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interviewC à vous (sur YouTube)· 10 mars 2025 52 min

Procès Le Scouarnec : une victime et son avocate prennent la parole - C à Vous l’intégrale10/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Emilie? - E.Tran Nguyen: L'une des 1res victimes entendues au procès de J.Le Scouarnec, chirurgien.

Le procès s'est ouvert il y a 2 semaines. Elle a été violée alors qu'elle avait 7 ans et qu'elle venait se faire opérer de l'appendicite. - A.-E.Lemoine: Elle sera sur notre plateau aux côtés de son avocate, L.-H.Bornes.

Mohamed? - M.Bouhafsi: En février 2025, 172 000 Américains ont été licenciés.

Parmi ces milliers de postes supprimés, des dizaines de milliers de républicains déçus et en colère contre D.Trump. - A.-E.Lemoine: Pour lequel ils avaient voté il n'y a pas si longtemps que ça.

Patrick? - P.Cohen: Je vous parle du métier de journaliste.

Pas trop mal...

Ce sera détaillé dans un instant. - A.-E.Lemoine: Une analyse utile de ce baromètre annuel dans votre édito.

L'importance de la couverture de l'actualité internationale. Ca doit dire quelque chose aux Ukrainiens, qui sont en guerre contre la Russie depuis 1110 jours. On en parle avec l'ambassadeur de France en Ukraine.

Merci de votre présence ce soir alors que vous êtes de passage à Paris. Lorrain? - L.Sénéchal: On revient sur le nouveau logo qui va habiller les marchands de journaux.

Vous savez, ce losange jaune. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Je vous emmènerai au nord du Sénégal, chez les Peuls.

Dans une communauté où quelques femmes, contre l'avis des hommes, vont faire un stage pour apprendre comment fonctionnent les panneaux solaires pour apporter l'électricité dans le village. - A.-E.Lemoine: Mercredi, au cinéma, on retrouve C.Jordana à l'affiche avec S.Zermani d'un très joli film qui interroge sur la question de l'exil, de l'immigration et de l'intégration en France.

Ca s'appelle "Reine mère" et on vous le recommande fortement. On reçoit aussi T.Sotto et A.Bégot, aux commandes de la matinale de RTL tous les jours de 7h à 10h.

A.Vizorek fait aussi partie de l'équipe. Ils sont réunis autour de la table du dîner.

Le repas est préparé par Benjamin Chrétien, le chef des Hautes Roches. C'est en Touraine. Bertrand? - B.Chameroy: Twitter est en rade.

Je n'aurai aucune remarque sur mon pull. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, L'Edito de Patrick.

Quel est le regard des Français sur le travail des journalistes et sur l'utilité de leur métier? C'est l'objet d'un baromètre annuel que vous nous dévoilez. - P.Cohen: Un indicateur toujours intéressant.

C'est l'enquête ViaVoice pour les Assises du journalisme, qui se tiennent cette semaine et comme chaque année à Tours, en partenariat avec France Télévisions et Radio France. 9e édition de ce baromètre. "Le journalisme, un métier utile?".

Oui pour 86 % des Français. Les plus jeunes sont les plus nombreux à le trouver. De même, il y a une adhésion massive à l'idée que le journalisme est indispensable dans une société démocratique, ce qui est vrai.

Quelle est l'information à laquelle vous faites le plus confiance? Celle que vous trouvez par vous-même dans les médias traditionnels: 74 %. C'est un chiffre relativement stable.

Celle que relaient votre entourage, vos amis, notamment sur les réseaux sociaux: 12 %. Là, ce sont les plus jeunes qui s'en remettent le plus aux réseaux, 20 à 22 % chez les 18 à 34 ans. - A.-E.Lemoine: Les Français savent pourtant qu'il n'y a pas que du vrai sur Internet. - P.Cohen: 91 % sont conscients qu'il y a de plus en plus de rumeurs sur les réseaux sociaux.

Ils essaient de trouver des informations fiables en dehors des médias de référence. A ces médias, on réclame d'abord du sérieux, de l'expertise. "Qu'attendez-vous en priorité du journalisme?" 67 % qu'ils vérifient les informations fausses, les rumeurs et la désinformation. - A.-E.Lemoine: Dans tous les domaines? - P.Cohen: La confiance n'est pas équitablement répartie.

C'est dans les informations sportives que les Français disent avoir le plus confiance: 79 %. C'est dans les sujets politiques, politique intérieure, qu'ils ont le moins confiance: 41 %. Les informations internationales, c'est au milieu.

J'aurais dû penser à vous et au sujet qu'on allait aborder ensuite. Au sujet des faits divers, grande demande révélée par cette enquête. Les médias et les journalistes ne doivent pas accorder aux faits divers une place moins importante qu'à l'actualité. - A.-E.Lemoine: C'est le sentiment que vous avez? - P.Cohen: Ca dépend des médias.

Certains sont plus orientés vers les faits divers et d'autres vers ce qu'on appelait autrefois l'actualité institutionnelle. - A.-E.Lemoine: Vous êtes convaincu de l'utilité du journalisme et particulièrement dans la couverture d'un conflit? - G.Veyssière: Dans celle où, par ailleurs, il y a de la propagande, la désinformation, des attaques informationnelles...

Les professionnels de l'information sont les mieux à même de les relever et de contribuer à les combattre. - A.-E.Lemoine: 10 jours après l'affront en mondovision subi par V.Zelensky à la Maison-Blanche, les Ukrainiens ne décolèrent pas.

