Les chômeurs dans le viseur de Matignon ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
l'actualité aujourd'hui c'est l'entrée officielle évidemment de l'IVG dans la Constitution députés et sénateurs ont dit oui hier lors de la réunion du Parlement en congrès retour sur une journée décidément pas comme les autres avec Adrien pein une novation de plusieurs minutes après un vote historique la liberté garantie du recours à l'IVG a été gravée dans la Constitution par le Parlement réuni hier au château de versaill merci pour elle le Congrès a adopté le projet de loi constitutionnel relatif à la liberté de de recourir à l'interruption volontaire de grossesse la France devient le premier pays au monde à inscrire le droit à l'avortement dans sa loi fondamentale aujourd'hui c'est une étape fondamentale que nous pouvons franchir une étape qui restera dans l'histoire car nous avons une dette morale envers toutes ces femmes ces femmes qui ont souffert dans leur chair comme dans leur esprit parfois jusqu'à y perdre la vie une révision constitutionnelle voté par une majorité écrasante de 780 parlementaires la chef de fil des députés insoumis Mathilde Panau qui a porté le sujet à l'Assemblée nationale a partagé sa fierté à la tribune ce sont surtout des décennies de combat de militant de collectifs et d'associations comme le planning familial que nous faisons entrer aujourd'hui dans notre norme suprême les 72 voix qui se sont opposé à la réforme proviennent essentiellement de la droite et de l'extrême droite pour une majorité des républicains toutefois l'heure n'est pas à la remise en cause du droit à l'IBG au sein même de l'Union européenne il y a la restriction du droit à l'avortement en Pologne en Hongrie ces menaces ne peuvent pas nous laisser indifférents même si Marine Le Pen je que l'IVG n'est pas en danger en France le RN a lui aussi voté largement en faveur de la réforme et fort heureusement personne pas un mouvement politique d'ampleur dans notre pays ne remet en cause aujourd'hui le droit à l'avortement Emmanuel Macron salue quant à lui une fierté française le chef de l'État annonce une cérémonie de sellement pour la première fois ouverte au public elle se tiendra sur la place vendô ce vendredi 8 la journée internationale des droits des femmes Bruno moment historique oui clairement moment historique à la fois parce que il y avait une forme quand même on va dire de de très forte unité parlementaire on a vu le nombre de parlementaires qui ont voté pour cette inscription dans la Constitution article 34 de la liberté garantie de l'IVG 20 députés 20 parlementaires de plus que la somme des députés et des sénateurs qui chacun dans leur assemblée avait voté donc on voit effectivement que quelque chose de très important et puis on a eu hier beaucoup de solennités des propos qui ont été tenus qui marquaient très fortement la question d'une avancée très importante très historique au fond sur les droits sur les droits des femmes et on a eu effectivement hier aussi une une journée je dirais au plan de la symbolique politique extrêmement chargée ça s'est conclu par le saut de la Constitution donc quelque chose qui était vraiment très marqué au plan de il a une cérémonie de scellement d'Emmanuel Macron c'est normal en général c'est c'est ce qui se passe tout à fait tout à fait donc là on voit qu'on est vraiment dans le symbole politique extrêmement fort euh c'est une réforme qui concerne le texte législatif le texte constitutionnel sacré qui est notre Constitution dans quelque chose effectivement de de très très très important il suffisait de voir hier tout au long de l'après-midi à la fois la la portée des paroles qui étaient prononcées le sentiment aussi chez beaucoup de sénatrices et de députés qu'elles avaient pu au fond être dans une mission fondamentale du Parlement qui est être en écho de la société civile aussi donc il un moment très important hier le discours de de Gabriel Atal a été à la hauteur de de l'enjeu Olivier oui c'était un beau discours d'ailleurs je crois qu' circule pas mal d'ailleurs sur les sur les réseaux sociaux c'est quand même significatif que la France ait besoin de moment où de temps en temps elle arrive à être un peu d'accord sur quelque chose et moi je trouve que ce que ça a surtout montré alors en fait en réalité VG était pas du tout menacé chez nous je suis pas certain que ça change grand-chose parce que si on arrive à un moment où l'IVG serait asser chez nous je crois que la Constitution serait plus tellement en cause et puisqu'on AG gravé peut être