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interviewRMC (sur YouTube)· 26 septembre 2022

🔴 L'interview intégrale de la Première ministre Elisabeth Borne sur RMC et BFMTV

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

aussi aux questions des Français, auditeurs d'RMC, puisque vous qui nous regardez et nous écoutez, vous venez interpeller la Première Ministre tout au long de l'émission. Vous nous appelez au 32 16. Je vais bien sûr vous interroger sur les retraites, mais d'abord une question sur ce qui s'est passé en Italie.

On l'apprend cette nuit. C'est donc la Georgia Meloni qui est à la tête de la coalition et d'un parti d'extrême droite qui est arrivé au pouvoir. Est-ce que vous dites ce matin, vous en tant que Première Ministre de la France, pays voisins et alliés de l'Italie, que vous travaillerez avec elle comme avec n'importe qui et comme avec son prédécesseur ?

Alors il ne faut pas brûler les étapes. Effectivement, le peuple italien a voté hier. Moi, je ne vais pas commenter le choix démocratique du peuple italien.

Et maintenant, il appartient au président de la République de désigner la présidente ou le président du Conseil. Donc on va laisser les...

Il n'y a pas un gros suspense quand même, Isabelle Borde. Moi, je veux bien qu'on joue le suspense, mais c'est une victoire écrasante. Il y a effectivement un très bon score de Mme Meloni.

Mais je vous dis, ce n'est pas moi qui vais désigner la présidente ou le président du Conseil. On va laisser le président de la République italienne le faire. Mais vous avez peut-être entendu les propos de Ursula von der Leyen, qui est donc à la tête du Conseil européen, qui mettait en garde et presque menaçait les Italiens à la fin de la semaine dernière en disant, en gros, si vous votez pour Georgia Méloni, moi, j'ai les outils.

Vous serez du côté des anti-européens, en gros. Et donc moi, j'ai les outils pour vous sanctionner. Qu'est-ce que vous avez pensé de ce que dit la présidente de la Commission ?

C'est qu'en Europe, on porte un certain nombre de valeurs et que, bien évidemment, on sera attentif. Et la présidente de la Commission, à ce que ses valeurs sur les droits de l'homme, sur le respect des uns et des autres, notamment le respect du droit à l'avortement, par exemple, soient respectées par tous. Mais pour vous, c'est normal de dire, en gros, au peuple italien, voilà, si vous votez Georgia Méloni, vous serez un peu puni, quoi.

La présidente de la Commission, elle est dans son rôle à rappeler qu'en Europe, nous portons des valeurs et que chaque État doit s'inscrire dans le cadre de ses valeurs sur l'État de droit, sur les droits de l'homme, sur, voilà, je vous dis, le respect, par exemple, du droit à l'avortement. Elisabeth Borne, journée importante aujourd'hui puisque vous présentez de nombreux textes en Conseil des ministres qu'on est pile une semaine avant la reprise de la vie politique au Parlement. Et il y a notamment, bien sûr, cette question des retraites.

Quand ? Comment ? Elisabeth Borne, vous avez été ministre du Travail.

Est-ce que vous vous dites, franchement, qu'une réforme aussi importante que la question des retraites peut passer par un amendement ? Enfin, je pense qu'avant de parler du comment, c'est important de parler du pourquoi. Le président de la République, moi-même, la majorité, considère que cette réforme est prioritaire.

C'est bien pour cela qu'elle était dans le programme sur lequel Emmanuel Macron a été réélu. Elle était aussi dans les programmes sur lesquels tous les candidats de la majorité, et désormais les députés de la majorité, ont fait campagne. Alors pourquoi on considère que cette réforme est prioritaire ?

Je pense que c'est important de se redire qu'on a, en France, un modèle social unique au monde, dans lequel, quand on a un problème de santé, on est remboursé de ses dépenses de santé, qu'on a accès gratuitement à l'école, que quand on a eu la crise du Covid, on a tous été protégés. Tout ça, on ne pourra le financer durablement qu'à condition de produire collectivement plus de ressources pour financer notre système social, et donc de travailler collectivement davantage. Je crois que c'est important...

Ça, c'est le décor. Oui, mais je pense que c'est important aussi d'avoir en tête qu'en France, la part des jeunes qui travaillent et la part des seniors qui sont en emploi est plus faible qu'ailleurs. Sur les jeunes, vous savez, en tant que ministre du Travail, moi, j'avais porté le plan « Un jeune, une solution » pour notamment développer l'apprentissage.

On a fait une réforme de l'apprentissage dans le précédent quinquennat. On a lancé le contrat d'engagement jeune. Et c'est un succès.

Voilà. L'objectif, c'est de faciliter l'entrée des jeunes dans le marché du travail et donc qu'il y ait davantage une part plus importante de jeunes qui travaillent. C'est la même chose pour les seniors.

Il faut aussi qu'on ait davantage de seniors qui travaillent. Ça passe par un décalage progressif de l'âge effectif de départ à la retraite. Naturellement, en tenant compte des situations de chacun, naturellement, en veillant aussi à ce que les seniors aient toute leur place en entreprise.