Samedi, une manifestation était organisée devant l'ambassade américaine à Kiev pour dénoncer l'attitude et l'abandon des Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: Il y a un fort sentiment de trahison des Ukrainiens vis-à-vis des Américains.

Pour autant, pas de panique chez les Ukrainiens? - G.Veyssière: Une très grande détermination.

Les Ukrainiens savent bien que le 24 février 2022, quand la guerre a commencé, ils étaient seuls. Ensuite, l'aide internationale militaire est arrivée. Ils se disent que finalement, aujourd'hui, ils ne peuvent plus compter sur l'allié américain comme autrefois.

Ils espèrent que ça pourra se rétablir. Pour l'instant, ce n'est pas le cas, mais ils ont d'autres alliés. Au fond, ils disent que quoi qu'il se passe, eux sont déterminés à défendre leur liberté et leurs valeurs. - A.-E.Lemoine: C'est un peuple qui s'est rallié autour de son président, notamment après les attaques répétées de la Maison-Blanche? - G.Veyssière: Les sondages montrent une hausse de la popularité de Zelensky de 10 points.

Certains peuvent être pour ou contre, mais c'est leur président. L'attaquer, c'est attaquer leur système démocratique. C'est comme ça qu'ils le vivent.

C'est aussi un ralliement autour du drapeau. Le président est le chef des armées en Ukraine. Il y a ce réflexe d'unité du pays et il y a une unité sur un point important.

Les Ukrainiens disent qu'ils ne veulent pas d'élections au rabais. - A.-E.Lemoine: La Russie a revendiqué hier la prise d'un village dans la région ukrainienne de Soumy, ce qui serait une première depuis 2022. 20 % du territoire de la région de Koursk est contrôlé par l'armée russe.

Tous les jours, la crainte d'attaques sur l'enceinte du territoire ukrainien. - G.Veyssière: Il y a des frappes constantes.

Il y a eu des frappes la semaine dernière avec 180 drones et 56 missiles. C'est préoccupant car, comme l'aide américaine est en pause, ça veut dire que le ravitaillement en missiles n'arrive plus. Les Ukrainiens sont inquiets mais ont des stocks.

Pour l'instant, ils se défendent comme cela. Il y a des régions plus dangereuses que d'autres, notamment cette région. Quand j'y suis allé, avec le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, on a vu que la priorité était de résorber cette poche ukrainienne sur le territoire russe avant les négociations. - A.-E.Lemoine: Des stocks pour combien de temps?

Quelle est la visibilité de l'armée? - G.Veyssière: Ca dépend du matériel.

Ce serait aux Ukrainiens de dire. On compte en mois, pas en journées ni en semaines. Ce qu'il faut voir, c'est que la situation sur le plan militaire est très stable.

Les forces armées russes progressent très lentement. On estime qu'en un an et demi, elles ont avancé de 1 % du territoire ukrainien, qui est très grand. - A.-E.Lemoine: Une guerre qui doit se livrer sans les renseignements que fournissaient les Américains et qu'ils ne fournissent plus. - G.Veyssière: Les Américains ont annoncé qu'ils ne fournissaient plus le même niveau de renseignements.

Ce n'est pas pour autant que l'Ukraine est aveugle. La coopération avec d'autres partenaires se poursuit. Ce qui est important, c'est que les Américains et les Ukrainiens recommencent à se parler.

C'est fondamental après le rendez-vous du 28 février, qui n'a pas été un succès diplomatique. Ils se rencontrent demain à Djeddah, en Arabie saoudite. C'est important de voir s'il y a un momentum, une nouvelle dynamique qui doit apparaître et permettre de se mettre d'accord sur un cadre pour que les Américains reprennent l'aide militaire. - A.-E.Lemoine: Il est déjà arrivé sur place, V.Zelensky. - G.Veyssière: C'est en 2 temps.

V.Zelensky était déjà en Arabie saoudite pour des consultations avec les autorités saoudiennes. Il y a des échanges entre les cabinets des ministres.

C'est ça qui est prévu. - P.Cohen: Demain, négociations à Djeddah, en Arabie saoudite.

Les Ukrainiens devraient renouveler la proposition qu'ils ont déjà faite et qui était aussi l'idée avancée par E.Macron et K.Starmer d'une trêve dans les airs et en mer avec la Russie.

Quelle est l'idée de cette trêve et quel est le schéma qu'il y a dans la tête des responsables ukrainiens en proposant cela? - G.Veyssière: L'idée serait d'ouvrir un espace de négociation.

Aujourd'hui, le différend entre les 2 parties, la victime et l'agresseur, est tel que c'est difficile pour eux de se parler. D'abord, il faut diminuer la tension. L'idée de ce type de trêve est que ça permet, avec des mesures de confiance, que les 2 parties reprennent une forme de relations plus...

Apaisées, je ne sais pas, mais une forme de relations tout court. Dans un 2e temps, on pourra arriver à une vraie trêve qui concerne aussi la situation terrestre. Elle suppose des garanties de sécurité du point de vue ukrainien pour éviter que les Russes ne reviennent dans 2 mois, dans 2 ans ou ailleurs comme ils l'ont fait après 2014. - P.Cohen: C'est une discussion qui peut durer des mois. - G.Veyssière: Ce qui serait bien, c'est que la discussion s'engage.

