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Conférence de presseINA Actu· 6 août 2012 40 minActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsEnvironnement & énergieTravail & emploi

JT France 2 20h du 20 janvier 1999 - Archive INA

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Fait
    « Nous sommes dans une situation d'ouverture complète. Nous sommes prêts à discuter de tout. Nous n'avons d'exclusive contre personne, mais nous ne pouvons supporter de rester plus longtemps larme au pied. »
  • 5:30Fait
    « Il est important en effet au sein de l'alliance de s'écouter, de se respecter. »
  • 7:00Fait
    « Restreindre le travail artisanal serait évidemment une erreur qui se retournerait contre l'emploi. »
  • 13:00Chiffre
    « Pour sortir du nucléaire, il faut une trentaine d'années. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonsoir, voici les titres de ce journal. La Cour des comptes distribue les bons et les mauvais points concernant l'usage de l'argent public en souhaitant que son rapport annuel ne passe pas par pertes et profits. Dans la perspective des élections européennes, l'UDF sur le point de quitter l'alliance pour faire une liste à part refusant de suivre le RPR Philippe Seguin.

La campagne électorale des verts débute bruyamment à la hagle lors de la visite de Daniel Codbendit à l'usine de la Cogema. Daniel Codbendit est ce soir notre invité. Au Kosovo, les autorités serbes contestent le massacre de Ratchak mais refusent toute enquête internationale.

Cinéma sorti aujourd'hui du film Le ciel, les oiseaux et ta mer. Scénario original avec des jeunes de banu. Dans la perspective des élections européennes sur le côté droit de l'échiquier politique, il semble bien que l'Alliance RPR, démocratie libérale et UDF ait vécu.

Philippe Seguin cet après-midi présidait un comité politique du RPR pour relancer la campagne électorale mais l'UDF fait bande à part. Voyez le reportage de Carole Common et Arnaud Boutet avec Frédéric de la rue. Au RPR, l'ordre du jour tenait en un mot l'actualité.

En clair, les suites de l'affaire Ronalpe et la crise ouverte qui secoue à droite à l'approche des élections européennes. Le RPR avait choisi l'apaisement la semaine dernière en appelant à la constitution d'une liste commune de l'opposition une volonté réaffirmée aujourd'hui par Philippe Séin, mais à sortie d'une nouvelle condition, la rapidité. Qu'on nous comprenne bien, nous sommes dans une situation d'ouverture complète.

Nous sommes prêts à discuter de tout. Nous n'avons d'exclusive contre personne, mais nous ne pouvons supporter de rester plus longtemps larme au pied. Se mettre d'accord mais tout de suite une manière de garder la pression sur l'UDF au lendemain du déjeuner qui a réuni responsables de l'alliance autour de Jacques Chirac.

En fait de réconciliation, le rendez-vous a été plutôt houleux. Jacques Chirac l'aurait rappelé d'entrée, Philippe Séin est le meilleur rassembleur pour conduire une liste commune aux européennes. Réplique de François Bairou, la tête de liste doit être choisie en commun.

L'UDF ne se laissera pas soumettre. Insistance de Nicolas Sarkozi, la candidature de Philippe Séin n'est pas négociable. Chacun est donc resté sur ses positions et côté UDF, tous l'ont redit aujourd'hui.

Pas question de céder. Il est important en effet au sein de l'alliance de s'écouter, de se respecter. Nous allons avoir des discussions commune sur le programme, sur le fond, sur les idées, sur les convictions, sur la définition même de notre discours et aussi sur les têtes, les femmes, les hommes qui vont constituer cette liste et en particulier celle ou celui qui va la mener.

Bref, le bras de fer continue. La droite semble décidément avoir retrouvé ses bons vieux réflexes et pourrait bien se lancer dans la bataille européenne en ordre dispersé. Et ce soir sur BFM, monsieur Hervé de Charrette qui est le président délégué de l'UDF se dit surpris et choqué par la méthode adoptée par le RPR.

À l'Assemblée nationale, les élus qui refusent le traité d'Amsterdam mais les avancées de l'Europe tel qu'elle se dessine étaient réunies de leur côté. On y voit curieusement aussi bien monsieur Charles Pasqu monsieur George Sarard et un certain nombre d'élus communistes régnés exceptionnellement au nom de leur refus du traité d'Amsterdam. Voilà pour la préparation des élections européennes.

Gérard, est-ce qu'on peut dire ça y est que ce soir il y aura plusieurs listes à droite et que l'alliance a vécu ? Écoutez sans doute sauf miracle bien improbable en politique, il y aura deux listes séparées aux européennes. L'une RPR démocratie libérale, l'autre UDF.

Sans parler bien sûr de celle de Charles Pasquis. Les trois parties de l'alliance, puisque c'est encore comme ça qu'on l'appelle, ne jouent même plus au poker menteur qui veut qu'officiellement on appelle de ses vœux la liste unique quand chacun assure en aparté qu'elle est impossible. Les deux conditions posées par l'UDF, un programme résolument européen rédigé en commun et ce qu'on pourrait appeler le TSS, tout sauf ces gains comme tête de lis sont irreceuvables par le RPR comme l'a tranché hier Jacques Chirac et l'a confirmé aujourd'hui Philippe Sega.

L'UDF entend cette fois franchir le pas et prouver à ceux qui en doutent qu'elle a des convictions, elle porte l'Europe et de la détermination. Son conseil national le 7 février devrait enterrainer le choix de l'autonomie. Dites donc pour le pour le chef de l'État, pour Jacques Chirac qui avait toujours voulu l'union de l'opposition, c'est une vraie défaite au fond.

