Nucléaire, dette, Nouveau Front populaire: l'interview de Marine Tondelier en intégralité
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Marine Tondelier nous a rejoint sur le plateau du Dej Info. On a regardé ici cette conférence de presse et on s'est demandé pourquoi ce serait différent de la NUPES cette fois-ci ?
Déjà, excusez-moi, mais quand j'arrive et que je vois cette photo, je suis très émue parce que je la découvre, on vient de l'apprendre.
Ça semblait impensable il y a encore quelques jours.
En fait, je suis hyper émue parce que ça fait plus d'un an que je raconte que nous allons faire les européennes séparées mais pas opposées, que je passe beaucoup de temps à discuter avec les uns et les autres. Évidemment, à l'ombre, c'était la campagne des européennes, mais mon travail de chef de parti était de maintenir des relations avec chacune et chacun de nos partenaires politiques, même parfois des partenaires qui avaient du mal à se parler entre eux. Mais voilà, c'est peut-être mon tempérament aussi. Donc là, cette fois-ci, ça va durer.
Et si vous voulez, j'étais tellement fière de voir que 24 heures après cette annonce folle d'Emmanuel Macron de dissolution, on était tous réunis dans le local des Verts avec Fabien Roussel, avec Olivier Faure, avec Manuel Bompard, pour 4 jours et je dois le dire aussi 4 nuits, de travail avec une grande détermination, un grand sens de la responsabilité. Je pense que nous sommes à un moment inédit et que nous avons été à la hauteur de l'histoire. Et ce qu'il nous faut maintenant, c'est mener campagne avec la même détermination que celle qui a animé cette construction d'unité. Parce que ce qu'il faut, c'est gagner. C'est gagner et c'est changer la vie des gens, vraiment.
Mais alors justement, vous l'avez dit, il fallait aller vite parce que cette campagne, elle est très courte. Est-ce que vous vous êtes allé très vite ?
Il y a des partis qui mettent deux ans pour faire ce qu'on a fait.
Mais justement, est-ce que vous vous êtes pas dit, bon, alors sur quoi on est d'accord, ok, là-dessus, là-dessus, ok. Sur quoi on n'est pas d'accord, on verra plus tard.
Ah non. Sinon, ça n'aurait pas pris. Là, ça y est, vous êtes d'accord sur tout. C'est intéressant parce que là, vous trouvez qu'on n'a même pas pris assez de temps, mais pendant plusieurs jours, on disait, alors, c'est pas encore fini. Alors, au bout de trois heures, quand on était dans le local, c'était alors, c'est pas encore fini ? Ben non, en fait, parce qu'on a travaillé sérieusement. C'est-à-dire qu'on n'a rien mis sous le tapis, qu'on a tout traité méthodiquement. Les accords, les désaccords, les sujets sur lesquels on n'a pas toujours été historiquement alignés.
Et je vais vous dire, les communistes vont rester communistes, les insoumis vont rester insoumis, les écologistes, je m'engage personnellement, vous me connaissez, vont rester écologistes, et les socialistes vont rester socialistes. Mais nous nous sommes mis d'accord sur quelle était la ligne du front populaire. Avec calme, avec sérieux, avec détermination, avec crédibilité. Et je sais, parce que j'ai vu comment nous avons travaillé pendant quatre jours, et quelle était l'attitude des uns et des autres, que nous allons nous y tenir. Mais je parle à l'écologiste. Donc la ligne du front populaire est claire sur tous les sujets.
Mais je parle à l'écologiste que vous êtes. Le nucléaire, par exemple, trop client, on laisse de côté.
Alors, puisque vous me parlez en tant qu'écologie, je vais vous répondre en tant qu'écologiste. La première chose, c'est que j'ai beaucoup de messages, depuis hier, d'écologistes qui se battent parfois depuis plus de 40 ans, ce n'est pas mon cas parce que je n'étais pas née, mais qui se battent depuis 40-50 ans sur des sujets qu'ils voient aboutir dans ce programme. Quand ils lisent dans le programme que l'on va mettre fin au grand projet autoroutier inutile, parce que, évidemment que les Français ont besoin de routes et de voitures, mais on a le record d'Europe de kilomètres de route.
Sachez que par Français, il y a plus de mètres carrés de route par habitant que de surface dans nos logements. On a 120 mètres carrés de route par habitant, c'est le plus haut taux d'Europe. Donc, on n'a pas besoin de plus d'autoroutes. Ce n'est pas vrai. On a besoin de plus de routes, de les entretenir mieux, qu'elles soient accessibles à tout le monde, mais pas plus de routes. Et quand je vois qu'on se met tous d'accord, excusez-moi, c'est quand même émouvant, qu'on se met tous d'accord pour faire un moratoire sur les grands projets autoroutiers, pas juste la 69 ans, tous. Et que c'est signé par tout le monde, et pas, j'ai mis personne au dos du mur, tout le monde était d'accord.
