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videoyoutube.com· 11 juillet 2026

Donald Trump veut "détruire l'Iran" s'il tente de le t*er|LCI

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Les appels de l'Iran a tué le président américain, des banderoles dans les cortèges, des informations des services secrets qui alertent sur une possible tentative d'assassinat contre Trump. Il n'en fallait pas plus au président américain pour menacer. Mille missiles sont chargés et pointés vers la République islamique d'Iran et des milliers d'autres suivront immédiatement si le gouvernement iranien met à exécution sa menace.

Les mots ce matin de Donald Trump. Et on va en parler avec nous en plateau, Arlette Chabot, Julien Arnaud, bonjour. Bonjour Anne-Claire.

Les deux inséparables, on adore. Xavier de Chacolet, inséparables aussi. Toujours la journaliste au service international de LCI.

Et à vos côtés, Michel Derzanski. Bonjour Michel, vous êtes spécialiste du Proche-Orient, vous êtes aussi un habitué de ce plateau. On va partir tout de suite à Washington pour retrouver Sonia Dridi.

Les services de sécurité américains prennent cette menace très au sérieux, cette menace de tentative d'assassinat, Sonia. Oui, Donald Trump fortifie un peu plus la Maison Blanche. CBS hier soir a révélé qu'il y avait actuellement des travaux pour renforcer la sécurité aux portes d'entrée de la résidence que vous pouvez voir derrière moi.

Une source m'a dit qu'il pourrait s'agir d'une porte pare-balles. En tout cas, on ne peut pas voir ces travaux parce qu'il y a actuellement cette bâche que vous pouvez voir derrière moi sur laquelle sont imprimées des colonnes qui recouvrent l'échafaudage. Selon CNN, cela fait un certain temps que les services secrets demandent à ce que ces travaux soient effectués face aux menaces qui visent Donald Trump.

Le président américain qui, hier, dans une interview au New York Post, a assuré qu'il n'y avait pas de nouveau complot de l'Iran le visant. Mais il a dit qu'il était la cible de Téhéran depuis des années et qu'il avait donné des instructions. S'il se passe quelque chose, dit-il, j'ai dit qu'il fallait bombarder l'Iran à un niveau que les Iraniens n'ont jamais vu auparavant.

Merci pour ces précisions, Sonia. En effet, les ordres ont déjà été donnés. L'armée américaine est prête, disposée et capable pour une période d'un an renouvelable de raser et de détruire complètement l'Iran.

Ça, ce sont aussi les mots, ce matin, de Donald Trump. Xavier de Giacomoni, ces menaces de projet d'assassinat, on le voit quand même, elles sont prises au sérieux. Elles sont prises au sérieux, oui.

Elles sont prises au sérieux depuis plus de 6 ans. Depuis que Donald Trump, pendant son premier mandat, a décidé d'assassiner Qassem Soleimani, qui était le chef de la Ford Al-Khotse, ça s'est passé sur l'aéroport de Bagdad en Irak. Les Iraniens, depuis, veulent l'assassiner.

Donc, une nouvelle fois, des menaces à l'occasion des obsèques du guide suprême, c'était tout à fait logique. Il y a une part de spontané dans une partie de la population, peut-être 20% des Iraniens. Puis après, tout ça a été orchestré par les vrais maîtres du pays, les gardiens de la Révolution, pour dire qu'il faut tuer celui qui a tué notre guide suprême.

En fait, c'est un niveau de menace qui est très, très élevé depuis très longtemps, qui s'est renforcé depuis le début de la guerre, bien évidemment, et même la guerre des 12 jours en juin dernier, et qui est orchestré par le pouvoir pour mobiliser sa population, mais orchestré aussi par les Israéliens, c'est ça qui est intéressant. Oui, on va y revenir, ça. Puisque les révélations, elles ont été faites par le Mossad, qui a averti son service ami, la CIA.

C'est aussi, pour les Israéliens, un moyen de revenir dans le jeu. Vous savez qu'il y a une certaine brouille entre Netanyahou et Trump, et d'essayer de relancer la guerre d'une manière ou d'une autre. Ce qui est intéressant, Michel Derzanski, quand même, c'est que ces menaces, en effet, ce n'est pas nouveau, ces projets de tentative d'assassinat, mais là, on a vraiment vécu des menaces qui sont affichées devant le monde entier.