Non. Bah en tout cas, c'était effectivement son souhait avec en arrière-pensé l'idée que le bon score d'une liste unique marquerait la première étape de la reconquête du pouvoir par la droite. C'est ce soir assez mal engagé.

On sait l'électorat conservateur traumatisé par 20 ans de division de ses dirigeants et les sondages pour les européennes ne sont pour l'instant pas reluisants avec une liste séguin derrière le PS et l'UDF plafonnant à 7 ou 8 %. Et puis alors que les cicatrices de la Fermillon et de la région Ronalpe sont encore ouvertes, la logique de la division risque d'exacerber le soupçon entre ceux qui dénoncent les du RPR et ceux qui réclament une clarification au centrist. On a jugé bon ce matin d'annuler en catastrophe une réunion où devait se retrouver côte à côte samedi à Paris Messieur Pasquis, Madelin Baïou et Séin.

Oui, merci Gérard. Le président de la République lui Jacques Chirac est en voyage officiel pour de jours en Alsace. C'est devant une assemblée de chefs d'entreprise.

Le chef de l'État a surtout évité le sujet des élections européennes pour marquer de nouveau sa différence avec le gouvernement dans le domaine social. Il s'est prononcé pour l'allègement des charges et contre l'extension des 35 heures au secteur de l'artisanat. Reportage Véronique Saint-Elive et Jean Cornu.

Pour Jacques Chirac, tout est affaire de timing et ce voyage en Alsace tombe à pic. Après s'être impliqué personnellement pour une liste unique de l'opposition aux européennes, le président de la République retrouve le terrain. Devant les artisans et les commerçant de Strasbourg, le chef de l'État a plaidé pour la baisse des charges qu'il estime inévitable et s'en est pris au projet de loi sur les 35 heures pour les PME prévus en 2002.

Une double attaque contre la politique du gouvernement. Restreindre le travail artisanal serait évidemment une erreur qui se retournerait contre l'emploi. Je suis persuadé que le bon sens l'emportera.

Dans des métiers qui exigent du savoir-faire, un tour de main, le problème de la durée du travail se pose à l'évidence d'une manière tout à fait spécifique. Au plus près des réalités, au plus près des gens. Pour Jacques Chirac, la modernisation de la vie politique, c'est d'abord cela.

Une affaire de dialogue le président de la République veut donner l'exemple avec des images comme sortie de l'album de la campagne présidentielle. Avec des déplacements aux provinces comme celui-ci qui devrai se multiplier dans les mois à venir, Jacques Chirac peut aborder tous les problèmes des Français. Mais cela n'aurait rien à voir avec une campagne jure son entourage.

Ce serait simplement l'exercice de la fonction présidentielle à la mode Chirak. Le premier déplacement de Daniel Codbendit, tête de liste des verres européennes n'a été mouvementé hier. C'était hier à la Hague, à l'usine de la KJEMA.

La direction de la Kogema avait ouvert ses portes à tout le monde puisque les manifestants notamment CGT ne se sont pas privés de rappeler, y compris violemment qu'il y avait là des emplois en jeu et que la suppression du nucléaire n'était pas de leur goût. Rappel de ce qui s'est passé hier à l'ag avec le reportage d'Albikozi et Frédéric Fort. 23h hier à Cherbourg, Daniel Conbendit obligé de battre en retraite protégé par des CRS, ses détracteurs y verront une revanche sur mai 68.

C'est l'épilogue d'une journée émaillée d'incident. Vers 15h, le bus de la délégation se présente à l'entrée de la Cogéma. Il est dirigé vers une autre porte, celle où se trouvent les manifestants.

Pourquoi ? Devant l'espace communication, 500 salariés de la Cogema, officiellement, ils ne sont pas en grève. Manifestement, ils ne sont pas non plus à leur poste de travail.

La direction leur a accordé 3h cet après-midi là. Les incidents éclatent. Les vigiles de la Cogema sont invisibles.

La direction aussi. Enfin, à l'usine de l'Ag, la sécurité d'habitude draconienne. Là même des journalistes dépourvus de tout papier pourront rentrer à leur question.

Quel est le rôle de la direction ? Nous sommes dans l'entre cœur de l'usine de retraitement de la rague ici avec monsieur Conbendit dans le calme. Certes, il y a eu un peu des chauouré à son arrivée en dehors du site.

Mais ce que vous avez vu dehors vous inspire quelle réflexion ? Depuis, la direction a regretté dans un communiqué ces incidents, mais tout semble indiquer qu'ils étaient en fait tout à fait prévisibles. Alors, avant d'interroger notre invité Daniel Conbandit, voici les propos tenus par le secrétaire national du Parti communiste ce matin sur France 2 au 4 vérités avec François Laaborde.

Monsieur U fait une recommandation à Daniel Conmendit. Pour le moment, il défend en France les idées de Guérard Schreder et des verres allemands. Ce n'est pas ce qu'on a choisi.

Il me semble que il faut pas se tromper. Et et donc attention à la provocation. J'ai dit souvent que euh la la l'attitude de Daniel Conbendit, il fallait qu'elle soit euh qu'elle prenne qu'il prenne en compte la réalité française.

Il y a des provocations quand elle touchent les hommes. Il faut faire attention. Alors Daniel Convandit, bonsoir.

C'était une provocation de votre part, un piège qui vous est étendu par la Cogéma, les syndicats, que sais-je ? Ça démarre quand même d'une manière un peu particulière votre campagne. Oui, je suis un peu surpris par les déclarations de Robert Ru.