dégravé donc il y a absolument vraiment que du symbole mais le symbole c'est important mais je crois vraiment qu'en creux ça montre surtout l'incapacité à avoir des combats d'aujourd'hui des combats nouveaux parce que c'est un combat d'hier je suis désolé c'est un combat qui a déjà été réglé lesist vous dirit pas ça féist vous dirit pas vous Dirz que c'est un combat encore d'aujourd'hui et qu'il faut mener ce combat partout en Europe France à aucun moment en France il y avait une forme de de menace donc voilà je moi je trouve qu'il y a du symbole et un symbole qui sur t indique en creux la grande incapacité de la France à avoir un combat collectif et à pouvoir se mettre d'accord bon ça fait du bien évidemment au gouvernement de temps en temps d'avoir un vol un vote favorable et unanime j'espère que se se laiss a bien regonflé pour pour les suivants c'est ça c'est c'est aussi une victoire politique pour Emmanuel Macron et s était engagé il y a un an plus ou moins jour pour jour c'est une victoire politique pour lui vous le lisez comme ça Bruno oui en tout cas on sait que le Président de la République cherchait depuis plusieurs années à inscrire une réforme constitutionnelle qui marque un peu les présidences Macron au fond il y a eu des réformes constitutionnell céit il avait commencé avec une volonté de faire une réforme institutionnelle et ça se termine entre guillemets là-dessus voilà tout à fait mais mais c'est vrai que pour les chefs de l'État c'est très important de voir leur nom associé à une avancée qui soit une avancée démocratique c'est vrai quand on inscrit une liberté dans la constitution de ce point de vue-là je suis un petit peu nuancé la liberté dans la Constitution c'est vrai que c'est très important ça ça constitutionnalise c'est ça inscrit dans le marbre ce qui voudrait dire que pour modifier ça il faudrait un coup politique absolument gigantesque pour ceux qui dans un futur voudrai modifier le texte constitutionnel donc voilà inscrire une liberté dans la Constitution c'est quelque chose de très important et on comprend que les chefs de l'État veuillent voir leur nom qui soit associé à une réforme profondément sociétale qui concerne l'émancipation l'autonomie des gains de liberté donc de ce point de vu-là je dirais qu'il y a eu beaucoup de ce qui est intéressant aussi c'est que ça a permis aussi de d'avoir un certain nombre de de de débat ils ont eu lieu dans le Parlement ils ont eu lieu dans la société civile donc du point de vue de l'avancée démocratique vous savez moi je travaille sur ces questions c'est vipu avec notre enquête annuel sur la confiance politique qui elle dresse un portrait catastrophique du rapport des Français à l'espace public comment il voit ça contribuer à redonner un peu de confiance VO voilà voilà c'est l'idée que on visibilise très fortement que l'interaction entre les élus la société civile des des évolutions de la société ça peut fonctionner ça peut déboucher sur quelque chose alors il y aura tout le B maintenant qui est sur évidemment les modalités pratiques vous receviez tout à l'heure Mathilde de Panau dans la proposition qu'elle faisait elle elle disait c'est le droit doit être effectif et égal donc on voit que derrière les sans doute les débats qui vont avoir lieu sur il y a un droit une une liberté garantie par la Constitution mais y y a-t-il les moyens d'exercer cette liberté là on va sans doute avoir beaucoup de débats politiques merci cher B vous me faites la transition on va écouter effectivement Mathilde panneau Mathilde panneau qui remercie les associations féministes écouez là je trouve ça un peu un peu petit il y a des personnes de la majorité qui sont venus s'excuser des paroles du Premier ministre auprès de moi en disant je ne comprends pas pourquoi est-ce que on essaie d'invisibiliser les femmes parlementaires qui ont porté ça ça n'a pas d'importance je ne donnerai pas de nom ici on voit al on parlait de consensus mais il y a quand même eu des petits débats notamment avec la France insoumise avec un discours hier du rassemblement national ça fait consensus mais il y a quand même même voilà des des comment dire des pas de côté en matière politique Olivier derrièurs le consensus ouvrons les yeux il y a toujours de la politique et la politique d'aujourd'hui c'est-à-dire les oppositions et les frictions ça a été effectivement il faut faut l'avouer que c'était une proposition qui à l'origine venait de LFI peut-être que c'était peut-être de bonne guerre du gouvernement de ne pas le rappeler parce que bah il n'était