Il y a un espèce de jeu qui n'est pas très sain. Côté russe, ils disent qu'ils sont prêts à parler, mais en réalité, ils veulent d'abord que tel décret qui interdit au président Zelensky de discuter avec le président Poutine soit reporté...

Ils sont prêts à parler mais ne veulent pas parler de trêve partielle...

Uniquement d'un grand accord de paix. Ca risque de ne pas aller très loin. - A.-E.Lemoine: Les Etats-Unis ne font un pas que s'il y a un accord sur les terres rares ukrainiennes que les Américains pourraient exploiter.

Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis, comparaît cet accord à un racket. Vous employez les mêmes mots? - G.Veyssière: Avec tout le respect que j'ai pour lui, non.

D'après ce qui a été rendu public, les derniers textes étaient plus satisfaisants. Cet accord était entre les Américains et les Ukrainiens. Tant qu'il n'est pas signé, il peut évoluer.

Ce ne serait pas sage de spéculer pour la suite. Les textes rendus publics par les Ukrainiens n'étaient pas une spoliation, parce que l'argent devait bénéficier à la reconstruction de l'Ukraine. Tant que le texte n'est pas signé et n'a pas été rendu public, c'est difficile de spéculer.

Il y a eu des négociations intenses entre Ukrainiens et Américains pendant 15 jours sur ce texte. - E.Tran Nguyen: D.Trump et son vice-président reprennent régulièrement les arguments du Kremlin.

Un alignement qui provoque aussi des réactions chez certains Américains. Samedi, J.D.Vance était dans l'Ohio, où il possède une maison.

Dans la rue, il est tombé sur des manifestants pro-Ukraine. ... - E.Tran Nguyen: Il y a eu aussi l'interview du cousin germain de J.D.Vance dans "Le Figaro", parti pendant 2 ans et demi combattre aux côtés de l'Ukraine et qui ne comprend pas l'attitude de la nouvelle administration américaine.

Tout cela est anecdotique ou ces voix dissidentes peuvent avoir un poids et être entendues aux Etats-Unis? - G.Veyssière: La politique américaine est déterminée par les autorités américaines.

La question est pour eux. A titre personnel, je pense que les images dans le bureau Ovale ont eu un impact mondial dans les opinions publiques en Europe et en Ukraine. Pourquoi ce serait différent aux Etats-Unis?

Les électeurs du Parti républicain ont une approche assez particulière vis-à-vis de la Russie. Ce ne sont pas des amis du régime russe. Il en vient aux Etats-Unis de définir leur position.

Ce qui est vraiment important, c'est que les Ukrainiens et les Américains continuent à se parler. D'autre part, il faut que l'Europe prenne ses responsabilités. C'est que ce que le Conseil européen du 6 mars a commencé à faire.

A la fois pour la défense européenne mais aussi pour la défense de l'Ukraine. - A.-E.Lemoine: Comment étaient perçus les propos d'E.Macron qui, face aux Français dans une allocution très solennelle, a expliqué que la Russie était une menace? - G.Veyssière: Cette allocution a été retransmise en Ukraine et a été extraordinairement bien perçue par les Ukrainiens.

C'est ce que les Ukrainiens disent depuis longtemps: que la Russie est une menace existentielle, non seulement pour l'Ukraine mais aussi pour l'Europe. Au fond, la sécurité de l'Europe et de la France est liée à la sécurité de l'Ukraine. Evidemment, ça va dans le sens de l'Ukraine.

Vu de Kiev, c'était une évidence. - A.-E.Lemoine: Ca Ne veut pas dire que la France doit changer son rôle dans ce conflit? - G.Veyssière: Les Ukrainiens apprécient notre rôle tel qu'il est.

Nous les soutenons. Nous reconnaissons le fait que ce sont eux, la victime, et qu'ils font face à un agresseur. La France n'est pas belligérante.

Si elle envisage un jour de déployer des troupes, ce serait dans le cadre des garanties de sécurité, et pas dans le cadre d'une opération militaire. Les Ukrainiens ne veulent pas externaliser leur guerre. Ils souhaitent que la communauté internationale reconnaisse leur statut, qui est celui d'une victime, d'un Etat victime.

C'est le cas. C'est la Russie qui a attaqué l'Ukraine le 24 février 2022. Il n'y a pas de discussion. - A.-E.Lemoine: On a parlé de l'allocution d'E.Macron.

Il y a aussi un autre discours très mordant contre D.Trump qui a été relayé sur les réseaux sociaux, repris dans certains médias américains. ... - A.-E.Lemoine: Le sénateur C.Malhuret qui compare Trump à un empereur incendiaire, un bouffon sous kétamine...

Chargé de l'épuration publique, c'est E.Musk. Que vous inspire ce discours qui est devenu viral, traduit en plusieurs langues? - G.Veyssière: Ce n'est pas diplomatique, mais ce discours reflète l'émotion qui a emporté beaucoup de gens au vu de l'évolution de la position américaine.

Après, la politique internationale, ça se fait aussi avec beaucoup de calme et sans perdre de vue les fondamentaux. Les fondamentaux sont que les Etats-Unis sont les alliés de la France. Nous sommes alliés mais pas alignés.

Nous avons ce dialogue avec eux qui est un dialogue important et qui doit se poursuivre. Il n'est pas toujours simple mais il est important. C'est aussi pour ça que c'est important que l'Ukraine reprenne le dialogue avec les Etats-Unis.