D'abord, je lui ferai cadeau d'un livre le nucléaire et la lampe à pétrole des verrs français et qu'il voit que c'est la position des verrs français donc par la position Gerard Schreder. Mais pourquoi vous êtes obligé de rappeler les verrs français ? Vous avez on a l'impression il y a une sorte de relan xénophobe dès que vous parlez.

B moi qu'il faut le demander. Le ministre de l'intérieur a cru bon souligner que il comprenait pas que les verts français allai allit prendre un allemand. Monsieur Pasqua fait des blagues.

Comment on reconnaît un vrai allemand ? C'est con Bendit qui revient tous les 30 ans. Ce qu'il a oublié de dire c'est que 30 ans avant mes parents étaient venus d'Allemagne en tant qu'émigré parce qu'ils allaient être arrêtés par le régime d'Hitler.

Mais ça ça ne dérange personne. C'est c'est pas là le débat. C'est c'est vieux comme on joue sur une xénophobie.

Alors je répond mais ça vous êtes pas surpris. Il y a 30 ans on disait euh le juif allemand. C'était ça aussi contre vous.

C'est pas mon problème, c'est votre problème. C'est le problème de la société française. C'est le problème de la France de Pétin.

C'est pas mon problème individuel. Est-ce que la France, cette vieille France, comme dit le monde au aujourd'hui dans son éditorial, est-ce que c'est ça la France d'aujourd'hui ? C'est pas à moi d'y répondre.

Je ne peux pas y répondre. Si l'on se sent bien dans une France ou dans élections européennes, on veut parler de l'Europe, on n'arrête pas de parler d'un allemand, d'un truc d'un juif et tout ça. Si c'est ça la France, je prends acte.

Je suis moi, je me sens bien dans ce pays. J'ai vécu longtemps dans ce pays. Je vis dans ce pays.

Je veux faire de la politique dans ce pays. Alors, comment vous allez faire cette campagne électorale si sans arrêt vous avez cette obligation de vous justifier ? Non, je je ne me justifie pas.

Je crois que c'est autre chose. Vous savez la France est un pays bloqué depuis Ternobyl. Depuis Ternobyl où quand même le corps des mines, les grands nucléocrates ont on ont expliqué aux français que les nuages connaissaient la géographie et que de Ternobyl ils avaient décidé d'épouser l'hexagone que dans tous les pays européens il y avait effectivement une plus grande intensité de retombée nucléaire sauf en France.

Et depuis on n'arrête pas de dire la vérité. J'ai un article ici de Corine Lepage, ministre de droite de Jupé. Elle dit "J'ai demandé des choses à la Cogema.

J'ai de en tant que ministre de l'environnement, j'ai jamais eu de réponse, j'ai jamais eu la vérité. Tout donc je veux dire, c'est ça le problème. Je compr Monsieur U est pour le nucléaire. 60 % dans un sondage de l'événement CSA des électeurs communistes seraient plutôt pour sortir du nucléaire.

Il a le droit. Ce que je demande, lui il défend l'emploi. Non mais attendez sur le nucléaire à l'ag, ce que j'ai dit, ce qui a été entendu aussi quand on a voulu écouter une minute, j'ai dit pour sortir du nucléaire, il faut une trentaine d'années.

Et aujourd'hui l'on utilise l'hag comme usine de détraitement, c'est-à-dire pour stocker définitivement des déchets nucléaires. Le plutonium qui existe en tonne à l'ague, il faut le traiter pour qu'on puisse pas l'utiliser militairement, donc le mélanger à des déchets nucléaires. Il y a du travail pour 20 à 30 ans à la Hag aujourd'hui si on sort du nucléaire lentement.

Donc et là un des syndicalistes et c'est ça ce que j'ai appris, c'est pour ça que je crois que le dialogue est important, un des syndicalistes que j'ai pu approcher qui a un moment m'a parlé, il m'a dit "Tu me prends mon emploi ?" J'ai dit "Non, pendant 20 à 30 ans du travail. Quand on a visité les piscines de la le le représentant de la Cojma, vous voyez dans ces piscines, il y a du travail pour 5 ans déjà dedans stocké dans la Cogéma." Alors, je lui dit "Vous avez du travail pour 20 à 30 ans Il me dit "Oui, mais mes enfants et là on revient au problème de la France, du chômage de de l'image de la sidérurgie.

Et c'est vrai, il faut que nous répondions et nous c'est l'Europe. Il n'y a qu'un projet européen, un projet européen aussi bien sur l'énergie qu'un projet européen sur la protection sociale et sur l'innovation pour donner du travail aux européens." Il convenait que la décision des Allemands du gouvernement allemand social-démocrate vert d'abandonner d'afficher l'abandon du nucléaire provoque beaucoup de réactions notamment sur l'indemnisation.

Est-ce que vous est-ce que vous vous êtes favorable à ce que la COGMA soit indemnisée ? Écoutez, il y a 10 ans, Libération a publié un article quand a été signé le contrat avec les Allemands. L'électricien euh allemand, si il y a une décision du gouvernement allemand et c'est marqué dans le contrat d'arrêter le retraitement, la COGMA doit rembourser ce qui a été avancé.

Moi, je suis pour qu'il y ait une compensation industrielle et économique à la Cogema qui doit on doit donner du travail à la Cogema. l'on peut dans un système de sortie nucléaire. Mais je voudrais dire encore une chose.

