Jean-Pierre Farandou : "En ce moment, on a 30 à 40 % des trains habituels qui roulent"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 5 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse directe
Bonjour à vous Jean-Pierre Farandou.
- 0:28RelanceÉludée
Mais Jean-Pierre Farandou, prendre la tête de la SNCF, un mois avant le début des grèves contre la réforme des retraites et trois mois avant l'explosion de l'épidémie du Covid, je ne vais pas vous dire chat noir, mais enfin, après ça vous pourrez tout faire, non ?
- 1:18RelanceÉludée
Vous dites d'ailleurs « je parle cheminot première langue ». Mais Jean-Pierre Farandou, prendre la tête de la SNCF, un mois avant le début des grèves contre la réforme des retraites et trois mois avant l'explosion de l'épidémie du Covid, je ne vais pas vous dire chat noir, mais enfin, après ça vous pourrez tout faire, non ?
- 1:23OuverteRéponse directe
Vous avez perdu 42% de voyageurs en 2020. Vos comptes sont au rouge vif, on va en parler.
- 1:45RelanceRéponse partielle
N'êtes-vous pas là trop ambitieux, trop optimiste au vu de la situation et des chiffres aujourd'hui ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Mais pourquoi ça ne marche pas aussi bien que ça devrait l'être avec tous les avantages qu'a le train en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« c'est comme ça, c'est la situation que j'ai trouvée en arrivant. »
- 0:54Invité politiqueFait
« On a eu l'occasion de servir, il a fallu traverser la crise des retraites le mieux possible. Les trains ont circulé, on a pu faire partir les Français en vacances d'hiver, c'était à l'hiver 2019. »
- 1:03Invité politiqueFait
« on a été présent au rendez-vous, on a confiné, on a réduit les trains quand il fallait. On a été là pour les départs pour cet été, pour cet hiver. »
- 1:23PrésentateurChiffre
« Vous avez perdu 42% de voyageurs en 2020. »
- 1:52Invité politiqueChiffre
« On a perdu plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2020 »
- 2:04Invité politiqueChiffre
« le ferroviaire en France, ce n'est que 10% de parts de marché. »
- 2:15Invité politiqueChiffre
« le train, ça pollue 30 fois moins que les autres modes. »
- 2:22Invité politiqueChiffre
« Même un voyage TGV, c'est 50 fois moins d'émissions de CO2 qu'un voyage en voiture, quand on est seul dans une voiture. »
- 2:31Invité politiqueChiffre
« On consomme 6 fois moins d'énergie. »
- 4:02Invité politiqueChiffre
« 92% des trains roulent à l'heure dans ce pays. »
- 4:12Invité politiquePromesse
« Et les patrons de TGV comme les patrons des TER se sont engagés que d'ici 2025, 95% des trains sont à l'heure. »
- 4:38Invité politiqueChiffre
« En ce moment, on a 500 trains, on a 500 TGV qui roulent à peu près. On a 5000 trains qui roulent à peu près. On a 30-40% des trains habituels qui roulent. »
- 5:19Invité politiqueFait
« Dès que les problèmes sanitaires sont arrivés, c'est échangeable et remboursable sans frais. »
- 5:46PrésentateurChiffre
« Vous parliez en novembre de 5 milliards de pertes de chiffre d'affaires à cause du Covid. »
- 6:12Invité politiqueChiffre
« Ah, ça ne va pas être une bonne année, c'est clair, on va perdre des milliards. »
- 6:21Invité politiqueChiffre
« On a réussi à transporter 70% du trafic habituel, donc c'est bien. »
- 7:02Invité politiqueFait
« La situation est très critique sur Eurostar. »
- 7:15Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, on n'a qu'un aller-retour par jour qui circule entre Londres et Paris. Un autre qui fait Londres-Bruxelles-Amsterdam. Et ce train-là, où ces allers-retours-là sont remplis à 10%. »
- 7:28Invité politiqueFait
« on a déjà remis de l'argent dans le capital d'Eurostar pour les aider à passer cette mauvaise passe. »
- 7:46Invité politiqueChiffre
« Il y a 55% SNCF. »
