La Masterclasse de Jacques Bonnaffé - France Culture
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'aujourd'hui, presque 15 ans après, vous avez un début de réponse à cette question de savoir pourquoi vous êtes devenu acteur ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Le théâtre est-il venu à vous via la littérature ou alliez-vous beaucoup au théâtre dans votre jeunesse ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est joué pour vous au conservatoire de Lille ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Quels souvenirs gardez-vous de vos premières expériences cinématographiques ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Pour vous, le travail de comédien est-il plus une histoire de gestes qu'une histoire de texte ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Comment s'est opéré le passage d'acteur à metteur en scène ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:01Jacques BonnafféFait
« j'ai commencé par faire du cinéma parce que je passe brillamment un casting comme ça devant des personnes que je connais pas »
- 12:01Jacques BonnafféFait
« il faut du souffle pour arriver à ça »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
master class en public au studio 105 de la maison de la radio alors jacques bonnaffé en 2004 vous avez dit dans une interview que vous avez accordé au journal le monde que vous ne saviez pas pourquoi vous étiez devenu acteur est ce qu'aujourd'hui presque 13 ans 15 ans après vous avez un début de réponse à cette question c'est une blague quand même faire en dix ans j'ai fait ce à défaut de voir être polytechnicien ou non non je crois que c'était inévitable en ce qui me concerne j'avais cette agitation dont vous avez parlé avait commencé très jeune et peut-être besoin besoin d'exhibition assez gentil bas du passant pas les mets qui faisait que je il me fallait trouver une scène ou alors cet échange qu'ils puissent multiplier ses partenaires c'est ces rencontres incroyables qu'on fait par la voie du théâtre où l'écriture du théâtre j'avais depuis longtemps envie de pousser du col et me faire voir de ce côté là dans une famille nombreuse je me sentais quelque fois la une une branche à saisir qui était particulière alors justement vous parlez à votre famille vous avez grandi à douelle entre deux parents professeurs de français qui vous ont très tôt transmis le goût et le plaisir de lire des auteurs cités ludovic janvier jean giono notamment dans vos auteurs favoris est ce que le théâtre est venu à vous via la littérature ou est-ce que vous alliez beaucoup au théâtre dans votre jeunesse déjà je sais pas j'ai l'impression que autour ça foisonner de théâtre quelquefois on dit du nord que j'aime bien parce que le nord me rend fort et beau hein j'ai souvent une part de moi-même qui n'intéresse la boxe très remarqué on en reparlera non mais dans ces régions qu'on dit froide quelques fois par exemple il y avait une agitation d'été avec beaucoup de spectacle de plein air qui faisait que peut-être j'étais au courant de ces métamorphoses curieuse des personnes que je connaissais dans la vie civile que j'avais vu tout d'un coup sur un plateau amateurs comme ça et qui n'était plus le prof d'anglais que je connaissais qu'il n'était plus telle autre personne à la cité y avait le marchand de vélos qui jouait dans la troupe amateur coplo qui était une vedette et de les voir transformé par le quatre sans doute ma tiens je me souviens aussi de voir mes frères sur une troupe amateur et comme il était habillé en femme de ménage pour le une première partie un peu forcé ce qu'on aime les phares sont même là on est issu des fabliaux dans cette dans ce nord alors voyant ces choses parfois très carnavalesque on en parlera aussi en tout cas un peu outré dans le jeu mais si plaisante dans le théâtre amateur je sais où je dois pouvoir y trouver mes pistes sa part de ce sens-là de la fait beaucoup plus que d'une estime comment dire intellectuelle ou sage auprès des plus grands et des inspirateurs or bien sûr quelques fois on penser aux grands noms on a tous à cette époque eu des parents qui avaient été marquées beaucoup par vilar et gérard philipe enfin qui donnait une très très belle vision un très beau ciel au théâtre alors comme vous l'avez dit jacques bonnaffé vous avez fait beaucoup de théâtre de rue pendant vos années lycée allemand oui et après vous êtes entré donc au conservatoire de lille ouais c'est ça alors je multiplie les expériences de théâtre beaucoup de théâtre de clubs aussi j'ai fait des clubs puisqu'il y avait ça qu'on a plus maintenant on débordait là-dedans n'avait pas tout à fait des dés comment dire on restait dans l'établissement pour le plaisir ce qui se passait incroyable c'était pas une option théâtre avec ses règlements et je me souviens avoir passé de longues soirées dans les lycées dans continue à travailler aussi l'expression corporelle avec le club d'expression corporelle qui tout de suite se démarquer à l'époque de ce que le club de danse faisait qui était une imitation de béjart mais surtout se détacher absolument du mime à l'âme alain marsaud nous on faisait de lentilles marceau alex wiens s'était inspirée par le grand isaac alvarez isaac alvarez a enseigné transmise à son goût de la beauté a beaucoup de d'acteurs et par des stages nombreux internes être étranger et qui avait formé jean marie jean marie qui était prof de physique au lycée de doux et avait créé une unité d'extraction port est dans lequel on sait c'était le mot de l'époque bien éclaté çà c'est un mot que vous utilisez souvent on s'est bien éclatés oui parce aller dans son sens effectivement géographique ça marche pour moi aussi je m'éclate dans toutes les directions allard au conservatoire de lille donc vous y rentrer et vous raconter de ces premiers instants de formation que vous avez dit au professeur qu'il ne fallait pas hésiter à vous verrez si s'il voyait que vous étiez trop dans la moyenne si vous n'aviez rien à voir là dedans qu'est ce qui s'est joué à ce moment là pour vous chaque bonnet fait ce que les stations entre le conservatoire classique et sentiez pas votre instrument mais j'avais déjà entamée théâtre un peu marginale théâtre de protestations alors je dis bien au conservatoire mais je sais pas si c'est ici je dois être quoi et donc je dis aux examinateurs j'ai le souvenir de pas être très certain 2 - quoi et de regarder ça comme un défaut en dix ans mais non j'ai bien entendu que pour commencer dans ce métier il faut pouvoir dire quelque part que depuis toujours on rêve d'être comédien qu'on se regarde dans la glace ou ou qu'on est seul dans sa chambre en se mettant des chapeaux et que et non mais c'est plus compliqué parce que c'est pas ça le virus et passant devant le directeur du conservatoire j'ai le jury du compte un retard de lille à ce moment là sortie effectivement cette possibilité-là cette carte d' excuses sur le virer moi si vous pensez que je perds ma place c'est ce que je me suis venu faire ici aussi ça vous est souvent arrivé durant votre parcours de douter de votre place dans un film sur dans un projet ouais non non je sais pas aujourd'hui on parle là maintenant j'oublie la chronologie et je me dis que non il n'ya plus l'excusé du doute enfin deux non non non non je pense instinctivement j'ai dû et essayé d'écarter cette hypothèse des fois on se sent pas bien pas confirmé dans ce qu'on a voulu essayer de de formuler de jouer mais je crois que je n'aime pas tellement dans les interviews le moment où le