C'est la voie de la diplomatie, qui est parfois moins flamboyante et moins spectaculaire... - A.-E.Lemoine: Mais plus efficace? - G.Veyssière: Elle fait ce qu'elle peut.

C'est l'engagement que je crois. La diplomatie française doit aussi aux Français. - A.-E.Lemoine: Merci.

Restez avec nous pour le reste de l'actualité. Voici la Story de M.Bouhafsi. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire de milliers d'Américains qui ont soutenu D.Trump et qui se retrouvent aujourd'hui au chômage.

En février, les licenciements ont bondi de 245 %. Plus de 172 000 postes ont été supprimés. Du jamais-vu depuis la période covid, où le pays était quasiment à l'arrêt.

Des dizaines de femmes et d'hommes se sont exprimés à la télévision. En quelques secondes, ils ont perdu un emploi qu'ils avaient depuis de nombreuses années. ... - M.Bouhafsi: Le président américain ne connaît pas d'état de grâce.

Avec 44 % d'opinions Favorables, D.Trump fait mieux que son 1er mandat mais moins bien que J.Biden.

Les Américains le classent derrière B.Obama et G.W.Bush.

Parfois, c'est la double peine. Alors que D.Trump avait promis le remboursement intégral de la fécondation in vitro, cette promesse n'a pas été tenue. ... - M.Bouhafsi: Vous vous souvenez sans doute de ces images.

Il y a quelques semaines, des policiers de l'immigration enchaînant les arrestations de masse, dans les rues et jusque dans les hôpitaux et les écoles. 46 % des Hispaniques avaient voté pour Trump, soit 12 % de plus qu'il y a 4 ans. Là aussi, certains de ses partisans déchantent. ... - M.Bouhafsi: Les prix ont explosé ces derniers mois aux Etats-Unis.

Symbole: les oeufs. Leur prix ont augmenté de 30 % ces derniers mois. Au Texas, la boîte de 12 avoisine les 12 dollars.

La Bourse américaine tangue. Pire que les décisions fermes et dangereuses, ce sont les changements de braquet quotidiens de D.Trump qui inquiètent les marchés. - Vous êtes dans une économie américaine qui tourne à plein régime.

Vous avez un taux de chômage légèrement au-dessus des 4 % avec énormément de difficultés de recrutement. Là, vous faites une relance et du protectionnisme. Vous dites que les prix étrangers vont coûter plus cher et vous faites un choc sur les immigrés en essayant de retirer les étrangers qui sont sans papiers aujourd'hui.

Ces 3 éléments ne peuvent provoquer qu'une inflation. - M.Bouhafsi: La gronde gagne aussi les proches de D.Trump.

Le "New York Times" a révélé un clash très violent au sujet des licenciements en masse au sein de l'administration américaine. Quand on lui pose la question, le président américain menace. ... - M.Bouhafsi: Monsieur l'ambassadeur, en diplomatie comme en économie, le plus dangereux, ce sont les revirements quotidiens et l'instabilité qui peuvent provoquer de plus grandes crises? - G.Veyssière: L'instabilité est un danger pour la diplomatie.

En même temps, elle arrive tout le temps. - M.Bouhafsi: Quand vous voyez ces changements quotidiens sur les points de vue diplomatiques, on ne parle pas que d'économie, ça peut renforcer la défiance et ces crises qu'on vit actuellement? - G.Veyssière: La prédictibilité est importante.

Quand vous regardez ce que D.Trump avait dit dans la campagne, il avait dit des choses qui vont dans le sens de ce qu'il fait aujourd'hui. Pas dans cette ampleur...

Je ne crois pas qu'on puisse lui faire ce procès. En revanche, on peut penser que ce qu'il fait ne va pas dans le bon sens et qu'il faudrait rééquilibrer la situation. Ce serait l'intérêt des Etats-Unis et de l'Europe. - P.Lescure: Un des voisins de D.Trump veut lui tenir tête: le nouveau Premier ministre du Canada.

Après 10 ans pouvoir, J.Trudeau laisse la place à M.Carney, un économiste devenu gouverneur de la Banque du Canada.

Changement de discours, mais toujours aussi offensif contre la Maison-Blanche, qui disait vouloir que le Canada devienne le 51e Etat des Etats-Unis. - M.Carney: Les Etats-Unis veulent notre territoire, notre eau, notre pays.

Ca va détruire notre façon d'être. - P.Lescure: Comment le professionnel de la diplomatie que vous êtes juge les premiers pas? - G.Veyssière: Je n'ai pas à commenter l'actualité entre le Canada et les Etats-Unis.

De toute façon, il n'a pas encore pris ses fonctions. C'est intéressant de voir l'évolution de la position du Canada. Il fait partie des pays qui réfléchissent à peut-être déployer des troupes dans les garanties de sécurité pour l'Ukraine.

Sur les questions commerciales et de droits de douane, il y a beaucoup d'évolutions. Il y a des annonces très importantes des Américains qui ont ensuite été supprimées. C'est une histoire en train de s'écrire.

C'est intéressant pour nous, Européens. Il y a aussi des droits de douane avec l'Europe. Il faut qu'on regarde attentivement ce qui se passe avec le Canada.

Ce n'est pas sans signification pour nous. - A.-E.Lemoine: C.Mahuteau est l'une des 299 victimes présumées de J.Le Scouarnec, ex-chirurgien jugé depuis le 24 février par la cour criminelle du Morbihan.