pas obligé parce qu'ils avaient pas à le faire élégant de le faireurence peut-être je sais pas ça correspond une une invisibilisation je ve dire de de ce point de vue là en revanche que ça soit une façon politique d'essayer de marquer un désaccord et de peut-être pas cornerérisé mais éloigné ça c'est absolument certain en tout cas je crois que dans le discours il y a eu la volonté certainement de ne pas citer parce que la question forcément s'est posée quand on a fait la jeunesse de inoc du côté de de Gabriel non j'ai tendance à penser que on travaille suffisamment sur les discours et sur les les signes pour que tout était réfléchi voilà Runo là-dessus oui c'est clair que au fond dans dans la journée qui a été vécu hier qui était quand même une très belle journée politique c'est vrai que on va on va chercher un petit peu là les dans on va dire dans les dans dans dans les coins c'est vrai que ça aurait été peut-être pas mal que le premier ministre rende hommage explicitement aux parlementaires qui ont particulèrement porté ce ce ce dossier on a parlé de Mathilde pano la présidente du groupe fi à l'Assemblée nationale on pourrait parler d'urore berger mais elle a été quand même mise en exerc beaucoup aussi la députée de l' époque Renaissance mais aussi de sénatrice ici Mélanie Vogel Laurence Rossignol donc voilà des des femmes qui ont quand même très clairement porter ça elles ont été mises au fond à l'honneur aussi hier à travers les les prises de parole le déclat s le discours du premier ministre était un un discours de Premier ministre tout à fait à à hauteur c'est vrai que ça aurait été pas mal qui rend hommage à l'ensemble il a cité un certain nombre de personnalités politiques il aurait pu allonger la liste ça c'est sûr ce ce qui veut dire quand même donc on à ce vote qui est très important vote en congrès qu'il est possible de réformer la France même même avec une majorité relative au Parlement oui sur des sujets qui font consensus dans le Parlement c'est possible c'est au fond que ça a été adopté à la majorité qualifiée des 3/5è du Parlement sur d'autres sujets qui seraient des sujets plus directement institutionnels là ça serait plus sans doute beaucoup plus compliqué parce que sur d'autres sujets à dimension institutionnel note de scrutin rôle du Parlement il y a eu d'autres réformes on se rappelle d'une importante réforme de Nicolas Sarkozi de 2008 c'était la dernière réforme constitutionnelle he voilà la dernière réforme constitutionnelle mais là ça serait sans doute dans le contexte politique d'aujourd'hui plus difficile pour l'exécutif bon Olivier on peut réformer la France elle est pas irréformable cette France non mais soyons sérieux les sujets de consensus il se compent sur une demi-main et encore c'està-dire que mis à part de dire le mal c'est mal et le bien c'est bien vous arriverez jamais à trouver un consensus sur des vraies réformes institutionnelles on voit qu'il y a aucun sujet sur lesquels fondamentalement euh les différents partis sont d'accord parce que c'est le grand écart en terme de programme en terme de vision de la France il y a vraiment pas un projet aujourd'hui je pense que vraiment le gouvernement a mangé son pain blanc euh euh institutionnel j'espère qu'il en a bien profité parce que on voit pas très bien qu'est-ce qui pourrait d'ailleurs le sujet suivant d'ailleurs si je me trompe pas pourit provoquer euh voilà une sorte de consensus non il y a pas d'autres sujets d'ailleurs on peut chercher merci beaucoup Olivier voilà effectivement la réforme de l'assurance chômage euh Gabriel Attal a évoqué la semaine dernière un nouveau durcissement des règles d'indemnisation Mar expliquez-nous tout ça oui un nouveau tour de vis puisqu'il s'agirait de la 3oème réforme de l'assurance chômage depuis l'élection d'Emmanuel Macron lors des questions d'actualité au Gouvernement mercredi dernier le Premier ministre a fait part de sa volonté de durcir de nouveau les règles d'indemnisation avec un objectif le plein emploi encore loin du taux de chômage du chômage actuel établi à 7 % écoutez-le j'ai il y a quelques jours indiqué que je souhaitais avancer sur une nouvelle réforme de l'assurance chômage oui j'assume de le dire nous devons avoir un modèle social davantage tourner vers l'incitation à l'activité plus nous aurons de Français qui travaillent plus nous aurons de recettes pour financer nos politiques publiques si nous avions le même taux d'emploi que nos amis allemands nous n'aurions pas de problème pour équilibrer nos politiques donc oui il faut