Table ronde sur la rentrée scolaire réunissant les syndicats d’enseignants du premier degré
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
je suis ravie de vous retrouver après une pause estivale qui bien que riche en émotion sportive mais surtout en émotion politique aura été je l'espère reposante pour chacun d'entre vous nous allons débuter nos travaux de cette nouvelle législature avec un cycle d'audition consacré à la rentrée scolaire certains de nos collègues étant retenus par leur journée parlementaire de de leur groupe politique cette réunion se tient exceptionnellement en mode mixte afin de leur permettre de participer à distance et je demanderai aux collègues qui sont à distance de juste lever leurs petites mains pour nous signaler leur leur envie de parler nous échangerons tout d'abord ce matin avec les représentants des organisations syndicales représentatif d'enseignants du premier degré du premier degré public mesdames et messieurs je tiens tout d'abord à vous remercier chacun d'entre vous de vous être rendu disponible en cette période de rentrée scolaire qui est une période très chargé pour vous vous entendre est une grande nécessité pour mener à bien nos réflexions parlementaires et j'espère que vous sentirez dignement accueilli ce matin nous souhaitons recueillir vos impressions et observations sur cette rentrée 2024 2025 qui s'inscrit dans un contexte politique et social inédit les années précédentes ont été marquées par des difficultés de recrutement des enseignants dans certaines académies et les statistiques des derniers cours dans le 1er degré font état de 1350 postes vacants donc quel conséquence quellees conséquen concrète un tel déficit produit-il pour les enseignants dans l'exercice quotidien de leur métier quelles conséquen pour l'apprentissage et le bon apprentissage des élèves et quel regard aussi portez-vous sur l'efficacité de la potentielle réforme de recrutement des enseignants pour remédier à cette situation après une année les inquiétudes que vous avez exprimé sur la mise en œuvre du pacte enseignant dans le premier degré s'avère justifié puisque seulement un/4 des professeurs il ont eu recours à ce Pact pour quelle mission a-t-il été le plus utilisé et comment voyez-vous l'avenir de ce dispositif plusieurs mesures figurant dans le choc des savoirs annoncé l'année dernière par le par Gabriel Atal à l'époque ministre de l'éducation nationale aurait dû être mise en œuvre à cette rentrée et certaines ont été àjourné d'autres reportés en particulier s'agissant de la refonte des programmes de français et de mathématiques ou encore de la labilisation de C des manuels scolaires comment accueillez-vous cela vous semble-t-il nécessaire de poursuivre la réflexion sur ces sujets précis enfin vous le savez l'école inclus est un sujet auquel nous sommes tous et toutes très attachés dans les quatre départements préfigurateurs avez-vous constaté des difficultés pour la mise en place des pôles d'appui à la scolarité qui ont été proposé en lieu et place des piales pôles inclusifs d'accompagnement localisé c'est ce dispositif vous paraît-il de nature à améliorer la prise en charge des élèves à besoin particuliers et est-ce que d'autres voix sont possibles et peuvent être privilégiés je vais donc donner la parole maintenant à chaque organisation syndicale présente pour 7 minutes chacune au maximum et en respectant l'ordre naturellement de représentativité je vais donc citer toutes les représentations syndicales qui feront une déclaration commune préalable et ensuite prendrons la parole pour la fédération syndicale unitaire FSU madame Guilen David csecrétaire général pour le syndicat des enseignants de l'UNSA madame Johanna Cornou référente nationale direction et monsieur Clément Perrotte référent national maternel pour la Fédération Nationale de l'Enseignement de la culture et de la formation professionnelle Force Ouvrière monsieur Christophe lalland secrétaire fédéral pour le Syndicat général de l'Éducation nationale CFDT madame Caroline brisedou secrétaire national et Monsieur Dominique Bruno secrétaire fédéral pour la CGT éducation madame hléna blond et Monsieur Jérôme sinau secrétaire nationaux pour le Syndicat national des lycées collèges école et du supérieur SNAL monsieur Jean-Rémy Girard président national et Monsieur Christophe gruzon secrétaire national et enfin pour la fédération d'éducation monsieur Benjamin Bonet et Madame Nara cladera tous les deux csecrétaires fédéraux et donc je vous laisse la parole bien merci madame la Présidente je vais prendre la parole au nom de l'intersyndicale toutes les organisations syndicales ici présentes sudéducation CFDT UNSA FSU F foo CGT etnal madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés nous sommes réunis pour faire premier bilan de la rentrée cette audition est à la croisée de la démocratie politique et de la démocratie sociale nous souhaitons que les échange de cette année soi plus apaisé que l'an passé et constructif dans l'intérêt de nos collègues et de l'école si nos collègues attachés à leur métier ont été contents comme chaque année de retrouver leurs élèves leur premier retour confirme que cette rentrée marque une étape supplémentaire dans la dégradation du service public d'éducation la crise de recrutement sans racine concerne aussi désormais d'autres personnes personnel comme les aesh le ministère bricole par exemple avec des petites annonces pour tenter de cacher la pénurie mais nous ne pouvons pas nous ne devons pas nous habituer à cette situation où la continuité du service public d'éducation est mise à mal par des choix politiques les conditions de travail sont aussi dégradés par des effectifs souvent lourds dans le premier comme dans le second degré notamment en raison des suppressions d'emploi menées par les gouvernements successifs le choc des savoirs ne s'applique pas complètement dans tous les établissements en cette rentrée notamment sur les GR de niveau grâce à la mobilisation des personnels nous continuons à nous opposer aux mesures du choc des savoirs et à demander leur abandon par exemple les évaluations nationales standardisées obligatoires doivent être abandonné et les mesures en suspens comme la généralisation des classes prépa seconde doivent être retiré les coupes budgétaires de 2024 dont le rang cambolesque épisode des HSE en avril dernier ont montré que l'éducation nationale est déjà à l'os dans une école qui manque de tout il est inacceptable que des invest conséquent ne soit pas engagé plusieurs faits enquête journalistiqu et travaux parlementaires sont venus confirmer l'ampleur du séparatisme scolaire et social entretenu par l'enseignement privé un phénomène inacceptable qui appelle des mesures d'urgence mesdames et messieurs les députés dans quelques semaines vous serez amené à étudier et peut-être à voter le budget 2025 nous le disons ici solennellement l'école ne pourra être la variable d'ajustement d'une d' unee austérité budgétaire que nous contestons tant elle met mal à l'aise les services publics des mesures doivent être aussi prises en urgen augmentation immédiate des salaires sans contrepartie et abandon du pacte création de postes diminution des effectifs dans les classes création d'un statut de fonctionnaires pour les aesh il est indispensable d'engager les premiers pas d'une loi de programmation pluriannuelle de revalorisation salariale et de recrutement madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés l'école est à un point de bascule il est indispensable que les personnels retrouvent du sens à leur travail au service de tous les jeunes au sein d'un système éducatif plus démocratique et vecteur d'émancipation pour toutes et tous il est urgent que la République soutienne pleinement le projet scolaire de l'école publique laïque gratuite et obligatoire celui de toute la jeunesse vivant dans ce pays je vous remercie donc nous pouvons commencer vos interventions bien je vais commencer effectivement pour la Esus nupp pour la 3e année consécutive nous revenons à l'Assemblée nationale pour faire le point sur la rentrée scolaire et je vous remercie madame la Présidente de nous avoir invité et d'avoir dissocié 1ier second degré ce matin et cet après-midi il y a un an dans cette même assemblée nous avions rappelé les règles élémentaire de la démocratie sociale a commencé par celle du respect de notre représentativité aujourd'hui nous exprimons notre inquiétude face à la crise institutionnelle qui ne peut que continuer d'abîmer la démocratie surtout lorsque nos collègues nos anciens élèves aujourd'hui en âge de voter à qui nous avons enseigné les principes de base de la démocratie voit le résultat des dernières élections méprisées alors en cette rentrée scolaire vous nous avez posé un certain nombre de questions et la rentrée se déroule effectivement avec des pertes de postes dans le premier degré mais aussi des fermetures de de classe et vous avez dû le voir dans vos dans vos circonscriptions euh et et ça ça ça pose problème à notre école alors la rentrée scolaire c'est aussi euh le manque d'enseignant et et il nous il nous paraît essentiel de comprendre pourquoi on manque d'enseignant et comment on peut remédier à ce manque d'enseignant c'est tout le problème de l'attractivité qu'il est urgent de régler vous l'avez dit c'est plus de 500 plus de 1500 postes qui ont pas été pourvus au CRPE dans les académies déficitaires mais c'est aussi le recroutement massif de contractuels qui ne peuvent pas lier au manque d'enseignants formés il manque aussi beaucoup d'aesh dans notre pays et et la période des vacances a a fait qu'augmenter le le les démissions des des aesh et pour répondre à votre question sur la question de l'inclusion la nécessité d'avoir des aesh dans les écoles est essentielle d'avoir un métier qui soit reconnu sous statut de fonctionnaire et correctement rémunéré c'est aussi ce qui pèse sur la le problème de l'attractivité des aesh mais nous avons besoin aussi d'AES dans les classes et la la transformation des des piales en passe ne ne présage pas du bon fonctionnement de l'inclusion dans les classes d'autant que nous n'avons jamais analysé et cette expérimentation des piales nous avons jamais pu savoir vraiment si ça fonctionnait la question d'attractivité c'est essentiellement aussi la question des salaires des enseignants si les débuts de carrière ont été revalorisés en 2023 les milieux de carrière ont été oublié et la diffusion hier du rapport de l'OCDE regard sur l'éducation manque montre une nouvelle fois et la ministre l'a admis que les enseignants de mil de carrière gagne beaucoup moins que la moyenne de l'OCDE 20 20 % de moins qu'un enseignant de l'OCDE et cette comparaison pourrait aussi être faite entre les fonctionnaires de l'éducation nationale par rapport aux fonctionnaires de la fonction publique où la rémunération des professeurs des école est inférieure à celle des cadres A de la fonction publique alors que nous sommes reconnus comme cadre A et c'est sans compter que au au sein même du corps des PE les inégalités salariales femmes hommes persistent les femmes touchent 25 % de prime et d'indemnité en moins que les hommes et cela est accentué par le pacte la différence nette mensuelle de rémunération entre les femmes et les hommes varient de 156 € à 341 € entre le début de carrière et le fin et la fin de la la carrière et la question du PACT a engagé forcément une une une augmentation de ce de de cette différence de salaire puisque les missions qui ont été demandées et qui on é donné aux femmes dans les dans ce pacte sont des missions supplémentaires qui ont montré que il fallait qu'ell fasse des heures en plus alors qu'elles sont souvent chargé de de famille et ne peuvent pas exercer ces ces missions alors les conditions de travail se dégradent c'est aussi un problème de l'attractivité la reconnaissance du du métier les effectifs sont chargés j'y reviendrai tout à l'heure l'infl du temps de travail est importante et on voit bien que ce sont les enquêtes de laadep et là c'est pas des enquêtes du du syndical qui le disent mais des enquêtes qui sont documentées et même si les enquêtes syndicales sont documentées mais bien officiell publié par le ministère où l'on voit que les PE la dernière enquête des de laadep sur le bien-être au travail montre que les PE évaluent à 4,6/ 10 leur sentiment de bien-être au travail vous voyez qu'on est loin de de la note maximale donc on a des enseignants qui souffrent de de de conditions de travail dégradé on avait enseigné nous l'année dernière auprès de 5000 pe où on attestait que 70 % nous alertait sur les condition de mise en place de l'inclusion c'est un sujet majeur dans notre pays et qui montre que nous n'avons pas fait en terme de qualité l'inclusion des élèves en situation de de handicap on a voulu faire de la quantité et on a euh euh failli sur le le bien-être de ses élèves et des enseignants alors je le disais les effectifs dans les classes sont un levier essentiel en terme de de conditions de travail mais aussi de réussite scolaire et c'est un des éléments qu'il est essentiel de développer et de mettre en œuvre pour améliorer le système scolaire en France on a toujours des élèves un effectif d'élèves par classe désespérément supérieur à la moyenne de l'OCDE puisqueen France on compte 23 élèves par classe en mat alors que la moyenne de européenne se situe à 14 élèves par classe et on le sait la baisse démographieque qui qui qui se joue dans notre pays doit pouvoir bénéficier justement à la baisse des effectifs par classe c'est le climat de la classe les meilleures situations d'apprentissage pour les élèves l'inclusion je le redis une meilleure attention portée aux élèves et une meilleure gestion des conflits notamment en terme d'harcèlement tout autant d'arguments qui permettent d'attester qu'avoir 20 élèves dans une classe c'est pour nous la transform tion la clé de voûe de la transformation de l'école mais la reconnaissance des des des enseignants et de leur travail fait partie aussi d'une possible revalorisation revalorisation du métier et d'une meilleure attractivité et pour ça il faudrait qu'on arrête d'avoir des injonctions systématiques et des changements de cap dans l'éducation nationale une stabilité dans les dans les réformes et en tout cas un évitement des des des multiples réformes devrait être mise à l'œuvre pour pour éviter une perte de sens du métier l'année dernière on a eu un certain nombre d'injonctions sur les enseignants la question des évaluations national les renforcements des fondamentaux les 30 minutes d'activités physiqu quotidiennes l'ORD d'empathie laabinisation des manuels bien bref un certain nombre de choses qui montrent que l'on est en difficulté pour exercer notre métier et et et pour finir il y a quand même un maître mot dans dans dans cette politique éducative qui ne pourra se faire et qui ne pourra pas s'améliorer si on ne met pas en place un budget conséquent pour l'éducation nationale c'est de votre ressort en tant que député de voter le budget et on vous demande solennellement de faire front pour l'école l'école a toujours fait front pour la République et c'est à maintenant à à la République de faire fond pour l'école je vous remercie de votre attention je vous remercie euh donc nous passons à l'UNSA madame la Présidente Mesdames Messieurs madame madame la Présidente Mesdames Messieurs les députés au syndicat des enseignants de l'UNSA nous savons ce qu'est une rentrée réussie une rentrée avec des personnels en nombre suffisant des conditions de travail convenables des effectifs de classe et des moyens d'évolu qui permettent une réelle prise en charge de tous les élèves quel que soit leur profil divulgachons légèrement la suite de notre propos en disant d'ors et déjà que ce n'est toujours pas le cas en cette rentrée 2024 une rentrée réussie pour les directeurs et les directrices d'école ce serait une rentrée avec une charge de travail enfin allégée une gestion plus humaine et efficace des tâches attribué à ces personnels pourtant cette année encore les directeurs et directrice d'école continueent d'être confronté à une charge de travail qui ne cesse de s'alourdir cela rend leur mission pédagogique et administrative impossible à accomplir entièrement c'est l'inspection générale de l'éducation du sport et de la recherche qui nous le dit dans son rapport de juillet dernier pour le se UNSA il est indispensable d'attribuer aux directeurs et directrices une aide administrative pérenne et augmenter leur temps de décharge d'enseignement cela passe aussi par une meilleure coordination avec les autres services de l'éducation nationale les directeurs et directrices d'école ont besoin qu'on les forme au pilotage puis qu'on les laisse piloter mais entendons-nous quand nous parlons de pilotage c'est bien de pilotage pédagogique et non de piloter son véhicule personnel à ses frais pour aller chercher les livrés d'évaluation en circonscription une r réussi pour les enseignants et les élèves ce serait une rentrée où chacun peut entrer dans les apprentissages pour progresser à partir de là où il en est sans pression statistique avec la généralisation des évaluations vous l'avez entendu lors de notre déclaration liminaire sur ce point non plus la rentrée n'est pas réussie de plus une rentrée réussie pour les personnels comme pour les élèves ce serait une rentrée où chaque poste est pourvu par des agents qualifiés chaque poste d'enseignant de remplaçant d'enseignants spécialisés en classe ou en razè de psychologues scolaires et enfin de de médecins de l'éducation nationale le manque de personnel reste un problème récurrent dans nos écoles et encore à Cêtre rentrée 2024 3000 postes non pourvus dans le 1er et le 2 degré euh au concours et sûrement autant de démissions au cours de l'année scolaire pour le se UNSA en vue de palier cette pénurie et le manque d'attractivité du métier il est impératif d'autoriser davantage de temps partiel permettre de garder dans nos rangs les collègues qui ne peuvent se consacrer au métiers à pleintemps plutôt que les pousser à la disponibilité ou à la démission et ainsi faciliter la retraite progressive pour les personnels en fin de carrière pour le snusa il ne suffit pas de contraindre les agents pour qu'il reste il faut au contraire plus de souplesse c'est une partie du chantier nécessaire pour plus d'attractivité le se UNSA le sa mais ne peut que constater que depuis 2017 ce n'est pas un chantier mais un vœux pieux une rentrée réussie pour les enseignants comme pour les élèves à besoin éducatifs et pédagogique particulier ce serait une rentrée où chaque élève a une place digne où chaque enseignant peut s'appuyer à proximité immédiate sur les personnels dédiés au troubles présents chez ses élèves à cette rentrée pour les enseignants la question n'est pas de savoir s'ils auront un élève avec des troubles du comportement ou des apprentissage mais combien il en aura combien avec un diagnostic une prise en charge des adaptations déjà en place combien n'ont pas encore été dépisté beaucoup d'équipes pédagogiques sont au bord de la rupture faute de prise en charge rapide en établissement social ou médico-social ou en secteur sanitaire et