Européennes : un débat parfois houleux, le RN ciblé
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci beaucoup d'être là rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire Bruno cotr est avec nous bonjour Bruno politologue chercheur au cvipof on va parler avec vous de l'interview d'Emmanuel Macron c'était sur l'Ukraine hier soir au 20h il a pas vraiment clarifié la position de la France sur l'envoi de troupe au sol que pensez-vous de la stratégie d'Emmanuel Macron vous nous le direz et puis évidemment Quentin on va revenir sur le premier débat de la campagne des européennes oui qui était aussi le premier grand débat organisé au sein des 27 pays de l'Union européenne entre les têtes de liste à l'élection et un événement pour le groupe ébra pour la rédaction de Public Sénat et qui lance véritablement la campagne électorale européenne on en parle tout de suite dans ce [Musique] club et ce premier grand débat des européennes Quentin vous l'avez dit c'était en partenariat avec le groupe Ebra c'est le groupe de presse régionale de tous les journaux de l'Est de la France et on va retrouver claire Planchard bonjour Claire merci beaucoup d'être avec nous la rédactrice en chef dans les journaux du groupe ébra clair on va évidemment revenir avec vous sur ce premier grand débat des européennes hier soir sur nos médias respectifs qu'est-ce que vous en retenez du fond et de la forme écoutez c'est un débat vif très riche parfois cacophonique he mais je crois que c'est l'exercice qui qui impose ça et puis bah passionnant pendant ces 150 minutes hein de discussionre orchestré de mains de maître par Thomas donc vous l'avez dit Public Sénat et Nathalie Moré du groupe Ebra on a pu entendre des positions tranchées euh notamment sur les débats forts en ce moment dans le dans dans la politique européenne que sont l'agriculture et l'environnement et puis les la gestion des flux migratoires on a vu se dessiner un peu une ligne de lecture de de cette campagne c'est-à-dire la défense ou bien la critique très virulente du bilan de de la Commission européenne et de sa présidente sortante Ursula V derlen euh sur la question brûlante également du soutien à l'Ukraine on a vu des attaques peut-être les plus les plus plus forte hein de ce débat des mots très durs notamment à l'encontre de Thierry Mariani l'eurodéputé sortant rassemblement national qui était venu représenter la tête de lis Jordane Bardella qui avait décliné cette cette invitation et puis sur la question de la souveraineté énergétique il a été beaucoup question du nucléaire et on a vu notamment une convergence revendiquée par François Xavier Bellami des républicains avec Léon de fontaine du PCF pour leur soutien indéfectible à la filière nucléaire française donc ça a été vraiment vraiment très riche et puis bah ce matin évidemment ce ce premier débat et comme vous l'avez dit en France mais aussi au sein de l'UE he puisqu'on était les les premiers médias à réunir c'estes c'est ces têtes de liste dans le lieu très symbolique du du Parlement européen ben ce débat et à la tête de toutes nos nos sites sites du groupe Ebra on revient avec du fact checking avec de la vidéo avec des des analyses sur les temps forts de de ce débat et puis je je pense que ce débat comme vous disiez qui a été le le coup d'envoi véritable de cette de cette campagne a tenu vraiment ses promesses c'est-à-dire qu'il a il a permis à la fois de donner des clés de compréhension hein des enjeux de ce scrutin et puis de clarifier les positions des des uns et des autres puisqu'on a vraiment vu chacun se positionner et puis enfin je je l'espère il aura incité nos concitoyens à participer à ce à ce grand rendez-vous démocratique du du 9 juin prochain merci Claire merci et vous l'avez dit c'est évidemment le contteendu ce débat à lire sur les sites Internet des journaux du groupe Ebra et dans vos éditions papi on va en voir qui s'affiche sur notre antenne des unes du groupe Ebra et puis voilà la une du des Dernières Nouvelles d'Alsace et la une du Dauphiné Libéré évidemment à lire dans les neu journaux du groupe Ebra et qutin vous nous en parlerez dans la rue de presse voilà on fera effectivement un tour d'horizon de tout ce que dit effectivement tout ce que disent ces journaux et pas que les journaux du groupebra qui ont suivi effectivement