Vendredi, pour la première fois, 34 ans après les 2 viols dont elle a été victime à 7 ans et lors d'une opération de l'appendicite en urgence, elle a fait face à son agresseur sans jamais le regarder dans les yeux, ne s'adressant qu'à la présidente du tribunal pour n'accorder à J.Le Scouarnec aucune importance. Bonsoir.

Merci de votre présence aux côtés de votre avocate, maître L.-H.Bornes.

Vous avez vécu vendredi un face-à-face d'une heure lorsque vous avez témoigné à la barre. Face-à-face éprouvant. Vous avez volontairement ignoré votre agresseur.

Vous l'aviez décidé avant d'entrer dans la salle d'audience. Pourquoi? - C.Mahuteau: Nous étions des enfants.

J'étais une enfant à cette époque-là. Il m'a considérée comme un objet. C'est ce que j'ai voulu faire ressentir également. - A.-E.Lemoine: Vous pensez qu'il a bien remarqué que vous étiez en mode guerrière?

C'est les termes que vous avez employés. - C.Mahuteau: Je le pense. - A.-E.Lemoine: Vous êtes en mode guerrière depuis le jour où, il y a 6 ans, un gendarme vous a appris que vous étiez une victime de Le Scouarnec.

Pendant 28 ans, vous n'aviez gardé de cette opération qu'un vague souvenir, mais tout de même frappant, celui d'une infirmière qui vous a fait comprendre que vous étiez en danger. - C.Mahuteau: C'était un jour où elle devait faire mes soins.

Elle a coupé le fil pour pouvoir me le retirer. Elle s'est acharnée. Elle n'y arrivait pas du premier coup.

Elle m'a dit: "Je suis désolée, mais je vais devoir vous faire mal." Elle a tiré le fil d'un coup sec. Pendant cette période, j'ai vraiment senti que j'étais en danger et elle m'a fait ressentir ça. - A.-E.Lemoine: Qu'il fallait partir le plus rapidement possible. - C.Mahuteau: Tout à fait. - A.-E.Lemoine: Des souvenirs plus précis vous sont revenus quelques jours après les révélations des enquêteurs.

Vous vous êtes souvenue que vous étiez allongée dans un lit d'hôpital et qu'un homme en blouse blanche était à vos côtés. - C.Mahuteau: Entre l'intervention du gendarme qui est venu à la maison pour m'expliquer ce qui m'était arrivé et le rendez-vous à la gendarmerie pour le dépôt de plainte, j'ai eu un flash, une nuit.

J'étais allongée sur un lit avec une blouse blanche à ma droite penchée sur moi, qui caressait ma cuisse, l'intérieur de ma cuisse en remontant vers mon entrejambe. Elle se penchait sur moi en me disant que ça allait être une belle cicatrice. - A.-E.Lemoine: Ca vous a provoqué une bouffée d'angoisse et une crise de panique. - C.Mahuteau: Ca m'a réveillée en sursaut.

Ca a été une crise de panique violente. - A.-E.Lemoine: Vous avez compris pourquoi, depuis toujours, vous avez un syndrome de la blouse blanche que vous n'arriviez pas à expliquer jusque-là. - C.Mahuteau: C'est arrivé après.

Avant d'être au courant de l'affaire, j'ai été opérée de la vésicule biliaire. Tout s'était bien passé. Il y a un an et demi, j'ai été opérée du pied.

Un infirmier et une interne essayaient de me mettre le goutte-à-goutte. Ils me faisaient un peu mal. Je prenais sur moi.

A un moment donné, l'infirmier m'a demandé s'il me faisait mal. Je leur ai répondu un peu violemment en leur disant que si je ne leur avais pas mis ma main dans la tête, c'est que pour l'instant, ça pouvait aller. Du coup, ils ont décidé de me piquer ailleurs. - A.-E.Lemoine: Vous avez, de façon inconsciente, cultivé un look de garçon manqué toute votre enfance et votre adolescence. - C.Mahuteau: C'est une barrière.

C'est ne pas être désirable à la vue d'un homme. C'est pour ça que je suis comme ça. - A.-E.Lemoine: Maître, c'est avec les carnets noirs tenus par J.Le Scouarnec que les enquêteurs ont pu identifier votre cliente et les centaines de victimes du chirurgien.

Des carnets dont la lecture est inaudible pour les victimes concernées mais qui ont permis de comprendre leurs traumatismes. - Me L.-H.Bornes: Ca permettait d'avoir enfin l'élément matériel qui manquait.

Avec les descriptions qui étaient faites, quelle que soit la victime...

On peut être sur le registre des agressions sexuelles ou du viol ou les deux. Il nous manquait cet élément matériel. Dans la mesure où monsieur Le Scouarnec reconnaît quasiment, de façon systématique...

On n'est Qu'au début des auditions des parties civiles. Il reconnaît les faits, que ce qui a été écrit dans ce carnet s'est réellement produit. On sait que l'infraction est constituée.

C'est très important. Pour Céline, il a reconnu les faits de viols et d'agressions sexuelles. - A.-E.Lemoine: Vendredi, au moment de votre déposition, il a carrément pleuré.

Des larmes Qui ne vous ont absolument pas touchée, pas plus que ses excuses. - C.Mahuteau: Il a pleuré pour les 2 victimes qui sont passées avant moi.