continuer à inciter au travail et assumer de chercher un modèle social qui est moins coûteux et plus efficace le travail doit toujours mieux payer que l'inactivité c'est le message martelé par Gabriel hatal depuis plus d'une semaine si le régime d'assurance chômage reste dans le vert le Premier ministre indique que les conditions économiques se sont dégradées depuis 1 an à cela s'ajoutent les pénuries de recrutement dans plusieurs secteurs le chef du gouvernement d'y vouloir accélérer les contrôles sur les demandeurs d'emploi en passant de 500000 par an à 1,5 million d'ici 2027 pour la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet triplé le nombre de contrôle est loin d'être la bonne solution au lieu de pénaliser les chômeurs elle appelle à davantage d'accompagnement on l'écoute encore une stigmatisation des chômeurs et des chômeuses comme si les personnes privées d'emploi le faisaient par plaisir et se roulaient les pousces toute la journée c'est il y a déjà 500000 contrôles par an et il y a déjà seulement un/ers des personnes inscrites à ple emploi qui sont indemnisé donc à un moment il faut arrêter sachant que le montant des allocations a été réduit à cause des réformes du gouvernement de quasiment 20 % donc on a aujourd'hui des personnes qui sont privées d'emploi qui sont en grande précarité là où il faut le mettre le paquet c'est sur l'accompagnement pour les aider à retrouver un boulot sur la formation professionnelle c'est là-dessus qu'il faut mettre l'argent public le Premier ministre indique vouloir réunir à la mi-mars un séminaire gouvernemental dédié à la question du travail pour préparer les grandes décisions en la matière le secrétaire général de la CGT tacle elle le gouvernement sur son manque de transparence concernant le calendrier de ses prochains mois pour Sophie Binet les ministres ne semblent pas en mesure de dire quels sont les textes sociaux qui arriveront à l'Assemblée nationale d'ici juillet merci beaucoup mari on va parler des chiffres parce que c'est un peu ça que le gouvernement met en avant c'est les chiffres du chômage l'économie qui qui s'essouffle c'est c'est vrai Olivier il y a un problème aujourd'hui au niveau économique qui justifierait une nouvelle réforme alors on peut pas là sur ce coup-là faire le procès de l'inconstance au gouvernement il a toujours eu Emmanuel Macron a toujours eu le même discours il a toujours eu le même diagnosticque je crois qu' est un agnostique un dinostique qui est bon enfin qui qui est le bon euh on a un taux d'emploi en France qui est trop faible voilà on a quasiment 10 points de moins par rapport à l'Allemagne on est environ à 68 % l'Allemagne est à 77 %. si on avait le taux d'emploi à équivalence de l'Allemagne ça ferait 12 % de PIB en plus et on aurait des comptes à l'équilibre on travaille pas assez en France il y a encore trop de gens qui sont éloignés de l'emploi trop de gens qui sont inactifs alors qu'ils sont en âge d'être actifs donc ce taux d'emploi il faut le remonter alors on est aujourd'hui à 7,5 % de chômage dans la définition actuelle il remonte un petit peu on continue à avoir la durée d'indemnisation la plus généreuse d'Europe et de et d'assez loin en faitin la question c'est c'est est-ce qu'en diminuant cette cette durée d'indemisation les gens retourneront vers le travail mais mais juste il y a cette question économique c'est c'est une réforme éventuelle purement économique ou il y a aussi un côté un peu politique peut-être Bruno là-dessus derrière je suis pas économiste donc jeis virer sur l'interprétation politique c'est très clairement un message politique vous savez dans dans nos enquêtes au cvipof on a l'habitude de poser une question dans pratiquement toutes nos enquêtes qui a un indicateur d'opinion est-ce que les chômeurs s'ils le voulaient vraiment pourrait retrouver du travail on voit que l'adhésion à cette idée elle est un peu majoritaire en France mais on voit que cette idée elle est surtout partagé à droite mais aussi que c'est un indicateur d'une vision un peu hiérarchique et autoritaire de la société il y a pas que du gauche- droite quand on dit les chômeur pourrait bosser s'il le voulait vraiment il y a une dimension aussi un peu d'autorité de rapport hierar autoritaire et le Premier ministre s'est inscrit très clairement dans cette idée le retour de l'autorité faire davantage de contrôle sur les chômeurs donc on voit il s'agit de faire passer un message qui est un message que l'autorité serait de retour alors c'est un énoncé un peu paradoxal parce que d'une part la