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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 27 janvier 2024 39 min

Noé Debré, réalisateur & scénariste : "L’antisémitisme, c’est le décor de mon film"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

jusqu'à 13h30 les midis de culture Nicolas herbaau Géraldine mosna savoir notre rencontre quotidienne c'est une conversation à trois voix avec notre invité ce midi il est scénariste et réalisateur alors côté scénario il a travaillé avec des grands noms du cinéma Romain Gavras jacqu odiard Michel azanabicius ou encore Tom McCarty et il s'est fait un nom aussi dans le milieu de la série française avec Parlement tro saisons bientôt quatre dans les colisses des institutions européennees à la réalisation il a commencé presque comme tout le monde par des courtsmétrages mais son premier long métrage sort demain sur les écrans le dernier des Juifs s'enare d'un sujet brûlant jamais abordé au cinéma l'antisémitisme qui pousse les Juifs à quitter leur quartier de résidence bonjour Noé Debré bonjour bienvenue dans les midi de culture merci on est donc à la veille de la sortie de votre film Noé Debré le Danier des Juifs on imagine que plein de questions se sont posées à vous à votre équipe au distributeur du film sur ce projet notamment après le le contexte actuel qu' l'on connaît le déclenchement de la guerre entre Israël et Hamas après les les massacres du 7 octobre dernier est-ce que vous vous êtes posé des questions telles que cellees-ci faut-il changer le titre de ce film est-ce qu'il faut repousser la sortie du film dans quel état d'esprit se sont déroulé ces ces dernières semaines ouis on s'est posé à peu près toutes ces questions et quelques autres euh voilà ouais après le 7 octobre effectivement quelques jours après le le le les distributeurs nous ont appelé avec le producteur et pour prendre un verre et en N se demandant est-ce que ça change quelque chose est-ce qu'on maintient la date du du 24 janvier qu'est-ce qu'on fait et et en réalité on en a discuté pendant 2 Hees mais la conclusion était assez claire c'estàd qu'on on en réalité d'abord si on repoussait la sortie on repoussait on attendait quoi qui est plus d'antisémitisme c'est bon bah c'est quand même pas un super Paris commercialement pareil si on attend la paix au Proche Orient et et et par ailleurs on a quand même moi c'est ce qui m'a frappé c'est que comme vous le disiez j'ai bossé sur pas mal de films et on a rarement l'occasion de sentir qu'on a fait un film qui est pertinent au moment où il sort en fait et moi je je je me disais que c'était plutôt que c'était plutôt en faveur enfin ça devrait être plutôt en faveur du film dans le sens où le film euh je crois qu'il est d'autant plus pertinent euh aujourd'hui et et je pense que le cinéma peut servir à ça en fait et vous devez vous assumer le fait queaujourd'hui votre film risonne avec l'actualité parce que vous avez commencé à l'écrire on y reviendra mais en 2021 bien avant effectivement les derniers développements mais ce n'est pas une question que d'actualité ce sont des thématiques qui sont là depuis très longtemps ouais c'est une histoire longue en réalité moi quand j'ai quand j'ai commencé à bosser sur ce sujet en 2021 je me demandais si j'étais pas un peu en retard parce que ce que je décris dans le film ça commence au début des années 2000 euh enfin la réalité disons sociologique que que je décris euh et et donc oui c'est vrai que après c'est très curieux c très curieux comme situation parce que bon la la guerre la guerre au au au Proche Orient a repris on peut dire et et moi j'ai il y a eu des des l'explosion des des des des nombres d'actes antisémites qui d'ailleurs apparemment Contin continuent à au même rythme mais on en parle moins là euh mais moi j'étais le dernier étonné parce que je je c'est un sujet que je m'étais un peu cogné pendant quelques temps alors on va rentrer effectivement dans votre dans votre film on suit donc l'histoire de de Giselle et de son fils bellicha qui vivent dans une cité de région parisienne elle est persuadée qu'ils sont les derniers Juifs de ce quartier et elle est inquiète par l'antisémitisme et et les actes qu'elle voit autour d'elle elle veut partir déménager lui il n'en a aucune envie et va tout faire pour essayer de rassurer sa mère alle les mec j'ai attrapé un chcul lescorgé pour aller au paradis tu as été un ton cours de crave Maga ouais bien sûr mais ça commence à êre un peu trop facile pour moi qu'est-ce qu'il y a comme noir sont passé où les Arabes vous avez plus de poulet non on a plus de poulet monsieur on ferme c'est fini la communauté il sont partis d'ici mais on va aller où nous maintenant faut qu'on parte je te le dis moi oh monsieur V c'est gentil de venir me voir mais je vous en prie tu veux pas me dire des trucs sales en hébreu c'est trop joli va y avoir la guerre je te dis ah c'est officiel non non non mais tout le monde le sait déjà sur ça c'est parti commune ça c'est quoi ce boucan ça y est ils ont rait les Chinois de nombreuses personnes de la communauté israélite des ménagent de notre ville il faut qu'on parte