faute de professionnels disponibles pour ces situations aujourd'hui l'école se retrouve submergée par une superposition de dispositifs et d'injonction or les enseignants seuls ne peuvent pas répondre à toutes les problématiques de ces élèves il faut des personnels médicauxsoaux en appui pour une prise en charge globale de l'élève pour une école réellement inclusive et adaptée à tous les élèves il est urgent de rationaliser les dispositif d'en faire le bilan avant d'en ajouter d'autres plutôt que de multiplier les initiatives il convient de les simplifier et de les rendre plus cohérentes en concertation avec les équipes pédagogiques afin de garantir qu'elles répondent véritablement aux besoins des élèves et des enseignants pour le vse UNSA ces réponses doivent être systématiques et imédi dans nos écoles une rentrée réussie pour les enseignants comme pour les élèves ce serait une rentrée où chacun à sa classe avec avec des effectifs raisonnables et équilibrés sur l'ensemble de l'école pour lees UNSA la gestion de la carte scolaire doit être revue il est inacceptable que des décisions de fermeture soient prises après la rentrée scolaire cela déstabilise les élèves les familles et les équipes pédagogiques un budget adapté aux besoins réels et un calendrier respectueux du rythme d'organisation des écoles sont nécessaires pour assurer une planification sereine et efficace de la rentrée scolaire le se UNSA réclame donc un engagement ferme à ce sujet la garantie que les ajustements de cartes scolaires se fassent en fin d'année scolaire pour la suivante avec une transparence et une concertation renforcée dans le même ordre d'idée nous vous alertons sur la redéfinition de la carte de la l'éducation prioritaire à venir pour le S cela ne doit absolument pas se faire à moyen constant et quand un établissement sort de la carte scolaire de la carte de l'éducation prioritaire pardon ce ce cette sortie du dispositif doit être graduelle et enfin une rentrée réussie pour les élèves et les personnels elle a lieu dans un espace de travail adapté sécurisé et confortable alors que dans la réalité la vêuseté de nombreuses éc et les évolutions climatiques que nous connaissons nécessitent aujourd'hui un engagement fort pour un cahier des charges exigeant sur la rénovation et les constructions d'écoles cet été certaines villes ont mis en œuvre des projets innovants et coresponsables mais cela ne concerne que quelques milliers d'élèves dérisoire par rapport au 6li5 d'élèves que comptent les écoles en France l'État doit donner les moyens à toutes les commune d'investir pour que chaque élève quel que soit le territoire où il est scolarisé bénéficie d'une une école confortable adaptée aux conditions actuelles d'apprentissage et écooresponsable donc vous l'aurez compris pour un bilan de la rentrée scolaire positif il faudrait répondre aux problématiques récurrentes que rencontent les équipes éducatives et les élèves l'allagement des charges de travail des directeurs la liberté pédagogique une gestion plus souple des ressources humaines une simplification des dispositif d'inclusion et une gestion de la carte scolaire plus respectueuse des personnels et des élèves voici CIN points clés pour un bilan de rentrée 2024 mais qui aurait pu être un bilan de rentrée d'une autre année il faudra une réelle volonté politique pour que ce ne soit pas un maronnier nous vous remercions de votre attention je vous remercie monsieur Lalande oui merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés mes chers collègues la rentrée scolaire se déroule cette année dans une situation d'une gravité inédite ù depuis la démission du gouvernement àal le 16 juillet le président Macron refuse de prendre en compte le résultat des élections législatives alors que les salariés sont massivement rendu aux urnes pour exprimer le rejet de sa politique le jeudi 5 septembre 2024 le président Macron a décidé de nommer Michel Barnier Premier ministre confirmant ainsi sa volonté de poursuivre et d'aggraver les attaques contre les travailleurs il répond positivement à la demande du mdeef qui refuse l'abrogation de la réforme des retraites le SMIC à 1600 € et exige la mise en UV de la réforme de l'assurance chômage ou encore la poursuite des aides aux entreprises sans contrepartie au nom du déficit le président Macron compte bien faire payer le prix fort au salariés et à la population son gouvernement soi-disant démissionnaire prépare un budget d'austérité pour 2025 qui poursuit la destruction des services publics et le gelle du point d'indice des fonctionnaires la sécurité sociale les droits des assurés sociaux les congéss maladies tout devrait y passer pendant ce temps des centaines de milliards sont déversés pour les actionnaires et pour marche à la guerre pour les travailleurs qui prennent de ens fermes avec la mise en place de la réforme des retraites et qui doivent s'asseoir sur l'augmentation des salairire la situation est intolérable pour les personnels de l'Éducation nationale qui se sont mobilisés souvent dans l'unité avec les parents d'élèves et avec la jeunesse pour bloquer les réformes des ministres blancer n Atal ou Castera et Boubé et exiger des moyens pour fonctionn la situation est intolérable dès la rentrée la FNEC fpfo a appelé les person personn à se saisir de toutes les mobilisations y compris les manifestations du 7 septembre au côté des organisations de jeunesse pour faire valoir les revendication à commencé par abrogation de la réforme des retraites macronborne augmentation des salaires sans contrepartie 10 % d'augmentation du point d'indice tout de suite abrogation du choc des savoirs et de toutes les contre-éformes bag blanquaire Pact SNU parcours sup réforme grandant de la voie professionnelle j'en passe annulation de toutes les coupes budgétaires et suppression de poste un statut de fonctionnaire avec un vrai salaire pour les aesh les cortèges du 7 septembre ont rassemblé 300000 manifestants dans tout le pays ce qui en dilon sur l'état d'esprit d'une grande partie des salariés de la jeunesse qui n'acceptent pas le cûp de force du président Macron contre la démocratie alors qu'il avait refusé d'entendre les revendications des salariés même face aux manifestations massives lors de la bataille des retraite en 2023 et alors qu'il refuse de tenir compte de sa défaite aux dernières élections les personnels comme toute la population se pose la question que faut-il faire pour se faire entendre et respecter que faut-il faire pour faire avancer les revendications la Confédération FO avait employé une expression lors du mouvement des retraites mettre le pays à l'arrêt la FNC fpfo considère que Monsieur Macron ne nous laisse pas le choix elle appelle à la tenue d'assemblée générale dans les établissements les écoles et les services pour en discuter et pour construire le rapport de force faire respecter la démocratie c'est aussi faire respecter la liberté de manifester il est inacceptable que des préfets des présidents d'université des recteurs fassent terre les voix pour la paix en envoyant les forces de l'ordre jusque dans les lycées et les universités et en réprimant la jeunesse qui manifeste son soutien au peuple palestinien la fneek fpfouue à appeler ses syndicats à être présents lors des rassemblements pour le cesser le feu à Gaza et en sisjordanie pour l'arrêt des livraisons d'armes à Israël concernant des conions plus spécifiques notamment sur le premier degré la fneek fpfo refuse le budget d'austérité et les 650 suppressions de postes décidé en cette rentrée dans le premier degré alors que les classes sont surchargées plus de 3000 postes n'ont pas été pourvus au concours pour restaurer l'attractivité il faut bien entendu augmenter les salaires améliorer les conditions de travail mais également en finir avec le parcours du combattant lié à la masterisation et à la réforme blancaire des concours retour à un recrutement au niveau licence comme tous les cadrois de la fonction publique sur la base d'une licence disciplinaire avec une véritable formation sous statut de fonctionnaire de au moins un an la proposition du gouvernement de l'année dernière ne répondait pas à ces revendications la FNEC fpfo refuse le pilotage par l'évaluation permanente tant chronophage qu'inutile il faut en finir avec les évaluations nationales et les évaluations d'école et d'établissement la FNEC fpfo revendique le retrait de la loi riaac sur la direction d'école la mise sous pression des directeurs d'école avec une évaluation spécifique mise en place en cette rentrée est inacceptable enfin nous souhaitons évoquer la question de l'inclusion pas l'inclusion au sens du gouvernement pour qui l'inclusion signifie scolariser tous les élèves quelle que soit leur situation en classe ordinaire sans moyen une inclusion qui signifie respecter le droit pour tous les élèves de pouvoir bénéficier d'un enseignement adapté lors de sa conférence de presse du 27 août la ministre des missionnaires Boubé a été contrainte de confirmer que 24000 élèves n'était pas pris en charge dans l'établissements sociaux et médicos-sociaux faute de place c'est donc 24000 élèves dont le droit à bénéficier de conditions d'apprentissage adapté à leurs difficultés et ou à leur handicap sera bafoué pour des raisons d'économie budgétaire ces élèves sont bien souvent inscrits d'office en classe ordinaire situation d'autant plus inacceptable que les conditions de travail des personnels dans les écoles et établissements sont de plus en plus désastreuses les gouvernements Macron ont poursuivi et amplifié l'entreprise de démantèlement des établissements sociaux et médicau-sociaux dans le cadre de l'acte 2 de l'école inclusive le gouvernement Atal a publié il y a quelques mois un décret visant à généraliser l'externalisation des établissements sociaux et médicausociaux dans les écoles ou établissements ordinaires il tente maintenant d'imposer la mise en place des pôles d'appui à la scolarité passe visant à remettre en cause l'application et le respect des notifications de la MDPH et ainsi dégrader encore plus l'accompagnement du aux élèves en situation de handicap alors que les remontées qui montent de partout sont que il n'y a pas assez d'aesh pour faire face aux besoins le 25 janvier dernier FO avait pris l'initiative unee journée de grève et d'une manifestation nationale en défense de l'enseignement spécialisé adapté nous continuons de refuser en cette rentrée la politique destructrice de l'acte 2 de l'école inclusive quantant poursuivre un gouvernement qui n'a plus aucune légitimité nous exigeons la défense de l'enseignement spécialisé et adapté le maintien et la création des places dans les établissements sociaux et médicausociaux le retrait du décret visant à généraliser l'externalisation des ESMS le recrutement d'enseignants spécialisés et d'aesh un statut de fonctionnaire et un CLR pour les aesh le retrait de l'acte 2 de l'école inclusive l'abandon des passes et des piales je vous remercie je vous remercie passons maintenant à la CFDT merci madame la Présidente Mesdames Messieurs les Députés chers collègu à la CFDT nous considérons que notre rôle est de dire la réalité des conditions de travail des agents et ces conditions restent dégradées à cette rentrée dans le premier degré d'abord et vous le savez comme depuis plusieurs années maintenant c'est une rentrée sans avoir fait le plein des PER personnel impliquant dans le premier degré des enseignants qui ne sont pas remplacés en cas d'absence faute de remplaçant en nombre suffisant si les élèves sans cours au collège ont fait les chougrad des différents ministres par contre les classes surchargées par les élèves accueillis par leur enseignant par leur enseignant absent lorsque pardon lorsque leur enseignant est absent dégrade les conditions d'apprentissage et les conditions d'asseignement et ça c'est resté invisible la surcharge de travail et de fatigue des professeurs des écoles dans ces conditions doit être reconnu pour combler les manques les DSD recrute des enseignants contractuels pas ou peu formés à cause des incertitudes budgétaires des rectorats ont repoussé les décisions de recrutement de nombreux contrats n'ont pas été renouvelés les lauréats des listes complémentaires n'ont pas tous été appelés dans un contexte où l'attractivité est un enjeu crucial pour notre système c'est incompréhensible l'attractivité était portée par le ministère par la réforme de la formation initiale avec un concours à bac + 3 qui a été bloqué par le vetau du ministre du Budget si nous n'étions pas convaincus que ce déplacement de concours améliore l'attractivité nous sommes convaincus par contre que la formation initiale est un levier important pour améliorer les conditions de travail des enseignants et contribuer à l'attractivité du métier il faudra donc reprendre les discussions mais on ne pourra pas faire l'économie d'améliorer aussi la formation continue pour faire évoluer en profondeur les pratiques professionnelles en intégrant les avancées de la recherche ce n'est pas en réunissant les enseignants devant un powerpo qu'on fait progresser les pratiques professionnelles au passage sur ce sujet de formation initiale et à la veille de l'ouverture des débats sur le budget rappelons que la disparition des contrats d'AED prépro elle a bien été actée dès cette rentrée plus aucun étudiant L2 ne peut profiter de ce dispositif qui permet pourtant une rentrée progressive dans le métier en percevant une rémunération graduelle jusqu'au concours malheureusement il ne manque pas que des enseignants il manque des aesh des psychologues des personnels certifiés avec le KPI des enseignants spécialisés dans les réseaux d'Aid des médecins scolaires des infirmières des assistantes sociales autant de professionnels indispensables pour conseill et accompagner les les enseignants et les élèves trop souvent les enseignants sont seuls face aux besoins des élèves impuissants face aux besoins pour lesquels ils ne sont pas formés sans ces professionnels et une synergie puissante avec les professionnels du médicosocial l'école inclusive restera une utopie la deuxième source de dégradation des conditions de travail vient des injonctions incessantes du pilotage vertical du prier degré sans confiance sans dialogue réduisant le pouvoir d'agir sur leur travail des personnels et ce pilotage vertical vient de tous les niveaux hiérarchiques avec le chaos politique de cette rentrée provoqué par la dissolution nous avons au moins évité les injonctions de rentrée sur le nombre de fois que nous devions faire du calcul mental des dictés ou de la lecture mais nous n'avons pas échapper aux évaluations nationales nous avons dit ce que déjà ce que nous en pensions pour illustrer ce propos trois exemples d'injonction locales qui sont dans le surcontrôle et viennent empiéter le pouvoir d'agir des équipes et Sabr la confiance et leur engagement des IEN dans l'Aube ou dans l'alliier demande au directeurs et directrices de faire remonter le tableau prévisionnel des réunions alors que cette organisation relève des seules directeur depuis 2021 où est la confiance dans l'INE ou dans la Nièvre on demande aux directeurs et aux directrices de former leurs adjoints au harcèlement alors que la circulaire du programme PHARE prévoit que c'est à l'équipe ressources situé au niveau de la circonscription d'y contribuer troisème exemple dans les départements du menéoir ou encore de la Gironde des animations pédagogiques à participation obligatoire sont organisées sur les projets de programme de ma et français alors que ceux-ci ne sont même pas publiés et que leur avenir est tout à fait incertain pourtant dans les écoles la loireillac en amplifiant l'autorité fonctionnelle était porteuse d'espoir pour augmenter le pouvoir d'agir des équipes les autorisant à prendre des décisions au plus près des réalité de leur école mais les décrets d'application se font toujours attendre faute de décret la dérogation des scolarisations l'après-midi des élèves de petite section pour pouvoir faire la sieste chez eux relève toujours de l'inspecteur en circonscription même chose pour les interventions extérieures lors de projets pédag lors de projets pédagogiques quand ce ne sont pas les textes qui manquent ce sont les outils nous attendons toujours une solution informatique viable pour organiser les élections de parents d'élèves par exemple l'évaluation des écoles devait être un outil pertinent pour le pouvoir d'agir des équipes construire des constats partagés par l'ensemble de la communauté éducative pour pouvoir bâtir un projet au plus proche des besoins identifiés sauf que au-delà du papier dans le réel on seurte au temps disponible par les équipes cela nous amène à la troisième cause de dégradation des conditions de travail l'intensification du travail et l'augmentation de la charge de par le manque de remplaçant et le manque de volonté de la chaîne hiérarchique à reconnaître le travail réel les professeurs des écoles se sont retrouvés à devoir faire les évaluations d'école en plus de leur mission habituelle sans aucune rémunération et aucune récupération des heures supplémentaires engendré dans le second degré on s'est organisé des journées banalisées pour que les enseignants puissent travailler ensemble autre beau projet sur le papier notre école faisons faisonsla ensemble la déclinaison CNR pour l'éducation là encore la chaîne hiérarchique a demandé aux équipes de se mobiliser pour construire des projets sans aucun temps dédié sans aucune compensation de la charge engendrée les i aussi se sont engagés pour convaincre équipe et collectivité et tout cet engagement est fauché par le changement des règles de financement puisque les collectivités doivent doravant mettre la main à la poche à hauteur de 30 %. on a des retours notamment de scène maritime dans le Nord ou dans le Finistère le sentiment de démobilisation de la communauté éducative face à un état qui change les règles au nom de la rigueur budgétaire est destructrice les i passent quant à eux pour des amateurs aux yeux des collectivités l'image de l'éducation dans son ensemble est très sérieusement écorné une juste reconnaissance de l'engagement des personnels est un passage obligé si on veut restaurer l'attractivité de nos métier et cette reconnaissance passe par la confiance de la hiérarchie mais aussi par la rémunération du travail ré le PACT déjà faible dans le premier degré est encore réduire à cette rentrée il ne peut pas être une réponse satisfaisante vous l'avez compris dans le premier degré nous avons besoin de temps long nous avons besoin qu'on nous fasse confiance et qu'on nous laisse faire notre travail dans tout ce que j'ai déroulé il y a plein de choses qui ne nécessitent pas un budget formidable mais qui nécessit de changer profondément l'organisation du système merci de votre écoute je vous remercie passons à la CGT éducaction merci bonjour mesdames et messieurs les députés donc on va le faire en deux temps je vais pour ma part intervenir sur la question de l'inclusion des élèves en situation de handicap alors que les Jeux paralympiques ont mis sous les projecteurs le handicap la réalité de la rentrée des élèves en situation d'handicap n'est pas dans la lumière