ce débat d'IER suspense merci Claire Planchard merci beaucoup d'avoir été avec nous allez on va revenir évidemment sur ce débat avec vous Arnaud et Bruno mais d'abord on va en regarder les temps forts avec Samia de Ch h candidats aux européennes SEP tête de liste en l'absence de Jordan Bardella c'est Thierry Mariani qui représente le rassemblement national et il fait rapidement l'objet de toutes les critiques pour sa proximité avec la Russie vous avez été aider Poutine sur le terrain monsurê vous l'avez aidé à surveiller des élections fant par pas disponible ce soir en tant que président de la Commission spéciale sur les ingérences étrangères se retrouver face au petits télégraphiste du kremelin depuis le début qui vote contre les condamnations de Wagner des min Wagner quand ell prennent pour cible nos propres soldats même ligne de cvage sur l'immigration entre les extrêmes droites et la gauche la seule solution c'est ce que propose Marine Le Pen et Jordan Bardella c'est effectivement vrai rendom sur l'immigration avec une série de mesures qui permettent effectivement de rendre entre autres ces exulions effective aujourd'hui à cause du droit européen en particulier on ne peut pas le faire ne pas avoir de voies légal d'immigration c'est transformer nos mèes en cimetière et c'est condamné de toute façon nos économies monsieur gluxman il va se passer quoi madame si vous allez chercher les clandestins en bateau vous les ramenez sur les frontières France européenne vous cyez qu'il va se passer quoi on ne monte pas sur un radeau de survie comme on monte sur un bateau de croisière on ne va pas risquer sa vie en mer Méditerranée comme on va faire on va s'amuser c'est pas la croisière s'amuse les question autre sujet clivant l'agriculture qui voit s'affronter la droite et les écologistes sur le pacte vert accusé d'écraser les agriculteur sous les normes environnemental vous parlez de croissance verte mais en fait log term éc vous voulez pas c'est que les agriculteurs nous les écistes n'est pas là pour emmerder le monde on est là pour le protéger et donc on met en place des politiques et on pousse à des politiques qui soient des politiques qui protègeent dernier thème de débat le pouvoir d'achat la candidate macroniste défend son bilan en France grâce au bouclier énergétique on a vraiment protéger les Français bien plus qu'ailleurs en Europe je vous donne un exemple pour la facture des Français c'est 10 % pour la la facture des français chez nos amis belges c'est plus 952 % de hausse des tarifs c'est colossal évidemment plus 10 % ça reste toujours trop mais c'est vraiment le bouclier tarifaire qui a été mis en place au niveau national qui a permis de protéger les Français après 2h30 d'un débat agité la bataille des européennes est désormais lancée et voilà pour ce débat première question un peu générale je demande au professeur Arnaud Benedetti de distribuer les bons et les mauvais points qui a réussi ce débat qui l' moins bien réussi très difficile moi j'ai trouvé que finalement le représentant du rassemblement national était la cible et c'est un peu normal parce que le rassemblement national fait la course tête dans les sondages de la plupart des de ses concurrents on a parlé de Monsieur gluxan mais aussi monsieur béami hein monsieur béami à un moment donné une offensive très nette sur l'Arménie et sur les liens notamment de Monsieur de Monsieur Mariani avec avec le régime de de Bakou mais la réalité c'est que finalement je veux dire on voit que chacun était un peu dans son couloir comme j'allais dire il est de tradition dans ce type de de débat euh on a vu en tout cas des candidats qui ont essayé d'être plus offensif que d'autres on voyait que Monsieur Mariani était un peu sur le retrait comme si finalement il s'agissait comme dans une course cycliste de gérer son avance qu' était certes la cible encore une fois de la plupart de ses adversaires et que d'autres candidats je pense à Monsieur gluxman essayit De Mar de leur empreinte euh ce ce débat ensuite il est toujours très difficile de dire s'il y a un vainqueur ou s'il y a des vaincu ou s'il y a des V ou un vaincu plus particulier des vainqueurs c'est que je pense que ce type de débat très souvent et là je parle sous le contrôle de Bruno cotress ne fait que renforcer j'allais dire ceux qui sont