L'invité de Bourdin Direct : Jordan Bardella - 21/09
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Vous écoutez RMC. Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin. Jordan Bardella, bonjour. Bonjour. Vous êtes député européen, vice-président du Rassemblement National, conseiller régional d'Île-de-France. Regardons l'actualité de ces dernières heures et de ces prochaines heures. Le gouvernement, les élus locaux, les syndicats réunis à Béthune. Dans la journée, pourquoi ? Réunion de crise, évidemment pour sauver le site Bridgestone et les emplois. Direction et syndicats ont signé vendredi un accord de méthode donnant 5 mois à la discussion permettant de trouver des solutions alternatives à la fermeture. Que faire d'autre ?
Le bras de fer, il faut aller jusqu'au bout. Je vous rappelle qu'en 2013, en Italie, sur l'usine de Bari, Bridgestone avait déjà souhaité fermer un site et la mobilisation du gouvernement des syndicats avait permis de sauver toute une partie, en tout cas des emplois, toute une partie du site. A mon avis, il y a plusieurs problèmes sur ce dossier. Le premier, c'est que Bridgestone a sciemment fait le choix de fermer ce site de Béthune. Je vous rappelle que la direction de Bridgestone a investi près de 64 millions d'euros ces dernières années dans le site polonais et qu'elle n'a investi que 6 millions d'euros sur le site de Béthune.
Donc la fermeture de ce site, contrairement à ce qui avait été dit, contrairement au prétexte de la crise sanitaire qui a été prise par Bridgestone, est évidemment un mensonge. Il y a un problème de fond avec la mondialisation sauvage. Il y a un problème de fond, d'abord parce que le gouvernement a donné beaucoup d'argent à Bridgestone ces dernières années, près de 1,8 million d'euros au titre du CICE. Et on ne peut pas aujourd'hui donner de l'argent à nos grands groupes sans aucune contrepartie. On ne peut pas donner de l'argent aux grosses boîtes françaises sans qu'il y ait des contreparties d'exigence d'emploi. Nous avions réclamé qu'il y ait des contreparties...
C'est pas une grosse boîte française. Non mais aux boîtes qui produisent en tout cas sur le territoire français, lorsque l'on est d'une entreprise, notamment une grande entreprise, puisque le CICE a essentiellement bénéficié aux grandes entreprises, il est normal qu'on exige des contreparties. Il y a ce premier problème. Et il y a un deuxième problème qui est évidemment le problème que nous dénonçons depuis des années, qui est celui du libre-échange total et de l'absence aujourd'hui de protectionnisme en matière d'industrie. Il n'y a aucune stratégie industrielle. On a perdu près de 500 000 emplois industriels ces 20 dernières années dans notre pays.
Et quand on voit effectivement la concurrence asiatique qui est faite sur le marché du pneu, qui représentait près de 5% en 2008 et un peu plus du double, je crois, 10 ans après, il y a évidemment un problème de fond. Et on ne peut pas avoir une politique industrielle digne de ce nom sans une politique protectionniste, sans patriotisme économique. Lorsque les États-Unis ont été menacés par le pneu asiatique, ils ont mis des droits de douane jusqu'à 80%. Ils ont déployé un bouclier fiscal de près de 700 mesures d'anti-dumping, ce que n'a pas fait l'Union Européenne, et ce qui aboutit aujourd'hui à des drames évidemment industriels. Donc il faut évidemment tout faire pour sauver les emplois.
Il faut évidemment mettre les 200 millions d'euros qui sont sur la table, et tout faire en tout cas pour éviter un nouveau chaos industriel dans la région.
Il y a d'ailleurs des exemples de réussite. Alstom, par exemple, qui est en train de se redresser. Bien, 6 élections législatives partielles en France hier, et une abstention massive de 79% jusqu'à 87% dans le Val-de-Marne. Les électeurs n'ont plus envie de voter, ni pour vous, ni pour les autres. Pourquoi ?
Les élections législatives partielles, soyons honnêtes, ont rarement attiré les fruits. Oui, mais jamais un tel taux, jamais un tel taux d'abstention. Oui et non. C'est vrai lors des élections municipales.
87% !