bien au contraire des centaines d'élèves avec une notification d'aide humaine n'ont pas d'aesh à la rentrée et ils sont déscolarisés ou pas la CGT éducaction rappelle son attachement au droit à la scolarité pour chaque enfant l'éducation nationale tend à devenir un vaste secteur de pédagogie spécialisée où chaque pédagogue aurait les compétences et les moyens d'adapter son enseignement où l'accompagnement humain par les aesh se fait sansfiler souvent partagé c'estes personnel entre plusieurs élèves avec différents profils de handicap les enseignants et les enseignantes sont autorisé au comptegoutte pour partir en formation spécialisée la formation de l'enseignant spécialisé spécialisé pardon a été réduite à peau de chagrin à peine 60 he maintenant dans la spécialité choisie alors qu'avant la formation était aux alentours de 730 he de nombreux postes d'enseignement spécialisés restent vacant et sont souvent pourvus par des contractuels ceci est accompagné d'un désengagement clair de la question des difficultés scolaires et un maintien trop élevé des effectifs d'élèves dans les classes la prévention les situations social et économique des élèves et de leur famill leur histoire disparaissent un tri social qui est déjà existant s'accentue les familles de classe populaire ne sont pas à égalité avec les plus favor faorisé en terme de parcours de réussite scolaire de soins pour leur enfants la réponse en cours d'expérimentation le passe donc pôle d'appui à la scolarité donc dans quatre départements donc ce système de guichet unique qui s'appelle donc le pôle d'appui à la scolarité va proposer des réponses sans doute très très normalisées en utilisant en priorité et c'est affiché par l'éducation national le volet MPa c'est-à-dire matériel pédagogique adapté sans passage par la MDPH la normalisation ne prendra pas en compte la singularité de l'enfant et le risque c'est une exclusion des élèves les plus souffrant perturbateurs dit perturbateur inscrit dans des comportements qui qu'on qualifie d'associaux ou qui sont poandicapé un tri va s'opérer pour prendre le contrôle sur les besoins d'adaptation et de compensation y compris en terme d'aide humaine alors même que le ministère de l'Éducation nationale projette de réduire le nombre d'aesh oui S 35000 aesh c'est trop pour l'éducation nationale et elle continue de supprimer en plus des postes d'enseignants elle ne forme pas d'enseignants spécialisés les moyens de compensation et d'adaptation de l'environnement ne suffisent pas pour répondre à l'ensemble des besoins les enseignants les enseignantes les aesh se sentent submergés les récits dans les fiches SST des registres santé sécurité au travail témoignne d'une grande angoisse de peur de souffrance face à des situations qualifié d'anxiogène les élèves qui font dans la grande majorité des cas aujourd'hui l'objet de difficulté sont ceux que l'on peut qualifier de disruptif dit hautement perturbateur ce sont un petit peu des handicaps invisibles sans qu'il y ait enfin invisible pas dans une classe je je je le précise sans qu'il y ait pour dans la plupart des cas de déficience au niveau des apprentissages ces élèves d'ailleurs ne sont pas toujours reconnus handicapés et les collègues ils sont démunis ils disent mais où est-ce qu'on peut les mettre comment on peut canaliser leurs paroles comment on peut canalyser leur niveau d'expression comment on peut les gérer au sein d'un groupe classe et alors ça aboutit ça a été dit hein à un rejet de l'accueil de ses élèves en situation de handicap à une crainte de désintégration de tout le groupe classe il faut faire davantage avec moins de moyens faire face à une pression institutionnelle tout en voulant préserver le groupe classe et répondre aux besoins de chacun sur la situation plus particulière des aesh nous allons juste faire la lumière sur une nouvelle mesure donc qui est apparue avec la loi du 27 mai 2024 celle de l'extension de des interventions d'aesh sur le temps méridien alors cette mesure a été présentée par le ministère comme étant une mesure pouvant leur permettre de d'augmenter leur salaire avec 8h en plus le travailler plus pour gagner plus nous soulevons quelques questions sur cette sur le temps méridien d'abord être accompagnateur dans dans le milieu scolaire c'est sur les apprentissages ce n'est pas être animateur dans le périscolaire il faut bien faire la différence ce sont deux métiers et alors il y a un flou concernant des élèves s'ils sont notifiés ou pas la question sur la base du volontariat des aesh permettez-nous d'en douter il peut y avoir des formes de pression donc le volontariat on a vu ce que ça donnait dans le commerce notamment sur le travail le dimanche le le 8h de plus fer un temps complet ce n'est pas vrai un temps complet c'est 41 he de temps annualisé en général c'est 24 + 8 donc ça c'est loin des 41 he le risque de conflit entre les équipes s'il y a plusieurs volontaires et puis si aucune aesh est volontaire pour faire le temps méridien qu'est-ce qui se passe la précarité des avenant puisque ça va se faire au coup par coup des rémunéations en différé et je vais je vais terminer par là la perte de salaire puisqu'il y a des aesag qui le font déjà pour des collectivité et elles vont être rémunérées sur la base de leur indice de salaire éducation nationale donc elles vont même perdre de l'argent voilà la seule solution ça a été dit c'est le statut catégorie B et 24 heures d'accompagnement élèves merci bonjourux merci pour compléter rapidement sur la question de la SH et de l'enseignement spécialisé on tenz aussi rapidement à rappeler que aujourd'hui la majorité des emplois ou des postes à as qui sont pourvu le son par des personnels par des personnels n'ayant pas la certification n'ayant pas la formation et on retrouve très souvent des néotitulaires qui peuvent se retrouver en IME par exemple et ça pose la question quand même de du pilotage du ministère de l'Éducation nationale par rapport à cette question c'est c'est c'est assez troublant c'est assez troublant également que des jeunes collègues non formé à l'enseignement spécialisé se retrouve faisant fonction MRE eux dans des raz et soit amenés à être personnel ressource pour des personnel dans les écoles donc tout ça participe à un très grand flou et une très grande difficulté rapidement également on on pouvait aussi évoquer la question de de comment de de l'attractivité des métiers on en a parlé les les collègues en ont parlé l'attractivité des métiers se pose aujourd'hui également pour les personnels non titulaires pour les contractuel dans beaucoup de départements les besoins sont énormes mais on n'arrive pas non plus à à trouver ces personnels comment le reprocher en fonction de leur salaire de leurs conditions de travail et donc aujourd'hui on est plus que dans la pénurie et donc on on a aussi ces élémentsl à prendre en considération et quand on voit les derniers rapports sortis de l'inspection générale du ministère d'éducation nationale mais aussi des finances on peut s'inquiéter sur ce qui va devenir sur le besoin de renier une nouvelle fois sur les postes parce que la chute démographique devrait permettre la chose nous aujourd'hui vous nous l'avons constaté de façon unanime et vous le constatez au quotidien dans vos circonscription on manque de personnel comment expliquer aux gens que l'on va encore devoir tailler dans la masse alors qu'on est déjà en difficulté je vous remercie donc pour la le snalk peut-être monsieur girérard oui bonjour madame la Présidente bonjour mesdames et messieurs les députés euh le SNAL se centrera évidemment sur la situation en cette rentrée scolaire dans le premier degré et la situation de l'école l'école est en crise c'est pas une surprise nous vous le disions déjà l'année dernière et nous vous le disions déjà il y a 2 ans donc une crise qui dur moi ce qu'on m'a appris c'est qu'on commençait à appeler ça une dépression donc l'école est en dépression euh on en a des indicateurs officiel ma collègue a rappelé l'enquête bien-être je vous en donne de trois indicateurs pour que vous vous rendiez compte du niveau de dépression de l'école sur la satisfaction au travail pour les Français qui ont un bac+ 3 et plus il les valu à 7,3 / 10 pour les enseignants du premer degré titulaire qui je le rappelle ont un bac + 5 ou un niveau B + 5 elle est à 6,1/ 10 pour les remplaçants à 5,4/10 c'est-à-dire que je crois qu'il faut quand même qu'on se le dise l'image d'épinale de l'enseignant qui est tranquille qui gère son emploi du temps qui a plein de vacances qui se la coule douce et cetera c'est une image complètement fausse aujourd'hui l'enseignant du 1er degré il est débordé submergé il a des difficultés en classe il a des difficultés hors de la classe il a énormément de pression et pour beaucoup d'entre eux ils ont envie de faire autre chose ça on le constate très clairement dans notre organisation syndicale tout ce que l'on organise en terme de réunion sur comment quitter l'éducation nationale voilà quelles sont les possibilités ce sont malheureusement nos euh bestsellers si je puis dire et euh ce n'est pas du tout quelque chose qui existait il y a 15 ans il y a 20 ans c'était pas du tout euh des demandes qui venaient de la part de nos collègues alors faut pas s'étonner hein puisque autrre Indicateur sur le sentiment que notre métier est valorisé dans la société 2,5/10 avec ça on va pas très loin sur le niveau de rémunération 3,4/10 voilà donc là je vous dis he les chiffres du ministère je je ne les invente pas donc effectivement moi j'aimerais et j'espère qu'un jour je le pourrais venir en cette rentrée vous parlez pédagogie vous parlez plaisir d'enseigner parce que oui normalement on fait ce métier pour ça vous parlez effectivement de l'humanité qu'il y a à accompagner les élèves en situation de handicap parce que c'est un très beau projet l'é que l'inclusive c'est pas aujourd'hui que je vais vous le faire malheureusement ce ce panégirrique de notre profession parce que ce n'est pas ce que nous remonte nos collègues alors qu'est-ce qu'on peut y faire sur la rémunération alors on reste dans notre rôle d'organisation syndical représentative nous savons que c'est vous qui votez le budget effectivement il y a eu un décrochage de la rémunération des personnels de l'Éducation nationale non seulement par le gel du point d'indice mais aussi un décrochage au sein de la fonction publique au sein de la fonction publique d'État à niveau de diplôme égal et même supérieur puisque nous sommes une profession enseignante à B + 5 les enseignants sont souspayés très clairement donc ça on peut y faire quelque chose on peut programmer un rattrapage salarial parce qu'il s'agit ici de rattrapage salarial il s'agit de perte de pouvoir d'achat massif qui s'étale sur plusieurs décennies sur la question de la pénibilité qui c'est un mot qui en fait n'existe pas dans l'éducation nationale puisque à en croire la dernière réforme des retraites il n'y a pas de pénibilité il n'y a pas de facteur de pénibilité dans l'éducation nationale ce qui fait d'ailleurs que les personnels deéducation nationale sont ceux qui se prennent le plus de plein fouet la dernière réforme des retraites ils arrivent souvent tard dans le travail et donc ils vont partir très très tard bon courage à un professeur des écoles de 67 ans en maternelle imaginez effectivement beaucoup de personnes s'en rendent compte d'où le déficit d'attractivité qui a gagné le premier degré depuis quelques années des académies qui ne font plus le plein d'autres académies qui remplissent mais tout juste quand on compare le nombre de candidats et quand on voit l'évolution du nombre de candidats au concours de recrutement des professeurs des écoles c'est affligeant affligeant un chiffre aussi qui peut vous intéresser on en est maintenant à 3 % de démission d'enseignant stagiaire je rappelle que vers 2010 on était sous les 1 % donc pour 100 professeurs des écoles qu'on recrute on sait déjà qu'il y en a quatre qui finiront pas l'année et qu'il va falloir remplacer par des contractuels qui seront sousformé et quand je dis sousformé c'est souvent pour dire non formé on pourrait bénéficier de la baisse de la démographie qui touche effectivement le premier deg pour alléger la taille des classes c'est pas le chemin qu'on est en train de prendre malheureusement et ce qui fait qu'en plus ça complexifie les possibilités de mutation de mouvement des professeurs des écoles un enseignant qui est en scène saint aujourd'hui il a quasiment aucune chance d'en sortir faut pas s'étonner ensuite qu'on ait du mal à recrutter dans l'Académie de créteille un point sur l'école inclusive mes collègues en ont pas mal parlé mais je crois que c'est un sujet absolument fondamental aujourd'hui dans tout ce que l'on fait au SNAL sur la question de la souffrance au travail quand un professeur des écoles vient nous voir je dirais deux fois sur trois il nous parle de l'inclusion scolaire il nous parle des conditions de l'inclusion scolaire les professeurs des écoles ne sont évidemment pas opposé à accueillir des élèves en situation de handicap dans leur classe j'aimerais quand même que cela soit bien dit en revanche on les accueille n'importe comment ça fait souffrir l'élève ça fait souffrir les autres élèves ça fait souffrir les enseignants ça fait souffrir les adsem ça fait souffrir les accompagnants d'élèves en situation de handicap c'est très violent très très violent et pour répondre à votre question madame la Présidente les passes ne changeront rien à cela puisqu'on est sur une gestion quantitative alors que nous au SNAL on a toujours défendu une gestion qualitative 9 secondes sur la direction d'école falloir être rapide effectivement la loirilac n'a rien changé sinon qu'on a finalement rajouté des missions aux directrices et au directeurs qu'on n pas beaucoup amélioré leur décharges et qu'effectivement il se retrouve souvent pris entre deux feux donc nous comptons sur vous peu importe votre appartenance politique à un moment pour trouver des majorités pour défendre l'école de la République l'école de la République elle en a besoin ce sont les les personnels qui la tiennent à bout de bras et les personnels fatigu je vous remercie je vous remercie et donc nous finissons avec SUD éducation mesdames et messieurs les députés chers collègues en cette rentrée assez inédite puisqu'elle se fait alors que la rue de Grenelle est occupée depuis 8 semaines par une ministre démissionnaire il nous faut faire tout d'abord le bilan d'une année scolaire 2023-2024 marqué par un décalage permanent entre le temps politique virevoltant des grandes annonces médiatiques préparées sans concertation et le temps long des apprentissages et des pratiques pédagogiques depuis la rentrée 2023 l'éducation nationale aura en effet rarement vu se succéder à un rythme aussi effrainé les chantiers les plans les réformes et autres chocs une priorité en chassant l'autre les écoles ont vu se multiplier les demandes institutionnelles qui pèsent en premier lieu sur les directeurs et les directrices et les personnels ont découvert au fil de l'eau les ajustements incessants d'une politique éducative mise en œuvre sans aucune prise en compte des remarques des interrogations et des oppositions qui se sont manifestées sur le terrain et dans les instances les réformes du choc des savoirs emblématique de cette mise en scène de la politique éducative du gouvernement ont été annoncé au terme d'une consultation sommaire et ont toute l'année mis en tension les écoles et les établissements confrontés à un cortège de mauvaises idées ou d'idées inapplicables de la lébilisation des manuels scolaires destiné à imposer une certaine conception de la pédagogie à la refonde des programmes organisé sans prendre la peine de demander leur avis aux professionnels chargés ensuite de les appliquer ces réformes se sont heurées à une vive opposition et c'est avec soulagement qui a été reçu l'annonce de leur report partiel dans ce contexte sudéducation déplore que la généralisation des évaluations nationales n'ait pas elle aussi été gelée tant ces évaluations semblent inutiles et chronophages pour les personnels ces évaluations nationales qui s'étendent en cette rentrée 2024 à l'ensemble des classes de l'école élémentaire sont des outils de management avant tout qui ne se ser qui ne servent pas les apprentissages mais individualisent et technicisent à outrance la problématique de la récite scolaire elle ni les compétences professionnelles et la liberté pédagogique des enseignants et des enseignantes avec l'ensemble des organisations syndicales du prer degré su d'éducation demande l'abandon des évaluations nationales standardisées obligatoires l'arrêt des mécanismes de pression et de contrôle et le respect de la liberté pédagogique des enseignants et des enseignantes en cette rentrée 2024 ce ne sont pas de nouvelles évaluations que les personnels et les élèves ont besoin et la double ambition affichée de l'élévation du niveau des élèves et de l'amélioration du bien-être à l'école restera lettre morte si des moyens conséquents ne sont pas débloqués pour réduire le nombre d'élèves par classe et recruter massivement des personnels en rendant plus attractifs les métiers de l'éducation et en reconstruisant une formation initiale et une formation continue digne de ce nom à la rentrée 2023 su d'éducation avait organisé à ce sujet une enquête donc sur la formation continue des enseignants et des enseignantes dont les résultats montr bien l'immense décalage entre les discours ministériels et la réalité seul 18 % des enseignants et des enseignantes déclaraient lors de cette enquête avoir déjà suivi une formation sur l'inclusion scolaire et le handicap qui sont pourtant l'un des enjeux centraux de l'école d'aujourd'hui et seul 14 % des enseignants et des enseignantes déclaraient avoir déjà suivi une formation sur le harcèlement scolaire dont pourtant le ministère parlait beaucoup à la rentrée précédente aujourd'hui comme l'an dernier l'école manque de tout il n'y a pas un enseignant ou une enseignante devant chaque classe et les carences ne s'arrêtent pas là puisqu'il manque également des personnel d'accompagnement des élèves en situation de handicap et des personnels médicaux-sociaux l'école est aujourd'hui à un point de de rupture et il est urgent de la réparer le défi de l'inclusion réussie des élèves en situation de handicap ne pourra être relevé si les écoles continuent d'être confrontées à un manque criant de personnel et de moyens pour accueillir correctement l'ensemble des enfants en âge d'être scolarisé et pour leur assurer les conditions d'une scolarité réussie une politique éducative ambitieuse n'est pas compatible selon nous avec une réduction massive des dépenses publiques d'autant qu'au besoin impérieux de recruter davantage de personnel et d'assurer une formation ainsi une formation initiale ainsi qu'une formationue à la hauteur des enjeux s'ajoute la nécessité vitale d'investir massivement dans la rénovation énergétique du bâti scolaire et le désamentage des bâtiments concernés sur ce sujet comme sur bien d'autres nous ne pourrons pas nous contenter d'annonces farfelie tel que celle d'Emmanuel Macron à la