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interviewSénat (sur YouTube)· 9 avril 2025 119 min

Eaux en bouteille : audition de Laurent Freixe, DG de Nestlé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Donc nous allons pouvoir poursuivre les travaux de notre commission d'enquête avec l'audition de monsieur Laurent Frex, directeur général du groupe Nessle que je remercie pour avoir pu se rendre disponible à notre invitation malgré je pense un agenda particulement chargé. Donc monsieur le directeur, je suis tenu vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal et notamment de 5 ans d'emprisonnement et 75000 € d'amende. Je vous invite à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant "Je le jure." Je le jure.

Merci beaucoup. Je rappelle rapidement pour nos internautes puisque puisque vous savez que cette audition est retransmise en direct sur le site du Sénat que ce dernier a constitué le 20 novembre dernier une commission d'enquête sur les pratiques des industriels de l'eau en bouteille. Au début de l'année 2024, plusieurs médias ont révélé les pratiques illégales de certaines entreprises du secteur des eaux embouteillées, en particulier le recours à des traitements interdits sur des eaux minérales naturelles de sources.

Notre commission d'enquête du Sénat vise à faire la lumière sur ce dossier sous réserve des éventuelles procédures judiciaires en cours. Cette audition a pour objectif de faire lumière sur les relations entre Nesle et les institutions et services de l'État. Monsieur Fress, vous êtes directeur général du groupe Nessley depuis le 1er septembre 2024, date à laquelle vous avez succédé à Marc Schneeder.

Vous avez fait toute votre carrière chez Nesley et vous êtes membre de son comité exécutif depuis 16 ans. Monsieur FR, nous n'allons pas jouer au chat et à la souris. Comme vous le savez, notre commission d'enquête s'efforce depuis le mois de décembre 2024 de faire la lumière sur le scandale qui a touché le secteur des eaux minérales en France.

Il s'agit pour nous d'informer et de rassurer les consommateurs en rompant avec l'esprit de dissimulation qui avait court jusqu'à et en définitive de conforter un secteur industriel sérieusement mis à mal par les traitements interdits révélés par la presse en 2024. À cet effet, nous avons pris la tâche de tous les groupes minéraliers en France. Tous ont joué le jeu à une exception prè les dirigeants de Nesley qui depuis le début de nos travaux n'ont cessé de dérober à nos questions remettant en cause la légitimité de notre commission.

Nous n'ignirons pas qu'il existe en France des procédures judiciaires comme d'ailleurs en Belgique et en Suisse. Notre objectif n'est pas d'incriminer Nesselé mais encore une fois de faire la lumière sur une affaire qui entche tout le secteur et qui à terme ne peut d'ailleurs que porter préjudice au groupe Nesley lui-même. À cet égard, la stratégie des dirigeants Nesle Water consistant à refuser de répondre à nos questions et sans doute la pire possible.

Elle n'empêchera pas les procédures judiciaires de prospérer, mais en revanche, elle ne permet pas à Nel de purger cette affaire une fois pour toutes. Surtout, elle donne à penser à la représentation nationale comme à nos concitoyens que votre groupe a beaucoup de choses à cacher. Nous souhaitons que vous suiez l'occasion et je vous fais confiance monsieur le directeur que cette de cette audition pour donner au consommateurs et à nos concitoyens, à vos concitoyens les informations qui sont en droit d'attendre.

Donc je vais vous laisser la la parole 15 minutes pour des propos préliminaires puis après monsieur le rapporteur vous posera les questions qu'il souhaite et puis bien entendu nos collègues nombreux présents et que je remercie notamment certains et certaines de leur présence régulière à cette dernière audition puisque il restera plus qu'à auditionner le ministre Rousseau dans quelques jours. Ben, je vous laisse la parole et en vous remerciant encore monsieur le directeur général d'avoir pu vous rendre disponible et en espérant je crois que dans c'est le souhait que je formule ça ser un dernier propos, que enfin je pense que vos responsabilité que vous êtes qu'enfin nous puissions avoir un éclaircissement de la part de votre groupe que tous nos concitoyens attendent. Donc je vous remercie beaucoup monsieur le directeur général.

Je vous laisse tout de suite la parole monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, mesdames messieurs, je vous remercie de me donner l'occasion de m'exprimer devant vous. Je suis depuis septembre dernier en effet directeur général du groupe Nesle groupe Suisse aux multiples activités en France et au sein duquel j'ai exercé différentes responsabilités depuis bientôt 40 ans dont la plus récente était la direction de la zone Amérique latine et je suis également, vous l'avez souligné, membre du comité exécutif depuis 2008. Je suis français et j'ai toujours eu le plus profond respect pour les institutions d'un pays, la France, qui est le mien, qui m'a permis de bénéficier d'un système éducatif performant et de développer un long parcours professionnel dans ce grand groupe international Kenesley.

Mes 17 premières années professionnelles se sont passées en France et je suis très honoré de faire partie de ce groupe et d'en être le directeur général et je remercie aussi les équipes de Nesley pour leur soutien. Mon respect pour les institutions françaises s'applique bien évidemment à votre commission d'enquête sur les pratiques des industriels de l'eau en bouteille et les responsabilités des pouvoirs publics dans les défaillances du contrôle de leurs activités et la gestion des risques économiques, patrimoniaux, fiscaux, écologiques et sanitaire. Ces sujets constituent en effet un enjeu sectoriel qui va au-delà de Ness Waters.

Bien que votre invitation n'est pas tout à fait respecté les formes du droit international, j'ai pris la décision de venir m'exprimer devant vous aujourd'hui désireux de clarifier ce qui peut l'être. Pour ce qui me concerne, je ne suis pas un technicien et je ne suis que récemment entré dans le dossier, mais je suis ici présent pour assumer toutes les responsabilités qui sont les miennes. Notre souci de coopération s'illustre par le fait que vous avez été accueilli sur notre site du notre site du gare en février dernier et que les dirigeants, collaborateurs et conseils de Nestley Waters sont venus devant vous à h reprises au cours des dernières semaines.

Nestle Waters a partagé avec vous un très grand nombre de sujets allant des données techniques, des choix opérés à la manière dont les interactions avec les autorités françaises ont été gérées en passant par l'explication détaillée des plans de protection des ressources d'eau euh mis en place autour des sites et cela témoigne de notre volonté de clarifier les aspects techniques et de coopérer avec vous. Cela dit, j'ai bien compris que vous n'avez pas été satisfait par certaines de nos réponses sur le passé. Vous m'accorderaiz le crédit de reconnaître que les représentants de l'ess Waters et ces conseils vous ont alerté dès le début de vos travaux sur l'enjeu que représentait l'existence d'une information judiciaire ouverte devant le tribunal de Paris.

Ce débat juridique ne m'appartient pas, mais permettez-moi de souligner que je respecterai cette approche portant sur tout point susceptible d'être couvert par l'instruction en cours. Si je respecte pleinement le Sénat et la représentation nationale, je respecte aussi la séparation des pouvoirs et l'importance de l'institution judiciaire. Ceci posé, j'entends bien répondre à vos questions et je souhaite aussi aborder devant vous quelques éléments clés sur le groupe Nesley.

Tout d'abord sur Nesley Waters et sur son projet de transformation ensuite et enfin sur l'enjeu de gouvernance au niveau du groupe Nesley et la manière dont j'ai décidé de le traiter. À propos du groupe Nessé, tout d'abord, nous sommes la société d'alimentation et de boisson la plus importante et la plus diversifiée dans le monde. Chaque jour, nos 277000 collaborateurs s'attachent à faire leur travail avec responsabilité et professionnalisme pour proposer à nos consommateurs des produits sûrs et de qualité issus de nos 337 sites de production et commercialisé dans 185 pays dans le monde.

Je vous assure qu'il s'agit d'une responsabilité immense pour chacun d'entre nous. Garantir la sécurité alimentaire de nos produits dans le monde entier requiert une attention de tous les instants. Nous produisons et nous vendons sep grandes catégories de produits par ordre d'importance. le café, les aliments pour animaux de compagnie, la nutrition infantile et clinique, les plats préparés et les ingrédients culinaires, les produits et les glaces, le chocolat et la confiserie et au final les eaux embouteillées qui représentent 4 % environ de notre chiffre d'affaires.

J'ajoute que cette activité est par nature très différente de toutes nos autres activités. l'ancrage dans un tiroir en France les Vauges et le gare et l'enjeu de protection de la ressource naturelle. L'absence de transformation, l'importance de la logistique constitue quelques-unes des particularités de cette activité de minéraliers qui la rendent singulière dans notre groupe et qui explique pourquoi elle a toujours été opérée de manière autonome.

Pour en venir à Nessel en France maintenant, l'Hexagone a toujours du fait de sa proximité géographique et culturelle avec la Suisse était un marché important pour notre groupe. Son poids relatif s'est malheureusement réduit ces dernières années, mais ce n'est pas inéluctable. Nous souhaitons renforcer la place de la France dans les années à venir au-delà des 14 usines et des quatre centres de recherche et développement qui sont implantés et qui rayonnent dans le monde entier.

Nous comptons sur 10000 emplois directs, 10000 collaborateurs passionnés et engagés dont 2000 dans notre activité Waters en France. Nesley a été beaucoup caricaturé ces derniers temps en France et je sais l'émotion que cela provoque chez nos collaborateurs. Nous sommes une activité humaine par définition et aucune activité humaine n'est parfaite.

Admettre que la situation n'est pas ce qu'elle doit être est la première condition pour s'améliorer. Et nous avons démontré notre détermination à faire face à nos propres enjeux. Nous souhaitons aussi contribuer en tant qu'acteur responsable à la résolution des défis de notre époque, que ce soit la maltnutrition et la sécurisation des chaînes d'approvisionnement, le changement climatique, le rôle de l'agriculture régénératrice ou l'implication des générations futures.

À propos de Nesle Waters maintenant, j'ai été informé de la problématique concernant les eaux minérales naturelles en France à l'occasion de ma prise de poste de directeur général du groupe Nesley en septembre dernier. Auparavant, en tant que membre du comité exécutif en charge de la zone Amérique latine, j'ai su qu'il y avait un plan de transformation de nos activités sur les les eaux minérales en France opéré sous la supervision de mon prédécesseur. Ce sujet ayant fait couler beaucoup d'ancre, je sais l'occasion qui m'est donné de partager avec vous mes réflexions à postéori sur cette situation.

Premier point, il n'y a jamais eu de doute sur la sécurité alimentaire de nos eau. C'est une permanence dans tous les témoignages internes et externes qui vous qui vous ont été fournis. Quant à la minéralité unique de nos eaux, elle a toujours été respectée et ce sont deux points essentiels pour nos consommateurs.

Alors oui, des traitements non conformes étaient en place, ce n'est pas admissible et cela n'aurait jamais dû l'être. La décision prise en 2021 de mettre fin à ces traitements non conformes, de révéler cette situation de manière volontaire et transparente aux autorité et de présenter la manière d'en sortir était le bon choix car il correspond aux valeurs de notre groupe. Le plan de transformation qui a été entrepris sous le contrôle des autorités françaises a été extrêmement significatif au plan industriel et environnemental.

Ceux qui l'ont piloté ont fait ce qui devait être fait avec détermination et courage dans un contexte parfois hostile et je les en remercie. Toute leur énergie a été consacrée à cette transformation laquelle était la priorité. Quand je dis que ce plan de transformation a été entrepris sous les contrôles des autorités, je pèse chacun de mes mots.