Quand on dit une décision allemande, le élection allemandes, tout le monde savait depuis des mois, des années, c'était non seulement dans le programme euh et que tout le monde savait que ça allait se faire. Aujourd'hui, il est évident, il est évident que le grand les grands corps le grand corps social, le corps des mines, quand on le corps des mines doit comprendre qu'il n'y a pas de pensée unique. Moi, je veux discuter à Cherbourg avec la gauche plurielle sur les tenants et les aboutissants du nucléaire ou de la sortie et après on verra.

Est-ce que c'est discuter, c'est une c'est une provocation. Je vous demande la question. Discuter, c'est une provocation.

C'est une définition de la démocratie qui est effectivement intéressante. Merci Daniel Conit. Toujours sur ce contentieux nucléaire entre la France et l'Allemagne, a noté que le ministre des affaires étrangères allemands, monsieur Yoska Fiser, a plaidé cet après-midi pour une solution de consensus sur la question des retraitements des déchets nucléaires.

Monsieur Ficher se trouvait devant les députés de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale à Paris, mais il est resté très évasi d'éventuelles indemnisations. Pourtant, à Londres, son collègue de l'environnement, monsieur Trétin, a exclu lui les compensations. Ce matin, la remise officielle du président au président de la République du rapport annuel de la Cour des comptes.

Un rapport qui met toujours en appétit celles et ceux qui s'intéressent au bon usage de l'argent public. Cette année encore, le travail de la Cour des comptes met en lumière de vrais dysfonctionnements, de vrais gaspillages et des observations sur la gestion de grands établissements publics comme sur celle de petites communes. Alors, voici le résumé des grands chapitres de ce rapport de la Cour des comptes qui place ces pics là où ça fait mal avec Olivier Carof.

Un rapport annuel de la Cour des comptes, c'est en général douloureux comme une série de banderies savlant là où ça fait mal. De la gestion de NIM et de Saféria aux milliards mis de côté par l'industrie nucléaire, des gros problèmes de la grande bibliothèque aux difficultés financières de l'Opéra de Marseille, la Cour des comptes n'épargne ni les administrations, ni les collectivités, ni les entreprises publiques. Nous choisissons les thèmes de contrôle de la Cour des comptes en fonction de deux critères.

Qu'est-ce qui coûte le plus et où est-ce qu'il y a le plus de risque d'erreur ou de mauvaise gestion ? Et certains achats du secteur public ont coûté cher comme le marché des célèbres Canadaires sévèrement critiqué. En 91, le ministère de l'intérieur avait acheté 12 bombardiers d'eau de ce type.

Flambant neuf d'accord, mais moins performant que promis et payé 11 % plus cher que prévu. L'État a également fait une mauvaise affaire avec la très grande bibliothèque. Il fallait à tout prix que François Mitteran puisse l'inaugurer en 95.

Résultat, des marchés attribués à la VAVE, des surcoups, des pannes. Il faut plus d'un milliard de francs par an pour la faire fonctionner et selon la cour, ça ne va pas s'arranger avec le temps. Second chapitre, les critiques sur la gestion de l'argent public.

France Télévision n'est pas épargnée. Pratiques financières et comptables criticables, coût d'exploitation mal maîtrisé, installation d'un nouveau siège sur un site trop coûteux. La plupart des critiques visent la période 91 à 96.

La cour s'est également penchée cette année sur les crédits municipaux spécialisés dans les pressures gages. Très injustifié pour quelques privilégiés, mais taux d'intérêt exorbitant pour le contribuable moyen, la situation est jugée grave dans certaines villes. Enfin, et c'est une nouveauté, la cour a voulu voir si ces critiques étaient suivies des faits.

Par exemple, le marché de l'eau en Île-de-France confia à des sociétés privées. Depuis le passage des contrôleurs, plus de 80 millions de francs ont été économisés. Le prix de l'eau a baissé de 6 %.

Une gestion un peu plus limpide. Alors, outre ces grands chapitres qui soullignent les erreurs de gestion selon la Cour des comptes, il y a dans ce rapport des constats très concrets. Nous avons choisi celui de Graveline dans le département du Nord.

Cette commune a bénéficié financièrement de la présence d'une centrale nucléaire, mais l'utilisation de cette mane publique est très contestable selon la Cour des comptes. Reportage Arnaud Ardoin, Bernie Meriot. Séance de travail dans le monumental salon de la mairie de Graveline.

À leur arrivée en 1995, la nouvelle équipe municipale doit faire face à une situation financière désastreuse. La ville est surendettée. La dette par habitant s'élève à 35000 francs.

La moyenne régionale n'est que de 5900 francs. Graveline a vécu audessus de ses moyens. Graveline a grandi très vite sans se soucier de l'évolution des lois en dehors des lois en pensant que l'on pouvait continuer à à travailler comme on le faisait dans le passé.

Les lois ont changé, les budgets ont changé, l'évolution et donc il fallait absolument conserver la maîtrise. C'est c'est ce qui n'a pas été fait. Pourtant cette petite ville de 13000 habitants est riche.

Un budget annuel de 338 millions de francs le même que celui d'une ville de la taille de lance. Son atout, la centrale nucléaire, 137 millions de francs de taxes professionnelles. Albert d'Henvers, maire de la ville pendant 50 ans, a su profiter de cette man.

Pour lui, rien n'était trop beau pour la ville de Graveline. Oui. Quand on a l'argent, on n jamais débordé.

On est débordé quand on a rien. C'est là qu'on perd le nord, mais pas quand on a les moyens de le faire. Donc vous n'aviez pas de regret qu'on vous invit.

Aucun. Aucun. Et si c'était à refaire, je referai de la même façon.