rentrée scolaire 2023 s'agissant de la rénovation énergétique ou de plans sous-dimensionnés il faut prendre à Bral cor cet enjeu de santé publique pour les millions d'élèves qui passent chaque jour 6h ou plus par 6 he ou plus à l'école dans des bâtiments le plus souvent totalement inadaptés au réchauffement climatique et nous nous arrêterons sur cela car beaucoup de choses ont déjà par ailleurs été dites par les autres organisations syndicales je vous remercie bien je vous remercie pour ces prises de parole et nous allons maintenant passer aux interventions des des députés membres de la commission et donc pour le rassemblement national Julien aoule merci madame la Présidente chers collègues Mesdames et Messieurs les représentants des syndicats d'enseignants déjà un premier point sur les suites des résultats des élections législatives qui ne conviendrait pas à certains de de vos élèves je pense qu' il est de votre devoir de le enseigner les mathématiques et de leur rappeler que 190 députés ne fait pas une majorité et que la gauche et l'extrême gauche sont minoritaires à la fois dans le pays et à cette assemblée nationale ensuite un sujet qui n'a pas été évoqué par par chacune et chacun d'entre vous que je vais rappeler lundi le rapporteur public du Conseil d'État s'est prononcé pour le rejet de l'annulation de l'interdiction du port de laaba dans les établissements scolaires après des recours formulés par des officines d'extrême gauche comme la voie lycéenne le point levé action et droit des musulmans et SUD éducation cet avis salutaire viendrait confirmer la prohibition de cette tenue islamique à l'école qui aurait été une réponse bien tard pour enrayer l'entrrisme islamisme et la montée du communautarisme qui gangrinene l'école de la République contrairement à ce que certains d'entre vous pensent c'est un vrai problème je rappelle qu'au 2è trimestre de l'année 2023-2024 1731 atteinte à la laïité au principes républicains ont été recensés dans les établissements scolaires dont 28 % dans ceux du 1er degré nous avons eu des exhibitions de tenu religieuses des prières dans des classes de de primaire ou des pressions sur les professeurs il est urgent de regarder la réalité en face dans ce contexte comment comprendre la passivité l'aveuglement ou le désintérêt des représentants des syndicats que vous êtes face à l'entrrisme islamiste qui s'attaque à nos valeurs qui s'attaque à nos principes républicains 1 an après l'interdiction du port de la BAA 20 ans après la loi de 2004 qui interdisait le port de tenue et siges religieux au ostensible êtes-vous prêt à sortir de la complaisance pour enfin défendre nos enseignants êtes-vous prêt à défendre notre école laïque ou allez-vous continuer à capituler face à ceux qui cherchent à remplacer les lois de la République par la charia bien pour ensemble pour la République et à distance madame gradiellaa Melchior oui bon pardon je vais mettre ma caméra si vous voulez bien Madame la Présidente j'arrive bon euh merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les représentants des syndicats des enseignants du 1er degré je souhaite avant tout vous remercier pour votre présence et à travers vous remercier les près de 852000 enseignants du 1er degré et second degré qui tous les jours font vivre l'école de la République nous savons que malgré les augmentations historiques des budgets de l'éducation nationale depuis 2017 et notamment des rémunérations des enseignants et malgré la baisse des effectifs scolaires les défis restent encore nombreux et pour notre école ce matin je souhaiterais que chacun d'entre vous me témoigne de sa vision sur un chantier qui avait été lancé ces derniers mois et qui dans l'immédiat est gelé il s'agit de la formation des enseignants car elle semble être au cœur des enjeux un rapport de l'igsr de septembre 2022 de pointer notamment les lacunes de la formation initiale des enseignants du 1er degré dans les domaines propres aux pratiques pédagogiques en classe par exemple pour la mise en pratique de leur enseignement dans toutes les matières seul 34 % des professeurs des écoles française se considèrent bien ou très bien préparé ce taux pourtant est entre 65 et 85 % dans les pays qui ont servi de comparaison pour leur proximité avec le système éducatif français plus précisément il me semble important de relever le manque de préparation dans la gestion de l'hétérogénéité des classes pour laquelle seul 17 % des enseignants français se disent bien préparés je souhaiterais donc que vous puissiez m'indiquer de quelle manière vous pensez que nous pouvons travailler à améliorer cette situation dans la formation initiale et continue en effet elle constitue me semble-t-il l'une des réponses que nous devons bâtir pour améliorer la réussite et le bien-être de nos élèves mais aussi celui de nos enseignants je vous remercie je vous remercie pour la France insoumise NFP Sarah lerain merci madame la Présidente merci à vous pour votre présence Mesdames et Messieurs les représentants des enseignants du premier degré je voulais exprimer d'abord ma satisfaction que vous soyez encore entendu en cette rentrée cette audition a été instaurée sous la dernière mandature à ma demande apparemment autrefois c'était pas une évidence d'entendre les syndicats avant d'entendre la direction de l'enseignement scolaire nous expliqu que tout va bien cette année madame la marquise alors pas non plus une évidence qu'il méritait le respect puisque on s'en souvient l'année dernière des du mépris des insultes ont été opposés au cris d'alarme assez unanime et intersyndical que vous nous aviez fait sur l'effondrement de l'école sans réaction à l'époque de la présidence macroniste et là on vient d'assister à un nouveau sketch de mon collègue Odoul pour reprendre son propre terme mais ne lui en déplais cette commission est désormis présidé par le nouveau front populaire à l'image de ce qui devrait avoir lieu dans le pays qui devrait à cette heure être gouverné par Lucy du et le nouveau front populaire conformément au vote des Français cette rentrée devrait se faire sous le signe de l'abrogation du choc des savoirs de la gratuité des fournitures de la cantine d'un réinvestissement massif dans le service public de l'éducation passant notamment par la revalorisation des salaires par un plan de recrutement et de rattrapage des milliers de postes supprimés par la titularisation comme fonctionnaire des aesh mais vous nous décrivez effectivement une toute autre rentrée une rentrée inédite sous une ministre démissionnaire une rentrée brutale avec l'imposition illégitime d'une réforme des choc des savoirs non voté massivement rejeté dans le pays et même son extension avec la généralisation des des évaluations donc vous pourrez peut-être nous dire plus en ce qu'elle décline cette logique de tri et ce mépris de la liberté pédagogique une rentrée désastreuse la ministre démissionnaire n'ose même plus s'engager à ce qu'il y ait un professeur devant chaque école et demande la sanctuarisation d'un budget dont on lu dit déjà qu'il sera raboté comme il l'a été de plus de 680 milliards en début d'année sans un mot de sa part 200 2227 classes du premier degré fermé alors que nos classes sont déjà déjà plus chargé que la moyenne européenne une crise de recrutement bien enracinée bref une rentrée aussi avec des profs des postes supprimés des départs volontaires une rentrée insoutenable avec des dizaines voire des centaines de milliers d'enfants privés de leur droit fondamental à l'éducation parce que porteur d'un handicap ou même sans toi pour plus de 2000 d'entre eux alors vous avez déjà esquissé le paysage de cette rentrée je sais que vous allez rentrer plus dans le détail en réponse aux questions de mes collègues j'aurais souhaité vous demander comment vous vous percevez l'arrivée de Michel Barnier à bâtignon quel signal est-ce que cela envoie pour votre prof question quelle crainte peut-être cela soulève pour la suite des opérations et quelle mobilisation future peut-être cela peut engager je vous remercie bien je vous remercie pour les socialistes et apparentés Céline Hervieux merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les représentants des syndicats du premier degré après 7 ans d'un macronisme qui a méprisé les syndicats après avoir subi une ministre de l'éducation nationale qui nous a quand même expliqué face caméra pourquoi elle avait préféré mettre ses enfants dans l'école privée la plus éliti plutôt qu'à l'école publique litrée je me réjouis vraiment qu'on puisse ouvrir nos travaux avec votre présence ce matin et je remercie d'ailleurs la présidente socialiste de la commission d'en avoir pris l'initiative nous nous pensons que pour faire avancer l'école il faut d'abord écouter ce qu' la font c'est-à-dire les professeurs et à travers eux vous les leur représentants hier avec mes collègues socialistes nous avons rencontré les enseignants qui étaient mobilisés précisément contre la généralisation des évaluations nationales et à tous les niveaux le manque d'effectif que vous avez pointé dans le premier pr degré c'est 1350 postes vacances cette année et en fait les conséquences de ces vacances elles sont majeures sur les conditions de travail et sur l'attractivité la surcharge des classes est un vrai sujet c'est 22 élèves par classe en moyenne en France contre 19 en Europe et je veux simplement évoquer rapidement pour rebondir sur ce que disait Monsieur Girard c'est exactement ça moi je connais une jeune professeur des écoles qui avait commencé cette année avec de l'enthousiasme vraiment sentiment d'être dans sa dans son chemin de vocation et qui y a quelques semaines est revenu me voir en me disant j'arrête je n'y Arve Arve pas je vais chercher à me reconvertir c'est et c'était intéressant parce qu'elle disait ça va même au-delà des questions de rémunération ça va au-delà de la question de la reconnaissance sociale c'est même pas un manque de soutien de ma direction c'est vraiment la surcharge de mes classes je ne peux pas faire mon travail dans des bonnes conditions donc je m'éloigne de mon engagement initial et depuis des années les organisations syndicales mettent en lumière justement cet enjeu autour de l'attractivité parce qu'on peut recruter autant de professionnel qu'on veut sil s'en vont au bout d'un an je ve dire on a on a tous perdu du temps et pour les enfants je parle même pas de l'instabilité que ça crée donc depuis 7 ans le gouvernement nous a parlé d'autorité de sanction de contrôle mais ils ont oublier l'essentiel c'est qu'on manque de professeurs et quand à Paris on essaie d'expliquer qu'il y a une baisse de la démographie scolaire qu'on peut améliorer les conditions d'apprentissage dans ce cadre et qu'on nous ferme les classes sans discuter je pense qu'on a des interlocuteurs qui n'ont pas compris de quoi il était question donc nous socialistes demandons un plan massif de recrutement la revalorisation des rémunérations mais aussi et surtout de travailler sur les conditions de travail et d'attractivité je vous remercie pour la droite républicaine Virginie dub müer à distance merci madame la Présidente je voulais en préambule saluer l'ensemble de la communauté éducative pour son engagement et merci aux syndicats qui se sont exprimés sur cette rentrée scolaire 2024 marqué par de nombreux postes non pourvus ce qui compromet de fait une vraie égalité des chances entre les élèves quelle solution prconisez-vous pour améliorer justement l'attractivité de ce métier sujet déjà largement abordé dans vos interventions le nom remplacement des professeurs absents engendre des difficultés d'organisation une surcharge dans les autres classes cuide également d'une réelle inclusion scolaire des enfants en situation de handicap aujourd'hui le nombre et la formation des aesh sont insuffisant certaines se forment par elles-mêm et on sait qu'il y a une véritable inégalité entre elles euh et du coup pas le même niveau de progrès pour les élèves faute de moyens adaptés je souhaitais également avoir un retour sur la loi Viale concernant la prise en charge des aesh sur la pause méridienne un sujet que Madame la représentante de la CGT a également abordé dans son intervention je voulais aussi revenir sur la question parfois du malêtre des élèves en cours et finalement le lien entre enseignants services sociaux et euh l'éducation nationale un élève en classe qui va mal a un comportement qui peut paraître étrange qui peut être perturbateur qui peut révéler un mal-être lié à une situation familiale de cet enfant des violences intrafamiliales une situation précaire est-ce que les liens sont fluides aujourd'hui pour effectuer des signalements voyez-vous des pistes d'amélioration je voulais également revenir sur la grève qui s'est déroulé hier pour protester sur la généralisation des évaluations j'entends évidemment les arguments que vous avancez mais ne serait-ce pas intéressant d'avoir un moment précis un outil statistique fiable sans être évidemment stigmatisant pour mesurer les difficultés et les progrès des élèves afin de leur apporter une réponse adaptée il me semble également que pour nous les parlementaires il est important d'avoir une analyse fine afin de donner une direction pour les politiques publiques menées dans l'éducation nationale et enfin un dernier une dernière question sur le numérique et l'intégration du numérique dans les cours euh pouvez-vous me dire finalement si cela est positif ou négatif pour l'apprentissage de l'enfant je vous remercie je vous remercie pour maintenant les le groupe écologiste et social Arnaud Bonet madame la Présidente mes chers collègues Mesdames et Messieurs les représentants syndicaux voilà près de 2 mois que le gouvernement est démissionnaire la rentrée 2024 c'est donc déroulé en l'absence de ministre de l'éducation nationale légitime et pour pourant c'est pas comme si tout se passait bien en cette rentrée les syndicats alertent une nouvelle fois les pouvoirs publics et nous-mêmes il manque des milliers d'enseignants et de chefs d'établissement et le gouvernement fait le choix de recruter en dernière minute et souvent longtemps après la rentrée parfois en décembre des contractuels qui ne sont pas assez formés les établissements manque de moyens les enseignants sont de plus en plus sous pression mais en somme c'est une suite logique de cette politique envers l'éducation nationale ce ces gouvernements là successifs depuis 7 ans ont pour seule vision les économies d'échelle le refus de la du président de la République de reconnaître le résultat des urnnes va encore accentuer cela pourtant il y a de nombreux chantiers pour notre école et je n'en citerai que quelquesuns la France est en dessous de la moyenne européenne sur le nombre d'élèves par classe comme cela a déjà été dit une moyenne à 22 à l'école élémentaire contre 19 dans le reste de l'Europe ben je pense qu'il faut le rappeler quand même encore et encore pourtant le gouvernement continue de fermer de centain des centaines de classes et surcharge les effectifs comme nous pouvons tous et toutes le voir dans nos circonscriptions en même temps en même temps nous faisons davantage travailler les enseignants avec une moyenne d'heure qui est beaucoup plus importante et encore plus à l'école primaire euh et tout en les payant moins bien un professeur des écoles français à l' du dogme notamment macroniste on a une moyenne de 30 % du coût de moins pour les pour les enseignants français que leurs homologues des pays européens comment peut-on s'étonner alors qu'il manque des milliers de postes à la rentrée malgré toutes les promesses nous avons un pillage en règle de l'avenir de nos enfants depuis de trop nombreuses années nous ignorons encore l'identité du prochain ou de la prochaine ministre de l'éducation nationale mais nous savons déjà que cette politique se poursuivra je vous remercie donc pour les démocrate madame Delphine lingemanro ouais il faut que tu coupes ton micro merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les représentants syndicaux tout d'abord je tiens à remercier l'ensemble de la communauté éducative pour son engagement et au nom du groupe démocrate je lui apporte tout mon soutien nous faisons tout ce constat ces dernières années le nombre d'enfants en situation de handicap accueilli à l'école est en progression constante cette école inclusive inclusive pardon appelé il y a un alors est-ce que tous les micros sont bien éteints est-ce que vous pouvez regarder devant vous alors cette école inclusive euh appelée de nos vœux prouve aujourd'hui ses limites pour reprendre le mot fort du représentant du fnalk elle peut faire je vous cite souffrir les élèves les enseignants les aesh et les parents les aesh sont pourtant au cœur de cette école inclusive leurs périmètres et leurs conditions de travail doivent être repenser et un plan d'action métier pour les aesh avait été annoncé en mai 2024 à l'issue du comité interministériel du handicap plusieurs avancées permettent effectivement aujourd'hui de revaloriser ce métier mais beaucoup reste à faire je m'adresse à Madame David représentante de la FSU je partage avec vous le constat et le regret de ne pas avoir évalué l'efficacité des piales avant de les faire évaluer toutefois vous avez aussi à ajouter que la transformation des pôles éducatifs d'accompagnement localisé en pôle d'appui à la scolarité je vous cite ne présage pas de bon fonctionnement dans les classe pourriez-vous s'il vous plaît expliciter vos propos avec afin que notre assemblée puisse prendre vos vos réticences et apporter si besoin des mesures correctives je souhaiterais également revenir sur la création de cesad école qui vise à expérimenter le regroupement de plusieurs dispositifs d'accompagnement pour les enfants en situation de handicap au soin d'un établissement scolaire conjuguant réponse scolaire et réponse médico-sociale à la rentrée de septembre 2024 10 projets pilotes d'établissement et services médicau-sociaux dans les murs de l'école sont déployés alors je m'adresse à vous que pensez-vous de ce dispositif dernière question qui relève du respect des valeurs de la laïcité je souhaite recueillir votre avis sur la reconnaissance des atteintes à la laïcité au sein de l'école de la République ainsi que votre avis sur une proposition de loi coignée par une cinquantaine de députés que j'avais déposé lors de la précédente législative législature pardon et qui visait à organiser au sein des établissements du premier et du second degré une cérémonie de la laïcité le jour de la laïcité à savoir le 9 décembre je vous remercie pour le groupe GDR madame Soumia burouroua merci madame la Présidente chers collègues Mesdames et Messieurs les représentants syndicaux je vous ai écouté avec intérêt et vous remercier de votre présence vos analyses éclaire une rentrée qui contrairement à ce que Nicole beloubet alors ministre démissionnaire de l'éducation nationale avait annoncé n'est pas aussi normal qu'elle le prétendait le 2 septembre dernier j'ai accueilli Luce Castex au collège jean-villard à La Courneuve nous y avons rencontré les syndicats enseignants du 1er et du 2 degré ainsi que les parents d'élèves qui partagent exactement le même constat que vous et les