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interviewC à vous· 7 octobre 2024 59 min

Apolline de Malherbe, vie privée, vie publique - C à vous la suite, l’intégrale - 0710/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Pierre, Emilie et Mohamed, aux côtés de J.Schilling, notre chef MOF. - M.Bouhafsi: Ca sent toujours bon, avec J.Schilling.

On trempe les queues de langoustines entièrement. Ca rougit. - J.Schilling: Encore un peu. - A.-E.Lemoine: Attention! - P.Lescure: Elle a pris cher! - M.Bouhafsi: La petite poche de mayo. - J.Schilling: Une mayonnaise au pollen. - M.Bouhafsi: Elle est magnifique. - A.-E.Lemoine: Bravo à tous les 2.

C'est beau et ça paraît si simple. Merci, chef. A tout à l'heure.

C'est une série autobiographique au succès phénoménal, 6 tomes d'une BD vendue à près de 4 millions d'exemplaires, multi-récompensée et dont l'auteur a signé le dernier volet il y a 2 ans. L'annonce d'une suite ou d'un contre-point était pour ses plus fidèles lecteurs et pour les autres une divine surprise. "Moi, Fadi le frère volé" sera disponible à partir de demain, 10 ans après le premier tome de "L'Arabe du futur", de R.Sattouf, notre invité.

J'allais vous embrasser comme du bon pain. Merci de votre présence pour parler de "Moi, Fadi le frère volé", qui paraît demain. C'est un magnifique contre-point à la série de "L'Arabe du futur".

Vous parlez à la première personne. Là, c'est le point de vue de votre petit frère que vous n'avez pas vu pendant 20 ans, du jour où il a été emmené en Syrie par votre père à l'âge de 6 ans à celui de vos retrouvailles en 2011. Ce sont ces retrouvailles qui vous ont d'abord donné envie d'écrire "L'Arabe du futur", de raconter votre enfance avant de raconter la sienne. - R.Sattouf: C'est vrai.

Ce petit frère que je n'avais pas vu pendant 20 ans, j'avais grandi avec lui. C'était comme un fantôme qui accompagne mes souvenirs. J'étais très avide de réponses en le retrouvant.

J'avais beaucoup de questions sur notre père que je n'avais pas vu pendant 20 ans. Il m'a raconté plein de choses qui ont fait remonter en moi la Syrie, ces années-là. Je me suis lancé dans "L'Arabe du futur". - A.-E.Lemoine: En sachant qu'un jour, vous alliez raconter l'histoire de Fadi. - R.Sattouf: C'était compliqué pour moi de commencer par ce livre car c'est un peu le noyau de "L'Arabe du futur", l'histoire de Fadi.

Je voulais que ces tomes existent avant de pouvoir faire Fadi. Le fait qu'ils soient autour, une muraille de protection, c'était ce que je voulais. - A.-E.Lemoine: On était fascinés de la précision de vos souvenirs d'enfance.

On l'est tout autant de ceux de Fadi qui se souvient de tout, de ses premières années en France mais aussi du moment de l'enlèvement, ce qui lui dit votre père pour détourner l'attention de ce petit garçon de 6 ans qui ne voulait pas monter dans l'avion, qu'on arrachait à sa mère. - R.Sattouf: J'ai un ego très surdimensionné.

J'étais très beau quand j'étais petit. Je me pensais très malin avec une super mémoire. Lui est encore plus beau et a une mémoire meilleure.

Il m'a tué avec la précision de ses souvenirs. Il se rappelle de ses années en France. Il m'a parlé de l'odeur de l'avion.

Dans ce qu'il racontait, il y avait une histoire qui demandait à être mise en images, à exister. C'était comme un témoignage. Je me suis dit que ça ferait un livre... - A.-E.Lemoine: Il y a sa vie en Syrie, là où, dans un premier temps, la famille de votre père lui reproche d'avoir séparé Fadi de sa mère.

Tout d'un coup, la culture reprend le dessus. - R.Sattouf: C'est ce qu'il m'a raconté.

C'est raconter aussi comment quelque chose qui est dur...

C'est comment un petit enfant s'adapte à tout. Quand il y a un événement qui se passe dans une famille comme ça, c'est comme une explosion atomique. Il y a des déflagrations radioactives qui durent des années.

Un petit enfant, en quelques mois, oublie le français, se met à parler l'arabe. Il s'y est habitué. La société et la culture traditionnelle du petit village sont derrière le père.

C'est le père qui commande. - A.-E.Lemoine: Fadi a vécu un truc incroyable.

Il a 7 ans et votre père lui demande de choisir sa nouvelle épouse, celle qui va remplacer sa mère. - R.Sattouf: On demande beaucoup de choses à des petits enfants quand on a été soi-même sans doute un petit enfant malheureux.

Quand j'en parle, ça me fait beaucoup rire même si c'est dramatique. J'ai une famille de cinglés. Mon père était complètement givré.

Je pense que lui-même avait eu une enfance très difficile. Il était fasciné par les dictateurs. Il idolâtrait S.Hussein.

Il rêvait de faire un coup d'Etat. Fadi, c'était aussi l'occasion de retrouver ce personnage du père que j'avais perdu dans "L'Arabe du futur". Je voulais comprendre ce qu'il était devenu. - E.Tran Nguyen: Ca vous fait marrer de raconter l'histoire de votre famille en plateau, mais quand Fadi raconte son histoire, il se dit que ça va n'intéresser personne.

Votre mère disait cela aussi avant "L'Arabe du futur". - R.Sattouf: J'ai fait lire ma BD à ma mère avant de la publier.

Le premier truc qu'elle m'a dit, c'est: "Tu penses que ça va intéresser quelqu'un?" Elle était persuadée que personne ne lirait cette histoire et n'y verrait aucun intérêt. Je suis très heureux de voir qu'elle a eu tort, comme pour beaucoup de choses dans sa vie. - E.Tran Nguyen: Vous étiez en train de recevoir le Fauve d'or à Angoulême.

On se dit qu'il va manquer, le point de vue de votre mère. - R.Sattouf: Il a commencé aujourd'hui dans le magazine "Notre Temps".

Elle raconte son histoire. Je n'en ai pas parlé...

L'idée de "L'Arabe du futur", c'est comme si j'avais planté une graine et qu'une plante poussait. Je vais suivre les différentes branches. C'est comme "La Guerre des étoiles".

C'est une sorte de saga. Le fait de faire ces bandes dessinées...