l'acteur dit avec un grand soupir vous savez au doute toujours on doute toujours croyez que c'est très bien au bout de 150 représentations jeu tout encore et que je ne sais pas ce que c'est pas tout à fait là c'était autre chose une question d'orientation mais justement je me sens très grande idée aussi de ce qu'on apprenait dans ses cours classique vous dites que le métier d'acteur c'est une indiscipline qu'est ce que ça dit du théâtre que vous avez voulu faire déjà à cette époque et du théâtre que vous voulez poursuivre aujourd'hui oui ça me rappelle une phrase consip de roussillon jean paul roussillon quand sur le travail d'un élève il s'exclame c'est exactement ça et tout le contraire il va y avoir un problème du comédien quand il a trouvé telles intentions du personnage tel morceau de la scène il va devoir le refaire et l'art faisant il se trouve que à la deuxième fois le faisant toujours aussi bien et bien il lui manquait d'avoir changé de direction on doit un petit peu se contredire un peut pas passer son temps à changer d'avis ça c'est pas la question mais effectivement il ya une presque une désobéissance aux gestes convient de pratiquer d'ici là je n'arrive pas à me rendre compte si c'est nécessaire dans d'autres pratiques comme par exemple quelqu'un qui s'applique puis à la cuisine à réussir parfaitement un certaine préparation peut-être qu'au fond de lui même il se dit si je fais ça dans les règles ça n'est pas suffisant il faut déréglé ce que je sais très bien je veux dire c'est quelque chose qui ressemble un peu à ça la discipline vous parlez aussi de malformations qu'il faut cultiver ces malformations quels étaient les vôtres au départ et comment vous les avez travaillé oui oui oui on peut effectivement ne pas toujours aller vers le mieux il faut aller aussi vers le moins bien alors aussi on va pas toujours vers le beau mais faut aller vers l'affreux vers la bosse redit qu'il ya un fond carnavalesque à l'éducation instinctive naturel que m'a donnée nord il ya effectivement un moment à rendre compte de la beauté du monde pas seulement dans le sens sélectif qui ne garderai que les belles choses il faut sortir les bosses et effectivement il faut peut-être aussi dans un temps préparatoire il avec eux l'acteur doit quelque sorte exorciser ses démons sortir ces bêtes dans en cherchant la voie en cherchant bon on l'a tous dire beaucoup d'acteurs vous le diront il ya des jours de répétition qui sont réellement fait pour ça qu'ils tournent à vide qui tourne mal et donc après coup on le savait il ya je me souviens doyon qui disait ça aussi la 7e prix est mauvaise donc lavit l'a9 et l'a10 le sera aussi mais on peut pas aller directement à la 11è prise donc on va on va être mauvais pendant trois prises c'est assez curieux comme mais il ya parfois une espèce de c'est marrant c'est peut-être pour ça qu'on se détache de la performance de la performance sportive du compte des résultats de l'examen de la meilleure forme physique et du meilleur pourcentage de réussite dans ce qu'on fait est effectivement de la démolition route vous détruire et puis détruire la destruction il faut tomber parce que quand on regarde votre votre filmographie notamment mais c'est aussi le cas au théâtre on pourrait faire un montage avec tout vos chute en fait vous êtes un acteur qui n'ont le corps travaille à ne pas se sentir bien là où il est ah oui c'est vrai on travaille et l'expression corporelle initié par jacques alvarez qui vous avez dit allez-y les gars fait les cons et nous pousser comme ça à faire on travaillait sur cette notion d équilibre c'est à dire que la marche est toujours une chute en avant oui et toujours un rattrapage de déséquilibre ou alors il ya aussi cette notion qui nous revient lorsqu'on est posée qu'on lit que rien ne soit figée que ce qu'on lit et du mouvement ce conte que ce mouvement lui même soit au bord parfois du déséquilibre ça n'est pas désagréable dans dans le domaine précis de la poésie c'est quelque chose qu'on espère les deux vertus du déséquilibre qui a la une qui peut toujours aider à attirer l'oeil ça c'est pas mal ça réjouit les copains parce que on sait bien tomber quoi c et puis l'autre qu'elle a les fesses de peur fait à soi-même qui qui déclenche des sensations voilà alors on en vient à vos premières expériences cinématographiques d'abord mes débuts oui vos débuts ah oui exactement 14h18 il les a donc on va sauter sable rien fait de cohérent vous savez c'est justement c'est peut-être ça qui nous intéresse alors en principe d'edouard niermans ce vous avez vin rouge en première expérience cinématographique oui voilà c'est un très beau lieu plusieurs fois donc raté ma carrière a réussi à le faire et donc j'ai commencé ce qu'est ce qui s'est passé pourquoi finale magicien je sais pas j'ai été voir donc ce jury je lui dis mais virer moi et m'ont gardé et j'ai passé tiens mais vraiment par hasard une audition je venais de me faire virer du constat car de paris c'est pas ça j'avais passé le constatera de paris j'étais très éplorée parce que au premier au premier au premier passage m'étais fait gicler alors là j'ai été récompensé ça n'avait pas marché du tout j'ai rêvé quelque chose qui ne colle pas du tout avec les colts conservatoire de paris mais je suis repassé devant qu'est ce qui leur arrivait justement comment qu'est-ce qui ne connaît pas justement je serai pas dire je pense que c'est d'abord mes appréhensions mes peurs l'idée que je me faisais deux voilà il faut être très bien il faut ressembler à quelque chose on se fait parfois trop facilement c'est vrai c'est très intéressant de s'y arrêter quand même on se fait parce que nous on travaille sur les apparences on se fait une idée de la tenue il faudra se tenir comme ça parce que je pense que ici c'est quand même un autre niveau comme on dit on va dans un dîner il faut bien se tenir probablement d'une certaine manière j'ai présenté cette école avec la volonté de des prêts vraiment bien bien près à l'endroit où il fallait le faire lors qu' il était plus simple de laisser voir ses failles il montrait par la queue on est venus travailler dans cette école moralité j'ai échappé à claude régy certes aille si beau dire on m'attrape a tout perdu mon gars mais il faut de la variété dans la vie vous avez raison voilà moi j'avais plus une éducation classique à la provinciale on la voulait que je vous réussit liste ans du cid alors peut-être à l'aise sous moi donc alors donc on était uniquement et qu'est-ce qui se passe j'ai commencé par faire du cinéma parce que je passe brillamment un casting comme ça devant des personnes que je connais pas que je bénis encore de leur choix et je me suis retrouvé à tourner sortant de mon consommateurs de province un mois avec edouard niermans ce qui est un cinéaste c'est à dire qui possède en lui cette maladie des images ce que qui transcende les choses qu'il est qui les portent quelque part c'est une expérience très intéressante et très passionnante l'histoire d'anthracite ce film c'est une histoire qui se passe dans un collège où toute une classe est retenu un week end et j'ai trouvé là l'occasion de peut-être laissé échapper une chose qui était essentiel joué le rôle du du grand meaulnes en quelque sorte de celui qui du rebelle qui s'échappe du rebelle tourmenté d'ailleurs j'ai gardé cette ce casting cette messe pour traîner tient par la suite j'étais parfois catalogué jeune homme tourmenté voilà ce que tu as durant je vous avais cette possibilité là d'ailleurs m'a fait peur parce que