🔴 EN DIRECT | Conférence de presse : loi immigration, le texte de la honte
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
invité à venir nous rejoindre cet après-midi c'est parce que nous avons le sentiment qu'il se passe quelque chose d'extrêmement grave et que nous voulons alerter à travers vous l'opinion publique sur un texte qui a bien des égards est en fait une course poursuite d'abord entre la droite et l'extrême droite et entre les libéraux et la droite et au bout du compte il y a une bataille culturelle qui est malheureusement en train d'être gagnée par l'extrême droite et qui nous inquiète beaucoup parce que elle amène à un texte qui est très très loin de ce que les républicains que nous sommes peuvent admettre s'agissant d'une politique migratoire il y a désormais dans le texte qui sera transmis à l'Assemblée de forts préjugés racistes avec une interrogation pour nous qui avons manifesté hier contre l'antisémitisme et qui considéront que le la lutte contre le racisme ne se divise pas on ne peut pas avoir la volonté de soutenir nos concitoyens juifs et en même temps faire peser sur toutes celles et ceux qui sont de confession ou de culture musulmanes sur les étrangers vivant en France de manière légale une forme de présupposé qui serait qu'il serait forcément là soit pour les aides soit comme une menace pour la République et donc donc il faudrait encadrer et chercher en permanence à veiller sur un troupeau qu'on considère comme hostile et donc c'est la raison pour laquelle nous allons nous battre comme nos collègues se sont battus jour et nuit au Sénat pendant plusieurs jours malheureusement ici la majorité est ce qu'elle est et la la complicité des centristes a malheureusement conduit à ce que ce texte se turcisse jour après jour et malheureusement ce que nous avons observé aussi c'est que le gouvernement lui-même n'a pas été en mesure de poser les digues qu'il était qu'on était en en mesure d'attendre de lui et que de voir que même sur un sujet aussi signifiant que l'aide médicale d'État il y a eu un avis de sagesse du gouvernement c'estàdire que le gouvernement ne s'est pas opposé à ce que l'aide médicale d'État soit supprimée il a là en fait une totale un total abandon de ce que ce qu'ont été jusqu'ici y compris les messages portés par la République en marche ou par Renaissance on est dans un abandon complet de ce qui a été y compris la doctrine présidentielle jusqu'alors dans une volonté simplement de constituer une nouvelle majorité sur le dos en fait des Français d'origine étrangère et des étrangers en situation régulière et donc c'est la raison pour laquelle mes collègues vont se succéder à cette tribune pour indiquer quels sont les points sur lesquels il y a matière à plus que s'interroger à s'opposer et à faire valoir un point de vue très différent nous avons présenté il y a quelques semaines avec Marie-pierre avec Boris ce que nous portons les grands principes sur lesquels nous nous battons sur le fait que le le travail n donner un droit au séjour que nous devons améliorer toutes nos politiques d'inclusion défendre ce droit intangible que doit être le droit d'asile faire en sorte de réformer le système de Dublin qui fait peser l'essentiel du poids migratoire sur les pays d'entrée dans l'Union européenne au détriment d'un juste partage entre les pays européens faire en sorte qu'il y ait une nouvelle méthode d'instruction du droit des étrangers qui évite ces fils d'attente qui permettent une instruction à 360° et qui permett d'éviter ce que nous connaissons aujourd'hui défendre évidemment les droits humains et ce qui a été défendu aussi ici par nos collèg sénateur c'est-à-dire de r d'introduire dans le droit là où il y en a on avait autrefois un un délit qui frappait celles et ceux qui accueillent et qui permettent de protéger les droits humains et bien faire en sorte qu'il y a au contraire un délit d'entrave au droits d'asile euh qui permettent justement de pénaliser celles et ceux qui aujourd'hui sont au contraire en train de chercher à réduire les possibilités d'accès au droit et on peut pas en ce moment parler de droit humanitaire de droit humains à toutes les sauces sans avoir le moindre regard sur ce que nous pratiquons dans notre propre pays c'est la raison pour laquelle nous allons faire de ce combat un combat euh essentiel il ne s'agit pas simplement de témoigner pour l'histoire mais de faire en sorte de réveiller les esprits de faire en sorte que toutes celles et ceux qui se sont réclamés jusqu'ici de l'humanisme puissent en démontrer l'effectivité j'ai cru comprendre qu'il y avait même des gens qui chez les libéraux estimaient que ils puisaient leur racine à gauche et bien c'est le moment de le démontrer c'est bien de faire de grands discours mais c'est mieux de faire la démonstration concrète de cet ancrage et cette capacité à tenir face notamment à l'extrême droite car aujourd'hui je le répète c'est l'extrême droite qui est en train de gagner la bataille culturelle et sa notabilisation ne passe pas simplement par le fait d'avoir des vice-présidents à l'Assemblée d'avoir était accueilli dans une manifestation sa principale notabilisation sa principale intégration dans le jeu démocratique c'est en réalité le fait de reprendre ses propositions et ça a été souligné par mes collègues sénateurs il y a nombre d'amendements qui ont été adoptés par le Sénat qui avait des amendements