mêmes inquiétudes il est clair que cette rentrée n'est pas réussie qu'il n'y aura pas un professeur devant chaque élève tout au long de l'année scolaire le recrutement et le remplacement des enseignants absents reste un véritable problème non résolu tous les postes sont loin d'être pourvus en ce qui concerne la santé scolaire et le manque d'Es constitue un obstacle majeur à une scolarisation dans les bonnes conditions des enfants qui sont porteur de handicap la situation en scène Saint-Denis est certes spécifique mais elle illustre bien les enjeux auxquels nous sommes confrontés pour renforcer notre école publique le fond les fonds publics doivent principalement soutenir l'école de la République plutôt que de favoriser le séparatisme sociale dont profitent les écoles privées sous contrat souvent avec la complexité d'une partie de la classe politique et malheureusement la nomination d'un Premier ministre libéral par le Président de la République sensible au dictact européen de l'austérité budgétaire n'est pas de nature à nous rassurer sur les choix qui seront conduits par le futur gouvernement j'aimerais avoir votre sentiment sur cette nomination alors que la ministre démissionnaires plaidait pour sanctuariser le budget de l'Éducation nationale pour 2025 nous ce que nous voulons c'est qu'un une politique éducative qui soit ambitieuse soutenue par les moyens renforcés la jeunesse de notre pays doit être accompagné dans son émancipation et ne saurait être une variable d'ajustement dans le cadre d'un budget réduit à pot de chagrin nous serons donc le groupe GDR vigilant lors de l'examen du budget 2025 afin qu'il réponde à ses exigences qu'une école publique gratuite inclusive émancipatrice républicaine et égalitaire je vous remercie je vous remercie et enfin pour terminer le groupe à droite avec Maxime Michelet le micro madame Bouis oh pardon merci madame la Présidente chers collègues mesdames Messieurs les représentants syndicaux je veis d'abord me joindre à mon collègue Julien haudoule pour regretter certaines déclarations de politique parfaitement partisane sur les élections législatives qui ne me semblaient pas avoir leur place dans une discussion sur les politiques scolaires et qui interrogent sur la neutralité et l'objectivité de certains cours d'éducation civique mais je je n'utiliserai pas mon temps pour polémiquer car les défis de notre école sont absolument gigantesques et vous l'avez très bien évoqué je voudrais parler sur mon temps de l'école maternelle véritable socle de notre système éducatif en effet si nous ne construisons pas une école maternelle solide nous construisons notre école tout entière sur du sable et pourtant depuis trop d'années la l'école maternelle est bel et bien le parent pauvre de nos politiques éducatives alors que l'école maternelle est un niveau essentiel et fondamental où se fait notamment l'apprentissage de la vie collective je ne peux pas évoquer en si peu de temps tous les défis de l'école maternelle mais j'évoquerai un corps de personnel qui n'a pas été évoqué malgré son caractère essentiel et malgré le caractère pénible et épuisant de ce métier notamment depuis l'addition des temps périscolaires à leur mission je veux parler du corps des agents territoriaux spécialisés en école maternelle Les adsem qui jouent un rôle fondateur auprès de nos enfants d'ici 2030 selon l'Association des mères de France la moitié des atsemes partiront en retraite et ce alors même que le corps des adsem rencontre une très grave crise de recrutement qui mène à l'accroissement des faisant fonction ma question sera simple quels sont selon vous mesdames Messieurs les représentants syndicaux les mesure nécessair à la reconsolidation de ce qui est à côté de nos professeurs des écoles bel est bien le deuxième pilier de notre école maternelle je vous remercie je vous remercie donc nous passons maintenant au réponse bien mesdames et messieurs les députés je vais essayer de répondre à certaines questions je ne pourrai pas répondre à toutes juste préciser à Monsieur le Député que les ATSEM ne font pas partie des personnels de l'Éducation nationale et nous ne représentons pas en tant qu'organisation syndicales ces personnels qui sont représentés même par des autres organisations syndicales sur la question de la stabilité de la continuité du gouvernement et de d'un ministre qui pourrait euh être nommé prochainement et les craintes que l'on pourra avoir suite à la nomination du Premier ministre euh juste vous dire que l'éducation nationale a besoin de stabilité mais la stabilité ne veut pas dire la continuité et les les les différentes oppositions que nous avons pu avoir cette dernière année sur les réformes qui ont été mises en place et les différents changements de cap ne permettent pas à l'école d'aller mieux et nous avons besoin de cette stabilité et cette reconnaissance du métier sur la question de la formation initiale des enseignants elle est primordiale elle doit se faire en lien avec la recherche et elle doit permettre à tous les enseignants de faire face à au changement de la société et au changement de notre école et l'école si l'école doit changer elle doit changer pour aller mieux et je dirais dans ce sens que la question de la solitude du métier de de professeurs des écoles et est quelque chose qui est assez difficile à vivre en ce moment parce que nous sommes seuls pour gérer les situations d'inclusion des élèves mais aussi les situations de harcèlement les situations de de de souffranceces des élèves et nous n'avons que très peu d'infirmières qui sont dédié à l'école primaire et pas du tout d'assistante social donc il faut des équipe plpressionnelle qui permettent au aux élèves d'aller mieux et d'être vu par différents corps de métiers ça c'est essentiel sur la question des évaluations nationales oui nous nous sommes mobilisés hier parce qu'elles ne sont pas adaptées à la situation de notre école et à la situation des des élèves et surtout pour répondre à une question d'une député nous n'avons pas besoin de ces évaluations nationales là pour évaluer le système PISA n'est pas passé par les évaluations PISA ne sont pas passées par tous les élèves de de 15 ans elles sont passées par certains c'est dans ce sens qu'il faut des évaluations sur panel et nous ne les réfutons pas ces évaluations sur panel elles sont nécessaires pour faire évoluer le système et nous évaluons nos élèves mais avec nos propres évaluations parce que nous connaissons nos élèves c'est en ça où pour nous elles ne sont pas adaptées en tout cas celles-ci à une généralisation et en tout cas aux élèves sur la question j'ai j'ai combien de minutes madame la Présidente c'est combien ah 5 minutes je vais arrêter de parler vite alors sur beaucoup d'entre vous ont parlé de de des difficultés et et je vous remercie parce que vous êtes sur le terrain pour la majeur partie d'entre vous et vous connaissez les enseignants et vous savez ce qu'il traversent en ce moment la question du sens du métier est essentielle et quand par exemple on ne peut pas évaluer nos élèves parce que on nous impose des évaluations ce sens du métier il est pas ressenti par les collègues et certains collègues nous disent j'abandonne parce que je ne me reconnais pas dans le métier que je fais c'est pas pour ça que j'aitéformé et cette reconnaissance je ne l'ai pas la question de la confiance dans les enseignants elle est essentielle on a depuis plusieurs années vu des ministres qui se succèdent et qui font de la communication leur angle politique dans l'éducation nationale c'est-à-dire que on a des déclarations ils veulent laisser leur traces et on a différents caps je le disais tout à l'heure et ça nuit à l'école nous avons besoin de cette stabilité mais nous avons besoin aussi de de ne pas avoir d'injonction nous connaissons notre métier nous savons faire nos métiers et quand un ministre dit il faut faire tant de dicté par semaine il faut travailler tel ou tel texte il faut faire une heure d'impathie par semaine ça fait partie de nos compéten on sait ce qu'on a à faire on est formé pour ça tantz que la formation continue devrait être mise en en place plus régulièrement mais en tout cas c'est notre métier nous sommes des professionnels et les enseignants ont la la le sentiment et notamment les professeurs des écoles que tout le monde a un avis sur la question alors qu'il n'est pas professeur des écoles et ça nuie aussi au sens du métier c'est aussi en ça qu'on a des démissions sur les autres questions sur la question de l'inclusion c'est une question essentielle dans notre métier nous avons bien besoin de de de faire notre métier correctement avec des personnels aussi et une équipe plpressionnelle la question des piales et la question des passes d'abord effectivement il faut faire une un bilan des piales les passes sont mis en place dans quatre départements à la rentrée de façon expérimentale mais on n même pas sûr qu'on aura un bilan de cette expérimentation avant de les généraliser ils vont déposséder la MDPH de la notification des des aesh et risque de rationaliser les aesh et de de démunir certaines écoles de ces de ces as c'est en ça que pour nous elle n'est elles ne sont pas adaptées ils ne sont pas adaptés en tout état de cause il faut des aesh formés c'est un vrai métier mais il ne faut pas oublier qu'on a des places aussi en établissements médicaux sociaux qui sont pas suffisantes on a des des élèves qui ont des notifications en IME mais qui n'ont pas de place donc ils sont en classe d'ulice les élèves qui devraent être en ulice sont en classe normale et on voit bien qu'on a de ce de ce fait une dégradation du système donc c'est en ça aussi qu'il faut préserver les établissements médicauxsoaux pardon je vous remercie vous pouvez prendre la parole sil vous plaît alors je vais répondre sur quelques point et mon collègue sur d'autres points concernant les passes effectivement nous partageons l'avis de la FSU sur le fait que nous n'avons pas été associés à la création des passes et ce qui fait que nous n'avons pas été consultés sur comment fonctionnent les pial et quel était leur leur efficacité ou la marge d'amélioration possible donc on a l'impression comme on disait tout à l'heure d'une superposition de dispositif un défilé de de mesures pour essayer de penser des jambes de bois euh et en tous les cas on ne peut pas faire de bilan en cette rentrée étant donné que euh pour l'instant on est en phase d'expérimentation tous les territoires ne sont pas concernés et donc pour l'instant on ne peut pas évaluer euh de façon certaine leur euh leur efficacité pour les questions sur la formation initiale euh le sunsa est attaché à cette réforme qui est prête à être mise en œuvre même si elle est en suspent parce que pour nous elle est un gage d'une meilleure attractivité puisque les collègues seront recrutés plus tôt à bac+ 3 avec 2 ans de formation initiale en tant que fonctionnaire stagiaire ce qui pourra permettre de répondre à la question de madame la députée sur la formation aux pratiques pédagogiques à l'innovation et au au pratiques qui font réussir les élèves parce que c'est quand même notre objectif principal une meilleure réussite des élèves euh ça permet aussi de de d'aborder la question de du 17 % des collègues qui se sentent bien préparé à l'hétérogénéité des classes euh ce pourcentage là il a été utilisé euh dans une enquête euh pour justifier le l'établissement des des groupes de niveau au collège alors qu'en fait quand les collègues vous répondent que ils ne sont pas bien préparés à l'hétérogénéité des classes c'est qu'ils veulent y être préparés et formés c'est pas qu'ils veulent qu'on sépare les élèves et qu'on met d'un côté les bons et de l'autre côté les moins bons voilà donc une meilleure formation pédagogique et on peut estimer qu'en 2 ans on a des chances que ça se passe mieux bien de deux éléments à apporter peut-être pour répondre à la problématique de la maternelle et de la laïcité des deux points qui qui ont été soulevés tout à l'heure alors au sujet de la maternelle vous avez cité le je vous cite vous avez utilisé le le terme de parents pauvres ça aurait été intéressant que que vous expliquz si c'est uniquement lié à la problématique des zsem ou si c'est de manière plus générale parce que quand on interroge les personnels mais aussi les les parents d'élèves les usagers de l'école on s'aperçoit que finalement l'école maternelle et d'ailleurs dans le monde entier elle est plutôt bien bien perçu c'est plutôt l'école qui entre guillemets fonctionne le mieux je vous citerai qu'une enquête qui est celle de la Fondation Jean Joris sur la rentrée de septembre 2024 qui dit que 78 % des parents de l'école publique considèrent que l'école maternelle fonctionne bien apporte les attentes pour leurs enfants on est sur 69 % pour l'école élémentaire et on est aux aventour de 50 % pour le collège et lycée donc on voit la dégradation donc l'école maternale apparaît plutôt comme quelque chose à mettre en avant euh au sujet desm que vous évoquez à l'UNSA on partage la question essentielle des adsem et d'ailleurs dans notre projet syndical comme première revendication il y a bien que nous ayons une adsem dans chaque classe de toutes les écoles publiques françaises par rapport à la laïcité là encore c'est quelque chose que nous défendons comme principe premier dans notre projet syndical que je vous invite à lire la laïcité est en filigrane d'ailleurs euh le se UNSA avec la Fédération de l'UNSA Éducation avec la FCPE avec la l de l'enseignement à l'intérieur du knal défend depuis 70 ans maintenant la laicité au niveau de l'éducation nationale il y a des choses qu'ils ont faites au niveau de la journée de la laicité du 9 décembre il y a beaucoup de ressources pédagogiques et un travail qui est mené notamment pour encourager les enseignants à travailler sur la charte de laicité et euh pour parler encore une fois de notre organisation syndicale nous avons organisé la semaine dernière la semaine de laalité avec des webinires chaque jour pour accompagner les personnels et cette année nous allons organiser le mois de la laïcité donc tout le mois de décembre voilà donc il y a bien des choses qui sont fait et la laïicité est bien au cœur de nos préoccupations y compris à l'école primaire je vous remercie oui alors j'ai noté quelques quelques éléments au quel je vais essayer de répondre sur la la question de la de la complaisance sur les questions de de laïcité euh bon les questions d'incivilité pose des questions de moyens donc on renvoie à ces questions-là et on a aucune incomplaisance sur la question de la laïicité surtout pas sur les 12 milliards de fonds publics qui sont volé à l'école publique et envoyé vers l'école privée donc si on veut déjà être non complaisant et intransigence sur les questions de laïcité on rend les fonds publics à l'école publique et les fonds privés pour l'école privée sur la question l'augmentation historique des salaires et la baisse des effectifs on rappelle également que ce qui aussi a été historique c'est l'inflation et que depuis 30 ans les personnel de la fonction publique et les enseignants ont perdu environ 30 % de pouvoir d'achat ça peut peut-être expliquer certains aspects de questions d'attractivité alors on entend souvent des moyennes autour d'une nombre d'élèves par classe c'est souvent des des questions assez euh on va dire nébuleuses euh faut rappeler que souvent ces moyennes prennent en compte les personnels remplaçants les personnels hors la classe la question des classes des doublés euh la norme euh des classes euh le vécu moyen d'un professeur des écoles c'est souvent des classes euh à 27 28 29 voire 30 élèves euh les effets de de moyenne sont souvent trompeurs donc c'est bien cette baisse des effectifs réels euh que que nous revendiquons euh avec un maximum euh de grand maximum de 25 élèves par classe qui est évidemment très loin d'être le cas euh dans l'ensemble des des écooles sur la question de la formation initiale c'est effectivement euh un enjeu euh lié euh lié à l'attractivité intervenu euh dessus mais je vais redonner quelques éléments notamment par rapport à la proposition qui avait été faite par le le gouvernement bon d'une part les mesures qui avaient été posées euh étai se faisaient dans la plus grande précipitation ce qui ce qui empêchait une mise en œuvre on va dire raisonnable dans les dans les délais mais d'autre part le gouvernement avait aussi mis en place un certain nombre de choses trappe et de de mesures que nous ne ne revendiquions pas que ce soit des licences spécifiques pour les professeurs des écoles ce que nous n'avons jamais revendiqué nous sommes attachés au caractère disciplinaire de la de la licence que soi des accès au concours différents en fonction de justement la licence que l'on a passé que soit des engagements à travailler sous peine de rembourser un certain temps bon bref j'en passe des meilleurs il y avait tout un tas de de mesures qui nous convenaient pas dans les proposition du gouvernement qui fut que nous avons nous les avons voté contre et nous avons refusé le gouvernement à temporisé maintenant nous sommes favorables à un recrutement au niveau licence pour les professeurs des écoles mais également pour les pour les certifiés euh avec une vraie année sous sous statut euh et en finir avec la logique de masterisation et encore pire de réforme du concours du ministre blancaire qui aboutit à ce que on soit titularisé avec un bac + 6 euh au final ce qui est bien entendu euh pose des des questions de de recrutement sur la question des évaluations il y a les évaluations nationales des élèves euh on considère que ces évaluations nationales des élèves ont une efficacité un intérêt totalement douteux elles sont crovophages et inutiles mais il y a également les évaluations des écoles et des établissements ça été un cheval de bataille des des gouvernements précédents tous les 5 ans il faut évaluer les écoles établissements je précise que ça n'a rien à voir avec l'évaluation traditionnelle des inspections et de qui permet de contrôler l'efficience du service d'un enseignant c'est encore en plus c'est l'évaluation des écoles établissements sont sont rejetés par les personnels c'est là aussi encore une fois totalement inutile chronophage ça prend ça ça ça ça prend sur le le temps de service et y compris c'est rejeté par les personnels enseignants mais y compris nous avons des discussions avec les personnels d'encadrement qu'il soit chef d'établissement ou inspecteur et qui considèrent qu'il passe un temps énorme à effectuer ces évaluations avec un intérêt très limité je vois que mon temps avance sur la question des AES euh pourquoi il y a peu d'Es on rappelle que les a sont sous le sont payés sous le seuil de pauvreté encore et toujours c'est pas de la vie c'est de la survie pour ces personnels donc déjà commençons par leur donner un vrai salaire et un véritable statut la pose méridienne je finis là-dessus à bah augmente le temps de présence mais lorsque l'enveloppe est fermée diminue le nombre d'AES dans un certain nombre de département donc ce qui pose on on veut faire travailler les avessages sur la pose méridienne et bien il faut augmenter l'enveloppe pour