Colère agricole: l'accueil hostile reçu par Yaël Braun-Pivet devant l'Assemblée nationale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci de venir nous rencontrer. Je suis en prie, est-ce qu'on peut arriver à tuer un petit On ne peut pas enlever une forme de courage à Yelmond Pivet de descendre effectivement plutôt que de rester sous les ordres de la République à l'intérieur de son bureau alors que effectivement les choses se compliquent un petit peu visiblement il y a eu un projectile sur la présente de l'assemblée nationale nationale. Évidemment, ce ne sont pas des conditions évidentes pour un dialogue, on découle.
C'est bon C'est bon, c'est bon, c'est Voilà, c'est une annonce que vient de faire Yael Brande-Puvé. 14h. Il va aller recevoir en On va en partir par là-bas.
Voilà, il y a des tensions, on a du mal à entendre, mais on a entendu le message principal. C'est Yael Browne-Pivet qui va recevoir donc à 14h dans son bureau les différentes organisations syndicales, pas Pas seulement la coordination rurale, manifestement. Et elle a voulu sortir elle-même pour l'annoncer de façon un petit peu improvisée, avec une sécurité ici qui semble un petit peu dépassée, des jets de son rôle est la représentante de la représentation nationale, qui représente l'ensemble des Français.
Et on peut s'interroger pourquoi la base de la coordination rurale réagit assez fortement contre Yael Brun-Pivet puisque ce sont eux qui ont décidé de venir devant l'Assemblée Nationale. Ils reprochent au président de la République de les ignorer, de ne pas les recevoir. Et lorsqu'effectivement la présidente de l'Assemblée national vient à leur rencontre, eh bien elle est huée assez fortement.
Elle a même été victime d'un jet de...
De projectiles, on n'a pas bien vu. C'est pas très bien, mais néanmoins elle n'a pas fui. Ce qu'il faut retenir c'est qu'elle a continué elle s'exprimait devant vraisemblablement un responsable de la coordination rurale qui était prêt à discuter avec elle.
Rendez-vous donc est donné à 14h pour l'ensemble des représentants syndicaux du monde agricole dont il faut rappeler François-Pitren qu'ils sont très très divisés. Ici la coordination rurale c'est elle qui a mené l'action ce matin et qui a incontestablement réussi son coup en Nous arrivons autour de la langue triomphe, mais on rappelle que la coordination rurale n'est pas le syndicat majoritaire. Non, et la FNSEA est en partie présente.
Il y a quelques membres de la FNSEA qui sont à Paris, mais sous l'appel de leur section départementale notamment. Mais c'est vrai que l'organisation nationale de la FNSA, elle n'a pas appelé à se mobiliser aujourd'hui. Alors qu'on écoute les slogans voilà les choses qui sont en train de revenir dans l'ordre après le retour d'yale banque vivait la présidente à l'intérieur de ce qui est intéressant symboliquement c'est qu'on voit finalement cette confrontation mais qui illustre aussi ce qui se passe dans le monde agricole comme dans le monde politique avec des similarités on disait dans la morcellisation des représentations traditionnelles on a une assemblée on l'a vu issu de la dissolution qui est totalement morcelée avec deux blocs extrêmes de chaque côté très important et on sait que, on le disait un instant, c'est pareil chez les syndicats agricoles avec certes la FNSEO un majoritaire mais la confédération paysanne et la coordination rurale, l'une proche du Rassemblement national, l'autre proche de l'extrême gauche qui si elle s'associe devient numéro 1.
On va retrouver Edgar Bequet qui est au milieu de la foule. Oui Julien, je ne sais pas si vous m'entendez bien mais ça a été très compliqué pour Yaël Braun-Pivet ses dernières minutes. Elle a donc été Elle a été exfiltrée par la sécurité et par les forces de l'ordre.
C'était très, très tendu ces dernières minutes. Yael Brontivet a été chahuté, a été sifflé par les différents agriculteurs présents ce matin devant l'Assemblée nationale. Parfois même des insultes, donc une séquence très tendue.
C'est pour cette raison que la La présidente de l'Assemblée nationale a été exfiltrée. Elle n'est restée que quelques minutes avec les agriculteurs. Échange quasiment impossible, il y avait beaucoup de brouhaha, beaucoup de bruit et donc la présidente de l'Assemblée Nationale est repartie très rapidement.
