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interviewSénat (sur YouTube)· 6 février 2026 69 min

Audition du président exécutif du mouvement E. Leclerc

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

notre notre audition euh en remerciant tout particulièrement monsieur Michot, président exécutif du mouvement Leclercons donc ce matin. Donc merci beaucoup monsieur de vous être rendu disponible pour cette audition. Comme je pense vous le savez, nos nos commissions d'enquête répondent à une règle qui est celle du prément.

Euh donc je vous rappelle qu'un faux témoignage euh devant notre commission d'enquête et passible de peine prévu aux articles 434-13-14 et-15 du code 15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement et de 75000 € d'amende. Donc je vous invite à prêter serment donc en ouvrant votre micro, en levant la main droite et en disant je le jure je jure. Je pense que votre collaborateur ne prendra pas la parole.

Donc par ailleurs, est-ce que monsieur Michot vous auriez je dirais à nous à préciser à à notre commission d'enquête des engagements, des responsabilités, des mandats sociaux qui seraient de nature à voilà à non à devoir être pris en compte. Merci. Le le Sénat donc a a constitué cette commission d'enquête fin novembre, le 25 novembre.

Donc une commission d'enquête dont les objectifs portent sur les marges des industriels et de la grande distribution. Nous serons bien évidemment très intéressés de mieux connaître l'organisation de du groupe Leclerc et le rôle de des différents acteurs en son sein notamment en matière je dirais de stratégie de prix de fixation de prix et de marge. La manière de mieux connaître la manière dont vous gérez vos relations commerciales avec l'ensemble de vos fournisseurs.

Donc je vous propose de vous laisser d'entrer de jeu la parole pour maximum une dizaine de minutes. Ensuite madame la rapporteur vous posera des questions et et nos collègues ici présents auront certainement aussi des compléments à vous demander. Donc vous avez la parole monsieur Michot.

Je vous remercie madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames les sénatrices, monsieur le sénateur, permettez-moi tout d'abord de me présenter. Je suis exploitant d'un magasin au Nubourg, petite ville de Normandie de 4000 habitants dans laquelle je suis implanté depuis plus de 23 ans. J'ai rejoint le mouvement Lecler il y a 40 ans en tant qu'employé libre service épicerie.

Grâce au parrainage de mes pères, j'ai pu racheter le magasin que j'ai le plaisir d'exploiter avec mes équipes. Je suis également président exécutif du mouvement Leclerc et c'est à ce titre que je suis devant vous aujourd'hui. Je tiens à vous présenter en quelques mots la singularité de notre mouvement d'indépendant car son modèle est unique et ce n'est pas neutre pour apporter des éléments de compréhension.

Surtout, j'ai pu constater en écoutant certains intervenants une certaine méconnaissance de notre métier et de notre structure. Les centres lecler ont été créés il y a 70 ans en même temps que l'Union européenne par Hélène et Édouard Leclerc dans une dynamique de construction du marché commun et de la défense du pouvoir d'achat. Nous ne sommes pas issus du grand capital.

Nous ne sommes pas détenus par des actionnaires qui nous imposeraient une rentabilité financière ou capteraient de la valeur. Nous sommes un vrai groupe d'entrepreneurs indépendants implantés dans les territoires en zones rurales et péré urbaines et nous n'avons qu'un modèle d'organisation. Le mouvement de Cler est composé de 632 adhérents propriétaires de leurs outils qui maîtrisent leurs risques, leurs investissements, leurs prix, leurs marges et leurs charges.

Nous sommes aussi présents dans quelques pays européens avec une centaine de magasins. Les adhérents Lecler sont regroupés dans une association loi 1901 que l'on appelle assédélec propriétaire de l'enseigne depuis 2003. Ces mêmes adhérences sont à la manœuvre à tous les étages de décision et à la tête de tous les outils de l'enseigne qui participent à la vie et la réussite des magasins.

En d'autres termes, tout ce qui est négocié en tout lieux par l'ensemble des outils retourne en totalité dans les magasins en France et donc avec une totale fiscalité française. Aucune rétention, aucune case commune. L'intégralité de ce qui est négocié servira au magasin à gérer sa politique de prix.

Les magasins se partagent ensuite les coûts de ces outils qui sont, je je vous l'accorde, hyper optimisés. C'est sur c'est sur cette organisation coopérative que repose notre défense du pouvoir d'achat car elle permet de mettre toute la valeur dans un prix au profit du consommateur. sans faire offense à nos équipes de négociation.

Il serait faux et fou de croire que des écarts de prix que nous faisons qui peuvent aller de 7 12 voire même bon il n'existe plus mais 30 % avec la concurrence sont liés à une quelconque suragressivité de la négociation. Nous n'achetons pas, et je vais être très clair et je vais vous regarder, nous n'achetons pas 7, 12 ou 30 % moins cher que nous concurrents. Notre modèle unique dans la grande distribution est notre identité.

Le système économique dans lequel nous évoluons est complexe et je voudrais le souligner pour ne pas tomber dans un risque de simplification et d'amalgame. Nous n'avons pas une agriculture mais des agricultures avec des besoins, des tails d'exploitation, des marchés différents, des histoires différentes et même des syndicats différents. Tous ont bien évidemment et on est très clair là-dessus besoin de rémunération pérennes qui leur permettent de vivre de leur métier.

Nous n'avons aucun débat sur le sujet. Nous avons ensuite une diversité d'entreprises nationales, multinationales, familiales gérées par des fonds d'investissement côté en bourse ou pas, des TPE, PME, TIGE, de quelques millions de chiffres d'affaires à près de 100 milliards de chiffres d'affaires. Nous savons nous adapter à chacune de ces structures.

Ensuite, nous avons un maillage de distributeurs différents, intégrés, indépendants, entreprises françaises, étrangères, côté, familial, groupe d'indépendants. Et puis et puis nous avons 69 millions de Français qui attendent de nous tous le plus grand choix d'équipement et une alimentation saine et accessible dans des territoires différents avec des pouvoirs d'achat différents. Et il faut aligner toutes ces planètes.

La distribution représente 40 % des débouchés de l'agriculture et donc le clair, on va dire entre 6 et 9 %. Nous œuvrons dans un des secteurs les plus contrôlés et les plus réglementés. L'urbanisme, vous connaissez ça aussi bien que moi.

CDAC, CNAC, sanitaire, ça c'est une évidence pour tout le monde. Commercial, SRP + 10, Imitation, encadrement des promos, la décarbonation, les lois l'OM, des PEB, APER en disant, on a eu la loi laf sapin, LMAP, Galim, j'en passe descrousaill bien évidemment, je pense qu'on va y revenir et la loi travers. Nous sommes dans l'activité la plus taxée, 67 % pour le commerce de détail contre 44 % en moyenne dans l'économie nationale et nous sommes dans un secteur essentiel à l'économie du pays.

Notre secteur est le premier employeur privé. Le clair, c'est 180000 collaborateurs essentiellement en CDI et eux non délocalisables. Lecler, ce sont des innovations, des remises en question permanentes.

Nous avons développé le drive, on est présent sur un grand nombre de marchés. L'appar culturel, le bricot, le jouet, le voyage, la liste est longue. Je vais m'arrêter là.

Tous nos partenaires nous reconnaissent une résilience particulière. Nos équipes ont été applaudies pendant le Covid. Nous avons amorti le choc inflationniste.

Nous subissons les assauts de la concurrence étrangère sans garantie que les règles qui nous sont imposées soient respectées par tous. Leclerc est aussi le premier acteur français du e-commerce derrière Vined et devant Chine. Nos magasins sont des places de marché.

Nous sommes impliqués dans nos territoires, nous sommes impliqués dans les associations culturelles et sportives. La distribution générale et Centr Lecler en particulier ont un réel rôle d'ascenseur social. J'en suis la preuve s'il en fallait une.

Et un point sur lequel je voulais m'arrêter plus longuement parce que il peut être pertinent dans le cadre de votre étude euh sur la distribution. Nous reversons 25 % de nos bénéfices à l'ensemble des collaborateurs de nos magasins. Je pense pouvoir dire que nous sommes la seule entreprise en France et certainement en Europe, mais je vais m'arrêter là parce que ça fera un peu prétentieux à avoir un taux de redistribution aussi élevé.