identiques déposés par le rassemblement national c'est une grande grande première et nous qui avons comme euh comme dogme en tout cas comme ligne de conduite de ne jamais adopter aucun amendement du rassemblée nationale de ne jamais voter ces textes de ne jamais accepter la l'éventuelle main tendue qu'il pourrait euh nous adresser de manière très tactique et bien nous sommes euh effaré de voir qu'aujourd'hui ici au Sénat et bien il y a malheureusement une jonction progressive qui s'opère et même si nous ne confondons pas les uns avec les autres il y a une surenchère qui est réellement mortifère pour les républicains et pour les humanistes je cède donc la parole dans l'ordre je ne sais pas qui commence à Marie-Pierre de la Gonterie merci Olivier on était enfin nous sommes toujours trois chefs de fil pour le groupe je vais peut-être vous donner quelques commentaire d'ambiance avant que Corine nassigin et hen Bourgie développent d'autres d'autres aspects vous avez pour la plupart suivi ce débat donc vous avez constaté au fil des discussions ce ce que vient de d'évoquer de dénoncer Olivier fort effectivement sur toutes les tous les items toutes les points d'entrée du texte nous avons vu un durcissement mais qui allait jusqu'à reprendre les testes du Front national les propositions concrètes du Front national c'est le cas évidemment pour l'ame l'aide médicale d'État qui est dans le programme de Marie de Lepen sa suppression c'est le cas sur le regroupement familial c'est le cas sur la nationalité c'est le cas sur l'accès aux étudiants c'est le cas sur l'aide au développement supprimé lorsqu'il n'y a pas de de de de collaboration suffisamment efficace des pays en en en en remise de laisser passer consulaire c'est le cas sur la nationalité c'est le cas sur la déchéance de nationalité bref il y a comme ça j'ai envie de dire une trentaine de points sur lequel on retrouve très exactement les propositions qu'a pu faire Marine Le Pen et précédemment le Front national sur ces sujets euh et donc ce qui est assez frappant c'est qu'au fond ça a été c'est le le texte de de la clarification c'est c'estàd que la ligne politique de LR désormais c'est bien ce qui a été évoqué souvent mais qu'on avait pas toujours touché du doigt de manière aussi précise et concrète et factuelle le fait d'aller sur les propositions de l'extrême droite et quant au centriste puisque vous savez qu'au Sénat les républicains ne sont pas majoritaires seuls il leur faut la point des centristes qui sont nombreux vous avez suivi le le feuilleton un peu un peu ridicule mais on peut revenir de la question de la régularisation des travailleurs sans papier dans le métier entention disposition qui bien évidemment a disparu vous avez vu comment LR et l'Union centriste avait négocié pas négocié remplacé bref mais concernant les centristes qui est très frappant c'est que on peut comprendre l'idée d'un compromis de la droite sénatoriale on est passé du compromis à la compromission c'est-à-dire qu'on a des centristes qui vont voter des points qui sont en tout en tout en tout détail c'est le cas de le dire malheureusement dans les programmes du Front National et c'est en ce sens que c'est très inquiétant pour tous et c'est cela que que nous voulions dénoncer et que nous dénoncerons demain lors des explications de vote et cela s'applique également au groupes macronistes à ce jour je ne sais pas quelle est leur décision finale mais à la fin du débat ils envisageait de voter pour le texte c'est-à-dire qu'on voit que le ministre de l'Intérieur a a capté intégralité du débat le ministre du Travail a disparu je dire il va bien il est au question d'actualité donc non mais ça peut arriver il faut toujours faire très attention il était aux questions d'actualité qui précédait il n'a pas mis les pieds dans l'hémicycle est-ce que c'est parce qu'ils se sont dépossédés je ne sais pas le troisème ministre qui était cignataire était le garde des saut il m paraît qu'il était pris par ailleurs donc oui mais bon Gard des son on a suggéré qu'il vienne le soir puisque il paraît qu'il est capable de faire plusieurs choses dans la même journée mais bon bref non mais le ministre du Travail c'est très symbolique donc voilà donc demain nous allons avoir le vote solennel nous demandons vraiment solennellement au centristes de se reprendre c'est-à-dire que le texte de de de initial du gouvernement n'était pas formidable on va dire les choses comme ça mais là on est très très très loin de quelque chose acceptable en France et on rond avec la tradition française donc jusqu'à demain les centristes doivent réfléchir avant de prêter la main à ça ou alors de n'avoir plus aucun intérêt d'existence c'était pour la note d'ambiance je vais je vais entrer dans un petit peu plus de détail avec avec Husen ensuite sur sur les les points particuliers de vigilance pour la suite puisque ensuite on passera le relais à Boris à l'Assemblée nationale le texte est passé je crois de 27 articles au départ du du texte du gouverne ement à 92 articles à la sortie de la séance au Sénat et donc très peu d'articles de de bons de bons articles positifs qui qui restent dans le texte il y en a un ou deux sur sur notamment le fait que les mineurs ne seront plus en centre de rétention les mineurs de moins de 16 ans même si on a on a obtenu le l'accord de de dermanant sur le fait qu'on puisse monter à l'Assemblée nationale à 18 ans