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interviewRMC — Face à Face· 21 juillet 2023 16 min

Face à Face : Sébastien Chenu - 21/07

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, face à face, Neyla Latrousse.

0:09
Sébastien Chenu

Il est 8h37 sur RMC et BFM TV. Bonjour Sébastien Chenu.

0:12
Présentateur

Bonjour.

0:13
Sébastien Chenu

Député Rassemblement National du Nord et vice-président de l'Assemblée Nationale. Merci d'être avec nous ce matin. En temps normal, je vous aurais demandé si vous étiez satisfait du nouveau gouvernement et vous m'auriez dit non. Mais là, vous avez quand même un motif de satisfaction.

0:26
Présentateur

Non, écoutez, je crois d'abord que ce n'est pas la vraie actualité qui préoccupe les Français. Moi, j'ai été troublé hier de voir que la vraie actu, c'est que les chiffres qui sont sortis hier, c'est que 9 millions de Français sont en situation de précarité. Je veux le dire parce que...

0:39
Sébastien Chenu

Non, mais on reviendra sur l'actualité et sur le reste de l'actualité, Sébastien. Ma première question...

0:43
Présentateur

Évidemment, mais je trouve que le vrai fait hier, c'était celui-ci.

0:46
Sébastien Chenu

Ma première question est sur le remaniement. Est-ce que le départ de Papendiaï, c'est une victoire pour vous ?

0:50
Présentateur

Même quand on n'entend rien avec eux, on est déçus. Oui, d'accord, le départ de Papendiaï, c'est bien, mais c'est vraiment un coup d'épée dans l'eau, ce remaniement. Donc, Papendiaï était en situation d'échec, c'était un ministre que nous avons beaucoup combattu parce qu'il était wokiste, parce qu'il a eu des propos sur la France, il y a des écrits même sur la France qui étaient absolument insupportables. Donc, OK, bonne nouvelle, bon débarras. Je rappelle les mots de Marine Le Pen.

1:12
Sébastien Chenu

Ce choix de mettre un homme qui défend l'indigénisme, le racialisme et le wokisme à la tête de l'éducation nationale, c'est un choix terrifiant pour les parents et grands-parents que nous sommes. C'est ce qu'elle écrivait l'an dernier lors de sa nomination. Mais en maintenant, l'école n'est pas devenue le temple du wokisme, du racialisme et de l'indigénisme.

1:27
Présentateur

Non, mais Papendiaï a abandonné les principaux de collège aux problématiques de Port-de-Abbaya parce qu'il n'avait pas le courage de s'attaquer à l'entrisme de l'islamisme. Papendiaï a été incapable de donner une relation de confiance avec les enseignants, avec les familles. Il a laissé, il a été aussi incapable de travailler sur toutes les problématiques de harcèlement scolaire. Moi, j'ai déposé une proposition de loi, d'ailleurs, en ce sens, Papendiaï ne s'est pas attaqué à tout ça. Bon, en plus d'être idéologiquement quelqu'un de très marqué, un déconstructeur absolu, il a été une nullité affligeante. Donc oui, bon débarras, tout le monde est content de Papendiaï.

Et je pense que tout le monde est content.

2:03
Sébastien Chenu

L'arrivée de Gabriel Attal, qui hier a évoqué la laïcité, qui a évoqué l'autorité de l'enseignant, qui a évoqué le harcèlement scolaire, le remplacement des profs, c'est une bonne nouvelle ?

2:12
Présentateur

Oui, alors, ce n'est pas une mauvaise nouvelle parce que le discours est très différent. Mais moi, je me méfie des discours de Gabriel Attal.

2:19
Sébastien Chenu

Vous avez senti la rupture d'hier ?