Je suis fier et heureux du travail de mes collègues et des 180000 collaborateurs de l'enseigne. Nous sommes dans un secteur fragile comme le montrent les derniers mouvements d'enseigne et c'est certainement pas terminé. Les résultats nets moyens confirmés par l'OFM à 2 % ne laissent que très peu de marge de manœuvre.

Et j'envens j'en viens au sujet du pilotage qui nous intéresse et pour lequel nous sommes là, la construction du prix. Bon, je pense qu'on y reviendra aussi un peu plus en détail. Premièrement, chaque adhérent est certain que l'ensemble de la négociation lui revient et lui permet d'offrir le meilleur prix au consommateur.

Deuxièmement, un prix de vente. Un prix de vente qui doit correspondre le plus justement possible à ce que le consommateur recherche et est prêt ou simplement peut acheter. et ensuite une marge en fonction de la de la demande de la concurrence ou même d'un besoin de modération comme la dernière fois comme bien dernièrement sur la filière agricole avec le le chou-fleur breton et la marge est la conséquence pardon de nos choix et de ceux du consommateur.

Ce n'est pas nos seuls choix parce que pour qu'il y ait un prix d'achat et un prix non parce qu'un prix d'achat et un prix de vente n'ont de valeur que s'il y a un volume d'affaires. Sans acte d'achat, point de commerce. Et contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, les Français n'ont pas le pouvoir d'achat de leur choix.

Pour le plus grand nombre, de compatriotes sont dans l'obligation d'arbitrer. On en sent on entend aussi et je pense qu'on va en reparler parler de péréquation comme s'il s'agissait d'une pratique trompeuse. Et non, le coco de Pintul ne paye pas le Coca d'Atlanta.

Je ne parlerai pas alors de péréquation mais d'équilibre, de choix et d'arbitrage. Grâce à notre modèle, chaque adhérent peut organiser sur sa zone commerciale tout ce qu'il a à sa disposition en fonction des besoins locaux. Et c'est sur l'ensemble de cette zone alimentaire comme non alimentaire que cet arbitrage est étudié.

Tout est une question de volume dans la distribution. Pendant la période de grande inflation, nos marges ont baissé et nos charges ont augmenté. Le sujet des marges est largement documenté.

De nombreux rapports et études fournissent des données objectives. Alors que l'inflation atteignait les sommets, les rapports de l'OFPM montre que la grande distribution a joué un rôle d'amortisseur avec des marges stables, voire en baisse. Je j'ai pas envie d'en parler, mais j'en parle quand même.

Contrairement aux grands industriels de l'agroalimentaire qui ont redressé les leurs à des niveaux historiques. Cette divergence illustre un comportement de marge des industriels internationaux qui selon le FMI a contribué à près de la moitié de l'inflation européenne. En conclusion, je vais essayer de garder le timing.

Je déplore la volonté de certains d'opposer les acteurs de la chaîne agroalimentaire. Cette opposition systématique est délétaire pour son efficacité. Je déplore que l'on associe notre volonté inébranlable de défendre le pouvoir d'achat en l'opposant à des soi-disantes dégradations de valeur et de qualité.

De plus, à l'heure où en 2023, 37 % de la population française se déclare en insécurité alimentaire contre 11 % en 2015. Oui, très vite. Nous sommes les alliés indéflexibles du pouvoir d'achat, de la souveraineté alimentaire et du monde agricole.

Nous n'avons aucun choix à faire, c'est un tout. Le prix bas n'est pas l'opposé de la rémunération. J'ai bientôt fini.

Un revenu est un prix et un acte d'achat. Nous avons besoin des agriculteurs, des industriels et des transformateurs. Au-delà des négociations tarifaires, les défis demain de demain passeront par l'accès, la décarbonation, la ressource et la sécurisation des filières.

Il faut arrêter de se tromper de cibles comme depuis des années. Si le diagnostic est erroné, le traitement est inefficace. Je vais arrêter là.

D'accord. Très bien. Merci.

Non, mais c'est vrai que si vous exprimez votre point de vue, c'est intéressant, mais si on peut le garder pour la fin du débat, on essaie d'échanger sur Merci beaucoup en tout cas. Parole à madame la rapporteur. Alors, j'ai une première question, monsieur le président exécutif du mouvement Leclerc.

Pourquoi appeler ça un mouvement ce qui n'a pas de signification juridique ? Est-ce que vous pouvez nous expliquer la dénomination du mouvement Lecler ? C'est c'est c'est historique.

Et et vous donner la genèse du mouvement le clair et pourquoi on pourquoi naturellement on parle de mouvement Lecler. Je je sais pas vraiment de d'où ça date. Nous avons un système dans le dans une des clés de voûte de notre organisation s'appelle le parrainage.

Quand je je vais prendre mon cas, c'est celui que je connais quand même le mieux mais je je peux le le multiplier par 632, j'ai pas de souci. Je vous ai dit, j'étais employé breervice épicerie, fait mes classes, directeur, magasin de magasin et cetera. Je vous je je vous passe les détails.

Euh et un jour considéré les adhérents Lecler ont considéré que j'avais peut-être toutes les qualités requises pour pouvoir devenir adhérent. Et bien évidemment, j'avais pas de moyens particulier et financiers. Et ces adhérents au nom de on va dire 5 6 7 m'ont pariné se sont portés caution pour que je puisse moi emprunter et racheter mon entreprise.

Ça crée chez nous un mouvement euh une un rapport entre nous qui crée effectivement cette notion de mouvement. J'entends. Mais vous êtes président exécutif de quelle structure ?

Je suis président exécutif de lac. Très bien. D'accord.

Cette fameuse association de loi 1901 qui a pour organisation toute la philosophie euh la l'enseigne Leclerc est détenu par la CDLEC. Donc la CDLEC est là pour défendre les intérêts de l'enseigne. Très bien, je vous remercie.

C'est plus clair. Donc vous êtes bien président exécutif de l'association qui regroupe l'ensemble des adhérents euh Lecler. C'est beaucoup plus clair que Mouvement Lecler qui si je peux me le permettre même si en interne il y a une signification en externe elle est moins claire.

Alors mardi votre directrice commerciale des marchés alimentaires et concept de beauté il me semble nous disait d'ailleurs ça nous a un peu étonné. Elle elle a elle nous a fait part en fait d'une critique unilatérale des lois égalimes en nous expliquant que c'est euh une perte de temps considérable pour les distributeurs. Alors, nous avons été surpris, je vous avoue, d'entendre euh d'entendre de sa part cet argumentaire anti-égalime.

Alors, ma question est simple et je sais que vous êtes sous, donc je ne doute pas de la véracité de votre réponse. Est-ce que cet argumentaire anti-égalime a été préparé avec vous et selon vos orientations ? Non non alors pas du tout mais je je je vais rester dans dans le je vais essayer de reprendre parce que j'ai pas regardé mais je vais essayer de reprendre le la philosophie ou l'idée je pense de de Valérie sur le sur le sujet de de la loi égalime.

C'est c'était je pense pas une une critique en soi. C'était juste pour dire que la loi égalime a complexifié mais comme toutes les lois précédentes. On dit la loi égalime mais les autres aussi.

On a aujourd'hui logé à la Cédlec euh un nombre de juristes aussi efficaces que nombreux euh que l'on ne connaissait pas avant. Donc c'est vrai que cette complexité euh est peut-être à un moment donné contre-productive. Alors quand on a affaire à des grosses entreprises, très bien, ça fonctionne bien sur des marchés plus petits, peut-être que ça pose un un petit souci.

C'est peut-être ce que Valérie a voulu dire, mais c'était pas c'était pas une critique de la de la loi égalime. On n pas de critique vis-à-vis de la loi égalime. Je veux juste dire pour nos internautes que la loi égalim est issue des états généraux de l'alimentation qui ont mobilisé pendant de longs mois l'ensemble des consommateurs, acteurs économiques et tous les maillants de la filière.