Il y a beaucoup de choses dans ce que vous dites. On va revenir quand même à la méthode parce que je n'ai pas oublié la première question que je vous ai posée et à laquelle vous n'avez pas répondu sur la méthode. Mais sur le fond, vous venez de dire en décalant progressivement l'âge de départ effectif, est-ce que vous avez retenu finalement 64-65 ?

Tout ça, on en parlera le moment venu. Peut-être dire aussi...

Ce n'est pas le moment là. Attendez, dire aussi que tous les organismes qui évaluent l'équilibre de notre système de retraite nous disent que cet équilibre, il se dégrade, le déficit se creuse. Nous, nous refusons d'augmenter les cotisations et nous refusons de baisser les pensions dans les engagements du président de la République.

Donc mécaniquement, vous allez allonger la durée du travail ? Dans les engagements du président de la République, je dis même qu'on a prévu de revaloriser les plus petites pensions. Donc du coup, la solution, c'est en effet de décaler progressivement l'âge effectif de départ à la retraite.

Et je le redis naturellement, en tenant compte des carrières longues, en tenant compte de la pénibilité. Je vous repose quand même la question parce qu'Emmanuel Macron, candidat, avait parlé de 65 ans puis de 64 ans. Quel des deux chiffres faut-il retenir ?

On aura l'occasion d'avoir ce débat. Et moi, je souhaite qu'il y ait du dialogue, de la concertation avec les partenaires sociaux, avec les groupes parlementaires à l'Assemblée. Et on est en train de chercher la meilleure voie pour à la fois mettre en œuvre cette réforme rapidement, à l'été 2023, en même temps, trouver une place pour du dialogue et de la concertation.

Vous avez reçu un par un chacun des présidents de groupe de l'opposition, de la majorité. Vous avez longuement déjeuné avec Emmanuel Macron vendredi pour vous mettre d'accord. Et vous nous dites ce matin que vous ne savez toujours pas ce que vous allez faire.

Alors, vous avez vu qu'on a prévu avec le président de la République d'avoir un échange cette semaine avec, naturellement, les ministres concernés et les responsables de la majorité. Je peux vous rassurer. La décision, la décision, avec le président de la République, on décidera d'ici la fin de la semaine.

Et pourquoi d'ici la fin de la semaine et pourquoi pas la semaine dernière ? Parce qu'on cherche la meilleure voie pour, je vous dis, à la fois mettre en œuvre cette réforme rapidement, à l'été 2023, en même temps, avoir laissé la place au dialogue et à la concertation. Si vous faites effectivement cette réforme, et vous venez de dire qu'il n'était pas question de ne pas la faire.

Donc ça, déjà, l'option ne pas la faire est exclue. Je vous confirme. Et tous ceux qui font semblant de croire qu'il n'y a pas un problème de déficit du système de retraite, je les invite à relire le rapport du Conseil d'orientation des retraites qui est très clair.

Non seulement il y a un déficit, mais ce déficit se croit. Il reste donc deux options pour la faire passer. Soit vous la mettez un peu en lousse-dé dans un amendement glissé dans le budget de la Sécu.

Ça, ça permet que ça passe très vite. Mais vous venez de nous dire que vous vouliez qu'il y ait quand même un débat avec les partenaires sociaux. Je ne vois pas très bien comment il peut y avoir débat si c'est glissé par un amendement.

Deuxième option, vous le faites après Noël. par une véritable loi. On est bien d'accord ?

Donc il y a différents scénarios. C'est ces deux scénarios-là. Il y a différents scénarios.

Et donc nous cherchons en effet la meilleure voie avec l'objectif d'avoir du dialogue, de la concertation et d'avancer rapidement. Je voudrais que vous écoutiez ce que François Bayrou a dit hier à propos de l'option de le faire passer par un amendement. Il n'est pas tout à fait d'accord.

On n'est pas aux pièces. Prendre trois ou quatre mois pour réfléchir ensemble, mettre sur la table des faits, et des options, et des propositions. Moi, je pense que ça serait bon pas seulement pour la paix civile, ça compte, mais pour la réforme elle-même.

Parce que derrière tout ça, il n'y a pas que la question des retraites. Il y a la question de la méthode de réforme qu'on peut suivre pour le pays. Est-ce que vous répondez à François Bayrou, qui n'est pas officiellement votre opposant, mais qui là, tout d'un coup, vous met un peu la pression quand même ?

Alors avec les partenaires de la majorité, je pense que c'est mieux de discuter en petit comité. Et donc ça tombe bien. On a une réunion avec le président de la République et les responsables de la majorité.

Donc on aura l'occasion d'en parler. Et François Bayrou est donc invité. Ce sera mercredi.

Mais enfin, il y en a d'autres avec qui vous avez beaucoup travaillé quand vous étiez ministre du Travail, comme Laurent Berger, qui est à la tête de la CFDT. Et lui, il a dit, ici même, à ce même micro la semaine dernière, il a dit, si ça passe par un amendement, nous irons dans la rue. Vous avez franchement le luxe de mettre la CFDT dans la rue.

Mais ce qui est important aussi, c'est que chacun nous confirme sa volonté de dialoguer sur ce sujet. Mais vous aussi, il faut que vous dialoguiez. Voilà.

Écoutez, donc on cherche...

Je crois que les termes sont clairs. Et on en parle cette semaine avec les responsables de la majorité. Et on fera part de la décision que nous prendrons avec le président de la République d'ici la fin de la semaine.

