Macron et le 14 juillet : la guerre avant de partir ? - JT du lundi 13 juillet 2026
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Depuis des années, ils cherchent à tuer, à faire taire TV Liberté. Ils veulent étouffer la presse alternative qui vient bousculer leur monopole. Censure, pression, attaque financière, tentative d'intimidation, tous les moyens sont bons. Et pourtant, la peur est en train de changer de camp. La caste médiatique et politique perd progressivement son emprise. Pour la première fois, les Français passent désormais plus de temps sur YouTube et les plateformes vidéo que devant la télévision de propagande. Le paysage médiatique bascule. Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour les médias mainstream. RMC, BFM lancent un plan de départ volontaire.
Les producteurs de Quotidien de Yann Barthès suppriment des postes. Des licenciements massifs frappent le Parisien, les Echos, Bayer Press, Sud-Ouest, Nice-Matin et tant d'autres malgré le flot d'aides publiques. Et que dire de Nouveau-19 ? La chaîne TNT attribuée par l'Arcom aux copains du journal Ouest-France. C'est un naufrage. Déjà 33 millions d'euros de dettes en seulement 6 mois, c'est l'équivalent de 12 années de budget de TV Liberté. Oui, c'est la panique dans la presse conformiste. C'est précisément maintenant qu'il faut enfoncer le clou. Surtout, ne pas ralentir, ne pas baisser les bras, ne pas abandonner. Au contraire, il faut amplifier le mouvement.
Il ne tient qu'à vous de permettre à TV Liberté de continuer d'exister. Car c'est bien là l'enjeu d'aujourd'hui. Continuez d'exister, libres et indépendants. Ensemble, donnez à TVL les moyens de poursuivre son combat. Et faites progresser vos idées. TVL n'est pas comme les autres. Elle vous respecte. Aidez-vous.
Je suis ravie de vous retrouver ce soir. À la une de cette édition, Emmanuel Macron se prépare pour son dernier 14 juillet. Un condensé de fins de règne autoritaires qui méprisent les Français et mettent à l'honneur ses obsessions guerrières. Nous reviendrons ensuite sur la situation au Moyen-Orient. Alors que la paix entre l'Iran et les États-Unis semble désormais bien loin. Et puis, nous évoquerons les incendies en France. Nos territoires sont dévastés pendant que l'État est à court de solution. ...et dilution de la France. Le dernier 14 juillet d'Emmanuel Macron sera à l'image de ses 10 ans de mandat.
Alors que la coalition des volontaires pro-Ukraine défilera sur les Champs-Elysées, les fêtes populaires, elles, sont interdites sous prétexte de canicules. Le point de Nicolas de Lamberterie.
Emmanuel Macron terminera donc sa décennie à la tête de la France comme il l'a commencé, sous le signe de la dilution du pays, y compris d'un point de vue militaire, dans le magma européen. C'est ainsi que cette année, de nombreuses troupes étrangères, dans des quantités inédites, défileront à Paris sous la bannière de la coalition des volontaires. Cette initiative européenne visant à envoyer des troupes pour participer à la stabilisation de l'Ukraine, pour le jour où l'interminable guerre russo-ukrainienne prendrait fin.
S'il est désormais monnaie courante d'avoir des unités étrangères qui participent au défilé, comme c'était par exemple le cas des forces armées indonésiennes en 2025, il y a un symbole politique fort à faire défiler des troupes européennes au 14 juillet, quelques mois après avoir évoqué le partage de la dissuasion nucléaire française. Pour Pierre-Yves Rougeron, ce symbole est d'autant plus un cri d'impuissance qu'aujourd'hui la coalition des volontaires semble au point mort.
Il y a à la fois une faute politique, une incongruité stratégique et une faillite morale. Alors la faute politique, c'est le contre-coup d'une politique symbolique. Quand on ne peut rien faire, quand on ne sait rien faire, on habille des symboles. Donc là, on fait un défilé avec des Ukrainiens, très bien, ce qui ne change strictement rien, sauf de cracher à la figure de la Russie et donc de nous rendre toujours moins aptes à peser positivement dans ce conflit et toujours moins audibles. Incongruité stratégique, nous nous accrochons à l'initiative des volontaires dans laquelle plus personne ne croit.
On va faire défiler des volontaires, on aurait pu faire défiler des juments de revue ou des majorettes pour le même prix, alors que l'initiative elle-même ne pèse plus rien.