Rien de ce que nous avons fait depuis 2021 ne l'a été sans le consentement ou en dehors de leur directive. Il me semble que tous ceux qui se sont succédés, il me semble que tous ceux qui se sont succédés devant vous l'ont confirmé, qu'il s'agisse des ministres, des préfets, de leur directeur de cabinet ou de leurs conseillers ou encore des autorités régionales de santé. Nous avons échangé avec eux, nous avons répondu à l'ensemble de leurs questions et nous leur avons transmis une grande quantité de données et d'information.

Jamais nous n'avons cherché à faire pression sur quiconque, ni à bénéficier du quelconque faveur. Depuis août 2023, aucun traitement non conforme aux réglementations existantes applicables ne subsiste sur nos sites des Vauges et du gare et tout ce qui est en place l'est sous le contrôle des autorités. Dernier point, la finalisation du cadre qui a été précisée à Nesley Waters à l'issue de l'arbitrage interministériel de février 2023, ainsi que les arrêtés préfectoraux qui en découlent restent en suspend.

Nesle Waters a investi plus de 50 millions d'euros dans cette transformation sur la base des directives qui lui ont été donnés. Les experts et les autorités effectuent leur travail de manière approfondie et documentée et ils doivent être ils doivent être salués pour cela. Cette activité de minéralier est fragile et particulièrement exposée aux enjeux environnementaux et climatiques.

Je suis convaincu cependant qu'il s'agit d'une activité essentielle et que notre responsabilité collective est de préserver ces eau minérales naturels au bénéfices des générations futures. Tout le secteur doit y faire face avec responsabilité et détermination. Ness Wers pour sa part a beaucoup investi sur la préservation des ressources comme avec le programme Agriver dans les vauches qui vous a été présenté ou des activités de protection analogue dans le gare mais aussi sur ce plan de transformation conformément aux directives des autorités françaises.

Malheureusement, Ness Waters vient de prendre connaissance de l'avis défaroable rendu par les hydrogéologues et de leurs recommandations concernant la poursuite de l'exploitation des puits pour la production d'eau minéral naturel sur son site de Vergè dans le gare. Je dois dire que Nesley Waters est en désaccord avec certaines des conclusions de ce rapport mais c'est un débat technique dans lequel je ne vais pas entrer. En tout état de cause, les équipes concernées se tiennent à la disposition de l'ARS d'Occitanie et du préfet du garant quant au suite qu'ils en donent donner à cet avis.

Je mesure l'inquiétude des équipes concernées et nous sommes tous déçus mais restons pleinement déterminés à trouver des solutions pour préserver ce patrimoine unique et l'activité économique et sociale qui lui est associée. À propos de l'enjeu de gouvernance pour le groupe Nestle. Je veux être clair, cette situation héritée du passé n'est absolument pas en adéquation avec nos valeurs d'entreprise.

Il fallait évidemment en sortir et je me félicite des décisions prises par la direction Ness Waters et par mon prédécesseur pour y parvenir, mais aussi pour avoir publiquement exprimé nos regrets. Au nom du groupe Nesle, je souhaite réitérer mes plus sincères regrets pour cette situation du passé qui n'était pas en phase avec les valeurs de notre groupe. Nous sommes donc déterminés à renforcer la confiance avec nos consommateurs et nos clients, avec nos autorités de tutelle, avec nos communautés d'implantation et je pense ici notamment à celle des Vaouges et du gare et bien sûr à l'ensemble de nos collaborateurs.

Ness Waters a fait ce qui devait être fait pour mettre un terme à ses pratiques. La justice s'est en partie prononcée sur ses pratiques passées et va continuer à le faire. Et nous entendons poursuivre la collaboration avec la justice pour clarifier ce qui doit l'être.

En outre, et je terminerai avec ça, je voudrais vous présenter trois décisions prises pour améliorer notre gouvernance en ligne avec nos valeurs. Premièrement, le groupe a décidé de lancer une revue interne en France sur ses pratiques passées. Nous conduisons cette revue à laquelle les équipes de Nessé Wats vont contribuer.

Elle est à mes yeux essentielles pour que nous puissions en tirer tous les enseignements requis et j'en retirerai toutes les conséquences. Deuxièmement, notre code de conduite professionnelle a été renforcé autour d'un engagement fort de tous les dirigeants du groupe et cette nouvelle version sera déployée rapidement auprès de l'ensemble de nos collaborateurs. Je me suis personnellement engagé pour que cette révision aboutisse dans les meilleurs délais.

Troisièmement, nous avons également renforcé notre dispositif d'alerte interne et externe intitulé Speakup. Toute personne identifiant un problème de conformité, de qualité ou autre peut le faire remonter instantanément et anonymement pour ceux qui le souhaitent. En conclusion, notre groupe est un acteur industriel responsable, animé par des valeurs fortes.

Et si nous ne sommes pas infaillible, et cet exemple l'illustre, nous sommes totalement déterminés à opérer conformément à nos valeurs et au cadre réglementaire. Et toute notre énergie depuis 4 ans a été consacrée à rentrer dans le cadre défini avec les autorités. Je crois au futur de notre activité de minéralier et notre engagement en France est total.

C'est pourquoi j'ai décidé il y a quelques mois de faire de l'activité Waters une activité autonome dont le siège international est basé en France. Je me tiens maintenant à votre disposition pour répondre dans la limite des réserves précédemment exprimées à toutes vos questions. Je vous remercie.

Je remercie monsieur le directeur de vos propos. préliminaire. Je trouve que par rapport à des audessions précédentes, vous avez eu certains courage de d'annoncer certaines informations qui doit pas être facile à vous à annoncer mais je trouve que dans cet esprit de transformation pour tout vous dire on l'a savait depuis peu cette information du rapport d'hydrologue.

Je trouve que c'est tout en votre honneur en tant que directeur de ce groupe d'avoir eu le courage de l'annoncer et je vous en remercie. Donc je passe toujours la parole à monsieur le rapporteur. Merci.

Euh merci monsieur le monsieur le président. euh me joindre à ce qui vient d'être dit par le président, à savoir que le changement d'attitude substantiel qui est déjà marqué par l'absence d'avocat à vos côtés, je dois le dire aujourd'hui, mais aussi à travers les différentes annonces que vous faites et le regard même un peu critique que vous portez sur la manière dont les choses ont été gérées, qui est pour nous totalement nouveau, disons-le franchement, puisque jusqu'ici l'inverse qui nous était présenté. Donc moi je je le note et je ne peux que le saluer.

Vous êtes directeur général du groupe Neslepu le 1er septembre 2024. Votre audition n'était pas prévue par cette commission et donc nous avons convoqué avec la célérité que cela demandait mais nous l'avons fait parce qu'en effet il y a eu un certain nombre de rendez-vous manqués devant devant nous. Je souhait excusez-moi de vous couper pas je souhaitais et on a nous souhaitions parce que donner une dernière chance à Nel et je pense que vous venez de la saisir et j'espère que vous allez continuer à la saisir et je pense qu'on s'est pas trompé avec le rapporteur de vous auditionner.

Oui, merci président. Donc vous avez fait toute votre carrière, j'essaie de revenir un peu sur des éléments de factuel. Vous avez fait toute votre carrière chez Nesle.

Vous êtes membre de son comité exécutif depuis 16 ans. C'est ce que vous avez indiqué. Vous connaissez parfaitement ce groupe, son organisation, sa culture.

Et je vous propose de nous tourner en effet vers les questions qui sont demeurées en suspend. J'entends ce que vous avez dit sur le cadre. Je vais essayer de trouver une voie de passage comme on dit pour quand même que nous puissions aller au bout de not nos travaux de de la manière la plus efficace. possible sur les traitements interdits qui se trouvaient dans l'usine de Nesley Waters.

Euh je voudrais vous faire d'abord comprendre l'enjeu qui est pour nous. L'enjeu, c'est pas d'incriminer un groupe industriel. C'est pas ça notre sujet.

Notre sujet, c'est de savoir et de comprendre quels étaient quelle était l'utilité de ces traitements interdits, comment ils ont pu perdurer, savoir si ces fraudes n'ont duré que quelques années ou si elles ont duré plus longtemps et auquel cas ça veut dire qu'on est face à une défaillance aussi plus structurelle de l'État, auquel cas ça signifie qu'on est aussi face à un enjeu sur la ressource plus structurelle. Mais ce que vous venez de dévoiler sur le rapport des hydrogéologues pour que chacun le saisisse ici parce que tout le monde n'a pas la même information mandaté par les services de l'État, visiblement les hydrogéologues ont conclu à l'absence de pureté originelle. En tout cas, c'est comme ça que je le comprends.

Peut-être vous pourrez le confirmer. Pour ce qui concerne le site des Vauges et la pureté originelle étant un des critères, le critère du gare, pardon, du gare, excusez-moi, le du gare, vous avez raison, monsieur le président, du gare et et oui, oui, oui, du gare, il fait bien le gar. Excusez-moi, monsieur, hein, c'est monsieur Gréier, collègue Grémier, c'était pas l'objectif de vous faire peur pour la question du gare et donc les conséquences potentielles de cette décision.

On vous interrogera peut-être aussi là-dessus, même si c'est sur le siège que vous confirmez qu'on vous confirmez ce que nous nous avons appris en effet très très récemment. peut-être sur les traitements interdits pour éviter l'écueil de l'audition de madame Lienau. Je ne vais pas évoquer la question des personnes, mais je vais quand même vous demander pour commencer si vous pouvez nous dire depuis combien de temps ces traitements ont eu cours au sein du groupe Nesley.

J'imagine que cette information de toute manière vous comptez la partager avec la justice si jamais elle était interrogée par vous puisque vous avez fait la démarche positive à la fois devant le gouvernement et les autorités judiciaires ont depuis été saisies. Est-ce que vous pouvez nous dire depuis quand euh ces traitements illégaux, je le rappelle, ultraviolet, charbon actif et microfiltration sur ces sites avec cours en France au moment de leur découverte ? Donc je comprends la la question et vous êtes effectivement très consistant euh dans cette demande.

Euh je n'ai pas la réponse à la question et c'est pour laquelle c'est la raison pour laquelle j'ai décidé de diligenter une revue interne pour amener toute la clarté sur le passé sur l'historique. Vous devez comprendre que toute la focalisation de l'organisation depuis 2021 était sur le présent. pour préparer le futur et un peu moins évidemment pour le passé, mais le temps est venu et aussi dans le cadre de la l'instruction judiciaire de apporter la clarification sur le passé.

Je n'ai pas cette réponse. Euh nous diligentons cette enquête interne et nous serons amenés à à partager évidemment les conclusions. D'accord.

Vous donc vous prenez l'engagement de partager ces conclusions avec le Sénat. Je sais pas si cette commission aura encore cours au terme de l'audit. Je sais pas combien de temps il est prévu de le faire, mais est-ce que vous vous engagez à partager ces ces ces conclusions avec nous sur ce qui s'est passé ou en tout cas avec la justice française, le cas échéant ?

Nous partagerons, c'est et encore une fois dans le respect de la séparation des pouvoirs et de l'enquête judiciaire en cours, nous partagerons ces informations avec les autorités judiciaires. Absolument. Ce qui a été dit sur le terrain, peut-être juste une confirmation alors sur le site des Vauges, ce qui a été dit sur le terrain, c'est que euh par vos collaborateurs locaux, c'est que pour une partie des traitements, c'était 92, pour l'autre c'est 2000 euh 2000.