j'ai regardé dans les catalogues à l'époque qui était jeune homme tourmenté s'il fallait faire par exemple la carrière de pierre clémenti je me sentais pas de force a essayé d'être ya 1000 mm tournant à un moment j'ai pu me raccrocher à la réalité parce que j'ai cessé d'être un jeune homme tourmenté comme à aider mais j'étais engagé par l'immense probablement pour cette capacité à être rebelle et tourmenté et puis aussi par jean luc godard donc mais de là encore vous échouez a raté puisque jean luc godard et de menaces non vous repère pour jouer le rôle de joseph le vigile agents de la circulation il m'a d'abord pas pris et puis après il m'a appris en lisant je t'explique pourquoi je t'ai pas pris mais tu ressemblais pas tous ressembler par roule en même temps il me dit tu as fait un geste dans ta vidéo est en quelque sorte il me parle de montage c'est très curieux et mme extériorise normal puisque je sais pas si je fais un geste ou pas je sache ça m'a plu quoi et d'un prénom carmen ya effectivement une chorégraphie un camp jeudi le ta fait un geste c'est un geste du bras il était un moment d'explication c'est à dire que voilà il ya des gens logique qui parle avec les mains devant qui voulez un petit peu moi j'étais parti avec sans doute un bras au dessus de la tête pour mieux dire ce que j'avais dans la tête donc ça c'est à un geste un peu démesuré je me suis rendu compte en essayant de me soigner au théâtre par la suite que ça m'arrivait souvent d'agiter les bras et et la riba était juste car pour le brave tchê cette expérience formidable oui mais justement reparler de gestes est ce que pour vous puisque vos rôles ont toujours été très physique vous les avez vous même rendu trop physique à occuper l'espace vous voilà on parle de prénom carmen votre apparition c'est presque une scène de cascade vous roulez dans les escaliers vous tombez encore une fois est-ce que pour vous le travail votre travail de comédien c'est plus à la base une histoire de gestes qu'une histoire de texte jacques bonnaffé mais j'avoue je m'en rends pas forcément compte puisque j'ai un travail sur moi même à essayer de diminuer ce là bas effectivement il ya une mise en route c'est comme de dire je vois pas qu'on puisse faire de la musique à froid quoi il faut un petit peu avoir chauffé puis ça démarre mais ce n'est pas le moment mouvementée qui serait le but à atteindre bien sûr je suis déclenchée par un mouvement il ya une volonté physique de chercher la voie et qu'elle ne soit pas juste mental il ya la bonne ou le conseil de de certains de ne pas chercher dans la tête ce qu'on doit trouver dans le ventre il ya une effectivement une recherche respiratoires comme ça qu'est parfois profondes et comment on travaille à trouver la voie alors comment vous travaillez vous vous voir nos voilà querelles sont pas seulement sur la vocalise et j'entends par là atterrir aboutir un but de fixer à une amélioration une certaine justesse doivent par moments c'est des poussées des digues et donc elle devrait passer par un assouplissement qui est multiple j'aimais bien la souplesse peut-être ça aussi peut-être je me suis beaucoup dépenser physiquement parce que c'était très très agréable alors la souplesse dans la voix c'était aussi passé par bon nombre d'imitation avant de pouvoir choisir on peut s'amuser à imiter jean pierre léaud dans certains moments comme ça on reprend un texte qu'on devait lire à rabat et puis et puis le jeune léo et les bains passer par des voies comme ça c'est nécessaire à l'acteur pour les abandonner voilà ferc unis pendant un quart d'heure et puis après c'est passé ça va mieux là on peut étudier sa poésie se débarrasser de ses fantômes impressionnant mais bon je pense que ça et donc la voix elle se trouve aussi en partie là peut-être tout simplement un fait que elle arrive après une certaine fatigue elle est plus belle n'est plus les les plus fragiles après une certaine fatigue quelquefois on joue deux représentations de suite et on est toujours séduit dans la deuxième représentation par ces choses qui s'ouvre parce que on ne retient plus il ya quelque chose d'un volontaire dans la voix il ya quelque chose de il faut vouloir aller à ce point involontaire vous dites vous dites de jean luc godard qui le retient beaucoup ses acteurs et que ce n'est pas un cinéaste qui fait naître vraiment les acteurs et vous est ce qu'il ya un cinéaste dans votre parcours dont vous sentez qu'il vous a fait naître en tant qu'acteur ouais là il faut dire de lui qu effectivement tout le monde le sait godard c'est pas une propriété personnelle quand on a joué avec lui c'est vraiment un territoire public que tout le monde connaît où tout le monde peut savoir qu'il est sermoner par exemple qui dit que ça vaut pas le coup il démonte il démonte quelque chose ils vous regardent paisible ça vaut pas le coup de jouer pourquoi tu fais pas juste un deux trois quatre cinq doigts tu m'fais 1 2 3 4 5 et tous les acteurs font ça mais demande fais ce que je te demande c'est tout je te demande de le faire il n'arrête pas de faire des des sermons et je dis ça pour gagner du temps parce que j'ai bien compris ma personne ouais mais je me suis fait tout tout seul - madame ça va très bien fait tout seul non mais pourquoi qu'est ce que je peux dire si c'est successivement on a des éblouissements par exemple on travaille je me souviens du travail avec doyon qui était de jour en jour plus impressionnant et caetera et pendant un moment je me suis dit mais à jamais une personne qui m'a ouvert aux jeux comme ça puis après j'ai rencontré sur le tournage où autant que d'autres d'autres personnes j'ai rencontré par exemple john berry au théâtre qui étaient dans une telle exubérance en me rappelant en nous rappelant qu'il qu'il avait travaillé avec orson welles il disait pas ça simplement il disait ça dans une espèce de d'allégories de mélange d'histoires et de et il était tellement heureux il pousse est tellement vert l'exultation que j ai gardé longtemps une empreinte en disant tiens je peux aller reprendre un peu c'était avec myriam boyer dans cette pièce d'athol fugard et on a eu un souvenir divin du temps concentré de travail de ce qu'on est en train de faire éclater comme des noix comme çà çà çà s'ouvrait c'était magnifique dire qu'ils meurent a définitivement laissé sur le carreau alors lui m'a tout appris ça va venir tout à l'heure je je vais me souvenais trail f1 peut-être en attendant la master class avec vous jacques bonnaffé continue sur france culture et on va en venir à au théâtre justement puisque vous en parliez vous avez joué au tout début dans britannicus de racine et puis dont la fonte de maxime gorki sous la direction de gildas bourdet cofondateur du théâtre de la salamandre qui devient pendant ces années là où vous fait vos débuts sur les planches fin des années 70 début des années 80 le théâtre national de la région nord-pas-de-calais une compagnie amateur qui peu à peu se professionnalise et puis qui devient théâtre national dance dans ce contexte là quels souvenirs vous gardez de cette expérience de théâtre et de troubles actuels dans une grande admiration de cette équipe qui provenait d'une histoire théâtrale c'était une jeune équipe qui allait aux côtés de lavaux dans aux côtés de jean-pierre vincent illustrer les grandes années de la décentralisation d'une autre l'étape après planchon c'est en quelque sorte les fistons à un plongeon eux il était à une époque collective encore de création collective et puis il avait plein d'idées