2:20
Présentateur

Oui, probablement, il n'y a pas la même approche, c'est une évidence. Enfin, Gabriel Attal, il parle beaucoup. Je me souviens, quand il était au compte public, il y a donc encore quelques heures, il devait faire la chasse aux fraudeurs. Le résultat ne nous semble pas vraiment à la hauteur. Donc, il a une culture du mouvement des jeunes socialistes. Il a une culture de quelqu'un dont on va attendre de le voir à l'œuvre. Sincèrement, moi, je ne lui fais pas de procès d'intention. Il a dans le discours, il est en rupture avec Papendiaï.

On va voir si réellement, il arrive à s'attaquer aux problématiques de laïcité, à s'attaquer aux grands défis de l'autorité à l'école, et puis aussi du niveau, et bien entendu, de la situation des enseignants. Donc, il a un chantier énorme face à lui. Papendiaï a été en échec total dans sa mission. Gabriel Attal parle. On peut le rejoindre dans le discours. On peut comprendre ce qu'il dit. On peut avoir des points d'accord. Mais je me méfie des grands discours, d'autant plus que dans ce gouvernement, parler, c'est souvent la seule chose qu'il sache faire.

3:19
Sébastien Chenu

Sébastien Chenu, il est déjà pris pour cible. Gabriel Attal, alors pas par vous, par un soutien d'Éric Zemmour, l'ancien ministre et fondateur du Puy-du-Fou, Philippe Devilliers. Tweet qui a scandalisé à gauche dans la majorité, qui n'a suscité pour l'instant aucune réaction dans votre camp. Je vais vous le lire. La nomination de Gabriel Attal, écrit Philippe Devilliers pour remplacer Papendiaï, c'est la catastrophe de l'été, c'est le passage du WOC au LGBT. Est-ce que ça vous choque ?

3:41
Présentateur

Oui, je suis face à vous ce matin, donc je peux réagir. Et je trouve que c'est consternant. Venant de quelqu'un comme Philippe Devilliers, qui est quelqu'un qui est à un certain niveau, on n'attend pas des attaques personnelles sur ce nouveau ministre de l'Éducation nationale.

3:55
Sébastien Chenu

Vous ne faites pas ce procès-là d'être communautariste, Gabriel Attal ? Je vous entends, Philippe Devilliers, dans un tweet qui, encore une fois, a beaucoup scandalisé.

4:01
Présentateur

Je ne vois pas en quoi la vie privée de Gabriel Attal en fait un acteur du communautarisme. Pas du tout. Donc je trouve que c'est un propos qui est déplacé. Venant de Philippe Devilliers, je n'y souscris pas. Et je trouve que ce n'est pas au niveau du combat politique que nous devons mener. Mais pour revenir sur ce remaniement, sincèrement, quand on fait un remaniement, c'est pour dire quoi ? Ou c'est pour changer de cap politique, c'est pour donner une nouvelle orientation. Or, il n'y a pas de nouvelle orientation. D'ailleurs, il n'y a pas d'orientation depuis les législatives.

4:26
Sébastien Chenu

Il y a une prise de parole tout à l'heure d'Emmanuel Macron en ouverture du Conseil des ministres.

4:28
Présentateur

Je ne crois pas qu'Emmanuel Macron change radicalement la position qui est la sienne, l'orientation de ce gouvernement. Ou alors, c'est pour élargir sa majorité. Il n'y a pas d'élargissement. Ils se sont, au contraire, rétrécis. On voit bien, ce sont les acteurs fidèles de la Macronie. Les gens qui rentrent au gouvernement sont archi-fidèles. Ce sont des acteurs historiques, parfois même hystériques, de la majorité macroniste. Vous pensez à qui ? Je pense à tous ces députés qui ont souvent parlé fort pour défendre Emmanuel Macron. Ils sont des archi-fidèles, soumis, fans d'Emmanuel Macron. Donc, il n'y a pas d'élargissement. Il y a un rétrécissement.

Je pense que c'est un gouvernement qui rétrécit, tout comme cette majorité rétrécit.