C'est vrai lors des dernières élections municipales, où peu de gens se sont déplacés. Mais en même temps, quand le Premier ministre Edouard Philippe, l'ancien Premier ministre, leur dit la veille, restez chez vous, mais allez voter, il est évident que beaucoup d'électeurs sont restés à la maison. Moi, je regarde le dernier scrutin national du quinquennat, qui est les élections européennes, qui a connu une hausse de la participation significative. Donc on peut dire que la situation va mal, mais lorsque les Français, ils voient un intérêt, alors ils retournent, en tout cas, voter.
Et moi, je vois ce sondage qui a été publié par vos confrées il y a quelques jours et qui nous dit que 34% des électeurs, aujourd'hui, sont prêts à voter pour Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle. Et je crois, en tout cas, que nous sommes les seuls, aujourd'hui, dans la vie politique française, à apporter un projet alternatif.
Voter pour Marine Le Pen, mais pas pour le Rassemblement National, si je comprends bien. Donc Marine Le Pen a tout intérêt à quitter la présidence du Rassemblement National avant la présidentielle.
L'élection présidentielle sous la Ve République, c'est la rencontre d'un homme et du peuple. Ce n'est pas une élection de parti, ce n'est pas le Rassemblement National contre la République. Donc elle quittera la présidence du Rassemblement National ? Elle fera son choix, mais elle a dit, en tout cas, qu'elle réfléchissait, oui, à quitter la présidence du mouvement, parce que, dans la démarche de rassemblement aujourd'hui du peuple français, qui est la nôtre, je crois qu'elle doit être la candidate de l'ensemble des Français, et pas la candidate d'un parti politique. C'est ce qu'elle avait déjà fait, souvenez-vous, au second tour de la présidentielle en 2017.
Mais c'est vrai que, lors de l'élection présidentielle, et plus que celle-ci, vous n'élisez pas un parti, vous faites un choix de société. Vous faites un choix de société entre le patriotisme que nous représentons, le patriotisme économique, les protections qui sont attendues aujourd'hui face à la mondialisation en matière, évidemment, économique, la baisse de la fiscalité, le retour à la sécurité, à la tolérance zéro, aujourd'hui, dans beaucoup de territoires, et vous faites aussi le choix, vous pouvez faire le choix du projet globaliste, mondialiste, qui est porté par Emmanuel Macron, et qui vise à déposséder la France et le peuple français de sa souveraineté.
Bon, vous opposez toujours Marine Le Pen à Emmanuel Macron.
Mais ce sont les Français qui les opposent. Ce qui ne sera peut-être pas l'affiche du second tour de la présidentielle. Oui, on est à deux ans de l'élection présidentielle, soyons prudents. Mais elle ne peut pas gagner seule, dit Marion Maréchal. Elle ne peut pas gagner seule, ça veut dire quoi, pour vous ? Lorsque Marion Maréchal dit cela, ça veut dire quoi ? Je ne sais pas,
il faut lui poser la question. Moi, ce que je regarde, c'est que l'élection présidentielle, d'ailleurs, on n'est pas en Autriche, on n'est pas en Italie, c'est la seule élection présidentielle qui se gagne seule, précisément, entre vous, entre le responsable politique.
Marion Maréchal se trompe.
Je pense qu'elle commet une erreur d'analyse en pensant qu'il faut uniquement rassembler la droite.
Elle pense qu'il faut des alliances.
Elle pense qu'il faut des alliances. Il faut, mais il faut. Il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui les font, les alliances. Or, lorsque je regarde les derniers scrutins, je vois que nous sommes le seul mouvement de la vie politique, avec peut-être La République En Marche, à attirer des gens qui ne sont pas issus forcément de nos forces politiques respectives. Allez dire que le Rassemblement National ne rassemble pas à Thierry Mariani, qui est un ancien ministre de Nicolas Sarkozy qui nous a rejoint, Jean-Paul Garraud, qui a fondé le parquet national antithéoriste qui travaille avec nous. L'union des droites. Je pense qu'elle est restrictive, cette union des droites.
Je pense qu'il y a beaucoup d'électeurs à droite, beaucoup d'électeurs anciennement des Républicains, qui ont voté peut-être Sarkozy en 2007, qui ont voté Sarkozy en 2012, qui ont voté François Fillon en 2017, qui se reconnaissent aujourd'hui dans les idées que nous défendons, qui partagent comme nous la volonté de voir revenir l'autorité dans beaucoup de territoires, l'autorité à l'école, qui partagent comme nous cette volonté de voir instaurer la paix fiscale dans notre pays, à l'heure où nos compatriotes sont assommés d'impôts, qui partagent comme nous la volonté de mettre fin aujourd'hui à l'immigration anarchique et clandestine dans notre pays.