Est-ce que vous confirmez ça ou est-ce que vous ne pouvez pas le confirmer ? Pas plus d'éléments que ce que vous avez. D'accord.

Mais vous avez ces éléments aussi ? J'ai je non, j'ai pas consulté ces éléments. J'ai pas consulté ces éléments.

Non. D'accord. D'accord.

Euh alors si vous ne savez pas depuis quand ces traitements étaient installés, j'entends en tout cas ce que vous allez faire et je le salue à titre personnel. Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ces traitements étaient installés ? Quel était l'objet de ces traitements ?

Et là pour le coup, j'imagine que lorsqu'on engage un plan de transformation, on a l'idée de pourquoi on transforme et par conséquent la compréhension de ce que ces traitements avaient pour objectif. Ouais, les objectifs sont relativement évidents de euh préserver la sécurité sanitaire et d'assurer la qualité sanitaire des produits, ce qui a été fait à tout instant. Est-ce que tout le monde a a reconnu ?

à partir du moment où c'est en interne, en externe, c'est pas que les internes qui l'ont souligné [Musique] et et donc oui, c'était ça le l'objectif. À partir du moment où la clarté a été amenée sur le fait de cette nonconformité, le l'attitude immédiate a été de chercher une solution systémique, engagée avec les autorités, définir un plan d'action pour se mettre en conformité. C'est l'attitude qui était correcte, c'est l'attitude qui est néelée et donc c'est ce qui a été fait.

Ce que vous devez comprendre, c'est que toute l'énergie a été mise sur et c'est beaucoup d'énergie et c'est beaucoup d'investissement à ce plan de mise en conformité. Euh maintenant est venu le temps effectivement de comprendre l'historique et ce qui a pu se passer. D'accord.

C'est beaucoup d'investissement, mais c'est aussi parce que c'est une source de revenu très importante pour Nestel évidemment toutes ces toutes ces marques. Je je le signale juste juste sur ce point-là parce que si vous nous dites l'objectif c'était la sécurité sanitaire, ça veut dire que la contrario que nous devons comprendre, c'est que les eaux, la pureté originelle des eaux, alors même que vous contestez les résultats des hydrogéologues étaaiit en cause puisque si des traitements sont nécessaires et qu'il a fallu faire un plan de transformation, c'est que la qualité originelle des eaux était en cause. Est-ce que vous confirmez cette lecture de ma part ?

C'est une question qui appelle une réponse technique et je ne suis pas technicien. Je crois que les techniciens de naissai se sont exprimés largement sur le sujet et je n'ai aucun éclairage supplémentaire à apporter sur ce sujet. justement sur les techniciens de de Nesley a été publié dans la presse.

Peut-être l'avez-vous vu ce matin sur le site d'un de Médiapard d'ailleurs une note confidentielle qui s'appelle Confidential Note One qui résume les résultats de l'autosurveillance de la qualité de l'eau issue des captages de Nesle Water dans l'est dans les Vauges entre le 13 et le 17 juin 2022. Cette note, elle a été rédigée par un hydrogéologue de Nesleé. Donc pour le coup, c'est un hydrogéologue maison. et son équipe et elle a été transmise à la hiérarchie dont madame Lien et du bois qui figure dans les destinataires.

Cette note, elle confirme ce que nous savions de la RS Grand Est à défaut de l'avoir appris par Nesle ce que nous regrettons à savoir la contamination des forages par des bactéries des bactéries pardon coliformes issues de matière fécale et ce bien au-delà des limites légales comme le révèlent les auteurs de la note. Cette contamination a touché principalement, je donne aussi c ces éléments d'information aux collègues de la commission, principalement les forages et HP nord commercialisé sous la dénomination Épar ainsi que les forages Thierry Laoren et Bell Laoren contrex. Le forage Essar qui représente 50 % de la production départ était contaminé, je cite la note, à hauteur de 85 %.

Ces analyses ont été transmises à la RS Grand Test en novembre 2022 euh qui a pris la décision en conséquence de suspendre certains forage Thierry Laoren Belle Laoren les 22 et 28 novembre 2022. L'un des quatre forages a lui aussi été suspendu en mai 2023 à la demande du ministère de l'industrie et non pas à l'initiative de Nesley et de Matignon. Euh peut-être comprendre pourquoi lorsque cette note est produit, il faut attendre 6 mois avant que les autorités sanitaires 5 pour être exactes.

Il faut attendre 5 mois pour que les autorités sanitaires du pays soient informé de la situation. Qu'est-ce qui fait que cette information quand même très importante pour le coup d'un point de vue de la qualité de la sécurité des eaux ? Pourquoi cette information n'est pas transmise euh en direct à la RS Grand Est-ce que vous avez des éléments pour nous expliquer cela ?

Non, je n'ai pas de d'élément pour d'éclairage à apporter euh sur ce point. Et comment expliquez-vous que pour comprendre parce que là vous faites un changement de pied salutaire, mais comment vous expliquez que l'attitude qui a été celle de Nesselet jusqu'ici parce que j'imagine qu'elle a été concertée au sein du groupe a été devant nous devant nous de ne pas reconnaître ses points ? Madame Dubois nous a dit qu'elle n'était au courant de rien.

Nous découvrons qu'elle était destinataire de cette note en 2022. Comment vous expliquer ça ? Comment vous expliqu qu'est-ce enfin comme pourquoi vous changez de pied finalement ?

Et qu'est-ce qui fait que les auditions qu'on a eu jusqu'ici, ça a été l'inverse de ce que vous êtes en train de faire en terme d'exercice démocratique ? J'ai j'ai une perspective différente. Les vous devez comprendre que les équipes de l'essai Wats qui gèrent l'activité euh sont mobilisé depuis des années pour essayer de résoudre euh une solution qui a nécessité un plan de transformation important.

Toute la focalisation était sur le mettre en œuvre, le réaliser en collaboration avec les autorités locales dans un contexte compliqué parce qu'il y a beaucoup de d'administrations impliquées à différents niveaux. Euh c'est là où l'énergie a été mise, résoudre le problème, se mettre en conformité et pouvoir avancer. Ça peut expliquer pourquoi.

Euh il y a certainement eu et votre préoccupation est différente et bien sûr je le comprends et je le respecte euh a été euh différente. Souhaitez parler du présent plutôt que de se projeter dans le passé ou de revenir dans le passé. Le moment est venu de euh faire la lumière sur le passé.

C'est ce que euh nous avons décidé euh d'effectuer euh et euh il faudra patienter quelques mois mais nous aurons cette clarté, nous souhaitons l'avir. C'est très important de l'avoir pour comprendre ce qui a pu se passer et éviter que ça puisse se répéter. Vous dites quelques mois, vous avez un détail assez précis de la durée de l'audit que vous souhaitez conduire.

J'ai pas de détail, ça va dépendre de la complexité. D'accord. D'accord.

Mais c'est c'est une matière de moi. C'est pas une c'est pas une et pour et pour revenir sur ce point, il y a ne pas partager et il y a il y a dire qu'on n'est pas au courant ce qui n'est pas exactement la même chose. Or, c'est ce qui s'est passé.

Or, c'est ce qui s'est passé alors que ces notes étaient destinées à madame mesdame du boisenu. Comment vous l'expliquez ? J'ai pas d'explication en dehors du fait que je sais pas il y a beaucoup de elles ont de nouveau un agenda très lourd à gérer toutes les deux des nouvelles responsabilités pour madame Lenot et madame Dubois d'ailleurs et que la focalisation de nouveau était dans la mise en œuvre trouver des solutions pour une activité importante pour les collaborateurs.

C'est là où était l'énergie et peut-être moins effectivement sur les aspects du passé. Je comprends tout à fait monsieur DR que ces deux personnes on j chargé mais elles ont quand même été auditionnées devant notre commission d'enquête. Elles ont prêté serment et elles ont dit qu'elles avaient pas reçu ces documents alors que on a la preuve que qu'elle les avait.

Donc on on est au Sénat, c'est quand même devant la commission, c'est quand même grave de on est dans le cas de dire quasiment infraction de par jour. Donc c'est quand même grave pour pour ces personnes-là. Enfin, je me rappelle madame Dubois nous a dit qu'elle était au courant de rien alors qu'elle était directrice générale.

Madame Lino, la présidente est restée plutôt elle dans un mutisme pas trop parlé. Voilà. Bon, je remercie euh je vous remercie beaucoup monsieur le directeur d'avoir changé de stratégie.

Je trouve que ça donne une image positive de ce que j'attendais de votre part et vous aid de le faire. Je trouve que c'est c'est ça va dans le bon sens. Voilà.

Sachez bon voilà quand même c'est grave que deux personnes placé madame notamment n'a pas dit la vérité devant la commission d'enquête. Voilà presque par jour. Et et juste pour prolonger la question du président, est-ce que c'était une consigne du groupe la manière dont elles sont venues répondre devant notre commission ?

Non non, j'ai pas été impliqué dans la préparation de leurs interventions. C'est pas une préparation. Si c'est la si c'est la question, je n'ai pas été impliqué.

Vous n'avez pas impliqué mais intervention, est-ce que est-ce qu'il y a une stratégie groupe concertée ? Non, je pense qu'il y a une il faut comprendre l'importance de l'activité. Il faut comprendre les implications de l'activité.

Il faut comprendre euh que leur focalisation était sur vos questions étaient sur le passé et leur focalisation était sur agir dans le présent pour préparer l'avenir. Et les avocats étaient des avocats mandatés par le groupe, j'imagine tous. D'accord.

Mais vous dites qu'il y avait pas eu de stratégie groupe mandaté oui par le groupe mais en l'occurrence géré par sans conceptation entre eux sans géré par les équipes de Nessé Waters. et sans concertation entre eux ou avec une concertation stratégie chaque chaque personne a une stratégie différente ou je peux pas répondre à cette question ou OK. Non, peut-être vous ne voulez pas répondre à cette question mais je note.

Non, je ne peux pas répondre à cette question et je répondrai si je pouvais mais je ne peux pas. D'accord. Euh je veux passer à des questions sur la question enfin la question de la microfiltration à 02 qui a été un des débats de cette de cette commission avec Nesley qui a défendu longuement l'idée que cette réglementation enfin que c'était conforme à la réglementation.

Alors qu' aussi là dans les notes qui nous sont parvenues, on voit que il y a une conscience en fait du sujet réglementaire de la part de Nesle Water. Euh est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi alors même que il a été allégué devant nous que zéro ce qui la solution proposée par Nesley est la même identique que celle enfin qui est la même aurait le même effet que celle d'autres acteurs industriels ? Pourquoi vous choisissez la solution qui pose un problème réglementaire ?

Puisque il est maintenant établi que vous voyez qu'il y avait un problème réglementaire. Donc, est-ce que vous pouvez nous expliquer euh qu'est-ce qui a présidé à ce choix et est-ce que vous pouvez nous expliquer si ce système de microfiltration est à court sur l'ensemble des usines du groupe Nesle en Europe si l'ingénierie est finalement européenne et partout la même. Je pas un technicien de nouveau et je crois que les réponses ont été apportées par notre direction technique que c'est un choix technique site par site.