On vous sent retenu, quoi. Vous ne pouvez pas dire...

Qu'est-ce qui vous en fait ? Attendez, on ne va pas réunir les responsables de la majorité cette semaine et décider avant. Mais vendredi, la priorité pour vous, c'était de réunir, et vous l'avez fait, tous les opposants, vous les avez écoutés, vous rajoutez chaque fois une étape.

Non, non, mais nous écoutons les points de vue et c'est à partir de cela qu'on choisira la meilleure voie avec le président de la République. Avec cette question également, ce matin, qui est la question de l'énergie. On va y revenir dans un instant, les prix de l'énergie.

Mais aussi dans votre budget, il y a des questions sur les prix. Et notamment, il y a le prix du paquet de cigarettes qui concerne quand même beaucoup de Français qui pourraient passer à 11 euros si vous déplafonnez en quelque sorte la hausse des prix des cigarettes. Est-ce que vous confirmez ce matin que le prix du paquet pourrait augmenter fortement ?

Alors, je vous confirme que le prix du paquet, il va augmenter comme l'inflation. Ça serait assez paradoxal, vous voyez, que la hausse des cigarettes soit moins élevée que l'inflation. Ça veut dire que finalement, relativement, le prix baisserait.

Compte tenu de l'impact sur la santé du tabac, je pense que ça serait peu compréhensible. Et donc, on a prévu en effet d'indexer le prix du paquet de cigarettes sur l'inflation. Le prix des autoroutes, les tarifs du pH qui vont mécaniquement augmenter de 7 à 8%.

Vous avez aussi été ministre des Transports. Est-ce que vous allez tenter et est-ce que vous en avez les moyens de bloquer cette hausse qui interviendrait au 1er février ? Je vous confirme que le ministre chargé des Transports va réunir les présidents des sociétés d'autoroutes pour regarder avec eux comment on peut amortir cette hausse.

Donc, il les verra très prochainement. Et parmi les questions également de revenus et de ressources, Elisabeth Borne, il y a cette question. L'éventualité de demander aux labos pharmaceutiques qui ont fait beaucoup de profits pendant les deux années qui viennent de s'écouler, de mettre la main à la pâte par une taxe exceptionnelle sur leur super profit.

Est-ce que ça fait partie des options que vous envisagez aussi ? Je vous confirme que dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, donc le budget de la Sécurité sociale qui est présenté ce matin en même temps que le budget de l'État, donc le projet de loi de finance pour 2023, on demande des efforts aux laboratoires pharmaceutiques. Vous demanderez des efforts de quel ordre ?

Vous ne savez pas encore ? Vous allez discuter avec eux ? Voilà.

Mais ils mettront la main à la pâte ? On peut tous constater qu'effectivement, ils ont réalisé un chiffre d'affaires important du fait de la crise sanitaire. Et donc, aujourd'hui, je pense que c'est important qu'ils participent à l'effort collectif.

Et Elisabeth Borne, vous avez allumé le chauffage à Matignon ? Pas encore. Pas encore.

Donc aujourd'hui, il fera 15. Au plus fort de la journée à Paris, il fera 15. Et vous n'avez pas allumé le chauffage ?

Alors cet été, nous ne mettions pas la climatisation et on va être effectivement attentifs à ne pas chauffer trop tôt. Ensuite, on appliquera la règle qui s'applique depuis les années 70 d'avoir un chauffage à 19 degrés. Et on pense bien sûr à tous les Français qui ont bien de passer une semaine assez fraîche et la semaine qui s'ouvre va être assez fraîche.

Il y a une partie de la France qui sera aux alentours de 15 degrés, donc nettement moins que les 19. Et ils hésitent. Ils hésitent même à allumer le chauffage.

Ils culpabilisent d'allumer le chauffage. Qu'est-ce que vous leur dites ? Ils peuvent allumer le chauffage ?

Attendez. La règle, c'est de chauffer à 19 degrés. Donc s'il fait 15 degrés, naturellement, vous pouvez allumer votre chauffage.

Je pense que...

Je voudrais aussi rappeler qu'on a mis en place...

On a prolongé le bouclier tarifaire. Je l'ai annoncé il y a près de 15 jours qu'on prolongait les boucliers tarifaires pour que les ménages ne soient pas trop pénalisés par la flambée des prix de l'électricité et du gaz. Donc plutôt qu'une multiplication par 2,2, pour les ménages, on limite la hausse des prix à 15% pour le gaz comme pour les électricités.

Avec cette question, vous évoquez le bouclier tarifaire. Il touche et il protégera les particuliers. Ça, on l'a bien compris.

Mais il y a quand même d'autres particuliers qui, eux, se chauffent au fioul ou au granulé. Ils sont nombreux d'ailleurs à témoigner sur RMC. Ils nous disent « Mais nous, on fait quoi ? » Le prix des pelés, comme on dit, ces granulés de bois, a explosé.

Et ils sont très inquiets. Alors on a mis en place, et dans les textes votés cet été, une aide pour ceux qui se chauffent au fioul. Et je vous confirme qu'on mettra en place une aide pour ceux qui se chauffent au bois.

