouvoir travailler c'est l'arbre qui cache la forêt du désert médical quoi mettez-le quelque part sans appuis derrière il ne peut rien faire il va être dans la misère ce monsieur et ils ont choisi ce métier pour soigner ils ont pas choisi ce métier pour gagner de l'argent il y a il y a quelque chose derrière soigner et soigner on peut pas faire ça tout seul il faut un réseau fa ce mariage a comprend ce que vous dites en tout on va faire réagir nos invités vous disiez merci beaucoup de nous avoir appelé depuis puis darieux hein je crois au 0826 300 300 bon on vous souhaite une belle journée juste une question à tous les deux je comprends pas pourquoi c'est si compliqué de faire accepter cette idée de dire là je manque d'un médecin on envoie un médecin quelque part en quoi c'est problématique et pourquoi ça déchaînne les fot vous allez répondre dans un instant Jean-Paul amont mais Damien modudet avant non mais déjà ce qu'il faut ce qu'il faut se dire aujourd'hui c'est que tout à l'heure vous avez dit que les tous les syndicats de mdecins étaient contre 90 % des Français sont pour et il y a même en vérité il y a quasiment une majorité dans l'assemblée seulement c'est le rassemblement national et toute la droite qui a fait échouer la dernière fois ce cette mesure là et ce texte mais il y a quasiment une majorité dans l'assemblée la question qui se pose aujourd'hui les médecin travaill énormément mais la question qu'il faut se poser donc c'est comment on réparti cette charge de travail la vérité d'un médecin dans un désert médical c'est qu'il se retrouve bien souvent et celé c'est ce qu' a dit votre invité sur retout elé il a besoin de collègues et cette mesure là est aussi une manière d'amener des collègues et tout à l'heure donc votre invité votre invité enfin l'auditeur disait disait oui mais dans ce cas-là il peut pas parce qu'il y a pas d'autres spécialistes mais dans ce caslà c'est le serpent qui se m la queue donc on inst sal plus personne faut commencer par le médecin et ensite les aut il faut bien il faut bien que qu'on commence quelque part aussi et je le dis juste tranquillement mais c'est que dans les années 70 effectivement on a fait le choix de former moins de médecins il faut en former plus aujourd'hui on en forme autant que dans les années 70 alors qu'on a 15 millions d'habitants en plus et que les médecins d'aujourd'hui font pas ne font pas 60 10 he comme avant et tant mieux pour eux en vérité mais juste ce que je veux dire c'est que la régulation n'est pas le seul moyen il y a aussi former plus de médecins c'est l'évidence le travail en coopération tout ça mais la régulation quand même c'est aussi une manière d'avoir d'avoir de mieux répartir les médecins sur le territoire ça existe dans d'autres pays ce que demande ce qu'appelle le CV Jean-Paul amamont le docteur junior c'està-dire raccourcir les études en quelque sorte non c'est pas raccourcir les études on vient de coller une année supplémentaire on con une année supplémentaire aux étudiants mais mais mais qu'au moins là c'est c'est des vrais docteurs ce sont des gens qui ont fait des remplacements qui remplacement qui ont on fait des des stages aux urgencesilé ma question à Damien est-ce qu'il soutient cette moi a priori ce que ce que me disait monsieur c'est qu'il manquait un décret qui était pass donc si la mesure pas il faut que oui publ publion publion le décret vous rendez compte c'est déj c'est le prier ministre qui doit publier le décret oui mais c'est c'est un vrai semblable que le que le premier ministre soit dans l'inertie alors qu'il y a urgence là si vous voulez on a entendu hier le désarroi une prochaine question au gouvernement pour le député mod le désarroi le désarroi de cet interne on a vu là au Congrès vous savez à ce à ce séminaire à cette assemblée générale on on a vu c'est interne qui est en 10e année qui est en 9e année qui attend le décret elle elle a deux enfants euh elle elle se demande si elle va pas être obligée d'aller à 2h30 de l'endroit où elle bosse actuellement euh pour pour pouvoir pour assurer cette le décret ne sort pas comment voulez-vous que que ces internes là soient pas en total désarroi allez le mot de la fin pour ch si j'ai une question à poser au gouvernement ce sera le texte aujourd'hui à des chances de ne pas être risque de ne pas être étudié parce que le gouvernement ne veut pas le mettre à l'ordre du jour de l'assemblée il va être mis à l'ordre du jour trop tard il y a un risque énorme moi aujourd'hui si j'ai une question à poser c'est que ce n'est plus possible notre pays on paye les mêmes cotisations sociales que l'on habite à limog à chanetriie ou à ne tout le monde doit pouvoir être soigné de la même manière sur l'obligation des gardes sur l'obligation des gardes on prend un risque avec les patients moi j'ai on a on a fait en 2002 en 2002 on a obtenu que les gardes s'arrêtent à minuit pourquoi parce que on a prouvé que si on travaille 17h consécutives on a une vigilance équivalente à 0, 50 d'alcool dans le sang et et en 2002 un journaliste qui m'interviewit qui n'avait pas dormi la nuit à un moment il m'interview et au moment où il va écrire mon nom sur la cassette au lieu d'écrire jean-pa amont il écrit jean-paon et et je luai dit je dis écoutez vous voyez regardez je vous SZ je serai en train de faire une ordonnance j'ai fait une garde de nuit j'ai travaillé le matin j'ai travaillé toute la journée j'ai travailler la nuit je recommence ce matin 36h consécutives on prend des risques avec les patients ça c'est simple de de comprendre ça donc c'est un très bon argument pour dire qu'il faut qu'il y ait plus de médecins qui participent au gardes pour faire en sorte de répartir la charge de travail là-dessus vous serez d'accord merci à tous les deux d'être intervenu ce matin sur Sud Radio merci beaucoup Damien modé merci à vous je rappelle votre livre tiens pour ceux qui voudraient se le procurer un député aux urgences il vote contre notre santé c'est publié chez faakir Merci à vous également Jean-Paul amamont président d'honneur de la Fédération des médecins de

Faut-il forcer les médecins à s’installer dans les déserts médicaux ? - Le débat du samedi — Damien Maudet · Pourquijevote