La loi égalim n'est pas née dans la tête des parlementaires. La loi égalim est issue d'une large consultation citoyenne. Voilà, je tiens à le préciser parce qu'on a un peu trop tendance à dire les parlementaires rajoutent des règles complexes.

Non, les lois égalimes répondent à un débat de société et sont les conclusions d'un débat de société. bonne ou pas bonne, vertu ou par vertueuse, mais voilà l'historique. J'ai j'ai pour j'ai aucun souci et aucun problème et nous n'avons à aucun étage de souci avec la loi égalime.

Elle est perfectible, elle est certainement il faudrait qu'on nous laisse le temps peut-être de savoir si la première a fonctionné et bien fonctionné avant d'en faire une deuxème, une 3è, 4è, mais en dehors de de ça, on a on n pas de on n pas de problème avec la loi égalime. C'était juste une façon de de de le de le dire. Je vous remercie.

Le second positionnement qui là aussi hein nous a nous a un peu étonné euh c'est euh la notion de prix juste qui semble quand même être confondu avec la notion de prix bas dans les dans les dir dans les dirs de votre de votre directrice commerciale. Donc moi ma question c'est vraiment où se positionne la juste rémunération des producteurs comme une constitution de ce qu'est le prix juste et non pas le prix le plus bas car vous n'êtes pas sans savoir que l'ensemble d'ailleurs de vos concurrents, ben j'allais dire vous court après dans les négociations puisque vous avez toujours les prix les plus bas. Donc ma question c'est comment garantir la juste rémunération des producteurs qui nous le disent euh à chaque crise agricole ne réussissent pas à vivre dignement de leurs revenus tout en maintenant un prix qui ne serait pas le prix le plus bas mais le prix le plus juste.

Alors je je vais essayer de répondre le plus précisément possible. Euh je je vais pas faire une réponse de norm. Ça dépend du quel prix on parle.

à partir du moment et à juste titre déjà juste rappelé qu'on que la distribution pèse 40 %. D'accord ? Vous êtes tous bien évidemment au fait et madame la présidente peut-être encore plus que la loi galim ne touche pas la restauration collective, la restauration les grossistes et cetera et cetera.

Donc il manque quand même un maillon à la chaîne dans cette histoire. Mais quand on parle de prix, si on parle de prix et légalimes, si on parle de prix et des gadimes à l'achat, on est dans l'esprit des galim pour rappeler euh tous les échanges qu'il y a eu à l'époque, c'était quand même de créer un prix référence qui permettait de sanctuariser la MPA entre l'agriculteur et la le premier metteur en marché. Si ce maillon là fonctionne et si on est certain du prix entre le le le entre l'agriculteur et le prix de de de du de comment dire du meilleur mur met mteur marché derrière toute la distribution, on va acheter la MPA au même prix.

Je veux pas revenir sur les débats de l'option 3. Vous allez me dire "On a entendu, je je vais pas je veux pas revenir là-dessus. Vous vous les connaissez aussi bien que moi, mais n'empêche qu'on est on est aveugle dans le principe, mais si c'est respecté, on a tous la même le même respect de la MPA à un instant T.

Après, ce qu'il vient, c'est notre fonctionnement. Moi, je vous l'ai dit tout à l'heure, on n' pas d'actionnaire à rémunérer. On n pas on renvoie pas des je sais pas moi des coûts pour l'usage d'une enseigne.

On n'est pas enfin bref, on est vraiment totalement transparent et vertical. C'est là-dessus qu'on fait notre différence. C'est sur notre organisation.

Alors, expliquez-nous du coup la marge du groupe consolidé en la décomposant si vous voulez bien. Les autres se sont prêtés au jeu. Euh, est-ce que vous pouvez vous prêter à ce jeu-là euh qui n'est pas un jeu, mais est-ce que vous pouvez répondre [rires] à cette question ?

Oui, oui, euh j'ai bien compris. Non, on est on n'est pas alors on n pas de compte consolidé en tant que tel parce qu'on est un groupe d'indépendant mais on a des moyennes. On a des moyennes obligatoirement et je vais vous le faire de tête mais un un centre lecler grosso modo toute marche comprise c'est-à-dire d'où qu'elles viennent euh c'est 2550 de de marge à peu près dans ce trucl on a on a des frais de personnel qui doivent être tous aux de 1250.

Alors, je vous donne ça, c'est des moyennes, hein. M'en vouillez pas, m'en veillez pas. Si un joueur vous trouvez du 12 10 ou du 13 euh et cetera.

Euh la com chez nous, la communication ça pèse 1 % du chiffre d'affaires des magasins. 1 %. 1 %.

Euh les autres charges et je mets les impôts dedans, les charges de fonctionnement, on va dire c'est bon, les alentours de 7. Après, ça dépend de la performance, ça dépend du chiffre d'affaire au mètre carré. Quand vous avez un magasin qui fait 10000 m, 10000 € du mètre ou un souven qui fait 15000, c'est pas les mêmes ratios.

Enfin, peu importe, on est dans des moyennes et puis vous avez des charges d'investissement qui tournent aux alentours de 2,50 quand on est euh bien géré. Donc voilà, je sais, j'ai pas fait le calcul mais si vous faites le calcul, on doit tomber dans les 250 ou dans ces enf on est à 23 ce que vous nous avez dit. Donc il reste 2 % de marché.

Ouais, c'est ça. C'est ça. D'accord.

On est à 25 on est à 250. On doit être un peu plus que de On doit être un peu plus que deux. Mais comme onverse 25 % de nos bénéfices, ça fait ça joue.

Alors maintenant, la question que je me pose, c'est euh l'impact des centrales de service. Donc est-ce que vous pouvez me dire là dans ces 2 % qu'il reste, quel est dans cette constitution l'impact des centrales de service des impos ? Ouais, je peux je peux je pourrais je vais pas vous le dire maintenant, bien évidemment, ça je peux vous le faire passer.

Vous pourrez nous le faire passer. Je pense que les les gens qui nous regardent seraient très contents de le savoir. Mais euh non mais on on sera on sera satisfait de le recevoir par une chose est certaine euh c'est que l'intégralité l'intégralité à l'euro près de ce qui est négocié dans ces centrales de service revient dans les magasins en France.

Très bien. Merci. Vous n'avez pas évoqué les loyers là dans ces dans les charges.

Ça rentre dans les autres charges. Oui. Non, ça rentre dans les deux et demi de d'investissement.

Ça dépend du ça dépend de comment est monté. Soit vous êtes propriétaire de votre mur de vos murs et vous avez vos appartissements, vos freinies financiers, ça rendrait de 50. Soit vous louez et vous essayez de que vos loyers ne dépassent pas trop, c'est 2 et demi.

C'est pour ça que je dis que les cas sont un peu particuliers. Si je loue un si je loue un magasin dans Paris ou aux portes de Paris, bon ça risque de coûter plus cher qu'au nebourg. Très bien.

Merci. Alors, j'aimerais connaître la différence dans votre groupe entre le prix fournisseur et le prix d'achat effectif. Pour revenir à la question des services, donc le prix d'achat effectif, c'est le prix fournisseur auquel on retranche les remises, les ristournes, les coopérations commerciales, les marges arrières, enfin tout ce qui est réellement payé par le fournisseur.

Est-ce que vous avez cette cette distinction Oui, je peux je peux je peux m'engager à vous la à vous la fournir. Je peux vous pouvez nous la fournir ? Bien sûr.

Très bien. Ça ce sera ça sera pour nous intéressant. Euh est-ce que vous pouvez si vous pouvez nous fournir également les niveaux des éléments suivants, les remises, les ristourn, enfin les euh les différents éléments, coopération commerciale, avantage promotionnel, bon les deux fois nets, trois fois net, quatre fois net et cetera que vous connaissez.

Ça risque d' ça risque d'être long parce qu'il doit y avoir euh une une descente par fournisseur ou par type de fournisseur. Mais oui, on doit être capable de vous fournir des chiffres. Très bien.