Quand j'ai pris la parole, il n'a pas pleuré. - A.-E.Lemoine: Mais il s'est excusé? - C.Mahuteau: Il l'a dit à faible voix.

Ses excuses, je n'en voulais pas. Pour moi, les excuses, quand quelqu'un commet un acte comme ça, on ne s'excuse pas. On assume, surtout. - A.-E.Lemoine: Vous attendez de lui qu'il subisse des soins particuliers? - C.Mahuteau: Des soins médicaux.

La castration chimique. Je reste persuadée que dans sa cellule, entre quatre murs, il continue à se repasser les films de ce qu'il nous a fait subir, à ressasser tout ça. Je sais qu'en prison, il écrit.

Il dessine, aussi, des dessins... - A.-E.Lemoine: A caractère pornographique? - C.Mahuteau: Tout à fait. - Me L.-H.Bornes: Pédophile.

C'est ce qui est ressorti dans l'expertise du dossier. A la fin de son expertise psychologique, il a eu la fierté de montrer ses chefs-d'oeuvre, qui étaient des dessins à connotation pédophile. Ca a été soulevé par les experts, qui disaient qu'on était vraiment à la perversité.

C'était il y a peu de temps. Après l'injonction de soins qu'il a eu via sa 1re condamnation, on s'aperçoit qu'il y a eu cette expertise pour son 2d procès. On est toujours avec les dessins pédophiles. - A.-E.Lemoine: Pour vous, cette castration chimique serait la seule façon que vous sortiez de sa tête?

Vous vous sentez prisonnière de son esprit? - C.Mahuteau: Tout à fait.

Chacun de nous, on a un petit enfant en nous. La petite fille que j'étais, je ne la retrouve pas en moi. Je sais qu'elle est prisonnière dans sa tête. - A.-E.Lemoine: Pourtant, il se dit ouvert à tous les moyens nécessaires pour redevenir "quelqu'un de normal".

Il précise ne plus ressentir de pulsions vis-à-vis d'enfants ou de désirs au souvenir de ces agressions de viols, que la prison a été une libération. Vous ne le croyez pas? - C.Mahuteau: Pas du tout. - A.-E.Lemoine: Forte de ces expertises réalisées? - Me L.-H.Bornes: Et même au-delà.

Quand on est un pédocriminel de cette envergure, avec en plus les attributs qu'il s'octroie...

Il se considère comme sadique, zoophile, et j'en passe...

On n'a pas besoin d'être psychiatre pour se douter qu'il ne peut pas, seul, sortir de sa problématique. Il a besoin de soins avérés, poussés et dans la continuité. Trois ans de soins, a priori, en milieu pénitentiaire, alors qu'on sait que ce n'est pas évident à mettre en pratique...

On se retrouve peut-être avec quelques consultations. Il faut un vrai protocole psychologique. Il est candidat pour ce protocole psychologique.

Il continue à le suivre spontanément. La castration chimique, ça serait pour l'accompagner à sortir de ses fantasmes, de son désir sexuel. C'est un accompagnement et pas une condamnation.

C'est nécessaire pour le sortir de ce profil pédophile. - E.Tran Nguyen: C'est le seul accusé à ce procès, mais un autre personnage a pris beaucoup, qui a interpellé, voire choqué à chacune des interventions, à cause de son attitude: l'ex-femme de J.Le Scouarnec.

Elle affirme ne jamais avoir soupçonné les agissements de son ex-époux. - Il n'y a rien, rien, qui m'a donné à penser qu'il pouvait avoir une attirance pour les enfants. On avait une famille heureuse.

Comment j'aurais pu me douter qu'il y avait un pervers dans la maison? - Est-ce que vous le regrettez, si vous n'avez rien vu? - On ne peut pas regretter ce qu'on n'a pas vu.

C'est impardonnable. - Qu'attendez-vous de ce procès? - Qu'il soit condamné à ce qu'il vaut.

Tout simplement. Et surtout, qu'il ne sorte jamais de prison. - E.Tran Nguyen: Quand vous l'entendez, vous ne la croyez pas? - C.Mahuteau: Pas du tout. - E.Tran Nguyen: Vous pensez qu'elle est complice des agissements de son ex-mari? - C.Mahuteau: Tout à fait. - E.Tran Nguyen: Pourquoi? - C.Mahuteau: Par rapport à ce qu'elle a dit au début du procès.

Elle a dit des choses comme quoi elle n'était pas au courant. Pour moi, quand j'ai vu certaines dépositions où elle trouve une armoire entrouverte qui normalement est censée être fermée à clé...

Elle ouvre l'armoire. Elle voit les carnets. Elle s'en saisit.

Elle lit quelques pages. Quelque temps auparavant, elle avait découvert d'autres carnets cachés. Elle lui a demandé de les brûler.

Si elle n'est pas au courant, il faut m'expliquer. - Me L.-H.Bornes: Il y a surtout eu le fait qu'elle reprochait déjà à son mari d'avoir des regards très appuyés sur les petites filles, notamment les petites-filles de leur famille.

Il s'est avéré qu'il violait et agressait sexuellement ses nièces. Elle avait déjà cette problématique. Elle s'en est épanchée avec les membres de sa famille.

