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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 22 septembre 2026 8 min

"Il y a beaucoup de démagogie, l’état est grand perdant dans cette crise" (Patrick Martin)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Place à la politique et aux quatre vérités. Francis Lélier, vous recevez ce matin Patrick Martin, le président du MEDF. Bonjour à tous les deux. Bonjour Maya. Bonjour à tous. Bienvenue dans les cas de vérité. Mon invité est aujourd'hui le président du MEDF, Patrick Martin. Bonjour Patrick Martin. Merci d'être sur ce plateau. On va beaucoup parler du prix des carburants avec des annonces attendues encore de la part du gouvernement aujourd'hui. Vous êtes aussi chef d'entreprise, un groupe de 3000 salariés. Est-ce que ça commence à peser concrètement sur votre activité ? Bien sûr, directement sur le coût du carburant. on est d'ors et déjà à 1 million d'euros de dépenses supplémentaires. Puis indirectement parce que nous facture et c'est légitime les transporteurs ou le prix d'un

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certain nombre de produits qu'on achète. Donc oui, les entreprises elles aussi sont sévèrement impactées par cette inflation et ça risque de se répercuter sur les prix à la consommation d'après vous. Euh malheureusement, on prend pour nous un certain nombre d'augmentation de de ces prixl. On voit que les marges des entreprises sont en train de se contracter, ce qui évidemment limite leur leur possibilités en particulier de prime ou de revalorisation salariale. Est-ce qu'il y a des salariés qui ne peuvent plus venir au travail ? Par exception, oui, je prends le à nouveau le cas de ma propre entreprise qui a 220 sites à travers toute la France, dont dans des régions assez rurales, pas de transport en commun. Euh et c'est vrai que ça le ça leur coûte ça leur coûte de l'argent de se déplacer.

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Euh mais j'ai mais j'ai pas j'ai pas de cas de j'ai pas de cas de de gens qui ne viennent pas au travail à ce jour. Non. Le gouvernement donc envisage de nouvelles aides pour les gros rouleurs notamment donc pour ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Vous patron du MEDF, est-ce que vous dites il faut garder le principe des aides ciblées ou il faut élargir ? Il faut malheureusement garder le principe des aides ciblées parce qu'on est en train de de percuter le mur. Et moi, j'en veux pour tout vous dire à tous ceux. Je parle de certaines formations politiques qui n'ont jamais voulu faire d'économie alors même qu'on tirait le signal d'alarme y compris le MDEV pour dire il y a plus un sous dans les caisses ben voilà on y est. Et ce sont pas les derniers ceux qui n'ont pas

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voulu faire d'économie qui aujourd'hui demandent des aides. Il y a un principe de réalité. La France est apécunieuse et je reste prudent en disant ça. Alors vous savez que il y a aussi le procès fait à l'État qui se ferait des profits sur le dos d'augmentation des carburants. À l'instant on apprend une information France Télévision que le gouvernement inscrirait dans la loi que l'État ferait 0 % de profit sur l'augmentation des carburants. Est-ce que vous y voyez un bon signe ? Euh je crois que si on prend en compte l'ensemble de la situation, l'État est perdant. L'état est perdant. D'abord, il y a une consommation en volume qui baisse et c'est normal, on regarde l'augmentation des prix et puis il y a toutes sortes de coûts induits pour l'État comme pour les entreprises. Donc

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l'État est perdant. Je m'en désole d'une certaine manière. Non, vous allez à contre-courant de certains discours politiques. Mais bien sûr, notamment du RM qui dit que l'État s'en met plein des Non, mais on est dans un concours de démagogie. On sait pourquoi il y a des élections qui se rapprochent assez vite et nous on est très soucieux d'apporter d'abord du respect dans les échanges et de la rationalité. La rationnalité c'est de dire que il y a plus de marge de manœuvre et je le redis je m'en désole et tout le monde hyper l'État comme les entreprises que vous voulez dire Jean-Paul Farandou ministre du travail propose lui s'il y a plus possibilité d'aller au travail parce que le carburant coûte trop cher de revenir plus au télétravail. Qu'est-ce que vous

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en pensez ? Écoutez, on a signé euh au moment du Covid on les partenaires sociaux ont signé un accord cadre sur le télétravail, il existe toujours. Donc c'est à l'appréciation de chaque entreprise. Après, il y a des contraintes opérationnelles et moi je suis toujours soucieux des discriminations. C'est-à-dire qu'il y a des postes sur lesquels on ne peut pas être en télétravail et donc faut faire attention dans l'entreprise à ce que le collectif ne se fracture pas au motif que certains pourraient rester chez eux et d'autres pas. Mais revenir, je dis bien revenir au télétravail, le redévelopper pour vous, c'est pas un obstacle. Non mais le télétravail le travail le télétravail pardon n'a jamais disparu. En moyenne dans les entreprises et sur les fonctions qui peuvent être

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télétravaillé, on a encore un jour et demi à 2 jours de télétravail par semaine. Je recite le cas de mon entreprise si vous me permettez. C'est le cas pour certaines fonctions administratives. Donc c'est pas tout rien. Il y a des il y a du télétravail. Est-ce qu'il faut dans la période l'augmenter un petit peu à l'appréciation de chaque entreprise ? Pourquoi pas ? Selon les échos, Sébastien Lecnu va demander aux partenaires sociaux de trouver 600 millions d'euros d'économie sur les arrêts maladies. Est-ce que c'est là à vos yeux qu'il faut faire des économies ? Alors, on nous demande beaucoup d'économies, mais ce sont des économies pour l'État et pas forcément pour les entreprises. J'y reviendrai si on a le temps. Oui, euh bien sûr qu'il faut faire des