Personne ne comprendrait qu'on aide ceux qui consomment des énergies fossiles et pas ceux qui se chauffent au bois. Et ça arrivera vite ? Parce que c'est maintenant qu'ils commencent à acheter leurs réserves.

On va le mettre en place. On peut quand même s'interroger et on va regarder aussi attentivement pourquoi le chauffage au bois, enfin pourquoi le bois a un coût qui explose. Parce que là, je pense que le bois, il peut être reproduit sur notre territoire.

On a des forêts en France. Donc ça sera aussi important de regarder si certains ne profitent pas de la crise pour augmenter inconsidérément les prix. Mais j'ai envie de vous dire que cette question de la corrélation entre la guerre en Ukraine et les prix de l'énergie en France, elle n'est pas, vous le dites, elle n'est pas évidente sur le bois, mais elle n'est pas non plus si évidente sur l'électricité.

C'est-à-dire que si quand même nos réacteurs aujourd'hui fonctionnaient, on ne serait pas obligés de demander aux Français d'attendre avant d'allumer le chauffage. Alors, si on réexplique, en effet, aujourd'hui, on est pénalisé par le fait que la Russie a quasiment arrêté ses livraisons de gaz à l'Europe. D'une part, ça fait flamber le prix du gaz, mais une partie de l'électricité est aussi produite à partir de gaz.

Donc ça explique que ça tire les prix de l'électricité vers le haut. Et puis vous avez raison de dire qu'il y a un deuxième élément qui est que plus de la moitié de nos réacteurs nucléaires sont aujourd'hui à l'arrêt pour des questions de maintenance. Donc tout ça contribue à faire monter les prix de l'énergie.

On est déterminé, évidemment, à accompagner les ménages, et c'est le sens de la prolongation des boucliers tarifaires, mais aussi à agir au niveau européen pour éviter cette flambée des prix de l'énergie qui n'est pas liée ni au coût d'approvisionnement, ni au coût de production. Donc il y a des discussions qui se mènent avec nos partenaires européens pour limiter le prix du gaz qu'on achète ensemble, les différents États européens, et pour casser ce lien qui existe aujourd'hui entre le prix du gaz et le prix de l'électricité. Et là, vous parliez du bouclier tarifaire sur l'électricité.

Il y a aussi une autre question quand même. C'est toutes les petites entreprises. On a encore plusieurs personnes qui ont témoigné ce matin sur RMC de cette question.

Ils sont à la tête, notamment, on avait un homme qui est à la tête d'une entreprise d'imprimerie, et il a tout d'un coup son conseiller Total Energy qu'il a appelé Vendredi et qui lui demande de multiplier par 5 ou 6 son prix de l'électricité pour les mois qui arrivent. C'est-à-dire que c'est colossal, colossal. On a entendu le président de la République qui dit, je dis au patron de TPE, ne signez pas.

Moi, je veux bien, ils ne signent pas, mais ils font quoi ? C'est quoi la solution ? Les toutes petites entreprises, elles sont protégées par le bouclier tarifaire.

Et je pense que c'est important que nos grandes entreprises qui fournissent de l'énergie n'anticipent pas non plus sur une flambée durable des prix de l'énergie. Je vous dis, on est déterminé avec le président de la République, avec les ministres concernés à agir au niveau européen pour arrêter cette surchauffe sur les prix de l'énergie. Mais là, ils ont là, le conseiller Direct Energy, c'était vendredi.

Il a quelques jours pour décider, pour signer. Qu'est-ce qu'il fait s'il ne signe pas ? Il n'a plus d'électricité ?

Enfin, Bruno Le Maire, avec la ministre en charge de la transition énergétique, Agnès Pannier-Renacher, va recevoir nos grands énergéticiens pour voir avec eux comment ils peuvent proposer des contrats effectivement aux entreprises et aux collectivités qui n'anticipent pas sur une flambée durable des prix de l'énergie. Et ils avaient de ventes sur toutes ces questions-là. Il y a de nombreux appels en ce moment même au 32-16, donc vraiment sur la question des retraites, des salaires, des chefs d'entreprise, des salariés.

On aura toutes ces questions dans un instant qui vous seront posées directement par les auditeurs. Je voudrais qu'on parle de la question de l'école et de la laïcité. Une note des services de l'État datée du 27 août que BFM TV s'est procurée évoque en détail ce qu'on appelle une véritable mobilisation anti-laïcité avec notamment des défis sur les réseaux sociaux et des défis comme le fait de mettre son voile à l'intérieur même du collège et du lycée.

Je voudrais que vous regardez ces images. elles sont partout en ce moment sur les réseaux sociaux notamment sur TikTok. On voit des jeunes filles qui mettent le voile et qui se voilent dans le lycée et qui invitent les autres à faire d'eux-mêmes.

Qu'est-ce qu'on fait contre ça ? Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on dit ?

Alors on dit que la loi est très claire. Elle interdit le port de signes religieux à l'école. Et moi je suis déterminé à ce que cette loi soit respectée.

On ne transige pas avec les lois de la République. Le ministre de l'Éducation nationale Papandiaï a eu l'occasion de remobiliser ou de mobiliser tous les chefs d'établissement pour qu'ils fassent remonter les cas qui pourraient intervenir. Il y a des équipes dans les rectorats pour appuyer les équipes pédagogiques et on fera respecter la loi.

