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interviewJordan Bardella· 3 février 2025 32 min

Retrouvez le discours de Jordan Bardella au meeting de Montélimar !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Jordan Bardella

Mes chers amis, merci à vous d'être là. Merci d'être présents. Je vous aime aussi. Avant de démarrer, mes amis, et puisque nous venons de l'apprendre, je tiens à avoir une pensée pour notre compatriote, au Feur Calderon, otage depuis 483 jours, libéré de la barbarie du Hamas. Nous pensons également à ceux qui n'ont pas eu cette chance et nous lui souhaitons un bon retour parmi les siens. Mes chers amis, merci d'avoir répondu présents à l'appel des patriotes ici à Montélimar dans la Drôme pour ce premier grand meeting de l'année 2025 où nous nous sommes donnés rendez-vous pour parler de la France.

La Drôme, c'est un territoire d'histoire et de caractère, une terre d'innovation et de tradition. Un lieu où se mêle le travail, la fierté, l'amour de la patrie. De la majesté du Vercors aux plaines fertiles de la vallée du Rhône, des ruelles de Montélimar où flottent comme un parfum de nougat jusqu'au vignoble de la vallée de l'Ermitage, tout ici est une célébration du savoir-faire français. Ces derniers mois, comme tant d'autres territoires de France, la Drôme a été le symbole du réveil du peuple et du sursaut de la nation. Il y a deux ans, nous n'avions ici aucun député.

En juin 2022, sur les quatre circonscriptions que compte le département, les électeurs nous ont donné une première représentante du peuple à l'Assemblée en la personne de Lisette Pollet. Un deuxième, en juin dernier, salutation à toi mon cher Thibaut Meunier. Merci tout d'abord à toi ma chère Lisette qui nous accueille aujourd'hui dans cette circonscription. L'été dernier, lors de la dissolution, Lisette a été réélue avec 58% des voix face à un candidat du nouveau Front populaire. Je veux saluer ta campagne et celle de tes militants. Elle aura été l'incarnation de notre lutte sans relâche contre la virulence et l'intolérance de l'extrême gauche.

Celle qui veut ruiner notre économie, désarmer la police, ouvrir grand les vannes de l'immigration et qui ne rate jamais la moindre occasion d'exprimer sa détestation de la France et de la République. Je veux également souligner ma chère Lisette ton parcours. Lisette a commencé sa carrière comme femme de ménage. Elle s'est engagée en politique par amour de la France et par souci des gens.

N'oublions jamais, mes chers amis, que c'est l'honneur du Rassemblement national d'être depuis toujours ce parti soucieux du peuple, ce parti capable d'honorer la méritocratie républicaine, de donner sa chance à tous les Français, d'où qu'ils viennent, dès lors qu'ils désirent mettre leur énergie et leur conviction au service du redressement de la patrie. Je ne m'y attendais pas, mais... Mes chers amis, si nous sommes aujourd'hui ici rassemblés, c'est parce que nous aimons la politique. La politique avec un grand P, celle qui permet au peuple de s'exprimer, à la France d'être défendu et aux Français d'être protégé.

Contrairement à l'extrême-gauche qui entend abattre nos institutions, nous avons toujours aimé, nous, la démocratie, ses valeurs et les libertés qui en sont la conséquence. A Saïd, de toutes parts, la démocratie française est aujourd'hui malade. Il y a dix ans, des terroristes islamistes décimaient la rédaction de Charlie Hebdo afin d'éteindre notre droit au rire et notre droit à la caricature.

Aujourd'hui, les censeurs d'extrême-gauche veulent mettre une chape de plomb sur Internet, restreindre la liberté d'expression dès lors qu'elle contrevient à leurs propres idées, fermer des chaînes de télévision au motif qu'elle donne la parole à tous, interdire la promotion d'un livre et manifester contre son auteur et plus récemment, nous l'avons vu dans l'abject, se réjouir du décès d'un adversaire politique. Face aux donneurs de leçons, mes amis, face à la bien-pensance d'une gauche qui a perdu son humanité et qui prétend définir les sujets légitimes autant que ceux qui ne le sont pas, nous devons plus que jamais en 2025 défendre la liberté d'expression.