tout neuf magnifique qui venait de faire un spectacle qui a beaucoup marqué à l'époque qui s'appelait attention travail et qui était un passage en revue de d'une société arrêté arrêté par le chômage la première image leur spectacle était un bus bloqué dans un terrain vague mais tous les gens étaient dedans et voulait pas en redescendre et les chauffeurs zoom normes ça repartira pas ça partira pas et là c'était le premier spectacle mis en scène par bourdais sens collectif toutefois on retrouver l'esprit l'agitation de l'époque or à dire qu'elle est d'origine matérialiste c'est à dire qu'il ya une confrontation avec aujourd'hui ça à garder cette place là mais la dramaturgie dans le temps de répétition et le fait de fabriquer de te fabriquer une mémoire commune dans le temps de répétition entre les acteurs avec l'auteur avec le metteur en scène mais aussi avec le dramaturge qui apportent des pièces de savoir qui vont être confrontés je me souviens qu elles sont de toutes natures sous la con on visionne des films ensemble bien sûr la prise du pouvoir par louis xiv on s'est dit et ça ça fait partie de la mémoire commune il ya tout un travail autour de la répétition dans ce cas là ça veut dire répéter n'est pas seulement répété refaire mais aussi sans réussir cette manière là et sous la houlette d'un ou de plusieurs dramaturges certains ont pu appeler sa l'école de brecht ou autre chose mais voilà une des des forces une des volontés du théâtre public à ce moment là était de de travail et de de travail et l'argument de pouvoir sortir un fond de réflexion de deux matières de savoir énorme de ce qu'on était en train de répéter vous dites aussi que vous avez participé à ce moment là un bout d'histoire du théâtre avec l'asmo est maintenant être respectivement je veux dire oui si j'étais engagé avec une telle joie une telle allégresse c'est parce que effectivement ça appartenait profondément l'histoire du théâtre alors j'entends par là moi on est tous à un moment très très impliquée dans la grande histoire du théâtre nô mais que je ne peux pas me défaire de l'idée qu'en france le théâtre est fait partout en france mais ce n'est pas ce ne sont pas quelques scènes parisiennes qui suffit suffisent à justifier ce qui se passe c'est à dire le mouvement artistique général que constitue le théâtre et qu'il est énervé par ces nombreuses selon vos foyers de création ces lieux de festival quand on pense à avignon et c est un long mouvement qui commence par la décentralisation assez génial à dire parce que c'est je pense au documentaire de daniel cling qu'il a fait sur les acteurs de la décentralisation et il faut en parler deux secondes c'est extraordinaire parce que plutôt que de donner la parole à plutôt que de laisser la parole aux metteurs en scène de l'époque à villars où à gaby monnaie ou à tout ça que sans un peu dans son documentaire les acteurs sont ceux qui ont constitué ses premières troupes les premières tournées une aventure qui était plutôt mal vu au départ c'est à dire que d'abord malraux les assez vite pris sous son aile et leur a donné de l'argent alors il ya des gens qui ont dit mais c'est une erreur c'est un mauvais choix le théâtre se fait à paris se fait très très bien là avec des gens qui savent trés trés bien vous faire du théâtre et il faut le distribuer qu'est ce que vous allez perdre de l'argent dans des troupes qui s'exerce en bourgogne et qui doivent répéter dans des granges c'est pas bien c'est pas c'est pas le bon endroit et e alors il ya beaucoup de témoignages aussi deux comédiens qui disent il ya que là qu'on pouvait faire du théâtre c'est à dire exposé à un certain nombre de réalités là qui était celle de la campagne d'une france en reconstruction où on se serrer les coudes mais faire du théâtre au milieu de ces gens là en disant ben voilà on sait pas où dormir ben vous inquiétez pas on s'occupe de tout et vous nous aiderez à monter le ton va monter ensemble les plateaux et à tout ce travail constitue aussi un spectacle afin la richesse d'un spectacle voilà cette décentralisation l est comme ça forte de son mouvement continue et ensuite ben la construction ayant eu lieu il faut inventer d'autres motifs bas le motive c'est de poser tout le temps des questions de se remettre en cause ne pas jouer et rejouer toujours les spectacles qui marche mais d'en chercher d'autres il ya aussi un cahier des charges qui est celui de créer des auteurs et quelles questions vous vous posez vous jacques bonnaffé par rapport aux projets que vous menez et que vous répétez que vous reproduisez d'année en année la question peut être je me dis qu'est ce que ça vient faire aujourd'hui ce que tel tel ou tel choix qu'elle je me pose ces questions là et alors les réponses en général par exemple si on prend votre oeuvre celle dont vous me parliez l'oral et hardi qui a beaucoup compté pour vous avec ses textes de jean pierre verheggen le poète belge et que vous avez créé en 2007 mais aussi une longue évolution s'est faite nombreuses lectures avec lui avant de décider de faire ça est ce que vous vous posez la question de qu'est-ce que ça signifie s'était longtemps quand je les fais c'était de son temps il mais ça le sera aujourd'hui puisque la blague essentiel de l'oral et hardi c'est que on vit dans un excès une crue de discours et et d'allocutions et le spectacle pour le raconter c'est quand même nécessaire c'est que je viens au départ et je dis je vais juste dire un petit mot avant leur présentation alors ce fait semblant de dire un mot sur les portables est en fait le petit mot dur pendant une heure et demie quoi donc après il ya différentes choses à ça c'est rigolo comme test avec le public on essaye ça et je pense à jérôme rouger qui fait des essais de 10 de faux discours politique et qui est un un maître en la matière il ya un moment où les gens vous regardent dans le public qu'est-ce qu'il en train de vous raconter est ce que le spectacle va arriver parce que je le redis on attend l'acteur est donc je donne quelques mots et ça ne démarre pas vraiment mais par contre je donne beaucoup de discours des allocutions n'en plus finir c'était à un moment le mode d'écriture de jean pierre verheggen c'est sa marque spécifique aussi qu'on retrouve un peu chez chez novarina qui est la logorrhée avec moi pour ne jamais entrer en poésie comme on entre en religion avec moi curton de l'aporie petites soeurs de charité du pata raft rokia de l'harmonie pied bot de la grandiloquence jeanne autistes fervent et amphiboles og patenté homéo de letat tudca gondoles abscons et qu à garons de l'énumération sans suite schiller de super relation moabites de l'à peu près officiant bégué tordu de la question four est simple et du brouillage marie tistes marine marau nist hystéro ni sterling c'est parti pour une heure et demie voilà alors ça ça non seulement il fait ses minutes et il est très étonnant dans l'exercice je ne connaissais pas le public j'ai découvert une âme une capacité de résistance qui m'étonnait parce qu'on pense qu'il faut toujours donner du sens et puis souligne éventuellement à un endroit où ça veut dire quelque chose ah ah on est bien d'accord et ça ne veut rien dire là ce que jalonnent j'énonce c'est ce développement de nos états et parce que c'est bien écrit nous parce qu'à une respiration magnifique dans ce texte georges tron écriture s'entend ben je vois quelques fois des espèces de sourire c'est pas très bien le définir en un demi sourire d'extase à peu il est fou c'est s'arrête jamais je sais