Les ports de signes religieux sont interdits à l'école. Avec quand même des moments où par exemple la semaine dernière il y a une prof qui a été menacée de mort dans le centre de Paris parce qu'elle a demandé à une élève d'enlever son voile. Le frère de 22 ans a appelé directement la prof en lui disant je vais te défoncer si vous touchez au voile de ma soeur je vous tue.

Elle a appelé la police la police est arrivée et en chemin ils ont trouvé le frère de la jeune fille qui se rendait au lycée pour passer à exécution ces menaces. Il a redit d'ailleurs à la police si vous touchez au voile de ma soeur je vous tue. Oui mais je pense qu'il faut que les choses soient très claires.

Nous ferons respecter la loi sur l'interdiction du port de signes religieux à l'école et évidemment tous les auteurs de menaces seront poursuivis. Il n'y a pas de flou là-dessus ? Il n'y a aucun flou sur le sujet.

Les profs ne se sentent pas seuls ? Vous ne dites pas...

En tout cas s'ils se sentent seuls vous leur dites ce matin non ? Sur les professeurs il y a des équipes d'appui au niveau des rectorats et bien évidemment la police la justice seront mobilisées s'il y a des menaces telles que celles que vous évoquez. Et parallèlement à l'école on nous avait promis un prof par classe mais dans les faits ça n'est toujours pas le cas.

Il y a de nombreuses écoles qui nous font remonter notamment des témoignages en nous disant que trois semaines après la rentrée il y a des écoles où les profs sont officiellement là sur le papier mais pas devant les classes parce que finalement ils ne sont jamais arrivés ou qu'ils avaient été prévus dans une autre école il manque des profs de physique chimie de SVT d'espagnol d'histoire géo des familles qui disent qu'elles se sentent abandonnées est-ce que ça peut encore durer ? Est-ce que vous avez conscience de ces problèmes-là ? Le fait qui est clair c'est qu'on a eu on a des difficultés de recrutement et c'est bien pour ça qu'on veut rendre ce métier d'enseignant plus attractif ça passe par une revalorisation on parlait du budget qui est présenté aujourd'hui il y a des moyens dans le budget de l'éducation nationale pour honorer la promesse du président de la République dans sa campagne de revaloriser les salaires des enseignants de faire qu'aucun professeur n'ait recruté à moins de 2000 euros net par mois il faut aussi travailler sur l'attractivité c'est pas quelque chose qui va arriver pour vous c'est des négociations qui vont s'ouvrir entre le ministre et les organisations syndicales représentatives rapidement et donc on veut aussi travailler sur l'attractivité en donnant plus de marge de manœuvre aux professeurs donc il faut travailler sur ce sujet je vous confirme que dans le budget il y a la revalorisation des enseignants et il y aura des négociations entre le ministre et les syndicats représentatifs et il y a par ailleurs un enjeu important sur l'attractivité de ce métier qui est de donner des marges de manœuvre aux équipes pédagogiques le ministre lancera la semaine prochaine les concertations dans les écoles qui le souhaitent pour adapter les modalités pédagogiques tenir compte du contexte de chaque établissement donc on veut avancer sur ce sujet pour répondre effectivement pour qu'il y ait un professeur devant les élèves systématiquement on a été très mobilisé le ministre dès sa nomination a été mobilisé pour recruter le cas échéant des enseignants contractuels on aura aussi un concours pour titulariser de façon exceptionnelle ces enseignants au cours de l'année qui vient donc on réagit à chaque fois qu'il manque un professeur je peux vous assurer que c'est suivi très attentivement pour apporter une réponse Julien Bayou démissionne de son poste de secrétaire national des Verts il a pris la décision il l'a officialisé ce matin voilà ce qu'il dit je suis accusé de faits qui ne me sont pas présentés dont mes accusateurs accusatrices disent qu'ils ne sont pas pénalement répréhensibles et dont je ne peux pour autant pas me défendre puisqu'on refuse de m'entendre est-ce que c'est satisfaisant ?