nous aimerions organiser une petite cérémonie d'accord très bien parfait quel jour vous arrangerait toi aussi il faut que tu partes en tout cas moi j'ai pas peur donc toi aussi c'est pas la peine d'avoir peur bien ça fait vore canard mais oui mais c'est comme ça le rap moi j'aime bien Noé Debray votre film Le Dernier des juifs dont on vient d'entendre la bande annonce sort en salle demain avec AG Jaoui et Michel Zindel c'est lui vous dites cet acteur qui joue bellicha Michael Zindel qui vous a autorisé en quelque sorte à faire ce film à vous saisir de ce sujet difficile ouais absolument quand j'ai eu l'idée de de de ce sujet quand je me suis dit qu'il y avait un film à faire sur ce sujet euh immédiat j'ai eu un mouvement de recul parce que c'est un c'est un sujet dont on sait qu'il est périlleux et et et là j'ai pensé à michaell et je me suis dit Michell avec sa présence au monde si poétique et puis sa présence comique allait me permettre d'aborder le de faire ce film en m'émancipant du sujet d'une certaine façon est-ce que le personnage qu'il joue donc Ruben bellicha qu'on appelle bellicha dans dans le film il est il est très pro proche de de du du comédien parce qu' il a quelque chose vous le décrivez comme un chapeline c'est une forme de clown ce ce personnage c'est lui qui nous fait rentrer effectivement dans ce dans ce quotidien de cette cité dans ce quotidien de l'appartement entre ce fils et sa mère il a quelque chose de c'est difficile de le décrire en fait je vais vous laisser faire d'ailleurs mais c'est terrible parce que c'est c'est c'est je me suis aperçu parce que maintenant quand pose la question en effet c'est que c'est difficile pour moi parce qu'en fait j'ai eu donc je me suis dit ah tiens si c'est Michel qui joue alors qu'est-ce que ça donne et puis on avait fait déjà on avit déjà tourné de courtmétrages ensemble dans lesquels il avait des rôles secondaires mais maintenant je je connaissais comme ça sa voix quoi et donc et donc le personnage de bellicha est apparu et puis il a il a pris vie très vite alors que souvent quand quand on écrit un film on fait de la caractérisation de personnage c'estd on se dit ah tiens mon personnage vu ce que je veux raconter il pourrait être comme ça il je sais pas quoi on lui invente des caractéristiques puis on les fait évoluer au fur et à mesure des des des versions de scénario et là c'est l'inverse Bicha était premier et ensuite l'histoire est apparue et puis je le je le mettais dans les situations et je me disais je le voyais faire je disais ah tiens maintenant il fait ça là il fait ça et cetera et ça c'est c'est c'est c'est c'est un plaisir immense c'est vraiment un un personnage qui qui qui nous marque parce qu'il a une forme de de douceur il est un petit peu hors du monde en réalité alors il vit donc seul avec sa mère il a une vingtaine d'années je dirais il a pas particulièrement de travail il n'a pas le permis il est pas vraim inséré dans ce quartier véritablement il va faire les courses pour sa mère qui elle est malade il en prend soin et il décide un peu comme j'allais dire un bâton de pèlerin mais en tout cas de de de s'opposer à sa mère sur cette idée du départ lui il ne veut pas partir il va tout faire pour lui faire croire tout de même il il prépare ce départ ouais c'est ça il alors après ce que ouais ce qu'il faut dire c'est que c'est aussi un peu un menteur pathologique bellicha et donc il ment et puis il ment moitié par comme ça par inconséquence moitié quand ça l'arrange aussi et et donc il fait croire à sa mère mais comme il lui fait croire tout un tas de trucs que ça y est quoi il prépare le départ et que là c'est vraiment imminent et et comme ça il sen il s'enferme aussi dans un mensonge euh ouais c'est c'est c'est c'est c'est vraiment spécial c'est comme c'est c'est pour ça que je reviens toujours à Chaplin parce qu'il y a ce ce truc du personnage de Charlot moi j'ai le sentiment que bellicha je pourrais l'avoir mis dans plein d'autres films on pourrait faire bellicha comme les mar quoi bellicha à la plage bellicha au sport d'hiver ça marcherait je pour il y aurait un film quoi qui apparaîtrait quel est le le film que vous ne vouliez absolument pas faire Noé Debray j'avais peur de faire un film identitaire c'est-àdire sur la communauté juive sur l'identité juive j'avais en fait j'ai le sentiment qu'il y a beaucoup de films aujourd'hui qui se font à l'intérieur d'un d'un paradigme identitaire c'estàd les réalisateurs ou les réalisatrices veulent dire nous quand ils font des films et moi c'est un peu un truc qui m'exas et et je et donc je voulais pas faire ça je voulais pas faire un film qui exalte une identité ou qui ou qui d'une certaine façon je sais pas cherche à à à à ouais je je saurais pas comment dire mieux que exalt porteparole ouais c'est ça en fait mais et c'est c'est là-dessus d'ailleurs qu'on s'est rencontré avec agè je pense que elle aussi c'était pardon anè Jaoui c'est que je pense que elle aussi c'était une inétude et d'ailleurs quand je lui écris une lettre quand je l'ai quand je la connaissais pas donc j'aiis mon scénario JEI écris une lettre et je lui dis