5:07
Sébastien Chenu

Puisque vous évoquez les députés. En attendant, le travail parlementaire se poursuit. Je rappelle que vous êtes vice-président aussi de l'Assemblée nationale. avec une loi d'urgence qui a été votée hier, qui doit permettre de reconstruire les dégâts causés par les émeutes de fin juin. Loi donc définitivement votée. Unanimité au Sénat, quasi unanimité à l'Assemblée. Mais votre groupe, le Rassemblement national, a voté contre. Pourquoi ? Vous ne souhaitez pas reconstruire ? Vous souhaitez priver les communes des aides pour reconstruire les dégâts ?

5:32
Présentateur

Simplement, il faut que vous compreniez bien une chose. C'est que nous ne sommes pas là pour faire comme les autres. Nous ne sommes pas là pour mener les mêmes politiques que les autres, qui depuis 40 ans amènent les résultats que nous connaissons. Et nous ne sommes pas là pour que les Français, les contribuables, avec leur argent, qu'on leur pique du matin au soir, viennent à nouveau reconstruire, participer à la reconstruction de ceux qui étaient détruits par des émeutiers. Donc on fait quoi ? On laisse tout détruits ? Pas du tout. Il y a une différence de philosophie extrêmement forte dans ce qui nous anime et ce qui anime le gouvernement.

Il y a 650 millions d'euros minimum de dégâts, dont 30% sont liés aux collectivités locales. Ce projet de loi visait d'abord à faciliter...

6:11
Sébastien Chenu

C'est un texte budgétaire, c'est un texte qui lève des contraintes administratives.

6:14
Présentateur

Je vais vous dire. Vise d'abord à lever un certain nombre de contraintes urbanistiques, administratives, etc. Et nous avons voté l'article sur ces contraintes administratives. Mais ce qui manque à ce texte de loi, la philosophie que nous n'acceptons pas et à laquelle nous ne voulons pas souscrire, c'est le fait de faire payer les casseurs. Nous n'acceptons plus que ce soit les Français, les contribuables, quels qu'ils soient, qui soient mis à contribution.

6:39
Sébastien Chenu

Comment on fait payer des délinquants pour conclure, par exemple,

6:43
Présentateur

les deux écoles de la Verrière qui ont été brûlées ? On doit mettre dans ce pays un simple principe, qui est celui de casseur-payeur. On connaît le principe d'ailleurs, pollueur-payeur. Eh bien, casseur-payeur. Lorsque vous cassez, vous devez être sanctionné. Et l'argent qu'on peut récupérer, que ce soit via des amendes, tout le monde n'est pas insolvable, doit être redirigé vers les constructions, vers la réparation. Et si vous avez cassé, vous allez devoir payer, y compris jusqu'à la fin de vos jours, y compris lorsque vous trouverez un boulot, on vous fera une saisie sur salaire, y compris lorsque vous aurez...

7:14
Sébastien Chenu

C'est une condamnation derrière à vie, en quelque sorte.

7:16
Présentateur

Quand vous avez cassé, vous devez vous acquitter de votre réparation tout au long des mois et des années qui viennent.

7:22
Sébastien Chenu

Mais ça veut dire qu'il n'y a pas de réhabilitation ? Quelqu'un qui aurait cassé, vous dit à vie, se travaille après les mois sur salaire.

7:26
Présentateur

Non, quand vous avez terminé de payer, eh bien, vous êtes réhabilité. Mais je veux dire, il faut mettre des principes qui sont différents. Aujourd'hui, les Français ne peuvent plus accepter, et nous, nous n'acceptons pas, en tous les cas, qu'on revienne sans arrêt à la case départ, comme si de rien n'était, en disant, écoutez, il y a eu des émeutes, aucune leçon n'en est donnée, et à la fin, on demande encore aux Français de mettre la main à la poche.

7:46
Sébastien Chenu

Mais sauf que vous voyez le risque, Sébastien Chenu, s'il n'y a pas de réparation, si c'est l'État qui s'efface, en quelque sorte, il y a aussi ce risque de voir ce que l'on a vu, les images de Nice, de Cavaillon, où les autorités publiques soupçonnent des trafiquants de drogue d'avoir repris la main, d'organiser des kermesses, d'organiser la solidarité en local. Donc, en fait, c'est l'État qui capitule, si on ne reconstruit pas.