Elle devrait un peu plus tard dans la journée recevoir d'autres syndicats agricoles. Et on ne crèvera pas en silence, voilà donc le slogan qui est affichée en hauteur comme ça au dessus de la foule par la coordination uragaita juste un point important après les événements de 2024 il y a eu un il ya eu les élections des chambres d'agriculture et la coordination orale qui, souvenez-vous, s'était fortement mobilisée, notamment lors du salon de l'agriculture contre Emmanuel Macron et la coordination orale qui avait justement gagné davantage de chambres à l'issue de leur mouvement, puisque certains agriculteurs se sont retrouvés davantage défendus par la coordination rurale plutôt que par la FNSLA ou bien encore les jeunes agriculteurs ont fait beaucoup le reproche à la FNSLA et aux jeunes agriculteurs de négocier assez facilement avec les becs le gouvernement alors que du côté de la Confédération Paysanne ou bien encore de la coordination rurale eh bien on est vraiment sur les tensions, les crispations et on essaie un peu plus d'en découdre que l'autre principale organisation syndicale. La coordination rurale qui est une habituée des actions coups de poids et qui a démontré ce matin François Pitrel un certain savoir-faire en la matière.
Oui, leur activisme c'est leur grande qualité, c'est ce qui fait qu'ils ont gagné des voix aussi dans le monde agricole et auprès de sympathisants de la FNSEA d'ailleurs parce que traditionnellement la FNSEA c'était vraiment le sort du cas ultra majoritaire. Depuis leur action d'il y a deux ans ils sont réussi à glaner des voix et même aujourd'hui la base de la FNSEA se demande pourquoi on ne l'appelle pas elle aussi à se mobiliser, à manifester. Il y a beaucoup de gens que nous avons en relation des sources qui nous disent qu'on n'attend que ça, nous aussi on est prêts à se mobiliser.
Et il y a une sorte de scission entre la tête de la FNSEA aujourd'hui qui négociait avec le gouvernement et la base qui serait prête en partie à rejoindre ce mouvement qui est face à l'Assemblée nationale ce matin. Oui, la FNSEA qui mène ses actions par ailleurs, qui était présente notamment à Bruxelles il y a quelques semaines maintenant pour une action qui était là aussi spectaculaire mais plus prévue si j'ose dire voilà ici la coordination rurale on voit bien qu'elle a réussi à contourner le dispositif de sécurité d'ailleurs l'un des les intervenants la fncea ne peut pas rester en dehors de ce mouvement parce que bien évidemment ça concerne encore une fois tout le monde agricole et même s'ils ne sont pas d'accord avec les modes d'action souvenez-vous en décembre la fncea par l intermédiaire de son président et bien arnaud rousseau avait demandé aux agriculteurs de lever leur barrage de faire une pause justement pendant les fêtes de noël et il les avait appelé à se remobiliser au début du mois de janvier pour continuer à faire pression et sur le président macron et sur la commission européenne alors après cet échange un petit peu tendu qu'on a vécu ici à l'entrée de l'assemblée nationale qui a sans doute manifestement en tout cas galvanisé les troubles de la coordination rurale si j'ose dire quelles sont les suites dans les heures qui viennent il semble et c'est ce que nous disait le vice-président de la coordination rurale il y a quelques instants sur ce plateau il semble que les Les choses soient liées aussi au sort des agriculteurs qui ont été placés en garde à vue à la suite de l'action de cette nuit. Il y a également un certain nombre de tracteurs qui ont été placés en fourrière.
Mélanie Bertrand nous a rejoints. Est-ce qu'on sait exactement où en sont ces fameuses gardes à vue et s'il y en a de nombreuses ? Non, on sait qu'il y a eu des interpellations a priori en Ile-de-France.
On ne sait pas si ça a donné lieu à des gardes à vue. Ce que l'on sait par contre c'est que des consignes de fermeté sont passées depuis plusieurs jours au préfet avec des mises en fourrière des tracteurs qui sont demandés sur les points de blocage et on suit cette situation depuis les premières heures de la matinée. Maintenant, avec cette centaine de tracteurs qui est arrivé aux abords de la capitale, certains ont pu arriver, une vingtaine en tout cas c'était le cas en début de matinée, une vingtaine aux abords de l'arc de triomphe et de la tour Eiffel où étaient nos équipes ce que l'on nous dit dans l'entourage de Laurent Nouniez c'est que le ministre de l'Intérieur suit très attentivement la situation.
