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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 24 juillet 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprises

Le parti-pris - Doublement du plafond annuel des franchises médicales : “On est scandalisés, abattus… c'est une mesure injuste et inefficace" - 24/07

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Comment vous avez réagi à cette annonce ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Pour vous, ce sont les plus fragiles qui vont en gros être mis le plus à contribution ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    Pour vous, c'est des gens qui risquent tout simplement de renoncer aux soins à cause de ça ?

  • 3:04RelanceRéponse partielle

    Le gouvernement insiste sur le fait qu'il y a 18 millions de Français exemptés de ces franchises

  • 3:56ComplaisanteÉludée

    C'est le gouvernement qui tente d'endiguer la surconsommation de médicaments

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37PrésentateurChiffre
    « Le plafond jusque-là était à 100 euros par an, il va passer à 200 euros par an, une mesure qui doit rapporter 750 millions d'euros à l'assurance maladie. »
  • 2:05InvitéChiffre
    « une personne qui a des revenus modestes a trois fois plus de probabilité de développer un diabète de type 2 »
  • 2:59InvitéChiffre
    « Pour des personnes qui ont des revenus inférieurs à 2 000 euros, ce pourcentage passe à 70%. »
  • 4:52InvitéChiffre
    « un diabète équilibré, au début, c'est 300 euros. Un diabète non équilibré, avec des complications, c'est 30 000 euros. »

Temps de parole

  • Invité50 %
  • Présentateur40 %
  • Présentateur 210 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, jusqu'à 9h, Apolline Matin, Sébastien Krebs. Vous êtes sur RMC et il est 7h16, c'était hier matin, dans Apolline Matin, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, annonçait sur RMC sa décision, la décision du gouvernement de doubler le plafond des franchises médicales, la participation forfaitaire, que nous payons lorsque nous achetons une boîte de médicaments ou lorsque nous allons chez le médecin. Le plafond jusque-là était à 100 euros par an, il va passer à 200 euros par an, une mesure qui doit rapporter 750 millions d'euros à l'assurance maladie. Bonjour Bastien Roux. Bonjour.

Merci d'être avec nous, vous présidez la Fédération Française des Diabétiques, les patients qui souffrent... Le directeur. Le directeur de la Fédération Française des Diabétiques. Pardon. Donc des patients qui souffrent de maladies chroniques et qui ne seront pas exemptés de ces franchises, qui ne le sont pas aujourd'hui, qui ne le seront toujours pas et qui vont devoir payer eux aussi jusqu'à 200 euros par an. Comment vous avez réagi à cette annonce ?

1:12
Invité

Plutôt mal. Plutôt mal parce que pour nous, en fait, on est vraiment contre. On en a déjà discuté plusieurs fois. Sur le fond, c'est vraiment injuste et inefficace. Et sur la forme, on considère que c'est vraiment un passage en force.

1:31
Présentateur

Pour vous, ce sont les plus fragiles qui vont en gros être mis le plus à contribution pour combler les déficits ?

1:41
Invité

Alors, oui, on peut dire que ce sont les plus fragiles qui sont mis les plus durement à contribution. Ce qu'il faut savoir, c'est que les personnes qui se posent de moyens modestes, qui sont en vulnérabilité sociale, c'est les personnes qui sont les plus à risque de développer des maladies chroniques. À titre d'exemple, une personne qui a des revenus modestes a trois fois plus de probabilité de développer un diabète de type 2 et trois fois plus de probabilité de développer des complications liées à ce diabète. Donc, on sent qu'ils sont déjà impactés par une santé plus précaire.

Et de ce fait, si vous leur demandez un effort supplémentaire pour payer leur santé, ça va représenter un effort vraiment considérable au regard de leur faible moyen.

2:36
Présentateur

Pour vous, c'est des gens qui risquent tout simplement de renoncer aux soins à cause de ça ?

2:41
Invité

Absolument. Nous, c'est un risque très important. Il y a des études qui ont été faites par France Asso Santé sur le reste à charge. et des personnes qui ont des revenus modestes ont plus de 50% de risque de renoncer à des soins. Pour des personnes qui ont des revenus inférieurs à 2 000 euros, ce pourcentage passe à 70%.

3:04
Présentateur

Le gouvernement insiste sur le fait qu'il y a quand même 18 millions de Français qui sont exemptés de ces franchises et notamment les personnes très modestes qui ont la complémentaire santé solidaire, qui, eux, ne payent pas ces franchises. Les très modestes n'avaient pas y parler. Oui, absolument. Victor, il y a des messages sur... Restez bien avec nous, restez bien avec tout, M. Roux. On va juste lire quelques messages de nos auditeurs sur le WhatsApp RMC. Et notamment Thierry qui est très en colère. Il nous dit « Mon fils est en ALD, affection longue durée. » Alors déjà, moralement, c'est compliqué.

Et maintenant, nous dit-il, pour faire des économies, il va falloir encore plus mettre la main aux porte-monnaies. Il nous écrit « Moi, je veux bien tout entendre. Je veux bien faire des efforts. » Mais quand je vois que beaucoup de personnes surconsomment avec leur carte vitale, je me pose la question « Est-ce que c'est vraiment à moi de priver de soins mon fils ? » Oui, parce qu'en fait, le fond de l'histoire, c'est ça, Bastien Roux. C'est le gouvernement qui tente d'endiguer la surconsommation de médicaments. La ministre disait hier « On a trop de médicaments dans nos placards. On peut faire un petit effort, essayer de ne pas racheter systématiquement des boîtes. »

4:09
Invité

Mais ces médicaments, quand on est atteint de maladies chroniques, il y avait deux types de qui ? On choisit de les avoir ou on les prescrit ? On les prend pour le plaisir ou pour rester en bonne santé ? C'est là où on dit qu'en plus d'être injuste, c'est inefficace. C'est inefficace parce qu'un patient, il n'est pas maître de sa consommation de soins. Quand il va chez le médecin, ce n'est pas pour le fun, c'est pour rester en bonne santé. Pour vous, on se trompe de cible.

Ce qu'il faut savoir pour le diabète, non seulement on se trompe de cible, mais si vous voulez parler uniquement en termes de coût, si on veut avoir une approche, on aime bien les approches comptables, donc pas de problème, un diabète équilibré, au début, c'est 300 euros. Un diabète non équilibré, avec des complications, c'est 30 000 euros. Qu'est-ce qu'on veut ? On veut que les personnes soient en bonne santé pour que ça ne coûte pas trop cher ? Ou on veut que les personnes ne soient pas en bonne santé pour que ça nous coûte 100 fois plus cher ?

5:16
Présentateur

On risque de dépenser davantage encore, in fine. Merci beaucoup ce matin d'avoir été avec nous. Bastien Roux, président de la Fédération française des diabétiques, mesure injuste et inefficace. C'était votre parti pris ce matin.