c'est bien alors pourquoi c'était une réponse je pouvais le justifier si on fait de la ramaz turgis à tous ceux qui balancent les promesses et rattrape rattrape le coup avec des mots avec des discours je pense que c'était c'était ça la vanité des mots et particulièrement dans les allocutions politiques qui sont devenus dans mon usage des allocutions poétique mais j'ai commencé ce spectacle en faisant une campagne électorale comme ça te alors sur des lieux de l'art de rue c'est à dire j'étais chez les compteurs j'étais invité chez yannick jaulin à pougne hérisson je me souviens que j'ai fait les premières formule du spectacle comme ça en serrant des mains en arrivant je dis bonjour comment va votre petite fille je sais qu'on a fait des travaux dans votre rue ça fait plaisir de vous voir et vous même alors heureux voilà vous avez des tripes et en même temps que je faisais répondu au téléphone en même temps aux rires oui non alors ce sera pas possible c'est après voilà après la master class là vous vous dites à fun radio qu'on pourra parler ensemble ok d'accord merci bonjour bonsoir et puis je mélangeais des trucs et jamais permettait de donner une belle allure à ceux des barrages de spectacle les gens qui peuplent toujours tout des bonimenteurs de la politique ou les poux toujours tout dire avec les discours allant plus fini petit jacques bonnaffé de ce spectacle l'oral et hardi qu qu'il vous a permis non seulement de mettre en oeuvre tout ce que vous aviez appris depuis votre le début de votre parcours de comédien est d'aboutir à l'invention de l'allocution poétique si on peut parler si on peut dire la boue tire-lire alors il m'a permis d'aller chercher une vieille leçon du conservatoire mon vieux il faut il faut il faut du souffle pour arriver à ça ça peut surprendre quelques fois c'est impossible les premières représentations je terminais sur les genoux et c'est d'une facilité déconcertante au bout de vingt représentations c'est effectivement ce casse je rêvais de ça moi c'est peut-être aussi pour ça que je rêvais à la poésie c'est qu'il faut du souffle pour y arriver on voit un peu ce que ça que ça peut vouloir dire en fait c'est une notion presque interne le souffle c'est d'arriver petit à petit a favorisé son mécanisme physiologique à l'intérieur même d'un texte et pouvoir le déployer on va dire sans effort visible ou en tout cas les efforts qu'on voit les efforts apparents ne sont pas ceux pour passer au dessus de l'asphyxié de l'essoufflement de tourner donc la première chaussée les lésés mais les aimer pour pour ça pour 7 grandeur la culture du mois et bien je vous questionne encore et les la master class avec jacques bonnaffé sur france culture continue avec votre travail d'acteur et votre travail de metteur en scène que vous rattachez toujours au nord c'est la première pièce que vous mettez en scène à la fin des années 80 ans 88 c'est paris nord attraction pour noces et banquets avec catherine jacob et puis il y à cette oeuvre également très importante dans votre parcours qui a fourni un tel défilé que vous montez pour la première fois en 94 et vous faites tourner pendant une quinzaine d'années un spectacle créé d'après des textes du poète picard jules mousseron et que vous interprétez en ch'ti comment s'est opérée ce passage d'acteurs à metteur en scène à cette période et ce passage d'une langue dans un langage théâtral à un autre j'avais dit que je touché à deux univers mais alors je vous remercie pour cette question même je dois vous avouer belliqueux ici je peux le dire publiquement j'ai toujours une double vie effectivement je vais probablement être à la voix du nord est pas du nord paris pas de paris alors du théâtre et pas du théâtre la première le premier pas à côté que j'étais trop dans le théâtre je pouvais avoir d'écho page plutôt des copains de la vie courante les copains qui étaient ouvriers extra qui me dit oh mon dieu pourquoi tu as besoin de faire le comédien rentrer dedans je pense et des soirées j'avais vingt trente ans comme ça de moi aussi je suis comédien moi tous les jours ça charcute et avec discussions n'en plus finir là-dessus le terrain vous avez besoin d'un autre d'un à côté d'un autre une double vie d'un d'un autre rare de retrouver peut-être aussi les constructions pas si facile que ça du théâtre de rue du des arts de la parole d'abord eu tout ce qui fait qu'à un moment bien sûr on veut pas se limiter à faire de la harangue on essaie de trouver de quelle origine on est au moment où on joue ou canton on est en train de faire certaines expériences en public par exemple avec effectivement le patois du nord et tout c'est pas pour faire entendre quelque chose enfin je souhaitais tous m'ont vraiment de toutes mes forces ne pas tomber dans le folklorisme ou de faire entendre même si inévitablement et des gens qui disent c'est tellement beau un merci parce que c'est ça rappelle le bon vieux temps brand bête tout ça mais c'était pas là la volonté n'était pas traditionalistes un haut sens de la restitution mais que ça secoue que ça chahute dans tous les sens du style on ressemble vraiment à ça il ya un peu de la provocation dans le spectacle dialectal comme ça un peu et donc j'avais besoin de casser dans moi même une idée du théâtre que j'avais acquise pas vous l'avez dire avec des pièces formidable britannicus quand même racine et j'adorais après j'ai travaillé avec christian risque de mon plein gré sur corneille la veuve de corneille les ateliers qu'on faisait sur du théâtre classique ex terrain de même que de nombreuses expériences de théâtre ou même d'acteurs ou au cinéma conduisent à une comment dire un un moule un peu classique c'est idiot dire ça conventionnelle d'un acteur qui qui fait beaucoup de choses qui est cette bière fr etc et puis tous les coups j'avais besoin de déroger c'est là que je dis j'ai besoin de mal faire aussi alors un soir lucien attoun qui dirigeait était un trouvère me dit je ne sais plus comment c'est venu mais une sorte de carte blanche sur des textes des textes pas forcément du théâtre la mission de théâtre ouvert étant de faire en temps du théâtre contemporain qui m'intéresse toujours beaucoup et je suis dit ah ouais je vais lire la voix du nord ces [ __ ] le truc que je vote étonné mais puis alors j'ai fait une soirée vous alternez en fait des pièces traditionnelles à dire des textes de jules mousseron minéraux mineurs à denain qui a eu mourad se se nommer lui même pour être mineur voilà comme ça cet effet les n'est ni exégètes l'avait pas et c'est un poète très important qui a une oreille incroyable alors j'avais fait une soirée avec un mélange pour actualiser mon vieux répertoire je lisais la voix du nord en même temps que je donnais ses textes comme ça j'avais un correspondant contemporain je lui ai dit par provocation l'écriture contemporaine c'est aussi le quotidien quoi c'est aussi le journal et puis on a fait un cabaret forme très agréable à explorer avec catherine jacob qui venait juste jouer dans la vie est un long fleuve tranquille ce qui se passait dans le nord est on a fait ça pour quelques soirées en fait on l'a promené pendant deux ans puis après j'ai eu effectivement une rechute très très grave en ch'timi puisque j'ai joué avec une fanfare pendant douze ans on m'avait demandé au départ une soirée alors j'ai pas joué douze ans sans m'arrêter j'étais parti avec juste cette opinion que à la demande qui m'était faite je voulais pas faire un stand-up un seul en scène il me fallait et donc j'ai dit à cette