majorité est maintenant responsabilité depuis presque en septéna donc il porte une certaine responsabilité voilà donc il y a voilà il y a un côté un petit peu paradoxal de dire presque 7 ans après après l'arrivée au pouvoir on va serrer la vise' il faut le retour de l'autorité sur les chôurs surtout surtout alors moi j'ai compté deux grandes réformes de l'assurance chômage 2019- 2022 il y a eu peut-être aussi d'autres petits ajustements qui ont été faits par des CRM est-ce que ça veut dire que les précédentes réformes ont échoué non elles ont pas échoué mais c'est un navire très très difficile à bouger l'assurance chômage donc il a été fait petit à petit peut-être aussi parce qu'au bout d'un moment bah on arrive à avoir l'expérience hein sur l'effet de ce qui de ce qui a été é et puis le chômage il a vraiment baissé hein il faut quand même le dire gr alors c'est toujours difficile à dire c'est multifactoriel le chômage mais ce qui est certain c'est que s'il y a l'importance de pour chasser des abus qui peuvent exister malheureusement comme dans tout système de protection évidemment ça veut pas dire que c'est le seul levier il y a un levier très très important d'appariment c'estàdire que aujourd'hui on a un problème de correspondance entre les besoins de l'économie et le type de compétence et donc il faut aider les gens à avoir ses compétences et si vous regardez au-delà des moyennes qui sont toujours assez trompeuses en fait le t t d'emploi il est extrêmement varié en fonction du type de formation si vous êtes très formé vous êtes quasiment à 80 85 % vous êtes quasiment toujours en emploi en revanche ce sont les gens qui sont les moins formés qui sont les plus éloignés de l'emploi et donc là effectivement il y a là où jusque là P l'emploi était pas très bon un accompagnement beaucoup plus beaucoup plus fin à faire avec ces gens-là pour que ces gens-là soient rapprochés de l'emploi c'est pas du tout les mêmes réponses à apporter mais vous comprenez quand vous écoutez Sophie Binet dire qu'il y a voilà encore une stigmatisation des chômeurs vous le comprenez ça soit vécu comme ça en je trouve que cette rhtorique de la chasse aux chômeurs elle est elle est absurde c'est un système collectif qui coûte collectivement de l'argent aux gens qui travaillent il est absolument normal que ça soit un système qui soit fait de façon à ce que ça soit utilisé quand on en a vraiment besoin on peut pas avoir l'impression en France que des gens profitent du système pour ne pas travailler alors qu'il y a des emplois disponibles ça c'est vraiment un scandale que pour évidemment les les Français peuvent pas comprendre c'est des mesures qui sont vécues comme des que vous ce que vous avez dit tout à l'heure un peu Bruno comme des mesures de de droite par la la population française c'est ça c'est un peu la fin du en même temps on en parle à chaque fois mais voilà je je je suis sûr que le premier ministre a regardé avec beaucoup d'attention la dernière enquête du svipuf j' je lui conse d'approfondir quand même le sujet parce que dans notre enquête apparaît bien au fond d'abord une très grande fierté des personnes que nous interrogeons sur leur métier sur leur profession sur le fait de travailler de s'épanouir de se réaliser à travers le travail de ce point de vue-là il y a pas de sujet en France ne sommes pas un pays de gens qui rêvent de ne pas bosser les gens sont fiers de d'avoir une activité professionnelle avoir beaucoup de d'investissements dans le travail par contre par contre il considèrent qu'il ne touche pas la récompense de des efforts qu'ils ont entrepris et que globalement le système méritocratique français ne fonctionne pas qu'il est bloqué et au fond derrière la question du travail derère la question de l'emploi il a toujours la question de la rémunération il y a toujours la question de la promotion sociale et de ce point de vue là le regard que portent les Français sur leur système de promotion sociale est extrêmement négatif Olivier làdus vous vouz mais oui c'est évidemment c'est c'est un drame que les gens aient l'impression que l'effort ne paye pas je pense que c'est encore plus dramatique que l'idée que il ne faille pas travailler ou que la valeur travail n'existe plus euh je crois que bah le pire c'est que la France c'est pas la plus mauvaise he quand on regarde les chiffres en vrai mais ce qui est important c'est que l'impression est le contraire euh euh aux États-Unis c'est c'est le contraire c'est-à-dire qu'en réalité la promotion sociale est plus difficile et les gens ont