Mais les habitants lui reproche d'avoir eu la folie des grandeurs. Ici, le maire voulait implanter un complexe avec golf international et hiypodrome. Le projet ne verra jamais le jour. 33 millions de francs dépensés pour les frais d'études et l'achat de terrain.

Le maire se passionne pour le basket. Alors, il finance à grand frais une équipe professionnelle et construit Sportica. 220 millions de francs investis, un équipement déficitaire et sous-utilisé.

Une ville somptueuse. Cette sculpture a coûté 1 million de francs. La population fortement touchée par le chômage reste perplexe.

Rou qui coûte si cher et que nous on est obligé de gratter des briques pour 2800 francs et il y en a pendant 40 ans. Aujourd'hui, la nouvelle équipe essaie de maîtriser les dépenses. C'est l'avenir de Graveline qui est en jeu.

Ce matin, monsieur Chirak réunissait à l'Élysée en compagnie du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement en présence de militaire de Huran un conseil restreint consacré notamment à la situation au Kosovo. L'OTAN a décidé de renforcer son dispositif militaire après le refus du président Yugoslave Slobodan Milozevic. Euh monsieur Slodan Milozevic ne veut pas accepter les exigences de contrôle occidental pour un retour de la paix au Kosovo.

Pendant ce temps, les forces de sécurité serbes menaient une opération contre les séparatistes de LUCEA dans le nord du Kosovo et les autorités de Belgrade donnaient une version très différente du massacre commis à Ratchak la semaine dernière. Les Serbes réfutent la thèse d'une tuerie froidement exécutée par des policiers contre les villageois. Commentaire Philippe Rochot.

Les forces serbes sont intervenues à Ratchak dès vendredis à la recherche d'un groupe de combattants de l'UCEK, l'armée de libération du Kosovo qui avait tué un policier quelques jours auparavant. Ils ont accepté la présence d'une caméra de l'agence associé de presse et les observateurs de l'OSCE ont été prévenus. Le village est apparemment désert car tout le monde, population et combattants albanais s'est réfugié sur la colline et dans les bois.

Or, ces images semblent contredire les témoignages des gens de Ratchak recueillis sur place. Tous les témoignages albanais donnent la version de policier masqués entrant dans les maisons ses parents les femmes des hommes. Les images montrent autre chose.

Montre d'abord des policiers qui qui attaquent mais qui ne sont pas masqués du tout et d'autre part ils arrivent dans le village et c'est la guerre. Ce n'est pas une opération de police, c'est la guerre. Mais les journalistes qui ont filmé la progression des Serbes ne les ont pas suivis au-delà de ce chemin qui mène à la colline surplombant le village.

Entre 18h le soir et 9h samedi, il n'y avait plus de témoins. Quand les observateurs retournent Taraatchak, conduit par les gens de l'UCK, il voit 45 corps. Le chef de la mission de l'CE, William Walker, parle de suite de massacre, disant son horreur et mettant en cause les Serbes, ce qui lui vaudra un ordre de 48 heures pour quitter le pays.

Mais ces corps sont-ils ceux de villageois ou ceux de combattants albanais de LUCE qu'on aurait revêtu de vêtements civils pour faire croire qu'ils ont été exécutés, comme le disent les Serbes, il y a quand même un enfant et trois femmes parmi les 45 victimes. Les témoins ont vu peu de douill autour des corps et le médecin légiste Youugoslave écarte la thèse du massacre. Sur les cinq corps que nous avons examinés, nous n'avons trouvé que des blessures résultant des changes de tir.

Aucune blessure ne prouve qu'il y a eu massacre. C'est la version serbe. Une équipe de médecins finlandais arrivé sur place en dira peut-être plus.

Mais si ces gens ont été tués par de simples échanges de tir, pourquoi les Serbes empêchent-ils les membres du tribunal pénal international de rentrer au Kosovo ? Si les conclusions des autorités serbes, de l'enquête conduite par les autorités serbes leur étaient entièrement favorables, elles auront aucune crédibilité. Alors, même si cette hypothèse contenait la vérité, ce ne serait pas du tout à leur avantage d'exclure les observateurs internationaux.

Mais à l'heure où les habitants de Ratchak évacuent la région, les observateurs internationaux en sont à négocier auprès des Serbes le maintien en poste de leur chef. En Roumanie, les 15000 mineurs de la vallée du Djihou poursuivent leur marche pour la 3e journée consécutive. Il réclament toujours l'abandon du programme gouvernemental de fermeture de mines non rentables et malgré le déploiement militaire et policier, ils se disent prêts à aller jusqu'au bout, c'est-à-dire à Bucarest.

Reportage de nos envoyés spéciaux Anne Poncinet et Jean-Jacques Legarek. Il est presque impossible de leur parler dans la foule et la confusion du cortège des mineurs. On entend plus que les cris de colère. 150 francs.

Voilà ce que je reçois par mois après 2 ans de chômage. 150 francs pour 5 personnes à la maison. Alors voilà hein, j'ai pris ce pain pour aller à Bucarest alors que c'est eux qui ont besoin de manger.

Il y a les anciens chômeurs, ceux qui arrivent en fin de droit de chômage et ceux qui ne veulent pas y rentrer. Leur colère est canalisée par Miron Kozma, leader charismatique nationaliste, qui cet après-midi le signe du départ. Bien qu'il dispose désormais de véhicules, les mineurs n'auront parcouru aujourd'hui que 60 des 250 km qui les séparé de Bucarest.

On va s'arrêter ici, il fait déjà nuit, les hommes sont fatigués. Après, on va décider de ce qu'on fait. La colonne s'est donc arrêtée à Orzou.