Elle nous explique qu'elle n'était au courant absolument de rien. Permettez-nous d'en douter, même si ce n'est pas un procès aujourd'hui. Elle a été auditionnée uniquement en qualité de témoin. - A.-E.Lemoine: Il n'est pas question de porter plainte contre elle? - C.Mahuteau: Seul l'avenir nous le dira. - A.-E.Lemoine: Mais vous y seriez prête? - C.Mahuteau: Tout à fait. - Me L.-H.Bornes: Il faut qu'il y ait un docteur en droit français pour ensuite envisager une complicité.

Déjà, attendons le verdict autour de la culpabilité de monsieur Le Scouarnec. Il sera tout à fait possible d'envisager de porter plainte pour complicité. - A.-E.Lemoine: Ce verdict mettra un point final à cette affaire, pour vous? - C.Mahuteau: Tout à fait.

Cela me permettra de tourner la page et de commencer un nouveau chapitre. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venues sur ce plateau.

C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. Collision spectaculaire entre un pétrolier et un cargo en mer du Nord. - L.Sénéchal: Ca s'est passé dans le nord de l'Angleterre.

Un cargo a percuté un pétrolier qui transportait du kérosène et qui était à l'arrêt au mouillage. Ce pétrolier était affrété par l'armée américaine. On ne sait pas s'il y a un lien.

C'est la piste de l'accident qui est privilégiée. L'impact a provoqué une fuite d'hydrocarbures, ce gigantesque incendie et même des explosions. Il a fallu évacuer de toute urgence.

Tout l'équipage est sain et sauf. Une trentaine de blessés ont été transportés à terre. - A.-E.Lemoine: Le massacre de civils en Syrie électrise le débat politique français? - L.Sénéchal: Plus de 1000 civils massacrés.

Les soldats du nouveau pouvoir syrien issus du mouvement djihadiste tuaient et frappaient des civils. C'est une forme de vengeance après les années de torture sur le régime de B.al-Assad.

Ils leur demandent d'aboyer à quatre pattes comme des chiens. Le point de départ de sa violence, c'est une opération militaire contre des pro-Assad qui avait repris les armes dans le fief de l'ancien dictateur. On est sur la côte méditerranéenne, dans l'ouest d'un pays toujours divisé, morcelé.

Le nouveau régime de Damas ne tient qu'un tiers de la Syrie, en vert sur notre carte. Ce nouveau régime peine à rassurer les alaouites, surtout les chrétiens. A Damas, une manifestation de soutien aux minorités a été perturbée ce week-end, notamment par des tirs.

L'homme fort de Damas appelle au calme et promet de protéger tous les civils, toutes les minorités. Il y a des victimes chrétiennes, affirme le patriarche orthodoxe d'Antioche. L'AFP n'est pas en mesure de le confirmer.

La France condamne les exactions et appelle à une enquête indépendante. Paris a desserré l'étau des sanctions sur la Syrie peu de temps après la chute du régime de B.Al-Assad en décembre.

J.-N.Barrot s'était rendu très rapidement sur place, dès janvier.

Ca lui est aujourd'hui reproché par la droite et l'extrême droite. - J.Bardella: Quand je vois que le ministre des Affaires étrangères ne veut pas prendre le ministre des Affaires étrangères russe au téléphone, mais qu'il va se prosterner devant les héritiers d'Al Qaïda en Syrie, je trouve que ça ridiculise la diplomatie française. - L.Sénéchal: Les images des exactions sont relayées par l'ancien Premier ministre F.Fillon, qui s'est exprimé dans "Valeurs actuelles" sur les positions russes en Ukraine.

F.Fillon a toujours défendu les chrétiens d'Orient. Votre réaction, monsieur l'ambassadeur, au fait qu'il reprochait à la France de soutenir l'Ukraine et de ne pas soutenir les chrétiens d'Orient? - G.Veyssière: Je ne vois pas le rapport, honnêtement.

Le ministre s'est exprimé. Ces images sont insoutenables. Le ministre a dit que la situation était inacceptable.

La Russie a aussi été une partie du problème en Syrie. Elle a soutenu le régime de B.Al-Assad historiquement.

Ca rentre aussi dans cette équation. Ce sont des sujets qui me paraissent très distincts. - A.-E.Lemoine: Une enseignante jugée dans une affaire de harcèlement à l'école. - L.Sénéchal: Les parents d'Evaëlle accuse une enseignante d'avoir poussé leur fille au suicide.

La maman avait témoigné il y a quelques mois dans la Story de M.Bouhafsi. - Il y a un témoignage d'une élève qui dit: "On ne savait même plus pourquoi la professeure criait sur elle." Il y a un autre qui dit: "J'en avais marre.

Tout le cours se passait à crier sur Evaëlle. On ne pouvait même pas faire cours." - P.Lescure: Malgré un changement d'établissement, Evaëlle s'est donné la mort il y a 6 ans maintenant.

Ses parents attendent du procès une prise de conscience de la part de l'enseignante. - C'est une enseignante qui avait une méthode propre à elle, d'humilier les élèves. Nous souhaitons que cette professeure reconnaisse sa responsabilité, mais surtout que le tribunal reconnaisse la responsabilité de cette professeure. - L.Sénéchal: L'enseignante est suspendue de l'Education nationale.

Elle conteste la gravité des faits qui lui sont reprochés. - Je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse me reprocher ça. Ca voudrait dire que j'avais prémédité d'embêter cette enfant et que j'ai instrumentalisé d'autres élèves.

Non. Ca me blesse d'une manière absolument... - L.Sénéchal: Elle est aussi jugée pour harcèlement sur 2 autres élèves.