Et le 14 juillet, c'est aussi censé être une fête populaire, celle où notamment les citoyens français célèbrent leur armée en venant nombreux regarder le défilé militaire. Mais cette année, pour la première fois, les badauds qui voudraient s'y rendre sont priés de s'inscrire en avance et devront être munis d'un QR code pour pouvoir passer les barrières. En clair, demain, à Paris, ce sera la vie comme pendant les Jeux olympiques, mais toute l'année et tout le temps. Cela empêchera peut-être le président Macron de se faire siffler par la foule, comme cela est régulièrement le cas depuis 2019 et la crise des gilets jaunes.
En parallèle de cela, en raison des importantes vagues de chaleur, les préfectures ont repris leurs bonnes habitudes liberticides et prononcé ici et là des interdictions de balles populaires, notamment les fêtes annuelles des pompiers. Autant il n'y a pas de difficultés à comprendre d'importantes restrictions pour les feux d'artifice, ou les feux en général, étant donné leur dangerosité potentielle en période de grande sécheresse. En revanche, les esprits mal intentionnés s'interrogent sur le bien fondé, consistant à ce que les préfectures interdisent purement et simplement les fêtes populaires ou autres festivals.
Ces interdictions qui infantilisent les populations risquent en tout cas de devenir monnaie courante, puisqu'elles font suite à celles survenues à l'occasion de la fête de la musique en juin dernier, où dans plusieurs départements, les préfectures ont soudainement interdit la consommation d'alcool en terrasse ou sur la voie publique, ou procéder à la fermeture des rayons alcool des grandes surfaces, comme ont fermé les rayons joués au printemps 2020. Pour rappel, les gens peuvent d'eux-mêmes décider d'annuler un déplacement festif en raison d'une chaleur importante, ou de le décaler à une heure plus tardive, de boire plus d'eau, et moins voir pas du tout l'alcool.
Bref, faire preuve du bon sens le plus élémentaire, sans qu'aucune autorité publique les en empêche en les traitant comme des fous ou des demeurés, avec bien évidemment en toile de fond l'argument massue que les hôpitaux sont sous tension. Un argument déjà bien connu et bien utilisé, mais qui pourrait devenir demain une nouvelle normalité et servir d'excuse pour interdire tout et n'importe quoi, sous prétexte que les comportements potentiellement à risque sont susceptibles d'envoyer des gens à l'hôpital.
En revanche, pour savoir ce qu'il y a dans nos assiettes ou dans nos seringues, on risque de devoir attendre encore un peu, et tant pis si par malchance des choses néfastes pour notre santé s'y glissaient. Mais en attendant de savoir quel sort réserve le pays et ses citoyens le 14 juillet 2027, tâchez malgré tout de profiter de votre 14 juillet 2026 en faisant malgré tout attention à la chaleur.
Et profitons de cette journée pour rappeler que l'attentat de Nice va fêter son triste dixième anniversaire, alors que des milliers de personnes admiraient le feu d'artifice. Un islamiste tunisien au volant d'un camion a foncé dans la foule, faisant 86 morts sur la promenade des Anglais. C'était le deuxième attentat le plus meurtrier en France, après celui du 13 novembre 2015. Intéressons-nous à présent à l'international. L'Iran et les États-Unis se déchirent à nouveau. Après plusieurs jours de reprise des combats, le mémorandum d'Islamabad semble bel et bien relégué au passé. Au cœur de ces nouvelles frappes, encore et toujours le détroit d'Hormuz. Le point tout de suite.
Avant la guerre, le nucléaire iranien était un point explosif entre les États-Unis et l'Iran. Depuis la guerre, il faut aussi compter sur le détroit d'Hormuz. Ce lundi, le trafic dans la zone est tombé à son plus bas niveau depuis deux mois. Ces derniers jours, Mosen Rezaï, le conseiller du guide suprême iranien, a d'ailleurs estimé qu'Hormuz était plus important que des dizaines de bombes atomiques, expliquant que l'Iran ferait tout pour le protéger. Une reprise en main de cette puissante route commerciale en réponse à l'opération lancée par Donald Trump et Benjamin Netanyahou le 28 février dernier.