Je peux vous dire que pour plein d'écologistes, c'est hyper émouvant. Le moratoire sur les méga-bassines. Le retour du plan éco-phito, appliqué fermement, pas contre les agriculteurs qu'on va aider, mais pour nos santé. Donc ça, c'est super. Sur le nucléaire, les écologistes vont rester écologistes. Les communistes vont rester communistes. Et les socialistes vont rester socialistes. Sauf qu'on s'est mis d'accord sur un programme de gouvernement pour 100 jours. On ouvre. Et après, vous vous séparez ? Laissez-moi terminer, vous êtes très stressés par le sujet, mais moi, vous voyez, je suis très calme, je sais où je vais.
On ouvre et on ne ferme pas de central nucléaire, ni en 100 jours, ni en 2 ans.
Donc ?
Donc, on ne va pas ouvrir le central nucléaire, ni en 100 jours, ni en 2 ans. Les communistes, c'est l'accord avec ça ? Oui. D'accord. Parce que l'argent qu'on ne va pas mettre dans ces EPR, qui sont une faillite financière, un fiasco, ça coûte hyper cher, et cet argent, il peut être mis ailleurs. Cet argent, on va le mettre ailleurs. Parce que quand on construit des éoliennes, c'est moins cher et que c'est plus rapide. Et donc, c'est meilleur pour les finances publiques, c'est meilleur pour résoudre plus vite la crise énergétique, et c'est meilleur pour résoudre plus vite notre crise climatique et remplir plus vite les accords de Paris. C'est ça qu'on va faire.
Donc, la vision du nouveau Front populaire à 100 jours. C'est aussi, parce qu'on va les citer, beaucoup de mesures économiques. L'augmentation du SMIC à 1 600 euros net, le rétablissement de l'ISF, l'indexation des salaires sur l'inflation. Écoutez ce que disait Gabriel Attal sur les mesures économiques.
On voit bien qu'un programme comme celui-ci, ça se compte en centaines de milliards d'euros de dépenses supplémentaires. Et je pense que les Français, ils savent, quand vous avez ces propositions qui sont faites pendant des campagnes, bien souvent, il y a le petit astérisque en bas de page qu'on ne voit pas toujours, qui n'est pas toujours présente sur la page, augmentation d'impôts. Voilà. Moi, je pense qu'un programme comme celui-ci, ça serait une très, très, très mauvaise nouvelle pour la France qui travaille, qui verrait à nouveau ses impôts augmenter, parce qu'il n'y a pas d'autre moyen de le financer.
Et je le dis, pour le programme du Rassemblement national, c'est exactement la même chose.
Qu'est-ce que vous lui répondez ? Franchement, je ne vais pas prendre de leçon de morale de M. Attal sur la France qui travaille, parce qu'on a travaillé bien plus pour lui en quatre jours, pour la justice dans ce pays, que lui depuis qu'il fait de la politique. Mais comment vous financez ? Parce qu'il faut qu'il assume son bilan. Il y a 9 millions de pauvres dans ce pays. Il y en a plus chaque jour et ils sont de plus en plus pauvres. Il faut qu'il assume son bilan. Parce qu'il y a aussi des millionnaires en France, et c'est tant mieux pour eux. Il y en a 828 000. Il n'y en a jamais eu autant. Et ils sont individuellement de plus en plus riches.
Ce gouvernement, c'est le gouvernement du Robin des Bois à l'envers. Ils ont pris beaucoup aux pauvres. 5 euros de moins par appel par mois. La réforme des retraites, la réforme de l'assurance chômage, les prix de l'énergie qui ont augmenté, sans les en protéger. Et par contre, il y en a qui n'ont jamais pris, c'était les plus riches. Sur les super profits, ils ont toujours refusé de taxer. Alors que ce ne sont même pas des gens qui gagnent de l'argent pour leur mérite, ou pour leur travail, mais parce qu'il y a des crises en Ukraine, de l'énergie, la crise sanitaire, et qu'ils en profitent. Ils ont refusé de taxer les dividendes.
Combien ça coûte ce programme ? Je l'ai lu avec attention, on l'a regardé avec Pierre. Combien ça coûte ? Et comment vous le financez ?
Ce travail a été mené. Non mais, écoutez, on va se parler sérieusement.