Moi je ne vais pas commenter la situation de monsieur Bayou je pense que voilà moi je respecte sa décision pour pouvoir se défendre je ne vais pas rentrer dans le détail des faits sur lesquels une partie je note de son groupe politique le met en cause je ne vais pas rentrer dans ces débats Mais sur cette question d'opacité en tout cas que lui pointe en disant je suis accusé de faits qui ne sont pas présentés mes accusatrices disent qu'elles ne sont pas pénalement répréhensibles est-ce qu'il n'y a pas un problème peut-être de vitesse de la justice c'est-à-dire on se retrouve avec des groupes politiques qui doivent à tâtons décider et c'est jamais assez Il se trouve qu'une des responsables du parti de monsieur Bayou l'accuse enfin moi je ne vais pas rentrer dans ces débats-là s'il y a des plaintes bien évidemment on traitera ces plaintes en l'occurrence c'est des débats internes à Europe Écologie Les Verts je ne vais pas m'en mêler Mais vous considérez quand même que c'est à la justice de décider ? Alors je considère naturellement que c'est à la justice de décider et je considère aussi que toute forme de violence contre les femmes est inacceptable et peut-être que ce mouvement traduit aussi ça et la nécessité pour les partis politiques d'intégrer pleinement le fait que la violence contre les femmes la violence au sein des familles ça doit cesser et qu'on est très mobilisés pour lutter contre les violences intrafamiliales pour lutter contre les violences sur les femmes Elisabeth Borne première ministre invitée d'RMC et BFM TV et des auditeurs qu'on accueille tout de suite et je crois que c'est Samuel qui est avec nous Samuel vous avez 26 ans vous êtes à Strasbourg vous venez de nous appeler au 32 16 vous vouliez vous adresser à la première ministre elle vous écoute et c'est notamment sur les questions de la pénibilité n'est-ce pas ? Oui alors bonjour Apolline bonjour madame je vous appelais parce que du coup moi j'ai 26 ans je suis artisan je suis à mon compte j'ai commencé le bâtiment à l'âge de 16 ans par alternance donc du coup je suis donc ça fait déjà 10 ans que je suis sur le marché du travail donc la retraite c'est pas pour tout vous allez me dire mais du coup s'il y a besoin d'aller jusqu'à 65 ans en fait je pense que les jeunes on aimerait le savoir pour pouvoir anticiper et du coup savoir donc si moi je finis à 65 ans j'aurais travaillé 49 ans du coup combien je vais toucher parce que si c'est pour travailler 6 ans de plus que les autres et gagner la même retraite que les autres alors du coup pour quelque chose d'urgent je trouve qu'on ne sait pas grand chose alors j'aimerais savoir à quelle sauce on va être mangé carrière longue ou métier pénible comment ça va se passer pour nous quoi parce que du coup je pense que les jeunes ont besoin de savoir comment ça va se passer pour eux Elisabeth Borne vous répond alors je comprends votre question et bien évidemment on continuera à tenir compte de ce qu'on appelle les carrières longues c'est-à-dire des personnes qui ont commencé à travailler avant l'âge de 20 ans qui continueront comme aujourd'hui à bénéficier d'un départ plus précoce ou moins tardif à la retraite et naturellement il faut tenir compte aussi de la pénibilité vous savez que ça existe aujourd'hui peut-être qu'il faut qu'il y ait des discussions entre les organisations patronales et syndicales pour s'assurer qu'on couvre bien toutes les causes de pénibilité et là aussi ça permet de partir plus tôt à la retraite je pense que ce qui est aussi important c'est pas simplement de constater qu'on a de la pénibilité et qu'on peut partir plus tôt c'est aussi de prévenir l'usure professionnelle donc d'agir en amont à la fois sur les conditions de travail aussi en permettant le cas échéant quand on est dans un métier dans lequel il y a objectivement de l'usure professionnelle de pouvoir changer de métier au cours de sa vie d'avoir une reconversion professionnelle donc tous ces sujets font partie du débat sur la réforme des retraites ce débat sur la réforme des retraites pardon d'y revenir mais enfin on sait pas du coup s'il y aura débat ou pas si ça doit passer par le 49.3 ça vous effraie pas l'usage du 49.3 ça vous effraie pas écoutez moi je vais vous dire ma méthode c'est le dialogue la recherche de compromis en même temps je pense que les français ne comprendraient pas qu'on soit bloqué c'est vrai sur le budget c'est vrai sur les réformes importantes donc c'est un des outils qui est à la disposition du gouvernement si on constate une situation de blocage la priorité pour moi c'est le dialogue la concertation la recherche de compromis le blocage ne viendra pas de ma part le blocage ne viendra pas de votre part mais c'est vrai que j'ai j'ai du mal à comprendre en fait depuis le début de cette interview parce que vous dites que vous êtes très attaché au dialogue et on l'a bien compris et ça faisait partie de votre marque de fabrique en tout cas c'est comme ça que vous vouliez être en tant que ministre du travail dans le même temps si vous vous retrouvez à devoir la faire passer en l'accrochant à un budget pour profiter du 49-3 ça fait pas très dialogue moi je vous le redis enfin ou alors peut-être vous le ferez parce que vous n'avez pas le choix et parce qu'Emmanuel Macron vous demande de le faire attendez d'abord il faut être plusieurs pour dialoguer donc c'est aussi ça qu'il faut qu'on apprécie voilà on a besoin d'avoir des partenaires au niveau des organisations patronales et syndicales au niveau des groupes parlementaires qui sont prêts au dialogue à la recherche de compromis je vous dis moi c'est la voie que je privilégie et le dialogue ne viendra pas de notre côté le dialogue le blocage ne viendra pas de notre côté j'ai bien compris Elisabeth Borne il y a Jérôme qui est aussi avec nous au 32 16 Jérôme qui s'est même connecté via Skype Jérôme vous habitez à la ville Neuve-la-Garenne dans les Hauts-de-Seine et vous vouliez parler de la question de la hausse des prix de l'énergie bonjour bonjour madame la première ministre bonjour Apolline j'ai une question pour madame la première ministre j'ai reçu un petit courrier début septembre je suis locataire d'un immeuble HLM et je voulais alerter sur le fait qu'on va avoir une augmentation des charges pour le chauffage à 220% donc je vais passer de 55 euros à 180 euros donc c'est par mois à partir de là à partir de la fin du mois à partir de la fin du mois votre bailleur vous demande d'avancer en fait dans les frais de charge de la copro 180 euros à la place de 55 euros les autres années qu'est-ce qu'on fait pour ça je voudrais que vous puissiez même dialoguer directement avec Elisabeth Borne qu'est-ce que vous répondez à Jérôme ? ce que je peux vous dire c'est que les boucliers tarifaires qu'on met en place concernent les copropriétés concernent les logements sociaux et donc concernent monsieur moi je ne sais pas si votre bailleur est bien au courant des boucliers tarifaires qui sont mis en place mais normalement les outils qu'on met en place doivent éviter une explosion des factures d'énergie pour les personnes qui se chauffent individuellement donc dans leur abonnement individuel mais aussi quand on est dans une copropriété ou dans des logements sociaux donc peut-être que monsieur peut signaler à son bailleur qu'il y a un bouclier tarifaire et que le Premier ministre lui a dit non ça marche pas comme ça et peut-être moi je vous propose qu'on puisse prendre les coordonnées de votre bailleur et le cas échéant le rappeler pour s'assurer qu'il est bien au courant et qu'il met bien en oeuvre toutes les protections qui sont mises en place par le gouvernement mais au-delà de la situation de Jérôme ça veut dire que vous dites en fait à Jérôme ce que vous dites aussi aux patrons des petites entreprises qui voient leur facture augmenter vous leur dites pour l'instant vous ne faites rien vous ne signez pas donc Jérôme il n'envoie pas les 180 euros à son bailleur là ce que je dis c'est que manifestement un certain nombre de syndics dans des copropriétés manifestement un certain nombre de bailleurs sociaux n'ont pas bien intégré que le gouvernement met en place un bouclier tarifaire pour tous les ménages et donc on va ne payer pas donc Jérôme ne payez pas attendez on va repasser ce message s'assurer s'assurer que effectivement chacun a bien compris qu'il y a ce bouclier tarifaire et je pense que c'est important de l'intégrer pour ne pas inquiéter inutilement les français dont les factures ne peuvent pas flamber puisqu'on a mis en place un bouclier qui fait qu'on limite la hausse à 15% sur l'électricité à 15% sur le gaz ça représente une dépense nette de 17 milliards d'euros qui est dans le budget qui est présenté aujourd'hui donc on met beaucoup de moyens pour aider les ménages et donc je souhaite en effet que les ménages ne soient pas inquiétés inutilement Jérôme vous avez entendu la réponse de la première ministre vous êtes satisfait ?