Je voudrais souligner, on m'a rapporté que 17 arrêtés préfectoraux en France autorisent des sites opérants avec des filtres à de micron dont un dans le gare. Donc c'est un choix technique qui a été fait en concertation avec les autorités de façon à assurer la conformité et la sécurité alimentaire de ces eaux et leur minéralité. Voilà le la raison du du choix en fait à notre connaissance mais sous réserve à notre connaissance tout ce qui concerne des filtres à 02 micron concerne des filtres qu'on appelle technologiques pour séparer le fer ou la manganaise de l'eau et non pas pour des raisons d'hygiénisation comme ça peut être le cas chez Nesle.

Peut-être juste vous soumettre les hypothèses en tout cas qui ont conduit au plan de de transformation et ce choix de des 02. Il y a en tout cas les hypothèses que la commission formule à fur et à mesure qu'elle avance et pour voir avec vous si c'est une combinaison des unes et des autres mais bien comprendre les choses. Première hypothèse que nous avons formulé c'est et qui qui ressort d'ensemble d'auditions et de documents. le fait que les ouvrages de captage, eux-mêmes, les ouvrages, les installations sont des sources de contamination des eaux et que pour certains, il y avait une forme de vétusé qui expliquait le besoin de la microfiltration.

Deuxième hypothèse exposée, c'est celle qui a été disposée d'ailleurs exposée par vos anciens directeurs opérationnels. Elle permet de réduire les temps de nettoyage des tuyauteries et des cuves et donc d'arrêter moins souvent la production si je puis dire et donc de faire plus à la fois plus d'eau et plus de marge. Troisème hypothèse que vous avez levé qui était un peu tabou mais qui est d'ailleurs sur laquelle jamais Nel n'était venu mais que vous avez levé.

Le fait que certaines acifaires sont fragiles et non plus une pureté originelle constante, ce qui vous l'avez dit a été indiqué par les hydrogéologues dans un rapport qui est maintenant devenu je crois définitif. Et donc à cette zone, il en résulte que le risque c'est celui de la perte de l'appellation de minéral naturel. Est-ce que c'est une hypothèse plus que l'autre ?

Est-ce que c'est les trois en même temps ? Comment vous comment vous expliqueriez ? Non, mais je vous pose la question.

Euh, voilà. Et c'est important, je souris juste parce que pas trop de me positionner et je crois que les réponses ont été apportées. Ce que je veux dire c'est que tout le monde s'accorde à dire que le site de Vergez est moderne, bénéficie des meilleurs équipements.

Des investissements récents y ont été faits. Donc la vêté, j'ai du mal j'ai du mal à y croire. Je pense pas que ce soit euh la euh une raison sérieuse.

Euh vous avez parlé de déviation ponctuelle et c'est là où tout est le débat tout est le débat effectivement. Euh l'activité humaine a son impact. Euh mais sur les choix techniques, donc malheureusement je peux pas vous donner plus de réponses que ce que les équipes techniques de Nesle ont pu vous donner.

D'accord. D'accord. Euh peut-être maintenant pour venir à ce que les questions que ce que vous avez déclaré devant nous peuvent peuvent appeler euh parce qu'en effet il y a des salariés derrière euh et que nous quand nous les avons rencontrés avec le président euh sur place dans le et madame Gul, pardon, excuse-moi, excusez-moi, madame Gul, euh ils nous ont dit qu'ils avaient le souci de la transparence.

Il demandait, il suivait d'ailleurs avec attention, je crois, les auditions de notre commission d'enquête. Qu'est-ce que vous pouvez leur dire aujourd'hui pour les rassurer ? Puisque le fait est que euh la protection de la ressource n'a pas été suffisamment au rendez-vous pour que elle puisse continuer à être aujourd'hui de l'eau minérale naturelle.

Je sais pas quelle part d'ailleurs de responsabilité vous considérez avoir dans le la dégradation de la qualité de la ressource. Et deuxème point, est-ce que vous quelle est la stratégie de Nesle ? Est-ce que maison Perrier est quelque chose que vous allez approfondir pour sortir des eaux minérales naturelles ?

Est-ce que tout ça est trop récent pour que vous puissiez nous apporter une réponse ? Mais je crois que pour le coup euh il y a il y a quelque chose à dire vis-à-vis des des salariés des sites qui sont concernés et j'imagine en effet inquiet après les révélations que vous venez de faire. É, même préoccupation encore plus puisque ce sont nos collaborateurs.

Je voudrais juste souligner que les conclusions des hydrogéologues doivent être euh intégrés par les autorités régionales et que rien n'a été encore décidé. Mais le message que je veux passer très clairement, c'est que nous souhaitons continuer à opérer dans la conformité. Quel que soit le scénario, c'est notre approche.

Ce sera notre approche. Nous voulons continuer à travailler sur le site de Vergè et dans la conformité. D'accord.

Je trouve que c'est un message fort monsieur le directeur et j'allais dire la commission d'enquête en prend acte et de votre part voilà on a bien fait de vous auditionner je trouve que vous avez une bonne idée monsieur le rapporteur voyez on a laissé une dernière chance en essé je pense que vous êtes en train de la prendre monsieur et pour poursuivre cette discussion peut-être il est trop tôt pour la réponse à cette question et ça peut être l'objet de question complémentaire est-ce que vous croyez possible de restaurer en partie la qualité des acquifaires pour revenir dans ce critère de pureté originel et quelle part et quelle responsabilité vous évaluez dans le fait de la dégradation de la ressource ? Est-ce que vous avez une analyse déjà de ce qui s'est passé parce que vous êtes ceux qui exploit cette ressource ? Bien sûr, il y a en surface des choses qui s'y passent.

Bien sûr, il y a tout cela, mais qu'est-ce qui fait que la ressource s'est dégradée ? au point qu'aujourd'hui la pureté originelle soit remise en cause. Je crois qu'il y a là un challenge, un défi lié à l'activité humaine et aux événements climatiques. le changement climatique, l'impact du changement climatique, on le voit sur nos activités dans le monde entier et on le voit aussi sur cette activité, sur le les conclusions du rapport des hydrogéologues qui donne des perspectives ou des pistes pour améliorer la qualité de la ressource.

Nous n'avons pas eu le temps d'avoir une discussion approfondie, mais nous sommes prêts évidemment à appliquer à prendre toutes les mesures comme nous l'avons fait dans le gare, mais nous l'avons fait aussi dans les prendre toutes les mesures qui sont possibles pour renforcer la protection de la ressource naturelle. Ça c'est absolument clair. La question c'est est-ce qu'on nous donnera le temps de le faire ?

Est-ce qu'on donnera le moyen de le faire ? Mais la détermination, elle est là. Absolument.

Merci. Nous avons reçu en audition Yasmine Motard Gémi qui a exercé chez des responsabilité en matière de sécurité alimentaire chez Nesle. Nous savons qu'elle a connu un long conflit avec le groupe qui s'est soldé par un procès pendant 13 ans.

Procès qu'elle a gagné devant la cour d'appel du canton de Vau en janvier 2022 que vous connaissez sans doute mieux que moi. Madame Motard Gémie a notamment indiqué que depuis le début des années 2000, il a été décidé chez Nesley de lier les bonus des managers au retrait des produits ou plutôt à l'absence de retrait de produits. Est-ce que vous pouvez confirmer ce point ?

Alors, il y a dans notamment dans les directions techniques des éléments qualitatifs importants au-delà des performances des lignes et performance de l'activité productive et les critères de qualité. Mais les critères de qualité, ce sont pas des critères de rappel. Les critères de qualité sont des critères euh importants.

Euh ça fait partie de l'ADN du groupe et donc bien sûr, il y a des critères de qualité euh dans les euh systèmes de bonus des équipes de management. D'accord. Donc vous dites dans le sens où enfin est-ce que vous pouvez le le reformuler pour que je puisse aller comprendre ce que vous les critères de qualité, ça peut être je les ai pas en tête mais ça peut être de différentes natures.

Euh ça peut être je sais pas déviation de qualité, ça peut être qui peuvent être détectés euh sur les lignes de production euh qui ont un impact euh en l'occurrence économique. Si on est obligé d'arrêter une ligne, de détruire une partie des produits parce qu'ils sont pas conformes. Évidemment, il y a c'est bien parce qu'on a pu le détecter avant que les produits soient commercialisés, mais mais ça a un impact sur sur les opérations.

Donc ce type de critère s'assurer qu'on soit dans la perfection ou le plus proche possible de la perfection, ça fait partie évidemment de l'objectif et des critères de d'incentive, mais pas de d'éviter les rappels. Les rappels, si on doit les faire, on les fait absolument. Et est-ce qu'il y a eu un moyen de valoriser le fait que certains rappellent parce que sans vouloir dire que il y a une forme de de pousce au crime dans dans ce que vous décrivez, mais je veux dire est-ce qu'il y a au contraire la valorisation de voilà de la sécurité alimentaire d'une manière ou d'une autre qui est prise en compte ?

Absolument. Et en fait euh un rappel bien exécuté, c'est une bonne mesure pour éviter et souvent la plupart du temps, ce sont des problèmes pour de déviation. Ça peut être des problèmes d'étiquetage par exemple, un allergène qui a pas été ou une erreur d'étiquetage ou une erreur de et cetera, ça peut ça peut arriver.

Euh rappeler les produits et s'assurer que nos produits sont en conformité, ça fait absolument partie de la dynamique et de la pratique. Et on a des cases, vous savez, absolument vérifiables. Euh régulièrement, on opère dans 185 pays, donc vous pouvez imaginer que ça peut arriver et bien sûr c'est valorisé.

Oui, d'accord. D'accord. Très bien.

Merci pour cette précision. Euh vous êtes porteur, en tout cas quand on vous entend après la preuve c'est les actes comme toujours, mais vous êtes porteur d'un nouvel esprit d'entreprise. Votre prédécesseur c'est monsieur Paul Bulk, je crois à votre poste.

En fait, mon prédécesseur c'est Mark Schneider. Oui. Et Paul Bouker était le prédécesseur et c'est l'actuel président du groupe.

D'accord. D'accord. Très bien.

Donc c'est le président du groupe. Peut-être une question sur votre mode de travail puisque vous portez un un nouvel élan mais avec aussi monsieur Bulk qui est toujours à la tête de l'entreprise. Est-ce que vous en avez échangé avec lui ?

Est-ce que c'est une nouvelle culture qu'il partage ? Comment vous est-ce que vous pouvez nous dire un mot de votre relation avec monsieur Paul Bulk par exemple s'il vous plaît ? Alors, en fait, il est président du conseil d'administration euh qui est là pour contrôler les activités et définir la stratégie et s'assurer que le comité exécutif travaille euh en conformité avec les valeurs, les principes et euh opère dans le cadre stratégique défini.

Et monsieur Boulque, c'est aussi un vétéran Nesley. Il a fait quasiment toute sa carrière chez Nesley. Je crois qu'il a fait 2 ans dans une autre entreprise avant de rejoindre Nesley.

Travaillé sur différents continents et il est absolument dans les mêmes valeurs et dans les mêmes principes. J'ai pas eu l'occasion d'en discuter souvent avec lui mais il m'a toujours encouragé dans cette direction de la qualité d'abord, les consommateurs, la conformité. il est il est dans cette dans cette logique.