- 7:59PrésentateurChiffre
« Jean-Pierre Farandou, l'État a injecté 4,7 milliards d'euros dans son plan de relance pour aider la SNCF. »
- 8:11Invité politiqueFait
« 4,7 milliards d'euros, ils nous font du bien. »
- 8:56PrésentateurChiffre
« Sudrail estime entre 2500 et 3000 les pertes sèches en termes d'emploi cette année. »
- 9:39Invité politiqueChiffre
« Et là, cette année, on sera entre 1 et 2%. »
Temps de parole
- Jean-Pierre Farandou68 %
- Présentateur30 %
- ?3 %
≈ 8,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 7h46, Léa Salamé, votre invitée ce matin, est le PDG du groupe SNCF. Bonjour à vous Jean-Pierre Farandou. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Vous avez été nommé PDG de la SNCF en remplacement de Guillaume Pépi le 1er novembre 2019. Vous avez fait toute votre carrière à la SNCF, chef de gare à 24 ans, puis patron des TER, puis responsable de trois lignes TGV, puis directeur des ressources humaines et enfin patron. Vous dites d'ailleurs « je parle cheminot première langue ». Mais Jean-Pierre Farandou, prendre la tête de la SNCF, un mois avant le début des grèves contre la réforme des retraites et trois mois avant l'explosion de l'épidémie du Covid, je ne
vais
pas vous dire chat noir, mais enfin, après ça vous pourrez tout faire, non
? Oui,
c'est comme ça, c'est la situation que j'ai trouvée en arrivant. Je ne
suis
pas le seul, vous savez. Et puis moi, ce qui m'anime tout au long de ma carrière que vous avez évoquée, c
'est
de servir. Servir les Français, servir le pays avec les cheminots. On a eu l'occasion de servir, il a fallu traverser la crise des retraites le mieux possible. Les trains ont circulé, on a pu faire partir les Français en vacances d'hiver, c'était à l'hiver 2019. Et puis on a eu la crise sanitaire, là encore, on a été présent au rendez-vous, on a confiné, on a réduit les trains quand il fallait. On a été là pour les départs pour cet été, pour cet hiver. Voilà, c'est ça la grandeur et servitude du service public. Et c'est bien volontiers que je m'inscris dans ce sens de l'intérêt général.
Oui, alors pourtant, les grèves et surtout le Covid ont profondément fragilisé la compagnie. Vous avez perdu 42% de voyageurs en 2020. Vos comptes sont au rouge vif, on va en parler. Et pourtant, vous êtes confiant, longtemps ce matin, vous dites d'ailleurs, ça va secouer mais on va s'en sortir grâce notamment au plan stratégique que vous avez présenté qui promet de faire de la SNCF un champion mondial de la mobilité, de la mobilité durable. Et vous promettez, on sera rentable dans 10 ans. N'êtes-vous pas là trop ambitieux, trop optimiste au vu de la situation et des chiffres aujourd'hui ?
Non,
je ne
crois
pas. Bien sûr, les chiffres à court terme sont mauvais. On le sait bien. On a perdu plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2020 et l'année 2021 démarre de manière difficile. Mais il y
aura
bien un après-crise. On voit quand même le bout du tunnel arriver quelque part pour cette année. Et moi, j'ai confiance dans le ferroviaire. Vous savez, le ferroviaire en France, ce n'est que 10% de parts de marché. C'est la route en fait qui est le mode dominant. Pour les marchandises,
c
'est les camions et c'est la voiture individuelle pour les passagers. Donc on a une marge de progression énorme. Et je suis convaincu que les avantages écologiques, d'abord du train, le train, ça pollue 30 fois moins que les autres modes. C'est très spectaculaire. Même un voyage TGV, c'est 50 fois moins d'émissions de CO2 qu'un voyage en voiture, quand on est seul dans une voiture. Ces avantages écologiques,
ils
vont prendre le dessus à un moment donné, c'est sûr. On consomme 6 fois moins d'énergie. On est en mode beaucoup plus sûr. Je suis convaincu que le train a beaucoup d'avenir dans notre
pays.