Oui oui maintenant j'aimerais bien juste que mon bailleur applique simplement la loi voilà elle va vous faire une petite lettre pour votre bailleur pour votre bailleur pour entrer en contact avec lui Jérôme donc de Villeneuve-la-Garenne Nadine est également avec nous qui nous appelle depuis Bordeaux bonjour Nadine Oui bonjour Apolline bonjour madame la première ministre Vous vouliez poser une question je crois sur les retraites vous avez 65 ans c'est bien ça ou presque 65 ans Nadine ? Oui tout à fait oui oui et je suis demandeur d'emploi et il me manque des trimestres pour prétendre à ma retraite à taux plein pour obtenir cette retraite au taux plein maximum et sans décote je dois atteindre l'âge du taux plein automatique qui est fixé actuellement à 67 ans alors ma question madame la première ministre elle est très simple comme vous envisagez de décaler l'âge de départ à la retraite ou d'allonger la durée des cotisations allez-vous décaler également l'âge du taux plein automatique qui est donc fixé aujourd'hui à 67 ans demain passera-t-il à 69, 70 voire plus et sera-t-il rétroactif ? merci madame la première ministre de bien vouloir me répondre Elisabeth Borne non je peux vous dire très clairement qu'on n'a pas prévu de décaler l'âge du taux plein et peut-être moi j'en profite parce que j'entends que madame a 65 ans et qu'elle cherche un emploi je suis consciente qu'il y a des demandeurs d'emploi seniors pour qui ça n'est pas facile et je pense qu'on doit mieux accompagner les seniors qui recherchent un emploi vous savez qu'on veut faire une réforme pour globalement mieux accompagner les demandeurs d'emploi c'est tout l'objectif de France Travail qui avait été annoncé par le président de la République et sur lequel le ministre du Travail Olivier Dussopt a engagé des concertations donc il faut mieux accompagner les demandeurs d'emploi seniors peut-être dire aussi qu'il faut être vigilant sur le fait qu'il peut y avoir une discrimination contre l'embauche des seniors moi je pense que c'est très important qu'on change de mentalité que les entreprises n'hésitent pas à embaucher des seniors et je pense par exemple qu'on devrait aller dans le même esprit que ce qu'on a pu faire sur l'index égalité professionnelle à s'assurer que les entreprises sont exemplaires ne font pas de discrimination à l'embauche contre les seniors Sur la question des seniors Ménadine a aussi cette question des trimestres parce qu'elle a élevé ses enfants parce qu'il y a tout ça au-delà de cette question-là Elisabeth Borne si vous décalez l'âge de départ à la retraite alors certes ça va faire une manne financière mais de l'autre côté et ça c'est les calculs notamment des experts sur les retraites ils disent il va y avoir aussi un coût supplémentaire parce que précisément un cas comme celui de Nadine qui si elle est au chômage et qu'elle part à la retraite à 63 ans bon ben vous finissez les cotisations chômage et vous commencez la retraite si vous repoussez il va falloir payer les cotisations plus longtemps et puis il y a un autre problème aussi c'est le départ en bonne santé c'est-à-dire que la santé va se détériorer et ils alertent sur le coût que ça pourrait représenter pour la sécurité sociale vous l'avez pris en compte ? naturellement on est attentif à ce que tous les salariés qui sont dans des métiers pénibles ne se voient pas repousser l'âge de départ en retraite et qu'effectivement on prenne en compte ces enjeux d'usure professionnelle je l'ai dit qu'on prenne en compte enfin qu'on lutte contre la pénibilité aussi il ne suffit pas simplement de constater qu'on a fait sa carrière dans un métier pénible il faut aussi lutter contre l'usure professionnelle et par ailleurs moi je vous signale parce que j'entends qu'on me dit effectivement les seniors ne trouveront pas un emploi aujourd'hui je le redis il y a une forme de discrimination à l'embauche contre les seniors ça n'est pas acceptable et c'est pour ça que je dis que travailler sur un index qui permettrait de s'assurer qu'il n'y a pas de discrimination à l'embauche dans une entreprise ça me semble quelque chose d'important il faut créer cet index je pense qu'il faut que les organisations patronales et syndicales en discutent mais ça me semblerait une bonne idée donc il faut mieux accompagner les seniors il faut aussi penser à les former tout au long de la vie professionnelle on a mis en place des outils dans le précédent quinquennat le compte personnel de formation il faut qu'il soit utilisé y compris pour les seniors Elisabeth Borne il y a aussi Frédéric qui est avec nous qui est restaurateur Frédéric il y a une question sur l'équation salaire et hausse des prix c'est ça ? exactement bonjour madame Borne aujourd'hui donc moi je suis restaurateur depuis 27 ans on a eu enfin une revalorisation des grilles de salaire donc du CHR de 17% donc maintenant les salariés sont payés effectivement pour le travail qui est effectué un travail qui est assez pénible le souci c'est que mécaniquement le brut a explosé et donc quand on cumule tout entre le brut donc l'augmentation des salaires donc les charges patronales les charges sociales l'augmentation de l'énergie les 30% d'augmentation des coûts matières plus les 25 ou 29% de majoration des heures supplémentaires au-dessus de 35 heures ben là aujourd'hui moi dans je prêche pour ma paroisse on a beaucoup de restaurateurs qui aujourd'hui se posent la question de fermer peut-être un jour de plus donc de générer moins de taxes moins de TVA moins d'impôts moins de chiffre d'affaires et de licencier du monde donc moi personnellement là aujourd'hui j'ai dû me séparer de personnes parce que la charge salariale commence à devenir beaucoup trop importante par rapport au Parce que vous avez trop de coûts et que cette augmentation de salaire pèse également qu'est-ce que vous dites à ça Elisabeth Borne ?