C'est une excuse pour faire une archéologie familiale très marrante à faire, accompagné de milliers de lectrices et de lecteurs. Je n'oserais pas le faire tout seul. L'histoire de folie que c'est...

Il y a des gens derrière qui m'accompagnent. - M.Bouhafsi: Vous êtes aussi réalisateur.

On ne sait pas s'il y aura un film autour de "L'Arabe du futur", mais il y a une certitude: vous serez le réalisateur du prochain film des Inconnus. Il fallait un vrai fan des Inconnus pour réaliser un film avec eux. - D.Bourdon: On serait au service de l'univers de R.Sattouf.

Comme il nous adore, il va nous servir des trucs merveilleux à jouer. - M.Bouhafsi: C'est surtout un projet feuilleton.

Il en est où, ce projet? - R.Sattouf: On est dessus à 100 %. - M.Bouhafsi: Vous rassurez tous les fans. - R.Sattouf: C'est toujours très compliqué de parler d'un projet qui n'existe pas encore dans les faits, mais Les Inconnus, c'est 3 divinités de l'humour français.

Ils ont influencé ma façon de voir le monde. Quand je vois M.Barnier parler, j'ai l'impression que c'est B.Campan déguisé.

Essayer de les regrouper et de les refaire jouer, c'est quelque chose qui me fascine. C'est délicat d'en parler car c'est un peu secret. Je ne vais pas trop dévoiler les sortilèges. - A.-E.Lemoine: Il y a Les Inconnus et la troupe du Splendid, touchée par la disparition vendredi de M.Blanc, auquel vous avez rendu hommage avec un dessin et ces mots.

C'est une très jolie façon de lui rendre hommage. Qu'est-ce qui vous touchait chez lui? - R.Sattouf: On a été des millions à découvrir ce que c'était que la difficulté de devenir adulte en regardant Jean-Claude Dusse.

Je sais qu'il n'était pas très fan de ce personnage qui l'avait pourchassé toute sa vie. J'ai très souvent pensé à ce personnage et à sa difficulté d'être avec les autres. Il y a toujours ce message de rire de soi-même pour s'en sortir.

C'était un acteur génial. Il n'a pas fait que ça, mais je crois que son petit personnage qui tombe du télésiège, on a été beaucoup à penser que quelque chose était terminé... - A.-E.Lemoine: "Moi, Fadi le frère volé", c'est le 1er tome.

Il y en aura 2 autres qui suivront. C'est formidable. On était désespérés que "L'Arabe du futur" se termine.

On est ravis de ce spin-off. Les fils suivent leur père. C'est comment votre petit frère est parti en Syrie avant que vous le retrouviez seulement 20 ans plus tard.

Restez avec nous. On passe à L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Cet OEil, normalement, ce serait une story too much.

C'est l'histoire de Superman à qui tout réussit à la ville comme en homme volant et qui se retrouve tétraplégique. C'est trop tire-larmes en roman, en film ou en BD, mais c'est la vraie vie de Christopher Reeve, beauté classique, regard bleu, 1,93 m, qui devient star planétaire en 78 avec le premier "Superman" et qui s'imposera dans le 2, le 3 et le 4. Il est très engagé socialement.

Il fait du sport. On pourrait dire que presque tout est trop beau, mais en 95, il fait une chute de cheval et se retrouve tétraplégique. Mercredi, un magnifique documentaire sort en salle.

Il raconte l'histoire et l'incroyable force de caractère de Dana, sa femme, et Christopher lui-même. - P.Lescure: Les 3 enfants de Christopher témoignent.

Ils craquent de temps en temps. Après 9 ans de survie, leur père est mort en 2004 et leur mère et belle-mère est partie d'un cancer 2 ans plus tard. Ca faisait beaucoup.

Ils ont vécu 9 années pourtant de vraie vie au maximum mais en remuant ciel et terre pour faire avancer la recherche, soutenus par beaucoup d'amis, dont R.Williams, le copain d'enfance de Christopher. - P.Lescure: C'est Robin Williams qui, le premier, a réussi à le faire rire sur son lit d'hôpital, le rire comme la preuve qu'on peut vivre encore.

C'est beau d'entendre la voix de C.Reeve évoquer son regard sur les super-héros et les héros tout court, qui sont évidemment les seuls, les vrais. - P.Lescure: Il faut une minute ou une seconde pour qu'une vie bascule et parfois 1 cm.

L'un des enfants de Christopher dit que les médecins leur ont expliqué que vu le choc sur sa moelle épinière lors de sa chute de cheval, tout s'est joué à 1 cm près. 1 cm plus haut, c'était la mort et 1 cm de moins, il s'en serait sorti groggy. Entre les 2, ça a été la paralysie.

Il y a de l'amour dans ce doc, l'amour paternel, du courage, des émotions. C'est mercredi en salle. - A.-E.Lemoine: Merci.

On est tous convaincus d'y aller. C'est l'heure du bonus de L.Sénéchal.

L'anniversaire du 7 octobre était au coeur des matinales radio et télé ce matin. - L.Sénéchal: C'était le grand titre qui écrasait tout, à la mesure de l'événement historique, le choc de l'attaque terroriste du 7 octobre à laquelle a réchappé cette femme qui témoignait sur LCI. - C'est La seule survivante de son allée à revenir. - Ils sont traumatisés.

Ca restera toujours dans ma tête. Je ne peux pas supporter cette chambre. Pardon... - L.Sénéchal: Son émotion...

Le 7 octobre, environ 1200 victimes, dont 364 personnes venues danser au festival de musique Nova. Aujourd'hui, les voitures de beaucoup de ces victimes sont transposées à la casse. C'est devenu un lieu de pèlerinage.

Cette femme a perdu sa fille le 7 octobre. - C'est terrible de voir la voiture où la balle est passée et l'a blessée. Et la balle qui a tué...

Je m'énervais après elle de pourquoi elle me laissait les papiers...

Quand elle m'a appelée, elle a crié: "Maman, ils tirent sur nous!" - L.Sénéchal: Cette attaque a eu des conséquences quasi immédiates en France, presque mécaniques, en tout cas dramatiques: la hausse de l'antisémitisme.

Plus 192 % en un an. Ca a été rappelé presque partout. Cet antisémitisme a aussi été dénoncé avec force par l'animateur Arthur sur BFM et RMC.