Ils savaient très bien, les Iraniens, que les images des cortèges pendant les funérailles de Ramenei allaient être diffusées dans le monde entier, faire le tour du monde. Et cette fois, c'est vraiment des bonnes drogues en anglais. Donc déjà, peut-être que ça, c'est une différence quand même, c'est-à-dire que c'est un message qui n'est pas pour l'interne, qui est vraiment pour le monde entier, pour Donald Trump, pour les Américains et pour le monde.

Oui, tout à fait. C'est une façon de mobiliser tous les alliés de l'Iran ou tous ceux qui se sentiraient appartenir à ce courant, à cette idéologie, s'y reconnaître, voir en Trump le monstre qu'il faut abattre. Et donc, oui, c'est une fatwa.

C'est une fatwa, comme il y a eu sur Rougedis. Il faut rappeler qu'en 2024, Ashif Mershan, qui est un Americano-Pakistanais, avait tenté d'assassiner le président Trump. Il est passé devant les tribunaux américains en 2025-2026.

Donc on sait qu'il y a eu un précédent. Il y a quand même eu trois tentatives d'assassinat contre le président américain. Certes, ce n'était pas l'Iran, mais ces tentatives existent.

On sait qu'à la fois à l'intérieur des États-Unis et à l'extérieur, ce sont des choses qui existent. Après, sur la question israélienne, moi, je mettrais plus un modérato ou pas pour couvrir les Israéliens ou quoi que ce soit, mais tout simplement parce qu'il y a des échanges de service à service. Et admettons que les Israéliens aient voulu, entre guillemets, enfumer les Américains.

Je crois que la CIA est suffisamment pointue pour pouvoir dire « ça, ça relève de... » « on veut nous emmener vers autre chose » et « ça, c'est plus sérieux ».

Et voilà. Après, la rhétorique de Trump, elle est toujours excessive. Donc on sait qu'après lui, il y aura un tremblement de terre.

Oui, bien sûr. Julien ? Oui, on voit les Iraniens et Donald Trump qui disent « je suis leur cible numéro un ».

Ils changent d'avion, effectivement, pour faire le trajet de quittant le temps jusqu'aux États-Unis. Xavier, ça veut dire quoi ? Je dirais, si on se projette, quel scénario pour, j'allais dire, tentative d'assassinat, tuer Donald Trump ?

C'est-à-dire que c'est un missile iranien, ils se disent, qui va viser l'avion présidentiel. C'est quoi concrètement ? Parce que...

Est-ce que ça peut être un appel aussi à ce qu'on appelle les ennemis de l'intérieur ? Et il y en a sur le sol américain. Tous les scénarios, toutes les options aussi sont étudiés.

Vous parlez de la CIA, vous parlez des services secrets, sont sur la table. Ça pourrait être quoi concrètement ? Le changement d'avion nous a effectivement vraiment intrigués.

Quand ça s'est passé, on s'est demandé, mais qu'est-ce qui se passe ? En fait, il se trouve que, vous savez, c'est l'avion qui a été donné par le Qatar. Or, cet avion n'est pas au niveau des mesures de sécurité nécessaires pour un chef d'État, qu'il soit américain ou français d'ailleurs.

Cet avion n'est en particulier, a priori, pas équipé de ce qu'on appelle de leurre, de flair. Les contre-mesures, on l'envoie au décollage qui font, vous savez, un énorme feu d'artifice. On a beaucoup vu ça au décollage à Bagdad ou au décollage à Kaboul lorsque les Occidentaux y étaient.

Vous avez le timing interpelle. Sur tous les avions officiels. Et en fait, l'avion n'était pas équipé.

Donc, ils ont pris un autre appareil qui était équipé de ces contre-mesures pour ne prendre aucun risque. Oui, au décollage. Alors, l'avion le plus vulnérable, c'est décollage d'atterrissage.

Vous avez quelqu'un en bout de piste avec un simple lance-roquette anti-char. Il peut très bien taper un avion. Là, il n'y a aucune difficulté.

Mais dans le cas du président des Etats-Unis, c'est tout à fait improbable. Aux Etats-Unis, ça paraît vraiment totalement exclu. Dans un pays étranger, il faut voir...

Il y a deux ans, le 14 juillet, quand il se fait quand même tirer un bout d'oreille, souvenez-vous, ça pourrait être aussi...

Entre ça et s'approcher d'une zone aéroportuaire qui aujourd'hui sont excessivement bien gardées, dans les années 60-70, il y a des activistes qui sont allés en bout de piste à Orly avec un tube qui était constitué de rouleaux de papier toilette. Vous voyez ? Le cœur du rouleau en carton.

Et on pointait un avion...