convaincus euh et je crois que c'est la principale leçon qu'il faut tirer me semble-t-il de cette de cette confrontation Bruno oui effectivement certes effectivement les débats renforcent les convictions chacun regarde les débats au fond avec des filtres subjectifs idéologiqu partisan évidemment alors néanmoins un débat qui est raté ça compte aussi donc il s'agit surtout pour les candidats en début de campagne de montrer qu'ils sont à la hauteur qu'ils arrivent notamment il y a de nouveaux candidats il y a des candidats qui étaient à peu près inconnus du public jusqu'à présent donc pour eux il y a un énorme enjeu qui à la fois se faire connaître montrer que ils sont de très bons candidats euh donc de ce point de vue-là c'est vrai qu'hier ça a donné l'occasion à tout le monde de se faire connaître néanmoins on voyait quand même que il y avait quand même un peu deux catégories il y avait ceux qui avaient imprimé avec une forte capacité à mettre en avant leurs conviction je pense en particulier à Raphael guxman qui a eu plusieurs moments où effectivement il montrit sa sa grande sincérité voilà il y a eu des moments où il était vraiment il captait on va dire vraiment la la tion François Xavier bami est arrivé à bien se débrouiller pour marquer sa différence avec le rassemblement national avec la majorité parce que toute la stratégie de Valérie ayer et de ce point de vue-là elle j'ai trouvé que c'était un peu en dessous en terme de performance toute la stratégie de la de la candidate de la majorité c'est de montrer qu'au fond au Parlement européen le centre- droit le centre gauche vote avec les centristes et donc il faut qu' y a pas de différence fondamentale donc il faut voter pour sa liste à à à elle et de ce mulà j'ai trouvé qu'elle était un peu en dessous des attentes d'une candidature qui est celle de la majorité présidentielle dans un moment que la majorité présidentielle nous présente comme un moment de grande intensité de grande on va dire dramaturgie internationale-même et de ce point de vue-là elle était un tout petit peu en dessous il y a eu des candidats qui ont un peu déçu moi j'ai trouvé je m'attendais à une performance peut-être plus plus importante de Marion maréchal on sait qu'elle communique souvent très très bien qu'elle a une forte capacité à au fond parler à son public et là elle est en situation un petit peu de de de retrait il faut dire qu'une bonne partie du débat aussi s'est concentré contre Thierry Mariani ça vient d'être appelé par Arnaud bénedetti donc du coup ça ça ça décentré un petit peu un moment donné le le débat vis-à-vis du rassemblement national et la candidate de reconé avait un peu plus de mal à à ce moment-là à capter la tenstion et et Quentin vous allez nous dire un petit truc qui peut peut-être expliquer ce que vient de dire Bruno cot sur conquête donc il y avait huit représentants des des listes des principales listes qu'on voit sur sur cette sur cette photo SEP sont têtes de liste donc sauf thry Mariani qui remplaçait Jordan bardellaa et parmi ces huit principales huit principales personnalités 6 sont déjà des des parlementaires européens mais certains ont pris des galons comme Valérie ay et également Marie toussin qui sont eurodéputés depuis 2019 mais qui deviennent tête de liste et qui donc donc doiv enfiler un nouveau costume qui est celui d'être la tête d'affiche de prou de leur famille politique et il y a aussi donc deux personnalités qu'on a qu'on a sur cette photo qui sont des des nouveaux prétendants avec Léon des fontaine pour les communistes et et Marion Marchal Le Pen qui n'ont pas encore effectivement tous les codes du Parlement européen et qui hier ne pouvaient pas aller sur ce terrain de ce qui a été voté en commission de quel quel rapport a déjà été avancé où est-ce qu'on en est dans la législation européenne puisquil non pas encore totalement ses codes puis qu'ils ne sont pas encore élux ouais et et que c'était beaucoup un débat de fond effectivement et ils ont beaucoup chacun fait référence à à leur vote leur bilan de la mandature est-ce que de facto ça a peut-être mis Marion maréchal et leséon des fontaines un petit peu plus en retrait par rapport aux autres oui sans doute alors en même temps ils connaissent quand même très bien les institutions européennes la candidate de l'écologie et