Pardon pour le coup vous dites ça alors qu'on a vraiment l'impression que vous vous passez de l'ombre à la lumière là dans dans cette audition aujourd'hui. On ne peut pas, même si c'est très agréable de vous avoir devant nous, on ne peut pas effacer tout ce que nous avons vécu dans cette commission, les réponses robotiques, l'absence totale de de de de de de d'éléments apportés à la commission, des éléments, je pense au rapport de madame Gull où on lui a dit la veille, il y a aucune raison que ça ferme le forage et le lendemain le forage était fermé. Nous-même on y on en a jamais rien su et euh on apprend aujourd'hui par voie de presse que en fait on savait beaucoup beaucoup de choses.

Vous voyez ? Euh donc c'est ça qui m'inquiète. Je me permets le point parce que monsieur Bulqueu, on sait a eu un rôle très important dans l'histoire de Nesley.

Il partage en tout cas ce changement que vous êtes en train d'opérer dans la culture d'entreprise. Oui, je pense qu'il est absolument tout à fait en ligne. D'ailleurs, c'est lui qui a décidé du changement avec le conseil d'administration, du changement de direction générale.

Et peut-être pour revenir sur la dynamique des auditions précédentes, je pense que le fait qu'il y ait une procédure judiciaire en cours a aussi influé sur le contenu des réponses et certainement retenu les intervenants. Ça fait partie du contexte, c'est pas habituel. Euh bon, on essaie d'apporter le maximum de réponse.

Je pense que sur l'aspect technique, il y a beaucoup de débats techniques. Derrière ce sujet qui n'est pas facile à à comprendre pour les les non experts. Toutes les réponses à ma connaissance ont été apportées et pour le reste, je me permets sur ce point quand même de d'avoir un point de de divergence avec vous.

C'estàd que pendant toutes les auditions, Nesle nous a dit la pureté originelle des eaux est assurée et garantie. Et on se retrouve aujourd'hui avec vous, monsieur le directeur général, qui venait nous annoncer que le rapport des hydrogéologues, plusieurs hydrogéologues mandatés contestent la pureté originelle des eaux. Donc sur ce point-là, je suis désolé, je suis obligé de de vous dire que voilà, il y a un point de un point de divergence.

Par ailleurs, il y a un autre point sur lequel j'aimerais conclure. Après, je passe la parole à mes collègues qui ont, j'imagine, beaucoup de questions à vous poser euh après ces ces premières révélations. Peut-être que d'ailleurs vous pourrez nous détailler un peu speakup, la manière dont vous voulez conduire cet audit puisque vos prédécesseurs, enfin non, ceux qui vous ont précédé à cette chaise nous ont dit "Nous, il n'y a eu aucun audit interne, aucune responsabilité d'établi.

Euh on a continué d'ailleurs, les différentes personnes en place aux différents postes à notre connaissance ont tout été promus dans des nouvelles usines. En tout cas, il y a eu aucune mesure disciplinaire chez Alma. On nous a dit il y a eu des formes de mises à la retraite en avance.

D'ailleurs, Alma qui était dans votre situation a répondu aux questions. Donc, j'entends le fait que la prure judicière mais chez ALMA, ça n'a pas eu la même ça n'a pas eu la même conséquence. Je viens juste un dernier point qui est on a évoqué le rapport aux salariés, le rapport à la réglementation, le rapport euh moi j'aimerais le rapport aussi à vos concurrents.

Nestley est sorti de la de la maison des des minéraliers euh et Nesley quand il se présente devant nous dit "Je porte une une je porte une demande de l'ensemble du secteur, c'est la clarification réglementaire et que sur cette affaire de 02 micron, je porte tout le secteur sur mes épaules." Lorsqu'on échange avec les industriels, les principaux, on n pas été voir jusque évidemment tous les industriels, mais les principaux, aucun aucun ne porte la même demande que Nestley. Et donc moi, je me permets, c'est une interrogation sur comment vous regardez cela d'un point de vue concurrentiel de du dans le rapport à l'égalité des armes, la demande que vous avez faite.

D'ailleurs, vous avez pas demandé un changement de réglementation. Vous êtes allé devant les autorités françaises, vous avez pas suivi la voie européenne classique réglementaire. Vous êtes allé devant les autorités française obtenir un bleu, c'est-à-dire une décision individuelle d'accompagnement du plan de transformation de Nesley.

Comment vous regardez ça ? de temps qu'il y a des précédents. Moi je pense une une affaire qui qui nous a qui nous est remonté parfois vous savez des choses qui remontent pendant ces ces auditions.

L'affaire qui est concernée Nespresso sur Ethical Cofi Company. Vous avez eu une devant l'autorité de la concurrence une reconnaissance de culpabilité pour ce que vous avez fait vis-à-vis d'un concurrent sur tous ces sujetsl. Voilà.

Comment vous appréciez la question de l'égalité des armes et de vos concurrents dans cette affaire ? Nous croyons à la libre concurrence. C'est un principe fondateur euh d'une économie de marché.

Donc absolument, nous y croyons et nous la et nous la respectons dans beaucoup d'aspects et on peut parler des sujets environnementaux. Euh on aimerait parfois qu'il y ait plus de réglementation euh pour créer euh un level playing field, mais vous savez pas comment le dire en français et moi non plus. Voilà.

Donc les mots français me manquent parfois. Je travaille plus en anglais maintenant. Euh donc non, bien sûr, les principes de la concurrence absolument fondamentaux.

J'ai des relations personnelles avec certains des dirigeants, des entreprises concurrentes et avec les relations sont sont très bonnes. Euh sur les les solutions techniques, tous les sites sont différents, toutes les nappes sont différentes, toutes les sources, les ressources naturelles sont différentes et donc elles peuvent amener des solutions techniques différentes. Il y a des choix techniques qui sont faits.

Ce qu'on m'a expliqué, c'est que le choix technique s'est porté aussi sur une solution qui est normée, [Musique] qui est vérifiable, où il y a différents fournisseurs et que ça paraissait être la meilleure solution technique pour nos sites. Euh mais d'avoir une concurrence loyale, bien sûr, c'est un principe fondam fondateur pour nous, fondamental. Et nous ne demandons pas à être traité de façon différente des autres.

Nous cherchons à rentrer dans la conformité. Nous cherchons à être conforme à la réglementation. Pourquoi les contacts ont été pris au niveau gouvernemental ?

Parce que il y a beaucoup et à l'Élysée et à l'Élysée parce que il y a beaucoup d'intervenants au niveau ministériel. Il y a une autorité de tutelle mais il y en a différents différentes qui sont impliquées et que il y avait un besoin de coordination sur le sujet. Et l'Élysée est-elle une autorité de tutelle dans votre affaire ?

C'est pas l'autorité de tutelle direct mais évidemment c'est une autorité tutelle euh des pouvoirs publics par définition. elle a le pouvoir exécutif euh avec le cabinet du Premier ministre et euh euh je crois qu'il y a rien de d'inhabituel de ce point de vue-là et euh c'est euh avoir des contacts au plus haut niveau dans tous les pays où nous opérons, ça fait partie absolument de la pratique. Nous sommes la première entreprise agroalimentaire au monde, la première entreprise de grande consommation, le sujet de l'activité économique, le sujet des investissements, le sujet du commerce, le sujet de l'environnement, sujet de l'emploi.

Autant de sujets qui justifient des discussions régulières. Ce sont pas des discussions permanentes, mais quelquefois bien sûr, ça arrive. Je me permets de noter que le ministre de l'économie de de l'industrie, monsieur Roland l'escur n'a jamais été jamais eu de contact avec Nesley en direct et que à plusieurs reprises l'Élysée a été contactée.

Je finis avec une dernière question qui est une vraie dernière question. Est-ce que vous vous engagez à ce que l'évolution de la structure capitaliste de Nesclévateur que vous venez de décrire ne soit pas le faunet d'une vente ? parce que c'est ce qu'on a pu lire ou lire en sous-texte dans la presse.

Est-ce que vous êtes en train de vous défaire de votre activité haut face aux différents difficultés scandales dont vous faites l'objet et dont vous êtes en partie la cause ? Permettez-moi de le dire ou pas ? Je remercie la question parce que ça me permet de clarifier une fois de plus un sujet qui m'a ou une question qui m'a été souvent posée.

Euh nous sommes engagés sur cette activité, nous croyons au potentiel de cette activité. Nous cherchons un partenaire mais il n'est en aucune sorte question d'une vente et de sortir d'une vente à 100 % et de sortir de l'activité. Absolument pas.

Nous cherchons un partenaire avec lequel nous pourrons investir pour développer l'activité. C'est ça l'esprit. Très bien.

Vous avez terminé monsieur rapporteur. Bon alors on va passer à à nos collègues. Alors il notre collègue madame Ousseau, je crois qu' était à des engagements et comme elle a été très présente depuis le début.

J'y laisse la parole tout de suite. Oui, je voulais revenir sur des questions que vous a déjà posé le rapporteur mais sous sous un autre angle parce que vous êtes arrivé en septembre, vous avez découvert la situation mais vous connaissiez quand même le l'existence du plan de transformation, hein. C'est ce que vous nous avez.

Alors, est-ce que est-ce que vous pouvez nous dire ce que vos deux directeurs de site et vos deux directrices générales ont refusé d'avouer ? Pour quelle raison ces traitements étaient utilisés ? À la question du rapporteur, vous avez répondu que vous ne saviez pas, mais ni pour depuis combien de temps ces traitements ont duré.

Et donc toutes ces euh comment dire non réponses font que nous et ben on on est obligé euh d'imaginer un scénario. Et est-ce que la réalité n'est pas que depuis que vous avez racheté Vergè en 92, c'est-à-dire 20 ans, il y a un problème récurrent soit dû à la qualité de l'eau, soit à la qualité des installations, soit vétuste, soit défectueuse, que vous avez essayé par tous les moyens et donc des traitements interdits, les filtres à UV, les la microfiltration avec les charbons euh de résoudre ce problème, que vous n'y êtes pas arrivé, que donc vous avez engagé un plan de transformation et que la seule solution que vous avez trouvé c'était d'avoir cette microfiltration à 02,2. raison pour laquelle et ben vous êtes allé au plus haut niveau jusqu'à l'Élysée pour obtenir ces 0,2 parce que vous ne pouviez pas sans euh cet accord arriver à avoir une qualité d'eau nécessaire pour que ce soit considéré comme de l'eau minérale.

Voilà, c'est beaucoup de questions. En une, ce que je peux vous dire, c'est qu'à partir du moment où j'ai été dans le cadre de ma prise de fonction des enjeux, informer des projets en cours, évidemment l'engagement avec les équipes de Ness Waters et sa direction a été extrêmement fréquente. Il y a un comité de suivi du plan de transformation auquel je participe et la focalisation a été et permanente et de s'assurer que les choses avancent telles qu'elles doitent l'être.

Je voudrais souligner un point de nouveau que à aucun moment la qualité minéralière et la qualité sanitaire des produits n'a été en question à aucun moment. Nous sommes sous contrôle. Il y a aucune déviation de ce point de vue-là.

Les produits ont toujours été parfaitement conformes à la promesse et parfaitement conforme à la sécurité sanitaire. Pourquoi cette solution technique ? Si je peux me permettre, ça l'a été au prix de traitement interdit quand même.