Il fait partie des personnalités qui se sont engagées plus encore depuis le 7 octobre. Ca a réveillé quelque chose en lui. - Arthur: Le 7 octobre restera la pire journée de ma vie.

C'est une blessure, une plaie ouverte qui ne cicatrise pas. Vous n'imaginez pas le traumatisme que c'est. Oui, je pleure tous les jours.

J'ai pleuré depuis le premier jour. Mon ADN de juif s'est mis à bouillonner, mon sang s'est mis à circuler plus vite que d'habitude et j'ai eu besoin de crier ma colère, ma peur, mes angoisses face aux injustices qu'on voit tous les jours, aux fake news qu'on lit tous les jours. Je me suis réveillé un peu plus juif que d'habitude. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.de Malherbe.

Arthur était l'invité du face-à-face diffusé sur RMC et BFMTV dans le cadre de la matinale que vous animez depuis 4 ans et qui porte votre prénom, "Apolline Matin". Arthur a été très ému. Il vous raconte comment il vit en France protégé 24h/24.

Chaque semaine, il se rend au commissariat avec une clé USB qui contient toutes les menaces de mort dont il est la cible. On peut craindre que son intervention ne calme pas ces menaces mais qu'elle les renforce. C'est dire à quel point la société française est de plus en plus fracturée sur ce sujet, avec une difficulté de plus en plus grande à s'écouter. - A.de Malherbe: C'est pour ça que je voulais lui donner la parole ce matin pour entendre son témoignage.

Il est devenu un peu malgré lui une sorte de porte-parole des juifs de France. Ce qu'il disait sur les insultes et ce que vous dites sur le fait que ça ne fait que renforcer...

En mettant sur les réseaux sociaux le fait que je le recevais...

Vous n'imaginez pas les tombereaux d'insultes, plutôt à l'endroit des tweets qui distillaient...

J'en livre quelques-uns à l'antenne qui le ciblent d'une manière folle. J'en suis le récipiendaire aussi, mais c'est d'une violence, d'une hargne...

Ils lui crachent à la figure. Ce qui m'a frappée, c'est quand il dit qu'il s'est senti presque un peu plus juif. Ca fait écho à un très bel entretien de Boris Cyrulnik.

Ses parents lui ont été arrachés à l'âge de 4 ans. Ils sont tous les 2 morts à Auschwitz. Il a été caché.

Il dit que depuis le 7 octobre, il ressent plus profondément son appartenance au peuple juif. C'est ce témoignage humain de Français qui soudain...

Arthur dit qu'il est français et que maintenant, il doit dire qu'il est français, citoyen, juif dans cet ordre-là. - A.-E.Lemoine: Vous évoquez l'antisémitisme, R.Sattouf.

Vous avez vécu en Syrie dans un système éducatif où les enfants étaient amenés à détester Israël. C'était même un jeu à l'école, faire la guerre à Israël. - R.Sattouf: Tous les jeunes...

Tous les gars de ma génération, au Moyen-Orient, ont appris à lire avec le même livre, très bien illustré et assez efficace pour apprendre à lire. Fadi a eu le même. Dans ce livre, il y a des poèmes.

Les enfants apprennent à lire avec des poèmes qui invitent à haïr Israël et à aller un jour faire la guerre. C'était institué. Ca existait dans tout le Moyen-Orient. - A.-E.Lemoine: On n'en est pas là en France, mais il ne faudrait pas que l'importation du conflit s'immisce à ce point dans la société française. - R.Sattouf: C'est compliqué.

Quand vous dites que les actes antisémites ont explosé, c'est déjà le cas. - A.de Malherbe: Quand vous dites qu'on n'en est pas là, quand on regarde les chiffres de l'Education nationale Ce qui m'a le plus frappée, c'est l'enfance.

C'est ce que vous dites. C'est la question de l'enfance et de ce qu'on dit à nos enfants. Le fait que les actes antisémites aient explosé, c'est une chose, mais le fait que ce soit à l'école, dès la maternelle, dès l'école élémentaire, qu'est-ce que ça dit de notre société?

Que les Français apprennent à jouer contre les uns et les autres? La moitié des actes antisémites et racistes en France sont antisémites. La population juive en France, c'est 1 %.

Qu'elle ait concentré depuis un an une telle explosion d'injures et de menaces...

C'est très dur à porter. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas encore dans le système éducatif en France.

Mais c'est sûr que la société française est à vif sur cette question et beaucoup d'autres. Il suffit de voir les réactions par rapport aux face-à-face politiques que vous proposez tous les matins. Vous recevez E.Piolle, maire de Grenoble.

Vous êtes soit une journalope gauchiasse qui a déroulé le tapis rouge au maire écologiste de Grenoble, soit une dangereuse réac qui déteste la gauche. Les tensions sont de plus en plus exacerbées. - A.de Malherbe: Ca me rassure, si je suis au milieu entre la journaliste gauchiasse et la réac...

Il y a peut-être un chemin ténu. C'est terrible. Quand j'ai commencé ce métier il y a 15 ans, il y avait une certaine liberté.

On se sentait libre de faire des erreurs. Je n'estime pas être parfaite. On tâtonne tous.

On dit parfois des conneries. Je fais 3 heures d'antenne par jour. Je pense qu'il y avait une écoute, une bienveillance.

On pouvait s'excuser d'avoir dit un truc, même si on a une grande exigence vis-à-vis de soi-même. J'ai l'impression qu'aujourd'hui, on est en permanence...

C'est comme si la société n'attendait que le faux pas, que le craquage, que le fait qu'on rate une marche. - A.-E.Lemoine: Ce qui explique que les invités politiques fassent de plus en plus de langue de bois et que vous soyez, par la force des choses, forcée à les sortir de cette langue de bois. - A.de Malherbe: L'attitude qui consiste à dire "nous pourrions censurer le gouvernement Barnier", je n'y crois pas.

On a presque l'impression qu'on joue au Kem's. Monsieur le président...

Vous répondez à mes questions. On arrête là. Vous êtes beaucoup sur la défensive.

C'est très difficile de vous interroger, Y.Braun-Pivet. Vous dites que je classe les Français.

C'est insultant. - A.-E.Lemoine: Vous avez dit stop à E.Macron car c'était trop long. - A.de Malherbe: Il n'arrêtait pas.

Il raconte un truc et ensuite, il résume son propos. - A.-E.Lemoine: Il ne vous en a pas voulu de ce "stop"? - A.de Malherbe: C'est bien d'être franc, de temps en temps.