fanfare vous êtes partant ce serait l'idée d'un mec qui est sur scène et qui trouve plus sa fanfare quoi c'est à dire que quand je parle vous n'êtes pas là mais quand vous êtes là je vous cherche on se courait après quoi dans le talk et parce que c'est bien toi c'est l'idée que ça va jamais comme il faut quoi mais bon j'étais bien quand même voilà c'était parti de l'idée d'une panne on peut faire énormément de choses comme ça ça permet d'ailleurs de remplacer beaucoup de frais de décor et scénographique c'est vachement bien youtube vous dites je comprends peuvent que le camion n'est pas avait il ya des loques commence à décrire mais le décor que vous voulez vous pouvez vous offrir des choses formidables ça c'est du travail de conteur voilà que et là je savoure je vais encore avoir des rechutes ça m'arrive régulièrement de reprendre dans cette langue le que je fait très mal parce que j'ai besoin d'être là bas pour avoir le bon accent vous dites du ch'ti que c'est un c'est un patois qui atteste d'un manque de mots et d'une difficulté à parler à voix haute et vous même vous dites avoir du mal avec les mots dans la vie alors qu'est-ce que quelques zones vous a permis d'explorer ce langage théâtral quelle zone de vous même il y avait effectivement un drôle de truc quand la fabrique de l'accent moi je l'appelais l'accent drôle c'est parce que là bas on dit c'est drôle ça fait drôle qu un thé tout drôle si par exemple je parle à une petite fille avec l'accent je prends un peu l'action montpellier ou indiens arrête c'est drôle il ya quelque chose qui est un peu mal à l'aise de même on forme un monde on forme un groupe faut pas oublier que la bahia une masse humaine énorme un homme qui bien sûr chaque individu contexte un mec qui a toujours su passer d'abord sa force sa force de classe sa force ouvrière bon c'était une image ancienne un qui serait plus valable aujourd'hui vraiment pas mais mais il ya toujours cette masse humaine très important et avec un accent qui quelquefois empêche honda ça chez les picards ils disent je suis en jupe et cherche pessah deschamps péché mais toujours dans le langage populaire ces choses là sont à double clé quand on dit c'est pas quand on dit ça vaut rien en fait on dit parfois le contraire c'est une manière modeste 1 comme de de cacher sa fierté c'est un peu contrarié inversée mais c'est vrai que dans beaucoup de ces ses modèles ce pack sera un peu lourd qu'aux ou qui ferment le bush qu'il inverse les gens ils ont tendance à faire plus tôt la grimace qu'un sourire court bain cet accent là il empêche alors c'est curieux comment fait-on pour créer une langue de passage d'une langue de communication une qui soit en même temps presque une armure un bloc comme celui là mais c'est que elle a de l'énergie elle a une énergie folle qui n'est pas nécessaire dans notre langue des beaux esprits au contraire nous veille à économiser cette énergie de manière à parler en récupérant avec là on dépense la parole on va très très loin et elle va progressivement vers un excès de fête pour ce qui est d'une image du nord chassé cet abattement courrensan parfois ans ou d'être un peu condamnés par son accent et en opposition et l'assiette éclatement un rien je vois la boum éclatement est un jeu d'opposition de contraste très fort ouais j'ai fait un peu trop de théorie la non sonore même vous parlez de bruno dumont comme d'un site qui vous intéressent beaucoup et notamment de son film la vie de jésus alors là encore on est dans le nord-est dans le nord est ce que c'est une rencontre manquée dans votre parcours vous n'avez jamais travaillé avec lui et ce qu'il veut un petit peu j'ai dû faire des lectures pour bruno dumont et puis havre chez saab et il était clair qu'ils travaillaient avec des acteurs non professionnels qu'ils essayaient de capturer quelque chose un peu cette chose que je viens de décrire laborieusement mais vous avez été patient et non il appartient à une famille d'esprit qu'on retrouve d'une certaine manière c'est tiago rodriguez aussi avec et pourtant et qui vous avez travaillé en 2007 voilà que m oz portugais jeu je sais que le moment où tiago nous demande d'en retirer tout notre savoir-faire d'acteurs encombrantsla le plateau de bovary et qu' on doit refaire d'appréciation pour lui qu'il suit ah c'est qu'il essaie de suivre assez scrupuleusement pour regagner un peu du côté de cet événement extraordinaire de peut-être n'avoir jamais su ce qu'on disait n'avoir jamais su monter en scène mais être là vraiment du monde il pose cette chose-là manifeste de manière éclairante les quand il en parle aussi ses remarquables tous les couilles d'innonce on doit toujours dit c'est des noms comédien et c'était nombreux récits annuel mais ils sont comédiens les gens que je choisis et c'est très troublant ce qu'il dit là cette publicité alors qu'il a complètement accompli avec le p'tit quinquin où c'est comme si les gens avaient préparé ce truc là ils sont pas du tout pris en tant que documentaire ils avaient ils étaient eux-mêmes un peu complice de la comédie qui se joue là et il a utilisé des arguments qui m'ont complètement décoiffe et les arguments d'écriture nous met un petit peu sur les charbons ardents dans le nord j'y arrive qu il en reste encore un petit peu de charbon et effectivement on est face à quelque chose qui plaît ce dans son cinéma quand on est authentiquement régional et qui tout d'un coup réjouit on aide à bay hill a bien fait d'aller aussi loin de prendre [Musique] tél tel mec c'est pas al'avantage de la région mais tous les couches je sais que profond des morts il y luttent contre un défaut de l'époque qu'est le tourisme quoi qui consiste à modifier son image alors parce que j'entends ça évidemment dans cette belle région d'ailleurs il faudrait améliorer l'image du nord vous comprenez les gens d'une mauvaise image du nord donc on va essayer de m'améliorer l'image de l'or et les uns après les autres de grands hommes sont passés avec ce souci de modifier l'image du nord mais l'image l'image réfléchissant un peu quoi il n'ya pas de l'image du nord elle se constitue aussi avec ses ornières avec ça allez-y les quelques sms justement compte pour vous que ce soit du cinéma du théâtre de la peinture est ce qu'il ya des images qui compte et qui vous aide à travailler à construire vos rôles j'aimais bien quand on travaille au théâtre être sensible au regard des photographes quand on a fait ce travail avec catherine jacob qui s'appelait paris-nord attraction pour noces et banquets je me souviens des photos de françois hertz qui filmait la frontière entre belgique est et nord et c'était très important de même que quand j'ai rencontré yolande moreau qui préparait la mer monte je voyais que à travail de son écriture de leur écriture avec gilles porte était beaucoup sur les cahiers de photographies et de rapport à la photographie qui n'étaient pas des repérages seulement on était de comprendre ce que la photographie engendre pourquoi nous ça va nous intéresser au théâtre de savoir certains gestes habituels pris en photo pourquoi il sa dramatisation que si on regarde la photo dit non ils sont là ils sont juste en train de mettre une nappe effectivement et pourquoi il ya cette légère inclination du corps à quel endroit le noir et blanc saisi cela qu'elle quel récit est en train de se créer dans l'immobilité plus qu'avec des documents filmés la photographie m'impressionne dans ses possibilités dans le peu de temps qui nous reste un jacques bonnaffé j'aimerais évoquer la