Problème, si les Iraniens avaient accepté le principe de reprise du trafic, ils réclament toujours un droit de passage pour les navires. Une situation intolérable pour Washington qui se voit donc à l'origine d'un véritable blocage du commerce pétrolier mondial. Dans ce cadre, Donald Trump a déclaré ce lundi qu'il voulait devenir, je cite, « l'ange gardien du détroit d'Hormuz » et même être rémunéré pour cela. En attendant, l'or noir a pris 3% ce lundi pour se rapprocher des 80 dollars. Pour le moment, on reste toutefois bien en dessous des prix pratiqués avant les premières discussions de paix.
Toujours est-il que les frappes américaines visant à riposter à l'attaque d'un navire par les forces iraniennes dans le détroit ont été nombreuses. Téhéran a alors décrété, fermé jusqu'à nouvel ordre le détroit. Quelques 140 cibles auraient été atteintes dimanche selon le commandement central américain. Pitex-7, le ministre de la guerre américain, a estimé que Téhéran payait le prix de leur mauvais choix. D'autres paient aussi le prix fort, les alliés de Washington. En effet, des bases américaines ont été frappées par l'Iran, en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, mais aussi contre Oman.
Toutefois, dans une tribune publiée par Le Monde, Badr al-Boussaïdi, le chef de la diplomatie du sultanat, réaffirme la nécessité de négocier pour en finir avec la guerre, estimant même que pour son pays, la menace la plus sérieuse n'est pas Téhéran, mais Tel Aviv. Il faut aussi rappeler que dans tout ce dossier brûlant du Proche et du Moyen-Orient, Israël occupe une partie du Liban et frappe toujours régulièrement le pays pour combattre le Hezbollah. L'Iran avait pourtant fait valoir que les accords de cesser le feu signés avec Washington devraient aussi s'imposer pour Beyrouth. Après plus d'un million de déplacés, le pays est pourtant en suspens.
A noter que François Fillon, l'ancien Premier ministre et malheureux candidat à la présidentielle de 2017, s'y est rendu en signal de soutien aux chrétiens d'Orient.
Je commence aujourd'hui mon douzième voyage au Liban. Je suis venu pour apporter le témoignage de la solidarité et du soutien des Français à ce peuple libanais qui est une nouvelle fois menacé par les guerres que mènent ses voisins.
Un soutien qui n'aura pas vocation à faire de la récupération, dans la mesure où François Fillon est toujours inéligible, depuis le coup d'État judiciaire de la campagne de 2017. Des discussions de paix doivent se tenir à Rome les 15 et 16 juillet entre le Liban et Israël, mais pour l'heure, Péroute n'a pas confirmé sa présence. La situation semble en effet bloquée, puisqu'Israël refuse de retirer ses troupes tant que le Hezbollah n'aura pas rendu les armes, ce que le Hezbollah refuse de faire tant qu'il y aura une menace d'annexion d'Israël, menace qui semble aujourd'hui proche de la réalité. La France s'embrase.
Un incendie massif dévaste à présent la forêt de Fontainebleau et illustre la négligence de l'État face aux risques. Renaud de Bourleuf.
Le patrimoine naturel de la France part en fumée. Dimanche, un incendie s'est déclaré dans la forêt de Fontainebleau en Seine-et-Marne. 800 hectares ont été dévastés en quelques heures. Plus de 900 personnes ont été évacuées par précaution, principalement des habitants vivant en lisière de forêt, à Vaudouais et à Noisy-sur-École. Le sous-préfet de Fontainebleau évoquait un incendie d'une ampleur exceptionnelle. Ce lundi, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez s'est rendu sur place.
Il y a 500 pompiers qui sont à pied d'œuvre sur un incendie qui a démarré en plusieurs points hier, dont deux points de part et d'autre de l'autoroute A6 et il y a eu une dizaine de points de départ de feu dans un périmètre de 1000 mètres, ce qui laisse supposer que ce pourrait être une origine volontaire. Alors, je n'en dis pas plus. Il y a la madame la procureure de la République de Fontainebleau qui, bien sûr, est saisie. Il y a une enquête en cours qui a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie nationale de Paris et donc les investigations permettront de confirmer ou d'infirmer cette thèse.
Mais il y a quand même un certain nombre d'observations, on va dire, pour le moins, troublantes sur le démarrage de ce feu qui est parti donc du nord-ouest du massif, de la forêt de Fontainebleau et qui s'est dirigé vers le sud-ouest. Plus de 500 sapeurs-pompiers ont été mobilisés avec des renforts d'autres départements. Deux aviers bombardiers d'eau canadaires et de dash ont été déployés ce lundi matin pour lutter contre les feux. Rappelons que la flotte aérienne française compte 12 canadaires et 8 dash pouvant larguer 10 tonnes d'eau d'un coup. Pendant ce temps, d'autres incendies ont lieu dans le reste de la France. Dans l'Oté-Garonne, près de 200 hectares ont été parcourus.