Dans cette région de montagne, les responsables syndicaux savent que les mineurs bénéficient encore de la sympathie des habitants. Ce ne sera plus le cas, un peu plus bas dans la plaine. Et surtout, 15 km plus loin, les forces de l'ordre ont établi un barrage tenu par plus de 3000 hommes.

Si les mineurs se sont arrêtés ce soir à 15 km du barrage, c'est peut-être aussi parce que le gouvernement a fait de nouvelles propositions. Il a proposé d'entamer des négociations à condition que les mineurs cessent leur avance vers Bucha. À Moscou, les médecins du président Yelsine ont exclu une opération.

Boris Yelsine souffre d'un ulcère à l'estomac et doit poursuivre le traitement médicamenteux. Il est soigné à l'hôpital central du Kremelin. À Washington la nuit dernière, heure française, le président Bill Clinton s'est félicité de la bonne santé des États-Unis, recueillant les applaudissements nourris des démocrates et polis des Républicains.

Le président Clinton était devant les deux chambres réunies du Congrès pour le traditionnel discours sur l'état de l'Union. Dans l'assistance, il y avait les sénateurs qui ont entrepris de le juger pour l'affaire Levinski, mais de cette affaire, il ne fut pas question. Correspondance à Washington de Philippe Gassau avec Aaron Diamond.

Le président devait tenter de laver l'affront du procès en destitution dans la salle même du Congrès où les Républicains avaient réclamé sa tête. Le jeu de Bill Clinton est relativement simple, même si le numéro est proche de la Haute Voltige politique. Il s'agissait de faire de ce discours de l'État de l'Union le dernier du siècle une session de rattrapage pour sa conduite discutable.

Sûr de lui, il ne s'est pas soucié de ceux qui l'ont regardé de travers. Et l'examen s'est remarquablement passé car 66 % des Américains pour ABC et 72 pour CBS approuvent la politique du président. Il faut dire que Bill Clinton a présenté une Amérique, son Amérique qui gagne et qui mène le [Applaudissements] monde.

Je suis devant vous ce soir pour vous dire que l'Amérique a créé la plus longue période d'expansion économique en temps de paix de notre histoire. Près de 18 millions de nouveaux emplois ont été créés, qui dit mieux. Même si la démagogie volait souvent très bas, même si tout le monde ne pensait qu'à ça, on a entendu ici au Congrès enfin autre chose qu'un compte-rendu de l'affaire.

Après avoir promis promis beaucoup de la hausse du salaire minimum aux dépenses de l'armée, de la sécu aux retraites, le président a félicité son épouse. Un beau geste qui ne peut pas faire de mal. La première dame un peu mère courage à l'américaine vogue elle aussi en haut des [Applaudissements] sondages.

En France, les producteurs de port des côtes d'armor et d'ilvens ont continué leur manifestation pour protester contre la chute des cours du port. Très tard hier soir, après avoir été reçu par le ministre de l'agriculture Jean Glavani, le président de la FNSA, monsieur Lugyaot, estimait que la maîtrise de l'élevage pour sein doit se faire sur le plan européen. Monsieur Glavani a lancé un avertissement aux éleveurs français qui ont accru leur chaptel sans respecter la réglementation.

Pour le ministre, les truies illégales représentent entre 10 et 15 % du cheptel porsin. Et puis à la SNCF, les agents de conduite de Marseille ont voté la reprise du travail. Après 7 jours de grève, la direction de la SNCF ayant affirmé qu'il n'y aurait pas de mesure de radiation prise à l'encontre des responsables de la séquestration de cadre.

C'était lors d'une précédente grève au mois de novembre à Colombe, dans le département des Hautes Sennes. Le 6 janvier dernier, une intervention massive de policiers lors d'un contrôle d'identité de jeunes habitants de la cité des grèves a mal tourné. Une plainte a été déposée auprès de l'Inspection générale des services de la police par un homme de 26 ans victime d'une fracture de la clavicule.

Cet homme évoque une agression policière. Reportage Anès Gardet et Virgilieado. Les jeunes de la cité des grèves ne parlent que de ça, de leur copain Cader et son histoire.

Le 6 janvier vers 18h, plusieurs unités de police interviennent. Un contrôle d'identité qui tourne vite à l'empoignade. Mon frère passé, ils l'ont pris à part comme ça à partie.

Il l'ont mis ici. Alors jusque là ici, il y avait au moins 60 policiers. Il y avait des bas, il y avait un peu de tout quoi et ils l'ont maltraité à trois.

Puis moi bon, j'étais là toujours donc ça m'a pas plu. Je suis arrivé, j'ai voulu séparer et c'est là qu'on m'attrapé, on m'a sauté dessus à 10 et coup de matraque à la tête et voilà quoi. On m'avait on m'a mis contre une voiture, on m'a plaqué la tête contre une voiture, on m'a tapé contre le capot.

Isolé dans un fourgon, il est relâché au bout d'une demi-heure. Il se rend ensuite à l'hôpital pour une douleur à l'épaule. Les urgences de Nanterre établissent un premier certificat à 19h16.

Fracture de la clavicule, cader et plâré. Le lendemain, il porte plainte auprès de la police des polices. Une contrevisite judiciaire confirme les blessures et une incapacité totale de travail pendant 30 jours.

De son côté, la police parle d'intervention difficile avec rébellion dans un quartier rendu impraticable par le trafic de drogue. Il y a bien sûr le sentiment de ces jeunes qui voient un très mauvais œil qu'on vienne dans leur cité les contrôler. Euh systématiquement nos nos collègues sont malheureusement euh pris à partie et puis euh fusent ici et là euh des les colibés euh les insultes, les outrages euh et euh ça non plus c'est pas acceptable.