puisque la droite a refusé le le voter mais ça je pense que c'est à peu près tout ce qui reste de positif finalement dans ce texte euh tout le reste avait été supprimé par par la droite sénatoriale déjà une partie en commission et et ce qui restait encore a été supprimé ou modifié dans le mauvais sens par la droite sénatoriale et puis on a eu beaucoup de nouveaux articles et donc ces nouveaux article c'est euh sans rentrer dans le détail des 92 article essentiellement les restructions sur tout ce qui relève du regroupement familial euh tout ce qui relève aussi de du droit à la santé pour les étrangers mais qui par ricocher concerne aussi tous les Français parce que c'est non seul ça a non seulement des des conséquences évidemment avec la me mais plus largement aussi hein le le droit de se faire soigner pour les demandeurs d'asile et ou ceux qui viennent d'être déboutés du doit d'asile du droit d'asile a aussi été supprimé euh le le le l'accès l'accès à euh au au au soins même pour les pour même d'urgence est extrêmement extrêmement mal défini donc même ce qu'ils ont laissé ou ce qu'ils ont mis à la place l'aide médicale d'urgence fait que on sait bien que ça va être une catastrophe pour nos services de santé euh non seulement en terme sanitaire mais aussi en terme budgétaire et en terme de ressources humaines il y a aussi toutes les attaques contre les étudiants euh qui donc sur le le l'augmentation la la le fait de déposer des d'avoir à déposer des cautions et puis l'augmentation des frais de des des des frais pour les étudiants euh il y a euh aussi évidemment les dispositions sur le droit de la nationalité donc la restriction sur le droit du sol mais aussi par exemple un des amendements qui était identiques avec celui de l'extrême droite euh et de reconquête en plus même pas le rassemblement national qui était de reculer qui est de reculer le le de 5 à 10 ans de passer de 5 à 10 ans de résidence pour avoir le droit de demander la nationalité euh française donc ce ce genre de chos évidemment il va falloir les combattre je je je oui et et le le sujet qui est passé je pense totalement inaperçu euh et qui ne peut pas rester dans ce texte et et donc on compte sur les députés là-dessus c'est le la suppression des allocations familiales des aPL des aides au handicap et de du droit opposable logement pour tous les étrangers qui sont là depuis qui sont en France depuis moins de 5 ans en situation régulière en situation régulière en situation régulière voilà donc ça veut dire déjà tous les étrang tous les étudiants étrangers c'est fini ils sont plus aidés mais au-delà de ça il compris ceux qui travaillent voilà ceux qui sont là avec leur famille et ben plus d'allocation familiale euh plus plus d'aide au logement et et et et plus d'aide au handicap donc ça c'est vraiment ce que par rapport à ce que disait Olivier en introduction c'est vraiment le préjugé xénophobe voir raciste qui est que tous les étrangers sont là pour être pour profiter pour frauder euh et que surtout on doit tout faire pour qu'il n'it pas envie de rester et qu'il repartent avec avec leurs bagag et leurs enfants sous le bras le plus vite possible donc ça c'est pas possible c'est pas possible c'est totalement contraire à notre tradition à notre à notre histoire aussi qui a été toujours une histoire de brassage dans des Pla de et d'immigration successive dans dans des blaises à la droite et et à l'extrême droite et et donc sur le sur les points peut-être que je n'ai pas abordé là qui sont plus lié à la question des régularisation par le travail et aussi la question des des mineurs je vais laisser Husain compléter merci Corine bonjour à tous et à toutes cher Olivier cher Boris c'est un plaisir de se retrouver avec vous dans ce moment solennel ce n'est pas tous les jours que les deux groupes et le premier secrétaire se retrouve pour une conférence de presse mais la gravité de la situation l'exige elle exige pour la raison suivante le texte qui a été voté vous l'avez vu à conduit à un certain nombre de recul de régression de remise en cause avec ce qui est la France ce qui'est l'histoire de la France ce qui est l'identité de la France et sa politique en matière d'immigration dans ce pays il y a toujours eu une politique d'immigration de droite une politique d'immigration de gauche elles ne sont pas identiques elles sont différentes à bien des égards mais ce qui s'est passé ici au Sénat nous a interpellé et m'interpelle pour au moins trois choses la première chose ça a été l'ambiance Marie- piierre l' particulièrement bien décrite euh j'ai eu le sentiment que le ministre de l'Intérieur géralde Darmanin était prêt à tous les compromis et à toutes les concessions je dis bien à tous les compromis et à toutes les concessions à une seule et unique condition que son texte soit voté au Sénat il ne voulait pas il ne pouvait pas se permettre le camoufler qui aurait consisté pour lui avoir son texte rejeté au Sénat dès lors nous avons assisté à un ministre de l'Intérieur qui par moment me faisait penser au joueurs de bonau au joueur de bonau qu'on voit ici ou là et qui raconte tout et n'importe quoi du moment que vous tombiez dans le panneau et c'est la raison pour laquelle parfois en dépit du bon sens et je pense même en dépit de ce qu'il pensait il a émis des avis de sagesse il a laisser passer des amendements pour lequel il n'a aucun considérration aucune considération