Les habitants des communes rurales de Sommé-Jean et Alon ont été évacués dimanche avant de regagner leur domicile lundi matin. Plus de 200 pompiers ont été mobilisés avec des renforts. Dans les côtes d'Armor, des feux de Londres sont déclarés au Cap Fréel. Les habitants d'un camping ont été évacués. Sur la seule journée de dimanche, 250 départs de feu, aux conséquences plus ou moins limitées, ont été recensés. D'une manière plus générale, ce début de saison 2026 est particulièrement intense. Plus de 32 000 hectares ont déjà brûlé depuis le début de l'année, soit plus que toute la saison 2025.
Quatre ans après les incendies dévastateurs en Gironde et dans les Landes en 2022, les tragédies se répètent. Notons que la question était sur la table avant 2022. En 2019, un rapport d'information du Sénat sur les feux de forêt alertait sur l'impérieuse nécessité de renforcer les moyens de lutte face à un risque susceptible de s'aggraver. Aujourd'hui, avec les nombreux épisodes de forte chaleur, les incendies dépassent largement le pourtour méditerranéen et affectent des régions jusque-là peu exposées. La loi de juillet 2023 tentait d'attaquer le problème à la racine afin d'adapter les forêts françaises aux risques induits par le changement climatique.
Les mesures impliquaient notamment une diversification des essences d'arbres pour éviter les peuplements trop homogènes, ainsi qu'un renouvellement des forêts avec des espèces mieux adaptées aux sécheresses et donc moins inflammables. Ces mesures aient provoqué la colère des associations écologistes telles que Canopée ou France 1 Tue Environnement qui critiquent un modèle dit productiviste. À croire que les pouvoirs publics peinent à trouver un chemin entre la promotion immobilière sur des zones protégées et les candeurs gaugistes qui refusent de tailler les ronces. Sur le terrain, les professionnels pointent un manque de soutien par l'État.
Après les incendies de 2022, Emmanuel Macron avait annoncé un renforcement de la flotte de Canadair. Problème, les premières livraisons n'interviendront qu'à partir de 2028 puis en 2032. Pendant ce temps, les appareils disponibles sont vieillissants. Ainsi, en 2024, seuls trois étaient disponibles certains jours à cause de panne ou d'un manque de techniciens de maintenance. Les pompiers déplortent aussi un manque de moyens. En 2025, un rapport parlementaire de l'Assemblée nationale a dénoncé les baisses de budget décidées par le Premier ministre Gabriel Attal. Il avait réduit de 52 millions d'euros un programme de sécurité incendie.
Pendant que la France brûle, nos politiques regardent ailleurs.
Et nous poursuivons en compagnie de Renaud de Bourloff, cette fois pour l'actualité en bref en France.
Un peu de bravitude dans la campagne de 2027. Alors que la gauche socialisante cherche toujours son poulain pour tenter d'échapper à Jean-Luc Mélenchon, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal, a déclaré vouloir se présenter à la primaire. A 72 ans, l'ancienne patronne du Boitou affirme vouloir servir avec discernement et respect quant aux autres points de vue. Ségolène Royal s'est dite incapable de rester en dehors du jeu alors que la première femme élue présidente de la République pourrait être, je cite, d'extrême droite.
La liste des potentiels volontaires pour la primaire peau pourrie de la gauche et des écologistes s'allonge donc, de François Ruffin à Olivier Faure, en passant par Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Jérôme Gage et bien d'autres. Dans cette opération, Ségolène Royal pourrait alors se souvenir que si elle a beaucoup d'adversaires à droite de l'échiquier politique, elle a encore plus d'ennemis dans son propre espace. Une ville surendettée qui expédie son argent en Afrique. Jeudi, dans le Val-de-Marne, le conseil municipal d'Ivry-sur-Seine, à majorité communiste, a adopté une subvention de 46 000 euros pour la commune de Dianguirdé, au Mali.