Mais pourquoi ça ne marche pas aussi bien que ça devrait l'être avec tous les avantages qu'a le train en France ? Beaucoup de gens aussi hésitent à prendre... Pardon, beaucoup de gens disent que le train, et vous en avez marre d'ailleurs de ça, vous disent que les billets de train sont trop chers. Est-ce que ce n
'est
pas un problème là aussi ? Est-ce que vous allez travailler sur ça pour reconquérir les voyageurs ?
Oui, oui, moi je comprends ça, parce qu'en fait on a un système qui date d'une trentaine d'années, d'ailleurs peut-être qu'il est temps de le revoir, qui fait que les petits prix, les prix les plus bas disparaissent dans les derniers jours avant le départ du train. Et de plus en plus de Français sont obligés de réserver très tard. Ils ne peuvent pas réserver trois mois avant,
ce
n
'est
plus du tout dans les modes de vie. Donc il faut absolument que nous revoyons le système tarifaire. J'ai d'ailleurs demandé à les équipes voyageurs de le faire, et j'espère que pour cet été, on aura des adaptations profondes de la gamme tarifaire, qui permettront par exemple d'avoir ces petits prix jusqu'au dernier moment, pour que le train devienne accessible à tous et
facile d'accès.
Ça veut dire combien de baisses ? On va le sentir vraiment la baisse des tarifs ?
Oui, alors ce n
'est
pas une baisse en pourcentage, c'est le fait qu'aujourd'hui vous avez des gammes de prix, avec des prix bas et des prix élevés. Le problème c'est que les prix bas disparaissent en gros la dernière semaine avant le départ du train.
Et là, ils seront présents
pour l'été.
Il faut qu'on garde des prix bas jusqu'au bout, et c'est avec ce sort de mesure, je pense, que nous aurons la capacité de reconquérir la clientèle et de la développer.
Il y a aussi l'autre grande critique, c'est que les trains ne sont jamais à l'heure.
Alors
ça, ce n
'est
pas vrai.
C
'est vraiment l'histoire du train qu'on voit qui est en retard. Vous savez, nos moyennes sont bonnes. 92% des trains roulent à l'heure dans ce pays. Ce qui nous fait d'ailleurs, nous classe bien au niveau européen par exemple. On est très très bien classés. Alors forcément, il y a quelques trains qui arrivent en retard. Notre objectif,
c
'est de faire encore mieux. Et les patrons de TGV comme les patrons des TER se sont engagés que d'ici 2025, 95% des trains sont à l'heure. Vraiment, c'est un effort profond. Parce que je sais que le pacte de confiance
qui nous lie avec les Français... Et pourquoi pas 100%
? 100%, on en rêverait. On a le droit d'être utopique. Mais 95%, ça serait déjà formidable. Ça nous classerait au meilleur niveau des Suisses et des Japonais par exemple.
Jean-Pierre Farandou, en général, quand tout est normal, la SNCF fait circuler 15 000 trains par jour. Combien de trains roulent en ce moment, aujourd'hui
? En
ce moment, on a 500 trains, on a 500 TGV qui roulent à peu près. On a 5000 trains qui roulent à peu près. On a 30-40% des trains habituels qui roulent. C'est normal, puisqu'on est en période sanitaire de restriction de la mobilité. On est en plus au début d'année, qui n
'est
jamais une période formidable en matière de trafic. Donc effectivement, en ce moment, on a beaucoup moins de trains qui roulent. Parce qu'on observe ce qui se passe et on s'adapte. On le fait d'ailleurs aussi avec ce qu'on appelle les autorités organisatrices, les régions, où il de France Mobilité, pour voir le niveau des trains de la vie quotidienne qu'il faut maintenir. Donc un travail en commun avec les collectivités pour ajuster les trains aux besoins de services publics.
Beaucoup de gens hésitent à prendre leur billet pour les vacances de février. Si jamais on reconfine, vous remboursez totalement ?
