Notre boussole, c’est l’intérêt des Français ! - Julien Odoul (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Vous avez quelle position ? La gauche a déjà dit qu'il y a une motion de censure dès le lendemain du discours de politique générale. Vous, vous en êtes où au RN ?
- 0:15FerméeRéponse directe
Donc quand on vous dit pas de dose d'impôt, c'est bon ?
- 1:34RelanceRéponse partielle
On n'est pas tout à fait dans la même situation que sous le gouvernement de Michel Barnier. D'abord, le gouvernement de Michel Barnier, c'était 60 milliards d'euros d'économie. Là, ce qu'on entend de la part d'Éric Lombard, c'est qu'on est plutôt sur 50 milliards.
- 3:19RelanceRéponse partielle
Donc si je comprends bien, maintenant que François Bayrou a remplacé Michel Barnier, vous allez fixer de nouvelles lignes rouges pour justifier une future censure ?
- 4:11OuverteRéponse directe
Les agriculteurs qu'on entendait qui n'ont pas eu tout ce qu'ils espéraient, c'est aussi parce que les textes sont bloqués ?
- 4:55RelanceRéponse directe
Ce n'est pas quand même une loi de refondation agricole qui est encalminée à cause de la censure ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08Invité politiqueFait
« Nous, nous sommes pragmatiques, c'est-à-dire que notre boussole, ce sera la défense des intérêts des Français »
- 0:17Invité politiqueFait
« Nos lignes rouges, elles sont connues, elles avaient été rappelées à M. Barnier, elles ont été formulées à M. Bayrou. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Je pense effectivement à l'allègement des charges sur les entreprises. Je pense à la restauration du pouvoir d'achat pour les ménages. »
- 2:05Locuteur non identifiéFait
« Au moment de la censure du budget Barnier, il y avait quatre lignes rouges du Rassemblement national. Trois avaient été acceptées par le gouvernement Barnier, pas la quatrième, qui était la non-indexation des pensions de retraite. »
- 2:14Locuteur non identifiéChiffre
« Le budget ayant été retoqué, le gouvernement ayant été censuré, on a reconduit le budget d'avant, et donc que toutes les pensions de retraite ont été augmentées de 2,2%. »
- 2:48Invité politiqueFait
« peut-être vous avez un petit peu orangé. »
- 3:26Invité politiqueFait
« Ça faisait partie des réductions, justement, de budgets qui ne sont pas fondamentaux pour les Français et au contraire qui participent de filières migratoires contre lesquelles nous devons lutter. »
- 4:17Invité politiqueFait
« Je dénonce les mensonges de Mme Gennevard qui a voulu faire peur en disant que les pluies de sauterelles allaient s'abattre sur les exploitations, que tout allait être à l'arrêt, etc. »
- 4:47Invité politiqueFait
« C'est le minimum garanti pour les prix. On a la seule profession de France qui travaille à perte. »
Temps de parole
- Julien Odoul55 %
- Locuteur non identifié26 %
- Locuteur non identifié 215 %
- Locuteur non identifié 34 %
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Julien Audoulant, l'État, vous avez quelle position ? La gauche a déjà dit qu'il y une motion de censure dès le lendemain du discours de politique générale. Vous, vous en êtes où au RN ? Nous, nous sommes pragmatiques,'est-à-dire que notre boussole, ce sera la défense des intérêts des Français
et notamment de leur pouvoir d'achat.
Donc quand on vous dit pas de dose d 'impôt, c'est bon ?
Nos lignes rouges, elles sont connues, elles avaient été rappelées à M. Barnier, elles ont été formulées à M.
Bayrou. On va voir si M. Bayrou change de méthode, de logiciel, s'il écoute. Là, il reçoit tout le monde ? Non, recevoir, c'est très bien. Ensuite, il faut voir où vont les discussions, si elles aboutissent, si elles sont constructives.
Encore une fois,
le
paysage de l'Assemblée nationale n'a pas bougé. Le Rassemblement national reste le premier groupe du Parlement. Nous représentons 11 millions de Français qui ont envie d'être entendus, qui ont envie que leurs propositions et leurs préoccupations soient reprises. Je pense effectivement à l'allègement des charges sur les entreprises. Je pense à la restauration du pouvoir d'achat pour les ménages. Je pense aussi à des réductions en matière de train de vie de l'État, de lutte contre les gaspillages parce que les marges de manœuvre, elles sont énormes. On n'en parle jamais ou nous sommes les seuls à en parler.
Les gaspillages faramineux dans la fraude sociale, dans l'immigration, dans la solidarité internationale où nous déversons de l'argent aux quatre coins du monde alors même qu'on demande aux Français toujours plus d'efforts. très clairement, il y a des marges de manœuvre. Il va falloir que ce gouvernement change sa méthode, change justement ses préoccupations, et ce sera la condition, j'allais dire, de sa survie, en tout cas de sa pérennité.