Je vous remercie. Alors, vous avez évoqué dans votre propos introductif la péréquation des marges en nous expliquant sur cette péréquation qu'il ne s'agissait pas de péréquation mais d'un équilibre, d'un choix, d'un arbitrage. Et je vous remercie de l'avoir dit car effectivement nous considérons aussi qu'il soit qu'il s'agit d'un choix et d'un arbitrage.

C'est pour ça que nous vous interrogeons de manière à comprendre pourquoi et il semblerait que ce soit le cas, mais vous allez nous donner votre votre réponse de manière à comprendre pourquoi les choix de marge très faible sont faits sur des produits qui sont des produits transformés, qui sont des produits gras, qui sont des produits moins bons pour la santé que des produits beaucoup plus margés que peuvent être les rayons fruits et légumes ou encore le le rayon frais. Et donc voilà, la question c'est y a-t-il en fait une espèce de distorsion qui arrive peut-être peut-être qui vous est imposée hein par le marché, ça vous pouvez nous l'expliquer mais en tout cas qui nous étonne en disant bah oui là où les marges sont les plus importantes, c'est sur des produits sains et alors que des produits hyper transformés se retrouvent à marche quasi nulle parce qu'ils sont comparables, parce que ce sont des produits de notoriété internationale. Enfin, il y a plein de raisons qui peuvent l'expliquer.

Déjà, est-ce que le constat est juste et puisque c'est un choix, un arbitrage, quel a été votre choix pour inverser cette tendance si tel le cas ? Faut être précis dans la réponse. Euh c'est ça existe, cet arbitrage existe, on va on va pas le nier mais il existe partout hein, il existe dans la banque, il existe dans l'avion, ça c'est pas c'est pas un sujet.

Euh là où où je suis toujours un peu ennuyé de de répondre, c'est enfin pas ennuyé de répondre mais je très précis, c'est que on on dit les premiers enfin les les prix les moins margés ou les produits les moins margés sont des produits ultra transformés, mauvais pour la santé et cetera et cetera. Bon, en général, ce sont des produits euh euh qui peuvent avoir des cadis scores tout à fait raisonnables. On n'est pas c'est pas aussi systématique que ça.

Et pour vous pour essayer de de d'être rapide, on n' pas d'organisation pré préétablie sur la le fait de dire j'ai tant de produits à marge zéro et je le remets. On n'est pas des comptables, on est des commerçants. Donc comme nous sommes des commerçants, on essaie de toucher au plus près aux attentes de nos consommateurs.

C'est ceux qui nous font vivre, c'est ceux qui viennent dans nos magasin. On parlera des fruits et légumes, mais il n'y a pas de il n'y a pas de de politique particulière de dire je prends zéro sur ce produit donc je me refais la serie sur autre chose. Ça équilibre surtout si si vous voulez pour pour les magasins qui ont des optiques, les lunettes c'est la plus grosse marge.

L'audition c'est une énorme marge. Donc on pourrait très bien dire, on se refait la la cerise comme on dit sur ça, mais dire on prend les produits ultra transformés et on remet cette marche que l'on ne prend pas sur ces produits transformés sur des fruits et légumes qui sont sains, produits bruts et cetera et cetera. Ça c'est totalement erroné et et je je ne peux que m'inscrire en fou parce que alors peut-être que certains le font.

Je parle de ce que je connais et et sur lequel je peux m'engager. C'est absolument faux. J'ai plus de marge en épicerie qu'en fruits et légumes.

Vous pouvez nous détailler ça ? le rayon épicerie sur lequel vous pouvez trouver peut-être des produits comme vous dites ultra transformés et cetera et cetera. Je fais et et et et très bagarré dans l'ensemble de de ce rayon.

Je fais plus de j'ai plus de margeminette ou ou pas mais je vais radiinette je vais prendre la marge du rayon et je vais enlever les frais de personnel. Je fais plus de marge en épicerie qu'en fruits et légumes. Fruits et légumes, un rayon à casse euh qui demande plus de personnes et avec des objectifs différents des deux rayons.

Je vais essayer de d'être d'être précis sur le sujet. Donc si je dois refaire une péréquation sur un rayon, bah je vais j'ai suffisamment de terrain de jeu, si je peux m'exprimer ainsi, sur l'épicerie pour refaire la marge des produits transformés. C'est plus à l'intérieur d'un rayon qu'on a une péréquation.

Mais en aucun cas, je vais aller chercher des produits frais. le rayon fruits et légumes dans un magasin, ça rapporte pas que de la marge. Moi, je suis pas comptable ni de formation euh enfin comptable de chef d' Mais ça apporte de l'image, ça apporte euh ça ça de de l'envie des clients de venir.

Euh enfin, c'est il y a il y a un tas de facteurs sur rayon fruit et légumes au enfin bien avant la marge. Donc dire je vais ce que je prends pas sur le Ricard, je vends 13000 bouteilles de Ricard par an. C'est pas la marge qui me manque sur le Ricard que je vais aller mettre sur les Ricovert.

C'est pas vrai. C'est pas vrai. C'est c'est moi le le fruis et l aigume, il a un objectif, mon chef de rayon fruit aigume, il a un objectif bien évidemment de marge.

Je veux pas dire le contraire mais je lui dis jamais va compenser euh le le Ricard a prix à zéro. C'est pas c'est c'est pas vrai. D'accord.

Mais dans les faits, je j'entends que vous ne donnez pas cette instruction, mais dans les faits, on a bien des fruits et légumes qui par rapport enfin qui par rapport à ce au prix d'achat vont aller être vendu deux ou trois fois le prix d'achat. Je me trompe, c'est en tout cas ce qui nous a été dit, hein. On nous a dit plus de 100 %, 120 130 % si ça n'est pas le cas, dites-le-nous.

Je je l'entends madame la rapporteur. Je sincèrement si j'avais des rayons fruits et légumes qui se vendent parce que c'est pas le tout. On entend souvent dire oui, vous prenez de la marche sur le sur le bio mais je le si je prends cet exemple du bio, le bio c'est un bon c'est un produit qui effectivement coûte plus cher, plus qualitatif.

Il y a une clientèle pour le bio. Il y a des gens qui ne mangent que du bio, ils ont les moyens mais ils ne mangent que du bio et cetera. Mais à partir de si je prends trop de marches en rayon comme le bio comme les fruits et légumes, bah les clients vont pas acheter.

Donc je vais me faire plaisir sur une feuille à l'entrée. Je vais avoir acheté tant de kilos, je vais avoir acheté ce prix là et puis je vais multiplier par 3 et puis à la fin je vais prendre je vais mettre en rayon un produit qui se vend pas. C'est donc non parce qu'ils se vendent nos produits.

Donc c'est pas je je peux pas si j'avais la possibilité de faire x 3 sur un rayon fou et légumes et que je sois pas commerçant mais plus comptable, je n'aurai qu'un magasin de fruits et légumes. J'ai pas besoin d'autre chose. Chose.

Vous avez besoin d'autre chose. Vous êtes commerçant vous savez très bien les produits d'appel et cetera. Donc c'est bien de ça dont on est en train de parler.

Mais ce que je vous dis est vrai est vrai pour les fruits et légumes, c'est vrai pour la boucherie, c'est vrai pour le poisson, c'est vrai pour le traiteur, c'est vrai pour tout. C'est vrai pour tous les produits frais trade. Et d'ailleurs quand vous regardez les chiffres de l' FPM, ces rayons on est plus à - 5 - 2 quand on mis tout dedans.

C'est pas moi qui le dit. Bien merci. On va je on je voudrais parler de votre organisation d'achat.

Alors, je voudrais aller vers la centrale Eurelec et que vous nous disiez à partir de quel seuil de chiffre d'affaires un fournisseur doit passer par euh la centrale européenne. Eurelc, société de droits belge que l'on a monté en 2016, donc bien avant les lois égalimes, bien avant les réflexions sur les lois égalimes avec notre partenaire rêvé groupe indépendant allemand. On a à de l'aise qui vient de nous rejoindre en 2024, lui aussi, groupe belgonélandais.