Oui,
alors ça, on a fait ça toute l'année 2020. Dès que les problèmes sanitaires sont arrivés, c'est échangeable et remboursable sans frais. La seule petite condition qu
'on
donne,
c
'est dites-le trois jours avant, parce que ça serait quand même bête de bloquer des places pour rien. Donc c'est échangeable et remboursable sans frais, avec un préavis de trois jours. C'est la seule petite contrainte que nous donnons à nos clients. Donc ils peuvent réserver et ils pourront changer d'avis si l'ambiance sanitaire se dégradait dans notre pays.
Alors on va parler des comptes de la SNCF,
c
'est pas bien, vous le dites vous-même. Vous parliez en novembre de 5 milliards de pertes de chiffre d'affaires à cause du Covid. Mais avec un troisième reconfinement qui est probable, est-ce que ce ne sera pas plus que 5 milliards de pertes de chiffre d'affaires
?
Honnêtement, c'est encore un peu tôt pour savoir exactement comment on se terminera de manière comptable l'année 2020. On est en train de clôturer les comptes. On fera la présentation publique des comptes le 24 février. Donc attendons. Ça
va être
sanglant ?
Ah, ça ne
va
pas être une bonne année, c'est clair, on va perdre des milliards. Mais il faut voir parce que le deuxième confinement du mois de novembre a été un peu difficile. Mais la fin de
l
'année en elle-même n
'a
pas été mauvaise. On a réussi à transporter 70% du trafic habituel, donc c'est bien. Et si on avait eu d'ailleurs les stations de sport d'hiver ouvertes, je pense qu'on était très près de 85-90%. Voilà, donc on n'a pas trop mal terminé l'année. Il faut qu'on arrête les comptes. Et
puis
on a aussi des filiales qui se portent bien. On a une très grosse filiale logistique qui s'appelle Geodis, qui fonctionne très bien, qui a pu reprendre le vent de la croissance, de l'Asie, etc. Et donc au niveau du groupe, au grand total, on aura peut-être la capacité de réduire l'impact de la crise au maximum. On verra ça
quand les comptes seront connus. Vous avez
aussi des filiales qui ne se portent pas bien. L'Eurostar, qui fait la liaison Londres-Paris-Bruxelles, souffre particulièrement de la baisse drastique des voyageurs. Pourrait-être en dépôt de bilan au printemps, c'est ce qu'on entend. Eurostar peut faire faillite
?
La situation est très critique sur Eurostar. Les conditions sanitaires qui venaient se rajouter au Brexit. En plus,
c
'est les conditions sanitaires de plusieurs pays qui ne se combinent pas entre l'Angleterre, la France, la Belgique, les Pays-Bas. C'est très compliqué. Aujourd'hui, on n'a qu'un aller-retour par jour qui circule entre Londres et Paris. Un autre qui fait Londres-Bruxelles-Amsterdam. Et ce train-là, où ces allers-retours-là sont remplis à 10%. Donc effectivement, la situation est très très compliquée.
Qu'est-ce qu'il
faut faire pour éviter une faillite ou une recapitalisation ?
Écoutez, on a déjà remis de l'argent dans le capital d'Eurostar pour les aider à passer cette mauvaise passe. Là, on discute avec les gouvernements français et anglais, puisqu'on a en fait deux gouvernements qui sont concernés. On espère qu'à travers ces discussions, on aura un système qui nous permettra d'aider cette société qui est une filiale. Il y a la SNCF, mais pas que. Il y a 55% SNCF. Il
y a
les chemins belges aussi qui sont présents. Et puis des investisseurs privés. Donc
il
faut voir comment on arrive à aider cette société, comme les compagnies aériennes ont été aidées. Il ne
serait
pas anormal que Eurostar bénéficie d'aide pour l'aider à traverser jusqu'au bout de cette mauvaise passe.