pas l'impression ils ont plutôt l'impression qu'elle est possible il faudrait essayer de changer ça et sur la rémunération il faut dire une chose c'est que la rémunération en super brut c'està-dire le coût total employeur en fait il est plus plutôt au niveau des autres il est assez élevé le problème c'est le coin fiscal au social qui fait que à la fin une fois que vous avez tout payé bah il reste il reste beaucoup moins oui ça cette nouvelle réforme de l'assurance chômage est justifié je disais par le contexte économique par le gouvernement il y a eu aussi cette sortie d'édard Philippe je sais pas si vous l'avez vu cette sortie d'Eddard Philippe dans le journal l'opinion édoard Philippe qui tire la sonnette d'alarme sur l'état des finances publiques aujourd'hui nous dit-il le problème c'est qu'on ne réforme pas grand-chose est-ce que cette ces nouvelles annonces du gouvernement s'expliquent aussi en réaction à cette sortie de Philipe ou pas du tout là on est vraiment dans dans la microolitique on est dans la microlitique mais ça doit être un peu corrélé quand même à un moment donné on sait qu'autour de cette question qui va être le candidat à la présidentielle qui pourra se réclamer de la succession d'Emmanuel Macron quel qu'il soit quel qu'elle soit que ça j vraiment cette figure de celui qui va assaignir les comptes publs est-ce que ça compte pour les Français parce quel que soit celui qui va incarner ou celle qui va incarner la succession d'Emmanuel Macron il devra se différencier ou elle devra se différencier d'Emmanuel Macron et c'est évidemment si on veut parler un électire de centre droit il faut évidemment parler de la question les impôts les prélèvements les déficits donc évidemment je suis pas sûr que ça soit une question qui parle au français tant que ça ne se traduit pas par des conséquences en terme de fiscalité il y a plus de 3000 milliards de dettes ça parle au français ça Olivier on leur dit à plus de 3000 milliards il va falloir travailler plus malheureusement c'est un sujet qui qui complètement disparu en fait il y a plus aucun parti qui propose vraiment de changement alors que je suis d'accord avecor Philip Mo je partage ces alarmes aujourd'hui rien que les intérêts de la dette ça absorbe la moitié des recettes de l'impôt sur le revenu ça va devenir en 2027 le premier budget de l'État c'est complètement dingue devant l'éducation nationale devant la défense on la dette devient en partie hors de contrôle nos dépenses sont en partie hors de contrôle et un jour le réveil va être extrêmement difficile je fais partie de ceux qui disent que ça va extrêmement mal et que personne n'a le courage aujourd'huiverement annonce 10 milliards de réduction c'est la raison d'ailleurs Bruno le ma très prend la parole pourquoi parce qu'en fait on est aujourd'hui dans une impasse bud ire totale c'estàd qu'on ne peut plus on est obligé de respecter notre trajectoire de diminution des déficits or on a des dépenses qui augmentent plutôt ce qui veut dire que quand on veut pas augmenter les impôts en même temps bah il y a forcément un problème il y a un des trois qui va devoir craquer à mon avis ça va plutôt être du côté de l'augmentation des impôts veut dire qu' peut-être des augmentations d'impôts ben le gouvernement l'exécutif ne cesse de dire que il n'y touchera pas le premier ministre l' rappelé le président de la République s'est engagé beaucoup d'économistes disent on ne voit pas comment on peut faire sinon et c'est vrai que on arrive à des on va dire un peu à la fois un sentiment de manque de pilotage parce qu'on a ce coup de rabau de de 10 milliards en ce qui concerne mon secteur d'activité le notre d'ailleurs l'enseignement supérieur la recherche on a un coup de rabau de presque 1 milliard on comprend pas on veut bien contribuer à l'effort collectif mais encore vis d'A où le projet à travers tout ceci et ça crée effectivement un peu un sentiment de difficile lecture en tout cas de va de la trajectoire mais milliards d'euros ça paraît beaucoup c'est beaucoup c'est suffisant moi j'entendais des gens me dire bah s'il y avait une une vraie majorité au Parlement le gouvernement irait beaucoup plus loin Olivier vous êtes d'accord avec ça alors sans doute mais alors regardez en quoi nos finances publiques sont détériorées 12 milliards d'euros c'est l'augmentation de la charge des intérêts de la dette liée à l'augmentation des taux d'intérêts en 2022 je crois 2023 pardon 2023 donc en fait rien que à cause de l'augmentation des taux on a dû payer cet argent en plus qu'on essae