C'est cette centrale a été montée en réponse à l'évolution grandissante des rapprochements entreprises multinationales qui commençaient à peser lourd dans nos dans nos dans nos négociations. On est aujourd'hui, je je vais jusqu'au bout, on est aujourd'hui, le Eurelex, c'est H8 pays, trois trois partenaires qui négocient un prix. Euh donc c'est bien une centrale d'achat qui négocie un prix euh ou une dérive de prix qui peu près au même avec des gros avec des fournisseurs qui font entre 1 et 100 milliards qui ne sont ni des PME ni des coopératives agricoles et on ne négocie pas de matière première agricole brut dans nos centrales d'achat dans notre centrale d'achaton CLEL.

D'accord. Donc vous nous confirmez qu'aucune PME française ne va négocier avec Eurelec. Je vous le confirme avec un point particulier, c'est qu'il faut être présent chez tous les partenaires.

Donc il faut avoir une entreprise qui a une couverture suffisamment large pour être présent dans les huit pays de nos partenaires. Euh enfin je crois que c'est h je veux pas dire de bêtises, mais dans un rayonnement important. Donc de toute façon, il y a des il y a des entreprises qui ne pourraient pas et on n pas envie de de les avoir.

C'est c'est une cinquantaine de fournisseurs qui viennent. Cinquantaine de fournisseurs. Donc les les PME françaises, elles négocient avec qui ?

Gabc. D'accord. Alors donc on a vu hier votre euh votre salarié enfin la sal la directrice commercial.

Euh donc vous vous nous garantissez que jamais vous n'envoyez un fournisseur une PME française négociée euh à l'international. Ça c'est une c'est une garantie. Très bien.

Maintenant, vos centrales de services, elles aussi sont internationales. Donc là, elle fonctionne comment ? C'est vous qui les avez créé ces centrales ou ce sont Allez-y, c'est vous qui les avez créé et comment fonctionne-t-elle ?

Madame la rapporteur, donc on a la centrale dont dont vous enfin la centrale historique c'est s'appelle Copernic. Elle a été créée en 2006, il y a 20 ans. Euh pareil dans les mêmes conditions de ce qui se passait et de ce que sera on a quatre partenaires.

Euh donc c'est-à-dire on prend toujours rêvé, on prend toujours R de l'aise et on rajoute COP Italia. On a les quatre euh les quatre partenaires. Ces quatre partenaires représentent 19 pays, la présence dans 19 pays et 22000 points de vente.

Le rôle de Copernic est de négocier des services qui sont proposés proposé au fournisseurs pour qu'ils puissent soit lancer un nouveau produit, soit mettre une promotion plus large quasiment carrément dans les 22000 points de vente rapidement et cetera. Il y a cette négociation qui est faite sur Copernic qui est après renvoyée pour mise en œuvre dans les pays. Le fournisseur valide par une scorecard dans chaque magasin.

Alors dans Ouis dans chaque magasin s'il le souhaite parce que s'il souhaite ne faire que 15 pays, ça sera 15 pays. Enfin c'est après c'est une discussion entre le fournisseur et et et Copernic. Ensuite le fournisseur nous dit "Oui, ça a bien été fait." ign ce qu'on appelle une scorecard euh qui enclenche une facturation par corps pernique qui est renvoyée à chaque pays, donc à chaque magasin euh de chaque chaque magasin infini.

Cette coopérative a a fait euh a déclenché il y a quelques temps une une enquête de la Commission européenne euh qui a là, je les cite minutieusement et et de façon approfondie, c'est eux qui le lisent. euh suivi ce dossier euh par rapport aux droits de la concurrence et je les cite aussi qui ont rien trouvé à redire. Bien au contraire, qui profitent au consommateurs et au pouvoir d'achat du consommateur européen.

Au pouvoir d'achat euh peut-être, ça je l'entends. Si un de vos fournisseurs refuse le service, bah il y a pas de service, il y a pas de facture, il y a rien. Combien de fournisseur ? 70 à peu près, excusez-moi si c'est 69 une année et 71 jours.

D'accord. Mais on est dans le même cadre. Pas de PME, pas de coopérative agricole, il y a pas de PME à Copernic.

D'accord. Donc il n'y a pas de tarification de service au PME, pas sur Copernic. Ah d'accord.

Donc les PME, elles elles se voi tarifer des services par qui ? Bah par Gal. C'est en en règle générale ce qui se passe dans une négociation commerciale, vous négociez un prix, un produit, une remise, une rour en fonction de un tas de un tas de facteurs et puis une fois que vous êtes mis d'accord sur un prix, bah comme je vous disais tout à l'heure, euh la distribution c'est un prix d'achat et un volume.

Donc vous allez négocier avec le fournisseur euh des animations commerciales. Je crois que Valérie vous a parlé du Tour de France, mais il y a pas que un catalogue, une mise en avant et cetera et cetera. Donc oui, toute cette animation donne lieu à euh d'autres d'autres facturations, mais bon, c'est quelque chose qui est euh classique dans toutes les enseignes.

D'accord. Euh OK. Enfin, j'entends mais donc vous nous expliquez que l'ensemble des services vendus aux PME françaises sont commercialisés par le GALEC.

C'est ça que vous nous dites. Il n'y a pas d'autres centrales de service. C'est c'est eux qui qui tarifient chaque élément de négociation.

Le petit encar qui est vendu 800 € dans le magazine dans le magazine local. Enfin, je donne ce prix-là, c'est ce que certains fournisseurs nous ont dit. Peut-être que c'est vendu plus cher, je ne sais pas.

Mais ça c'est négocié par le Galax, c'est ça ? D'accord. Très bien.

Alors, on continue sur les prix si vous voulez bien. Votre directrice nous a donc dit que tout le monde était libre de fixer ses propres prix. D'ailleurs, ça a été votre une de vos premières affirmations également.

Donc pourtant, nous savons que chez Édouard Leclerc, il y a cet objectif d'avoir les prix les plus bas du marché et il nous a même été dit que des vérifications étaient faites euh pour permettre enfin pas pour vérifier que le magasin est bien le magasin le moins cher dans un rayon de 10 km. Je ne sais pas si vous me confirmez cette vérification qui est faite auprès de vos adhérents. Si ce n'est pas le cas, qu'est-ce qui se passe ?

Alors je je vais vous répondre oui à tout. D'accord. Donc ils sont libres de fixer le prix le plus bas.

C'est ça. Ils sont libres de fixer le prix qu'ils souhaitent en fonction de leur politique de prix, en fonction de leur concurrence, en fonction de de leur clientèle, en fonction de d' chose. On a une règle chez nous, c'est le respect de l'indice 96.

Le respect de l'indice 96. Vous savez, des relevés de prix, vous en faisiez allusion, madame la rapporteur. Oui.

Euh des relevés de prix euh quatre fois. Alors maintenant, c'est encore plus facile parce qu'on a les dries. Donc quand on compare des enseignes qui ont des dries, on on les prix sur les drives, c'est encore plus simple.

Mais donc effectivement, on regarde le prix de la concurrence. L'objectif étant que sur l'intégralité des prix qui rentrent dans ce parce que tout ne rentre pas bien évidemment dans dans ce dans ce dans cette liste dans l'intégralité de ce qui rentre dans cette liste, les magasins Leclerc soient à minimum un indice 96. OK.

Et oui, il y a des contrôles et s'ils le sont pas ils peuvent être on peut leur enlever la marque Leclerc arrivé. Je alors je vous dirai non brutalement. Pour moi, c'est jamais arrivé.

Je me laisse un joker en 91 peut-être, mais il y avait peut-être pas que le prix, donc je Non, non, ça ça n'existe pas chez nous. Par contre, il y a un suivi Oui. Oui, il y a un suivi euh très très c'est ça nous paraît normal qu'à partir du moment où on donne la la la philosophie et on la transparence du prix d'achat total, ça nous paraît normal qu'en contrepartie, on s'assure que les adhérents et que tous les magasins de Lecler retransfèrent au clients tout ce que l'on a négocié.