député européenne le jeune candidat communiste très JEE mais on voit que quand même voilà on voit quand même c'est déjà un habitué de la de la vie de la vie politique ils connaissent quand même très bien de ce point de vue-là leur leur classique mais c'est vrai qu'une partie du débat à un moment donné devient un peu technique il y a ceux effectivement qui ont cet acquis qui peuvent faire valoir leur action au Parlement européen plusieurs effectivement candidats ont dit ben voilà moi j'ai fait ça j'ai proposé ça et ceetera ou notre groupe a proposé ça pas voter vous votre groupe a voté mais pas vous voilà donc ça fa un petit peu une dissymétrie entre ceux de l'intérieur et ceux de l'extérieur AR oui enfin la réalité c'est que de toute façon c'est pas sur les enjeux techniques que ce construira l'orientation du vote des Français l'orientation du vote des Français elle se finalement elle va se elle va se construite elle va se construire pardon autour de la façon dont on conçoit l'avenir de l'Europe de manière très générale en d'autrre termees vous avez aujourd'hui une ligne de partage pour aller très vite et un très gros trait entre ceux qui sont plutôt favorable malgré tout à une évolution de type fédéraliste et ceux qui sont favorables à ce que l'on appelle ou ce que l'on appelait par le passé l'Europe des des nations c'est ça aujourd'hui le le vrai clivage donc c'est à partir de ce clivage que les les les les électrices et les électeurs vont se déterminer et en plus faut rajouter comme dans toute élection européenne il y a des enjeux internes qui bien évidemment là aussi viennent quelque part motiver le vote des des des électeurs donc moi je pense que les candidats qui von à mon sens à mon sens en terme de communication politique insister pas de trop sur la dimension technique du mandat risque d'être à côté finalement de ce qu'attendent les Françaises et les Français parce que tout simplement d'abord la plupart des gens ne maîtrisent pas et ce qui est bien normal la technicité des débats européens et que une campagne électorale de ce type qui a une dimension certes européenne mais aussi dimension nationale se joue aussi sur d'autres enjeux et parfois sur des lignes qui doivent être affirmé très clairement ouais et et peut-être des enjeux plus politiques est-ce qu'on sait déjà on est on est à 3 mois un petit peu moins maintenant de 3 mois du scrutin est-ce qu'on arrive à voir sur quoi va se jouer cette campagne pouro c'est clair qu'il y a des dimensions de politique nationale et des des des questions qui préoccupent les Françaises les Français qui sont effectivement un peu loin des dimensions les plus techniques tout le monde est intéressé par l'Europe on n plus du tout je pense dans une époque où les gens disaient c'est c'est l'objet politique non identifié on comprend com prend par ce que c'est il y a beaucoup d'incompréhension technique sur ce que fait l'Europe par contre la question de qu'est-ce que l'Europe fait à la France qu'est-ce que la France fait en Europe comment tout ça s'articule intéresse beaucoup intrigue beaucoup donc il y a des dimensions de politique nationale mêlé aux dimensions de politique européenne mais les dimensions de politique nationale en particulier toujours sur le front économique la question de l'inflation du pouvoir d'achat pourquoi je galère et j'ai des difficultés va évidemment beaucoup compter mais en toile de fond il y a aussi tout ce que le chef de l'État a expliqué ensuite après ce ce ce débat de Public Sénat et du groupe Ebra tout ce que le chef de l'État est venu expliquer nous serions au fond avec aujourd'hui des adversaires pas encore des ennemis nous aurions un adversaire la Russie nous sommes dans une situation qui est inquiétante anxiogène pour le public et je pense que cette dimension d'anxiété et d'inquiétude forte va beaucoup peser dans ces élections européennes ouais et on va on va revenir sur ce qu'a dit le le chef de l'État sur un enjeu un peu plus politique le rassemblement national fait la course en tête l'enjeu pour ses adversaires c'est de le rattraper et peut-être encore plus pour la majorité présidentielle de rattraper le rassemblement national est-ce qu'au vu du débat d'hier ça peut être en bonne voix Arnaud selon vous écoutez aujourd'hui à ce stade ça me paraît très prématuré parce