si ce n'est le seul objectif qui l'obsédait voir son texte de loi voté ici au Sénat la deuxième chose que j'ai observé dans ce débat c'est le glissement progressif de la droite sur les positions de l'extrême droite et des centristes sur les position de la droite c'était troublant c'était troublan et ça s'est matérialisé à plusieurs reprises par des amendements identiques déposés par les sénateurs d'extrême droite ici au Sénat par les sénateurs de la droite et qui trouvaent un appui systématique quasi systématique chez les centristes et donc finalement il y a ce glissement qui s'est produit qui s'est matérialisé sous nos yeux jour et nuit à travers l'adoption de ces amendements et enfin la troisème chose qui m'a interpellé c'est que la droite française qui a toujours été une droite qui a vanté et qui continue à vter la mitocratie la méritocratie par les études la méritocratie par le travail B là elle s'est reniée elle s'est reniée en aggravant les conditions d'étude en France comment voulez-vous ensuite être crédible lorsque vous tenez de grands discours sur le rayonnement international de la France comment voulez-vous être crédible lque vous faites de grands discours sur la francophonie alors qu'au même moment vous empêchez vous entravez concrètement matériellement l'arrivée d'étudiants étrangers en France tous ces étudiants étrangers qui viennent ici participent lorsqu'ils rentrent dans leur pays à l'action au rayonnement international de la France et nous sommes bien contents nos entreprises sont bien contentes lorsqu'elles les retrouvent en responsabilité dans les pays dont ils sont originaires lorsqu'il s'agit d'emporter ici un marché parce que le fait d'avoir étudié en France d'avoir créer une communauté linguistique d'avoir créé une communauté culturelle facilite l'obtention de certains marchés et peut-être que nos collègues de la droite n'ont pas mesuré ce qu'il faisaient en rendant beaucoup plus difficile l'arrivée en France et les conditions d'étude en France il se trouve que je suis né au Sénégal j'ai vécu 18 ans et dans ce continent africain qui m'est très cher en Afrique noire en particulier ce sont des sacrifices très importants qui sont faits par les familles pour envoyer le fils ou la fille étudier à l'étranger parce qu'effectivement l'obtention d'un diplôme la réinsertion et l'insertion professionnelle lorsqu'ils reviennent c'est ce qui permet à la famille finalement de pouvoir vivre mieux et on fait beaucoup de sacrifices lorsqu'on va infliger à ces famillesl à ces étudiants de déposer des cautions de verser finalement des droits au séjour c'est quelque chose qui m'interpelle c'est quelque chose qui interpelle la conscience qui est la mienne et qui interpelle beaucoup de nos consciences la droite a toujours vanté la méritocratie par les études il y a en France des milliards d' acccompagnés qui arrivent qui sont pris prise en charge par les départements en vertu de l'ordonnance de 1945 séminire en accompagné je les vois je les connais je suis conseiller régional nous les scolarisons comme tous les toutes les régions comme tous les départements dans nos établissements en région Occitanie je les côtoie et quand vous avez un minant d' accompagné qui s'inscrit dans un parcours scolaire vous ne pouvez pas lui dire que votre seul objectif c'est à 18 ans quand vous avez fini vos études quel que soient vos résultats quel que soit votre projet vous êtes condamné à repartir ce on attendait c'est finalement qu'on puisse sécuriser celles et ceux qui travaillent qui font l'effort de s'intégrer d'apprendre la langue et qui réussissent dans leurs études enfin troisième chose c'est la méritocratie par le travail aujourd'hui ce que le monde patronal ce que les syndicats patronaux attendaient de nous c'est du gouvernement c'est organiser encadrer l'immigration par le travail pas l'entraver je viens d'un département qui a un département agricole et viticole et dans beaucoup de départements agrices et viticolle vous avez les chambres de d'agriculture vous avez les syndicats agricoles qui nous disent qu'ells ont besoin de main d'œuvre chaque année pour les vendanges pour les récoltes agricole et c'est comme ça que dans le département de laadome par exemple chaque année c'est la FNSEA qui organise l'arrivée en France d'un millier le travailleur saisonnier en allant faire du sourcing ils arrivent de Tunisie et du Maroc leur arrivée est organisée elle est encadrée il reste ici 9 mois et ensuite on veille à leurs conditions d'hébergement et à leurs conditions de retour c'est tout cela que le monde patronnal attendait de nous organiser les conditions de travail de ces personnes pour pas qu'elles soi exploité parce qu'aujourd'hui un travailleur en situation régulière qui travaille en France il n'est pas couvert il ne côtise pas et lorsqu'il y a des accidents du travail il est victime et son patron peut être pass possible de poursuite pénale c'est la raison pour laquelle le monde patronnal nous a dit en amont de ce texte il faut encadrer il faut régulariser il faut permettre à ces personnes de pouvoir cotiser de pouvoir cotiser donc d'apporter des cotisations sociales dont nous avons besoin il faut que ces personnes soient reconnues et régularisé pour qu'elles soi couvertes s'il arrive un accident du travail et il faut que ces personnes puissent avoir une fois arrivé l'âge à la de la retraite les pensions auxquelles