La mairie invoque le jumelage avec cette municipalité, mais aussi la solidarité internationale. Rappelons que la dette d'Ivry-sur-Seine avoisine les 100 millions d'euros. De plus, l'élu d'opposition RN, Kevin Nader, rappelle le sentiment anti-français très fort au Mali. La France a déjà donné beaucoup au Mali. Elle a donné son argent, elle a donné son temps, elle a donné son armée et surtout, elle a donné la vie de ses soldats. Combien de temps la France doit encore s'excuser, payer, intervenir, reconstruire, financer, compatir pendant qu'une partie des autorités maliennes nous désigne comme le problème ?
Les autorités maliennes ont voulu reprendre leur destin en main, très bien qu'elles l'assument. le Mali au Malien et la France au Français. Le brevet devenu un jeu d'enfant. A Aix-les-Bains en Savoie, une fille âgée de 9 ans a obtenu 15,85 de moyenne à l'examen du diplôme national du brevet. Ses parents affirment qu'elle n'est pas surdouée mais que n'importe quel enfant pourrait réussir le brevet tel qu'il est devenu aujourd'hui. La jeune lauréate avait en effet un atout, elle a suivi l'école à la maison. La famille dit notamment avoir utilisé des manuels scolaires des années 1950 qu'elle juge plus adaptés pour l'apprentissage du français.
Pour le père de la jeune diplômée, cette candidature visait à montrer le manque d'exigence de l'examen terminal du collège. Selon lui, ce système a baissé les bras et cessé d'être ambitieux. La France musée du Coupe-Gorge, le classement des pays les plus sûrs du monde, a été publié par l'Institut for Economic and Peace et la France trône à la 99ème place sur 163. A croire que l'étude a cédé au sentiment d'insécurité qui n'existe pas selon l'ancien garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti. La sécurité en France se trouve donc évaluée entre celle de la Tanzanie et celle du Gabon.
L'étude explique que cette dégradation est liée à la hausse de la criminalité violente ainsi qu'à la perception accrue de la criminalité. Le contexte international s'est aussi globalement dégradé. Le rapport indique que le monde poursuit sa trajectoire de détérioration de la paix, notant qu'il y a aujourd'hui plus de conflits étatiques actifs que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans ce marasme, l'Islande conserve la première place du classement mondial devant la Nouvelle-Zélande et la Suisse. Sans surprise, l'Institut place en bonne dernière la Russie.
Et continuons à présent avec le reste de l'actualité internationale. Le visage emblématique des néoconservateurs américains est mort. Lindsey Graham, le sénateur républicain de Caroline du Sud qui appelait à l'assassinat de Vladimir Poutine et voulait envahir Cuba et passer de vie à trépas samedi 11 juillet. En cause, nous dit-on, une maladie brève et soudaine. Un euphémisme puisque Lindsey Graham s'était rendu la veille dans une de ses zones d'expérimentation préférées, l'Ukraine.
Lindsey Graham avait notamment rencontré Volodymyr Zelensky et visité une usine secrète de drones laquelle a d'ailleurs été détruite après avoir été ciblée par la Russie par au moins 6000 cils quelques heures après. Certaines voix laissent donc entendre que le sénateur aurait pu être lourdement blessé avant d'être rapatrié. En effet, pour l'ancienne analyste de la CIA, Larry Johnson notamment, la chronologie n'est pas crédible mais les Etats-Unis ne pourraient pas admettre la vérité. Selon I24 News, l'Instagram se serait toutefois entretenu par téléphone avec Donald Trump quelques heures avant son décès comme si de rien n'était.
Les principaux dossiers internationaux tels que l'Ukraine et la Russie et bien sûr l'Iran auraient été au menu. Après l'appel, le sénateur se serait alors sentuit mal et aurait dit à son entourage « Je ne peux pas mourir maintenant, je dois travailler sur les sanctions contre la Russie, régler la question iranienne et normaliser les relations entre Israël et l'Arabie saoudite ». Que ce soit vrai ou non ? Au moins, la feuille de route est confirmée. Les élections législatives israéliennes programmées le 27 octobre prochain. Dimanche, le Parlement israélien a annoncé la date de tenue d'un scrutin que beaucoup décrivent comme un référendum pour ou contre Benjamin Netanyahou.
Il s'agira des premières élections convoquées depuis l'attaque du 7 octobre 2023 qui a propulsé l'actuel Premier ministre à la tête des opérations de représailles contre Gaza puis plus récemment dans la guerre contre l'Iran aux côtés de Donald Trump. Âgé de 76 ans, Benjamin Netanyahou est le Premier ministre ayant exercé le plus long mandat de l'histoire du pays. Il entend néanmoins briguer un nouveau mandat alors même que beaucoup d'Israéliens lui reprochent de ne pas avoir empêché le 7 octobre puis d'avoir débuté une guerre sans fin contre le Hamas qui n'est toujours pas éradiqué et de ne pas avoir davantage su protéger les otages.