Et ben, je vous remercie. Non non mais c'est c'est vraiment la question ça ça rejoint la question que je vous posais sur le juste prix et le prix le plus bas. Donc c'est c'est bien sûr de ça dont il est question et c'est pour ça que je vous dis si effectivement votre objectif c'est d'avoir le prix le plus bas à 10 km à la ronde puisque c'est ça sur cet indice 96 bah effectivement ça veut dire que les négociations doivent être un peu plus musclées pour pouvoir maintenir ce prix le plus bas.

Je je vais revenir sur sur insiste parce que je voudrais pas que vous vous je voudrais pas partir sans avoir réussi à à à vous convaincre sur ce sujet mais bien que je sais que j'y arrivera pas mais je vais quand même essayer. Euh question pardon excusez-moi. C'est pas le c'est c'est pas le c'est pas obligatoirement le prix qui fait la différence de prix. la la structure même de notre de nos entreprises, la structure même de notre fonctionnement, la structure coopérative nous permet de le faire par rapport à d'autres enseignes.

On n jamais racheté, on n pas racheté de de de de de groupe concurrent, on s'est pas mis de l'argent sur le dos. On est on est très raisonnable dans la façon dont on gère en bon père de famille. C'est ce qui nous permet d'avoir ça.

Sincèrement, on le fait et quasiment sans effort. Alors, j'ai une petite dernière question, mais c'est une réponse par oui ou par non. Vos prix au drive sont les mêmes que vos prix au magasin ?

Oui, merci. Très bien. Alors, moi j'ai quelques petites questions avant de laisser la parole à mes collègues.

D'abord pour vous dire qu'on entend bien tout votre intervention liminaire et et les valeurs et et la je dirais le parcours qui est qui est le vôtre, messieurs. Euh bon, néanmoins, tout va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes aujourd'hui pour nos agriculteurs et pour la balance commerciale de la France hein, puisque la ferme France péiclite avec une explosion des importations. Donc, on se pose un petit peu des questions.

Donc en fait qui paye vous avez à un moment vous avez payé par rê des écarts je crois alors c'est 7 12 30 % c'est ça he voilà donc en fait qui les paye qui les paye ces ces écarts et ça revient à la question de ma collègue puisque vous dites que le prix bas n'est pas l'opposé d'une rémunération mais en quoi une juste rémunération est possible avec des prix les plus bas je inverser un petit peu la la la problématique. Et à un moment vous parlez de matière première agricole en disant il y a un prix de la matière première agricole. Non, il y a pas un prix de la matière première agricole comme il n'y a pas un prix des MPI.

Ça dépend enfin voilà de l'entreprise, du contexte, du moment de la production, des aléas. Donc il n'y a pas un prix de matière agr donc il y a il y a une partie de votre raisonnement qui est fondée sur le fait de la transparence. Euh oui, mais la transparence euh elle elle justement elle tient compte du fait qu'en fonction de la recette ou du type de produit, il y aura pas un forcément un prix de matière première agricole.

Euh est-ce combien est-ce que vous pouvez nous dire euh les volumes de produits importés euh chez Lecler qui soit brut ou transformé ? Est-ce que vous avez est-ce que vous avez des chiffres là-dessus sur l'importance des volumes ? Et puis euh avez-vous pouvez-vous nous dire à quoi vous avez utilisé les recettes issues du SRP + 10 puisque votre enseigne n'est pas été dit et redit favorable à ce dispositif, c'est donc que vous arrivez à faire 100.

Donc c'est c'est dire que ces volumes finalement sont venus enfin en tout cas on peut le penser venus venu alimenter une marge. Donc à quoi a été utilisée cette marge ? Est-ce qu'elle a En fait nous ce qui nous intéresse c'est de savoir si la belle était bien utilisée pour assurer une meilleure rémunération des producteurs et pas seulement du cagnotage ou de la réduction client qui qui est très louable mais qui n'était pas le l'unique objectif des des lois égalim.

Voilà. Et puis juste dans les marges euh en fait nous ce qui nous on comprend qu'il y a le prix qui est négocié, on comprend euh qu'il y a des services qui font l'objet de prestation mais entre les deux, il y a des négociations sur les conventions logistiques, sur vous l'avez très bien dit, les volumes, hein, ce qui fait aujourd'hui imprise aussi les volumes. C'est ce que nous on peut peut-être appeler les marges arrières.

Alors voilà, vous me direz si c'est la bonne appellation selon vous, mais en fait quel est cet impact des marges arrières sur les fournisseur ? Parce que nous ça nous intéresse dans la mesure où forcément ça va impacter leur propre marge à eux et la durabilité, je dirais, de de l'ensemble du système. Je vais essayer de pas en oublier parce que là, c'est je je vais peut-être pas les prendre dans l'ordre.

Vous m'en voudrez pas mais je je vais essayer de de de euh quand quand vous dites il y a pas un prix et j'ai parlé d'un prix euh donc c'est certaintainement un problème de langage. J'ai dû mal me faire exprimer parce que tout à l'heure dans mes propos liminaires, je parlais bien des agricultures avec des besoins différents et cetera et cetera. Donc on est bien conscient qu'il y a plusieurs il y a plusieurs prix.

Il y a pas qu'un prix. Je je vais revenir sur cette notion de de prix juste et de prix bas. C'est pas la même chose ça.

Ça le même nom mais c'est pas la même chose. Le le prix juste, je suis d'accord, c'est celui qui est payé à l'agriculteur pour le premier mise en service et à la limite au fournisseur après pour que lui aussi puisse vivre de son de son on a on a on n pas besoin, on n pas envie de faire du commerce et on a besoin de tout le monde. Je l'ai dit en propeliminaire, on a besoin de tout le monde.

Donc on cherche pas obligatoirement à casser la figure ou à tendre le bras à tout le monde. C'est c'est faux. Mais on a quand même on est les seuls à être à la fois en relation avec l'amont.

Donc c'est-à-dire l'agriculture. En plus, on est souvent sur les territoires agricoles avec les avec les industriels ou avec les les transformateurs. Et puis d'un autre côté, on a les clients et tout ce qui se passe, tout ce que le client comprend pas, c'est pas de la faute de la chaîne, c'est tout de suite de la faute de la distribution.

Alors, je deviens pas parano mais avec l'âge peut-être un peu, mais mais nous on est on est dans le centre de ça. Alors, c'est vrai que le le euh ce qu'on appelle la guerre des prix, la guerre des prix entre les distributeurs, c'est une garantie fantastique parce que la pire des choses, c'est que tout le monde baisse les bras, laisse passer le cours parce que à la fin, tout ce qui va augmenter parce qu'il y aura un effet inflationniste stratosphérique, ça va être les 69 millions de Français qui vont les payer. Il y a pas de secret.

Personne dira que c'est eux, bien évidemment. ça sera la distribution parce que c'est un peu facile. Donc quand je disais il y a pas il y a pas il y a pas le prix juste l'agriculteur obligatoirement un prix juste et tout mais le prix bas c'est notre problème c'est notre gestion.

Moi je fais un prix bas parce que je peux le faire parce que j'ai envie que les clients viennent chez moi. Je suis content quand les clients je je j'ai des j'ai des j'ai des retours de clients toutes les semaines que je regarde dans mon bureau. Ça ça ça a gasse un peu mes équipes parce que je j'ai j'ai les taquine sur le sujet. et tout toutes les remontées de mes clients, mais je suis très content quand il me parle salarié souriant de de prix efficace de magasin, ça me fait plaisir.

Donc le prix bas c'est notre problème le prix juste effectivement il faut y faire attention quand on a la visibilité. Je refais pas l'article sur la la l'article 3, vous vous les connaissez aussi bien que moi. Donc j'avance, j'avance je prix bar rémunérateur, je je vous en ai parlé. euh poids de l'import, je sais pas, on n pas un gros import sur ce je pense que mes mes collègues vous diront ou mes mes concurrents vous le diront de la même manière.

On a sur nos MDD qui pèse 50 % de nos volumes, on est euh on est à allez 90 % je me garde une petite marge de manœuvre sans français français. On n pas d'état d'âme sur le sujet. Euh et et je ferai pas allusion aux 22 tonnes de poulet qui sont trouvés euh dans un camion.