création de votre compagne la compagnie faisant en 2004 compagnie pluridisciplinaire à l'image de votre parcours vous la décrivez sur son site internet comme une compagnie de théâtre et de poésie son domaine d'action autour de l'écriture et de l'acteur s'attache à explorer les textes en faisant intervenir musique vidéo cinéma danse cuisine et art plastique oui alors une compagnie dont vous dites qu'elle doit faire école c'est aussi une de ses missions quels enseignements une compagnie comme la vôtre pluridisciplinaire et éclaté elle aussi a donné quel enseignement s attelle à donner à de jeunes comédiens aujourd'hui construit une compagnie pour resserrer les personnes avec lesquelles on travaille habituellement pourrait appartenir aussi au monde normal c'est à dire imposer sur la table des problèmes de gestion qu'on se pose tous les jours le problème administration et qu'il soit pourquoi pas source d'enchantement plutôt que occupation rébarbatives on doit nous on doit quand en tant que comédien quelquefois on aide et des prestataires en doit bouger de alors de d'un emploi un nom trop on est un intermittent je sais pas j'ai pas l'impression d'être intermittent mais dans dans une compagnie dillon tout ça se rassemble on en a besoin ça me permet aussi de formuler les objectifs qui étaient peut-être dix ans les premiers donner vie à du texte qu'elle va forcément du texte théâtral on va dire ça simplement puisque vous le savez ça me préoccupe donner vie donner voix avec la poésie donc sur laquelle doit dire quelques mots aussi ça a toujours accompagné donc triple vie nommé de de pouvoir me reposer sur elle m'y attarder un moment ne rien y comprendre je dois dire que c'est très étonnant cette différence entre la poésie et le théâtre on décrypte ensemble une pièce de théâtre autour d'une table on dit qu'est-ce qu'il a bien voulu dire et face à un poème on n'est pas dans la même situation continent parfois on prolonge un peu la force d'énigmes qui a dans les poèmes cette incompréhension qui est bien entendu une autre compréhension une autre sensation du web c'est cela aussi donc avoir un peu de force dans une compagnie pour prendre ces problèmes de base diffuseurs ont monté des pièces montées des textes faire entendre des textes ra et puis on est on doit faire monter s'avèrent des des envies plus forte comment cette expérience de la troupe à nourrir votre travail de comédien avoue donc toujours ça a toujours été une belle image pour moi le la troupe comme j'en ai parlé tout à l'heure avec la décentralisation il ya un moment mais extraordinaire donc tous les comédiens qui sont passés ici le disou que je pourrais résumer à ça quelquefois les spectateurs moody's tous les acteurs étaient très bien c'est pas ce casting était formidable la pièce aurait gagné à ce que les acteurs soient moins bien mais qu'ils jouent tous ensemble on est toujours sur 1 il ya quelquefois une alors c'est pas toujours l'acteur qui est responsable de ça on peut pas non plus toujours des échéances diverses qui provoque sa ya parfois effectivement nécessité que les individus pouces vaches pas 7 mai l'union parfaite de plusieurs voies empêche somme toute le progrès de l'une vers l'autre disait beethoven dans les carnets dans ses carnets qui était utilisé par godard dans prénom carmen union parfaite plusieurs voix c'est peut-être un rêve empêche somme toute le progrès de l'une vers l'autre qu'est ce qu'on fait dans une troupe de théâtre je crois que les gens ils sont sensibles on met à plat cet effort cette ce temps de vie qu'on a passées à essayer de se rapprocher de nos objectifs et puis en même temps de se supporter ce les uns les autres de d'être et charles donne à voir le temps préparation le temps de vie commune des travaux dans lesquels faut appeler facile a au contraire on le met en valeur dans une compagnie donne voir ce qu'on est ensemble oui alors cette master class sur france culture touche à sa fin jacques bonnaffé on n'aura pas parler malheureusement de vos expériences de livres audio de lecture de on n'aura pas parler autant que je l'aurais voulu de la poésie par contre vous vous n'avez toujours pas répondu à la question que je vous avais posé qui était est ce qu'il ya un cinéaste soit metteur en scène ou même un texte qui vous a fait naître en tant qu'acteur j'adore pouvoir profiter longtemps de silence à la balle il est bouche bée et peut-être ça correspond pas à mes modes de il ya des personnes quand j'ai découvert l'existence alors je peux pas rêver il ya des poètes oui qui m'ont ouvert de cette manière là avec cette chance que j'avais de pouvoir les rencontrer eux et lesquels j'ai rencontré jacques darras un être très animé et puis tous les coups vainement au pupitre allégeant les falcons on a passé le temps rentrer dans ses poésies qui était un autre univers lesquels je travaille avec valérie rouzeau l'autre jour j'ai rencontré michel deguy le pouvoir l'approcher de capter le cap l'attrapé le garder en entendre sa voix lagarde et était un travail ludovic janvier était une expérience très importante et là j'allais dire quelqu'un m'a ouvert qui était jean pierre verheggen et c'est à dire que j'avais en moi après ces années de 2,2 de seine le plateau de très tôt tout ce que je voulais pour faire un bon bretteur m'amuser avec les textes jean pierre verheggen et je rencontre en pied mais c'est le type le plus gentil du monde alors dû mais comment ça se fait ça c'est pas je pas normal je pensais qu'il était en colère moi je pensais que ces textes c'était l'écriture la colère parce que vous vous dites ça ce truc tout dire tout parler osé tout écrire tout semblait réussir pour mieux finir par tout raté toutes échoué et en rire tout oser le début du manifeste cochon je rencontre et en fait on va parler de ça ça fait belle feinte aussi il a une humanité incroyable qui fait qu' il ne se supporteraient pas en tant qu hercule de foire à être juste un appariteur que ça à faire a cinglé avec les mots et il est et donc oui dans ce que j'essaie de de reprendre il m'a appris beaucoup de choses sont arrêtés je le choix que vous me proposez là retombe sur un auteur fille et bien voilà mais c'est une réponse quand est-ce que je vais chercher la chance que j'ai avec france culture encore et encore dans ses lectures et la chance que j'ai de pouvoir ouvrir des auteurs un beau jour je découvre parce qu'elle vient d'être publié rassemblés à nice colts je te pendre le ciel me tombe sur la tête que je le sais parce que je suis habitué à lire de la poésie tous les jours mais là je me dis je ne m'en lasse pas parce que je ne sais pas du tout ce que à quoi ça va ressembler voilà merci beaucoup jacques bonnaffé alors peut-être y at-il des questions dans la salle oui vous avez parlé mon travail d'acteur mais vous êtes aussi lecteurs avant route qu'est ce que vous pourriez nous dire de la distinction vous faites entre dire un texte lire à voix haute oui il y avait une distinction à prononcer particulièrement c'est sans doute c'est pas la même chose de jouer du théâtre et de dire un texte alors j'avais des bons arguments là dessus être un passeur on dit tous les coups je connais des acteurs qui adore jouer au théâtre et puis on les voit tirs des textes avec une grande prudence ils disent je ne suis qu'un passeur je connais dominique valadié quelle comédienne extraordinaire est régulièrement la fois sur le moment elle elle préfère le dire de manière très sobre alors on peut décider électeurs de cette manière là moi je suis un peu un un