elles ont légitimement droit c'est tout cela qui a été qui n'a pas été permis malheureusement lors des débats au Sénat je le regrette je le regrette beaucoup d'autant plus que nous sommes rentrés dans ce débat et certains médias l'ont observé avec un ministre de l'Intérieur qui nous disait donnez-moi les outils donnez-moi les moyens donnez-moi les lois qui vont me permettre d'expulser plus et d'expulser mieux ceux qui portent atteinte à la sûreté de l'État alors je vous mets au défi vous tous et vous toutes d'aller regarder le fil Twitter du ministre de l'Intérieur jour après jour depuis plusieurs semaines il égraine le nombre d'expulsions quotidien qui surviennent sur le territoire français ce qui prouve bien que finalement c'est peut-être moins d'une loi qu'on avait besoin juste de volonté parce que lorsque la volonté est là et avant même que la loi ne soit définitivement votée il arrive à expulser ceux qui posent problème et ceux qui ne posent pas de problème ont vocation à rester ici et je terminerai en vous disant que j'ai le sentiment amer que ce projet de loi s'est transformé en tracte électoral ce n'est pas digne d'un projet de loi c'est davantage un tracte électoral qui a vocation à servir d'AP pour faire revenir quelques électeurs que la droite a perdu qui serait allé vers l'extrême droite mais ce n'est pas comme ça que la droite va retrouver l'audience et le crédit qu'elle a toujours eu en France et qu'elle espère à retrouver Boris merci bon quelques mots en plus même si beaucoup de choses ont déjà été dites au fond la question qui se pose à partir de demain c'est qu'est-ce que nous allons faire nous à l'Assemblée nationale de ce texte dont on vous a dit à quel point il était un renoncement aux valeurs qui nous fonde une abdication de la raison et au fond la satisfaction des appétits et des jugés les plus viles c'est une loi de la droite et de l'extrême droite qui a bénéficié j'allais dire de la bienveillance si je veux être sympathique du gouvernement et si je veux être moins sympathique je dirais de la complicité du gouvernement le meilleur exemple étant dans la disciplicité de la formule du gouvernement s'agissant de la me et qui renvoie à la sagesse d'une assemblée dont elle sait qu'elle en manque cruellement s'agissant de cette question comme de toutes celles qui ont occupé le débat sur l'immigration si les centristes ne se raisissent pas nous verrons arriver à l'Assemblée nationale ce texte il est un très mauvais texte je voudrais dire à l'horreur de ce texte nous ne voulons pas nous satisfaire du texte du Gouvernement qui demeure lui aussi un mauvais texte il est un mauvais texte y compris dans ce que nous avons défendu comme un socle minimal je pense à la régularisation par le travail dans les secteurs en tension si je le dis c'est que c'est très largement insuffisant à la fois dans le dispositif qui est proposé par le gouvernement et dans les intentions qui sont les nôtres que nous défendrons à l'Assemblée nationale song que par exemple ne seront pas concernés par ces régularisations ni les travailleurs de chez uber ou ni ille saisonnier que Hussein évoquait tout à l'heure vous aurez noté que c'est un dispositif temporaire expérimental que par ailleurs les conditions requises sont extrêmement difficile et que le gouvernement pour rassurer tout le monde et peut-être se rassurer lui-même nous explique que ce sera quelques milliers de régularisations par an alors que nous savons qu'il en a déjà 7000 chaque année pourquoi convoque-t-il la représentation nationale si c'est pour ne rien changer de la même manière il porte atteintre d'une certaine manière au droit d'asile à travers la remise en cause de la collégialité de la CNDA il ne traite pas de bien des questions et je pense en déped du titre qui est celui de cette loi de la question de l'intégration or nous sommes convaincus pour ce qui nous concerne que le travail est un levier puissant d'intégration mais que nous devons aller beaucoup plus loin à travers un renforcement de l'enseignement de la langue des valeurs de la République l'accès au logement à la santé à la culture à la formation professionnel c'est-à-dire avoir une politique d'inclusion qui se place du point de vue de celui qui arrive mais aussi du point de vue de la société qu'il reçoit et comme cela a été dit également il n'y a pas besoin d'une 20 29e loi en 40 ans pour remettre de l'ordre dans le désordre du gouvernement qui a multiplié je crois par trois ou quatre le nombre des obligations de quitter le territoire délivré sans discernement de façon compulsive et je dois le dire un peu lâche depuis maintenant quelques quelques années non seulement évidemment nous combattrons le texte de la droite et de l'extrême droite mais nous nous satisferons certainement pas du texte du Gouvernement nous défendrons dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale la proposition qui est la nôre nous pensons que sur un sujet sérieux comme celui-là qui préoccupe les Français en tout cas un certain nombre d'entre eux et bien nous leur devons d'abord la vérité sur ce que sont les migrations nous leur devons la vérité sur ce que l'on peut faire et l'on peut beaucoup en donnant des moyens aux préfectures en donnant des moyens aux tribunaux administratifs en donnant des moyens à l'hébergement d'urgence en donnant des moyens à l'enseignement du français et des valeurs de la République en donnant