On va devoir gouverner le pays.
On a fait en 4 jours ce que les Français font en 2 ans. Mais on n'a pas tout découvert. Ces mesures, elles sont issues parfois de propositions de loi que nos députés ensemble ont déjà portées, et même parfois faites adopter envers et contre tous. Et donc, ce chiffrage, on ne va pas... Vous n'allez pas chiffrer votre programme ? Si, si, nous l'avons chiffré, mais nous n'allons pas vous sortir. Nous nous sommes mis d'accord hier soir. Nos équipes, que je remercie, mais du fond du cœur, parce que je sais qu'ils y ont passé la nuit, ont mis en forme, en page ce document, pour qu'il soit prêt ce matin. Mais ça ne contient pas tout ce qu'on s'est dit. Ça ne contient pas tout ce qu'on va faire.
Ça ne contient pas les années de travail qu'on a de chiffrage de chaque mesure qui avait été proposée. Et dans les semaines qui viennent, tout va bien se passer. Non, mais on ne vous dira pas que je suis sexiste.
Oui, bon, ça peut être un sexisme à l'envers.
Ouh là là, attention, nous n'allons pas sur ce domaine. Non, mais écoutez, les choses sont très simples. Vous êtes un programme qui n'est pas chiffré. Je n'ai pas dit ça, c'est vous qui le dites, et vous avez l'air d'avoir très envie de se... Je vous le dis parce que je vois depuis plusieurs jours ce qui se passe. Mon conjoint, qui a vu que je n'étais pas à la maison et qui savait pourquoi je restais là, était devant sa télé. Il me disait, il y a beaucoup de sommes quand même sur les plateaux télé en ce moment. Quand on a réussi, il y avait un truc comme ça, genre, personne ne s'y attendait.
On l'a dit avant que vous veniez.
Laissez-nous. Moi, en fait, ça fait un an que je le dis. En plus, c'est tout le monde rigolant en disant, d'accord, on l'a dit.
On ne vous croit pas, c'est vrai.
Et chaque jour, on va vous surprendre. En bien, vous allez voir. Et donc, sur le financement, les choses sont très simples. Moi, ça m'intéresse de savoir comment on finance et surtout comment on met en œuvre. Ce n'est pas juste des tableaux avec des chiffres qui m'intéressent. C'est comment on fait concrètement. Il se trouve que, dans mon parti politique, on ne cumule pas les fonctions de chef de parti et de parlementaire. Donc, je ne serai pas candidate titulaire à des législatives, ni chez moi et d'un beau monde. Je les ai proposé d'être suppléante, ni ailleurs, parce que ma vocation en tant que chef de parti écologiste est de rester chef de parti écologiste à mon poste.
Et donc, pendant trois semaines, outre que je vais aller aider beaucoup de copains sur le territoire, de copains écologistes, insumis, communistes et socialistes, je ne vais pas être comme d'autres collègues hyper occupés tout le temps, voilà, à faire campagne pour ma circo et pour ma réélection. Et donc, moi, je vais aller voir les grands patrons. Je vais aller voir les associations, je vais aller voir les syndicats, la société civile, pour travailler avec eux, la mise en œuvre concrète de ça. Mais c'est des mesures, d'ailleurs, qu'ils nous avaient envoyées.
Vous allez voir que la société civile va publier, dans les jours qui viennent, des choses auxquelles nous travaillons ensemble depuis longtemps. C'est inspiré de ce qu'ils disent. C'est inspiré des experts du monde du travail, de l'environnement, des associations qui s'occupent du social. Donc, pour le moment... On a travaillé avec eux. Et c'est les gens qui connaissent le mieux le domaine. Bien plus que nous tous réunis sur ce plateau.
Pour le moment, vous n'avez pas de chiffres précis. Mais il y a un chiffre de quoi ? Alors, on va... Non, mais j'aimerais qu'on avance...
Les recettes et les penses...
J'aimerais qu'on avance parce qu'il y a un autre sujet qui intéresse les électeurs.
Juste un truc sur le chiffrage, parce qu'on a toujours, quand on est écologiste de gauche, beaucoup plus de leçons de morale que les autres. La dette, elle n'a jamais été aussi importante dans ce pays. Ce n'est pas de notre faute. Les injustices aussi. Alors, tant qu'on fasse de la dette, autant qu'on la fasse pour réparer les injustices sociales et la crise climatique. Parce que même Jean-Pizani Ferry, vous savez, quand on parlait de l'ISF climatique, avec Greenpeace, avec les écologistes, tout le monde se moquait. Tout le monde se moquait de nous en disant que ce n'est pas possible.