Chacune et chacun d'entre nous doit y veiller, comme on veillerait sur une chose fragile et précieuse. Si l'on accepte le moindre recul de cette liberté, si l'on accepte qu'il y ait une pensée officielle et des pensées interdites, alors il n'y a plus de débat possible en France. Pendant très longtemps et jusqu'à aujourd'hui, il y a une opinion en particulier que la gauche a toujours cherché à censurer. Cette opinion, c'est celle qu'expriment majoritairement les Français sur la politique d'immigration menée en France, sur ce droit légitime de notre peuple de sauvegarder son identité, ses traditions et son art de vivre.

En ce début d'année 2025, dans ses voeux adressés aux Français, le président de la République, Emmanuel Macron, a indiqué être en quête de sujets pour recourir à un référendum. Eh bien, nous le prenons au mot. Et nous l'appelons solennellement. En ce début d'année 2025, à l'organisation d'un grand référendum sur la politique d'immigration dans notre pays. Il y a un an, vous vous en souvenez, nous avions et j'avais personnellement formulé le souhait d'une dissolution et d'un retour aux urnes en cas de victoire du RN aux élections européennes. Notre appel fut entendu. Alors cette année encore, s'agissant de ce référendum, nous lui disons chiche.

C'est à la fois une question de démocratie et d'identité nationale. Les Français, notre peuple, sont sommés chaque année davantage de subir en silence les méfaits d'une politique d'immigration sur laquelle ils n'ont jamais été consultés. En première ligne, votre région a payé le prix fort d'un ensauvagement généralisé alimenté par une immigration hors de contrôle qui frappe autant nos villes que nos villages de Lyon jusqu'à Crépole. Mettons fin, une bonne fois pour toutes, à la communication vide de sens, jamais suivi des faits, jamais appuyé sur une action concrète. Le ministre de la Parole, M. Retailleau, en est devenu le nouveau spécialiste.

Il dit, il dit, il dit, mais quand est-ce qu'il fait ? Que l'on soit bien clair, mes amis, je n'entends pas accabler devant vous la personne en elle-même. Sans doute, M. Retailleau est-il sincère dans ses convictions et dans ses propos et je ne veux pas lui faire ici injustement le procès de la malhonnêteté. Mais alors pourquoi rester dans un gouvernement autant macroniste que socialiste qui n'entend remettre en cause aucune des pompes aspirantes de l'immigration légale et illégale ? Pourquoi rester dans un gouvernement dont les membres les plus importants martèlent que nous avons besoin de plus d'immigration ?

Pourquoi accepter d'être la caution d'un gouvernement qui négocie avec le Parti socialiste et donc avec une composante du nouveau Front populaire ? Rien n'est plus destructeur pour la parole publique que cette communication sans lendemain, que ces mots faits pour plaire, mais jamais pour faire. La France, mes chers compatriotes, n'a pas besoin d'un ministre de l'impuissance ou de l'inaction. Elle a besoin d'action ferme après des décennies de déraison et de désordre. Ce référendum que nous appelons de nos voeux et que nous organiserons dès notre arrivée au pouvoir est centrale et indispensable si l'on désire un temps soit peu mettre un terme à la submersion migratoire.

L'organisation d'un référendum sur les questions essentielles de la maîtrise de l'immigration, de la protection de la nationalité et de l'identité française, ainsi que de la primauté du droit national permettra de rétablir par la voie la plus démocratique qui soit, pour reprendre les termes du général de Gaulle, de manière incontestable l'expression de la volonté souveraine du peuple. Le projet de loi qui sera soumis à l'approbation des Français constituera un véritable bouclier juridique et politique face à la submersion migratoire en cours et à venir.

D'abord, il mettra fin à la dérive jurisprudentielle constatée depuis trois décennies, qui a retiré à un pouvoir politique résigné toute possibilité de décider librement de la politique migratoire au nom d'une prétendue suprématie des normes européennes extérieures à notre droit. Le peuple français est souverain et lui seul peut décider de son destin. Ensuite, il actera des mesures fortes, adaptées, proportionnées, pour redonner aux gouvernants leur latitude d'action et réduire indirectement celle des juges. Il actera l'expulsion systématique, systématique, des délinquants criminels et islamistes étrangers.

Les régularisations d'étrangers en situation irrégulière seront par principe interdites. La priorité nationale sera instaurée et les allocations sociales seront réservées aux citoyens de nationalité française. La France reprendra le contrôle et la maîtrise de ses frontières, organisera le traitement des demandes d'asile à l'extérieur du territoire et mettra fin au regroupement familial. Enfin, le droit du sol sera supprimé et, à l'évidence, les conditions d'accès à la nationalité française seront restreintes. Voilà ce que cela signifierait, M. Retailleau, d'agir.