Il a beau être président, on peut lui dire stop. Vous avez été très naturelle avec lui aussi. - A.-E.Lemoine: La franchise et l'honnêteté, c'est un peu votre marque de fabrique. - M.Bouhafsi: C'est aussi la marque de fabrique de RMC, une radio très proche de ses auditeurs.

Ca donne des moments très émouvants, comme cet échange avec une auditrice de 62 ans au moment du recul de l'âge de départ à la retraite. - A.de Malherbe: Vous touchez 800 euros.

Vous ne vous en sortez pas. *-Non. Quand j'ai tout payé, le loyer, l'électricité, l'eau, le gaz, je n'y arrive pas.

Depuis que je suis à la retraite, je ne bouge plus de chez moi. Je fais 50 euros de courses par mois. - A.de Malherbe: J'aimerais vous rejoindre pour vous prendre dans mes bras.

Quand on vous entend, c'est un cri de souffrance. *-J'ai envie de mourir. Des fois, j'ai envie de mourir.

Je voudrais mourir. Il n'y a rien pour nous, les petites retraites. quand on s'agace, quand on a envie de pleurer, quand on veut vous dire qu'on vous aime.

C'est le cas des auditeurs qui peuvent vous offrir un bouquet de fleurs lors d'une délocalisation à Nice. Il y a aussi quand on vous le dit vraiment même dans la vie privée comme avec votre fils. - On a le coup de fil d'un certain Alexandre. *-Coucou, maman.

Un petit message pour souhaiter un joyeux anniversaire à ma maman. - A.de Malherbe: Merci, mon chou!

Ca me fait très plaisir. Alexandre, c'est mon grand garçon, qui vient d'avoir 18 ans. Merci, Alexandre.

Bonne journée. Sois sage! *-Bisous, maman.

Joyeux anniversaire. - M.Bouhafsi: Ce lien que vous avez avec les auditeurs va être prolongé avec un nouveau projet. - A.de Malherbe: Vous êtes très bien informés!

Ca m'émeut beaucoup d'entendre tout ça. Que ce soit Alexandre...

Les auditeurs...

J'ai voulu aller plus loin. Ca fait longtemps que j'y pense. Je ne trouvais pas la bonne formule.

Le matin, les auditeurs nous appellent pour témoigner et partager. Le 32 16, c'est un trésor, ce standard. On a 1000 appels par jour de gens de la France entière qui racontent ce qu'est la France aujourd'hui.

Il y a eu un témoignage qui m'a bouleversée, d'un homme qui nous a appelés il y a 6 mois, Grégoire, qui ne s'appelait pas Grégoire au départ. Il a changé de prénom. Il ne trouvait pas de boulot.

Il avait un prénom à consonance maghrébine. Il disait qu'il avait changé son prénom et il vivait cette souffrance. Je me suis dit qu'il avait tellement de choses à raconter...

J'ai décidé de tirer le fil et d'aller voir ces auditeurs. C'est eux qui m'ont appelée mais, désormais, c'est moi qui vais aller chez eux. Ce sera à partir de janvier.

On commence les tournages maintenant. C'est un plaisir de tirer le fil. - E.Tran Nguyen: Dans votre matinale comme à "C à vous", vous pouvez compter sur le soutien indéfectible des chroniqueurs.

Parmi eux, il y en a 2 qui se ressemblent au niveau capillaire. Ils ont un message pour vous. - On y est depuis la rentrée.

On veut essayer de te convaincre de passer dans la team chignon. C'est l'heure du tuto. - Elastique autour du doigt.

On attrape avec les 2 mains les cheveux. On les tire en arrière. C'est là qu'intervient l'élastique que je fais rouler autour des cheveux.

Je les enroule et c'est parti pour le chignon. - Il est bien, le tien. - Le tien est pas mal.

On verra celui d'Apo demain matin. - A.de Malherbe: Promis. - E.Tran Nguyen: Il y a beaucoup de rituels comme le fait de mettre des talons. - A.de Malherbe: Je change au milieu de l'émission.

Je suis en baskets pour la partie RMC et en talons pour le face-à-face. En plus, on ne voit pas mes pieds. Ca n'a aucun sens.

C'est uniquement psychologique. J'ai besoin de mettre un scaphandre, un uniforme. Dans le couloir qui va du studio RMC au studio du face-à-face, je change de chaussures. - E.Tran Nguyen: Vous arrivez toujours au dernier moment. - A.de Malherbe: J'avoue.

Du moment qu'on arrive à peu près à l'heure... - A.-E.Lemoine: B.Chameroy regarde souvent votre matinale et ça l'inspire.

Il a quelques mots à vous dire. ... - B.Chameroy: Bonsoir.

Je me réveille avec vous chaque matin. Le moment que tout le monde attend, c'est le face-à-face. 20 minutes d'entretien.

De temps en temps, vous essayez de gagner les fins de phrase de vos invités. - Les formations du front populaire... - A.de Malherbe: Mettront à leur tour... - Nous aurons ensuite une niche parlementaire... - A.de Malherbe: Au Sénat... - B.Chameroy: Ca ne marche pas à tous les coups. - Un gouvernement qui, lui... - A.de Malherbe: Ne veut que... - A l'ambition de la maintenir. - B.Chameroy: Il y a une chose que je ne m'explique toujours pas.

Pourquoi essayez-vous d'hypnotiser vos invités? De temps en temps, vous laissez place à Apolline de Messmer. - Il y a 2 questions que je pose... - B.Chameroy: "Vos paupières sont lourdes, F.Ruffin.

Dormez, maintenant!" - A.de Malherbe: "Aie confiance..." - B.Chameroy: Ce que j'aime chez vous, c'est votre façon de donner l'heure, dont je m'étais inspiré ici. *-France 5, l'ABC, B.Chameroy. - B.Chameroy: Il est 20h55.

Vous êtes bien sur France 5. J'ai simplement fait ce que fait A.de Malherbe tous les matins. *-RMC, "Apolline Matin"... *-A.de Malherbe. - A.de Malherbe: Il est 8h11 et vous êtes bien sur RMC. - B.Chameroy: Vous le faites quand même beaucoup mieux que moi. - A.-E.Lemoine: C'est de 6h30 à 9h sur RMC et RMC Story.

Le face-à-face sur BFMTV du lundi au vendredi de 8h30 à 9h. Place à M.Bouhafsi.