Sans compter les manques d'effectifs, disent les syndicats, qui rendent impossible la mise en place d'une police de proximité. Quant à la plainte de cader, elle est entre les mains de l'inspection générale des services. Accident ou violence policière, l'enquête tranchera.

Demain au large de Brest, ce seront les premiers essais en mer du porte-avion nucléaire Charles de Gaulle. Ce bâtiment est à propulsion nucléaire. Il a coûté 19 milliards de francs et sa construction comme sa mise au point ont duré 12 ans.

Présentation de Nathalie Moisan et Raymond Chapelard. Une forteresse d'acier, tout à la fois aéroport flottant, base tactique et ville de 2000 habitants. Il faut pour le nouveau venu près de 2 mois pour ne plus se perdre dans le dédal des 2600 pièces du bord.

Il y a des fures, des cuisines, il y a il y a des garages, il y a des milliers de pièces de rechange pour entretenir nos avions, les centrales nucléaire, il y a des magasins pour acheter un savon que encore une superette. Nous avons une poste, nous avons une caisse d'allocation familiale. Tout ce que vous pouvez imaginer dans une ville de France et bien vous l'avez à bord.

Comme dans un sous-marin, chacun vit ici sous les néons. Le confort s'est néanmoins amélioré. Ainsi, les chambres des matelot ne comptent plus que 21 couchettes.

Je dors ici là dans s'appelle une C'est petit non ? Oui, c'est pas grand. C'est à peu près 50 cm en hauteur, 60 en largeur et 2 m en longueur.

L'innovation les chaudières à propulsion nucléaire objet de polémique depuis les fuites radioactives décelées en août dernier. Et nous, est-ce qu'on peut rentrer ? Ah non, secteur trop sensible.

Navire de guerre, ce bâtiment embarquera bientôt sur ses ascenseurs des avions super étendard, rafale et auaill guidés par 70 radars. Alors, la grosse nouveauté, c'est que l'on utilise des radars différents, des radars de veille surface, de veiller, des radars qui voient très loin de manière totalement intégrée de façon à éviter d'avoir des trous dans la détection. en l'an 2000, le Charles de Gaulle bientôt seul porte-avion français lorsque le Foche sera parti à la Casse en 2001.

À moins que la décision de construire un deuxième porte-avion ne soit finalement relancé. Et demain en direct dans notre journal de 13h, Rachid Aarab vous présentera plus longuement ce porte-avion Charles de Gaulle depuis la rate de Brest. Le cosmonaute américain John Glenn également sénateur effectue cette semaine une tournée dans cinq pays européens et au Japon avec l'équipage de la navette Discovery dont l'espagnol Pedro Dou.

John Glenn 77 ans, a été accueilli à l'Assemblée nationale par le président Laurent Fabius. Les députés ont salué cet homme vétéran incontesté de l'espace. John Glenn se fait actuellement l'avocat des vols spatiaux habités.

On vient d'apprendre qu'un lot de lait en poudre de Marc Régilet a été retiré du marché après détection de la présence de salmonell lors de contrôle pratiqué par le fabricant. Plusieurs ministères viennent de faire se communiquer. Alors, certains des produits concernés ont été commercialisés avant cette mesure de retrait et donc on recommande aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au l'eau incriminé de ne pas les consommer et les détruire.

Je vous donne un peu plus de détail. Le lot est de la poudre de lait instantanée et crémé en étuit carton de 750 g et pourtant la date limite d'utilisation du 9 décembre 99. Donc un lot de lait en poudre régilet retiré du marché pour cause de salmonelle.

En matière de recherche scientifique et d'éclage humain, il y a un peu plus d'un mois, on apprenait qu'un chercheur sud-coréen aurait réussi à cloner un être humain en transférant le noyau d'une cellule d'une femme adulte dans le noyau de l'ovule d'une autre patiente. Les Coréens auraient arrêté l'expérience très rapidement pour des raisons légales. D'une toute autre nature est le travail sur le clonage effectué par un chercheur écossais, celui-là même, qui fut à l'origine du clonage de la brebie d'ouli.

C'était en 1997. Explication Benoît Tvennet. Le créateur de Doli, la brebie clonée, doit entreprendre dans quelques semaines des expériences sur le clonage humain.

Pour autant, Yann Ville Mut ne cherche pas à reproduire une personne à l'identique. Le clonage d'embryon se ferait à des fins médicales. Il s'agit de prélever sur un embryon cloné quelques cellules dites indifférenciées.

Ces cellules sont capables de se transformer en cellules d'os de ner ou de peau par exemple. Mais cette technique peut très bien se pratiquer sans clonage à partir d'embryons naturels congelés, des embryons issus de la procréation médicalement assisté et qui ne seront jamais implantés dans le ventre d'une mère. Mais aucun texte international ne régit embryonnaire.

C'est à chaque état en fonction de sa culture nationale, en fonction de ses traditions propres, de dire oui ou non à la recherche sur les cellules embryonnaires. En France, la communauté scientifique souhaite le maintien de l'interdiction du clonage mais l'assouplissement de la loi concernant la recherche sur l'embryon. La fabrication de ces cellules à partir d'embryon qui sont les embryons congelés dont on a des milliers et des milliers en France est interdit.

Ce qui fait qu'on va se trouver dans une situation paradoxale. Si les Américains ou d'autres parviennent à fabriquer ces cellules, leur jour où on aura un malade qui a besoin de ses cellules, on ira les acheter aux États-Unis. Car au-delà des problèmes éthiques se profile un enjeu financier majeur.