Laurent ? Non, j'allais dire, on n'est pas tout à fait dans la même situation que sous le gouvernement de Michel Barnier. D'abord, le gouvernement de Michel Barnier, c'était 60 milliards d'euros d'économie. Là, ce qu'on entend de la part d'Éric Lombard, c'est qu'on est plutôt sur 50 milliards. Pardon, 10 milliards d'écarts, c'est pas une paille, c'est plus que l'épaisseur du trait, c'est énorme. Et puis deuxième chose, il faut avoir un tout petit peu de mémoire, M. Audoul, si ma mémoire est bonne, au moment de la censure du budget Barnier, il y avait quatre lignes rouges du Rassemblement national.
Trois avaient été acceptées par le gouvernement Barnier, pas la quatrième, qui était la non-indexation des pensions de retraite. Il se trouve que le budget ayant été retoqué, le gouvernement ayant été censuré, on a reconduit le budget d'avant, et donc que toutes les pensions de retraite ont été augmentées de 2,2%. Donc cette quatrième ligne rouge, par effet, elle n'existe plus. En l'état, ça voudrait dire, on est dans une fiction évidemment, mais que si François Bayrou reprenait à l'identique le budget de Michel Barnier sans rien changer, du coup, le Rassemblement national ne voterait pas la censure. — Non, M. Neman, vous avez une interprétation des lignes rouges que
peut-être vous avez un petit peu orangé.
— Éclairez-moi. — Voilà. Très
clairement, le compte n'y était pas avec M. Barnier, que ce soit effectivement sur l'indexation des pensions de retraite, mais aussi sur d'autres budgets. Je pense notamment au budget de l'aide médicale d'État, où on nous avait promis, mon zémerveille, qu'on allait réduire drastiquement cette enveloppe. C
'était des peanuts. — Très bien. Donc si je comprends bien, maintenant que François Bayrou a remplacé Michel Barnier, vous allez fixer de nouvelles lignes rouges pour préjustifier une future censure — Non, mais pas du tout. Ce sont les mêmes. Rappelez-vous, en septembre dernier... — ME n'était pas une ligne rouge. sûr que
si. Ça faisait partie des réductions, justement, de budgets qui ne sont pas fondamentaux pour les Français et au contraire qui participent de filières migratoires contre lesquelles nous devons lutter. Donc ça, ça avait été énoncé très clairement. Il y a des gaspillages. Nous demandons la lutte contre les gaspillages depuis très longtemps. Ça avait été aussi formulé. Donc il y a des marges de manœuvre. Nous allons demander à ce gouvernement, au Premier ministre, s'il veut bien les entendre, justement de revoir ces dispositifs, de revoir aussi sa stratégie.
Donc évidemment d'épargner les Français, parce que les Français en ont marre de la taxe, en ont marre des impôts, et pas seulement les classes moyennes, parce que
vous savez... en ont marre aussi du blocage. Les agriculteurs qu'on entendait qui n'ont pas eu tout ce qu'ils espéraient, c'est aussi parce que les textes sont bloqués ?
Non, ce n'est pas bloqué. Vous savez, les difficultés des agriculteurs. Et
d'ailleurs, je dénonce les mensonges de Mme
Gennevard qui a voulu faire peur en
disant que
les pluies de sauterelles allaient s'abattre sur les exploitations, que tout l'allait être à l'arrêt, etc. Elle a bien reconnu que les aides seraient versées en temps et en heure. Les difficultés des agriculteurs, sont structurelles. Elles sont bien antérieures à la motion de censure. C'est le minimum garanti pour les prix. On a la seule profession de France qui travaille à perte.
C'est la lutte contre les traités de libre-échange qui instaure une concurrence déloyale désastreuse et puis aussi c'est l'abaissement de toutes les normes qui aujourd'hui pèse dans le quotidien des agriculteurs c 'est ça ce qu'il demande alors effectivement il y a eu des avancées ponctuelles ça a été dit mais les grandes réformes structurelles qui vont permettre de sauver l'agriculture française le compte n est
pas quand même une loi de refondation agricole qui est encalminée à cause de la censure ça c'est pas une fiction non mais là ce qui n'est pas une fiction c'est que cette loi n'était
pas du tout aboutie avant que que le prétexte de la dissolution, de l'arrêt des négociations, de l'arrêt des textes, comme si elle a été finalement instrumentalisé aussi par la Macronie, il n'avait aucune volonté.
Que les agriculteurs, ils la veulent à la loi ? Mais bien sûr, mais nous la voulons. – Vous dites qu'elle est inaboutie, mais ils la veulent. –
Mais nous voulons effectivement des changements structurels.
– Donc c 'est bien la censure qui fait qu'elle n'a pas été votée ? – n'est pas la censure, elle n'était pas du tout prête.
Julien Odoul