recruter les AAG qui sont en nombre parfaitement insuffisant je me suis déjà exprimé sur sur l'inclus et sur les les passes merci Monsieur laland S vous plaît ça serait ça sera 5 minutes maximum parce que vous êtes nombreux merci beaucoup bonjour messieurs et mesdames les députés donc je vais d'abord vous répondre au nom de la CDT à deux voix on va vous répondre à deux voix d'abord vous dire que nous ne sommes pas en tant qu'organisation syndicale là pour faire de la politique et exprimer des éléments politiques puisque la politique vous appartient et nous comme le l'a très très bien dit et le dit très régulièrement marielise Léon notre secrétaire général nous jugerons le gouvernement Barnier sur acte et notamment sur sa capacité à répondre aux attentes des enseignants des enseignantes des parents d'élèves des élèves pour un système éducatif juste et formateur euh sur sur l'inclusion alors l'inclusion c'est depuis la loi de 2005 on va dire à peu près la France a pris énormément de retard donc on est sur une inclusion un peu qui se fait depuis notamment 2015- 2016 un peu un marche forcé avec une une augmentation importante si nous avions pris le pli il y a très longtemps comme a pu le faire l'Italie peut-être que nous en serions pas là aujourd'hui ce qui est certain c'est que l'inclusion il ne s'agit pas de la remettre en cause mais en tout cas de de mettre en place des éléments qui vont permettre d'améliorer la capacité des enseignants à travailler avec des enfants en situation d'inclusion euh les pial pourquoi pas le seul problème c'est qu'on a quand même un un ministère qui est très qui a été très enclin à mettre en place des évaluations nationales standardisé sans jamais évaluer ses propres dispositifs donc on est quand même dans un dans un décalage les piales ont été annoncés si mes souvenirs sont bons en 2018 pour être général en septembre 2018 pour être généralisé au mois de janvier 2019 les passes nous sont annoncé là avec quatre départements expérimentaux attendons de voir ce que cela sera fait et ce que ça va engendrer pour pouvoir envisager toute généralisation nous ce qu'on aimerait bien par exemple la cldt c'est que on entame une véritable évaluation des classes dédoublées euh des dispositifs plus de mtre que de classe hein qui existaient juste avant 2017 ou encore du retour à la semaine de 4 jours ça pourrait être assez intéressant en terme d'évaluation sur la maternelle alors vous avez raison de de dire que la maternelle est un élément essentiel et nous attendons effectivement que cette école maternelle puisse avoir les moyens de de de de ses ambitions attention l'école maternelle est avant tout un lieu de socialisation où des enfants vont devenir élèves et ça demande du temps ça demande de la concertation ça demande une une certaine formation ce que nous n'avons pas aujourd'hui assez et nous nous à la CDT en tout cas ce que l'on ne veut pas c'est qu'on fasse de l'école maternelle une petite école élémentaire voilà il faut permettre à l'entendre à l'enfant d'entrer progressivement dans les apprentissages sur la formation initiale j'en ai déjà parlé dans mon propos dans mon premier propos c'est l'histoire de la réforme ratée de 2021 qui en plaçant le concours en fin de master sans vouloir mettre les moyens pour rémunérer les deux années de Master on aurait très bien pu mettre en place un master en alternance on sait que ça fonctionne dans d'autres champs professionnels ça pourrait très bien fonctionner dans l'éducation nationale ça a en plus l'avantage de libérer sur les temps d'alternance des titulaires qui peuvent partir se former et sur une formation continue de qualité euh sur le budget sur les moyens parce que vous avez été plusieurs en parler euh effectivement on peut dans un cadre de de baisse démographique scolaire le maintien du nombre de postes d'enseignant doit permettre de faire du qualitatif euh ce qualitatif c'est des remplaçants pour partir en formation euh c'est aussi interroger la distribution actuelle des postes euh on en a parlé sur les classes dédoublés euh quel est quel quelle est l'effectivité exacte de ces 12000 postes déployés euh est-ce que c'est vraiment ça qui est le plus efficace euh je vous invite à lire un un un un ouvrage de recherche qui est sorti sous la direction de Bruno Rob qui décrit et ça va répondre à euh que face à l'hétérogénéité il y a pas de réponse toute faite c'est une adaptation permanente de l'enseignant et C cette adaptation permanente elle demande de travailler en équipe d'avoir du temps pour analyser la situation en équipe et trouver des solutions équipe et quand on dédouble les classes en fait on se retrouve seul dans sa classe alors qu'avant on avait les plus de mètres que de classes qui permettaient d'être deux dans la classe ça permet d'observer d'autres choses et peut-être de créer des dynamiques d'équipe différentes voilà je vous remercie alors effectivement un certain nombre de questions mais on on aura pas le temps ou du moins euh on pense que la priorité n'est pas de répondre à toutes euh pour nous on a quelques priorités et je vais essayer de de répondre à celle-ci sur sur vos différentes questions par rapport au aux nominations politiques les collègues ont été un certain nombre à rappeler que nous sommes dans un rôle d'organisation syndicale et qu'à ce titre là le commentaire politique n'est n'est pas le meilleur et je viens d'une confédération qui a eu euh qui a eu à se positionner à un certain moment mais on considère qu'aujourd'hui ce n'est pas le cas et que la nomination d'un nouveau gouvernement pour nous elle elle ne sera elle ne pourra être commentée qu'au moment où il y aura des décisions de prise bien évidemment ce que l'on peut dire tout de même c'est que avec une telle nomination le signal n'est pas bon le signal envoyé aux collègues dans les écoles n'est pas le bon mais ensuite nous serons à même de de de pouvoir commenter au moment des des premières des premières prises dec et j'en viens là à un deuxième point c'est que comme l'a rappelé madame David c'est que on est sur une une accumulation de différents et différentes ministres sur une période très restreinte qu'à chaque fois le jeu politique veut que chaque personnel politique veut laisser sa marque et sa trace dans l'histoire et nous impose des réformes à marche forcé et à chaque fois et ça c'est une véritable PL pour pour pour le fonctionnement de l'école pour les élèves mais aussi pour les personnels on a besoin de travailler dans le temps long au moins dans un temps plus long que ce qu'on nous impose aujourd'hui et surtout quand on travaille notre outil de travail reste la pédagogie et la pédagogie et ben ça reste quand même l'outil de travail des personnels et c'est sont eux et elles qui sont les les collègues les plus à même de de pouvoir l'utiliser à leur convenance en fonction des réalités en fonction des écoles en fonction des élèves et cetera rappelez aussi que la pédagogie n'est pas tout le temps quantifiable et que donc cette politique actuelle de vouloir mesurer évaluer en permanence ça n'a pas de sens on ne peut pas déterminer des choses à partir de statistique en permanence ce n'est pas ça éduquer ce n'est pas ça enseigner pour nous les les réelles urgences aujourd'hui elles sont très simples recrué et formmer mais quand on dit formmer c'est formmer avec du temps prendre le temps de d'observer de réfléchir et puis ensuite de se lancer en tant que enseignant et enseignante euh la formation c'est important la formation initiale est importante mais on rappelle aussi que la formation continue l' tout autant on en a ce matin on en a pas parlé mais la réalité fait que en manque de personnel dans les départements on est en manque de personnel pour pouvoir assurer des formations et laisser partir les collègues se former qui dans quel métier on peut imaginer qu'on reste 40 ans sans être formé et ben aujourd'hui c'est quasiment notre réalité toutes les formations continues sont supprimées faute de personnel pour pouvoir assurer les remplacements dans les classes l'autre priorité pour nous c'est développer l'attractivité on l'a évoqué ça passe par les salaires ça passe par la reconnaissance professionnelle ça passe aussi par redonner la liberté au personnels de pouvoir bouger avoir une mobilité professionnelle comme il le souhaite il n'est pas possible aujourd'hui que l'on soit prisonnier ou prisonnière des départements et des postes dans lesquels on est affecté ce n'est pas possible traditionnellement on parle des départements parisiens ou la ceinture parisienne je rappelle que quand on est dans un département rural c'est catastrophique je suis d'un département rural j'ai mis plus de 8 ans il y a 20 ans pour en sortir c'était il y a 20 ans aujourd'hui c'est quasiment perpète voilà c'est ça la réalité et c'est ça aussi qui empêche les gens de venir enseigner à l'éducation nationale enfin dernier mot rappeleer que effectivement on on a une réalité et c'est l'OCDE qui le dit que l'augmentation des salaires et des allocations pourrait permettre au pays de recruter et de retenir un personnel enseignant de qualité tout en améliorant leurs conditions de travail c'est l'OCDE c'est pas un groupuscule révolutionnaire 30 secondes pour répondre sur la question je je croyais mettre exprimé sur la loi Viale donc c'est bien l'extension de la possibilité de travailler sur le temps méridien pour les a SH et nous on pense que c'est une fausse bonne idée les collectivités doivent avoir les moyens de former des animateurs périscolaires mais ce n'est pas aux aesh de faire du temps méridien qui peut faire 6 he d'accompagnement de rang d'un élève en situation de handicap qui parfois est très disruptif sans pause et enchaîner après 20 minutes continuer sa journée c'est c'est c'est totalement inhumain et je m'arrêterai là puisqu'on est à 5 minutes je vous remerci oui alors très rapidement euh sur la laïcité le snalk de toute façon travaille dessus depuis très longtemps et avait voté la loi de 2004 donc nous continuons à l'appliquer au niveau des questions hétérogénéité effectivement il y a une très forte question chez les collègues sur la gestion de l'hétérogénéité alors c'est une gestion qui ne s'améliore pas quand les classes sont nombreuse he puisque plus on a d'élèves et plus on a d'hétérogénéité et plus c'est compliqué euh euh d'où la demande d'avoir des classes avec des effectifs raisonnables c'est pas uniquement une question qui va se régler sur la formation initiale et ou continue hein c'est aussi des questions qui qui se travaillent en équipe et qui se qui s'apprennent au fur et à mesure puis on rappelle he qu'il y a de plus en plus de professeurs des dans dans le premier degré qui n'en ont pas de formation initiale he puisque on augmente chaque année le nombre de contractuels donc la formation initiale ça ne va pas résoudre euh ces cas-là très clairement un point aussi sur cette question de l'hétérogénéité parce que elle est liée à ce que aujourd'hui on appelle les élèves à besoin éducatifs particuliers he les ebep euh qui est en fait un glissement euh de l'école inclusive on voit de plus en plus et c'était le cas d'ailleurs dans cette dernière le dernier travail interministériel qui était mené on voit de plus en plus disparaître le mot handicap je je vous j'attire votre attention là-dessus les on prévoyait de renommer les aesh accompagnant d'élèves en situation de handicap les assistants de réussite éducative quel mot disparaissait handicap voilà on ne s'intéresserait plus avec les passes puisque c'est aussi hein une évolution entre les fameux pial et les passes on ne s'intéresserait plus au champ des piales qui était le handicap mais au champ des élèves à besoins éducatifs particulier alors le SNAC vous le dit il y a 100 % d'élèves à besoins éducatifs particuliers hein chaque élève a des besoins éducatifs partic particulier sauf que à l'arrivée effectivement il y a un professeur des écoles dans la classe et on risque d'avoir de moins en moins d'aesh puisqueon a bien compris qu'il y avait une volonté de gestion quantitative de rationalisation je rappelle he qu'on a aujourd'hui de moins en moins d'inclusion individualisé c'est-à-dire un aesh qui suit un élève sur l'ensemble de son temps scolaire et que la majorité aujourd'hui ce sont des inclusion mutualisé c'est-à-dire j'ai 6 he d'ESH j'ai 3 heur d'AES ou j'ai un personnel a SH métier sous-payé 93 % de femmes euh qui suit plusieurs élèves dans la même classe bah effectivement ça n'a pas forcément la même qualité d'accompagnement que d'avoir quelqu'un qui pourrait en plus suivre l'élève d'année en année euh ce qui serait aussi une vraie amélioration aujourd'hui c'est les pial c'est un tableur Excel hein c'est on c casse des aesh dans les cases et puis quand on a de nouvelles notifications qui arrivent hop on change donc on a bien compris que l'éducation nationale qui veut euh se charger désormais des notifications et notamment des cootités horair et bien ça effectivement c'est plus pratique si on choisit les cotités horaires et que on sait de quel personnel on dispose on pourra rationaliser ça veut pas dire que les enfants seront mieux accompagnés au contraire euh on n pas trop parlé du numérique ça avait été abordé le snalk a une position très simple sur le sujet c'est que le numérique c'est à la main de de l'enseignant et effectivement il y a d'énormes plans d'équipement de la part de collectivité locale alors c'est moins le cas à l'école primaire au vu des budgets des mairiesin mais néanmoins nous on rappelle que ça doit venir de l'enseignant l'enseignant a une liberté pédagogique c'est quand même un élément assez important de notre profession et c'est à lui de savoir s'il a besoin de tel ou tel matériel numérique et effectivement on a beaucoup de choses qui se font d'en haut vers en bas et ensuite les les collectivités s'étonnent que les enseignants n'utilisent pas le beau matériel numérique met à disposition mais parfois on a rien demandé en fait et on en a pas forcément besoin sur la maternelle un point qui peut aussi expliquer les difficultés à recruter des adsem même si nous ne les représentons pas mais qui va aussi avec les professeurs des écoles qui ont les mêmes difficultés ici la maternelle et les petites et moyennes sections n'ont pas bénéficié he des des dédoublements de classe en éducation prioritaire et ce sont aussi les endroits où on ne va pas encore avoir de moyens d'accompagnement pour des des élèves en situation de handicap pour des élèves qui ont des troubles des apprentissages la petite section de maternelle notamment c'est un endroit où le temps que tout le processus se fasse et il faut déjà dépister euh dépister ce qu'il y a chez l'enfant qui nécessiterait un accompagnement bah l'enfant est déjà en moyenne section donc effectivement la on attire vraiment l'attention sur la petite section maternelle c'est le lieu de toutes les difficultés aujourd'hui pour les professeurs des écoles et sans aucun de aussi pour les adsem je vous remercie donc oui du coup pours d'éducation oui la formation initiale mais aussi la formation continue est au cœur des enjeux mais il ne faut pas croire qu'une formation une réforme de la formation initiale pourrait résoudre d'un coup de baguette magique les difficultés de recrutement qui s'expliquent aussi par les conditions de travail dégradées et les rémunérations en berne mais pour améliorer la formation initiale comme de nombreux sujets il faut un budget pour permettre la rémunération des professeurs stagiaires pendant leur formation et par ailleurs nous regrettons que la mise en œuvre de la réforme attendue de la formation initiale avec un recrutement à bac + 3 suivi de 2 années de formation et été stoppé faute d'arbitrage budgétaire favorable sur la question de l'inclusion la mise en place des passes ne nous semble pas de nature à améliorer de manière significative les conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap il faut avant tout des moyens humains c'est-à-dire des personnes formées à la prise en compte du handicap avec du temps du temps pour discuter l'amélioration de la rémunération des aesh par l'augmentation de leur temps de travail est une mauvaise réponse puisqu'elle conduira à une surcharge de travail sur le temps d'accueil de l'élève à l'école et empêchera en outre les échanges entre enseignant enseignantes et a qui seront obligés de courir de la classe à la cantine la bonne solution c'est la mise en place d'un statut d'un statut de l'AFP pour les aesh avec un temps de travail correspondant au temps scolaire sur la question de la laïcité nous sommes très attachés très attaché à la loi de 1905 qui devrait selon nous s'appliquer à l'ensemble du territoire et nous pensons que la principale atteinte à la laïcité et le financement massif de l'enseignement privé majoritairement catholique sur fonds public ce financement outre qu'il revient à promouvoir l'enseignement religieux conduit l'État à organiser lui-même la mise en concurrence de l'école publique avec l'école privée s'agissant de ce qu'on appelle les atteintes à la laïcité dans les écoles il nous semble qu'il faut les prendre en compte sans céder à une panique répressive et en gardant à l'esprit que nous travaillons avec des enfants de moins de 10 ans et que nous sommes des pédagogues et pour finir mesdames les députés Messieurs les Députés on veut vous remercier de cette écoute de qualité et surtout suréducation se fait licite que nous nous soyons ici en intersyndical une inter syndicale unie et enrichie par justement nos nuances mais qui reste unis face à la casse du service public d'éducation et soyez sûr mesdames les députés messieurs les députés que nous nous retrouvons nous l'intersyndical avec l'ensemble de nos collègues justement dans l'unité pour défendre cette école donc voter ce qu'il faut pour que le budget de l'école et ne nous obligez pas à organiser des grèves et des manifestations mais en tout cas on tient à à souligner s d'éducation que que nous sommes euh très forts et de cette union syndicale merci à vous je vous remercie nous allons passer maintenant aux questions des commissaires de 1 minute en commençant par Monsieur Bruno Clavet qui est à distance bien Mesdames et Messieurs les représentants des des syndicats année après année le nombre de fermeture de classe en zone rurale s'accroit et devient de plus en plus préoccupant dans ma circonscription les parents d'élèves et les enseignants protestent contre ces fermetures injustes et démesurées nous sommes les Oubliés voilà ce qu'ils me disent améri court Loison sous lance Billy monontin ARN pontavant d'un lance ce sont plus de 40 classes fermées dans l'arrondissement de lance mais le ptecaler n'est pas un cas isolé ce phénomène touche de nombreuses écoles partout en France ces milliers de classes fermées ou en surc sont source d'angoisse et d'humiliation pour les familles et les enseignant pour l'ancien Premier ministre Gabriel hatal qui a juré la main sur le cœur de faire du chantier éducation nationale sa prre priorité et celle dont tout découle et dont dépend l'avenir du pays de prendre ce redressement à bras le corps mais rien n'a pourtant changer ainsi première question que pensez-vous de la proposition