L'inaction que les Français constatent chaque jour sur la sécurité et le contrôle de l'immigration, nous pouvons malheureusement la déplorer à chaque fois qu'il est question de faire respecter la France. Nous l'avons vu ces derniers jours face à un sujet brûlant sur lequel je souhaiterais m'arrêter quelques instants, c'est celui de l'Algérie. Le ministre de l'Intérieur, mes amis, revendique fièrement l'expulsion de quelques influenceurs algériens. L'Algérie les renvoie instantanément à son expéditeur, et puis plus rien. Le président de la République est porté disparu et le ministre des Affaires étrangères propose d'aller directement à Alger baiser la main du régime algérien.

Les ministres défilent les uns après les autres, ils parlent, beaucoup, ils constatent, ils osent le ton pour plaire aux électeurs, mais ils ne font rien. Laissez-moi vous donner l'exemple d'un dirigeant qui agit pour le respect de son pays, un seul exemple, dans un dossier comparable au dossier algérien. Que l'on aime ou pas Donald Trump, et après tout, c'est aux Américains de l'apprécier, Donald Trump s'est retrouvé confronté à la même situation il y a quelques jours avec la Colombie. Ces dernières heures, la Colombie refusait de récupérer des avions de migrants colombiens, illégalement présents sur le sol américain et arrêtés par la police.

Face à ce refus, Donald Trump a menacé la Colombie de droit de douane de 25% sur tous les produits colombiens qui entrent aux Etats-Unis. En deux heures, pas en deux jours, pas en deux mois, pas en deux ans, en deux heures, la Colombie a cédé et a accepté de reprendre ses ressortissants. Alors je vous l'annonce avec la plus grande clarté, à la tête de l'Etat, nous ferions nous aussi cesser plusieurs décennies de lâcheté à l'égard de l'Algérie en osant le bras de fer pour défendre les intérêts de la France et du peuple français. Nous suspenderions les visas, les transferts de fonds privés, l'aide publique au développement dont le coût avoisine le milliard d'euros.

Nous supprimerions cette honte qu'est le visa pour soins, qui permet à des Algériens de venir se faire soigner dans nos hôpitaux entièrement à la charge de la sécurité sociale et donc du contribuable français. Nous ferions respecter l'histoire de France, car aucun français, jamais, ne doit rougir du passé de son pays. Quand on prétend diriger la France, mes amis, on en défend les lois à l'intérieur et la réputation à l'extérieur, en Europe, comme partout dans le monde.

Sur un autre volet, et puisque l'on parle de défendre les intérêts de la France, y compris en Europe, nous avons tout récemment demandé au Parlement européen la suspension sur un autre domaine de ce que l'on appelle le Green Deal, le pacte vert, le projet politique de Mme van der Leyen, parmi d'autres. Laissez-moi vous expliquer exactement les tenants et les aboutissants d'une telle demande pour la France, et notamment dans une terre agricole. Le pacte vert, c'est un monstre technocratique. C'est une machine à créer des normes, une très grosse machine inspirée de l'écologie punitive.

C'est notamment, vous en avez entendu parler, l'interdiction des véhicules thermiques, à l'horizon 2035, qui va frapper durement les classes populaires et les classes moyennes. Mais surtout, pardon, mais surtout pour nos agriculteurs, une montagne de difficultés supplémentaires, de paperasse, d'absurdité, qui a conduit des milliers d'entre eux dans la rue pour exprimer leur colère. Ce pacte vert est une arme de la Commission européenne directement pointée sur la tempe des agriculteurs français. Ce pacte vert, c'est une accumulation de contraintes dont les objectifs assumés sont de parvenir à une décroissance agricole au nom de la sauvegarde de l'environnement.

Dans les faits, les bureaucrates européens exigent des efforts tellement drastiques de nos producteurs qu'ils seront forcés de diminuer leur cheptel ou de diminuer leur rendement. À terme, c'est l'autonomie alimentaire de la France qui est gravement menacée, car sans agriculteurs, le peuple français devra se nourrir en comptant sur des puissances étrangères. Je refuse qu'au nom de l'Europe, on fasse de la France première puissance agricole du continent, un pays dépendant des autres. Face à ce déluge de normes qui emprisonne le travail, j'appelle à une grande libération économique qui tient en deux idées majeures et qui relève pourtant du bon sens, la simplification et la revalorisation.