8:04
Présentateur

L'État a capitulé depuis longtemps. Vous savez ce que disait Anatole France, il n'y a plus d'État, il n'y a que des administrations. Et c'est un peu ce à quoi nous sommes aujourd'hui. Mais ne pas reconstruire,

8:14
Sébastien Chenu

ce n'est pas l'État qui s'efface et qui laisse la main, précisément,

8:17
Présentateur

à la débrouille, aux trafiquants. Ça, ça a été la politique de la ville pendant 40 ans. C'est-à-dire, on a réparé des vitres, on a réparé des ascenseurs, on a réparé des escaliers, on a repeint des quartiers. Moi, je ne suis pas pour qu'on abandonne la politique de la ville et des quartiers. Moi, par exemple, je soutiens un plan Enru dans ma ville de Denain. L'Enru, c'est Jean-Louis Borloo qui l'a monté. Ça fonctionne plutôt bien. Mais je suis contre le fait qu'on disperse de l'argent public à des associations, comme on le fait depuis 40 ans, tout simplement pour tenir les quartiers, pour acheter la paix sociale. L'établissement de l'autorité.

Et d'ailleurs, vous parlez des problématiques de drogue dans un quartier de Marseille, je crois, de Cavaillon. Je rappelle qu'il y a un an, Gérald de Darmanin nous racontait, il racontait sur votre plateau, qu'il allait faire fermer tous les points de deal en France. Un an après, échec total. Je veux dire, quand on ne sait pas faire, quand on ne veut pas faire, comme Gérald de Darmanin, on n'annonce pas des choses pareilles. Mais est-ce que ce n'est pas pire

9:11
Sébastien Chenu

de voter, par exemple, contre une loi qui permet précisément de reconstruire

9:15
Présentateur

des équipements, des écoles, la poste, notamment ? Vous l'avez dit vous-même, d'ailleurs, ce n'est pas cette loi qui va empêcher ou pas de reconstruire. Cette loi, elle vise à lever un certain nombre de barrages administratifs. Nous, nous disons que cette loi ne fait pas son boulot. C'est pour ça que nous ne la vantons pas, parce qu'elle ne permet pas de faire entrer dans le cadre de la loi le principe du casseur-payeur, le rétablissement des autorités dans notre pays. Je dis des autorités parce que c'est dans l'éducation nationale, on en a parlé. C'est évidemment dans la justice, on en a parlé, mais c'est aussi à l'école. C'est un chantier extrêmement important.

Aujourd'hui, ce gouvernement est en échec total. Par exemple, sur l'excuse de minorité, ça ne coûte pas un euro, l'excuse de minorité, de revoir ce dossier de l'excuse de minorité. C'est une demande récurrente

10:01
Sébastien Chenu

du Rassemblement national.

10:02
Présentateur

J'ai déposé là aussi une proposition de loi avec l'ensemble des députés du Rassemblement national, avec Marine Le Pen, pour qu'on revoie l'excuse de minorité, qu'on puisse lever cette excuse de minorité. Le gouvernement ne s'y engage pas. La suppression des allocations familiales pour des mineurs ou des délinquants multirécidivistes, je précise. C'est une mesure symbolique.

10:19
Sébastien Chenu

On sait que 60% étaient des primo-délinquants sur ces délinquants. D'accord, mais donc ça veut dire

10:22
Présentateur

qu'il y a 40% qui sont des récidivistes.

10:24
Sébastien Chenu

Mais donc on n'est pas sûr qu'elles soient toutes minorites.

10:25
Présentateur

40% sont des récidivistes. Eh bien, qu'on supprime les allocations familiales. Vous dites que c'est une mesure symbolique. Oui, mais l'autorité, ce sont aussi des symboles. Et c'est parce qu'on a abandonné tous ces symboles qu'aujourd'hui, il n'y a plus de cadres qui tiennent la France.