Pour l'instant, cette situation, effectivement, on le voit ici à l'Assemblée nationale, elle a tendance à se tendre avec Yael Breu-Pivet qui vient d'être prise à partie, chahutée. On verra qu'elles seront, s'il y a des interpellations d D'ailleurs, suite à ce jet de projectile, de ce que l'on a vu sur nos images. En tout cas, ce lieu d'Assemblée nationale, il était particulièrement...
Il devait être particulièrement visé par une présence policière parce que la préfecture de police avait pris un arrêté préfectoral hier demandant ce qu'il y ait une vigilance particulière autour des lieux stratégiques, dont l'Assemblée, le Sénat, l'Elysée, Matignon et le marché de Rungis. On voit qu'ils sont nombreux présents devant les représentants de la coordination rurale devant l'Assemblée nationale. On verra dans les toutes prochaines minutes s'il y a des interpellations suite à ce mouvement de protestation contre la présidente de l'Assemblée nationale.
Ce sera à suivre très prochainement. La coordination urale qui reste évidemment très présente, très visible avec tous ces bonnets jaunes, très identifiés maintenant, présentes ici à la l'Assemblée nationale avec des agriculteurs dont beaucoup sont venus à pied depuis l'arc de triomphe où des tracteurs ont réussi à rejoindre cette nuit avec cette tactique qui a été très bien expliquée François Pitrel tous les tracteurs sont partis en masse au même moment cette nuit il y a eu des leurres à droite à gauche certains sont passés même par les champs pour passer alors évidemment c'est surprenant parce qu'un tracteur ça va beaucoup moins vite qu'un un véhicule des forces de l'ordre, mais malgré tout, ils ont réussi à passer. Oui, mais ça a la qualité de passer à travers un champ.
En ce moment, ces champs ne sont pas cultivés ou il n'y a quasiment rien. Par contre, les véhicules de la police, même si parfois ils sont 4x4, ils n Donc ils ont réussi à échapper comme ça à la surveillance de la gendarmerie, notamment dans le Loiret par exemple. Et puis le mot d'ordre était vraiment resté secret, c'est-à-dire que jusqu'à hier Soir, très tard, ils ne laissaient rien filtrer sur leurs intentions parce qu'ils n'avaient pas reçu d'autorisation notamment de la préfecture de police de Paris pour intervenir et pour manifester à un endroit précis.
Donc ils ont décidé de s'organiser eux-mêmes et de mener cette action coup de poing qui semble réussir aujourd'hui, puisque là ils obtiennent un rendez -vous à l'Assemblée nationale alors que ce n'était pas forcément dans l'agenda de Yaël Braun-Pivet je pense ce matin. Après il que vous venez de poser un agriculteur présent devant l'Assemblée. Oui tout à fait, on est avec Karine Duc de la coordination rurale merci beaucoup d'être en direct avec nous il y a quelques instants la présidente de l'Assemblée national yael brown pivet est venu à votre rencontre on l'a vu en direct sur bfm tv elle a été chahutée elle a été exfiltrée déjà sur ce qu'il s'est passé est-ce que vous vous cautionnez ces méthodes il ya eu beaucoup de chahuts parfois des insultes est-ce que vous cautionnez ces méthodes il ya eu beaucoup de chahut parfois des insultes est-ce que vous cautionner ce qui s'est passé à partir du moment où on n'est pas respecté et on n'a pas de solution pour notre métier depuis nombreuses années depuis de nombreux mois même de sa fonction à elle également à partir du moment où nous, sur le terrain, on n'est pas respecté correctement.
Écoutez, je n'ai pas commenté ce qui s'est passé ici parce que les gens qui sont ici ne se sentent pas respectés et ils ont certainement exprimé. le dédain qu'ils subissent tous les jours chez eux, dans leur corps de ferme. Vous auriez aimé, vous me disiez, une discussion à l'intérieur de l'Assemblée nationale ?
Plutôt que de s'arrêter sur le trottoir, qui est quand même un signe de mépris, on se voit à l'intérieur. J'espère qu'au-delà du rendez-vous qu'on va avoir à midi et demi, j'espère qu'elle nous recevra tout à l'heure en début d'après-midi pour qu'on puisse échanger correctement autour d'une table et qu'on puisse avancer parce qu'il est hors de question qu'on restera jusqu'à ce qu'il y ait des solutions efficaces actées et donc on a besoin de ça, aujourd'hui notre profession est en urgence c'est vital. On a demandé à pouvoir revoir dans les prochaines heures la présidente de l'Assemblée Nationale, je parle de ça parce qu'on est devant justement l'Assemblée Nationale.