Il faut permettre à nos agriculteurs de vivre dignement de leur travail, de leurs efforts, en les libérant du carcan réglementaire et en défendant des prix de revient décents. Patriotisme économique, facilitation des transmissions, protection face à la concurrence déloyale, fin de l'écologie punitive. C'est en s'appuyant sur ces mesures fortes que l'agriculture française pourra renaître et que nos agriculteurs pourront enfin sortir de la spirale du déclin.

Cette prolifération de normes, cette maladie bien française et bien européenne des nouvelles réglementations, des nouvelles législations, des nouvelles taxes tous les quatre matins ne fera pas seulement l'agriculture française malheureusement. Elle touche l'intégralité de nos entreprises. Elle touche l'intégralité des travailleurs français. Vous avez entendu, peut-être écouté, ces derniers jours l'inquiétude des grands patrons français quant au décrochage de la France et à la situation préoccupante, très préoccupante, de l'économie française. Je vous appelle à écouter leurs arguments avec beaucoup de sérieux et avec beaucoup de gravité.

D'un côté, aux États-Unis, dans l'Amérique de Trump, c'est moins d'impôts, moins de normes, une énergie pas chère et plus de liberté pour nos entrepreneurs. Chez nous, c'est l'inverse. Toujours plus de taxes, toujours plus de bureaucratie, toujours plus d'obstacles qui entravent la création de richesses et la croissance de l'économie française. Comment accepter qu'en France, un agriculteur, un commerçant, un entrepreneur passe plus de temps à remplir des formulaires qu'a développé son activité ? Comment tolérer que nos artisans, nos commerçants, nos industriels croulent chaque jour davantage sous les charges quand ailleurs on leur donne la possibilité, la liberté et les moyens de prospérer ?

Comment accepter qu'en France, des règlements absurdes négociés au niveau européen nous empêchent de bénéficier des fruits de notre parc nucléaire et d'une énergie pas chère, pourtant vitale pour nos entreprises, autant que pour faire baisser drastiquement les factures de millions de nos compatriotes ? Comment tolérer qu'au nom de l'assistanat et du droit à la paresse chère à la gauche, l'on dévalorise le travail, l'effort et le mérite à ce point ? Le résultat, mes amis, il est devant nous. Notre croissance ralentit, nos industries s'en vont, le pouvoir d'achat diminue et nos talents s'exilent là où on leur offre les conditions qu'ils méritent.

La France a toujours été une terre d'entrepreneurs, la France a toujours été une terre d'innovateurs, de bâtisseurs. Nos entreprises, des plus modestes aux plus grandes, sont le cœur battant de notre économie et le socle de notre prospérité. Ici, dans la Drôme, comme partout en France, nous sommes fiers de ces hommes et de ces femmes qui se lèvent tôt, qui travaillent dur, qui prennent des risques et qui, pour nos chefs d'entreprise, embauchent et font vivre nos territoires.

Nos artisans, nos commerçants, nos boulangers, nos agriculteurs, nos restaurateurs, nos TPE, nos PME, ce sont eux qui créent la richesse, qui forment nos jeunes, qui maintiennent la vie dans nos villages, qui perpétuent notre savoir-faire français et notre excellence nationale. Et puis, il y a aussi, mes amis, nos grandes entreprises, nos fleurons industriels français, nos marques mondialement reconnues qui portent haut le drapeau tricolore sur tous les continents, que ce soit dans l'aéronautique, l'agroalimentaire, la pharmacie, le luxe, la tech ou encore l'énergie.

La France est une puissance économique grâce à ses entreprises qui se battent aussi à l'international pour faire rayonner notre génie national. honte à Mme Sophie Binet, la patronne de la CGT, la révolutionnaire marxiste du boulevard Saint-Germain qui compare des capitaines d'industrie français à des races apprêtant à quitter le navire. La gauche, aujourd'hui, ne défend plus les intérêts des travailleurs et des ouvriers français. Elle défend les intérêts de M. Mélenchon et de la France insoumise. Nous devons, mes amis, être fiers de nos entreprises, de nos industries. Nous devons les soutenir.