Jean-Pierre Farandou, l'État a injecté 4,7 milliards d'euros dans son plan de relance pour aider la SNCF. Les syndicats disent que ce n'est pas suffisant, 4,7 milliards d'euros. Est-ce que vous aussi vous dites la même chose que les syndicats ce matin
? Ces
4,7 milliards d'euros, ils nous font du bien. Qu'est-ce qu'ils apportent à l'économie française ? Ils apportent le fait qu'on peut continuer les travaux sur le réseau ferroviaire. C'est très important parce qu'on parlait de qualité de service. Les Français veulent les trains à l'heure. Si le réseau ferroviaire n'est pas en bon état, vous avez des pannes. Ce n
'est
pas fiable et il
n
'y aura pas de qualité de service. Il
faut plus ?
Non, non, c'est déjà très bien ce plan de relance. Il ne faut pas plus ?
Ce
plan aujourd'hui, ce
n'est
pas la question.
C
'est vraiment prendre conscience que cette aide est importante. Sur 100 milliards, c'est presque 5% qui vont dans le ferroviaire.
C
'est quand même énorme. Et puis deuxièmement, ça nous permet de poursuivre cet effort de rénovation. Ça permet de relancer le fret aussi. Et ça permet de financer les trains de nuit qu'on va aussi ouvrir cette année. Donc franchement, ce plan de relance, c'est une très bonne nouvelle pour la SNCF et pour les clients de la SNCF.
Et sur le front de l'emploi, les salariés sont inquiets. Sudrail estime entre 2500 et 3000 les pertes sèches en termes d'emploi cette année. Vous confirmez
?
Ce que je peux dire, c'est qu'il n
'est
pas d'abord anormal qu'on adapte le niveau d'emploi à l'activité. On vient de le voir. Avec la Covid-19, il y a moins de trafic à transporter. Donc il y
a
un ajustement de la production à une demande qui est moindre. Deuxièmement, il y
a
la concurrence qui arrive. Et la concurrence, c
'est
la compétitivité. Donc il n
'est
pas anormal qu'on ajuste nos coûts parce que la partie va se jouer là. Si nos coûts sont trop élevés, on n'arrivera pas à
garder nos
parts de marché.
3000 suppressions de postes cette année ?
Non, en termes de suppression de postes, on peut donner les chiffres. En 2020, alors qu'on était en pleine crise, c'est 1%. Ça
veut dire combien ?
1%, ça fait un gros millier. Voilà, c'est pas énorme. Et là, cette année, on sera entre 1 et 2%. Voilà, on n'a pas complètement ajusté. Ça reste très raisonnable
et très modulé. Ça
va être autour de 2000 suppressions de postes. Juste pour qu'on comprenne... Parce que
les pourcentages, c'est pas clair. Ça peut être à peu près ça,
les ordres de grandeur. Mais dans le même temps, on continue à embaucher. Et 3800 personnes en 2020 et 2700 en 2021.
Et c'est ma dernière question avec l'ouverture à la concurrence. Vous en parliez, puisque la CNCF n'est plus un monopole. Elle
a
l'ouverture à la concurrence des lignes de grande vitesse depuis décembre dernier. Les syndicats seront-ils toujours obligés de se déclarer grévistes avant une grève ? La CFDT dit que la donne a changé, que les cheminots n'auront plus à se déclarer grévistes. Avant, vous leur répondez quoi ?
Je pense qu'ils se sont trompés. Il y
a
des ordonnances en France qui sont très claires. Et effectivement, les gens de la CNCF du TGV doivent se déclarer lorsqu'ils ont l'intention de faire grève. C'est une bonne nouvelle pour les clients, parce que c'est ce qui permet de donner une information flable à la veille de la grève. Et une fois de plus, il faut quand même aussi voir cette après-crise. Alors, on parle de crise sociale, de crise sanitaire. Moi, je le redis, la CNCF va arriver lancée après la grève. C
'est un projet
de
l
'entreprise qui nous permet de nous préparer. J'ai une grande confiance dans le ferroviaire,
j
'ai une confiance dans la CNCF. Voilà, on voit toujours ce qui ne va pas, le sanitaire et les grèves. Mais voyons ce formidable potentiel, le développement du ferroviaire dans notre pays.
Jean-Pierre Farandou était notre invité. Merci, belle journée à vous.
Merci beaucoup. Merci Léa,
à
tout à l'heure.
Jean-Pierre Farandou