que on est à 3 mois euh de du du scrutin du 9 juin et force c'est de constater que si vous voulez les tendances lourdes de l'opinion pour l'instant quand même place indéiablement quelle que soit la performance très moyenne d'ailleurs de Monsieur Mariani hier place le rassemblement national dans une position extrêmement euh favorable 13 points d'avance sur le deè 13 points d'avance je crois dans une élection européenne à ce stade me semble-t-il dans l'histoire des élections européennes c'est presque du jamais vu en l'occurrence si vous voulez il y a un autre il y a un autre élément qui est très important me semble-t-il dans ce débat au-delà de la question européenne c'est que Emmanuel Macron est au pouvoir depuis 2017 et donc si vous voulez qu'on le veuille ou non il y a un principe que l'on connaît en politique c'est le principe de l'usure à un moment donné donc Emmanuel Macron peut essayer en effet de renouveler son discours peut essayer de saisir alors à raison ou de manière instrumentale après c'est pas à nous de le dire enfin c'est pas à moi de le dire en l'occurrence le thème de de l'Ukraine est-ce que ça suffit si vous voulez pour impacter dans l'opinion publique moi j'ai quelques doutes aujourd'hui à ce stade donc force de constater que le véritable enjeu c'est pas de savoir si on peut rattraper le rassemblement national le véritable enjeu c'est de limiter je pense le 9 juin un écart qui serait par trop important entre le rassemblement national et la liste de la majorité et avec un autre enjeu pour la liste de la majorité c'est d'éviter de se faire elle-même rattraper par une autre listre par exemple celle de Monsieur gluxman dont on voit dans les sondages que finalement Mo elle bénéficie d'un petit frémissement en tout cas à gauche donc si vous voulez aujourd'hui la majorité est pris en tenaille d'une certaine manière entre une liste qui fait largement la course en tête et une autre liste qui progressivement semble grignoter des part de marché électoral alors l'enjeu pour la majorité c'est de rattraper le RN l'enjeu pour les républicains c'estut-être de se démarquer du RN et on va voir un extrait vous nous en avez un petit peu parlé Arnaud il y a quelques quelques secondes extrait d'un échange assez tendu entre François Xavier bami pour les républicains et Thierry Mariani pour le rassemblement national plusieurs autour de cette table ont dit qu'ils était désolé que Jordane bardellaa ne soit pas là moi aussi je regrette parce que je trouve c'est assez désolant de fuir le débat il le fuit pas savez il aurez d'autres occasions sa mais je l'espère bien en attendant monsieur Mariani moi je suis content que vous soyez là je vous remercie j'en suis très heureux parce que c'est l'occasion de vous dire en face et de dire en face aux Français qui nous écoutent la réalité de ce que fait le rassemblement national dans ce Parlement on a parlé de la Russie mais on doit parler aussi d'un autre sujet qui nous a beaucoup posé monsieur Mariani c'est le sujet de l'Arménie parce que aujourd'hui encore le rassemblement national a choisi de s'abstenir quand le Parlement européen a une écrasante majorité demander à Monsieur alief d'abandonner cet infamme parc des trophées par lequel il exib lequel il exhib les morts voilà pour cet échange assezf entre François Xavier Bellami et Thierry Mariani l'enjeu pour les les républicain c'est de se démarquer du rassemblement national et et de montrer à leur électorat effectiv ement que ce n'est pas le même programme ce n'est pas la même chose que le RN oui c'était une des opérations très importantes hier que devait conduire François Xavier bami je trouve que l'opération est plutôt réussie il a eu plusieurs passages hier soir où il s'est effectivement démarqué assez clairement pour affirmer à la fois l'ancrage européen des républicains et de ce point de vue-là avoir une ligne de partage extrêmement nette avec le rassemblement national et surtout il est venu sur plusieurs sujets qui concernent au fond au-delà même de l'union de l'Union européenne une conception on va dire à la fois des relations internationales des valeurs portées par l'Union européenne dans les relations internationales d'aujourd'hui et je pense que François Xavier bami à travers ça est arrivé sans aucun doute à capté l'attention de son public qui lui