vraiment je suis désolé je je je je voulais pas faire de films sur les juif je pas ce qu'end j'ai pas le choix là j'ai pas pu m'en empêcher mais voilà et euh et donc j'avais peur de ça j'avais peur de de de C qui a un malentendu et de faire aussi une thèse c'est-à-dire vraiment de vous dire ce que vous avez parlé de personnag avec des caractérisations ce qui veut dire que chacun aurait dû avoir une certaines parole une certaine idée du monde donc vous vouliez éviter en fait vous avez pris un sujet ouais en évitant de faire un sujet euh je dirais que le sujet est devenu le contexte ce truc de l'antisémitisme en banlieu c'est c'est le contexte du film c'est comme son décor le pour moi le sujet du film enfin ce dont ça traite c'est comment est-ce qu'on fait pour vivre sans sa mère et et une fois que je comprends ça mais ça pour le coup je le comprends très vite et et une des références qui me vient aussi très tôt c'est l' rab du futur BD drat satouf d'abord parce que Michel a une espèce de quelque chose de qui qu'il a l'air de sortir de d'une béd de Riad satouf c'est très très curieux et ensuite parce que j'aimais beaucoup la façon dont justement Riad satouf dans le rab du futur parle de la grande histoire parle de de de sujets extrêmement compliqués mais il le traite toujours de l'intérieur par ses personnages espèce de leur petite préoccupation triviale du quotidien au milieu de tout ça et ça je trouve ça très touchant pas identitaire pas victimaire non plus et là je pense à la à la violence on pourrait imaginer effectivement que c'est la violence que que Gisel craint et et qui veut la faire partir mais on n'a pas de violence physique crue vous nous montrez pas des agressions vous nous montrez pas des des insulte elle est disséminée elle est là elle est insinuée elle est présente pourquoi ce choix c'est un peu curieux c'estàd que j'ai j'ai plusieurs fois j'ai eu je me suis dit enfin voilà je je me retrouvais confronté à l'idée à ce que maintenant j'écris une scène où il se fait agresser qu'est-ce qui se passerait s'il se faisait agressé euh et il y avait deux choses il y avait je pouvais traiter l'agression justement sur un mode chapelinien sur un mode clown comme ça arrive tout le temps dans les films de Chapelin on voit ça dans on voit ça dans dans le dictateur évidemment et mais mais j'étais pas sûr d'être capable de mettre en scène ça si je suis tout à fait sinc avec vous et l'autre chose c'est il y avait quelque chose qui me retenait sur la question de la violence et j'ai mis du temps à comprendre ce que c'était et ça m'est venu assez récemment en fait où je crois qu'en fait quoi qu'on fasse le cinéma glorifie tout toujours la violence la violence quand elle est montrée au cinéma est toujours glorifiée et en fait les films qui prétendent dénoncer la violence en la montrant je crois soit sont inopérant soit sont hypocrite et j'ai moi j'ai pas de problème à mettre de la violence au cinéma j'ai écris plein de films super violents ça me va mais ce que je veux pas c'est qu'on enfin ce que je trouve hypocrite c'est de faire croire qu'on la dénonce en la montrant alors qu'en fait on la glorifie et donc ça ça m'a fait reculer ensuite je pense que la la la la violence antisémite elle est elle est elle est elle apparaît dans le film par par d'autres mise en situation et et c'est marrant d'ailleurs parce que il y a quand même beaucoup de gens quand ils voient le film qui me disent ah là il y a il y a des scènes qui sont quand même très brutales alors qu'en fait elles le sont mais d'une façon qui est purement pas pas symbolique mais enfin qui qui nous apparaissent comme brutal sans que la violence soit physique quoi on entend dans la bandeannonce alors il y a beaucoup d'humour il y a beaucoup des phrases effectivement qui sont qui reposent sur des clichés et qui sont tournés en déri qui sont désamorcés aussi par les deux personnages notamment euh bellicha et par Giselle sa mère qui elle aussi est est un sacré personnage si on pu dire c'est le personnage d'une mère juive mais beaucoup plus complexe et beaucoup plus ambigu que que ce qu'on peut imaginer elle aussi elle a des elle tient parfois des propos racistes mais on est toujours effectivement dans une forme de pirouette où elle se fait reprendre en quelque sorte par ce qu'elle pense elle-même parce qu'elle est pleine de de de contradictions et on entendu aussi dans la bandeannonce il y a un moment donné où il y a une rupture entre cet humour ce côté un peu badin ce côté un peu poétique et drôle et on tombe dans cette émotion de cette relation entre une mère et son fils ouais c'est ça euh effectivement je trouve la bandeannonce rend bien compte pour une fois souvent les les les ouais les réisateurs sont horrifiés par la bandeannonce de leur film et moi j'en suis très heureux comme de l'affiche d'ailleurs donc je me sens très chanceux de ce point de vue-là euh et et oui euh et oui il y a deux moments et après moi ce que j'aime bien faire par ailleurs c'est que même dans les scènes où il y a de l'émotion j'aime bien quand il y a des ruptures comiques donc donc mais c'est ce qu'on disait tout à l'heure c'est