Jusqu'à ce que Jean-Pizani Ferry, auteur du programme de 2017 d'Emmanuel Macron et grand économiste, pas écologiste et pas de gauche, disent que c'est ça qu'il faut faire. Quand on dit qu'il y a de la bonne dette et de la mauvaise dette, et quand on s'endette pour le climat, c'est de la bonne dette, parce que chaque euro qu'on ne dépense pas pour l'action climatique, on va le payer peut-être pas au centupe, mais beaucoup plus cher. Quand on dit ça, on dit que les écolos veulent tout dépenser. Mais même Jean-Pizani Ferry le dit aujourd'hui.
Je n'accepterais pas d'avoir des leçons tout le temps de morale par principe, comme on est écologiste de gauche, on dit n'importe quoi sur l'économie, c'est pas vrai. On dit des choses vraies, et d'autres qui sont des experts banquiers, font n'importe quoi.
On ne vous dit pas ça.
Non mais vous êtes vigilant et que vous avez le droit.
Les Français qui vont voter pour vous ne savent pas combien de Français sont trop graves.
Excusez-moi, c'est pas sérieux de faire non plus. Je n'allais pas vous donner un chiffre n'importe quoi que j'aurais mis sur l'iPhone. Donc pour le moment, vous n'avez pas encore de chiffre. Vous n'inquiétez pas pour ça ? Et vous inquiétez-vous plutôt des autres disants sérieux qui sont sérieux jusqu'au jour où ils font leur mesure et que ça marche chaque fois ?
J'aimerais vous poser une autre question qui intéressait les électeurs. Pourquoi pas avoir proposé de nom de Premier ministre aujourd'hui, de Premier ministre potentiel, si vous arrivez en tête ?
Eh bien parce que, regardez cette photo.
Du coup, vous avez du mal à choisir. On a presque l'impression qu'ils sont déjà à l'hôtel de Matignon. La photo, on a l'impression qu'ils ont déjà le pouvoir.
Non mais c'est intéressant parce que je trouve que cette photo montre vraiment qu'on est prêts à gouverner ensemble. Et je vais vous dire...
Mais il faudra bien choisir quelqu'un.
On est de gauche et on est écologiste. Donc ce qui compte avant tout, c'est l'équipe et c'est le collectif. Je le dis avec... Voilà, je le dis très sincèrement et très naturellement. Moi, ça ne m'intéresse pas vraiment en fait de savoir lequel d'entre nous sera le chef d'orchestre. Des gens que je vois ici, beaucoup de gens sont capables de le faire. Vous, ça ne vous intéresse pas,
mais je pense que les électeurs, eux, ça les intéresse.
Je pense par exemple aux électeurs du Parti Socialiste. Oui, mais vous savez, ce qui intéresse les électeurs, c'est de savoir qu'il sera l'équipe en place. Parce que nous, en fait, on n'est pas pour la personnalisation de la politique. En fait, ce n'est pas une élection présidentielle.
Mais il va y avoir des débats télévisés qui vont être les...
Nous sommes en train d'en discuter, vous verrez. Et tout ça va se passer très sereinement. Mais il va y avoir une personne ou plusieurs personnes. Vous avez l'air beaucoup plus inquiet que nous, en fait.
Oui, en fait... Et ne vous inquiétez pas, tout va bien. Moi, je suis inquiète pour les électeurs qui ont un choix à faire dans 15 jours.
Alors, vous pouvez être inquiète pour les électeurs parce qu'ils peuvent peut-être, à la fin du mois, enfin, disons le 7 juillet, vivre dans un pays gouverné par l'extrême droite. Donc, vous pouvez être très inquiète par les électeurs. C'est ça qui les inquiète.
J'ai entendu des élus de gauche dire « On verra les résultats. Et le parti qui aura le plus de députés pourra donner un nom de Premier ministre. » On travaillera ensemble.
Mais je pense qu'on fera exactement comme on a fait depuis 4 jours. C'est qu'on prendra les décisions ensemble et on prendra les meilleures à chaque fois. Parce qu'on le fera ensemble et avec méthode. Moi, il y a une chose que je ne ferai jamais. Je ne viendrai pas sur un plateau télé dire « Tiens, j'ai une idée de Premier ministre, je la donne. » Je ne suis pas présidente de la République. C'est le président de la République qui choisit le Premier ministre. Et c'est comme ça que ça marche. Vous cherchez quoi comme genre de profil ? Qui aurait le profil ? De ce que j'ai vu depuis 4 jours, beaucoup de monde. Vous ? Parce que le sujet, mais ce n'est pas moi le sujet.