Donc je pense que ces électeurs-là, nous avons vocation à leur parler, mais pas seulement, parce que nous avons au Rassemblement National des électeurs qui viennent aussi de la gauche, qui viennent de la société civile, des électeurs abstentionnistes, et notre but, notre volonté en tout cas, c'est d'unir tous les Français dans le projet de redressement national que nous portons.
Jordan Bardella, la crise sanitaire avec des conséquences économiques, le plan de relance européen, vous en parliez la semaine dernière, mais je n'ai pas très bien compris ce que vous disiez. La France va recevoir 37 milliards d'euros d'ici 2023. 37 milliards d'euros. D'ailleurs, ça va servir au fameux plan de relance de 100 milliards. Qui compose les 100 milliards sur les 100 milliards qui viennent de l'Union Européenne. Vous dites que la France devra suivre les recommandations de Bruxelles. Mais ce n'est pas moi qui le dis, c'est le ministre des Affaires Européennes, c'est M. Beaune.
Si, ce sont vos... D'ailleurs, j'ai encore lu un article
ce week-end de vos confers du monde. Est-ce que ce sont des conditions...
Ah bon ? Oui, ce sont des conditions implicites. Est-ce que ce sont des conditions obligatoires ? Oui, bien sûr. D'ailleurs, c'est le ministre... Non, attendez, non. Pas bien sûr. Ce sont des recommandations. Oui, ce sont des recommandations. Sauf que dans la mesure où vous n'êtes pas sans ignorer qu'en ayant signé les accords de Maastricht en 1992, nous avons fait du droit européen une supériorité sur le droit français. Et ce n'est pas moi qui le dis. Moi, j'ai vu beaucoup de journalistes m'accuser... Il n'y a pas de supériorité, ce sont des recommandations.
Depuis combien de temps ? Je vous pose une question. Vous êtes député européen, Jordan Bardella. Depuis combien de temps l'Union Européenne, la Commission, fait-elle ces recommandations, notamment sur une réforme des retraites qui devrait être... Mais la réforme des retraites est inscrite,
Emmanuel Macron, c'est celui qui met en œuvre... Mais depuis que la France a signé les traités européens, depuis que la France a ratifié le traité de Maastricht... Je vous rappelle, les recommandations
de la Commission sont faites depuis 2013. Non, plus que depuis 2013. 2013, c'est chaque année, chaque année, la Commission demande à la France, recommande à la France une réforme des retraites. Jamais jusqu'à l'année dernière, la France n'avait suivi les recommandations d'aujourd'hui. Mais bien sûr que si
la réforme des retraites comme la réforme de l'assurance chômage, elle est inscrite noir et blanc dans les textes de la Commission européenne. Et c'est d'autant plus vrai, d'ailleurs, qu'on parle beaucoup, on a beaucoup parlé d'Europe de la santé ces derniers mois, que la Commission européenne a exigé ces dix dernières années à 63 reprises que la France baisse ses dépenses de santé. Tout cela est écrit dans les textes de la Commission européenne.
Et encore une fois, ce n'est pas moi qui le dis, c'est le ministre des Affaires européennes lui-même qui le dit, qu'en contrepartie de cet argent, la France s'engage elle-même à faire un certain nombre de réformes, dont notamment la réforme des retraites. Et je lisais encore ce week-end un article dans Le Monde qui a été écrit par vos confrères, qui écrit noir sur blanc que des réformes comme la réforme du système des retraites seront effectivement exigées en contrepartie de ces prêts. L'Union européenne ne nous donne pas de l'argent pour nos beaux yeux, elle exige en contrepartie un certain nombre d'accommodements et le premier de ces accommodements est évidemment la réforme des retraites.