Ça a été ça a été au prix de traitement non conforme. Quand on regarde la je suis pas un spécialiste technique mais la réglementation européenne, elle définit une fin de ce qu'on doit obtenir mais elle définit pas les méthodes pour y arriver. Donc c'est la pratique ou c'est les autorités qui au fur et à mesure ont accepté un certain nombre de processus.

Tout le monde à ma connaissance use la microfiltration. La question c'est est-ce que cette microfiltration respecte les qualités les qualités naturelles et le microbisme de l'eau qui sont qui font partie des choses qui doivent être respectées dans le produit final et des choix ont été faits techniques à différentes étapes. Nous pensons que les choix qui ont été faits dans la dernière étape sont bons.

Mais on peut pas décider tout seul. On a besoin des autorités. pour le valider.

On a fourni les éléments techniques pour le valider et nous attendons les réponses queles qu'elles soient euh à cette euh à ces éléments techniques. C'est c'est un débat technique sur lequel je peux pas apporter beaucoup plus que ça. Mais vous neez pas que le problème il est il date de très longtemps et peut-être depuis leur achat de Vergèse.

Je sais c'est qu'il y a des déviations bien sûr, mais je crois qu'il y en a dans toutes les partout euh c'est pas spécifique euh à euh Vergès et si les déviations sont et c'est ce qui s'est passé euh sur le site du Vauge et certains puits aussi euh dans le gare. si les déviations ne permettent pas d'assurer une stabilité suffisante. Évidemment, ces puits sont écartés et ça fait partie des décisions que les pouvoirs publics prennent et sur lesquelles évidemment on on s'engage aussi.

C'est un enjeu, c'est clair et et on en revient à l'enjeu de préserver la ressource naturelle. C'est pour nous une priorité et s'il y a des choses en plus et mieux qu'on peut faire, on les fera bien sûr. On doit absolument préserver ce patrimoine et cette ressource qui est une ressource précieuse.

C'est bon madame Housseau est terminé donc on va passer à votre voisine madame Gul la plus sénatoriale possible chers collègues vous savez bien enrobé enrobé. J'ai tellement appris avec le sourire mais en R, j'ai tellement appris à devenir sénatorial au cours de cette commission d'enquête et précédemment d'ailleurs également au cours de ma mission d'information. Je crois que je vais devoir cela à Nestle euh qui m'aura donné quand même un petit peu de filartreord qui nous aura donné à tous un peu de filartordre.

Alors, je vous remercie, monsieur le directeur pour l'ensemble des réponses que vous apportez qui pour beaucoup sont des non réponses quand même. Je tiens à dire que nous ne savons toujours pas nous n'avons toujours pas les réponses aux questions que nous vous nous avons posé aux autres membres. Mais c'est vrai que c'est beaucoup plus agréable d'avoir des non réponses de votre part, en tout cas beaucoup moins agressif et beaucoup moins fuyant que de l'avoir de la part de de vos enfin de vos collaboratrices en ou de vos collaborateurs en particulier.

Mais bon, toujours est-il que nous n'avons quand même pas les réponses. Moi, j'aurais trois questions si le président Burgoa me les accorde. Oui, si vous êtes sénatoriel, il y a pas d' Ah bien.

Alors, ma première question concerne l'article qui est sorti ce matin et concerne en fait la pollution de vos eaux. Nous savons que les eaux euh Nestley Waters, donc que ce soit Perrié, que ce soit vitel, que ce soit épar ou contrex, parce que les quatre sont concernés, contiennent et d'ailleurs j'ai posé cette question à madame Yeno, contiennent euh des bactéries, enfin des bactéries fécales, issu l'excrément et là nous avons des informations alors pas uniquement hein, des bactéries fécales, des pesticides, des pipas, des microplastiques. Je crois que c'était ça pour l'essentiel ce qui ce qui est apparu comme étant les pollutions notées.

Nous apprenons aujourd'hui grâce à la grâce aux journalistes qu'il faut dire il faut le dire hein quand même sur cette affaire, ils ont fait un travail exceptionnel. Nous apprenons aujourd'hui que certaines de vos sources étaient étaient contaminées aux matières fécales 85 semaines sur 116. C'est et ça ce sont des informations que vous aviez puisque ces éléments-là émanent de rapport interne propre à Nesley Waters.

Donc ce sont pas des éléments que nous avions. Donc effectivement vous ne pouvez pas aujourd'hui nier que vos eaux ont été contaminées et très fortement en matière fécale. Moi ma question est la suivante puisque vous voulez qu'on parle de l'avenir et de la qualité de vos.

Ces matières fécales sont-elles d'origine humaine ? Sont-elles d'origine animale ? Pourquoi je pose cette question ? parce qu'en fait s'il s'agit de débordement de station d'épuration et bien voilà, c'est peut-être des éléments qui peuvent être pris en compte.

S'il s'agit d'excréments animaux et bien peut-être qu'il y a des traitements possibles. Donc comment vous avez fait pour répondre à cette pollution puisque vous avez mis en place un plan de transformation ? C'est pas simplement en changeant les tuyaux ou alors il y a il y a un problème ?

Deuxième question vos sont une question ah c'est la même parce c'est compliqué pensez au internautes autrement il vre perdu voilà si vous si vous répondez plus question bon ben alors allez-y je poserai la deuxième après oui il y a de il y a deux éléments je voudrais j'ai j'ai pas toutes les réponses techniques comme vous pouvez l'imaginer mais il y a il y a deux éléments il y a la ressource naturelle qui est une chose qui effectivement peut avoir des déviations et il y a le produit fini embouteillé. Le produit fini embouteillé a toujours été impeccable et pur à la consommation. Ça c'est clair dans sa minéralité.

Personne ne le conteste et je voudrais rassurer les consommateurs que c'est bien le cas. Euh mais j'ai pas j'ai pas tous les éléments techniques et peut-être s'il y a des questions plus spécifique mais vous les avez exprimé là maintenant on pourra essayer d'apporter effectivement ces ces réponses. Monsieur non mais juste pardon monsieur le secrè enfin le directeur général quand même dire à l'appui de madame Gull que ce la question de l'eau minérale naturelle c'est la minéralité et la pureté originelle et que de ce point de vue enfin moi je peux vous lire les conclusions des hydrogéologues que vous connaissez pour les conditions d'exploitation actuellement en vigueur pour ces captages R4 R4 bis R6 R7 R8 nous émettons un avis sanitaire défavorable pour une une exploitation en tant qu'au minéral naturel donc il y a quand même excusez-moi là quand même un élément tangible.

Il y a un élément des hydrogéologues et nous attendons les conclusions de de l'ARS bien sûr et du préfet. Mais c'est ils ont été mandatés par ces autorités. Oui.

Oui. Non, le rapport est et le rapport absolument. Il y a quelques éléments non, il y a quelques éléments.

J'ai pas tous les éléments techniques mais pour avoir et j'ai pas eu le temps de discuter non plus en détail avec les responsables techniques, ce qu'on m'a dit c'est que certaines déviations sont un cas sur 3 ans et que ce cas sur 3 ans ou sur 18 mois, en tout cas sur une longue période a justifié cette classification. Donc c'est certainement un des points de c'est certainement un des points de discussion et ce sera un des points d'évaluation. Mais je ne suis pas un expert technique et je respecte la vie des hydrogéolog, vous l'avez dit tout à l'heure, vous l'avez dit tout à l'heure.

Quoi qu'il arrive, vous opérez en conformité avec la réglementation si ce n'est plus de minéral naturel, ce n'en est plus. Absolument. Absolument.

Nous opérerons en conformité avec la réglementation, ça je peux vous l'assurer. Tout à fait. Mais je voudrais de nouveau souligner que la qualité sanitaire et la minéralité a toujours été respectée.

Question 2. Oui, question 2, la qualité sanitaire puisque vous vous attachez à dire depuis très longtemps la qualité sanitaire est respectée. Moi je dis et je le dis très clairement puisque vos contiennent à la source des bactéries fécales, nous ne sommes pas à l'abri qu'elles aient pu contenir quand vous avez enlevé des filtres des virus.

En tout cas, ce que je peux dire, c'est que l'État sur la partie des eaux du gare n'a pas contrôlé pendant au moins 6 mois n'a pas fait les tests virologique qui aurait dû être enfin qui aurait pu être fait pour s'assurer de la qualité des eaux. Autrement dit, la seule qualité que nous avons, la pardon, la seule parole que nous avons sur ces 6 mois, et je peux vous dire exactement de quand à quand hein, puisque ça date d'août 2000 non pas d'août 2000 de novembre 2024 23 à juillet 2024 qui est la date à laquelle les analyses virologiques ont été mises en place par l'État. Et bien là, nous ne sommes pas sûr des analyses virologiques.

Vous allez me dire, vous n'avez qu'à faire confiance à Nestle. Et bien non, nous ne faisons pas confiance à Nestley qui a triché justement sur des analyses d'eau de qualité des eaux pendant si longtemps. Donc il y a quand même toute une fenêtre qui dure quand même plus de 6 mois sur lesquelles nous ne sommes pas certains, nous ne pouvons pas être certains de la qualité sanitaire de vos eau.

Allez-y, monsieur le directeur, pas tout à fait d'accord chers collègues, vous savez depuis le début mais à ce jour quand même, il ressort que il y a pas eu de contamination de nos concitoyens. Voilà. A priori, on a pas eu de donc avéré donc j'avér donc soyons vous êtes moins sénatorial quoi.

Non, je dis que nous sommes pas certains de la qualité sanitaire des eau. Je il y a pas eu de contamination sanitaire de nos concitoyens de manière avérée. Je crois que c'est important parce qu'il faut faire attention parce que on est quand même en public.

Il y a aussi quand même des informations à faire passer. Voilà, je tiens aussi queles que soient nos auditions et notamment on a vu tout ce qui était concernant le ministère de la santé, tout le monde nous a confirmé en prêtant serou qu'il y a pas eu de contamination sanitaire avérée de nos concitoyens. Moi je tiens à le dire quand même pour donc monsieur le directeur vous avez la parole je souhaitais quand même le rectifier quand mme aussi.

Je vous remercie monsieur le président et et je le confirme euh et dans la transparence, nous sommes évidemment disposés à à partager tous nos résultats d'analyse. Je crois que ça a été le cas euh et euh vous l'avez dit, il y a absolument aucun canavéré. La sécurité sanitaire a été parfaitement respectée à tout instant.

C'est une priorité pour nous et évidemment les autorités sanitaires sont là pour contrôler que c'est bien le cas. H j'ai une dernière question. 3è question.

Oui parce que en fait c'est une question qui me tarote depuis que madame Lieno est était ici devant nous. Tu av pas fait des cauchemars au moins ? Non mais quand même j'y a beaucoup pensé beaucoup échangé avec beaucoup de gens sur cette question.

Donc madame Yeno a changé de fonction hein pour devenir maintenant elle se consacre entièrement à Estley Waters et vous en avez fait un business autonome. Moi j'aimerais savoir dans le cadre de ce changement de fonction pas quel est son bonus quel bonus elle a obtenu mais c'est quoi à peu près ce que ce qu'on gagne quand on change pour ce type de fonction à Nestley Waters. C'est vraiment, je sais que c'est un peu particulier que vous n'allez sans doute pas répondre, mais c'est quand même quelque chose une me tarde depuis que nous l'avons auditionné.