Un énorme marché s'ouvrira le jour où l'on sera fabriqué en masse des cellules capable d'aller réparer un foie ou un cœur. Le laboratoire pour lequel le père de Doliv va travailler est déjà une des vedettes de la bourse américaine. Sport automobile, victoire dans le rally de Montecarlo du finlandais Tommy Makinen sur Mitsubishi.

Le premier français Didier Oriol et 4e sur Toyota. Au classement du championnat du monde des rallyis, Mininen est provisoirement en tête. Il est vrai que le rally de Monte Carlos, c'est la première épreuve de ce championnat du monde.

Cinéma sorti aujourd'hui du film intitulé Le ciel, les oiseaux et ta mer. C'est un jeune réalisateur, Jamel Ben Salah, qui propose ainsi son premier longmétrage situé parmi les jeunes de banlieu avec l'idée originale de personnages qui se filment les uns les autres. Pascal Deschamp avec Didier Daan profite de ce film pour nous faire connaître ce réalisateur Jamel Ben Salah.

Le ciel les enjant est à mer avec un réalisateur étranger qui s'appelle Jamel Ben Salah. Leur première vacances à la mer, ces trois lascars de Saint-Denis les ont gagné en participant à un concours vidéo. Même s'il aborde par petite touche les problèmes de la banlieue, Jamel Ben Salah voulait avant tout réaliser une comédie.

Et surtout faites très attention de douche, je préfère le Merci madame non pardon lui vous préférez. Merci madame a des yeux. Merci madame.

Au revoir madame moi j'avais envie de faire un film qui soit divertissant qui sort en plein hiver et qui et qui soit complètement au enfin qui soit aux antipodes et de à contrecourant de tout ce qui a été fait sur la bluée jusqu'à présent. E oh et si vous comprenez pas faut dégager làin. Merci.

Vous sa que c'est un film 0 % action 100 % chat. Donc c'est ça quoi. Et en fait forcément dans un film où il y a 100 % de chat parfois il y a des choses qui se disent parce que ils disent pas que des choses connent.

Et ils ont des préoccupations, ils ont des problèmes de fric, c'est vrai, ils ont des problèmes de ils ont des problèmes d'intégration, ils ont donc voilà, j'en parle un peu mais j'en parle sans être lourd. Le cinéma Jamel Ben Salah est tombé dedans quand il était petit. S'il a attendu 17 ans pour réaliser un court-métrage, c'est dès 12 ans qu'il a quitté Saint-Denis pour renter les salles des Champs-Élysées deux après-midis par semaine.

En fait, c'était un échappatoire euh enfin c'était vers le rêve quoi. C'était ça permettait de respirer quoi. C'était moi j'ai habité Saint-Yi Sanier toute ma vie et tout ça.

Donc ben moi mon truc pour me sentir bien là-bas c'était le cinéma parce que ça me permettait de rêver. Sa vocation est donc née sur ce coin de trottoir quand avec 40 francs en poche en tout et pour tout, il voyait les six films projetés dans un seul cinéma en passant d'une salle à l'autre avant le générique de fin. Une méthode pas très orthodoxe certes, mais beaucoup d'acteurs et de cinéastes avouent aujourd'hui avoir assouvi leur passion en resquillant.

Et ça ça s'appelle une journée de cinéma 5 dans la journée. Et vous êtes né où ? Tu n à Hong Kong en Autriche.

Né de parents algériens, Jamel Ben Salah est l'avant-dernier d'une famille de huit. Enfant, il ramassait les balles à Roland Garos et rêvait d'aventure. Curiosité et culo déjà.

Mais à 22 ans aujourd'hui, il estime avoir eu surtout de la chance. En fait, mais moi ça c'est c'est cette envie de cinéma, cette soif de cinéma, elle été suscitée par une seule chose, c'est mon éducation. Les bouquins, je les avais à la maison parce que les autres les avaient lu avant moi.

Quand je quand j'avais besoin de connaître un truc, bing ! Ils étaient là et pour répondre à ma question, ils m'ont permis d'aller au cinéma avec eux, d'aller au théâtre avec eux, d'aller dans les musées avec eux. Ser à leur première séance.

Jamel Ben Salah n'est pas un porte-parole, tout juste un gamin talentueux entré en force dans le 7e art et avec lui une bande de personnages plus vrai que nature qui donne de la banlieu de son vocabulaire et de son énergie débordante un autre visage. Le ciel, les oiseaux et ta mer. C'est dès cet après-midi sur les écrans.

Fin de ce journal. Je vous rappelle deux informations que nous avons développé. D'abord le rapport annuel de la Cour des comptes.

Mauvaise gestion des dens relevées par la Cour des comptes. L'alliance à droite a vécu. L'UDF serait sur le point de préparer une liste de candidats aux élections européennes.

Or le RPR est démocratie libérale. Dans quelques secondes, la météo avec Nathalie Riway. À 20h55, Gérard Clint l'instit et puis ça se discute de Jean-Luc de la Rue.

À 055, vous retrouverez Florence Dupra pour le dernier journal de la rédaction suivi du cercle Philippe Lefet consacré au cinéma. Demain à 7h50 pour les cartes de vérité, Françoise Laborde recevra le président de la Cour des compes Pierre Jox. Et puis à 13h, Carol Gessler sera à Paris et Rachid Arabe qui a le pied marin, c'est bien connu, sera sur le Charles de Gaulle au large de Brest.

À demain 20h. Bonsoir. Merci. [Musique]