désespérément aujourd'hui de de trouver et ce qui est très très inquiétant c'est qu'on a l'impression que on sacrifie les investissements par exemple la l'enseignement supérieur pour parce qu'on arrive pas à arrêter le fonctionnement et à à baisser nos dépenses de fonctionnement sachant que on accuse l'État mais il faut savoir que dans le déficit de l'État en réalité le grand problème c'est la protection sociale de façon générale dans la protection sociale c'est vieillesse et maladie c'est ça en fait les les deux gros source de de de déficit que l'État doit éponger derrière il nous reste une dizaine de de minutes messieurs un mod des élections européennes avec un petit focus sur le parti les républicains ils organisent un grand meeting de campagne à Paris ce sera le 23 mars mais précisément on parlait des finances publiques est-ce que ça doit être un des axes de la campagne des des des des LR finalement parce que les finances publiques c'est vraiment leur ADN d'un certaine manière BR oui on voit pas comment les républicains pourraient échapper à cet axe de de campagne sans doute plus pour la présidentielle que pour les les européennes mais effectivement c'est sans aucun doute autour de ces questions qu'ils peuvent espérer quelque part fédérer on ne sait pas qui sera le fédérateur quelque chose qui se situe au centre droit centre droit de la macronie centre droit des républicains voilà il y a quelque chose qui sans doute en perspective de la présidentielle va se va se tramer là va se jouer ici et bien évidemment la question des déficits publici la question des prélèvements sera sans aucun doute centrale mais mais est-ce qu'il y a encore un un espace politique pour les républicains aujourd'hui entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen et le rassemblement national Olivier c'est la c'est la vraie question si on regarde en terme de marketing politique parce que finalement à la fin il y a quand même une forme de marketing est-ce que les propositions perçues sont perçues comme différentes par exemple sur l'immigration LR avait été assez bon ils avaient été parmi les premiers et pourtant ça n'avait pas été compté à leur crédit par l'opinion assez bizarrement dire qu'à un moment donné la difficulté c'est d'arriver à incarner quelque chose de vraiment différent et les gens ne perçoivent plus tout à fait la différence de l'offre alors les élections européennes vont probablement être très difficiles pourquoi parce que c'est toute façon une élection très du ou d'ailleurs où il y a plutôt les gens qui sont contre qui vont aller voter où vous avez beaucoup de mal à motiver et à mobiliser et surtout une élection où il faut à la fois mobiliser sur la politique intérieure alors qu'évidemment c'est une question européenne et donc vous devez parler d'Europe intéressé à l'Europe mais tout en parlant d'intérieur et ça c'est très compliqué voilà donc ça va être ça va être un moment compliqué les européennes ça fonctionne comme ça c'est c'est des votes sanction surtout plutôt que des votes sur des projets voilà tout dépend déjà de la place des élections européennes dans un ce qu'on appelle nous un cycle électoral elles arrivent presque comme des élections de M terme c'est que normalement les élections de mi terme favorisent le vote sanction c'est normalement pour les électorats qui se retrouvent dans la majorité présidentielle s'ils sont pas très contents imaginons des macronistes de centre de gauche pas très contents après l'exécutif et qui vont profiter de ces élection où le pouvoir exécutif n'est pas en jeu pour sans doute voter différemment que pour la majorité présidentielle contre Emmanuel Macron voit voilà donc ça la dynamique de de votre sanction va sans aucun doute exister pour le moment les enquêtes de opinion montre qu'on retrouve quand même un petit peu un scénario à la 2019 c'estàdire avec deux formations politiques qui vont capter une partie importante des votes la liste du rassemblement national de Jordane Bardella la liste conduite maintenant on le sait par une députée européenne du parti présidentiel voilà c'est sans aucun doute ces deux listes qui vont capter la une majorité en tout cas un segment important de l'électorat on ne voit pas pour le moment à travers ces élections européennes très clairement se dessiner des questions qui seraient spécifiquement européennes je doute pas que ça va arriver il y a un contexte il y a l'Ukraine forcément ça va poser la question de l'Europe par rapport à ces nouveaux risques par rapport au retour de de de la de la guerre