Mais je veux dire, c'est anecdotique et c'est symptomatique aujourd'hui du fait que la France a été dépossédée de sa souveraineté et que notre projet au Rassemblement national il consiste à redonner aux Français le volant de la voiture. Il consiste à leur redonner la possibilité de décider de ce qui est bon pour eux, ce qui est bon pour leur économie, ce qui est bon pour leur accord migratoire. Lorsque le Parlement européen impose aux nations européennes des quotas en matière de migrants, de relocalisation de migrants, et bien ça se décide à Bruxelles mais ça rentre en application concrètement dans la vie des Français. Ça se décide
entre les pays de l'Union Européenne. Les séparatismes. Les séparatismes. 2 octobre, discours, 2 octobre prochain, discours d'Emmanuel Macron. Alors on va beaucoup parler évidemment d'Islam radical. S'il est parcours
c'est depuis parce qu'à force de faire des tournants il va finir par rester sur place. Ça fait 3 ans qu'on nous parle de ce projet de loi contre le séparatisme.
Alors la lutte contre l'islamisme parce que, disons clairement les choses, le séparatisme c'est l'islam radical, les suprémacistes blancs et les dérives sectaires. C'est ce que dit le gouvernement. Vous êtes d'accord ?
Oui, surtout le fondamentalisme islamiste qui a tué plus de 260 Français depuis 2015.
Contrôle des associations, contrat d'engagement sur la laïcité, interdiction des financements étrangers ou contrôle sur l'argent venant de l'étranger, lutte contre la polygamie. Je vous dis quels sont les axes apparents. Enfin, je ne sais pas encore. Je n'ai pas le texte. Mais bon, voilà des pistes dans tous les cas. Numéro attribué à tous les enfants de 3 à 16 ans instruits dans le privé. Hors contrat, ils sont 250 000 en France. Un identifiant national en quelque sorte contrôle des préfets sur les horaires des administrations, des salles de sport, des piscines. C'est pas mal. Ça vous plaît ou pas ces mesures ? Écoutez-moi, ça fait 3 ans. Oui, ces mesures nous plaisent.
Mais si vous voulez, je vois beaucoup le gouvernement reprendre un certain nombre de nos constats. Vous avez reçu une ministre de l'Intérieur il n'y a pas longtemps qui nous a parlé d'ensauvagement. Donc je vous dis s'il pouvait s'inspirer nous aussi sur les solutions et pas seulement sur les constats, ça irait très bien et ça serait très bien pour les Français. La réalité, c'est que ça fait 3 ans qu'Emmanuel Macron nous parle de projet de loi contre le séparatisme. On entend parler tous les 3 mois. Tous les 3 mois, on doit commenter un projet de loi qui ne vient jamais. Là, il l'a encore repoussé. En réalité, ils n'ont absolument rien fait. Rien.
Depuis qu'ils sont arrivés à la tête de l'État en 2017. Combien de mosquées radicales ont été fermées sur les 120 qui sont aujourd'hui en vigueur dans notre pays ? 7. Combien de fichiers S qui sont de nationalité étrangère, qui sont des personnes qui ont un lien objectif avec le fondamentaliste islamiste ont été expulsés ? Zéro. Rien. Combien d'imams radicaux qui prêchent aujourd'hui la haine de la France, la haine des femmes, la haine des juifs, la haine des homosexuels dans un certain nombre de quartiers ont été expulsés vers leur pays d'origine ? Rien. Combien de financements a-t-on coupé à des lieux de culte qui sont aujourd'hui financés par l'Arabie Saoudite ou par le Qatar ? Rien.
On n'a rien fait de tout cela. Alors moi, je veux bien qu'on aille faire signer une charte de la laïcité. Maintenant, on est en ce moment dans la période du procès des attentats de Charlie. Je ne crois pas qu'aller faire signer une charte aux gens qui ont attaqué la rédaction de Charlie Hebdo en 2015 et qui ont décimé la quasi-totalité de la rédaction qu'en leur faisant signer une charte. Ça les dissuade aujourd'hui de passer à la...
Jordan Bardella, il y a peut-être des solutions. Quelles solutions ? Bon, vous m'avez avancé. Vous en avez déjà parlé d'un certain nombre de solutions. Ouvrir l'école, ouvrir plus l'école à l'éducation sexuelle, par exemple. Quel rapport ? Le rapport, c'est lutter contre les séparatismes, Jordan Bardella. Quel rapport ? C'est lutter contre l'islamisme radical. Et vous allez lutter contre l'islamisme en donnant des cours à l'éducation sexuelle ? Aidez les associations. Là, je ne vous suis pas, M. Bourdin. Vous ne me suivez pas ? Non, je ne vous suis pas. Bon, réfléchissons. Ouvrir l'école à des cours d'éducation sexuelle. Oui. Pourquoi est-ce que c'est efficace ? Je ne sais pas.