Nous devons leur donner l'élan qu'elles méritent au lieu de les écraser sous des réglementations absurdes et sous une fiscalité étouffante. Car une nation forte, c'est une nation qui croit en son industrie, qui protège ses travailleurs, qui protège ses artisans, qui encourage ses entrepreneurs au lieu de les décourager sans cesse. Alors oui, je vous le dis, l'âge d'or de l'économie française est encore et toujours un horizon atteignable, à condition de le souhaiter, à condition d'une foi ébranlable en l'avenir. Nous avons cette détermination et nous rêvons à ce grand destin pour notre pays, la France.

Alors pour cela, nous devons effectivement défendre nos entreprises, des plus petites aux plus grandes, car elles sont la véritable colonne vertébrale de la nation. Elles sont la promesse d'une France qui gagne, d'une France qui réussit dans ses frontières, comme partout dans le monde. Enfin, mes amis, pour presque conclure, je voudrais évoquer avec vous quelque chose dont on parle au fond si peu. Je voudrais vous parler de la France. Je voudrais vous parler d'une nation pluriséculaire née lors du baptême de Clovis, roi des Francs, en 498, il y a plus de 1500 ans. Je voudrais vous parler d'une puissance mondiale.

Le grand poète Dubélet a dit qu'elle était la mère des arts, des armes et des lois. Un pays qui a survécu de par le temps à toutes les tempêtes. En 1500 ans d'histoire, la France aurait pu disparaître comme lors de la guerre de Cent Ans ou encore en 1940. A chaque grand moment de son histoire, à chaque instant, la France a trouvé en elle les ressources du sursaut. Avec Jeanne d'Arc, surgit des profondeurs du pays, avec la résistance du général De Gaulle et ses nombreux relais anonymes. Cet héritage habite le cœur de chaque Français. Cette histoire, mes amis, c'est la vôtre. C'est la nôtre. Nous en sommes les dépositaires et désormais, et c'est notre responsabilité, les continuateurs.

Si nous nous battons chaque jour, militants patriotes, c'est pour redonner un destin à la France, mais c'est aussi pour changer la vie quotidienne des Français. Dans la France des patriotes, la sécurité de chaque Française et de chaque Français sera garantie par un État fort qui ne laissera plus rien passer. Dans la France des patriotes, le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent dur sera défendu et aucun Français ne sera jamais laissé de côté. Nous nous battons pour bien plus qu'un programme. Nous défendons une civilisation, une singularité dans le monde, une grande et haute ambition nationale. Mes chers amis, je vous demande une chose, une seule.

Ne laissez jamais dire que la France est trop petite. Ne laissez jamais dire que la France est dépassée. Ne laissez jamais dire que la France est défaite ou archaïque. Alors je crois qu'il y a un malaise dans le public. Ça va ? C'est bon ? Je vous rassure, on est sur la fin là. Alors mes amis, alors mes amis, pour conclure, cette conviction, la nôtre, celle que la France n'est pas finie, qu'elle a encore un destin et qu'elle doit encore étonner le monde, elle est au cœur de notre engagement. Pour nous, mes chers compatriotes, le mot patrie a encore un sens et nous avons le devoir de raviver cette fierté nationale et de poursuivre ce grand et beau récit qui s'appelle la France.

Nous avons, nous avons, mes amis, la fierté d'être français et de le demeurer pour toujours. Nous avons... Que vous pouvez me confirmer que tout va bien ? Je ne vois pas grand-chose avec les lumières. D'accord.

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Invité

Et merci à notre service de sécurité. Vous pouvez les applaudir.

30:21
Jordan Bardella

Merci pour eux. Alors je le disais, mes amis, nous avons le devoir de raviver la fierté d'être français et de le demeurer pour toujours. C'est à la fois notre honneur et notre responsabilité. D'autres pays dans le monde ont choisi de rompre avec le déclin et avec la haine de soi. Les Américains et les Argentins ont repris le contrôle de leur destin. Les Italiens ont décidé de relever la tête. Les Polonais, les Hongrois, les Néerlandais récemment ont renoué avec une ambition nationale. Alors ce qui est possible partout ailleurs dans le monde, je tiens à vous le dire, est aussi possible en France. C'est possible pour vous et pour vous et pour vos enfants et c'est possible pour la France.

Comme l'a dit le plus universel des écrivains français, Victor Hugo, je veux les peuples grands, je veux les peuples libres. Alors mes chers compatriotes, soyons un peuple grand, soyons des femmes et des hommes libres. Vive le Rassemblement National, vive la République et vive la France !

31:36
Locuteur

et des hommes libres. Sous-titrage Société Radio-Canada