Clémentine Autain - Un entretien obligatoire pour chaque élève, moins d’un milliard d’euros
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:02Invité politiqueFait
« Ah pardon ce qui s'est passé en commission sur cet article 30 a été vécu comme un coup de poignard par la coalition féministe et enfantiste et par l'ensemble des associations qui travaillent dans ce domaine. »
- 0:47Invité politiqueFait
« Cela suppose du dialogue. Cela suppose que les adultes viennent chercher cette parole. Elle ne vient pas d'elle-même. »
- 1:31Invité politiqueFait
« Mais le nerf de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, c'est qu'on prenne le mal à la racine. »
- 1:31Invité politiqueChiffre
« L'effort est petit, c'est moins d'un milliard d'euros. C'est moins d'un milliard d'euros. »
- 1:31Invité politiquePromesse
« Et bien moi je vous invite à ce que la nation dise oui, nous avons un milliard d'euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles dès le plus jeune âge. »
Temps de parole
- Clémentine Autain100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ah pardon ce qui s'est passé en commission sur cet article 30 a été vécu comme un coup de poignard par la coalition féministe et enfantiste et par l'ensemble des associations qui travaillent dans ce domaine. Et on le comprend. On le comprend parce que a été détricoté le principe même d'un entretien individuel obligatoire pour tous les élèves de la maternelle à la terminale pour le rendre facultatif sur la base du volontariat. Je sais pas si vous imaginez l'inepsie de la chose. C'est un peu comme votre questionnaire, monsieur le ministre, où on va brut de décoffrage demander aux enfants avez-vous oui ou non subi une agression sexuelle ?
Ça ne fonctionne pas comme ça dans la tête d'un enfant, d'un adolescent. Quand on est victime de violence sexuelle, c'est pas oui ou non. Cela suppose du dialogue. Cela suppose que les adultes viennent chercher cette parole. Elle ne vient pas d'elle-même. Et donc ça n'a aucun sens le texte tel qu'il nous est présenté. Donc ce que nous proposons avec cet amendement 815 est assez simple. Il s'agit de rétablir ce qu'il y avait dans la version initiale du texte pour faire en sorte que chaque enfant de la maternelle à la terminale puisse avoir accès à cet entretien individuel. C'est la partie prévention. C'est la mesure éducative la plus fondamentale.
Vous étiez tous bien réunis là sur les bandes de l'extrême droite et parfois tantivi par les autres bandes de la droite à voter les unes après les autres des mesures d'aggravation de peine de répression. Mais le nerf de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, c'est qu'on prenne le mal à la racine. Et pour prendre le mal à la racine, que les enfants puissent parler, que très tôt ils puissent nommer, que l'on puisse arrêter ces violences le plus tôt possible, et bien cela suppose que nous ayons cet entretien individuel. L'effort est petit, c'est moins d'un milliard d'euros. C'est moins d'un milliard d'euros.
C'est de cela dont nous parlons et le recul a été fait pour des raisons budgétaires. Et bien moi je vous invite à ce que la nation dise oui, nous avons un milliard d'euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles dès le plus jeune âge. Merci madame la députée.
Clémentine Autain