Évidemment, à l'époque, c'était un avion d'Ellal. C'était les pleines campagnes de détournement d'avions israéliens. Et ils ont été appréhendés, finalement.

Mais c'était une arme fictive. Mais effectivement, c'est un risque qui est très important, mais qui existe moins aujourd'hui. En revanche, il est étonnant que Trump utilise un avion qui ne soit pas totalement sécurisé.

Oui, ça plutôt qu'étonnant, et notamment sur le timing. Après, pour revenir sur le fond, il y a déjà deux complots qui ont été déjoués aux Etats-Unis, financés a priori par l'Iran. Il y a eu deux procès en 2024 et en 2026, donc vous voyez, c'est très récent, de personnes qui étaient, soi-disant, les commanditaires d'impossibles attentats contre Donald Trump.

C'était des projets. Mais donc, c'est un risque qui est immense et qui n'est pas d'aujourd'hui. Et en fait, avec toutes ces images de foule auprès du mausolée aujourd'hui de Ramenei, le risque, c'est que ça déclenche quelque chose chez une sorte de loup solitaire.

J'aime pas trop cette expression. Mais quelqu'un qui ne serait pas directement en contact avec les services iraniens, mais qui s'auto-déclenchera en quelque sorte. Oui, comme on a eu le cas avec les terroristes en France.

Finalement, ça a donné, on va dire, des envies à certains d'y aller seuls. Oui, du passage à l'acte. Et du passage, en effet, à l'acte.

C'est vrai que ça a une résonance, forcément, aujourd'hui. Mais quand on y pense et qu'on prend un petit peu de recul, en effet, ces projets d'assassinats ne sont pas nouveaux. Et d'ailleurs, avant les premières frappes de février, il l'avait déjà évoqué, Donald Trump.

Il en avait parlé, et presque, on peut se dire que ça avait aussi, en partie, motivé ce déclenchement de la guerre en Iran. Quand Ramenei a été tué, il a dit à EBS à l'époque, « Je l'ai eu avant qu'il ne m'ait eu. Je l'ai eu en premier. » Donc ça, Michel Derzanski, quand on met tout ça un petit peu côte à côte, et qu'on prend un peu de recul, bon, on se rend compte que ça faisait peut-être partie aussi d'une des motivations de Donald Trump.

Je pense pas. Je pense que ça, c'est plus du verbatim. La Trump, voilà, c'est son habitude d'être dans une éloquence particulière.

Mais elles existaient, en tout cas, déjà. Non, mais ce qu'il y a, c'est que, de toute manière, et les services américains, israéliens, iraniens, savent très bien, de part et d'autre, que les tentatives d'assassinats réciproques existent, que les services travaillent en ce sens, qu'il y a de l'infiltration, qu'il y a de la déstabilisation, qu'il y a de l'ingérence, qu'il y a de la cyberattaque. Donc tout ça fait partie du halo de cette guerre non déclarée, tant que les campagnes d'avril et de juin n'étaient pas là, et aujourd'hui amplifiée.

Donc aujourd'hui, en plus, lors de cet enterrement très particulier, symboliquement fort, qu'on essaye de remobiliser, d'une part, les 20 ou 30 % de la population iranienne, qui réaffirme la nation iranienne, sa puissance dans quelque chose qui est complètement eschatologique, c'est-à-dire qu'on va vers la mort et on redemande du sang. Enfin, je veux dire, les mots parlent d'eux-mêmes. On n'a pas besoin de mettre d'images derrière.

Donc je pense que oui, ça, ça parle. Et en plus, oui, c'est un message à tous ceux qui veulent bien le recevoir et passer à l'acte. Et en même temps, on peut se dire que, de toute manière, il faut se rappeler que l'Iran avait quand même fait des attentats en Amérique du Sud contre des synagogues.

Donc ils ont, aujourd'hui, des hommes, du matériel, de l'opérationnel, qui pourraient, je dis bien qu'ils pourraient, je mets ça au conditionnel, envisager ce genre de choses. Et que, de toute manière, je crois qu'aucun des présidents américains, mais aucun des présidents tout court qui sont en France, prendraient à la légère la moindre information. Quand Donald Trump nace de décimer, d'étruire les rangs, alors ça non plus, ce n'est pas la première fois, les déclarations tonitruantes de Donald Trump, est-ce qu'elles peuvent être prises au sérieux, à force ?