donc il faut le souhaiter parce que c'est vraiment dommage à chaque fois d'avoir des élections européennes qui sont surtout un combat politique national c'est dommage qu'on par pas plus d'Europe pour des élections européennes Olivier l'Europe il y a un éditeur me disait un jour vous avez deux façons de pas vendre un livre un vous mettez une une une couverture verte et de vous mettez le nom Europe dans le titre c'est très compliqué d'intéresser à l' mais parce que ça paraît éloigné parce que les gens ne savent pas au juste à quoi ça sert que souvent malheureusement les politiques intérieures vont utiliser l'Europe comme étant le prétexte pour expliquer qu'on peut pas faire telle chose que telle chose est impossible que telle chose est mal arrivée pourtant il y a des sujets fondamentaux il y a les sujets défense des sujets sans doute énergie puis sans dout des sujets immigration puis sans doute des sujets compétitivité dans le monde qui sont en fait aujourd'hui à aborder au niveau européen donc j'espère que la campagne per per mettra de montrer ça et d'avoir un vrai débat et on suivra ça et il y aura le premier grand débat des européennes ce sera sur public sén j'espère que vous regardez ça avec beaucoup d'attention en attendant on va regarder ce qu' dans la presse ce matin c'est avec vous Marion [Musique] dalpèche surprise surprise on parle de l'IVG ce matin dans la presse oui un sans surprise avec un mot historique que l'on retrouve en Une de nombreux quotidiens ce matin regardez la voie du Nord l'Union libération champagne ou encore Midi Libre qui se projette déjà vers la cérémonie de sellement de la loi fondamentale elle se déroulera le 8 mars coïncidence ou pas puisqu'il s'agit du jour de la femme et Midi Libre précise la cérémonie sera ouverte au public on revient aussi sur la crise des agriculteurs avec des solutions apporté au niveau local cette fois oui pour la première fois dans les haut de France des agriculteurs ont été reçus en sous-préfecture à cambré rapporte la voie du Nord une jeune agricultrice discute avec un agent de la biodiversité en toute quiétude beaucoup d'agriculteurs avaient peur jusque-l de venir voir l'administration désormais les dossiers avanceent pote un délégué de la FNSEA La Presse de la Manche s'enare aussi du sujet et titre sur les permanence dédié aux agriculteurs réglementation difficultés financières endettement elles sont l'occasion de repérer les situations de malêtre des exploitants on en parlait tout à l'heure la création du statut de l'élu c'est un grand OUI pour les maires en une du télégram c'est ça oui tout à fait Steve l'attente était forte chez les maires bretons et ils le font savoir le maire de gwenac Jean-Pierre Marc témoigne d'une charge bien plus lourde qu'il l'imaginait et de la démission qu'il avait envisagé l'été dernier la proposition de loi examiné au Sénat pour un futur statut d'élu local est un bon début selon lui il serait d'ailleurs très demandeur d'une formation pour mieux gérer certaines crises qu'il a déjà rencontré fraîchement élu maire dans la petite colune de c pardon pierre r Daniel n'a lui pas encore pris la mesure de toutes les propositions mais il trouverait bien légitime de bénéficier d'ind demnité pour les frais de garde à venir enfin le maire de Plérin ronand Kerdraon propose lui d'élargir les mesures de protection aux familles face aux agressions et au sentiments d'impunité vous n'êtes pas bretonne mais votre prononciation est impeccable on termine avec une bonne nouvelle que nous annonce la Provence aujourd'hui avec la baisse des taux dans l'immobilier ouais boostera-t-elle les ventes on constate effectivement ement depuis début janvier une augmentation assez nette de la demande de l'ordre de 20 % selon les professionnels du secteur c'est donc le moment d'acheter mais attention il faudra être malin préviennent-il pour faire les bons choix avant de se lancer dans l'aventure lorsqu'il y a une baisse c'est le moment de renégocier car le marché lui est encore à la peine merci beaucoup Marion merci à tous les deux merci Olivier babo économiste je rappelle votre livre la tyrannie du divertissement merci d'avoir été avec nous merci cher Bruno on se retrouve ouve très bientôt vous avez rendez-vous ce soir à 18h avec Thomas HUG pour sens public demain à ma place vous retrouverez Alexandre Poussard restez sur la 13 rester sur public s la formation politique continue excellente journée à tous la presse quotidienne régionale et les télévisions locales vous ont présenté le club des territoires
Gabriel Attal