Je viens de vous dire que le sujet, ce n'est pas les personnes. Ce qui compte, c'est l'équipe. C'est que chacun soit à sa place. C'est ce collectif qu'on forme. C'est la manière et la méthode qu'on appliquera pour que ce soit toujours comme ça. Unitaire, collégiale, consensuelle. Et c'est ce qu'on a fait depuis 4 jours. Et c'est ce qu'on va continuer à faire. À partir du moment où ces conditions-là sont remplies, en fait, le Premier ministre, c'est le chef d'orchestre. C'est l'incarnation. Mais la ligne est fixée. La méthode est fixée. Et quelque part, ça peut être l'un ou l'autre. Ce sera la même politique qui sera menée.
J'ai entendu le patron du PS, et Raphaël Luxemagne, dire « On verra comme vous, on verra plus tard. » En revanche, c'est sûr, ce ne sera pas Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon dit lui-même « Je ne vais pas me l'éliminer, mais je ne vais pas m'imposer non plus. »
Vous voyez qu'ils sont déjà d'accord. Ils disent « Ce ne sera pas Jean-Luc Mélenchon » et Jean-Luc Mélenchon dit « Je ne vais pas m'imposer. » C'est déjà un fond d'accord. Est-ce que vous dites « Vous aussi,
ce ne sera pas Jean-Luc Mélenchon ? »
Mais moi, je ne fais du cas sur personne.
D'accord. Et je vous ai donné la méthode pour faire. Ça peut être lui.
Mais je vous indique que les socialistes ont dit qu'ils ne voulaient pas que ce soit Jean-Luc Mélenchon. Je ne pense pas qu'il fallait le dire comme ça. Mais Jean-Luc Mélenchon dit lui-même « Je ne vais pas m'imposer. » Tout ça est en train de converger. Comme sur tous les points programmatiques. Donc, ce ne sera pas lui. Comme sur l'accord électoral.
Donc, ce ne sera pas lui.
C'est vous qui le dites. On verra.
J'ai écouté ce que vous disiez.
Mais il y a beaucoup de possibilités, encore une fois, et j'en vois beaucoup sur cette photo de très crédit. Une femme, vous dites ? Moi, j'adore quand il y a des femmes partout. Donc, ne me demandez pas. J'avais déjà proposé que la candidate unique de la gauche pour 2027 soit une femme.
Donc, vous dites qu'il faut qu'on propose une femme.
Je pense qu'il faut plus de femmes en politique de manière générale.
Sur les questions de programme, l'écart aujourd'hui avec le Rassemblement national est très, très grand. Vous les connaissez bien, les élus du Rassemblement national. Parce que vous venez d'Énim-Beaumont. Comment réduire cet écart en 15 jours ?
Par un front, un front populaire qui va dépasser très largement les quatre parties et avec tous nos partenaires que nous représentons sur cette photo. Faire front populaire, ça veut dire faire une alliance avec toute la société civile, avec toutes celles et ceux qu'ils souhaiteront, avec toutes celles et ceux qui ont manifesté contre la réforme des retraites, avec les entrepreneurs, avec les agriculteurs, avec tout le monde. Et donc, je pense que là, nous sommes au quatrième jour de campagne. Vous voyez en fait que le Rassemblement national, ils étaient hauts aux européennes. Je ne vais pas le nier, je m'y attendais. Ils étaient hauts, mais ils étaient au maximum. Ils avaient tout donné.
Ils n'en avaient plus sous la pédale. Et là, depuis quatre jours, je n'ai pas trop eu le temps de m'intéresser à eux, mais je ne vois rien de nouveau. Nous, on a enclenché un truc inédit, auquel même vous, vous ne croyez pas. Et donc, pendant les semaines qui viennent, ça va être comme ça tout le temps un peu plus. Et cette campagne, je pense, chaque jour, va montrer un nouveau signe que nous sommes prêts. Et je pense que quelque chose va s'enclencher dans le pays. Je peux vous dire, je n'ai jamais reçu autant de messages de gens qui disent « Mais je suis au mieux aux larmes de ce que vous avez fait. Merci pour mes enfants. Merci pour nous. » On avait peur. On commence à être rassurés.
Et ce qu'on va faire, c'est qu'on va rallumer la flamme. Pas celle du Rassemblement national, celle-là, on va l'éteindre, mais celle auquel ont droit les électeurs de gauche et écologistes de ce pays. On va leur changer la vie, vraiment.
Merci, Marine Tondelier, d'être revenue sur le plateau du Dej Info. Merci.
Marine Tondelier