Parce que ça permet quoi ? Une éducation des enfants. Une meilleure éducation des enfants qui ne seraient pas éduqués selon des préceptes et des principes qui prônent une forme de radicalité. D'accord. Vous pensez qu'en éduquant les frères couachiers à la sexualité, ils n'iront pas tirer sur Charlie Hebdo ? Non, mais je pense que... Mais non, mais non. La réalité, aujourd'hui, c'est que... Aidez les associations laïques qui se battent
pour la laïcité. Ce n'est pas ça le sujet. À mon sens, pardon. Ce n'est pas une solution. Ce n'est pas ça le sujet. Non, ce n'est pas ça le sujet. L'intégration n'est pas le sujet. C'est qu'il y a des associations aujourd'hui... Lutter contre les discriminations. C'est qu'il y a des associations aujourd'hui qui sont des associations politico-religieuses, comme le CCIF, par exemple, qui ont reçu des fonds publics, notamment des fonds de l'Union Européenne qui militent ouvertement contre la laïcité, contre les valeurs de la République et qui instiguent aujourd'hui ce séparatisme dans les valeurs de la République. Il faut couper l'argent, couper les fonds publics qu'on donne à ces associations.
Il faut interdire un certain nombre d'associations. Donc vous applaudirez si ces décisions-là sont prises ? Je vous rappelle que... Vous applaudirez si ces décisions-là sont prises ? Mais bien sûr que j'applaudirais. Bien sûr que j'applaudirais. Je vous rappelle que l'une des principales associations qui diffuse l'islamisme dans notre pays aujourd'hui, qui est l'IOIF, qu'on appelle maintenant les musulmans de France, des frères musulmans, sont une organisation qui est considérée comme organisation terroriste dans un certain nombre de pays, y compris des pays musulmans. Alors je crois qu'on n'a jamais été aussi faibles à l'égard du fondamentalisme islamiste.
Et j'ai dit il y a quelques jours que les terroristes qui s'en sont pris à Charlie Hebdo en 2015 avaient gagné. Ils ont gagné parce qu'ils ont réussi à imposer leur interdit à la société française. Qu'ils ont réussi à nous imposer une fatwa aujourd'hui où tous ceux qui émettent une critique à l'égard de l'islam, tous ceux qui émettent une critique à l'égard de la religion musulmane sont voués aux pylories, sont voués aux bûchers, sont systématiquement menacés de mort. Et cela se fait avec la complaisance d'une grande partie de la classe politique et notamment d'une partie de la gauche, d'une partie des Verts, d'une partie des amis de M. Mélenchon qui étaient aux côtés des amis du CCIF.
La France insoumise et la France islamiste. Oui, parce que quand je les entends défendre le Burkini, quand je les entends défendre une jeune, qui est une jeune française en tout cas à l'Assemblée nationale et qui arrive avec un voile, avec un hijab dans une institution de la République... Même si le règlement le lui permet. Oui, d'accord, mais il y a des questions morales, il y a des questions de mœurs. Et en France, on n'arrive pas avec un voile dans l'Assemblée nationale, on n'arrive pas avec un voile dans les institutions de la République et en tout cas, à mon sens, le voile est en tout cas un outil de régression de la femme et un outil de régression des droits des femmes
aujourd'hui dans notre pays. On veut être contre le voile et ne pas s'attaquer à une femme voilée, vous comprenez ce que je veux dire ? Mais moi, je ne m'attaque pas aux personnes. Je ne m'attaque pas aux personnes. Parce qu'il est facile. Et j'écoutais ce que disait Léla Slimani, je crois que c'était dans ses politiques hier. Il est plus facile de s'indigner que de penser les nuances. Il y a des nuances, tout de même. Vous ne condamnez pas toutes les femmes qui portent le voile.
Mais je ne condamne pas les femmes qui portent le voile. Je condamne le port du voile dans notre pays. Et ça, ça fait une différence. Parce que je considère que le voile aujourd'hui est un outil de régression des droits des femmes. Et qu'en tout cas, le voile n'est pas un instrument, n'est pas un vêtement qui est lié à la culture française et à la laïcité que nous, nous défendons.