des moyens à la formation professionnelle par exemple pour les femmes qui dans le cadre d'un regroupement familial arrivve en France nous pouvons euh euh évidemment améliorer améliorer ce ce ce dispositif notre combat il sera celui dans un un temps compliqué guidé par quelques principes simples qui sont ceux de la République dans l'histoire il y a des pertes de boussoles à peu près partout dans le pays et certains sentent que quand le vent est mauvais il faut souffler dans le sens du vent nous croyons les Françaises et les Français bien souvent plus plus intelligent que ceux de la représentant qui irait dans ce sens et nous travaillerons sérieusement avec conviction pour que cette bataille culturelle que d'autres mènent contre la France ce qu'elle est véritablement dans l'histoire qui est la sienne au moins depuis la Révolution française et bien nous nous travaillerons avec avec cette forme cette forme de de de constant et de détermination je voudrais dire aussi que le moment sera aussi de demander à l'elle gauche de la macronie qui me paraît une sorte de petit wing comme on dit chez McDonald oui petitel en anglais un aileron il faudra leur demander quels sont leurs intentions parce que si laame devait être rétablie mais que devait être conservé l'article 3 tel qu'il est rédigé que ferait-il je crois en définitive que c'est la fin de la macronie dans l'espèce d'illusion qu'elle avait construite de la possibilité du en même temps nous nous considérons que sur un certain nombre de principes il n'y a pas de possibilité de les diviser ils en tiont j'espère les conclusions qui conviennent si il devait advenir ce que nous redoutons en tout cas nous nous opposerons nous à toute force à cela et je terminerai comme je le fais régulièrement mais parce que j'aime beaucoup cette formule par CIT Rousseau pas Aurélien Jean-Jacques qui disait la domination même est servile quand elle tient à l'opinion car tu dépends des préjugés de ceux que tu gouvernes par les préjugés et nous avons un exécutif une droite une extrême droite en réalité aujourd'hui gouverné par les préjugés bien nous nous serons toujours à la recherche de la vérité merci à tous les quatre et donc on est à votre disposition pour répondre à vos questions bonjour François vigal de publicsna.fr vous évoquz la petite aile gauche de la macronie est Dupont était ici présente à votre place à vos côtés en partie la semaine dernière pour une conférence de presse elle disait oui il faut se tourner aussi vers la gauche il y a pas dis enant que com de la majorité présidentielle faut il y a pas que la droite est-ce que vous pensez qu'il peut y avoir des points malgré ce qui'est le texte malgré la position de dermanin ou la gauche du moins le PS peut s'entendre s'il y a des des compromis qui qui qui se dessinent sur sur ce texte est-ce que vous avez espoir qu' puiss avoir des certains de vos amendements qui puissent être soutenu retenu alors je préfère la fin de votre question au début parce que la réalité c'est que c'est pas en fait nous qui allons soutenir qui que ce soit à Renaissance c'est de savoir si Renaissance ou ceux qui sont issus de la gauche et qui sont partis à Renaissance sont prêts à revenir à ce qu'est en fait leur tradition d'origine et leur conviction d'origine cette lente dérive qui les entraîne de plus en plus à droite jusqu'à renier leurs propres idéaux c'est leur sujet c'est pas le nôtre nous nous allons poser dans le débat un certain nombre de sujets sur lesquels nous considérons que la République ne peut pas s'égarer après on verra ce que font les un les autres autes et j'espère bien que ils démontreront par leur vote qu'ils ne sont pas totalement soumis au désidérat de la droite et de l'extrême droite je comprends qu'il cherche une majorité et qu'il cherche en fait à construire durablement une majorité avec les républicains mais si c'est au prix d'une rupture avec la République ce n'est pas forcément une bonne idée voilà et donc ils ont fait un choix depuis le début je parle du gouvernement cette fois-ci le gouvernement n'a jamais fait le choix de se tourner vers nous nous n'avons jamais été interrogés sur ce que nous souhaitions dans ce texte et Gérald daranin l'a dit depuis le début il a expliqué très calmement que tout ce que la droite des républicains deslr devrait-on dire lui irait lui conviendrait et il a dit et répété qu'il ne voulait pas du 493 sous entendu qu'il avait une majorité au Sénat et à l'Assemblée pour adopter un texte que je n' plus appeler son texte mais qui est le texte de deal entre eux voilà donc c'est simple en fait malheureusement on observe une dérive qui est une dérive folle avec euh cette course poursuite entre la droite et l'extrême droite entre les libéraux et la droite et donc qui conduit à ce qu'il y ait une victoire culturelle de l'extrême droite sur les droites et ça c'est un phénomène tout à fait nouveau jusqu'ici il y avait toujours eu une dig et il est pas si lointain le moment où y compris le président de la République actuel faisait en fait de sa capacité euh à être un barrage républicain contre l'extrême droite la motivation principale du vote de second tour bah la réalité c'est qu'aujourd'hui il n'est plus du tout une digue il est au contraire en fait une passerelle un escabo je ne sais pas app ça comme vous voudrez mais en tout cas il n'est plus là pour contenir il est là au contraire pour accompagner un