du rassemblement national d'instituer un moratoire sur les fermetures de classe en zones rural deuxè question soutenez-vous un traitement spécifique en matière d'allocation des moyens d'enseignement public pour l'école rurale en raison de son rôle centrale dans la mtien de famillees en zone rurale 3ème et dernière question pourriez-vous nous exposer les mesures à même de soutenir et préserver l'école rurale je vous remercie je vous remercie ensuite nous passons à bertr sort je crois que c'est allumé merci madame la Présidente remercier à mon tour effectivement l'ensemble des des représentants des des formations syndicales merci pour les propos que vous avez tenus je voudrais moi en préambule remercier l'ensemble de la de la communauté éducatif pour les formidables réussites de l'école on a pointé ce matin effectivement beaucoup de défauts beaucoup de constats et je ne remets surtout pas en cause votre travail et ce que vous nous apportez mais je pense que ce sera important peut-être madame la Présidente que nous ayons aussi une table ronde où vous puissiez nous exposer toutes ces réussites qui sont liés bien sûr à l'engagement de de vos collègues de nos collègues mais aussi sur les moyens que l'État met à disposition de l'école parce que ils sont conséquents je voudrais vous interroger moi sur une mesure que nous avons souhaité mettre en place dès 2017 le dédoublement des effectifs des classes de CP CE1 dans les classes en Rep et en Rep plus c'est temps maintenant que ces dispositifs sont en place à mes yeux ça a permis d'identifier plus rapidement les éventuelles difficultés scolaires de certains élèves dans l'acquisition des des savoirs fondamentaux ça a permis d'ettre en place des moyens concrets pour IR remédier afin de réduire les écarts de niveau des élèves et ça a permis aussi et vraisemblablement d'améliorer le climat scolaire et les conditions de travail des enseignants euh cette mesure me semble donc bénéfique j'aurais voulu vous entendre sur votre constat de terrain sur ce que comment vivent ces mesur vos collègues et si nous devons avoir le souci de péréniser ce dédoublement et pourquoi pas de le transposer sur les autres niveaux je vous remercie je vous remercie nous passons maintenant à Marie mesmerur merci madame la Présidente chers collègues mesdames et messieurs syndicalistes de l'éducation en 2024 six classes farmes chaque jour ce sont les chiffres du SN IPP et il raisonne avec mon expérience de député de terrain en Villen d'après François Bretagne 83 classes ont été fermées cette année pour 52 ouvertures dans le Finistère c'est 67 fermetures pour 17 ouvertures code d'Armor 42 fermetures pour 22 ouvertures mortbillant 45 fermetures les compes ne sont sont pas bons et ces chiffres sont historiques en Bretagne les causes de cette hémorragie de fermeture de classe sont multiples et structurelles les métiers sont dévalorisés progressivement standardisés mal rémunéré mal représentés et les 692 millions de coup budgétaires annoncés pour 2024 menacent des milliers de postes pendant que des ministres démissionnaires et aussi députés parce qu'apparemment tout est possible préfère faire des conférences de presse sur le choc des savoirs qui est loin d'être l'urgence de cê rentrée mais chacun ses priorités ce n'est pas aux enfants de payer le prix de ses choix ce n'est pas aux enseignants de compenser les lacunes budgétaires l'école est une promesse d'égalité pas une variable d'ajustement ma question est simple la crise de l'éducation nationale est là vous nous l'avez montré unanimement les familles et les professionnels en payent déjà le lourd prix dans un premier temps quelle mesur d'urgence et ensuite quelle mesures structurelles demandez-vous à l'état de prendre à défaut d'avoir un gouvernement je vous remercie madame aïa Adad il faut éteindre votre micro ah oui c'est bon merci la première réunion de notre commission éducation elle mérite de prouver une chose les Français les parents les enfants les professeurs les directeurs d'école les Aes toute la communauté éducative ne pourront pas compter sur l'extrême droite sur le groupe R rassemblement national pour redresser notre école parce qu'ils sont incapables d'empathie quand des professeurs ici présents représentant d'autres professeurs viennent d'une voix unie d'une voix conjointe d'une voix forte tirer la sonnette d'alarme pour pointer tous les problèmes de l'école le manque d'enseignants les problèm de recrutement les problèmes de formation les classes surchargées le manque d'A la seule chose que vous trouvez à répondre parce que vous ne faites pas preuve d'empathie parce que vous n'écoutez pas parce que vous ne comprenez pas et puis même parce que vous ne restez pas assis sur votre chaise pour écouter la suite des débats c'est votre grandmère simple sujet verbe ABAA alors même qu'on parle du premier degré moi j'étais présente dans les écoles à la rentrée et il y a une directrice d'école qui m'a fait part d'une chose qui m'a glacé le sang pour la première fois en 20 ans de carrière elle a vu une famille faire appel a une asage privée la famille embuche une ache privée je voudrais savoir ici si vous avez eu connaissance de telle autre situation et si c'est un phénomène qui se développe je vous remercie monsieur belkir beladad s'il vous plaît merci Madame la la présidente merci au syndicats de leur présence et saluer bien entendu euh leur engagement et celui de la communauté éducative euh nous venons de vivre un moment très fort avec l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques un moment festif populaire dans la révolution paralympique doit permettre de changer le regard de la société mais surtout d'agir je voudrais vous poser une question sur le déploppement des apcu seulement 4 ans après son lancement en février 2020 sous la forme d'un appel à manifestation d'intérêt 91 91 % des des écoles primaires élémentaires déclarent mettre en œuvre ces 30 minutes on sait qu'elles sont promotrices d'une bonne santé et suscitent un mouvement d'adhésion autour d'un objectif partagé au service du bien-être des élèves et de leur santé au bénéfice de leur apprentissage pouvez-vous nous dire quels enseignements tirez-vous de cet héritage de ces jeux pensez-vous que le déploiement de ce dispositif comme d'autres en font partie ou considérez-vous qu'il ne s'est rien passer cet été merci je vous remercie madame Géraldine Banier s'il vous plaît mesdames Messieurs chers collègues en cette rentrée 2024 le succès des écoles libres hors contrat ne se dém pas sans nouvell écle 300 classes en 30 ans on est passé de 40 établissements après de 2600 soit une multiplication par 65 4,4 % des établissements scolaires en France sont désormais des écoles libres hors contrat ils scolarisent 130000 élèves ce qui représente 6 et demi % des élèves qui ne fréquente pas l'école publique derrière ces chiffres des réalités et motivation plurielles recherche de proximité géographique suite à des fermetures en ruralité école aux pédagogies d alternative bilingue ou proche de la nature et école confessionnelle école spécialisé dans l'accueil d'un enfant handicapés perçu comme pouvant mieux répondre à la singularité de l'élèves dans tous les cas la scolarité est payante au sein de ces établissements avec un investissement financier parfois important des familles la législation s'est renforcé pour faire face aux éventuelles dérives séparatistes mais il y a une question derrière cet engoument comment convaincre encore de l'intérêt du socle commun du bienfait de la mixité sociale pour faire société je vous remercie nous passons maintenant à Frédéric maillot madame madames et Messieurs monsieurs et mesdames les syndicats en cette rentrée inédite et en l'absence d'un ministre ça a été rappelé avant moi je tiens tout d'abord à vous adresser mes remerciements pour l'engagement que vous continuez d'accorder à nos enfants et remercier madame la Présidente d'avoir organisé ce temps d'échange je disais à défaut d'avoir un ministre et encore moins un budget conséquent à la hauteur des attentes pour l'éducation il y a un sujet que je souhaite évoquer avec vous c'est celui de la carte scolaire j'ai évoqué à ce sujet avec des ministres précédents et je seul qui en a eu beaucoup mais forcé de constater que tous manquaient clairement de courage politique et que le courage politique manquait clairement à l'appel à chaque fois que je les interpellé là-dessus ce que j'entends par la carte scolaire c'est notamment les écoles orphelines comme cell de Prima sur maassiaaco à la Réunion euh qui à cause du mauvais rattachement au mauvais collège de secteur se retrouveve sans vrais moyen pour éduquer nos enfants correct il y a-t-il un consensus que sur la carte scolaire soit révisé pour toutes les écoles si oui avez-vous estimé le coût de cette mise en place pour une carte scolaire cohérente juste parce qu'il est ici effectivement question de justice et encore plus d'égalité des chances je vous remercie je vous remercie Monsieur Laurent Croisier à distance oui oui merci madame la Présidente Mesdames Messieurs les représentants des enseignants merci de votre présence chers collègues euh nous l'avons encore entendu aujourd'hui la question des moyens à l'ER à l'école est souvent au cœur des débats la France figure pourtant parmi les pays de l'OCDE qui consacre le plus de moyens à l'éducation entre 2017 et 2024 le budget de l'Éducation nationale a augmenté de près de 14 milliards d'euros et sur cette même période la démographie scolaire a diminué de plus de 350000 élèves mal malgré des moyens supplémentaires et une baisse du nombre d'élèves notre système éducatif continue de rencontrer de réelles difficultés l'enjeu va donc bien au-delà des questions d'attribution de moyens et défaillances sont aussi structurelles je pense que la baisse de la démographie scolaire est une occasion pour améliorer à budget constant les conditions d'apprentissage pour les élèves et d'enseignement pour les professeurs au regard des crises que travers notre système éducatif j'aimerais savoir queles seraient pour vous les premières urgence d'ordre structurel sur lesquels le ou la futur ministre de l'éducation nationale devra travailler bien je vous remercie je nous accueillons madame Danielle brûlebois donc bienvenue dans la Commission et ce sera la dernière question merci madame la Présidente merci messieurs et mesdames pour la qualité de votre travail et de votre engagement moi je voudrais vous poser une question que pensez-vous du retour à l'école des leçons de morale dans un monde où nos enfants en manque de plus en plus de repères sur le bien et le même sur les droits et les devoirs sur le respect des autres et des règles qui pourrai prendre avec des heures dédiées la forme aussi d'une réflexion philosophique dès la primaire et en particulier dans nos dans nos lycées professionnels où il n'y a pas plus il n'y a pas de leçons de philosophie merci alors semble-t-il nous avons une dernière question question deux même donc nous avons Madame Florence erroin léoté pour une question de 1 minute merci madame la Présidente merci à vous les représentants des enseignants chers collègues l'école inclusive vous l'avez tous dit se fait aujourd'hui au détriment des conditions d'accueil des élèves et des conditions de travail des enseignants vous l'avez dit aussi c'est pour les enfants une formidable opportunité de vivre leur vie d'élève d'entrer dans les apprentissages et d'éprouver l'altérité c'est une des leçons des Jeux olympiques et paralympiques c'est en se connaissant se reconnaissant que le que l'on construit le vivre ensemble et que la fraternité prend corps les ouvertures de places en IME en ITEP en institut sont gelées depuis plusieurs années et plusieurs dizaines de milliers d'enfants sont sans solution ou en scolarisation partielle très partielle trop partielle à titre d'exemple 1900 enfants en scène maritime 1300 en île et vilenes ont une notification en institut non honoré alors comment répondre à la pluralité des besoins des handicaps visibles et invisibles avec qualité et ambition les moyens de l'accompagnement et de la compensation humaine articulé entre les responsables de la pédagogie et du médico-social pour garantir à chacun de rester dans son corps de métier mais en comprenant les besoins de chaque enfant ces moyens humains ne devrai-ils pas être de factcto intégré aux écoles et stabilisé pour que l'école soit demain véritablement usive pensez-vous que les passes seront à même de répondre à ce défi je vous remercie alors je pense que là ça va être la dernière question monsieur Pierrick Courbon oui merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les les représentants syndicaux et chers collègues je voulais revenir pour ma part sur la question de la mixité sociale à l'école puisque nous considérons que celle-ci est un levier majeur de réduction des inégalités de réussite scolaire or elle est de plus en plus mise à mal not notamment par le rôle que joue l'école privée la publication des indices de position sociale a montré que le secteur privé sous contrat accueiller deux fois plus d'élèves socialement très favorisés que le secteur public et en même temps deux fois moins d'élèves issus de milieu défavorisé l'école privée sous contrat est financée à 76 % par de l'argent public à la fois par l'État et par les collectivités local et cet argent public aujourd'hui n'est soumis à aucune condition de mixité sociale ou de carte et n'implique que très peu de contrôle j'en fais le constat chez moi dans la Loire à Saint-Étienne des propositions existent notamment pour que la prise en compte de l'IPS soit davantage utilisé dans le calcul des dotations cela aurait notamment l'intérêt de ne pas donner prise finalement à l'argument de la réouverture de la guerre scolaire puisqu'on ne ciblerait pas les établissements selon leur nature mais bien selon les besoins constatés sur le territoire et donc je voulais simplement savoir ce que vous pensez de l'opportunité d'une telle prop position je vous remercie je vous remercie alors votre exercice va être très difficile je je ne vais pas pouvoir vous laisser plus de 3 minutes pour répondre donc je on vous écoute merci madame la Présidente merci mesdames et messieurs les députés à mon tour je vous remercie de la qualité du dialogue et la qualité de vos interrogations et vot vos questions parce que c'est important qu'on ait ce dialogue là et qu'on puisse répondre à vos questions on pourra pas répondre à tout je pourrais pas répondre à a tout mais sachez que nous sommes disponibles aussi pour vous rencontrer et à la fsus nupp nous vous contacterons bientôt pour justement avoir ces échanges alors sur quelques points sur la question du dédoublement de la des classes de CP et CE1 il y a actuellement un rapport desig qui n'est pas sorti mais qui existe bien qui a fuité et qui a fait l'objet d'un article dans le monde je vous invite à demander au ministère de le publier parce qu'il doit être intéressant ce qu'on en sait c'est que et nous ce qu'on sait c'est que en terme de climat scolaire le dédoublement de les classes de cpce1 est intéressant et les collègues disent que c'est intéressant en terme de climat mais ce qu'on retrouve dans les évaluations notamment c'est que les effets ne sont pas efficaces enfin c'est pas efficace sur les résultats scolaires et ça ne ne réduit pas les inégalités donc là aussi on pourrait évaluer cette politique sur la question de la carte scolaire et la question de des effectifs par classe et la question des fermetures de classe euh j'entends ce que madame la députée mesmerur dit sur la Bretagne puisque je suis moi-même euh originaire de Bretagne je sais qu'il y a eu énormément de suppression de postees et de fermeture de classe en cette rentrée notamment dans les Côtes d'Armor mais également aussi en il vilen ça pèse sur le territoire et ça pèse nous nous en tout cas sur le fonctionnement des des des écoles nous sommes favorables à un moratoire sur la fermeture de classe en milieux rural comme ailleurs parce qu'il faut bénéficier de la hausse enfin de la baisse de la démographie pardon pour justement renflouer l'école et baisser le le les moyennes d'élèves par classe sur la question des euh des activités physiques quotidiennes et sur la question des jops nous avons vécu un moment euh mémorable cet été et un moment fabuleux euh dans dans cette cohésion effectivement au terme en terme de de ces jeux Jeux olympiques et paralympiques euh et les Jeux paralympiques ont montré aussi l'inclusion des personnes en situation de handicap et ça je trouve que pour nos enfants pour nos élèves c'est aussi important d'avoir cette vision des choses pour accepter aussi euh la différence euh sur la question des activités physiques que quotidienne C aussi une injonction du du gouvernement précédent de mettre en place des activités qui ne sont pas des activités qui font appel à des capacités motrices à des capacités physiques tes que peuvent le faire les l'éducation physique et sportive nous avons c'est une discipline importante éducation physique et sportive 3 heur de d'enseignement par semaine que nous n'arrivons pas à mettre en place parce que nous n'avons pas les moyens ni en formation ni en locaux il y a pas suffisamment de piscine pour que les enfants puissent apprendre à nager il y a pas suffis de matériel pour pouvoir le faire enfin les activités physiques et ça c'est aussi important et on verra dans l'héritage des des job comment cela sera utilisé parce que pour nous c'est essentiel d'avoir les moyens pour pouvoir au moins exercer cette cette discipline et je vais m'arrêter là puisque je pourrais pas aller plus loin ah pardon alors sur la question de la la carte scolaire lorsqu'on cherche cherche à faire des économies et c'est une réalité actuellement il est facile de dire moins d'élèves donc on ferme mais la question à se poser c'est quel est l'impact sur la qualité desenseignement donc la réussite des élèves avec enhiligran évidemment l'impact sur les conditions et le lieu d'exercice des équipes enseignantes et aussi l'impact sur les familles parce qu'on parle beaucoup des territoires ruraux vous avez beaucoup parlé dans vos interventions mesdames messieurs les députés des territoires ruraux ces fermetures de classe souvent entraînent des fermetures d'école avec l'impact que ça sur les familles donc il faudrait vraiment commencer à regarder la carte scolaire sur un prisme qualitatif et non quantitatif et lorsque des fermetures se justifient parce qu'il y a parfois des baisses importantes d'élèves et qu'un équilibre des moyens il doit être proposé il est nécessaire de le faire le plusut tôt possible et avant les congés de fin d'année parce qu'on en revient à l'avenue à l'objectif de notre venue aujourd'hui c'est bien préparer la rentrée et préparer la rentrée doit être faite le plus tôt possible ça n'est pas acceptable et vous le vivez au quotidien dans vos circonscriptions que des fermetures avec des dép de d'enseignants avec des regroupements de classe et cetera s'effectue après la rentrée scolaire c'est pas possible dans très peu de métiers on tolère ce genre de chose et ça c'est le quotidien de nombreuses écoles dans notre territoire