Le mot du jour: Goldorak. - M.Bouhafsi: La star de votre enfance, R.Sattouf, et de toute une génération.

Il était la star de l'événement geek du week-end à Villepinte. Il y a eu des dizaines de milliers de fans de dessins animés japonais et de pop culture. Goldorak fêtera ses 50 ans en 2025.

Ca ne rajeunit pas...

Vous vous souvenez d'Enriqué? C'est l'idole de votre jeunesse, Anne-Elisabeth. C'est le chanteur original du dessin animé.

Il était là-bas. - Il a besoin de toi...

Goldorak...

Pour reprendre une expression à la mode: ce n'est que du bonheur. J'ai une chance folle avec ce Goldorak...

Il est dans tous les coeurs des papas, des mamans, des enfants. C'est très familial et j'adore ça. - J'ai fait un retour en arrière de presque une cinquantaine d'années.

Ca fait un peu mal mais c'est génial. - J'ai grandi avec Goldorak. C'est avec un immense bonheur que je le rencontre.

Je suis très ému. L'émotion est là. - Goldorak! - B.Chameroy: Il m'a laissé des cadeaux pour vous, Babeth.

Autre événement, mais plutôt pour les jeunes, c'était le concert de Starseed'z. C'est un des premiers groupes français de K-pop. Ce genre de musique qui vient de Corée du Sud est adoré chez les jeunes.

C'était vraiment la folie. - C'était incroyable. On a entendu beaucoup de gens chanter avec nous. - Ca m'émeut.

Je suis assez surprise de voir que de plus en plus de personnes apprennent à nous découvrir. C'est un honneur immense. Cris. - Elles chantent super bien.

Elles sont trop belles. Elles ont l'air trop sympa. - J'ai mal à la gorge mais ce n'est pas grave. - M.Bouhafsi: Des dizaines de milliers de fans et un clip à 2 millions de vues. - A.-E.Lemoine: Elles sont françaises L'image du jour. - M.Bouhafsi: Une annonce de location particulière. 3 nuits à la Toussaint dans la maison d'enfance d'A.Dupont.

C'est l'opération improbable que propose une énorme plateforme de location en collaboration avec le joueur de rugby. Petite visite avec Antoine en personne. Un coup marketing très puissant.

Il aura lieu le 6 novembre. Ca aura lieu près de Tarbes. C'est le joueur lui-même qui fait la visite de l'appartement.

Pour gagner, il faut aller sur le site Internet de la plateforme et A.Dupont vous fait visiter la plateforme. - M.Bouhafsi: Pour gagner cette nuit avec A.Dupont, il faut se connecter le 14 octobre sur le site à 18h.

Vous aurez en plus une petite dégustation avec le frère... - A.de Malherbe: C'est une nuit avec A.Dupont? - M.Bouhafsi: Une rencontre!

Il part juste avant. Son frère fait du jambon de Bigorre. Il participera à l'apéro. - A.-E.Lemoine: Merci. - M.Bouhafsi: Andrick Airways et Déborah et leur tube viral à plus de 6 millions de vues, "Ma cabane", un énorme carton sur les réseaux sociaux...

On en a entendu un bout sur RMC il y a quelques jours. Rien que sur Spotify, ils cumulent plus de 122 000 écoutes par mois. On est déjà à 20 millions d'écoutes tout l'été. - Bonjour. - Bonjour. ...

Tout a commencé sur les réseaux sociaux. On a fait le buzz. - On a fait ce morceau parce qu'il s'était cassé le bras.

J'ai commencé à faire quelques petits accords au ukulélé. Je lui ai dit que j'avais trouvé des accords. Ca l'a chauffé. - Le chiffre-clé, c'est 20 millions.

C'est notre nombre de vues sur les réseaux depuis cet été. On ne vit pas vraiment dans une cabane. On vit dans une maison et dans un camion.

On voyage beaucoup. L'hiver, on est dans les vignes. L'été, on est sur les routes pour faire un concert.

M.Chao nous a invités pour faire un concert. On s'est fait un câlin. - Quand on se balade, les gens nous reconnaissent assez facilement.

On nous demande des vidéos en faisant le début de la chanson... - Le fromager nous a reconnus.

Il a enlevé sa toque et fait le tour pour faire un selfie avec nous. - M.Bouhafsi: 20 millions d'écoutes pour eux.

En 2025, ils sortiront leur 1er album. Ils ont promis de passer à "C à vous". Ils en rêvent. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, Rim'K sur la scène.

Tout de suite, Jibé et Lucien en coulisses. ... *-Coucou, les garçons.

Vous avez pensé à prendre le champagne pour l'anniversaire de Babeth? Musique angoissante. - OUI! ... ... - Pas de champagne.

Qu'est-ce qu'on fait? ...

Le champagne, c'est juste du vin qui a fermenté une 2e fois grâce à du sucre et de la levure. - Du sucre? - Tu mets le sucre dans le raisin. - Combien? - Tu peux y aller.

Je goûte. - Mélange! - C'est pas dégueu.

Ca va le faire. - Comment on fait les bulles? - La levure! "La levure est un micro-organisme unicellulaire...

On peut en trouver près de soi, par exemple entre nos orteils. On en trouve aussi dans le microbiote intestinal des êtres humains." - Les orteils.

J'en avais plein. C'est trop bien. - Parfait.

Attends...

Le récipient. - Quoi? - On va pas servir du champagne dans un bol! - Purée... ...

Pop. - Le bruit de la victoire. Elle claque, la bouteille. - A.-E.Lemoine: C'est une chanson considérée aujourd'hui comme un classique du rap français, dont les paroles sont étudiées à l'école, dans certains collèges.

Un titre de 1999 qui a connu un succès phénoménal et fédérateur, autant que la victoire des Bleus un an plus tôt. - C'est un morceau qui touchait tout le monde. Ca me dépassait complètement. ... - Dans une semaine, je rentre à Vitry... - Tout le monde se reconnaît là-dedans. - Rim'K: Partout où tu peux aller, tout le monde connaît "Tonton du bled".

On était des rockstars. - A.-E.Lemoine: C'est le plus gros hit du rappeur de Vitry-sur-Seine Rim'K, fondateur de la mafia cainfri et mentor du groupe 113, qui 25 ans après la sortie de cette chanson électrise encore la foule.

C'était lors de la parade des champions olympiques le mois dernier sur France 2. - Rim'K: Tonton Rim'K, la famille! ...