Mais euh donc non, on n' pas de particulier. tout ce que je maîtrise. Par contre, vous dire que à l'intérieur de lasagne que j'ai acheté chez Intel ou de machin, alors là pour le coup de produits transformés comme on a lancé nous et j'en suis fier, l'origine score, l'origine info pardon, on a imposé d'avoir le cadis score, enfin pas le cadis score, le le Nutriscore sur l'ensemble de nos produits, l'origine info, on dit sur tous nos produits MDD d'où vient les produits ?

Alors, HRP + 10, on a on on vient d'envoyer à au service euh de l'État, à la DGCRF euh de madame Lacoche euh ce que l'on pouvait faire parce qu'on nous demande de donner un chiffre en fonction d'une situation qui aurait été celle-là si ça avait été pas autrement. Et c'est compliqué quand même de le faire. SRP + 10.

Il y avait eu une étude faite au tout début de SRP + 10 qui donnait une inflation aux alentours de 6 % pour et et qui impactait vraiment les ménages les plus fragiles parce que c'était sur des produits alors là pour le coup des fois ultra transformés et cetera et cetera et donc ça posa un problème. Euh nous quand on a sorti le SRP + 10, on a toujours été contre, on a toujours dit que le richement n'y connaissait enfin c'était Pipo Trémolo. On on l'a remis, on l'a remis.

Alors là pour le coup, on l'a remis en bloquant par exemple la première année, on a bloqué tous les prix en pleine inflation, on a bloqué la tous les prix de N MDD. On on savait pas réellement si c'était contre, mais on n'imaginait pas faire payer et augmenter parce que toujours pareil qu'on fait ça, c'est clients à la fin, c'est c'est notre consommateur qui va le payer. Donc nous, on lui a renvoyé comme ça la première année, mais après les gen codes changent, les gramages changent, la shrine flash on et cetera et cetera tout ça change et on est perdu.

Je c'est ça date d'il y a trop longtemps mais on est toujours contre. C'est c'est la question et bien les charges logistiques. Alors, on ne peut pas dire, excusez-moi madame la présidente, mais parler de marge arrière et de problèmes logistiques parce que je pense que vous faites allusion au au aux facturations pénalités de de logistique.

Les pénalités logistiques, elles sont elles ont un sens. On a aujourd'hui des outils euh qui sont hyperra automatisés pour beaucoup euh qui demandent une précision à l'entrée parce que vous savez ce que c'est que ces machines là. C'est très complexe et si vous leur rentrez une virgule de moins et un point de moins, ça fout le bazar en l'air.

Donc on a on est légitime quand on demande à des fournisseurs d'être précis. Ça a été réglementé. On suit la réglementation, on respecte le droit. euh sur le sujet, on a aucun souci là-dessus.

Donc voilà, arrière dans la dans les les je dirais la seconde partie des négociations, vous l'avez dit tout à l'heure, il y a le prix, après il y a les volumes, il y a l'ensemble des modalités commerciales. Donc là, j'entends dans votre réponse que il y a il y a pas de de il y a rien à signaler. Je ne considère pas les pénalités logistiques large arrière.

S'il y a pas de pén s'il y a pas de problème logistique, il y a pas de rémunération. H c'est pas ce qu'on constatait il y a quelques temps. Effectivement, c'est la raison pour laquelle le parlement s'y est penché et il a bien fait et c'est la mais ce qui nous inquiète aussi, c'est qu'aujourd'hui on remet en cause ces ces ces ces modalités notamment la preuve du préjudice.

Donc très bien. Ben merci beaucoup pour ces réponses monsieur. Euh donc je vais laisser la parole à mes collègues.

Donc je crois qu'il y a Michel Massé. Oui, merci. Merci madame la la la présidente, monsieur le président, un peu dans la même veine que madame la rapporteur, madame la présidente, euh tout d'abord sur votre centrale d'achat euh au niveau des franchisés, est-ce que vous êtes indépendant ?

Quelle est votre liberté d'achat en direct localement et quelle négociation jusqu'où vous pouvez aller en terme de de prix d'achat ? Jeais revenir sur les ce qu'on appelle les trois air rabé remis Riftourn ou marche arrière pour quand même rappeler et vous l'avez dit à plusieurs reprises. Vous avez parlé de volume, je suis fournisseur ou fabricant, je veux obtenir un volume, je serais obligé de baisser mon prix de vente.

Et on sait très bien qu'en grande distribution, j'ai passé quelques années, le plus important étant le prix d'achat. On peut faire ce qu'on veut. Euh donc pour le fabricant, bien avoir en tête qu'en fait si je veux vendre, je dois obtenir un volume.

Pour obtenir ce volume, je dois avoir un prix de vente bas et pour autant j'aurai des remises de fin d'année à prévoir derrière. Donc ce qui vient fragiliser fortement certains acteurs économiques et je pense en particulier au monde agricole. Il y a un autre point que j'aurais aimé connaître de votre groupe, c'est la partie prospective.

Euh comment vous imaginez l'avenir euh dans votre dans votre dans votre dans votre groupe pour deux raisons parce qu'on a un mode de consommation qui change. Vous entendez l'appel aussi des fabricants et des fournisseurs dans les circuits courts et et là aussi un monde agricole qui est en souffrance. Et enfin le dernier dernière petite remarque concerne les produits frais.

Bon, je sais que vous avez une rotation en terme d'invendu également assez importante. Qu'est-ce que vous faites des des produits frais que vous retirez tous les jours de de vos rayons ? On va prendre toutes les questions si vous le voulez bien.

Donc Éveline Renault répétient. Oui, merci madame présidente. Euh monsieur le président, les travaux parlementaires euh ont établi que certaines centrales d'achat juridiquement établi hors de France négocient des conditions commerciales qui portent sur des produits fournis par des entreprises françaises qui sont vendues en France et qui sont destinés aux consommateurs du marché français.

Un arrêt a été rendu par la cour d'appel de Bruxelles récemment en février 24 qui a jugé que la centrale d'achat Eurélec qui est constitué, comme vous l'avez dit tout à l'heure, droit belge, n'était pas tenu de répondre aux demandes de l'administration française qui vise à contrôler le respect des obligations qui sont notamment issues de la loi égalime alors même que les conditions concernent le marché français. Donc c'est donc on se trouve dans une situation dans laquelle les conditions commerciales sont négociées hors du champ du droit français alors même que les produits comme je dis tout à l'heure sont vendus en France et que la valeur y est réalisée en France. Donc est-ce que l'objectif est de placer une partie déterminante de la relation commerciale hors du champ français ?

Et puis je voudrais revenir à une question qui a été posée tout à l'heure. Donc vous avez affirmé que euh pour les centrales de service euh il n'y avait aucune obligation euh pour le fournisseur d'y adhérer. Mais je voulais savoir que c'est est-ce qu'il n'y a pas de sanction euh de non référencement si le fournisseur n'adhère pas à l'un des services qui est proposé par la centrale ?

Merci. Et dernière question par madame Lincoln. C'est ça par Audrey.

Merci madame la présidente. Donc Audre Linkel, sénatrice du Nord. Je voulais moi aussi rebondir un peu sur les questions qui ont été évoquées précédemment en lien notamment avec l'agriculture.

Vous avez évoqué Réveux qui est un groupe allemand. Vos prédécesseurs hier ont parlé d'DK. Euh, on sait que la question de l'agriculture est pregnante en Allemagne aussi, mais avec des positions politiques qui ne sont pas nécessairement tout à fait les mêmes qu'en France puisque par exemple Mercosour a obtenu la une validation politique relativement transpartisane dans ce pays-là.

On sait que c'est aussi un pays qui sur le bio a pris quelques longueurs d'avance sur la France. Et donc, j'aurais voulu savoir de votre part quel regard vous portez sur euh sur l'Allemagne et quelles sont selon vous les différence majeur entre une activité comme la vôtre et l'activité de rêver des DK ou de leur concurrents en Allemagne. Merci.

Merci. Je sais pas, je vais essayer de de répondre à monsieur en premier. Excusez-moi mesdames sénatrices.