Je pense qu'il y a différents sujets que tout le monde puisse être préoccupé par la flambée des prix de l'énergie par l'inflation je peux vous assurer que je le redis que mon gouvernement est très mobilisé pour éviter cette flambée des prix au niveau européen Mais là c'est la tension c'est-à-dire c'est la question de l'augmentation des salaires et d'ailleurs ça vous aviez commencé cette discussion quand vous étiez encore ministre du travail vous aviez dit au patron il faut augmenter les salaires là pour le coup ils le font dans la restauration ils ont joué le jeu ils ont augmenté de 16 à 17% les salaires mais derrière ils se prennent la hausse de l'énergie la hausse des prix des matières premières le lait les crèmes tout augmente Je pense qu'il n'y a pas il n'y a pas de choix bien évidemment quand on est dans des secteurs qui sont en tension qui ont du mal à recruter comme l'été les hôtels café restaurant il faut aussi rendre ses emplois plus attractifs et ça passe par une hausse des rémunérations par des discussions sur les conditions de travail des coupures et donc c'est quelque chose qui est indispensable évidemment mon gouvernement est très mobilisé pour lutter contre la flambée des prix de l'énergie et que ça ne vienne pas se surajouter à des augmentations de salaires qui sont parfaitement légitimes et c'est fini dans un instant Elisabeth Borne juste je vous ai connue plus détendue alors rarement très très détendue mais on sent quand même que pour vous si ça avait tenu qu'à vous vous auriez décidé déjà là ça y est sur les retraites c'est quand même le truc qui vous reste au dessus de la tête et qui vous empêche je vous assure que je pense que on a beaucoup de discussions mais vous avez une marge de liberté on a beaucoup de discussions avec le président de la république c'est une décision difficile de trouver le bon chemin et donc on va continuer à échanger cette semaine et on prendra une décision d'ici la fin de la semaine je vous rassure voilà c'est pas de soucis Elisabeth Borne premier ministre invité exceptionnel de BFM TV et RMC merci à vous il est 8h54 merci à Pauline de Malherb dans quelques instants le live sur BFM TV les élections en Italie l'extrême droite est en tête comme l'annonçaient les sondages Julien Bayou démissionne de son poste à Europe Ecologie les Verts on vous parlera aussi évidemment de