cherche toujours la réponse à la question lancinante pour le rassemblement pour les républicains la différence avec le RN et la différence avec la macronie et de ce point de vue- là il a à plusieurs reprise marquer sa différence tant avec le RN aussi qu'avec la liste de Valérie ayet opération réussie pour François Xavier bami pour vousn oui parce que si vous voulez d'abord chacun s'accorde à reconnaître les qualités intellectuelles de François Xavier Bellami en plus il dispose aujourd'hui d'une expérience de parlementaire européen qui est une expérience solide et que en effet si vous voulez il essaie de développer une offre politique qui est une offre politique qui lui permet de se démarquer bien évidemment de la majorité et du macronisme je rappelle quand même que les parlementaires européens français du PPE ont voté contre la la la la la la candidature de Madame Van derliden il y a maintenant un peu plus d'une semaine lors du congrès du du PPE ou la semaine dernière voilà et il fallait qu'il se démar il peut développer si vous voulez une ligne européenne mais une ligne que l'on qualifierait par le passé d'eurocritique vous voyez un peu c'est un peu ça et il faut qu'il se distingue évidemment du rassemblement national et là en effet sur le dossier arménien il a pu d'une certaine façon mettre le rassemblement national et le représentant du rassemblement national monsieur Mariani face à ces contradiction donc là indéiablement en tout cas dans le débat il a marqué des points alors est-ce que ça aura un impact encore une fois dans l'opinion ça c'est un autre sujet Quentin on va parler d'Ukraine oui en tout cas je retiens ce que vous avez dit Arnaud he sur le fait que Macron et bien il essaie peut-être aussi de cornériser la la droite de la droite l'extrême droite et la gauche de la gauche pour se placer au centre du du jeu mais que effec efftivement il y a une forme peut-être d'usure du pouvoir qui fait que il y a des candidats qui gravitent autour du du centre que ce soit Raphaël gluxman mais aussi Marie toussin qui pourrait éventuellement profiter du fait que et bien Macron n'arrive pas à s'installer comme le seul candidat crédible au cœur au cœur du du du jeu politique ukrainien notamment effectivement oua et on va parler d'Ukraine on va écouter Emmanuel Macron c'était l'autre actualité hier soir cette intervention d'Emmanuel Macron en 20h pour faire le point sur la position de la France sur la guerre en Ukraine Emmanuel Macron qui a a redit la Russie ne peut pas et ne doit pas gagner cette guerre on écoute la suite si nous décidons aujourd'hui d'être faible si face à quelqu'un qui n'a pas de limite face à quelqu'un qui a franchi toutes les limites qu'il nous avait donné nous lui disons naïvement je n'irai pas plus loin que ceci ou que cela à ce moment-là nous décidons pas la paix on décide déjà la défaite vous is Emmanuel Macron qui a maintenu sa ligne de rester dans cette ambigué stratégique vis-à-vis de Vladimir Poutine et de ne pas exclure total troup au sol oui le président a manié la dialectique hier et c'était un peu compliqué parfois à suivre il a démarré son interview avec une métaphore absolument illisible en disant au journalistes vous êtes assis vous avez vocation à vous lever on se doute que la vocation de quelqu'un qui est assis c'est de se lever peu d'entre nous seront restés assis toute leur vie dis on sait pas si vous voilà voilà alors que effectivement ils vont pas rester à l'élsée assis voilà donc comprenait pas très très bien et ça traduisait ça traduisit tout la difficulté de cette dialectique subtile entre on ne s'interdit rien mais on ne s'interdit rien à condition que ça soit les autres qui nous embêtent euh voilà et par ailleurs je dirais que l'essence même de la Défense nationale par définition c'est de ne rien s'interdire nos militaires s'entraînent toute la journée c'est leur métier à préparer la guerre donc par définition la la défense nationale c'est ne rien s'interdire on a aucune armé au monde qui dit on servira pas des armes vous en faites pas donc il y a voilà une une position que le chef de l'État essaie de trouver un point d'équilibre qui est difficile à qui est difficile à lire parce que dans l'opinion ce qui reste avant tout c'est est-ce qu'on va faire la guerre à la Russie un jour et de ce point de vue-là