Oui oui bien sûr, elle a tout à fait l'occasion, on est là, spécifiquement pour la rencontrer. Moi il est hors de question de discuter ou de chahuter sur le trottoir, on est des personnes responsables, on se voit autour d'une table, on discute, on a des choses très abouties et qui ont déjà été transmises mais qu'il faut acter maintenant définitivement. Maintenant on n'a plus de temps à perdre, donc on se voit à l'intérieur et puis on trouve des solutions en bonne et due forme, de façon concertée et surtout, il faut bien qu'elle comprenne que cet après-midi si elle nous accueille c'est parce que derrière elle a une intention d'action, une intention d'agir.
Sinon, si c'est une énième réunion pour rien, j'ai envie de vous dire que ça va être assez tendu quand même. Merci beaucoup Karine Duc pour vos réponses. Vous le voyez juste derrière moi, beaucoup de policiers sont présents devant l'Assemblée nationale et je vous le disais, vous l'avez vécu en direct sur BFMTV, Yael Brunpivet, la présidente de l'Assemblée nationale qui est allée à la rencontre des agriculteurs de la coordination rurale il ya le banc de pivet qui a été chahuté et qui a donc été exfiltré il y a quelques minutes après ces échanges très court avec ses agriculteurs et edgar nos équipes sont aussi, vous êtes à l'extérieur vous devant la grille mais nous sommes aussi présents de l'autre côté à l'intérieur de l'Assemblée Nationale et on a pu interroger Yaël Braun-Pivet juste après cette séquence, écoutez sa toute première réaction On sent ils sont en colère et Donc c'est normal que cette colère s'exprime.
Moi, j'ai toujours autorisé les manifestations devant l'Assemblée nationale. C'est la maison du peuple. Les Français ont le droit de venir s'exprimer, d'exprimer leur colère devant l'Assemblée.
La moindre des choses, c'est que j'aille à leur J'ai prévu cet après-midi de voir l'ensemble des organisations syndicales. Je vais les recevoir dans mon bureau les unes après les autres, les quatre organisations syndicales. Donc je vais avoir des échanges apaisés sur le fonds.
Mais il me semblait qu'au-delà de ces rencontres, il fallait aller voir ceux qui manifestaient. C'est la raison pour laquelle, comme d'habitude, comme quand il y a des casseroleades, etc., je vais toujours, je ne me dérobe jamais.
Je pense que nous sommes des élus de la nation et nous devons être à la disposition et à l'écoute des citoyens. C'est ce que j'ai fait, même si c'est tendu, même s'ils n'ont pas envie de parler mais qu'ils ont plutôt envie d'exprimer leur colère, je suis là pour l'entendre. C'est bien la moindre des choses.
Donc voilà, moi je fais mon travail du mieux que je peux. Je défends nos agriculteurs. C'est une agriculture à laquelle on tient tous terriblement parce qu'elle définit ce qu'est notre pays et ce que fait la Il faut que nous nous battions.
L'Assemblée nationale a exprimé à plusieurs reprises son refus du Mercosur. Il faut continuer à mener le combat jusqu'au bout et c'est ce que nous allons faire. C'est ce que je leur ai dit et c'est ce que je dirai cet après-midi aux quatre organisation syndicale que je recevrai vous savez les citoyens quand ils expriment quelque chose qui est profondément ancré c'est toujours légitime il faut entendre leur colère il faut entendre leurs revendications ils se battent ils se battent pour l'agriculture et c'est notre agriculture donc qu'ils se battent aussi pour nous pour nous tous nos corps tous les concitoyens pour que que nous ayons une alimentation de qualité.
Et donc c'est la raison pour laquelle moi je vais toujours à leur rencontre, parce que c'est important, ils doivent savoir qu'ils sont écoutés par les élus de la nation. Qu'est-ce que vous leur avez dit pour les rassurer Qu'on va continuer à se battre jusqu'au bout et que l'Assemblée nationale, elle pèse, elle a exprimé très clairement son intention. Et donc maintenant, il faut qu'on continue à mener le combat ensemble.
Et puis après, on pourra parler de toute façon plus apaisée de la façon dont on peut faire tout ça et surtout, quelle vision de l'agriculture on peut développer pour l'avenir et comment on pourra tous ensemble continuer à être fiers de notre agriculture et de nos agriculteurs. Je vous remercie. Voilà, il y a une branle pivée manifestement pas traumatisée.
Yaël Braun-Pivet