mouvement qu'il croit majoritaire et dont il sert malheureusement les intérêt de l'extrême droite voilà bonjour Antoine meant pour la FP est-ce que les dérives que vous soulevez peuvent être de nature à changer votre position sur le vote éventuel d'une motion de censure si jamais celle-ci était tout de même déposée par les républicains je pense que la réponse a déjà été apportée assz clairement sanctionner le gouvernement parce qu'il refuserait d'aller encore plus à droite que ce nous précendons qu'il soit capable de faireé V je dois euh je dois dire que j'ai quelques j'ai quelques inquiétudes euh sur ce sujet donc non on n'est pas prêt à voter une motion de censure pour revendiquer les avancées de Monsieur sioti vous voyez ce que je veux dire est-ce qu'on vous a convaincu est-ce que vous avez encore est-ce que il y a encore des questions c'est possible je sens convaincu moi perso ouais moi aussi ah tout à fait visiblement le gouvernement a pardon mariebénedict TER RTL le gouvernement a à tout prix cherché à avoir un vote positif au Sénat là il dit qu'il veut pas de 493 à l'Assemblée euh mais finalement ce ce vote des républicains il embête les républicain de l'Assemblée euh sa majorité va peut-être aussi être divisée est-ce que vous pensez que malgré tout il pourra éviter un 493 à l'Assemblée ah non mais nous on n'est pas Madame Soleil ici hein on n pas on est là pour porter des convictions donc on porte des convictions si il voulaient dialoguer avec la gauche ils en avaient la possibilité c'est pas enfin je vais plagier en fait Boris qui parl de parlamentarisme de fait qui pourrait être la règle de ce gouvernement il pourrait faire le choix de chercher sur chaque texte à trouver le centre de gravité du Parlement chercher à comprendre quels sont les les motivations les uns et des autres et chercher de véritables compromis mais c'est pas ce qu'il cherche la là c'est une loi qui était au départ une loi de communication volonté de dire à une part de l'opinion que ils sont capables de légiférer y compris sur la question de l'immigration et c'est devenu une loi un projet de loi indigne en fait c'est le problème c'est que il cétait au départ sur on va montrer qu'on fait quelque chose et entraîné par la volonté de dire qu'ils ont trouvé une majorité et de l'élargir d'élargir leur majorité relative à une majorité absolue que les républicains ils sont en train de tomber dans l'indignité je l'ai dit tout à l'heure mais enfin cette loi est trufée de préjugés racistes et je me répète là aussi c'est quand même formidable d'avoir hier marché tous ensemble et nous en étions contre l'antisémitisme mais la lutte contre les racismes dont l'antisémitisme fait partie ne se divise pas on peut pas expliquer que il ne faut pas essentialiser les Français juifs par rapport à ce qui se passe au Proche Orient et en même temps essentialiser tous les Français de culture ou d'origine musulmane en expliquant que ce sont tous des terroristes en puissance c'est une loi qui est une loi qui va très très loin sur les aspects sécuritaire qui va très loin dans la défiance vis-à-vis des étrangers très loin enfin ici dans une histoire personnelle on pourrait vous raconter beaucoup de choses par rapport à ce qu'on été nos parents nos grands-parents et cetera et on serait surpris de voir à quel point ce texte restreint en réalité la possibilité de devenir français dans bonnes conditions le droit du sol est en train d'être menacé c'est Patrick veille qui était le rapport l'auteur du rapport de 97 qui aujourd'hui en est le principal profondeur mais on est en train de limiter drastiquement la possibilité de devenir français pour des petits Français qui sont nés sur notre territoire qui n'ont connu que la France et à qui ont dit qu'il pourrait ne plus être français on revient sur la déchange de nationalité on revient sur tous ces ces sujets là qui ont déjà largement percuté l'opinion publique qui l'ont surtout divisé et qui vont revenir en fait pour donner quoi pour donner satisfaire qui et pour offrir qui en sacrifice au français donc là il y a quelque chose qui ne va pas et donc nous sommes là pour le dire parce que effectivement il y a des moments tout à l'heure Hussein a souligné le fait que si nous sommes ici ensemble aujourd'hui ce n'est pas ce n'est pas simplement parce qu'on s'aime beaucoup c'est aussi parce que on à la fois on s'aime beaucoup mais on a aussi envie en fait de de témoigner de quelque chose au point du avant que ça n'arrive à l'Assemblée ça arrive le 2 décembre à l'Assemblée mais on veut dès avant alerter faire en sorte de souligner ce qui sort du Sénat c'est pas c'est c'est c'est c'est même pas complètement innocent de la part du gouvernement d'avoir commencer le trajet de ce texte par le Sénat ils auraient pu commencer par l'Assemblée ils ont commencé par le Sénat pour pouvoir peser ensuite sur les députés LR de l'Assemblée en leur disant c'est votre texte qui est sorti du Sénat et donc maintenant c'est à vous d'approuver ce texte et c'est le piège dans lequel ils veulent enfermer les députés LR mais vous voyez bien que ça a un prix le piège qu'il tendent au députés LR c'est le prix de la République qu'ils sont en train de brader tous bonnement et simplement parce que ils sont sur un coup tactique et sur un coup de au départ de communication qui devient en fait un coup de trahison républicaine je veux dire ils peuvent aussi prendre