c'est vrai que le chef d'État avait une principale préoccupation hier rassuré cette inquiétude qui existe dans l'opinion il n'est pas sûr que sa communication a levé cette inquiétude ouis Arnaud il a pas vraiment levé l'inquiétude des Français sur l'envoie de troupe salère en restant dans ce flou non mais il a laissé l'option ouverte en même temps vous pouvez pas demander à un chef des armées dans dans une situation conflictuelle de dévoiler ses cartes quand vous avez sur le terrain un agresseur qui lui-même je dire ne dévoile pas forcément les siennes donc d'ailleurs c'est ce qu'a dit le président de la la République non moi si vous voulez je pense que en effet je rejoins ce que vient de dire Bruno c'est-à-dire que il n'aura pas dissipé les inquiétudes il n'aura pas forcément rassuré alors en raison notamment de toutes les ambiguïtés stratégiques que vous avez for fortement souligné c'est mais c'est aussi le fait que il a dit les choses tout en avouant une certaine faiblesse parce que moi c'est ce qui m'a frappé quand il dit finalement l'industrie de l'armement nous permet pas aujourd'hui de de soutenir comme on le souhaiterait la l'Ukraine quelque part on a l'impression d'avoir presque pour le Renault al je sais que les métaphores historiques sont très dangereuses en ce moment mais pour le Renault en 1940 c'est-à-dire oui on va faire la guerre mais en même temps on va faire la guerre mais on n pas forcément les moyens de la faire alors la question qui se pose en fait si vous voulez quand vous voulez être martial il faut avoir les moyens de ses ambitions ça c'est absolument essentiel en l'occurrence et je ne suis pas sûr que les Français non seulement soi favorable à l'envoie de troupe au sol mais quand bien même serait-il favorable je ne suis pas sûr qu'il soit tout à fait rassuré sur les capacités que nous avons y compris d'entraîner nos alliés occidentaux qui pour l'instant quand même sont la main sur le la main sur le frein dans une aventure de ce type donc il y a quand même un de vrais sujets d' interogation et de préoccupation après l'intervention du du président de la République qui de fait visait à ramasser les propos qu'il a tenu depuis maintenant 3 semaines un dernier mot Quentin il nous reste 10 secondes oui ch c'est et Macron la ch c'est Emmanuel Macron qui qui se voit aujourd'hui à Berlin évidemment et on en reparlera on suivra toute cette actualité on on en parlera dès lundi c'est vendredi quand même vendredi on garde notre reportage du vendredi le 8 mai la flamme olympique arrivera à Marseille et commencera son parcours à travers nos régions et parmi les 10000 relayeurs il y a un centenaire Charles cost champion olympique de poursuite par équipe en cyclisme c'était leur dégot de Londres en 1948 à 100 ans il est le doyen des champions olympiques français Adrien pin nous le fait découvrir formidable ouais c'est moi bah oui c'est moi avec le maillot olympique en 1948 à 100 ans c'est le plus vieux champion olympique français encore en vie et dans quelques semaines malgré des problèmes au genoux il portera la flamme pour les gos de Paris lui qui pensait être oublié c'est le président du comité d'organisation Tony estanguer qui lui a appris la nouvelle un athlète qui porte la flamme olympique ça sera pour lui inoubliable et j'en suis très fier coïncidence sur le Coste est né en 1924 la seule année où Paris a accueilli les Jeux Olympiques les souvenirs de ses exploits il les conserve précieusement dans ce grand cahier ici c'est en plein effort dans la poursuite ah ben c'est des souvenirs c'est ça fait plaisir avec ses pages de journaux jaunis par le temps il peut se replonger dans son sacre au jeu de Londres en 1948 c'est la page qui est paru dans les journaux après notre victoire à hernil une médaille d'or qu'il décroche à 24 ans et l'ancien athlète n'a rien oublié de ce moment quand on a reçu la médaille c'est c'est la consécration on était tous pleins de joie c'était c'était notre rêve on venait de le réaliser une édition particulière des Jeux Olympiques les premiers d'après-gerre dans une ville de Londres qui se relève doucement faute de village olympique l'équipe des cyclistes français s'installe dans un ancien camp d'aviateur américain et autres petits problèm d'organisation au moment de monter sur le podium on nous a dit bon