dire que pour moi le le vrai sujet c'est celui-là c'est celui de de de du départ de la mère en fait et qu'est-ce que vous vouliez dire justement sur cette relation qui soit pas juste un un lien culturel parce que vous l'avez dit vous voulez pas être le porte-voix porte-parole d'une identité d'une communauté euh qu'est-ce qu'il avait de de c'est difficile de dire qu'est-ce que vous voulez dire sur la relation père ENF mère mèrefils mais en fait je je je répondrait différemment c'estd que si je savais vous résumer ce que je voulais dire je pense que j'aurais pas eu besoin de faire le film c'est ça c'estàd que le film il me sert à à articuler quelque chose et j'espère que le film est plus intelligent que moi de ce point de vue-là mais je sens que l'émotion que provoque le film là on arrive il y a et ce qui est dit aussi sur la peur qui sont des choses qui m'ont été dites parce que donc le film mais quand même très documenté tout ce qu'il y a dans le film sont des choses qu'on m'a raconté et puis qui qui qui que j'ai articulé sous forme de scénario et il y a des choses qu'on m'a dites que j'ai trouvé lumineuses et et je j'ai l'impression que le film euh porte le discours que j'ai envie de porter mais à l'intérieur d'un film de cinéma mais sur cette relation là vous vouliez dire des choses lumineuses sur le contexte dont vous parliez l'antisémitisme dans les quartiers ou sur vraiment cette qui cette relation entre une mère et et son fils je pense qu'il y a quelque chose sur en fait c'est lié ça veut dire que ce qui ce qui se passe à l'intérieur de cette relation entre cette mère et son fils c'est qu'en fait elle est convaincue que son fils il est pas capable d'être dans le monde sans elle et je pense que c'est une émotion de parents qui est très commune et qu'en fait lui lui dit mais en fait si je suis capable d'être dans le monde sans toi tu peux partir c'est ça c'est ça l'émotion à laquelle on arrive et je pense que là effectivement se joue quelque chose de de très profond et la et la raison après la la à l'intérieur de la métaphore du film ce qui fait qu'elle croit qu'il est pas capable d'être sans elle c'est l'antisémitisme mais quelque part cette émotion là le fait de vivre dans un monde tourmenté je pense que il est est pour tout le monde et il est de plus en plus c'est quelque chose que que voilà que tout le monde peut reconnaître moi je fais beaucoup de films de de genre pour plusieurs raisons d'abord parce que le gen c'est démocratique tout le monde peut peut monter dans le train il y a un truc voilà c'est simple on va on va réduire les enjeux à quelque chose de simple des problèmes de territoire d'argent et puis parce qu'il y a des héros de créer des héros de leur donner une silhouette de leur donner et puis de trouver comment est-ce que moi spectateur je vais pouvoir m'accrocher à ces gens ça ça c'est c'est c'est vraiment intéressant et c'est souvent un point commun d'ailleurs entre des fois on se retourne un peu sur les trucs qu'on a fait d'abord c'est ces idées de destin simple de gens simples qui vont avoir des destins extraordinaire voyez que ça soit un prophète chez les cowboys c'est exactement ça et puis un autre truc je sais pas comment je me l'explique mais très souvent voilà c'est des films français mais il y a une partie les gens qui vont parler d'autres langues va y avoir un prophète voilà ça va être le Corse ou l'arabe de chez moi ça va être je sais pas quoi on va parler d'autres langues et ou Dipan voilà c'est un film en tamoule et mais c'est un film très français c'est un film très d'aujourd'hui et puis voilà et parce que justement peut-être parce qu'il est d'aujourd'hui il a une partie en sous-titre la voix du scénariste Thomas bidgin c'était le 24 novembre 2015 dans l'émission ping-pong sur France Culture et le sourire tout le long de de cette archive de notre invité n de il faud expliquer aux auditeurs pour ceux qui ne savent pas qui est pour vous Thomas bidgin donc c'est un scénariste et c'est une sorte de de mentor pour vous lui il dit que vous êtes son Padawan quelle est cette relation et comment elle s'est elle s'est nouée euh en fait quand j'avais 20 ans moi je savais que je voulais être scénariste j'ai su que je voulais être scénariste très tôt quand j'étais au lycée et donc et donc mais en même temps c'était quelque chose qui provoquait une grande anxiété chez moi parce que je connaissais rien au cinéma et et rien ni personne et euh et donc je je suis venu à à Paris je suis monté à la capitale et euh et puis euh comme ça je je je en étudiant ce qui était le métier de scénariste en essayant de comprendre en quoi ça consistait je me suis dit que c'était en fait comme un artisanat puis je pense que c'était aussi une façon de me rassurer sur mes chances d'y parvenir et et un jour j'ai j'ai vu Thomas bidguin parler avec cette éloquence qu'on qu' qu'on a juste entendu euh et euh et je suis allé lui parler à la fin de sa conférence il m'a gentiment donné son mail et je lui ai écrit un mail en disant voilà euh je pense que que qu'écrire que métier de scénariste c'est un métier d'artisan donc si vous cherchez un apprenti moi