autre passeur je ne peux pas m'empêcher de il faut que ça joue est toutefois si je dois donner un stage travailler avec des gens je serai de la première initiative en dix ans allons-y moule où c'était comprenons ce que nous lisons c'est déjà pas mal et faisons en sorte qu'au moment de lire effectivement les choses se détacher parle d'elle-même deuxième temps ça va être de trouver là dedans un mouvement et qu'ils soient pas notre mouvement habituel quoi qui soit celui qui est écrit dans le texte les intérêts ça y est j'ai aussi par le trouver il faut pas mal de reprises avant de le trouver et après seulement être un interprète au sens du jazz c'est à dire qu'il ya des allusions des citations qui passe dans la tête on n'est pas obligé de les prendre on peut les faire passer discrètement la bombe j'aime bien jouer des textes en tant que lecteur donc dans l'est est un peu presque parfois une trahison mais je peux pas m'en empêcher mais alors vous avez parlé beaucoup d'énergie et de corporelle et de mouvement je voulais savoir dans votre trou pour vous qu'est-ce qu'il ya des pratiques connexes que vous utilisez pour libérer ce mouvement et pour faire en sorte justement ne pas arriver que d'être dans la tête au cours des années je m'aperçois que les comédiens entre le font beaucoup plus facilement c'est à dire qu'il ya des ponts franchi entre la danse et le théâtre est que dans toute équipe alors si donc je reprends à l'époque 10 à 30 ans le tic c'était de se mettre tout de suite autour d'une table éventuellement clope est pas mal donc la question physique est lutter mais là on réfléchit c'est quoi alors c'est ce que j'appelle la période matérialiste et là il pas du tout rare fait que des gens se connaissent en à peine soit d'abord concept barre au sol c'est de ce contact de leur corps au sol qui fait que tout en s'étirant on respire tout le temps prenant conscience de notre poids notre pesanteur notre place sur le sol en temps on se connaît les uns les autres ça semble presque difficile de commencer en cela aujourd'hui est donc l'échauffement physique va vers plusieurs réussir à attraper plusieurs réflexes de la respiration l'expulsion l'expulsion plane poussé là la prolonger mais c'est sa récupération qui est intéressant comme il ya une modification de l'état après un travail respiratoire comme celle et puis tu as entend travailler sur le halètement parce que dans la lecture est prise d'air elles vont être très rapide alors on peut presque s'en amuser d'autres fois c'est juste pour se griser il ya aussi un travail sur la respiration puisque l oxygène de manière un peu un peu joyeuse le cerveau babya bien entendu pas de nécessité comment dire performance de physique un travail comme celui là on l'a travaillé à la fois l'assouplissement la respiration est bon parce que il ya le champ voilà et le chant sait pas chanter le pan de chance ça commence par un truc qui vient qui est venue alors qu'on pensait respire et du coup y'a le timbre qui c'est qui s'est posé sur l'expiration sur la sortie d'air et le chant c'est aussi je travaille ténu qu'on regarde un texte un essai de s'attarder là sur le lien voici bascons le marmonne et gagne par duchamp du texte qui s'écrit à ce moment là quoi et le travail physique quelques doko que ceux dits issus de la danse il est il est aussi piqué ou au chanteur puisque les chanteurs d'aujourd'hui il ne commence pas par des vocalistes mais aussi par des des drôles de surprises physique de découverte ont cherché aussi sur les basses et les autres ont amplifié complètement le les modes de recherche pour parvenir la voix ça c'est tout ça ça c'est énormément enrichis parfois pour arriver à la plus grande simplicité c'est très surprenant que les danseurs on n'a pas parlé vous avec les danseurs et oui bonjour bonjour vous avez parlé de différents types star de cinéma de théâtre de littérature de danse mais pour vous fait quel est le meilleur qui enfin le maire - d'expression en fait à ces cas là vous vous trouvez le plus livre pour se mettre une émotion même un jeu dirait automatiquement le théâtre parce que c'est là où je m'investis le plus c'est quand je m'investis c'est bien ça me prend jour après jour quoique n ya rien de plus heureux que d'être pris par une occupation au lieu de se dire bon alors là qu'il faut choix elles elles viennent cueillir quoi théâtre voix respiration poésie autour de 5 le cinéma semble un peu derrière toutefois ça me ravit quelquefois je me suis senti bien comme j'ai pu travailler avec rodolphe tissot sur une série ainsi soit il il faut être là sur le plateau on tourne vraiment un flux tendu il ya l'équipe préparé très très bien sage et très agréable alors il faut rester dans un état et ça j'aime bien probablement qu'il ya un peu un effet double dédoublement de ce dead dans le personnage on n'est pas tout le temps personnage assez mais c'est une douce euphorie j'étais évêque pendant quelques jours c'était très agréable donc j'allais aux toilettes en faisant des réflexions d'évêques voilà dans la journée jeudi alors quand je faisais ma gym dur ça c'est quand même incroyable que vont seniors poillot se permettent de faire de la gym dans le placard à balais de cet endroit voilà cela et tout est prétexte à rebondir de cette manière là mais c'est probablement à ce côté at il ya une habitude prise qui rejaillit ailleurs et je suis impressionné en moi quand je regarde des gens travailler sur des plateaux de cinéma on a finalement j'ai bien regardé ça se passe pas comme ça quoi si je contourne quand on a 18 ans quand on a de la gueule quoi quand on arrive là mais même même déjà à ce moment là c'est pas rien oui vous avez parlé de l'oral et hardi en fait j'ai une question partie précise / / / 7 et ses textes louis tu sais tu comment comment on va justement face au hc logorrhée vous réussissez à donner du sens en fait c'est quel est le processus où elle travaille et je me demande si c'est pas le fait que c'est une charte de tous les comédiens c'est un moment cité trop investi dans un truc tu nous ennuie c'est bien mais c'est de penser à autre chose c'est pour ça on avait parlé de stan laurel j'aime bien stan laurel il a l'air d'être ailleurs en temps il fait des trucs incroyables aussitôt il règle et il ya quelque chose comme ça c'est le comédien sait si tu dois faire une harangue équeuter uniquement préoccupé par targuer dire je tiens le coup je suis bon si tu dois faire une grande période de victor hugo à un énorme et tu vois si tu fais ton bateau ivre et que tu amplitude rempli ces cétacés spectaculaire ce que ses ennuis le monde la grande persuasion alors ce qu'il faut être ailleurs est presque dans son envers quelquefois quoi avoir un coin de la tête qui dit mais moi je m'en fous complètement en plus gravement malade ça ça et pourquoi ça rires et parfois ça c'est les circonstances qui font que ça et donc sur l'oral et hardi je suis pas seulement occupés à faire du boniment elle fait d'ailleurs les bonimenteurs quand on les regarde bien que l'on aime bien il transpire un peu cette lassitude de faire ce qu'ils font et c'est parfois extrêmement séduisant groupe le mec qui doit vendre des robinet sur les marchés et du terrain et tu sens qu'il a déjà c'est déjà la 30e fois de la matinée et là il ya quelque chose qui se passe en dehors de lui que c'est formule 1 il a language métalangage de ça comme s'il était en même temps en train de dire et tout à l'heure on ira boire un coup ensemble euh bon il faut garder un [Applaudissements]
Océane Godard