On en parlait tout à l'heure un peu, Arlette, notamment, on voit le cours des bourses qui varie de moins en moins, en fonction des déclarations de Donald Trump. Les variations sur, effectivement, guerre, pas guerre, cessez-le-feu, fin du cessez-le-feu, de toute façon, ce sont des mots de Donald Trump, mais si un président des États-Unis était assassiné, je parle sur le contrôle de mes amis en face, assassiné, forcément, et que le pays coupable, à l'origine, c'était l'Iran, je ne pense pas que, même si c'était un autre président que Donald Trump, il n'y ait pas des représailles, évidemment, massives, une punition massive de la part des États-Unis contre ce pays, je pense que ça va de soi. Ce qui est intéressant, c'est que tout ça arrive à un moment où il y a l'attaque des navires commerciaux américains dans le détroit-Normous par l'Iran, qui a déclenché une réplique par les Américains, et qu'on est reparti avec un Donald Trump qui dit, surtout, c'est la fin du cessez-le-feu.

La question qu'on peut se poser aujourd'hui, alors, après, il y a les menaces contre lui qui ne sont pas nouvelles, est-ce que Donald Trump peut ou a envie, aujourd'hui, de reprendre la guerre contre l'Iran, ou bien est-ce que la menace est une menace supplémentaire qui fait partie, effectivement, des variations, paix, cessez-le-feu, guerre, reprise ? Est-ce qu'il peut ou est-ce qu'il a envie de le faire ? Eh oui, alors, justement, et cette question, je pense, elle va avec ce qui est en train de se passer, ce que les hauts administrés, en tout cas américains, disent aux journalistes, c'est qu'ils continuent quand même à tordre le bras à l'Iran sur les négociations.

On va repartir à Washington, parce que, justement, la Maison Blanche...

Ou alors, c'est l'inverse. Voilà, correct. Alors, la Maison Blanche aurait conditionné la poursuite des négociations avec la République islamique, avec la publication officielle d'un communiqué concernant, justement, le détroit d'Hormuz.

Et, Sonia Dredi, c'est ce que révèle la presse américaine. Oui, Donald Trump fortifie un peu plus la Maison Blanche. CBS, hier soir, a révélé qu'il y avait actuellement des travaux pour renforcer la sécurité aux portes d'entrée de la résidence, que vous pouvez voir derrière moi.

Une source m'a dit qu'il pourrait s'agir d'une porte pare-balles. La Maison Blanche, on est...

Alors, on revient, parce que ça, c'est le premier plateau qu'on a passé sur la sécurité de la Maison Blanche. Donc, on retrouve Sonia Dredi, donc là, justement, sur ce fameux communiqué officiel demandé par Washington. Oui, selon Axios, l'administration Trump a demandé aux Iraniens de publier ce samedi un communiqué dans lequel il renonce publiquement aux attaques de navires commerciaux dans le détroit d'Hormuz, et affirme que le détroit est ouvert.

Et selon CBS, des responsables iraniens ont confié en privé à des conseillers de Donald Trump qu'ils avaient commis une erreur en tirant sur des navires dans le détroit d'Hormuz et que ces attaques avaient été effectuées par la frange la plus dure pour tenter de saboter les négociations. Donc, Axios, toujours, on rappelle ce média américain, ça vous fait rire ? Oui, oui, ça me fait rire, parce que Caroline Mivy, la porte-parole de la Maison Blanche, est en congé maternité, et donc c'est le site Axios qui récupère tous les scoops et qui, en quelque sorte, fait le service après-vente et passe les communiqués de presse de la Maison Blanche, et on présente ça comme étant de source journalistique.

En revanche, en fait, ça vient directement du bureau de Donald Trump. Là, on comprend bien, et donc on poussait pour expliquer au monde entier qu'on demande un communiqué officiel aux Iraniens. Eh bien, quand ils l'auront, ils nous le montreront.

Voilà. Parce que ce n'est pas du tout ce que disent les Iraniens. Les Iraniens disent exactement l'inverse.

Tout le monde est dans son rôle, en fait. On assiste à un espèce de double jeu. C'est l'espèce de bras de fer, encore une fois, mais autour des négociations qui, pour l'instant, sont totalement à l'arrêt, on peut le dire.

Mais négociations sur quoi ? Ah oui, justement, notamment sur le Détroit d'Hormuz. Mais pourquoi sur le Détroit d'Hormuz ?

On va en reparler justement dans un instant, juste après la pub. C'est fantastique, non ? C'est pas ça l'important, en fait.

C'est le nucléaire. Détroit d'Hormuz, c'est périphérique. Détroit d'Hormuz, c'est parti.

C'est parti.

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