j'ai envie d'apprendre et et l'idée lui a plu on s'est rencontré on s'est bien entendu et je suis effectivement devenu son son son apprenti en quelque sorte et et voilà on a commencé à écrire ensemble vous vouliz être scénariste et pas réalisateur est-ce que c'était une forme de de fausse modestie ou est-ce que c'était une vraie vision du du cinéma pour vous le cinéma pour vous c'était d'abord écrire les histoires les dialogues plutôt que de réaliser ouais je pense que c'est le mélange de plein de choses je pense que il y avait effectivement une forme de timidité dans le sens où pour moi scénariste ça me semblait j'ai l'impression que réalisateur c'était un fantasme dire je vais devenir réalisateur il y a quelque chose comme ça le réalisateur surtout en France le réalisateur est toutpuissant quoi c'est vraiment l'artiste desmurges par excellence et et donc je crois que ça ça m'effrayit un peu je pense aussi que j'ai toujours beaucoup lu et j'avais une appétence pour l'écrit et donc je me disais bon ben voilà vu que je lis beaucoup ben peut-être que je saurais écrire euh et puis et puis par ailleurs c'est vrai que j'aimais bien le le cinéma qui m'a donné envie de faire du les films qui m'ont donné envie de faire du cinéma étaaiit des plutôt des films de l'écrit c'était c'était les films enfin de l'écrit c'est c'est pas seulement mais en tout cas des films qu'on qu'on salut aussi pour leurs scénarios il y av les films des frères Cohen il y avait carnet Prévert il y avait je sais pas quoi mankevit enfin euh c'était toujours il y ait toujours quand même vraiment quelque chose autour du scénario donc je je voilà j'ai pris cette décision et puis comme on prend les décisions à à à à 15 ans quoi je puis je je m'y suis tenu et d'ailleurs vous faites d'abord une école de de cinéma et en parallèle des études de lettre classique parce que à ce moment-là encore vous ne savez pas où vous voulez aller ou parce que vous dites véritablement que c'est que c'est lié que que votre passion du cinéma votre façon de faire du cinéma ce sera en mêlant les deux ouais les lettres classiques que je je pense que à l'époque j'ai aussi d'abord j'ai un un peu comme ça un truc de je me dis c'est le moment où je peux faire des études quand même et avant de devoir travailler ouais exactement et et puis et puis j'avais comme ça un peu cette idée voilà les lettres classiques c'est Aristote c'est la poétique c'est de là que ça vient c'est les Grecs qui ont inventé le théâtre en des trucs très abstrait al les outils quoi les TH oua je m'étais dit ah tiens c'est là où je vais comprendre des choses qui vont m'aider puis concrètement je faisais surtout du grec et du latin mais ce que j'aimais beaucoup et et euh et mais par ailleurs c'est vrai que j'ai en fait j'ai fait des lettres classiques mais j'ai fait un parcours un peu spécial qui s'appelle culture antique et monde contemporain qui a un parcours spécifique à à la Sorbonne à Paris 4 euh que je recommande à tout le monde à tous les jeunes gens qui nous entendent et et qui justement cherch à à à à ramener la culture antique vers des enjeux contemporain ou et et ça a été un lieu d'épanouissement intellectuel incroyable mais vous donc vous avez pas de la Poétique d'Aristote on est d'accord que dans ce texte où il dit quand même comment devrait être écrit un bon texte en tout cas une bonne tragédie et une bonne comédie on est d'accord qu'en fait on là pour le coup il y a peu de résonance avec ce qu'on fait aujourd'hui ou pas du tout justement justement il y a vraiment un lien bah sur la tragédie c'est une grande question il y a un livre de George Steiner je crois qui parle de la mort de la tragédie je crois s'appelle et qui lui part du principe qu'en fait à partir du moment où on ne croit plus en Dieu on croit plus au destin la tragédie n'a plus de sens pour nous et en fait ce qu'on fait tous c'est du mélodrame et je suis assez d'accord en fait ENF je suis d'accord avec George Steiner c'est que j'ai lu George Steiner et puis ça m'a semblé vraiment un truc intéressant à répéter sur France Culture mais vous avez raison c'est le lieu mais vous pensez que c'est impossible de faire une tragédie aujourd'hui en fait que ça a moins de sens je pense que ce que ce que ce que ce qu'Aristote appelle la tragédie je pense que nous c'est complètement incompréhensible pour nous en fait et et je pense que nous aujourd'hui on a on on on on qualifie de tragédie ou de tragique des choses qui en fait ne le sont pas selon ces règles là mais voilà ça a pris un autre sens et sur la comédie et sur la comédie alors là j'avoue que je me souviens plus très bien de ce que raconte Aristote mais du coup je sais pas trop quoi vous répondre bah rien ouais c'est ça sur sur la comédie on va on va y venir parce que vous avez effectivement un rapport à l'humour qui est particulier mais d'abord sur le scénario je voulais quand même qu'on Rev viennent sur cette façon de travailler que vous que vous avez pour écrire un scénario parce que c'est vrai on cite très banalement le réalisateur quand on parle du film d'un film en général et très peu les les les scénaristes et on vous en