Le procès est censé durer jusqu'à demain soir au tribunal correctionnel de Pontoise. - A.-E.Lemoine: Une nouvelle enseigne déployée sur toutes les maisons de la presse. - L.Sénéchal: Voici l'ancienne enseigne.

Voici la nouvelle. "Presse" est écrit de haut en bas. Vous reconnaissez la fameuse plume.

Cette ancienne va être déployée progressivement sur les bars-tabacs. Qu'en pensez-vous? Nous sommes allés vous demander. - Comment vous trouvez ce logo? - Moche. - Non.

Je préfère ça. - Je ne sais pas ce que ça veut dire. Pourquoi il y a un crochet sur le côté? - Qu'est-ce que c'est?

C'est une chaussure? - Vous trouvez que ça ressemble à une plume? - Pas vraiment.

C'est presque une arme. - Le ministère ferait mieux de laisser le pass Culture pour les jeunes plutôt que de faire un nouveau logo. - L.Sénéchal: Il n'est plus accessible qu'à partir de 17 ans plutôt que 15 ans.

Ils ont puisé dans un fonds de 6 millions d'euros. Ce n'est pas obligatoire. - C'est assez fade.

Je ne pense pas que ça va se voir de loin. Je ne pense pas que cette enseigne va sauver la filière presse. Le problème n'est pas l'enseigne.

C'est Internet, les infos en ligne, la presse en ligne. - L.Sénéchal: Pour l'instant, un petit scepticisme ambiant.

Rires. - A.-E.Lemoine: L'un des plus grands musées du monde ferme pour 5 ans. - L.Sénéchal: Le Centre Pompidou à Paris ou plutôt Beaubourg, comme disent les vrais Parisiens...

Il est en travaux pour 5 ans. C'était aujourd'hui le dernier jour pour voir gratuitement les expositions permanentes. Nous y sommes allés. - Très triste qu'il ferme 5 ans.

Je trouve ça très long, surtout à mon âge. - Ce lieu va fermer. Il y a un lieu qui s'éteint au milieu du quartier. - C'est catastrophique.

Il va falloir attendre 5 ans. - C'est long. - L.Sénéchal: Il va fermer progressivement.

Ce sera encore ouvert pour les expositions temporaires jusqu'en septembre. On pourra voir les autres tableaux. Certains seront au Grand Palais et également dans des déclinaisons du Centre Pompidou à Malaga ou à Bruxelles.

Il y en a 150 000 en tout. Il a des F.Kahlo, des Dali... - Le déménagement du musée, c'est une opération colossale pour laquelle on se prépare depuis déjà plusieurs mois, voire plusieurs années.

On a estimé à environ 1500 semi-remorques, l'équivalent du volume qu'il va falloir sortir dans les prochains mois. - L.Sénéchal: 500 copistes amateurs ont été invités à venir dessiner toutes les oeuvres possible dans une sorte de marathon artistique. - L'idée de se dire qu'on a créé une âme des oeuvres, aussi imparfaite soit-elle.

On a laissé une sorte de traces immatérielles. Je trouvais ça particulièrement intéressant. - L.Sénéchal: Les travaux visent à désamianter le bâtiment.

Il faut aussi traiter des corrosions, refaire des peintures, l'isolation, mettre aux normes incendies. Pompidou rouvrira en 2030. - A.-E.Lemoine: Saison terminée pour A.Dupont. - L.Sénéchal: Il s'est blessé pendant la finale du XV de France contre l'Irlande.

Rupture des ligaments croisés. Gros point noir sur ce tournoi que la France est en position de gagner. - A.-E.Lemoine: On a gagné le match sans lui!

J'ai bon espoir. - L.Sénéchal: S.Guitoune s'est aussi fait 2 fois les ligaments.

Ce n'est pas le même genou. Voici ce qu'il dit dans "L'Equipe". ... - A.-E.Lemoine: C'est le perdant du Vendée Globe. - L.Sénéchal: Denis Van Weynbergh.

Il est arrivé hors délai. Le classement est clos vendredi matin à 8h. Il est arrivé samedi.

Il n'est pas dans le classement. Vous allez me dire que c'est la lose. C'est aussi ce que pense la Fédération française de la lose.

Ils ont organisé un rassemblement. - C'est un ami de longue date. C'était un rêve qu'il voulait réaliser depuis longtemps.

Il a tout donné. Il avait un tout petit budget. J'ai vraiment les larmes aux yeux.

Il a vraiment eu du mal. - Je suis très content pour lui. Il a réussi un exploit. - L.Sénéchal: C'était une fête incroyable.

Il a pu remonter le chenal des Sables-d'Olonne. Ca l'a rendu heureux mais aussi ému. - C'est indescriptible.

Tu es sur un nuage. Je n'ai jamais pris de drogue, mais c'est mieux que de la drogue. Je ne me rends pas compte.

Ca fait 15 jours que je me suis un peu coupé de tout. J'arrive, c'est un bain de foule. Je vais voir plein de gens que je connais...

Je vais pleurer toute la journée. - L.Sénéchal: Pour ajouter au côté pathétique, comme il est hors délai, il ne peut pas toucher la prime de 4000 euros promise à tous les concurrents à partir de la 10e place. - A.-E.Lemoine: Je suis choquée!

Merci beaucoup. Merci, C.Mahuteau et Me L.-H.Bornes.