Tout le monde avec moi! Je voulais rester à la cité, mon père m'a dit...

Merci beaucoup. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à la table de "C à vous" autour de cette langoustine en 2 versions.

Elle est préparée par J.Schilling, le chef du restaurant Lalique, en Gironde. Nous sommes ravis d'accueillir Rim'K sur la scène.

Bonsoir. On est très heureux de célébrer avec vous la réédition prochaine de l'album "Princes de la ville", qui était introuvable depuis 10 ans. Un album sur lequel se trouvait cette chanson devenue culte que vous nous interprétez ce soir: "Tonton du bled".

C'est à vous. - Hé tonton, les cabas ils sont trop lourds! Allez, montez dans la voiture (ouais Bilal, il s'en va) - J'voulais rester à la cité, mon père m'a dit... - LE, LE, LA - Dans c'cas-là, j'ramène tous mes amis. - LE, LE, LA. - Alors dans une semaine, j'rentre à Vitry. - LE, LE, LA. - J'irai finir mes jours là-bas. - WAH, WAH, WAH. - J'voulais rester à la cité, mon père m'a dit. - LE, LE, LA. - Dans c'cas-là, j'ramène tous mes amis. - LE, LE, LA. - Alors dans une semaine, j'rentre à Vitry. - LE, LE, LA. - J'irai finir mes jours là-bas. - WAH, WAH, WAH. -504 break chargé, allez, montez les neveux.

Juste un instant que j'mette sur le toit la grosse malle bleue. Nombreux comme une équipe de foot, voiture à ras du sol. On est les derniers locataires qui décollent.

Le plein de gasoil et de gazouz pour pas flancher. Bilel va pisser le temps que je fasse mon petit marché. Direction le port, deux jours le pied sur le plancher.

Jusqu'à Marseille avec la voiture un peu penchée. Plus 24 heures de bateau, je sais, c'est pas un cadeau. Mais qu'est-ce que j'fais kiffer sur la place Guido.

A Bejaïa City du haut de ma montagne. Avant d'rentrer fi dar, je fais un petit détour par Wahran. Vu qu'à Paris, j'ai dévalisé tout Tati.

J'vais rassasier tout l'village, même les plus petits. Du tissu et des bijoux pour les jeunes mariés. Et des jouets en pagaille pour les nouveaux-nés.

J'voulais rester à la cité, mon père m'a dit... - LE, LE, LA. - Dans c'cas-là, j'ramène tous mes amis. - LE, LE, LA. - Alors dans une semaine, j'rentre à Vitry. - LE, LE, LA. - J'irai finir mes jours là-bas. - WAH, WAH, WAH. - J'voulais rester à la cité, mon père m'a dit. - LE, LE, LA. - Dans c'cas-là, j'ramène tous mes amis. - LE, LE, LA. - Alors dans une semaine, j'rentre à Vitry. - LE, LE, LA. - J'irai finir mes jours là-bas. - WAH, WAH, WAH. - J'suis sur la plage à Boulimat avec mon zinc et son darbouka.

Dans la main un verre de Selecto, imitation Coca. Une couche de zit zitoun sur le corps et sur les bras. Avec mon poste, sur un fond de Zahouania.

On parle de tout et de rien, des Nike Air aux visas. De la traversée du désert au bon couscous de yemma. Et mon cousin me dit "Karim, tetkiyef l'zetla?" Il était tellement bon que j'ai jeté mon cirage en rat.

Avec deux-trois blédards, on tape la discussion. Mahmoud peut pas s'empêcher de dire que j'suis dans la chanson. L'un d'eux me dit "moi, je t'ai pas vu fi télévision".

Et l'autre me demande "saha t3raf Michael Jackson?" Ils m'parlent trop vite et en argot de blédard. Je sais c'qu'ils feraient pour une poignée de dinars, connard.

Le soleil s'couche et tout l'monde rentre chez soi. C'est l'heure du repas et du l'atey, pour d'autres, la chicha. J'ai passé un bon mois dans c'qu'on appelle le tiers-monde.

Et si j'avais assez d'oseille, j'ramènerais tout l'monde. Mais j'peux pas fermer les yeux sur c'qui s'passe vraiment. J'dédie ce morceau aux disparus, aux enfants et aux mamans.

Et j'suis rentré à la cité en abaya. Content de r'voir mes potos et ma chebba. Pendant deux semaines j'ai mangé que d'la chorba.

J'irai finir mes jours là-bas inch'Allah. J'voulais rester à la cité, mon père m'a dit... - LE, LE, LA. - Dans c'cas-là, j'ramène tous mes amis. - LE, LE, LA. - Alors dans une semaine, j'rentre à Vitry. - LE, LE, LA. - J'irai finir mes jours là-bas. - WAH, WAH, WAH. - J'voulais rester à la cité, mon père m'a dit. - LE, LE, LA. - Dans c'cas-là, j'ramène tous mes amis. - LE, LE, LA. - Alors dans une semaine, j'rentre à Vitry. - LE, LE, LA. - J'irai finir mes jours là-bas. - WAH, WAH, WAH. - A.-E.Lemoine: "Tonton du bled", Rim'K!

Merci à ceux qui étaient avec vous. Vous serez en concert à l'Adidas Arena le vendredi 12 décembre 2025. Il faut s'y prendre dès maintenant. - Rim'K: Ca va vite. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous accueillir ce soir.

Hier, vous avez annoncé qu'enfin, l'album "Princes de la ville" serait à nouveau disponible. Il était introuvable depuis 2009. Résultat: il se vendait à plusieurs centaines d'euros pour les heureux propriétaires des vinyles.

C'était sur Internet. Mais vous vouliez absolument que ce morceau qui a tant marqué la fin des années 90 soit accessible aujourd'hui aux plus jeunes. - Rim'K: Bien sûr.

Ca fait partie pour nous du patrimoine musical français, pas seulement du rap. C'est un morceau devenu culte. Ce n'est pas seulement un morceau de rap.

C'est aussi l'histoire d'un bout de l'immigration en France, qui raconte les vacances, quand on partait tous ensemble en famille. Ce sont des souvenirs impérissables, joyeux. Ce sont des souvenirs d'aventure aussi.