avez dit un mot tout à l'heure concernant le dernier des Juifs il y a tout un travail de de rencontrre vous avez fait un travail de terrain rencontrer des gens les écouter vous documenter aussi beaucoup ça commence véritablement par ça une fois qu'on a trouvé l'idée j'imagine mais le travail de scénariste ouais c'est vrai que moi et je pense que ça ça VI aussi d'avoir vu Thomas et et jacquodiar travailler il y a une chose qui est qui est pour moi évidente et et c'est que ce qu'on trouve dans le réel est toujours beaucoup plus surprenant et intéressant que ce qu'on peut inventer parce que fondamentalement notre notre imagination on l'a construite en regardant des films et en lisant des livres et en fait c'est beaucoup de clichés et et en fait le réel est toujours riche de de de sens et donc et et et donc c'est c'est ouais ça c'est un peu comment j'ai appris à faire les choses c'està dire qu'on va dans le réel on parle aux gens et puis on écoute ce qu'ils ont à nous dire et ensuite on se demande comment faire du cinéma mais scénariste c'est pas simplement effectivement c'est pas simplement écrire l'histoire ça c'est vraiment pareil un truc qui vient de Thomas c'est écrire des films ça veut dire c'est essayer de se dire comment est-ce que ce qu'il y a sur la page ça va générer des images ça va faire progresser la forme comment pourquoi est-ce que le cinéma est l'endroit pour raconter cette histoire et com les outils du cinéma vont nous permettre de la raconter et et et c'est pas simplement voilà faire fonctionner trois actes avec un objectif et un personnage quoi et il y a aussi les dialogues bien sûr et et dans votre recherche dans votre travail de de terrain pour pour ce dernier pour le dernier des Juifs ce premier film il y a aussi toutes ces punchlin qui on a entendu dans la dans la bande annonce tout à l'heure mais ça c'est c'est véritablement un presque un travail je sais pas si sociologique mais il y a des choses que vous n'auriez pas oser dire pas oser imaginer et qui sont dites dans le film je pense par exemple à à la la petite amie si on peut dire de de bellicha qui lui dit si vous partez c'est maintenant que que va nêtre l'antisémitime parce qu'il y aura plus de Juifs dans notre quartier absolument ça c'est un truc que j'ai entendu que que qu'on m'a raconté quelqu'un un voisin lui avait dit ça quoi faut pas partir sinon c'est là que les gens vont devenir vraiment racistes qu' y aura plus de juif et effectivement c'est tout tout est dit quoi et il y a quelques moments comme ça dans les entretiens que j'ai fait où les gens fondamental ement disent une vérité anthropologique extraordinaire quoi et vous la livre et ça je je je me suis empressé de le recycler dans mon film en me l'appropriant sournoisement alors il y a puisque vous avez de l'humour de l'humour aussi dans dans votre travail Noé debr et notamment cette collaboration avec l'humoriste blanche Gardin c'était en en 2017 d'abord avec problémos et puis en 2021 ensuite il y a aussi dans votre univers de travail on a dit la lecture on a dit ces rencontres cette façon de se documenter et il y a le théâtre qu'est-ce que la rencontre avec Blanche Gardin humoriste seul en scène qui interprète des personnages et des situations sur scène vous apporte aussi dans votre façon de construire un film d'écrire un film d'écrire une histoire et d'imaginer des personnages euh je pense que alors après je veux pas diminuer parce que blanche elle c'est c'est une extraordinaire humoriste et puis en même temps c'est une c'est une très très bonne scénariste et cetera donc je je veux pas l'essentialiser dans un rôle mais euh mais euh je pense que avec Blanche j'ai beaucoup appris sur la comédie sur la part d'improvisation quand on écrit une comédie en fait c'estàd que c'est pas l'improvisation au plateau je parle vraiment l'improvisation de on est devant sa feuille et puis on est en train d'écrire un scénario et en fait on se laisse porter par le rythme euh d'un d'un dialogue qu'on entend euh et qui euh que que que et qu'on écrit en entendant quoi dans notre tête ou quand on coécrit c'est encore enc plus agréable on le joue et puis voilà la la scène apparaît et et cette et cette part d'improvisation le fait de se mettre dans cet état qui permet ça c'est quelque chose dont j'ai vraiment fait l'expérience de façon puissante avec Blanche et c'est vrai que par ailleurs enfin concomitamment je me suis mis à aller beaucoup au théâtre euh parce que je voyais des pièces qui étaient dont j'ai découvert j'ai compris qu'elles étaient écrites en improvisation au plateau ce que font beaucoup des jeunes troupes dans le théâtre public euh donc ils se réunissent et puis pour moi c'est très mystérieux c'est vraiment un truc qui me fascine c'est ils se réuniss je sais pas quoi ils vont 3 mois à la campagne et puis si va crosevau notamment donc on a reçu ici ah ouais je suis fan enfin c'est en fait le le mon premier la gifle que je me suis prise j'ai vu le capital et son singe qui était une pièce de syvin crusbau et je voyais ça et j'étais s Déré de comment est-ce qu'en fait on arrivit à ce degré d'intelligence dans le rapport