Euh vous avez parlé de central d'achat, vous avez parlé de franchiser. Nous ne sommes pas des franchisés. On est bien d'accord.

C'est ça. C'est c'est un terme qui n'existe pas chez moi. Chez nous, on n pas de franchise.

Je je vous ai dit en propeliminaire qu'on avait qu'un modèle. C'est un groupe d'indépendant regroupé autour de mission, autour d'un état d'esprit, autour du parrainage, autour d'un tas de choses. Euh un système qui euh qui nous a permis à tous d'arriver là où on est et on lui en est bien évidemment reconnaissant. on on passe énormément de temps de notre temps et et à titre gratuit, c'est comme ça que je suis devant vous, euh pour défendre pour défendre alors oui nos intérêts mais notre vision des choses.

Donc non, ce n'est pas euh ce n'est pas des ce n'est pas un groupe de franchisés. Euh on a une liberté totale d'achat. Euh on a une liberté totale d'achat.

Moi, je je n'ai pas de d'obligation, sauf à couper la branche sur laquelle je suis assise. Je fais partie de la SCA normande, donc une centrale normande arrivé à Lisieux. cette centrale, c'est à peu près euh 37 magasins.

Euh oui, ça doit être 37 magasins. Euh je fais donc par par enfin je je participe à cette cette centrale qui achète la marchandise, qui la redistribue, euh qui a donc des des conditions cumulées que je ne pourrais pas avoir moi-même. Je paye cet outil parce qu'en fin de compte, c'est une coopérative.

Donc la coopérative vend 1 € ce qu'elle achète 1 €. Elle ne fait aucun profit comme RedEC d'ailleurs hein. C'est la même principe le même principe.

Elle ne fait aucun profit sur ce qu'elle vend. Et à la fin de l'année, on est 30 on est euh 37 adhérents. Un homme une voix, c'est les coopératives et on se distribue enfin on se distribue on on on paye notre code part de charge.

Donc j'ai aucun intérêt à aller acheter ailleurs parce que je j'achèteraiement le coca plus cher s'il me le vendait. pas sûr. Euh mais en tout cas euh je peux aller acheter où je veux, quand je veux, si je veux.

Il y a pas de il y a pas de dans le principe même il y a pas il y a pas d'intérêt mais il y a pas. Mais vous le faites pas trop chantend pas du tout. Si si par exemple je on a des on a des Je me dépêche madame la présidente, je vous sens Ouais.

Mais là bon je Oui, j'achète local. Oui, j'achète local. Bien évidemment, j'ai des alliances locales, j'ai une soixantaine de fournisseurs en alliance locale.

J'achète dans le coin euh de chez moi. Les prix bas euh j'en ai euh j'en ai parlé. Je voudrais rappeler quand même une chose et je crois que ça vous a été dit.

Euh n'oublions pas que il y a plusieurs intervenants qui vous ont dit mais nous on n pas directement nos metteurs en marché ou notre premier client, c'est pas la distribution. et et quand on est en direct avec la distribution, en règle générale, ça se passe bien. Donc on on n pas de on n pas de on n'est pas des grands méchants.

Alors on est peut-être des empêcheurs de tourner en rond, je dirais presque moi j'ai envie de l'assumer. Mais on n'est pas des grands méchants. C'est c'est pas le c'est peut-être l'image que l'on a mais je vous promets que c'est pas c'est pas le cas.

Euh l'avenir des circuits courts, ben oui, j'en ai plein qui naissent. Vous imaginez que dans un territoire comme la Normandie, j'en ai plein qui naissent autour de moi. La question que je vous ai posé, monsieur le président, c'est quel est votre soutien au monde agricole en souffrance en particulier aujourd'hui ?

On a aujourd'hui beaucoup plus qu'avant des on est présent dans beaucoup de filières mine de rien. On était on a créé avec on a on a on a participé à la FCA alimentaire avec Intermarché à une époque. Bon maintenant ça va changer mais on a un travail approfondi important avec tout le monde agricole.

Aujourd'hui, on a des rapports quasi quotidiens avec le monde agricole, les syndicats agricoles. On se parle, on essaie de voir où les choses vont mal, où les choses vont mieux parce que beaucoup nous disent que les choses s'améliorent, le lait euh et cetera et cetera et que on a quand même on a quand même réussi à signer 32000 accords tripartite. 32000 avec des producteurs dont 19000 rien que sur le lait.

Au même moment où un fournisseur dont je terra le nom a dit à 180 ou 160 producteur de lait, bah écoutez, le prix le prix est pas intéressant à l'export, j'arrête de j'arrête de collecter votre votre lait. Donc voilà, je je dis pas que les choses sont belles. Arrêtez de penser que ça vient que nous.

On n'est pas parfait, je je rentre pas là-dessus. Euh si vous demandez d'accélérer parce que on a une autre audition qui suit. J'essayie.

Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous voulez en priorité ? les centrales d'achat européenne. Oui oui oui les deux mais en deux mots quoi.

Voilà nous on pense euh il nous semble faut bien dans nos têtes ça s'est construit c'est une c'est une centrale d'achat c'est pas une centrale de service. E ça a été construit avec RE vous en parliez à Lolaise 2006 bien avant toutes les règles. Elle ne elle ne elle n'était pas faite pour contourner une loi qui n'existait pas.

Elle était faite pour répondre à une massification. On a quand même en face de nous des fournisseurs qui pèsent sur les couches. Il y a deux fournisseurs qui pèsent 85 % du business mondial.

Dans les chips, je crois que c'est deux qui pèsent 67 % du business mondial si on reste tout seul. Et nous en plus en France, on négocie tout seul. on s'est pas associé, on sait pas coquiner, on est tout seul dans notre coin et et donc on considère et on pense que euh une entreprise euh qu'il est normal qu'une entreprise qui soit implantée dans un pays soit soumis à la règle du pays où elle est implantée.

C'est un avis, il est pas partagé par tous. C'est dans la c'est c'est au aux mains de la des juridictions diverses et variées. Vous en avez parlé tout à l'heure madame la sénatrice.

Bah on va laisser faire les juristes. Bon c'est votre réponse à la dernière question. Là là il faut du temps là c'est c'est une différence majeure différence majeure c'est un groupe d'indépendants avec qui on travaille bien au-delà de la seule négociation.

Avec Réveux on échange plein de choses. On regarde leurs expériences. On s'inspire de leurs expériences. il s'inspire des nôtres, on a des on a des contacts fréquents.

Euh, on peut acheter des fruites et légumes avec eux, on peut commencer, il y a des il y a plein de mécaniques qui se mettent en route. On ne voit que la centrale d'achat et de négociation qui paraît un peu négatif, mais on fait plein de choses avec eux. Donc maintenant, vous donner un avis sur le marché agricole allemand, j'avoue que je vais pas avoir la compétence.

Ah, si vous enlevez si vous enlevez égalim Non. Je pense que si quand même. Vous enlevez Galim des Crousailles.

Voilà, c'est pareil mais mais ce sont des lois alors je je je différencie un petit peu des crousailles et Galim mais euh je peux pas imposer à à mes partenaires à à Eurelec une date du 1er mars euh qui est dont la France est est la seule à vouloir à vouloir l'imposer. Ah ben si ça c'est à vous de vous si le produit est de nous est commercialisé au final en France sil doit respecter c'est d'ailleurs tout le sujet des contentieux en cours pour nos respect des dates butoires. On va s'arrêter là je suis désolée mes chers collègues.

Merci beaucoup monsieur parce que nous nous serions la dernière audition je je prolongerai mais il y a une autre audition qui suit donc je suis désolée. Merci beaucoup messieurs et n'hésitez pas à nous communiquer des compléments notamment sur la ventilation des recettes des centrales de service. savez que vous n'avez pas pu nous que vous souhaitez nous communiquer en offre on peut comprendre.

Voilà. Merci beaucoup madame la présidente. Merci madame la rapporteur.

Merci monsieur le sénateur. Madame propose ma ma chère collèg qu'on en rediscute entre nous. Voilà, on va accueillir monsieur monsieur