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économies sur les les arrêts de travail parce qu'il y a une augmentation au-delà de l'effet base, c'est-à-dire plus de salariés et des augmentations de de salaires. Au-delà de cet effet base, il y a un nombre d'arrêts maladies de courte durée qui augmente d'une manière parfois suspecte. Donc, il faut prendre des décisions. Et si c'est pour faire supporter aux entreprises et aux salariés à travers les complémentaires santé ce que l'assurance maladie de base ne prendrait plus en charge, ça ne va pas. Donc où est-ce que vous voyez des économies à faire sur les arrêts maladies ? Je crains je crains là aussi pardon de reprendre l'expression qu'il faille des arrêts maladies dit d'ordre public c'est c'est-à-dire qu'il ne soit plus remboursé ni par le le régime de

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base ni par les complémentaires santé quand elles existent d'ailleurs ces complémentaires santé parce que là ça aura un effet comportemental dire que les jours de carence doivent être des jours de carence à 100 % et voilà non mais je me garde de généraliser évidemment hein mais on sait bien et ça crée des tensions dans les entreprises que certains salariés peuvent être tentés de prendre des arrêts maladies qui sont pas parfaitement justifiés Si ça ne leur coûte rien, c'estàd que c'est pris en charge par l'entreprise plutôt que par l'assurance maladie. aucun effet comportemental des jours de carence non remboursé non remboursé dans dans certaines limites bien sûr j'ai bien compris Philippe que vous aviez invité à l'université d'été de rentrée de du MEDF avait parlé d'open

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bar sur les arrêts maladie vous le rejoignez là-dessus non mais moi je fais pas de politique he mais il avait dit ça open bar est-ce que c'est une expression vous reprendriez ce qu'on appelle des punchlinez non je ne l'endose pas je ne l'endose pas mais on voit bien et les salariés eux-mêmes voient bien que il y a une dérive de la part de certains de leurs collègues qui considèrent effectivement avoir droit aux arrêts maladie alors que leur état de santé ne le justifie pas forcément. Vous allez vouloir peser dans cette campagne présidentielle. C'est pas par hasard si vous sortez en ce moment génération empétré, vous dites il faut s'intéresser au jeun empêchez pardon empêchez pardon vous intéresser aux jeunes. Tous les candidats à la présidentiel parlent des jeunes

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d'ailleurs. Donc vous êtes au cœur de des enjeux de la présidentielle. Vous plaidez pour que la jeunesse soit grande cause nationale et vous dites l'entreprise doit être plus impliquée dans la formation des jeunes. L'accueil des stagiaires. Ça veut dire que les entreprises ne le sont pas assez. Mais pourquoi ? Non, peut-être que tous les politiques parlent des jeunes mais ils ne font rien. Il y a un scandale français. On a un taux d'emploi des jeunes qui est 35 %, 51 % en Allemagne, 75 % au Pays-Bas. On a taux de chômage des jeunes qui est deux fois supérieur à la moyenne européenne, sep fois supérieur à celui de la Suisse. Alors, je sais pas s'ils en parlent dans la période électorale, mais ils ne font pas grand chose pour À cause de qui ? Alors, à cause de qui ? parce qu'on est

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victime d'une espèce de sclérose ? Il y a des programmes de formation qui ont été élaborés il y a 20 ans, il y a 30 ans, qui étaient pertinents il y a 20 ans, il y a 30 ans qui ne le sont plus. On voit nos classements bizarres internationaux qui s'effondrent et surtout si on regarde où les jeunes sont les mieux traités à travers le monde, c'est là où il y a une relation étroite entre l'entreprise et le monde de l'enseignement. Est-ce qu'on remplit nos Est-ce qu'on assume nos responsabilités ? 98 % des apprentis sont dans les entreprises privées. Hm. moins de 2 % dans le secteur public qui par ailleurs représente 25 % de l'emploi. On accueille chaque année et bien sûr il faut travailler en confiance des inégalités entre jeunes he inégalité sociale inégalité de parcours, inégalité

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d'expérience et surtout la déconnexion de la vie réelle. Oui, bien sûr, parce qu'il y a des jeunes qui bien sûr malgré eux sont dans une espèce de bulle un peu artificielle et si on ne les connecte pas aux réalités et l'entreprise fait partie des réalités, on ne peut pas leur en vouloir de se tromper dans leur orientation pour commencer de choisir un métier parce que ils aiment ce métier mais sans déboucher professionnel. Mais je voudrais insister sur un point si on règle le sujet de la jeunesse, on règle tous nos problèmes. Tous nos problèmes, y compris les retraites. Donc, mais ça, on va pas ouvrir le débat ce matin, on le rouera une autre fois. Merci Patrick Martin d'avoir accepté notre invitation dans les cas de vérité où vous nous avez dit ce matin que vous réclamez que les

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jours de carence pour arrêt maladie ne soient plus pris en charge ni par les entreprises ni par les mutuels. Merci, c'est la fin de ces qu de vérité. à vous Maya.