entre un comédien et son personnage et euh tout ce qui surgissait était vraiment génial et je savais que ça je pouvais pas l'écrire je pouvais pas l'écrire comme ça en tout cas ça s'écrit pas en fait ça s'écrit pas ça se joue je sais pas quoi ça s'interprète j'en sais rien et euh et en fait évidemment a crusbo c'est pas le seul il y a il y a pomera il y a euh hashashe voilà il y en a il y en a a pas mal et euh Cyril test et tout ça et donc je je je suis allé les voir tous et puis après je prenais des des cafés avec leurs comédiens quand j'arrivais à gratter leur mail parce que je voulais qu'il me racontent quoi mais comment ça se passe alors vous êtes au plateau mais qui dit quoi pourquoi comment et euh et ensuite j'ai fait un pourmétrage qui don qui était pour moi une expérimentation de cette méthode que j'ai fait entre autres avec Vincent maain qui lui-même vient pas mal de là et et là Vincent m'a m'a m'a expliqué en fait ce que c'est que l'improvisation alors et ben en fait ce que j'ai découvert le son ça c'était la leçon de Vincent après avoir donné les leçons de thomasant je vous livre les leçons de Vincent macag je devrais faire un livre là-dessus eu et et en fait Vincent m'explique que il faut pas improviser qu'on a une idée fausse sur l'improvisation c'est qu'on pense qu'en fait l'improvisation euh c'est comme pour les rappeurs les rappeurs ils trouvent des punchlin ils improvisent et tout ça et puis ils trouvent comme ça il machinent ils débitent des punchlines et il dit l'improvisation ça sert pas à trouver le texte ça sert à trouver le personnage et ça j'ai trouvais ça incroyable ça veut dire qu'en fait effectivement euh on passe du temps à répéter des scènes et c'est pas là en essayant de se dire ah on va on va collecter la sève le l'huile essentielle quoi de ce truc et ça va nous permettre de réécrire la scène et cetera ce qui est un fantasme je pense de pas mal de de jeunes réalisateurs non ce qui va se passer c'est que les acteurs en jouant entre eux en improvisant vont trouver leur personnag vont trouver en fait leur dynamique et on va pouvoir rejouer exactement la même scène mais fort de ça et ça va avoir l'air ça va prendre une toute autre dimension parce qu'en fait ce qui est drôle c'est jamais le texte c'est toujours l'acteur et c'est pour ça dans le film moi c'est très important que tous les acteurs je je je que je trouve tous les acteurs drôle quand j'ai j'ai distribué les rôles du film jusqu'à 30 les midi de culture Nicol herb Géraldine MOS une minute 30 oua il disent qu'il faut récapituler tous les aspects de la proposition législativecou trop long qu'est-ce que je vais raconter pendant une minute 30 une minute et 30 secondesou on va trouver des des solutions je suis SR qu'il a un site qui nous file des discours Michel ça va Michel voilà ça c'est même pas 10 secondes même pas 10 secondes alors une minute 30 bonjour ok je sais on peut saluer tout le monde pour gagner un peu de temps c'est une bonne idée ouais les chipriotes font toujours ça ça prend un temps fou chronométré ouais bien sûr hop c'est bon ouais c'est bon prêt oui alle Go monsieur le Président Mesdames et Messieurs les vice-présidents messieur monieurs les députés Mesdames et Messieurs les représentants du Comité des Régions combien ça fait là 21 secondes oh là extrait du deè épisode de la première saison de la série Parlement que vous avez écrit créé et coécrite né debr un peu de contexte pour l'histoire on suit Sami interprétée par Xavier Lacaille qui est assez poustouflant qui débarque euh à Bruxelles au lendem au lendemain du du brexit et il devient jeune assistant parlementaire du du député qu' qu'on qu' qu'on découvre dans cette extrait il connaît pas grand-chose aux institutions européennes et il essaie de s'en sortir avec euh ses atouts c'est-à-dire son charme et et son Bû en en quelque sorte ça a été un un projet très difficile à à vendre en si on peut utiliser ce terme un projet sur les institutions européennes au cœur de cette machine là et on est tout de même à la 3e saison diffusée depuis avril 2020 et la 4e est en tournage bientôt dans les dans les prochains jours prochaines semaines c'est vous l'avez écrite là la 4e la 4è elle est ouais ouais elle est écrite et là le le l'équipe est en train de de de la préparer à l'heure où on parle comment vous expliquez ce succès malgré les difficultés euh comment je m'excite bah je je je pense que Xavier Lacaille et pour beaucoup euh comme ce que je ça fait une bonne transition avec ce dont on parlait avant c'estàut dire qu'en fait pour faire des choses drôles il faut des des des acteurs et des actrices drôles et et sur Parlement on nen manque pas euh et euh donc il y a il y a ça et puis je pense aussi que euh il y a aussi très très platement c'est que la série est vraiment coproduite à 50 % par l'Allemagne donc on a de l'argent allemand de l'argent français on coûte pas trop cher à personne dans l'histoire ça on fait pas un succès l'humour allemand je suis pas je sais mais ça fait que c'est plus facile à reconduire d'une saison à l'autre quand même d'cord et euh et je pense aussi que non simplement le le le le