acte s n'ont pas de majorité qui sont pas de majorité hein ils remballent le mauvais texte euh et puis se mettent au boulot hein pour pour améliorer le fonctionnement des préfectures l'instruction des des dossiers il y a pas besoin d'une nouvelle loi Français veulent le respect de l'ordre républicain le gouvernement c'est le désordre dans la République sur cette question comme sur beaucoup d'autres ça c'était pour marpre non mais ce que dit tout à l'heure Hussein et quelle exacte vérité c'est que vous voyez bien que y compris pour expulser des Français qui qui présentent une menace pour l'ordre public c'est déjà possible et ils le font ou donc en fait et y compris contrairement à ce qu'on entend parfois y compris pour des enfants qui sont arrivés avant l'âge de 13 ans en France s'il présentent une menace pour l'ordre public s'ils sont un un danger pour la sécurité nationale évidemment qu'ils peuvent être expulsés oui sachant que dans les dans les tweets de dans les twe dualin actuellement il y a il y a de tout he il y a des gens qui sont des vrais menacees à l'ordre publici qui ont été condamné pour meurtre tentative de viol ENF des crimes très graves et puis en a autres qui sont aussi juste pour qui ont été attrapés pour fraude documentaire donc de tout de toute évidence sa définition enfin c'est aussi le sujet qu'on avait pendant le débat c'est que c'est que plutôt que de se concentrer sur sur les otf le suivi des individus qui sont vraiment dangereux et donc de mettre les moyens de l'administration des préfectures sur ces individusl pour que ces qtf là puissent être prononcés dans des conditions légales parce qu'en plus on a plein de doqtf qui sont prononcé et qui en fait sont sont ensuite cassé parce que elles sont mal elles sont mal écrites euh que elle soit bien écrite et qu'elle soit exécutée et bien là on aura fait avancer quelque chose pour la sécurité des Français le problème c'est qu'il multiplie les TF et avec avec ce qu'il a fait là dans la loi c'est qu'il se donne encore plus de marge de manœuvre pour définir de manière encore plus floue ce qu'est le la menace à l'ordre publique donc il va multiplier des qtf qui sont inapplicables et qui pour pour qui très souvent en plus ne concerneront pas même pas des des personnes qui sont vraiment un danger parce qu'il y en a quelques-unes quand même il faut le reconnaître le problème c'est que il traite tous les étrangers comme étant des des menaces potentielles alors que ça n'est pas du tout le cas c'est tout le contraire je juste assuser peut-être ce ce qu'il faut bien comprendre c'est que je pense que le ministre de l'Intérieur instrumentalise ce projet de loi euh ce projet de loi il existe depuis novembre dernier il est venu une première fois devant la commission des lois en mars et puis il est venu seulement 8 mois après en séance au Sénat entretemps est intervenu à race et euh à ce moment-là le ministre de l'Intérieur a prétendu que que si ce projet de loi avait existé aras je résume ne se serait pas produit puisque l'auteur présumé bénéficiait d'une protection en raison de de son arrivée avant l'âge de 13 ans sur le territoire français en disant cela à la fois il ne dit pas des choses exactes mais surtout nous pensons qu'il se construit une une protection pour l'avenir s'il devait se reproduire des faits dramatiques de cet ordre et on ne peut jamais l'exclure c'est qu'il n'a jamais il n'a jamais assumé le fait que la sécurité totale n'existe pas que ces services avaient plutôt bien fonctionné puisqu'ils avaient repéré cette personne il l'avait fichier s il l'avait contrôlé la veille et que pour autant il était impossible de savoir 24 heures avant que quelqu'un allait venir avec un couteau dans une école et cetera et ceteraon donc il est en train de de voilà de de s'appuyer sur ce texte en disant donnez-moi les moyens et donc son raisonnement assez pervers c'est que euh s'il n'a pas le texte qu'il demande il prétendra plus tard que c'est la faute du Parlement et si certaines choses devaient être censurées par le Conseil constitutionnel il dira que c'est la faute du Conseil constitutionnel donc il se il se bâtit par avance une assurance contre toute mise en cause éventuelle et puis y un point qu'on n' pas du tout évoqué qui joue beaucoup dans ce qui se passe en ce moment au Parlement sur ce texte c'est la compétition du ministre de l'intérieur avec la première ministre et donc sur la question du 493 évidemment personne ici n'est capable de dire ce qui va être la suite de ce de ce texte personne on ne sait pas ce qui va être voté on ne sait pas même si on craint ce qui va être voté demain et cetera et cetera mais le ministre de l'Intérieur est dans une posture qui est de dire je vais y arriver et la première ministre qui lui dit pasac c'est à peu près de ce niveau-là et donc ce que disait Boris c'est juste personne à un moment ne s'est dit bon tout tout ça est assez compliqué pas très bien engagé on va peut-être remettre le métier sur l'ouvrage ou l'ouvrage sur le métier et essayer de trouver quelque chose qui fonctionne c'est pas le sujet aujourd'hui et ça explique sans doute que Darmanin est été seul au ban c'està-dire que même le musée intérieur a a complètement lâché l'affaire quoi donc il y a un petit peu tout tout ça n'est pas sain évidemment qu'est-ce que j'ai dit oui merci ça veut dire vous suivez B ben voilà merci à tousci beaucoup
Olivier Faure