Bien. 55% des Français favorables au rétablissement de la peine de mort. Vous avez vu ce sondage Ipsos. Oui, tout à fait. Vous dites que moi, je ne souhaite pas le rétablissement de la peine de mort. Oui, à titre personnel, j'y suis reposé,
je suis favorable en tout cas à la perpétuité réelle.
Vous demandez dans tous les cas un référendum ? Non, pas du tout. Non, pas du tout. Qu'est-ce que vous demandez ? Je ne suis pas très bien compris. Nous, nous sommes favorables
à la perpétuité réelle. Oui. Maintenant, pour rebondir sur le sondage, qui existe en France. Oui, mais elle n'est jamais appliquée. Elle est appliquée pour Michel Fourniret, deux, trois autres personnes. En tout cas, la moyenne, avec des peines de sûreté qui vont entre 20 et 30 ans. Aujourd'hui, la moyenne, la moyenne, c'est 20 ans.
La perpétuité assortie d'une période de sûreté illimitée.
Qui n'est jamais appliquée.
Cinq criminels en France. Voilà.
Sur combien de... Dont Michel Fourniret. Sur combien de violeurs, sur combien de multirécidivistes ? Bref, elle n'est quasiment jamais appliquée en France aujourd'hui. Maintenant, lorsque je vois, lorsque j'ai vu, par exemple, ce week-end à Lyon, un jeune de 20 ans qui a été assassiné, qui a été égorgé, tué par deux étrangers. Tué par deux clandestins, exactement, dont l'un lui taillait la gorge avec un tesson pendant que l'autre le poignardait. Pour moi, ce ne sont pas des faits de violence qui sont des faits banals. Ce sont des faits qui traduisent un ensauvagement de notre société.
Et lorsque les Français voient ces faits dans l'actualité, lorsqu'ils voient qu'à Nantes, il y a quelques jours, par exemple, un violeur multirécidiviste qui était condamné à 18 ans de prison, qui a été condamné à 12 fois pour viol et ressorti au bout de 12 ans, et la première chose qu'il a fait en ressortant, c'est évidemment de violer et d'assassiner une gamine de 15 ans. Eh bien, je comprends que les Français, aujourd'hui, est une aspiration, majoritairement dans ce sondage, à la peine capitale parce qu'il n'y a plus d'autorité aujourd'hui dans notre pays et que l'État a totalement déménéré. Pourquoi êtes-vous contre ?
Parce que je veux dire aux Français que le programme de fermeté pénale que nous porterons... C'est une vengeance institutionnalisée ? Non, je ne le crois pas. Christophe Castaner, la peine de mort. Il se trompe dans la tribune qu'il a fait dans le JDD, il se trompe. Parce que je veux dire aux Français que le programme de fermeté pénale que nous portons est un programme qui vise en matière pénale à placer la justice non plus du côté des agresseurs comme elle l'est trop souvent aujourd'hui
mais du côté des victimes. Pourquoi est-ce que vous êtes opposé à la peine de mort ?
Parce que c'est une conviction qui me fait dire que... C'est une conviction qui me fait dire que... Déjà, le droit à l'erreur, il existe. Voilà. Déjà, le droit à l'erreur, avec la peine de mort, il existe. Et que... Vous acceptez qu'il existe un droit à l'erreur ? Il y en a eu, d'ailleurs. Il existe un droit à l'erreur. C'est la raison pour laquelle vous êtes opposé à la peine de mort. C'est l'une des raisons pour lesquelles je suis opposé à la peine de mort, effectivement, parce que c'est une raison qui, s'il y a erreur, n'a pas, je dirais, de retour en arrière possible.
Maintenant, il est vrai que l'abolition de la peine de mort par Badinter a entraîné un effondrement total de la politique pénale. Et aujourd'hui, les Français, ils ne supportent plus de voir des multirécidivistes, de voir des délinquants et des criminels que les magistrats remettent en liberté, qui sont passés 5, 10, 15 fois devant le commissariat par la case de la garde à vue, devant un juge remis en liberté alors qu'il représente un danger pour la société française. Les Français ne supportent plus de voir aujourd'hui des magistrats utiliser la culture de l'excuse pour remettre en liberté des gens qui représentent un danger pour la société française. Et les Français ne supportent plus.