le sujet effraé mais suscite aussi la curiosité ça veut dire que il y a quelque chose d'extrêmement plaisant à faire une série au Parlement européen c'est que personne n'y est jamais allé donc en fait il suffit de entre guillemets poser sa caméra n'importe où et les situations et les scènes surgissent c'est vraiment l'inverse que de faire une série dans un commissariat de police la politique c'est peut-être aussi le le thème qui qui qui aide aussi à à à cette succès de cette série la politique c'est un thème qui intéresse on a vu des séries en France importantes au Baron Noir notamment qui ont intéressé qui ont mobilisé les spectateurs mais là on est tout de même dans une politique qui est très éloigné de nous alors comment est-ce que vous arrivez-vous à à nous rapprocher de de de ce thème est-ce que c'est justement par l'humour c'est la façon de rendre accessible des sujets qui sont difficiles euh en plus je précis je pense qu'elle est éloigné à plusieurs titres la série d'abord parce que ça parle de politique européenne qui est effectivement pas non plus le cheval de course de dans l'intérêt des Français c'est pas la présidentielle française non et et par ailleurs il y a beaucoup des séries politiques en général parlent de notamment des modalités de conquête du pouvoir au fond c'est ça qui qui plaît c'est le côté épique dramatique c'est Baron Noir justement voilà Baron Noir ou je sais pas quoi ou les séries américaines c'est beaucoup ça aussi House of Cards et tout ça alors que alors que Parlement on s'intéresse au processus de législative d'écriture de la loi ce qui est que voilà quand même extrêmement pénible et et et pourtant et après parce que c'est c'est une série comique c'est c'est du c'est de la comédie de bureau comme on dit quand même beaucoup eTTH et oui est-ce que je pense qu'il y aurait une série dramatique à faire dans les institutions européennes euh c'est vrai que il y a quelque chose aussi c'est que il y a beaucoup de préjugés négatifs sur la politique européenne qui circulle d'ailleurs en ce moment on en entend beaucoup à la radio et tout ça je men rends compte et et nous ce qui nous intéressait c'était de donner un visage euh à ces gens parce qu'on parle des technocrates des gens à Bruxelles qui qui ourdissent comme ça des complots contre la France et en fait quand on y va bon ben non c'est c'est c'est des gens qui essayent en plus de faire leur métier je trouve avec pas mal d'ingénuité quand on compare à la politique ici je trouve et et et la comédie c'est pour moi c'est ça c'est l'endroit où on donne un visage aux gens on comme ça on on révèle leur humanité est-ce que vous avez vu un parallèle dans les debrin entre l'écriture de la loi et l'écriture d'un scénario non il y a l'écriture de la loi très sincèrement non par contre l'écriture de la du récit politique oui enfin mais ça ça a été dit000 fois je sais pas quoi l'impact du storytelling sur la façon dont les politiques se raconte et comment est-ce que voilà la manière dont on scénarise un événement ou on parle de séquence d'ailleurs séquence Politi il y a une espèce de pollution du du de la politique par le vocabulaire scénaristique ça j'ai ouais ça je le vois en tout cas je l'entends après je sais pas si c'est vrai ou si c'est un fantasme de l'époque très sincèrement on peut découvrir Noé Debré votre série Parlement les trois premières saisons c'est sur france.tv la plateforme de France Télévision et la 4e saison on sait quand elle sortira ou pas encore euh je pense à la rentrée prochaine c'està-d SEP mois de septembre prochain je signale et je rappelle bien sûr votre venue dans les midi de culture pour nous parler de votre premier long métrage qui sort demain dans les salles le dernier des Juifs c'est avec agè Jaoui et michaell Zindel solala zolala pardon bouloudnin et Eva uo Solal B Solal pardon il y a une faute d'orthographe moi solalà je pense faut citer tout le monde pour finir Noë et Debré nous avons choisi deux chansons en référence au titre de votre film alors une chanson avec le mot dernier ou une chanson avec le mot juif laquelle des deux souhaitez-vous écouter bah [Rires] dernier le dernier baiser onignore encore pourtant c'est le dernier baiser le dernier accord sur une guitare brisé le point d'org au milieu d'un chefdœuvre [Musique] inachevé le dernier baiser c'est la barque qui chavire en plein cœur de juillet sur un étant calme et plat comme nos destinées c'est la fleur qui tombe morte avant d'être fanée mes lèvres baisent et rebaisent encore t lettres déchirées comme des petits bouts de ton corps que j'ai tellement aimé des pleurs immobiles coulent inutille de mes yeux à mes lèvres le dernier baiser il me trouble encore et pourtant cétait le dernier l'automne est au bord du dernieré le dernier baisé d' Girardo merci beaucoupé debr merci à vous d'être venu dans lesm de culture votre film sort demain donc une émission préparée par an cy marchand Z Laura Duz et Manon de la grand merci à toute l'équipe ainsi qu'à Nicolas berger qui la réalise et à la prise de s ce c'est ludovier il me reste à remercier Géraldine à demain Géraldine à demain Nicolas se sortirra