Et madame Lieno est déjà un poste très important en fait. Elle cumulait deux fonctions et c'était probablement trop pour une seule personne aussi forte soit-elle. Elle était à la fois patronne des eaux pour l'Europe.

Oui. Et aussi patronne de Neslé France. Donc elle a laissé Nessel France et elle s'occupe maintenant des eaux au niveau global euh et son euh sa rémunération a évolué légèrement mais rien de conséquemment.

Je vous remercie. Merci. Alors les trois questions ont été posées mes chers collègu d'accord vous avez rempli votre contrat et le mien aussi.

Et maintenant nous passons à notre collègue Linkened qui voulait prendre la parole. Avec plaisir, je lui donne. Merci monsieur le président.

Euh je vais essayer de de synthétiser ma pensée et mes questions en fonction de ce qui a déjà été indiqué par mes collègues notamment le rapporteur et et en fonction aussi des réponses que vous avez déjà apporté vous-même, monsieur le directeur général. Euh d'abord vous dire qu'évidemment comme mes collègues, je suis assez tentée de préférer la posture qui est la vôtre aujourd'hui que celle auquelle nous avons assisté précédemment. Vous m'avez peut-être entendu dire dans les auditions précédentes la déception qui était la mienne par rapport à à l'attitude de vos collaboratrices et à l'image qu'elle pouvait notre notre déception en tout cas la mienne parce que c'est moi qui l'ai exprimé et donc je me permets de ne pas impliquer mes collègues.

Je pense que dans ma conclusion je l'exprimer aussi je pense de ne pas impliquer mes collègues en tout cas dans la manière dont j'ai dont j'ai dit les choses. Voilà, je du coup j'essaie de reprendre mon fil euh déception encore une fois par rapport à à l'image qui était celle de de votre groupe et d'une finière entière en ce qu'elle concerne aussi un certain nombre de un grand nombre de salariés auquels nous pensons aussi tous les jours quand nous menons ces ces auditions et évidemment un grand nombre de consommateurs auquels nous pensons aussi à la fois au plan sanitaire au plan commercial puisqu'il est question ici certes de qualité qualité des eau mais aussi de de tromperie commerciale. Donc je préfère évidemment l'attitude qui est la vôtre aujourd'hui.

Il n'en reste pas moins euh et pourtant je suis très laïque mais je vais utiliser l'expression quand même que on a un peu cette impression que chez Nestley faut avouer à moitié pardonné. C'estàd que bon on a triché quelques années mais on va voir le gouvernement, on va voir les autorités, on leur dit qu'on l'a fait. considère que et on considère qu'une fois qu'on l'a avoué finalement il y a plus de problème quoi.

Voilà, on engage un plan de transformation et puis tout le reste avant bon on l'oublie. J'ai un peu peur que l'attitude qui est à la vôtre là aujourd'hui relève un peu de ça aussi. Voilà.

Bon bah, mes collaboratrices sont venues, leur attitude ne vous a pas plu, elles sont venues avec des avocats, elles n'ont pas répondu à vos questions, elles ont été fermées. Euh je commence à sentir que peut-être on on aurait dû agir différemment et aller moi le directeur général, je viens et peut-être que du coup je corrige un peu le tir. Je reconnais que c'est peut-être pas comme ça qu'on a d aurait dû faire et la commission d'enquête voilà pardonne puisque là aussi faut avouer l'a été.

Voilà, je je me permets quand même de vous partager ça parce que moi ce qu'on recherche ici ça reste la chaîne de responsabilité. Voilà. Et donc tant mieux s'il y a euh des aveux de votre part euh mais on n' pas la réponse à nos questions pour autant sur cette chaîne de responsabilité.

Donc on attend avec impatience la revue interne, l'audit pour savoir ce qui s'est passé avant. Vous nous avez dit ici euh depuis août 2023, il n'y a plus aucun traitement dans le va dans les gar dans le gare. Euh quit d'avant, quit d'après et quit d'ailleurs.

Ailleurs que dans les vauges, ailleurs que dans le gare. Donc la revue interne répondra. Speakup.

Moi quand j'entends speakup, je suis contente mais je me dis que ça veut dire qu'avant il y avait don de speakup. Je termine, je Non mais je vais au bout parce que c'est assez complexe mais je voilà, j'essaie de de encore une fois de vous dire que on lâchera pas sur la question de la chaîne de responsabilité encore une fois ni avant ni aujourd'hui. C'est que moi j'ai quand même beaucoup de mal à croire que vos deux collaboratrices, les deux directrices sont venues ici sans aucun accompagnement de la part du groupe, sans aucune consigne.

Enfin, franchement, le sujet, il est sensible, il est complexe, il est médiatique. Il se trouve qu'on est un certain moment ici à pas être totalement ignard de la manière dont ça fonctionne dans le monde de l'entreprise. Il avoir nous-même mis les pieds.

Moi, j'ai quand même du mal à le croire que on les ait laissé aller dans la fusse au Lyon toute seule juste avec les avocats et que tout d'un coup maintenant ce serait différent et que donc vous nous avez dit il y avait pas de consigne. Je me permets de reposer la question. Est-ce que vous pouvez nous garantir que quand vos deux directrices viennent ici, vous n'en avez pas parlé avec ell ?

Vous êtes en poste depuis septembre 2024, nous sommes en avril 2025 donc elles sont venues quoi il y a quelques semaines. Donc voilà. Est-ce que vous pouvez nous garantir qu'en effet elles ont fait ça de leur propre chef et qu'il y a eu aucun échange avec vous sur sur la stratégie à mener ?

Et est-ce que vous pouvez nous dire aussi, puisque vous avez décidé, semble-t-il, de corriger le tir, que si des responsabilités encore une fois sont établi après la revue interne, une fois que tout le monde a speakup, est-ce que si des responsabilités apparaissent, au-delà du fait de saisir le cas des champs la justice, est-ce que vous avez prévu de prendre des mesures disciplinaires, des sanctions ? puisque c'est des questions que nous avons posé auxquelles nous n'avons pas eu des réponses. Voilà l'essentiel de de mes questions et j'ajouterai une petite question, je sais pas si elle est accessoire ou pas puisque c'est la réponse qui nous le dira.

Vous avez quand vous avez parlé du plan de transformation indiquer combien tout ça a était pas simple pour vos équipes. Euh vous avez parlé d'un contexte hostile pour la mise en œuvre. Alors Antoine Gul croit que c'est elle.

Donc je pose la question. me me fait tel signe, je le dis pour ceux qui nous écoutent. Hostile madame, elle est souriante.

Donc qu'est-ce que c'est que ce contexte hostile auquel vous avez fait par vous-même référence tout à l'heure ? Merci monsieur le directeur. Essayz de répondre à cette question unique mais multiple.

Oui, c points pardon. Et sur le sur le dernier, je faisais référence plutôt au contexte médiatique qui a accompagné euh cette ce sujet pendant euh quelques mois et qui a créé effectivement beaucoup de pression interne et externe, rien d'autre. Évidemment sur les consignes.

Le point qui a été discuté effectivement, c'est la difficulté, comment se positionner dans un contexte où il y a une procédure judiciaire ouverte et peut-être que la posture de on doit respecter la procédure judiciaire et lui donner la primauté afin que effectivement l'attitude a pu paraître fermée par rapport aux questions. du Sénat. Excusez-moi, mais j'ai essayé d'être alors je vais reprendre le plus sénatorial possible, le plus pédagogique possible chaque fois en en essayant de faire.

J'ai pas eu toujours le succès je regrette. Je crois que c'est vrai que avec monsieur le rapporteur et divers membres ici de la commission, on apprécie quand même que aujourd'hui cette audition est beaucoup plus ouverte même si sur certains points peut-être pour pour des raisons qui vous sont bon vous avez pas pu apporter toutes les précisions mais on sent quand même une meilleure confiance entre vous et nous voilà on peut plus discuter voilà que de retrouver devant un mur voilà donc et c'est vrai que j'ai essayé mais ça a été un peu compliqué et je vous Oui. Peut-être j'ai une perspective un peu différente aussi n'étant pas dans le sujet moi-même et au-dessus.

Ça me donne une perspective et une une possibilité différente dans dans ce dialogue avec vous. Mais ça traduit la posture de l'entreprise. C'est de cette façon-là que nous souhaitons travailler et opérer.

Sur le sur le premier point de votre question, ce que je voudrais dire absolument, c'est que nous allons tout faire pour que ça ne se reproduise pas et qu'on ne se retrouve pas dans la même situation dans quelques temps à devoir effectivement mettre sur la table quelque chose qu'on doit corriger. Je souhaite et je ferai tout pour que ça ne se reproduise pas. Je veux être très clair par rapport à ça et c'est pour ça aussi que la revue interne va être importante.

Speakup en fait fonctionne depuis très longtemps. Ça a été un débat au moment de l'implémenter dans le groupe parce qu'il y a des cultures différentes. Il y a des pays où ça paraissait absolument évident de le faire.

D'autres pays où la sensibilité de dénoncer était peut-être un peu plus sensible. Euh mais le système fonctionne depuis des années et des années. Pour vous donner un ordre d'idée, nous recevons chaque année plus de 3000 euh alertes euh qui donnent à chaque fois lieu à une enquête et qui nous permett parfois de détecter des fraudes ou des problèmes de conformité et qui nous permettent de nous améliorer. vraiment l'esprit de écoutons, soyons l'écoute.

Encore une fois, nous souhaitons être parfait mais nous ne sommes pas parfaits. Et si les équipes ou les fournisseurs ou l'environnement nous permettent de détecter un problème, ça nous permet de le résoudre. C'est l'esprit et donc nous ferons tout et c'est mon objectif.

Je souhaite pas, si je peux l'éviter, nous ferons tout pour l'éviter, passer notre temps à essayer de corriger les problèmes du passé. Le meilleur c'est la meilleure la meilleure posture, c'est de faire les choses bien par design, par définition et ce sera notre posture. Absolument.

Et c'est pour ça que je souhaite tirer les leçons du passé. Et pour répondre à votre question, bien sûr, nous tirons les leçons du passé et en tirer les conséquences aussi si des mesures sont à prendre. Euh je crois que j'ai répondu à peu près toutes les questions euh et je comprends ces questions, elles sont légitimes et mais soyez assurés que notre esprit c'est ce sera de faire les choses dans la conformité et dans la conformité d'entrée.

Je ne veux pas que les équipes passent temps à corriger des choses qui n'ont pas été faites dans la conformité avec nos valeurs, avec nos principes et avec la réglementation. Merci monsieur Jaquin la parole. Merci président.

Monsieur le directeur, je me permets de revenir sur une question de ma collègue Audrey Linken à l'instant. lorsqu'elle suppose que votre attitude d'aujourd'hui que nous apprécions, c'est aussi une manière comme comme elle l'a dit, d'avouer une faute pour qu'elle soit à moitié pardonnée. Vous n'avez pas réagi par rapport à ça et par rapport à votre attitude d'aujourd'hui.

Et puis pour revenir sur les propos de madame Ousseau qui nous a quitté, vous avez dit clairement, parlons du rapport avec le consommateur que la qualité sanitaire des produits a toujours été garantie et respectée, ce que je crois. Et vous avez rajouté la promesse a été tenue euh et ça vous évoquez la la promesse commerciale quoi. Euh derrière l'eau minérale naturelle, il ne doit pas y avoir de filtration.