Par ailleurs, le Premier ministre est visé par des accusations de corruption, de fraude et d'abus de confiance. Des affaires qui ont poussé de nombreux Israéliens à manifester pour sa démission bien avant le 7 octobre. Des protestations qui ont été mises en sourdine dans le contexte de guerre. Selon les derniers sondages, une majorité d'Israéliens seraient favorables au départ de Netanyahou et son principal rival serait l'ancien chef d'état-major Gaddy et Senkot. En Angleterre, l'enquête après le meurtre de la femme politique souverainiste Anne Vindekombe avance.
Samedi soir, un Britannique âgé de 28 ans a été arrêté deux jours après la découverte du corps sans vie de la porte-parole de Reform UK âgée de 78 ans à son domicile après avoir subi plusieurs coups à la tête. Ce lundi, la police antiterroriste s'est saisie de l'enquête. Le suspect aurait parcouru plus de 400 kilomètres pour rejoindre le domicile de l'ancienne élue. Reste à savoir qui Anne Vindekombe pouvait déranger. Cette ancienne ministre du gouvernement conservateur de John Major est revenue sur le devant de la scène en 2019 pour rejoindre le parti fondé par Nigel Farage. Dans les médias britanniques, elle avait acquis une forte notoriété grâce à son franc-parler.
Un remaniement ukrainien pour éviter les élections. Alors que Volodymyr Zelensky a vu son mandat présidentiel expirer en mai 2024 et reconduit tacitement par la loi martiale, il vient de procéder à un remaniement gouvernemental. Première transformation, le poste de Premier ministre avec le départ de Yuliaz Viridenko arrivée il y avait tout juste un an. Elle pourrait prendre la tête d'un poste lié aux relations internationales. L'objectif de Volodymyr Zelensky serait de signifier un changement de stratégie politique. Reste à savoir s'il s'agira de rompre avec la corruption endémique.
En effet, ces derniers mois, de très nombreux proches et membres du gouvernement ukrainiens ont été écartés après des activités de détournement de fonds, notamment en lien avec l'énergie, alors même que les Ukrainiens ont largement été privés d'électricité cet hiver. Et voilà, nous approchons de la fin de cette édition. Dès à présent, retrouvés Politique et Éco, Pierre Bergeau reçoit l'économiste Ludovic Malo pour évoquer le mécanisme d'un krach monétaire à venir, actuellement planifié à partir de l'hyperconcentration bancaire.
Cette législation a été révélée par David Rogers Web, qui est un initié de la finance, qui avait géré un très gros fonds spéculatif aux États-Unis et quelqu'un qui a mis en lumière tout le mécanisme juridique pour orchestrer la dépossession. Il a mis à jour toute une législation sur l'incertitude juridique des titres dans la Convention de la haie, qui va permettre de pouvoir saisir les titres financiers qui ont été dématérialisés au fil des années, depuis plus de 20 ans, en réalité, puisque ça commençait aux États-Unis en modifiant le code commercial uniforme.
C'est un ancien agent de la CIA qui s'était chargé de ça, d'ailleurs, William Bill Dancer, qui était en charge de convertir le statut juridique des titres. Donc, ils ont été dématérialisés et dans la plupart des juridictions, les titres étaient considérés comme des biens personnels. Et ce n'est plus le cas. Et en fait, ils sont octroyés un droit de garantie totalement frauduleux, inventé de nulle part dans cette convention de la haie, qui leur permettra le moment venu quand ils auront décidé d'appuyer sur le bouton rouge et de faire effondrer le système, de pouvoir saisir les titres.
Demain, pas de JT pour le 14 juillet, mais vous pourrez retrouver un Zoom le matin aux côtés de Benoît Dumoulin. Il parlera des dérives de la laïcité française. Et puis, vous aurez également un nouveau numéro de Choc du Monde avec le Saint-Syrien et homme d'affaires installé en Russie, Xavier Moreau, sur les tensions entre Paris et Moscou qui atteignent un nouveau pic. C'est à présent la fin de cette édition. Merci à tous pour votre fidélité. À mercredi, Bonsoir. Bonsoir.
Emmanuel Macron