il y aura pas la Marseillaise parce qu'on n pas trouvé le disque voilà depuis 76 ans quelques traditions ont changé on vous remettez la médaille dans un écrain pas autour du coup comme aujourd'hui sa carrière ne se limite pas au jeux de 1948 l'année d'après il réalise ce qui reste pour lui son plus grand triomphe sa victoire au Grand Prix des nations une course contre la montre face à une légende du cyclisme italien faustocopie il espère maintenant pouvoir assister aux futures épreuves de cyclisme sur piste organisé au mois d'août voilà bravo Charl ouais bravo rien à dire magnifique magnifique belle valeur reportage très très intéressant très très émouvant faocopie des nom comme ça mythique on suivra son son son parcours de la flamme on regarde on va reparler Europe he Quentin puisque on regarde siil y a de not quotidien [Musique] régionaux et on reparle du grand débat des européennes organisé hier sur notre antenne que retient la presse régionale allez on va parler déjà des journaux du groupe Ebra qui était nos partenaires à la une du Dauphiné Libéré le journal de grenob du groupe la photo de l'événement d'hier les huit candidats dont cette tête de liste ensemble quelques minutes avant le début du débat qui se tenait au Parlement de Strasbourg c'était le premier grand rendez-vous des européennes écrit le dauphinet en légende de cette photo un débat électrique et le groupe etbra publicna qui lance la campagne titre le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace également parlent d'un premier débat dans le vif des européennes avec une photo dans les depuis les coulisses de l'événement un échange parfois électrique laissant présager d'une campagne animée du journal de Strasbourg dans les pages intérieures le journal parle de huit nuances d'Europe pour ce débat et thème par thème on voit le déccriptage dans le bas de la page des positions de chaque candidat les DNA qui reviennent sur l'absence de Jordane Bard et la seule tête de liste absente qui a jugé la date du débat prématuré et on parle de ce débat dans la presse régionale même en dehors des journaux des bras voilà effectivement dans la Dépêche la journaliste Christelle Bertrand retient la bonne prestation de Raphaël gluxman le candidat soutenu par le Parti socialiste il s'est nettement imposé écrit la journaliste de La Dépêche thry Mariani a été la cible de toutes les attaque ajoute-elle quant à la candidate de la majorité présidentielle elle a eu du mal à exister elle était souvent muette a noté Christal Bertrand le télégram autre sujet titre sur Macron et Poutine le face à face voilà alors que vadir Poutine s'apprête à être réélu président de la Fédération de Russie émel Macron s'affiche comme leader en Europe de l'intrans l'intransigence pardon à l'égard de Moscou dans le conflu rénien écrit ce matin le journal breton encore un autre sujet pourquoi dort--on si mal c'est ce que demandent les journaux du groupe centre-fance voilà tous les journaux du du groupe centre-fance ce matin effectivement en plus c'est pas une question à poser au matinalier mais à l'image du populaire du centre à l'image qui parle de trois principales causes le stress les écrans et les objets connectés dans le journal j'ai découvert cette statistique recourir au médicaments pour dormir est un réflexe adopté par 26 % des Français en mal de sommeil ce phénomène à flambé avec la crise sanitaire poussant la Haute Autorité de santé à inciter au sevrage ont raison c'est V i l'idée de sortie de Quentin voà on termine avec nor etclair une idée de sortie c'est les séries Mania à Lille à partir de ce weekend Festival International des séries pour une semaine dans les pages intérieures on voit les différents spots pour bien vivre le festival je vous conseille par exemple samedi matin demain matin la rencontre avec le casting de Plus Belle La Vie Orian et voilà c'est conseil de Quentin merci j'aime bien j'aime bien merci Quentin mais j'aime bien merci bon weekend ouis on se revoit très vite exactement mercici d'avoéous la rev Politi et parlementaire le travail permanence et mutation avec une série d'articles sur les élections sénatoriales cornaqu par Bro voilà tout est là dans cette revue politique et parlementaire merci à tous les de merci à T de nous avoir suivi on vous souhaite un très bon weekend
Jordan Bardella