Avec la peine de mort. Mais c'est un système global aujourd'hui. Et la suppression de la peine de mort a effondré la politique pénale. Mais vous laissez ouvert la possibilité... Mais en revanche, pour vous répondre, pour vous répondre, je vais être clair. Alors allez-y, je vais être clair, parce que je n'ai pas bien compris. Je vais être très clair. Nous, nous sommes attachés plus que tout, plus que tout à l'expression et à la volonté populaire.
Et je dis que si une majorité de Français, si une fois que nous aurons mis en œuvre notre programme au pouvoir de fermeté pénale, de perpétuité réelle, de rétablissement des peines planchées, de création de nouvelles places de prison, de fin des remises automatiques de peine, si à ce moment-là, une majorité de Français souhaite encore se saisir de cette question de la peine de mort, eh bien, nous avons dans notre programme le référendum d'initiative citoyenne qui permettra à ceux qui le souhaitent et s'ils le souhaitent de se saisir de cette question. Est-ce que vous imaginez le débat ?
Est-ce que vous imaginez un débat sur la peine de mort dans ce pays ? Tuer ou pas ?
Mais j'imagine tous les débats en France. Tuer ou pas ? Faut-il tuer ou pas ? Mais aucun débat ne me fait peur dans notre pays. Moi, j'ai une conviction personnelle sur cette question.
S'il y a un référendum, vous votez contre.
S'il y a un référendum pour la peine de mort, je voterai pour la perpétuité réelle. Mais le choix n'est pas pour ou contre la peine de mort. Le choix devra... Si, pardon. Le choix de ce débat... Non, mais s'il y a un débat, ça sera perpétuité réelle ou peine de mort. À titre personnel, je choisirai la perpétuité réelle. Mais je veux juste dire aux gens qui nous écoutent que les Français, aujourd'hui, ils ne supportent plus cette inversion permanente en matière de justice et ils ne supportent plus cette inversion du système pénal. Donc, nous, notre projet consiste en matière pénale à remettre l'église au centre du village.
Et c'est vrai, d'ailleurs, vous avez vu encore il y a quelques jours à Théoul-sur-Mer, moi, ça m'a beaucoup choqué de voir que, comme beaucoup de Français, d'ailleurs, de voir que lorsque votre maison est squattée, que lorsque votre droit à la propriété est violée, mais c'est un rapport avec la politique pénale, eh bien, vous risquez plus en sortant les gens qui occupent votre maison plutôt que les gens qui squattent eux-mêmes votre appartement.
Donc, cette inversion des valeurs en politique pénale, il n'est plus supportable et il est temps aujourd'hui d'avoir une politique pénale qui soit beaucoup plus ferme, beaucoup plus claire et beaucoup plus efficace et qui se place du côté des victimes.
J'ai une dernière question, Jordan Bardella. Le développement de la 5G, est-ce que vous aussi vous demandez un moratoire ?
Moi, je suis favorable au déploiement de la 5G et nous, nous y sommes plutôt favorables au Rassemblement National parce que je pense que ça représente une opportunité technologique pour notre pays. Vous savez que la France a cumulé un retard considérable aujourd'hui en matière de nouvelles technologies. On arrive à peine à la 5G. Le gouvernement a raison de vouloir développer la 5G. Il faut être prudent, il faut continuer. Attendez, on développe ou on développe ? Oui, il faut développer, mais il faut évidemment continuer les études, les enquêtes qui sont faites notamment sur la santé.
Mais il est clair que lorsque je vois les Etats-Unis et lorsque je vois Elon Musk, par exemple, développer sa puce cérébrale qui va permettre peut-être demain de guérir Alzheimer, de guérir, du moins diminuer les maladies comme Alzheimer, comme Parkinson, lorsque je vois la Chine qui arrivement arrivée à la 6G et que je vois l'Europe faire de Greta Thunberg sa seule ambition pendant six mois en matière d'avenir, en matière de futur, je me dis qu'on a accumulé un retard considérable et que dans l'économie de la connaissance qui nous attend, dans cette économie où la donnée sera évidemment l'or gris de ce XXIe siècle, il nous faut évidemment continuer à développer ça tout en gardant ce principe de souveraineté et de souveraineté notamment des données, de protection des données des Français et des Européens.
Merci Jordan. Merci à vous. à 8h56,
RMC, BFM TV.
Jordan Bardella