10:38
Sébastien Chenu

Puisque vous évoquez ces symboles, je voudrais vous montrer une vidéo. d'avoir tabassé un jeune homme et leurs collègues qui se donnent rendez-vous pour les applaudir au moment du déferme. Regardez. Alors, je précise que les policiers qui ont été déférés ont été mis en examen. Qu'ils sont donc soupçonnés d'avoir tabassé un jeune homme qui passait dans la rue qui lui dit qu'il rejoignait sa petite copine à Marseille. Plus de huit jours d'incapacité totale de travail, des indices graves et concordants d'après la justice. Est-ce que c'est remettre en cause l'état de droit que de se donner rendez-vous pour les applaudir ?

11:26
Présentateur

Non, mais il y a plusieurs choses là-dedans. D'abord, la présomption d'innocence, elle existe pour tout le monde. Et si des policiers se comportent mal, ce qui peut arriver comme dans tout corps, eh bien, ils doivent être durement sanctionnés et ils le sont d'ailleurs. Vous savez que la police, c'est le corps d'État qui est le plus contrôlé et donc aussi le plus sanctionné. Non, elle ne me choque pas parce que je sais ce que vivent les policiers.

Parce que voyez-vous, moi, lorsque je vais au commissariat de Denain ou de Valenciennes, je sais le sentiment d'abandon que ressentent nos forces de l'ordre lorsqu'ils ont entendu, par exemple, Emmanuel Macron immédiatement pointé du doigt le policier qui avait tiré sur le jeûne à elle sans connaître du tout les circonstances. Le fait que les policiers se sentent abandonnés parfois par leur hiérarchie mais surtout par une certaine forme d'autorité politique amène effectivement un sentiment de corps très fort. On est d'accord le fait de tabasser un jeune homme par exemple aussi.

12:16
Sébastien Chenu

Et je suis d'accord avec vous, il y a une enquête qui est en cours mais ces policiers sont venus en avance ce matin déférés.

12:21
Présentateur

La police de notre pays doit être exemplaire et je pense que dans 99% des cas, la police de notre pays ce sont des hommes et des femmes jeunes issus souvent de quartiers populaires qui essayent parce qu'ils sont républicains d'assumer, de faire assumer l'ordre public dans des conditions extrêmement difficiles et pour des salaires extrêmement modestes. Quand il y a des gens qui se tiennent mal, ils doivent être sanctionnés à la hauteur du comportement exemplaire qu'on attend d'eux. Donc moi, je n'ai pas de problème avec ça. Quand on est dépositaire de l'autorité publique et qu'on se comporte mal et qu'on commet des actes qui ne vont pas dans ce cadre, il faut être sanctionné de l'autre côté.

Sincèrement, notre police se sent abandonnée, notre police se sent que soit dans les moyens, que soit les conditions dans lesquelles elle travaille, la situation des commissariats. Enfin, je veux dire, qui accepterait de travailler dans des conditions pareilles ? Oui, mais ce n'est pas la question. La question, c'est qu'ils sont mis en examen déféré

13:09
Sébastien Chenu

et que les policiers applaudissent.

13:11
Présentateur

Oui, parce que les policiers font corps, parce qu'ils se sentent abandonnés et que comme toute, j'allais dire, communauté professionnelle, lorsqu'elle se sent abandonnée, elle fait corps. Donc moi, je comprends que les policiers fassent corps. Il y a une enquête, on verra bien. Si ces policiers ont commis des infractions graves, ils seront jugés et sanctionnés à la hauteur de celles-ci. Pour le reste, arrêtons de jeter l'opprobre. Vous savez, on entend la France insoumise qui du matin au soir salit la police, dit la police tue, les traînent dans la boue.

Si les Français voyaient les débats de l'Assemblée nationale et entendaient ce que l'extrême gauche dit sur notre police, les Français seraient révoltés. On est dans un pays qui a besoin d'apaisement et je ne crois pas que c'est en tapant sur la police qu'on arrive à cet apaisement.