rapidement sur la carte d'éducation prioritaire on partage votre avis hein par contre c'est pas notre rôle de chiffrer les besoins ce qui est certain c'est que chaque école doit bénéficier des besoin au regard du profil des élèves accueillis et le principe d'école orpheline normalement c'est un levier qui devra devrait permettre d'éviter qu' des écoles qui des élèves exclus donc commençons effectivement par mettre en place ce dispositif partout où c'est nécessaire pour ce qui est des dédoublements je rejoins le les propos de Madame David sur sur la question effectivement ce serait intéressant que le rapport sorte et soit publié on peut ajouter aussi que 70 % des élèves en difficulté ne sont pas en Rep donc 70 % des élèves en difficulté à l'école ne bénéficient pas de cette amélioration du climat scolaire et potentiellement mais on n'a pas les chiffres publiés de d'une meilleure réussite scolaire euh donc effectivement cette mesure elle pourrait elle pourrait être relativisée et revenir à le le système de plus de mètres que de classe qui était très efficace puisque comme le disait notre collègue tout à l'heure le la question de pouvoir travailler en binôme et d'avoir un du recul par rapport à ses propres élèves permet là nettement d'améliorer le la R site scolaire des élèves une petite parenthèse sur le les aesh privés oui ça commence à apparaître effectivement euh puisqueil n'y a pas de d'aesh et que c'est le moyen d'en avoir une pour son enfant donc c'est une solution trouvé par les parents mais j'attire aussi votre attention sur le fait que quand un enfant a une aesh sur notification d'un juge après un recours rejeté à la MDPH l'enfant n'est pas rép rtoriier à la MDPH donc on a aussi une quantité d'enfants maintenant qui vont être sous les radars parce que notifi par un jugement je vous en prie oui merci bi j'essaie d' rapide donc la défense du milieu rural n'est pas l'apanage de telle ou telle force politique euh de mon point de vue nous sommes en tant qu'organisation syndicale opposé à toutes les fermetures y compris en zone rurale on sait l'impact d'une fermeture d'école de fermeture de classe sur les villages ça ça peut signifier la mort d'un village donc nous on défend euh tout à fait ses ses écoles ses classes uniques ses spécificités eu et donc pour ça bah quelle quelle solution mais déjà revendiquer l'annulation des des fermetures partout où elles ne sont pas légitimes l'ouverture des postes nécessaires assurer aussi dans le premier degré autant de maîtres que de classe c'est la question du du remplacement en C rentré tous les titulaires remplaçants euh enfin dans plein d'endroits sont déjà bloqués sur des postes permanents qui va remplacer les enseignants absents lorsque les enseignants seront malades donc ça ça répond en partie cette question des moyens et du recrutement nécessaire aux mesures d'urgence qu'il faudrait prendre pour pouvoir fonctionner dans des conditions normales sur la question des dédoublements des CP CE1 en Rep et plus on peut pas être contre des effectifs allégés dans un certain nombre de classe mais ça pose le problème de des autres classes si c'est pour charger les autres classes y compris de l'école en CE2 CM1 CM2 à plus de 25 comme on peut voir dans un certain nombre d'écoles y compris en Rep et REP plus ça n'est pas satisfaisant il y a la question aussi du hors REP et REP plus qui renvoie la question de la carte scolaire sur la question des écoles orphelines ben on est pour qu'il n a aucun recul toutes les écoles qui étaient classées en éducation prioritaire doivent pouvoir le rester quel que soit leur rattachement et ça pose la question de l'élargissement de la carte de l'éducation prioritaire parce que de elle est gelée depuis des années et de nombreuses écoles euh ont un public qui leur leur doit leur permettre d'être en éducation prioritaire euh ensuite les sur les derniers points sur la question euh des IME ITEP institut question de l'inclusion euh comment répondre au besoins bien bien évidemment en créant les postes d'enseignants spécialisés nécessaires et en ouvrant des places dans ces structures pour pouvoir accueillir les élèves est-ce qu'il faut intégrer ces moyens dans les écoles avec l'externalisation comme le propose le gouvernement nous y sommes opposés pourquoi parce que les plateaux techniques et tous les personnels qui relève du médico-social ne suivront pas dans les écoles etessayz de nous raconter ça c'est de la blague tout tous les infirmiers tous les pédopsychiatres les psychomotriciens qui sont actuellement dans ces structures qu'on essaie de nous dépindre comme des ghetos et bien ne pourront pas suivre et ce sera une prise en charge moins bonne pour les élèves sachez que déjà il y a Les Ulis qui permettent d'accueillir les élèves dans dans les écoles lorsque leur leur inclusion est possible y compris dans les classes ordinaires avec des aesh donc c ces instituts ces ime ces ITEP ont une spécificité qui est nécessaire je vous remercie alors concerne concernant les classes des doublés la mise en œuvre en fait la dotation n'a pas été à la hauteur des besoins du coup ça a séché les postes de remplaçant et ça a augmenté les effectifs dans les autres classes voilà ensuite on peut interroger le rapport coû efficacité et là encore on verra sur le rapport nous ce qu'on demande c'est une liberté d'organisation des équipes ok on va mettre des moyens sur les classes mais aujourd'hui on est obligé de créer des nouvelles classes on peut pas choisir de dire et ben on libère un enseignant euh pour faire du renforcement en math et en français sur les temps de math et de français donc nous ce qu'on demande c'est une liberté d'organisation des équipes et et d'arrêter avec les les les nombres de classes imposées par par un IEN ou par un daen vous avez SEP enseignants pour le nombre d'élèves que vous avez vous pouvez choisir de faire une classe de moins ou c'est cette année-là parce qu'il y a besoin de dédoubler un groupe parce qu'il y a des élèves à besoin en particulier mais on va dédoubler ce groupe- là et et pas un autre et où on va mettre l'accent voilà laissons la liberté d'organisation aux équipes sur les 30 minutes d'activité physique par jour c'est un temps qui a été ajouté et qui doit se faire dans les 24 heures en plus de tout le reste mais dans le même temps euh donc c'est une quadrature du cercle impossible si c'est pour faire bouger les élèves beaucoup de collègues ils ont fait quoi et ben avec la dotation de matériel ils ont organisé pour que les élèves ils soient pas assis en train de discuter pendant la récréation mais qu'il fassent de la corde à sauter ou des activité un petit peu plus ludique mais ça a pas été une grande révolution ce qui est important c'est le temps de PS et aujourd'hui le temps de PS d'éducation physique et sportive il est bien souvent mangé par les enseignants pour faire des maths et du français et aussi parce qu'ils sont pas très formés sur cette discipline et et et ça il faut se le dire et c'est l'occasion peut-être de parler d'un partenaire qui permet de faire de l'EPS de qualité en proposant des formations et des programmations qui est l'USP l'Union Sportive de l'enseignement du premier degré qui fonctionne sur le bénévolat des enseignants qui sont engagé dans cette association et qui auraiit besoin certainement d'un petit soutien et d'un petit coup de main ou d'un gros coup de main enfin sur un mixité sociale oui l'école privée doit contribuer à la mixité sociale c'est pas que la panage du public c'est pas qu'une histoire de public privé c'est pas qu'une histoire de non plus que entre établissements il y a des solutions qui existent he je vous envoie aux recherches de Youssef sedy et puis la mixité se fait aussi à l'intérieur des établissements scolaires parce que si on a un public mixte et puis qu'on fait des groupes de niveau et qu'on sait que les niveaux des élèves ils sont en rapport avec l'origine sociale des élèves ben on met plus les élèves ensemble ils se parlent plus et puis on voit ce que ça fait des gens quand ils se parlent plus ça fait des polarisations alors pour pour compléter ce que ce que ma collègue vient de dire alors il y a une question qui a été posée sur les les premières mesures les premières urgences finalement du système éducatif alors pour la cldt c'est pour nous il y en a deux euh la première c'est laisser tranquilles les enseignants du prer degré hein avec un un pilotage du premier degré qui soit bienveillant et qui surtout laisse les collègues faire n'oublions pas que nous avons des enseignants qui ont bac + 5 qui ont le qui sont des ingénieurs pédagogiques hein donc prenons en compte cela et puis l'une des de deuxième mesur c'est la question de la carte scolaire qui a été posé c'est-à-dire et là pour nous il faut avoir une orientation pluriannuelle de la carte des fermeture qui soit systématiquement en négociation notamment en milieu rural avec les collectivités territoriales je vous remercie alors on va essayer de faire très rapidement alors ça ça peut paraître ironique hein mais la très grande majorité de vos questions ont une réponse simple c'est des moyens humains dans les écoles on est désolé ça peut paraître un peu excessif caricatural mais euh que l'on parle de carte scolaire que l'on parle de dédoublement des classes à chaque fois on en revient à la même chose c'est des moyens humains pour faire tourner l'école dans ces situations et aujourd'hui quand on parle de carte scolaire on réfléchit pas à la structuration territoriale au besoins d'encadrement des élèves on on remplit des tableaux on a les les daenes ont des dotations de personnel et avec cette dotation de personnel ils doivent obligatoirement mettre les enseignants et les enseignantes dans les classes voilà donc quand on est un moyen constant ou en suppression et qu'on est dans un contexte de déficit d'attractivité et donc de problèmes de personnel et ben oui on gère la pénurie et là la pénurie elle est plus que conséquente donc effectivement on veut bien réfléchir à la question de la carte scolaire mais on veut réfléchir dans un contexte favorable c'est-à-dire que prenons les besoins euh des territoires prenons le besoin de réduction des effectifs par classe parce que c'est ce que ça interroge la question du dédoublement bah oui effectivement il est plus facile de travailler avec on va dire 15 20 élèves que 28 ou 30 parfois en maternelle oui ben oui c'est malheureusement c'est comme ça voilà donc mais tout ça ça a un coût humain alors j'entends effectivement les remarques sur les dépenses qui sont faites dans l'éducation notre place par rapport aux autres pu de l'OCDE par rapport ort à l'investissement national sauf que au-delà et derrière ces chiffres il y a la réalité de terrain je pense que ce matin de façon unanime que ce soit du côté politique et du côté syndical on s'est rendu compte que aujourd'hui on est à 8 jours de la rentrée il y a encore des classes et des écoles je parle que du premier degré où il n'y a pas d'enseignant et d'enseignantes c'est ça la réalité aujourd'hui et tant qu'on aura pas gommé cette réalité on aura du mal à parler d'autrees choses parce que enseigner c'est d'abord avoir de l'humain dans les écoles et tant qu'on l'a pas on peut pas avancer un mot rapidement sur la question des aesh privés ben oui mais là aussi les familles quand elles sont confrontées à un vide institutionnel et ben elles trouvent des mesures compensatoires et le compensatoire c'est le privé comme dans beaucoup de cas comme aussi parfois la scolarité de certains élèves il y a des territoires où il y a pas d'école publiqu et ben on va dans le privé c'est la même chose voilà et malheureusement le recours à ces évages privés c'est aussi de déterminisme social parce que on sait très bien que toutes les familles ne peuvent pas y avoir recours je vous remercie juste j'ajoute sur les les apcu qui ont été plantés comme ça dans le décor ça a été dit il faut différencier la question du sport et de l'éducation physique et sportive l'éducation physique et sportive elle est au programme de l'école primaire et le sport scolaire il il existe à travers l'uscep donc les 30 minutes d'apq ne sont qu'une espèce de de poudre aux yeux euh qui qui ne sont pas j'allais dire pédagogiquement intéressantes et on fait du de l'éducation physique et sportive à l'école rassurez-vous merci alors sur la question du moratoire sur les zones rurales sur le principe oui euh maintenant la problématique c'est vous vous allez l'avoir dans pas longtemps c'est qu'on fonctionne dans un budget euh et que effectivement euh comme le budget est ce qu'il est on a parfois des tendances à avoir des vases communiquants c'est-à-dire que effectivement les les daenes ont des effectifs limités ont des nombres de remplaçants qui est en chute libre euh et en fait on déshabille les uns pour habiller les autres en revanche la problématique du rural elle est insuffisamment traitée hein très clairement on parlait des écoles orphelines la problématique du fait qu'on ait créé les réseaux d'éducation prioritaire écolecollège c'est qu'effectivement il y a certaines écoles qu'on a laissé en dehors en dehors du champ et ça c'est absolument pas normal parce qu'elles ont des caractéristiques qui font qu'ell devrai être dans le champ sur les dédoublements euh en toutous les cas nous ce qu'on dit au snalk c'est effectivement une nette amélioration sur le climat scolaire sur le fait de pouvoir avoir plus de contact avec chaque élève c'est quelque chose qui a été limité à certaines classes dans le réseau d'éducation prioritaire euh et je crois que pour nous c'est au moins quelque chose qui montre que oui la taille des classes est un problème en France donc il faut quand même qu'on s'en saisisse et qu'on utilise cette baisse démographique pour faire quelque chose et de pas se dire ah bah justement on va pouvoir renier un petit peu sur les moyens de l'école j'ai eu une AES privée l'année dernière dans ma classe donc on pourra je pourrais vous en parler à l'occasion mais c'est la même logique que école publique école privée et encore plus école privée hors contrat qui a été évoqué c'est qu'à un moment s'il y a une perception réelle ou erronée mais sur la question de l'inclusion scolaire malheureusement souvent réelle que le public ne fait pas le job et bien effectivement les familles qui peuvent se le permettre et c'est pas toutes les familles loin de là vont payer pour avoir le service et l'accompagnement en fait auquel elles ont droit et de ce point de vue-là les piales n'ont pas du tout amélioré les choses puisqu'on a quand même plutôt tendance à avoir des vas et viens d'AES h sans compter le turnover propre au métier d'aesh c'est-à-dire que c'est un métier compliqué mal payé donc il y a beaucoup de personnes qui abandonnent aussi en cours de route la mesure numéro 1 c'est le rattrapage salarial ça veut pas dire qu'il y en a pas d'autres mais s'il y en a une c'est celle-là euh sur les leçons de morale il y a un enseignement moral et civique à l'école c'est 1 heure je crois en élémentaire et 1 demi-heure en collège et en lycée ensuite les programmes sont déjà bien remplis on va dire donc il y a des choses qui qui sont faites euh la question des IPS sur la loocation des moyens nous on pense que c'est une piste c'est une piste intéressante en tous les cas on a quand même des chiffres qui montrent qu'il y a des différences public privé sur le public accueilli c'est également le cas d'ailleurs des élèves en situation de handicap he ils sont beaucoup plus accueillis dans le public que dans le privé et on n' pas parlé des razed du tout depuis le début donc je voulais quand même mentionner qu'il faudrait les remettre à flot les réseaux d'aide aux élèves parce que c'est quelque chose qui manque à beaucoup de collègues aujourd'hui merci beaucoup coup nous terminons avec su d'éducation alors plusieurs réponses un peu dans le dans le désordre première chose sur le fait de conditionner les financements publics à la mixité sociale alors ça peut être intéressant d'un d'un premier point de vue mais c'est selon nous une fausse solution vu que cela ne changerait pas rien au fait que les écoles publiques doivent accueillir de manière inconditionnelle l'ensemble des élèves tandis que les écoles privées peuvent sélectionner les élèves qu'elles accueillent soit par les frais d'inscription soit par les résultats scolaires et si les écoles privées décident d'améliorer leur mixité sociale en cherchant à recruter les meilleurs élèves de l'école publique il n'est pas certain selon nous que nous nous retrouvions dans une situation beaucoup plus favorable et beaucoup plus souhaitable s'agissant des mesures à prendre on en a déjà évoqué plusieurs on peut le le redire ici hein il s'agit en premier lieu selon nous de recruter en améliorant l'attractivité des métiers enseignants et de l'ensemble des métiers de la communauté éducative et l'amélioration de l'attractivité ça passe avant tout par l'augmentation des salaires et par la mise en place d'une formation initiale digne de ce nom il s'agirait également selon nous de créer un vrai statut d'ESH pour éviter que l'inclusion scolaire fasse les frais de l'hypocrisie dont les victimes aujourd'hui et enfin il s'agirait de laisser les enseignants et enseignantes travailler en sortant du régime de l'injonction permanente dont nous faisons trop souvent les frais sur la mise en place de Courau de morale le SNAL qui a déjà répondu hein il existe déjà un horaire dédié d'une heure par semaine destiné à s'appuyer sur des situations pratiques c'est-à-dire en construisant les règles collectives à partir des expériences communes et ça nous semble plus pertinent que des leçons de morale mais je ne sais pas si c'est de cela que vous vouliez parler enfin sur le dédoublement nous sommes bien sûr favorables à une augmentation du du taux d'encadrement mais nous sommes aussi pour laisser les écoles plus libres de l'organisation des classes le dédoublement tel qu'il a été mis en place dans les dans les classes de grandes section de CP et de CE1 contraignait parfois les écoles à devoir surcharger les autres classes donc les classes de CE2 CM1 CM2 ce qui n'était pas forcément une une bonne chose pour l'organisation de l'école ce qui compte pour nous c'est d'attribuer des moyens supplémentaires aux écoles qui peuvent servir bien sûr à réduire le nombre d'élèves par classe ça nous semble une bonne chose et ce qui c'est ce qui se permet d'améliorer les résultats scolaires mais aussi par exemple à mener des enseignements en cour intervention ou à organiser des projets bref à utiliser ces moyens d'enseignement pour assurer une meilleure réussite scolaire des élèves des écoles publiques je vous remercie bien je vous remercie nous avons donc terminé et je tiens à remercier en tout cas nos invités pour la qualité de d'abord de leur intervention mais aussi pour tout ce que vous avez n vous nous avez apporté en cette rentrée scolaire donc nous nous nous retrouvons à 15h pour évoquer la rentrée à nouveau mais avec les représentants des organisations syndicales du second degré de l'enseignement général et de l'enseignement professionnel et donc je vous souhaite un bon appétit
Christian Girard