C'était toute une aventure pour nous aussi. Cette chanson pleine de symboles représente beaucoup de choses pour nous. Et c'est pour tous les jeunes issus comme nous de l'immigration. - A.-E.Lemoine: "Princes de la ville", 1er album du 113. 500 000 albums vendus et 2 Victoires de la musique. - M.Drucker: On découvre le lauréat du trophée de la Révélation de l'année... - Je lui demande s'il pense qu'on va pouvoir gagner.

Il me dit que c'est possible. - M.Drucker: Je la fais en anglais? - ONE, ONE, THREE! - C'est le 113.

Ils sont élus par le public! - A.-E.Lemoine: Vous avez mis un sacré bordel sur la scène du Zénith.

Une voiture est rentrée sur la scène. A aucun moment vous ne pensiez avoir une Victoire, mais 2, c'était incroyable. - Rim'K: Il faut recadrer ce moment.

On avait 20 ans. On était vraiment des gamins. On est une bande de potes.

On a fait un album qui a connu un succès qui nous a dépassés. Tout ça, c'était abstrait, pour nous. On voulait juste chanter, kiffer notre chanson.

Par la suite, on a été récompensés. C'est une grosse fierté. C'est un honneur.

J'ai croisé P.Obispo dans les loges. Il m'a dit: "Enfoiré, tu en as eu 2!" - A.-E.Lemoine: Il avait été malheureux à ce moment-là, privé de Victoire. - P.Lescure: Vous êtes devenu un pilier du patrimoine et du rap.

C'est pour ça que vous avez été, entre autres, choisi pour représenter la France à la cérémonie d'ouverture des JO 2024. Sur le pont des Invalides et de l'Alma, vous avez interprété un titre inédit: "King". - Rim'K: Tu peux devenir le prince de la ville, devenir le king, devenir l'empereur.

Je veux pas être un super-héros, juste un super humain. J'avance sans la peur du lendemain...

Acclamations. - P.Lescure: Vous aviez un peu le trac, quand même? - Rim'K: Enormément.

On m'a dit qu'il y avait 1,5 milliard de téléspectateurs... - P.Lescure: Et Snoop Dogg dans la salle, si j'ose dire. - Rim'K: Ca m'a mis une grosse pression.

C'est un souvenir inoubliable. C'est une grosse fierté. Ce n'est pas seulement représenter la musique urbaine.

Il y avait le breakdance, qui est maintenant dans les épreuves des JO...

Ca me tient à coeur aussi. Le rap et le hip-hop, ce n'est pas que rapper. Il y a plein de disciplines à côté.

C'était cool que ce soit représenté ce soir-là. - A.-E.Lemoine: Avec cette chanson fédératrice, pour la paix, il y avait un message qui transcendait tous les genres musicaux. - E.Tran Nguyen: Apolline, on ne peut que se tourner vers vous dans ces moments-là.

On a retrouvé un moment en mars dernier où vous rappez. - A.de Malherbe: J'ai très peur. ... - C'était un très beau moment. - E.Tran Nguyen: Vous nous l'avez refaite. - A.de Malherbe: Ouais, j'aime bien...

Vous aussi, j'ai chanté dessus il y a une semaine. J'ai immédiatement écrit à toute l'équipe de l'émission dès que j'ai su que vous étiez là ce soir. - A.-E.Lemoine: Il faut faire un duo. - A.de Malherbe: Mon rêve se réalise.

Ca fait une semaine qu'on le chante non-stop tous les matins, notamment Charles, à qui je dédie ce moment. - A.-E.Lemoine: Il faut aller le vendredi 12 décembre 2025 à l'Adidas Arena.

La billetterie ouvre le 11 octobre. On signale aussi cette formidable série sur DJ Mehdi disponible sur Arte TV et YouTube, qui cumule déjà près de 5 millions de vues depuis sa mise en ligne le 12 septembre dernier. C'est une série absolument géniale. - P.Lescure: Une des plus belles sur la musique. - A.-E.Lemoine: Et sur l'importance de DJ Mehdi.

Merci à tous les 3 d'avoir accepté notre invitation. J'ai un petit "Moi, Fadi le frère volé" à vous offrir, A.de Malherbe, de la part de R.Sattouf.

J'en ai certainement un pour vous aussi, Rim'K. On conclue avec les actualités de Bertrand. ... - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 7...

Il bafouille. On ne croule pas sous les bonnes nouvelles, mais on a cherché et on en a trouvé. - Il y aura bien une augmentation de la facture d'électricité en février.

Mais ça devrait rester assez bas. - On a réalisé que c'était transmissible de génération en génération, mais la bonne nouvelle, c'est que c'est réversible. - Vigilance orange à partir de 22h jusqu'à 10h.

Mais il fait plus doux. - L'accident est terminé. Il y a encore des ralentissements. - M.Le Pen peut faire tomber ce gouvernement.

C'est une bonne nouvelle pour elle. - Et la bonne nouvelle, c'est que nous ne partons pas de rien. - B.Chameroy: A la une de ce lundi, qui faisait sa rentrée politique en Gironde? - R.Glucksmann: Nous avons proposé, présenté dès octobre 2022 un cap clair.

Vous avez la ref? - B.Chameroy: C'est lui qui avait cité cette phrase dans le 20h de France 2...

On s'est marré, ce week-end! R.Glucksmann était le seul à avoir la référence et n'a pas eu le temps de réviser son discours.

Il l'a découvert en direct, y compris les punchlines. - On avait dit rien que le NFP et le résultat, on a eu que B.Retailleau.

En pouvant être à la fois...

J'allais dire "en même temps"...

C'est à prescrire. Ce n'est qu'en équipe que nous arriverons à le faire! Si vous n'en pouvez plus que l'intérêt général soit à ce point... - B.Chameroy: Il s'est même mis à juger en direct les phrases. - R.Glucksmann: Les citoyens sont des adultes qui n'ont pas besoin d'être guidés pour savoir marcher... - B.Chameroy: Quitte à y aller, autant remixer le français. - R.Glucksmann: Cette phrase qu'on devrait gravir dans le marbre de l'Elysée... - B.Chameroy: Bravo à Inoxtag qui a gravé l'Everest.

Le discours était retransmis en direct sur franceinfo. Pour squatter l'antenne le plus possible, il a subtilement rallongé son discours en le bouchant de synonymes. - Votre dévouement, votre mobilisation, votre courage, votre acharnement...

La grande, la belle, l'immense...

Un mouvement, une mobilisation, une forme de sursaut...

Essentiel, fondamental, vital...

Former, forger, mobiliser...