13:51
Sébastien Chenu

Sébastien Cheniot, on a appris en début de semaine des hausses significatives dans plusieurs domaines. Prix de l'électricité au 1er août, plus 10%, hausse du pass Navigo en Ile-de-France et cette réflexion autour d'une taxe sur les alcools et les vins. Est-ce que l'une de ces augmentations est pour vous justifiée ?

14:06
Présentateur

Et vous oubliez les fournitures scolaires, plus 10% on apprend ce matin. Ce n'est pas une augmentation

14:10
Sébastien Chenu

du gouvernement. Ce n'est pas une augmentation

14:11
Présentateur

du gouvernement mais on voit bien que les Français sont dans un corner, sont dans un coin où chaque jour ils s'aperçoivent que leur pouvoir d'achat diminue, que leur pouvoir d'achat est fortement impacté.

14:23
Sébastien Chenu

Mais en même temps, est-ce qu'il y a une hausse qui est justifiée ? Par exemple, celle sur la taxe sur les alcools et les vins ?

14:27
Présentateur

Alors, celle sur la taxe sur les vins me semble totalement injustifiée mais c'est vraiment la cash machine qui essaye de mettre à contribution... C'est la lutte contre l'alcoolisme contre certains produits néfastes. C'est la lutte

14:37
Sébastien Chenu

contre la surconsommation d'alcool, disait celui

14:42
Présentateur

qu'ils allaient s'y attaquer il y a 6 ans quand ils ont pris des manettes et nous faire des vrais programmes de lutte contre l'alcoolisme, de prévention, d'accompagnement et pas au moment où ils cherchent 14 milliards pour boucler leur budget, inventer une taxe pour aller taper les viticulteurs, les producteurs, etc. qui sont déjà soumis à une concurrence déloyale.

14:59
Sébastien Chenu

Ils déceleront les alcools forts

15:00
Présentateur

a priori,

15:01
Sébastien Chenu

dans la réflexion puisque ce n'est qu'une piste, ce n'est pas une décision.

15:03
Présentateur

Ce ne sont pas les alcools forts en général qui contribuent à l'alcoolisme. Au-delà de ça, les hausses sur lesquelles le gouvernement a la main, a le levier. C'est par exemple l'électricité. Marine Le Pen l'avait dit en juin 2022. Elle avait dit l'effet de rattrapage du bouclier énergétique va être terrible. Bruno Le Maire qui a menti encore une fois dans la représentation nationale ne dit pas du tout qu'il n'y aura pas d'augmentation de l'électricité. Il y a évidemment une augmentation insupportable d'électricité. Mais il n'y a pas de rattrapage ? La commission de régulation Sébastien Cheney

15:32
Sébastien Chenu

disait 75% d'augmentation.

15:33
Présentateur

Ça fera 26% de plus. Non mais on peut retourner le problème dans tous les sens. Les Français vont payer à cause de ce gouvernement l'augmentation de leur électricité plus chère qu'auparavant. Mais il y a des solutions. Moi je regarde quand on propose avec les députés Rassemblement National avec Marine Le Pen avec Jean-Philippe Tanguy qui réfléchit sur ces questions de sortir du marché européen de l'électricité. Ça ne fait sortir d'aucun traité. Ça ne nous fait pas sortir de l'Union Européenne. Ça ne nous met pas dans une situation j'allais dire bancale vis-à-vis de l'Union Européenne sortir du marché européen de l'électricité. C'est quoi ? C'est sortir de l'indexation sur le gaz.

C'est quelque chose qui a été fait dans des pays comme le Portugal et l'Espagne avec des résultats. Il y a des moyens, il y a des leviers, il faut y aller.

16:14
Sébastien Chenu

8h53 sur RMC BFM TV. Merci Sébastien Cholud.

16:17
Présentateur

Merci.

Face à Face : Sébastien Chenu - 21/07 — Sébastien Chenu · Pourquijevote