Mais comment pouvez-vous dire que la promesse a été tenue alors que il y a peut-être plusieurs décennies euh de de fraude euh aux eaux minérales naturelles ? Oui, je comprends la la question du débat et c'est tout le tout le débat technique. Euh évidemment euh je faisais référence aux dernières années où nous avons opéré dans la conformité euh en accord avec les arrêtés préfectoraux permanents ou temporaires.

à tout moment, nous avons été dans les dernières années en ligne avec ces normes définies par les arrêtés préfectoraux sur l'idée de la faute à moitié avouée, à moitié pardonné euh et l'état d'esprit c'est de mettre les choses sur la table. L'état d'esprit c'est de reconnaître que peut-être on n'est pas parfait mais que c'est en faisant face aux problématiques qu'on peut les résoudre. Donc c'est déjà un premier pas de reconnaître les problématiques et c'est le premier pas critique pour s'améliorer et s'assurer que on est nous sommes en conformité avec nos valeurs, nos principes et la réglementation.

C'est ça l'idée plus que faut avouer faute à moitié pardonné. faisons face aux problématiques, aux enjeux tels qu'ils sont, c'est la condition pour s'améliorer. C'est ça l'idée.

Et on peut considérer que c'est un nouvel état d'esprit. Vous parlez d'état d'esprit mais c'est effectivement pas ce qu'on a eu devant nous les dernières semaines et j'apprécie le nouvel état d'esprit. En fait, c'est l'état d'esprit nestelé.

Donc, je regrette qu'on ait pas su le faire passer avant, mais je peux vous assurer que c'est le NESL que je connais, c'est le Nestelet que j'aime et c'est le Nestelet que je souhaite que tout le monde est en face de lui comme interlocuteur et c'est l'esprit avec lequel on va travailler, ça je peux vous l'assurer. D'accord. Je crois qu'il y avait voulez reparler une question si c'est possible.

Alors, un très peu de temps parce qu'après il y a monsieur rapporteur aussi qui a une question. On peut rien vous refuser madame Gubé. Soyez courte, s'il vous plaît.

Excusez-moi. Oui, je c'était ma 4e question, je voulais pas poser. Je voulais juste savoir si il est il est vrai que vous avez réuni l'ensemble des puisque vous parliez d'hostilité de d'hostilité médiatique que vous aviez réuni l'ensemble des patrons de presse il y a quelques temps en interdisant aux enquêteurs qui pourtant ont beaucoup travaillé sur l'enquête sur sur votre sujet d'être présent à cette à ce rendez-vous médiatique.

Alors, j'ai euh c'est normal dans ma responsabilité euh avec l'objectif euh parce qu'en fait je suis français, j'ai travaillé pendant longtemps en France, mais au final je suis assez peu connu du microuse mais de l'environnement français. Donc comme je l'ai fait en Suisse, comme je l'ai fait en Angleterre et comme je le ferai partout, je l'ai fait aussi en Chine, j'étais en Chine récemment au China Development Forum, je j'essaie de rencontrer et en fait c'était une rencontre tout à fait informelle. Il y avait pas d'objectif de faire des articles, mais d'expliquer euh ma vision, ma perspective sur Nesley, Nesle en France en l'occurrence. euh quels sont les enjeux, quels sont euh quelle est notre vision et cetera de façon très ouverte, très informelle et tous les médias ont été informés, y compris ceux qui euh sont les plus critiques vis-à-vis de Nesley.

Chacun fait son travail, les médias font leur travail et nous n'avons exclu personne. C'est vrai qu'il y avait un représentant de chaque média, mais personne n'a été exclu. Monsieur le rapporteur, je crois que vous aviez une dernière question.

Remarque peut-être Attendez, c'est bon, ça fonctionne. Peut-être une conclusion en forme aussi de de question. C'est moi qui conclu.

Oui, la mienne. La mienne. Je voudrais surtout pas empiéter sur vos prérogatives car vous êtes jaloux comme je suis jaloux des miennes.

Mais peut-être pour finir sur pour ce qui me me concerne, vous revenez quand même avec cette histoire de presse comme l'ont fait votre prédécesseur avec des mots peu aimables pour la presse. Moi je veux dire Moi je veux dire que pas les derniers mais les précédents. Moi je veux dire que la presse a fait un travail formidable dans ce dans ce dossier parce que sans la presse, personne n'aurait sans doute jamais rien su de ce qui se nouait chez vous. et euh les quelques plans euh quelques mesures de transformation que vous évoquez euh je crois qu'elles sont aussi d au travail de la presse qui a été réalisé.

Vous parlez de culture nestelé, ce qui fait aussi que nous avons avec le groupe socialiste Rubon de mettre en place cette commission d'enquête, c'est justement, pardon de le dire, sur un certain nombre de de sujets, la mauvaise réputation de Nesley. Nesleitony pour nous en France. Donc ça veut dire quelque chose du point de vue de la sécurité sanitaire et c'est aussi pour ça que nous avons décidé de de lancer cette investigation.

J'entends et je prends ce que vous avez dit à ma collègue Lincolen il n'y aura plus d'impunité chez Nesley et dans cette affaire ceux qui ont été en responsabilité ne verront pas leur carrière soit continuer comme si de rien n'était soit ne supporter aucune mesure disciplinaire qui s'impose devant une telle fraude. Il y a aussi la question du consommateur. le consommateur.

Nous apprenons aujourd'hui que la pureté originelle de l'eau dans le gare et je me fie aux hydrogéologues mandatés qui ont travailler sur le sujet n'est pas au rendez-vous. Qu'est-ce que vous dites à vos consommateurs ? Est-ce que vous allez faire, je sais pas moi, un geste ?

Qu'est-ce que qu'est-ce qui va se passer pour vos consommateurs ? Qu'est-ce que vous avez envie de leur dire ? puisque jusqu'à aujourd'hui finalement ce qui est encore aujourd'hui vendu comme de l'eau minérale naturelle n'en est aux yeux des hydréogéologues plus.

Et donc la dénomination commerciale toujours en vigueur là les l'usines que nous avons visité qui fait sortir toutes les secondes des bouteilles ce qui est d'ailleurs assez impressionnante dans sa modernité qui fait sortir toutes les secondes des des dizaines et des dizaines de bouteilles de Perrier. Qu'est-ce qui va Qu'est-ce que vous voulez dire à ces consommateurs peut-être ? Euh pour euh pour finir et puis cette question Kim Tarud, qu'est-ce qui se serait passé là si vous nous ne vous avions pas convoqué pour euh pour cette audition ?

Qu'est-ce qui a été mis en place en préparation de cette audition ? Est-ce que euh ce speakup, cette cadre de conduite professionnelle revue, cette revue interne, est-ce que tout ça a été programmé ou est-ce que c'est le fait de venir devant nous qui vous a stimulé ? Je sais pas comment le dire autrement.

Voilà. Alors, permettez-moi de commencer par ce dernier point. En fait, vous m'avez convoqué il y a 2 semaines, je crois.

Euh, et euh tout ce plan d'action était en œuvre depuis quelques mois déjà et pour certains aspects depuis plusieurs années. Donc, rien n'a été euh défini dans le cadre de cet entretien. Non, c'est juste nous avons décidé de vous donner cette visibilité sur ce que nous avons décidé pour renforcer nos systèmes de contrôle et comprendre ce qui s'est passé dans le passé pour éviter que ça se répète.

C'est là où l'histoire est importante. La posture de l'entrepreneur et du dirigeant, c'est d'agir dans le présent pour préparer le futur. Mais c'est vrai qu'à un moment donné, c'est important de comprendre le passé pour en tirer les leçons et éviter que ça se répète.

Donc c'est ça notre posture et c'est ce qui a été décidé déjà il y a quelques mois. Sur les médias, je suis absolument d'accord avec vous et je lis les médias en tant que lecteur euh pas en tant que dirigeant d'entreprise. Ces médias euh qui euh nous critiquent.

La critique fait partie euh du jeu médiatique. Elle nous amène aussi à nous questionner et à nous améliorer. Je n'ai jamais critiqué les médias.

Vous ne m'entendrez jamais critiquer les médias. Je les soutiens, je les supporte. Je faisais juste référence au fait que le bruit médiatique n'a pas été facile à gérer pour les équipes.

C'est le seul point que je voulais faire mais j'ai le plus profond respect pour les médias sur les l'affaire bitonis affaire malheureuse, douloureuse, tragique et elle a été très douloureuse évidemment pour les familles et nous en assumons aussi évidemment toutes les conséquences. Elle a été très douloureuse pour l'entreprise mais c'est une affaire disjointe. Euh dans notre question des eaux minérales, de nouveau, il n'y a aucun problème sanitaire et la minéralité a été respectée.

Pour ce qui concerne le rapport des hydrogéologues qui fait référence à des déviations, elle fait une recommandation à l'autorité régionale de santé et aux autorités aux autorités préfectorales qui devront tirer les conclusions. Je ne veux pas anticiper ces conclusions, mais c'est vrai que le devoir du dirigeant, et je comprends aussi votre question, c'est d'anticiper tous les scénarios possibles et nous nous préparons à tous les scénarios possibles dans l'esprit de maintenir l'activité, ça vous pouvez y compter. Nous ne fermons pas la la porte, nous restons engagés.

Nous cherchons un partenaire pour investir mais nous restons engagés et nous souhaitons absolument valoriser ce patrimoine exceptionnel qui est le patrimoine du gar. Terminé. Écoutez donc moi il me revient de de conclure vous dire donc monsieur le directeur que c'est vrai que il y a quelques semaines avec le rapporteur lorsqu'on avait pris la décision de de vous inviter à je crois qu'on a peut-être repris la bonne décision parce que c'est vrai que face j'allais dire au mutisme ou non réponse des responsables célébrateurs France ou célébrateurs Europe on a tenté de laisser une dernière chance à à Nestley pour son représentant international ça a été beaucoup plus agréable de j'allais dire cet échange qu'on a pu avoir avec les annonces que vous avez pu faire qui faudra que bien sûr que n on les vérifie mais je fais confiance à à nos administrateurs et donc je trouve que ça a été beaucoup plus agréable.

J'ai pas dû sortir des armes l'article 6 je me rappelle plus déjà voilà donc c'est beaucoup plus agréable de discuter entre nous et et je vous en remercie. Donc mes chers collègues, là nous allons partir quelques jours. Il y a les vacances parlementaires, ce qui va permettre d'ailleurs à monsieur le rapporteur et au service de pouvoir rédiger euh le rapport.

Je permet de rappeler que nous devons encore une dernière audition qui est celle de l'ancien ministre Aurélien Rousseau qui ne pouvait pas par rapport à son agenda être auditionné hein sa double casquette ministre de la santé et de directeur de cabinet de madame la première ministre Isac Borne à l'époque. Et puis deux dates importantes pour nous le 15 mai en milieu de matinée ben il y aura le vote sur le rapport. J'espère que vous allez bien travailler durant ces vacances.

Je vous fais confiance. écrivez bien monsieur le rapporteur, faites-nous de belles préconisations et puis nous présenterons ce rapport ensemble le 19 mai. Donc mes chers collègues, je vous souhaite de bonnes vacances et vous monsieur le rapporteur, travaillez bien.

Merci beaucoup à tous et à bientôt.

Eaux en bouteille : audition de Laurent Freixe, DG de Nestlé — Alexandre Ouizille · Pourquijevote