Renforcer, changer, transformer, faire grandir, cultiver, défendre, faire progresser... - B.Chameroy: Comme ça, on est jusqu'à 20h30 jusqu'à franceinfo.

Ma ville de Nice était à l'honneur ce week-end. Sa Promenade des Anglais, sa pissaladière et son meeting de rentrée du RN. Attention, c'était une scène ouverte de stand-up. - On m'a dit qu'il y avait de l'ambiance dans le sud...

Pas terrible! Les gens du Nord! B.Le Maire, il vous invite au resto et vous fait payer l'addition. - N.Sarkozy nous avait promis le karcher.

On a eu le...

Kouchner! - B.Chameroy: J.Bardella a pris des cours de média training.

Il a juste séché l'atelier "que faire de ses mains quand on est à la tribune". "Pas mal"...

Un peu d'accordéon, maintenant. "Merde, mes mains sont collées. Aidez-moi à les décoller!" Etait présent François le Français, qui tenait à montrer à la salle entière qu'il connaît "La Marseillaise".

Il était très proche du micro, trop. - MARCHONS, MARCHONS...

On entend une personne en particulier. - B.Chameroy: C'est beau!

M.Le Pen l'a jouée jeune. - M.Le Pen: Les aspirations des Français ont été ghostées, comme diraient les jeunes. - B.Chameroy: L'open bar était de qualité.

Elle bafouille. Si vous voulez tout savoir sur les tarifs de l'électricité, c'est la ministre de l'Ecologie qu'il fallait écouter. Question simple, réponse d'A.Pannier-Runacher. - Est-ce que la facture d'électricité des Français va baisser? - La baisse que nous observons sur les marchés internationaux permet effectivement de remettre la taxe que payaient les Français avant la crise de l'énergie au niveau d'avant-crise.

Ca n'empêche pas de baisser la facture des Français. - B.Chameroy: Vous m'avez perdu dès le 2e mot. - Ca veut donc dire que la facture va augmenter quand même? - Non.

La facture va baisser. Vous voulez créer de la confusion. - B.Chameroy: C'était très clair...

M.Bregeon a trop traîné avec R.Glucksmann, qui va gravir dans le marbre de l'Elysée cette phrase. - Quand je rentre chez moi dans le 92, les gens me "ditent"... - E.Macron: J'imagine qu'il y a une traduction simultanée.

Est-ce que les interprètes ont pris place en cabine? Ca fonctionne? Parfait. - B.Chameroy: D.Deschamps imite super bien le chat qui ronronne. - D.Deschamps: Euh... - B.Chameroy: P.de Villiers a fait un AVC en direct. - M.Barnier est père de famille.

Il a une femme, des enfants. Ouf...

Il soupire. - B.Chameroy: Reposez-vous.

Ce n'est pas parce que certains de nos personnages préférés ne sont plus dans le gouvernement qu'on ne peut plus les suivre. C.Béchu est redevenu maire d'Angers et pète la forme. ... - C.Béchu: Il n'y a pas de "mais".

Le mépris, en l'espèce, c'était une posture de certains d'entre vous. Je vous invite à balayer devant votre porte. Je ne veux pas les offusquer.

Il était temps que je revienne pour surveiller les annonces dans les trams. - B.Chameroy: Il a aussi réveillé le côté P.Risoli qui sommeille en lui en tentant de faire remporter la vitrine du "Juste Prix" à ses conseillers. - Donnez-nous juste le montant. - 3000 euros. - Un montant de 190 784, 71 euros. - B.Chameroy: On joue tout de suite!

Quand on n'est plus ministre, on ne nous entend plus. On nous voit un peu moins. C.Béchu n'aime pas trop ça.

Mais à Angers, il gère la distribution de la parole au conseil municipal. - Des contrôles... *-C.Béchu: Merci.

J'aimerais compléter. - En quelques mots... - C.Béchu: Vous êtes sûr qu'il n'y a pas de difficultés? - Je n'ai pas entendu les membres de la majorité... - B.Chameroy: "Elle m'énerve." Belle ambiance à Angers.

On continue à prendre des nouvelles de nos ex-ministres chouchous. A.Oudéa-Castéra a été auditionnée par la commission culture du Sénat pour apporter des réponses sur le foot business. - A.Oudéa-Castéra: Je n'avais pas connaissance de ça.

J'avais bien d'autres soucis à gérer. - B.Chameroy: Elle ne sait pas, mais elle a eu tellement à gérer... - A.Oudéa-Castéra: Je n'ai pas eu entre les mains ces documents.

Ces statuts ne m'ont pas été soumis. Je ne les ai pas eus moi-même entre les mains. Je n'ai jamais été saisie.

La demande ne m'en a pas été faite. Je n'en avais pas connaissance. Je n'avais pas connaissance...

Je n'ai aucune connaissance de ce dossier. Je ne connaissais même pas cette recommandation. - B.Chameroy: "Je ne savais même pas où se trouvait mon bureau..." Elle a appris à compter jusqu'à 30. - A.Oudéa-Castéra: 19, 20, 21, 24, 29... - B.Chameroy: Elle est d'origine latine. - A.Oudéa-Castéra: Qui aboutit in fine...

Un délit in fine...

Du fiasco...

Un fonctionnement a minima... - B.Chameroy: Elle a pu parler librement. - A.Oudéa-Castéra: Je vais répondre du mieux possible à vos questions, avec peut-être même un peu plus de liberté de ton aujourd'hui qu'hier. - B.Chameroy: Allons-y pour la liberté de ton! - A.Oudéa-Castéra: Les gens étaient surpris que je leur rentre dans le chou comme je l'ai fait.

Pardon, je suis vulgaire. - B.Chameroy: La vulgarité de malade!

Ca passe à la télé. Désolé si des enfants nous regardent. L'audition de J.Castex devant les sénateurs.

Il est candidat à sa succession à la tête de la RATP. Mais la moitié de ses fins de phrases est restée bloquée sur le quai. - J.Castex: On est plus qu'un échantillon, si vous me...

Au service public, bon...

On est quand même arrivés... 3 heures pour faire...

Que ce soit les conducteurs...

Le dernier des points à convertir...

Mais la hiérarchie est là... - B.Chameroy: L'info continue demain.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo.

Merci à tous les 3. Tournez-vous vers John! Sur "Tonton du bled" pour saluer nos téléspectateurs.

Tout de suite, le documentaire. A demain 19h en direct. ...